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Archives de Tag: #balancetonporc

Harcèlement sexuel. L’humoriste américain Louis C.K. reconnaît les faits

http://www.europe1.fr/international/abus-sexuels-lhumoriste-americain-louis-ck-reconnait-les-faits-3489212

Cinq femmes ont accusé Louis C.K. de les avoir sexuellement agressées et d’avoir eu des comportements déplacés à leur encontre.

Chose rare et respectable à souligner, l’homme ne s’est pas défaussé et a admis les faits mentionnés. Il a présenté ses excuses.

Amende honorable spontanée ou calculée ? Netflix rompt avec lui. Louis C.K. a publié son communiqué d’aveux alors que l’avant-première de son prochain film, I love you Daddy a été annulée vendredi. Netflix a également annulé un événement avec C.K., et la chaîne FX Networks, filiale de la 21st Century Fox a également coupé les liens avec le comique.

J’estime que si ses victimes ont accepté ses excuses parce qu’elles le croient sincère, le show business ne devrait pas le sanctionner.

D’après les commentaires des lectrices et lecteurs du NYT, le comportement de Louis CK n’aurait rien à voir avec celui de Weinstein ou Kevin Stacy parce qu’il aurait demandé leur consentement aux femmes qu’il aurait harcelées. D’ailleurs une lectrice qui se dit féministe alerte sur le manque de nuances pour ces cas différents selon elle. Elle déplore la soif de vengeance, d’humiliation et de stigmatisation des gens qui domine dans notre société alors qu’elle ferait mieux de comprendre les questions sous-jacentes au harcèlement sexuel, mettre de l’ordre dans la société et la soigner ainsi que modifier le comportement masculin en général.

Je suis plutôt d’accord avec ce commentaire et je répète que, sans la coopération des hommes, il est impossible de transformer les relations femmes/hommes vers plus d’égalité et de respect. Dans le cas de Louis CK, une meilleure lecture des faits laisse apparaître une volonté de changement, attestée par des témoins, qui mérite le respect.

LC

Seth

Phoenix 2 days ago

…He asked these ladies for permission, and appears to have « misread » the situation. He thought about it for years and even contacted the women on his own to apologize later. Over the past decade he has spoken our strongly in favor of women’s rights and against misogyny. Why do we want to attack someone on the same side who has shown remorse and even apologized for his prior actions, and appears to have bettered himself since? There is something very wrong in our society where there seems to be an ever-growing hunger for vengeance, humiliation, and locking people up rather than trying to figure out the underlying issues, fix and heal our society and modify men’s behavior in general.

Pour en savoir plus

 

Harcèlement sexuel : Gina Lollobrigida aussi

Gina Lollobrigida, à la veille de ses 90 ans avoue avoir été elle aussi victime de harcèlement sexuel et violée.

A-t-elle vraiment dit qu’elle déplorait le « déballage actuel » ? Si oui, elle se contredit en « déballant » son expérience si non, on peut imaginer que le journaliste le lui a fait dire parce que ça l’arrangeait.

A-t-elle vraiment dit qu’«il faudrait avoir le courage de les dénoncer sur le moment» et développé tout le mal que les agressions lui avaient fait «Les agressions sexuelles, quand il s’agit de plus, cela reste en toi et cela marque ton caractère. C’est quelque chose que tu ne peux pas retirer de toi. Tes actions sont toujours soumises à ce souvenir terrible».

Mais pour elle désigner des coupables aujourd’hui à la vindicte populaire ne lui paraît pourtant pas une solution digne: «Il me semble qu’en parler maintenant est un peu une manière de chercher la publicité.». A-t-elle vraiment parlé de vindicte populaire et accusé es victimes de vouloir se faire de la publicité ?

Je reste sceptique sur les jugements attribués à cette vieille dame de 90 ans alors qu’elle profite de la libération de la parole des victimes pour dire qu’elle aussi en fut une.

 

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/10/03002-20171110ARTFIG00107-gina-lollobrigida-victime-elle-aussi-d-agressions-sexuelles-denonce-le-deballage.php

Gina Lollobrigida, victime elle aussi d’agressions sexuelles, dénonce le «déballage»

Harcèlement sexuel : 456 comédiennes suédoises aussi

Alors que des intellos bien sous tous rapports s’acharnent contre les victimes de harcèlement sexuel, mettent leur parole en doute, leur donnent des leçons de conduite et plaident pour leur chapelle machiste, les témoