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Archives de Tag: #balance ton porc

L’année se termine. Quoi de positif en 2017 ?

Une année civile, c’est assez long pour qu’on ritualise sa fin et qu’on s’interroge sur ce qu’elle nous a apporté de positif.

A priori, je ne vois que des choses négatives au plan général, surtout ces derniers mois qui nous ont apporté des drames humains comme la disparition de Maëlys ou des catastrophes comme l’accident de Millas et, cette nuit, la mort d’une enfant de 4 ans et de deux adultes dans une collision automobile, pour n’en citer que quelques unes. Ces drames sont d’autant plus poignants qu’ils surviennent à l’époque où les familles se préparent à fêter la Noël et la Saint-Sylvestre. On pensait ripailles et réjouissances et il faut préparer des cercueils et des services funèbres. Dans ce contexte, la douleur est encore plus vive et je compatis au chagrin des familles concernées.

Chères lectrices et lecteurs, dites-moi ce qui vous a réjouis globalement et personnellement en 2017 .

Pour ma part, globalement, je n’ai trouvé que deux motifs de satisfaction sinon de réjouissance avec deux mouvements que je trouve révolutionnaires pour les femmes du monde entier :

Le mouvement #balance ton porc qui a révélé l’ampleur du harcèlement sexuel, qui a libéré la parole de la souffrance des femmes et qui donnent à toutes les femmes le courage et parfois les moyens de se défendre en commençant par l’estime de soi. En effet quand on se sent coupable d’être victime de harcèlement sexuel, on se trouve minable et impuissante. Mais quand on apprend massivement que toutes les femmes sont concernées et que le harcèlement sexuel est accepté sinon cultivé par les sociétés du monde, on ne se sent plus coupable et on se sent soutenues par les femmes et les hommes qui disent que c’est un crime.

Le mouvement féministe n’avait pas connu une telle révolution depuis les années 70. J’espère que les femmes tiendront sur la lancée de leur révolte et qu’une synergie favorisera la lutte pour l’égalité salariale, la parité et l’égalité professionnelle ; contre les discriminations sexistes dans le travail et la vie sociale, contre les violences sexuelles en privé et en public, contre la marchandisation du corps des femmes dans la prostitution, la vente d’ovocytes, la location de ventres-GPA, la publicité, le marketing et la mise en valeur des hommes par le corps des femmes. ‘un motif

Le mouvement des Iraniennes contre le port obligatoire du hijab

Pour le plaisir de sentir le vent dans ses cheveux et de les laisser flotter librement

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/

les mercredis blancs : Chaque mercredi depuis des mois, avec une constance remarquable, Iraniennes et Iraniens revêtent du blanc, arborent des voilent blancs pour affirmer leur refus du port obligatoire du hijab. Les femmes témoignent dans des vidéos du harcèlement policier, des insultes des barbus et du désaveu agressif de certaines femmes. Pour affirmer leur action, elles enregistrent leurs déplacements avec les harcèlement qu’elles rencontrent.

Comme souvent, les femmes sont à la pointe de la révolte contre l’injustice et les abus du pouvoir. On apprend ce jour, que des manifestations contre le chômage et l’inflation ont lieu en Iran. Quand les femmes sont opprimées, exploitées et inférioriser, c’est tout un peuple qui souffre .https://www.lorientlejour.com/article/1091634/pas-gaza-pas-le-liban-ma-vie-en-iran-manifestations-dans-plusieurs-villes-iraniennes-contre-le-chomage-et-linflation.html

Sur le plan personnel,

  • j’ai découvert le plaisir d’être grand-mère laissant les contraintes aux parents et exploitant le merveilleux potentiel de ma petite fille qui m’aime sans arrières pensées, à la différence des adultes.
  • J’ai retrouvé ma vielle camarade de guerre, Raymonde Arcier, artiste féministe de grand talent dont une oeuvre s’installe à Beaubourg. Nous nous sommes remémoré les moments les plus comiques de notre engagement féministe dans les années 70. Nous nous sommes beaucoup amusées.

Au nom du père

En février 2017, « Au nom du père » resurgit lors de l’exposition L’esprit français, Contre-culture 1969-1989, à la Maison Rouge à Paris et rencontre un tel succès que, grâce à Floriane de Saint Pierre, le Centre Pompidou de Paris décide de l’adopter. 

  • J’ai confirmé et développé l’utilisation des huiles essentielles pour soigner moi-même toutes sortes de petits et grands mots avec un succès étonnant. Ainsi je me dispense de consultations médicales pour mon plus grand confort.
  • Des mésanges charbonnières viennent régulièrement me rendre visite et je les attire avec des graines, de l’eau et un nichoir
  • Comme les mésanges de mon balcon, lectrices et lecteurs restent fidèles à ce blog et viennent régulièrement lui rendre visite. Merci car, sans vous, je n’aurais pas de raison d’écrire.

En résumé, l’année 2017 m’aura apporté peu d’occasions de me réjouir sur le plan social, économique et politique mais je ne parlerai point ici des choses négatives car la liste serait trop longue.

Bonne année 2018

La Connectrice

Soleil levant le 10/10/2017 au-dessus des Buttes-Chaumont depuis mon balcon. Comme l’année nouvelle qui se lèvera malgré les nuages.

 

#balancetonporc. Jean-Michel Apathie plus solidaire des victimes qu’Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction de « Causeur » et Natacha Polony, journaliste et essayiste.Les dénonciations de cas harcèlement sexuel se multiplient… Et pourtant certains et certaines dénoncent le harcèlement « féministe » : « Arrêtez la chasse à l’homme », c’est le titre de la Une du magazine Causeur. Comment nos invitées expliquent-elles ce paradoxe ?

Elisabeth Lévy et Natacha Polony ont pour priorité de défendre les pauvres hommes persécutés par les méchantes féministes qui osent prendre la parole pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été et sont encore victimes. Je suppose que ces deux femmes sont accompagnées de gardes du corps en permanence car moi qui me déplace seule je subis encore des apostrophes immondes malgré mon grand âge.

Polony et Lévy sont furieusement égocentriques ramenant la condition des femmes à leur propre statut privilégié. Le harcèlement sexuel, elles ne connaissent pas et leurs copains mâles sont blessés et outrés par le mouvement #balancetonporc. Les hommes sont les véritables victimes à leurs yeux et elles ont envie de les materner et les protéger des allégations « délatrices » des harpies féministes. Dans l’histoire du féminisme, il n’est pas rare de voir des femmes s’opposer aux femmes en émancipation pour prendre le parti de leurs petits hommes faibles et fragiles qui ne pourraient rien sans elles.

Je trouve incroyable et ironique que, face à leur critique sévère et injuste de la campagne #balancetonporc, il faut que les hommes présents sur le plateau, le journaliste Apathie et l’animateur de l’émission Ali Baddou, remettent les choses en place. Tant mieux car sans la participation des hommes à nos luttes, nous n’avancerons pas. Et eux non plus.

Depuis le début de la campagne #balancetonporc, Elisabeth Lévy et les rédacteurs de son magazine Causeur se déchaînent contre les féministes, ces délatrices, affabulatrices, amalgamatrices, hystériques, misandres et perverses. C’est d’ailleurs un parti pris chez Causeur, l’intérêt et la vision des hommes priment sur la maltraitance par réification des femmes. Ainsi le magazine s’est prononcé fermement en faveur des clients de prostituées https://www.causeur.fr/prostitution-laurence-rossignol-clients-37821 par de nombreux articles et le lancement de la pétition 343 salauds.

causeur pute manifeste salauds

 

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Elisabeth Lévy fait partie de ces femmes qui ont largement bénéficié des luttes féministes et qui osent renier l’origine de ces bénéfices pourtant obtenus de haute lutte et pour certains pas complètement passés dans la pratique comme l’égalité salariale. Elisabeth Lévy aurait-elle accédé au poste de directrice de rédaction sans le féminisme ? A qui et quoi doit-elle de ne pas devoir demander la permission de son père , frère aîné ou mari pour étudier, travailler, ouvrir un compte en banque, contrôler son corps, etc ?

Materner les hommes de la naissance à la mort est un conditionnement psychologique qui inhibe la part de libre arbitre de nombreuses, trop nombreuses femmes.

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J’ai bien connu, de près ou de loin,  certains rédacteurs du magazine Causeur dans les années 70, grande période de la vague féministe de cette période et j’admets que nous  avons fait voir à nos hommes toutes les couleurs tant notre enthousiasme était grand. Nous remettions en cause toutes leurs prérogatives et ils s’y soumettaient parce qu’ils avaient envie de faire partie de l’aventure vers une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine, plus généreuse et plus libre. Le féminisme faisait partie de cette belle utopie. Ces messieurs se soumettaient à nos exigences aussi parce qu’ils y trouvaient leur compte : notre libération sexuelle contribuait à la constitution de leur harem, la pilule leur permettait de sexer sans risque et sans devoir se retirer (le préservatif, ils n’ont jamais beaucoup aimé), la légalisation de l’avortement les libérait de leurs obligations, le partage des responsabilités parentales et financières les soulageaient du lourd fardeau des responsabilités, ils n’avaient plus le devoir de nous protéger nous qui n’étions plus de « faibles femmes » et ceux qui étaient mariés ou en couple pouvaient faire leur outing homosexuel, etc.

Je reconnais que nous avons parfois été excessives et injustes mais eux, ils l’étaient depuis des millénaires, ils peuvent bien nous pardonner parce qu’au final, ils n’ont pas été perdants, quoiqu’ils prétendent. S’ils avaient tout perdu, ils n’occuperaient pas encore les meilleurs postes de la société comme président, PDG, promoteur, directeur, responsable en tous genres et …producteur.

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J’avais participé à la réalisation de ce numéro et je m’étais follement amusée tant nous regorgions d’idées et d’humour.

On ne critique bien que ceux qu’on aime et il va de soi que si je n’appréciais pas moult positions du magazine Causeur je ne prendrai pas la peine d’en parler.

La Connectrice, féministe historique (depuis 1969)

La chanson Nous qui sommes sans passé, les femmes… a été d’emblée plébiscitée par les militantes du MLF. Mais, depuis notre première manifestation massive le 20 novembre 1971 (consultez une vidéo sur le site de l’INA) jusqu’aux plus récentes apparitions publiques des jeunes féministes, la fougue des manifestantes a complètement métamorphosé le rythme d’origine et rendu moins direct l’emprunt de l’Hymne du MLF au Chant des marais. « 

‘ Hymne du MLF ‘

Nous, qui sommes sans passé les femmes,
nous qui n’avons pas d’histoire,
depuis la nuit des temps, les femmes,
nous sommes le continent noir.

refrain :
Levons nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves,
Debout! Debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées ;
Dans toutes les maisons, les femmes,
Hors du monde reléguées
(refrain)
Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.
(refrain)
Reconnaissons-nous, les femmes,
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble on nous opprime, les femmes,
Ensemble révoltons-nous.
(refrain)
Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers

 

 

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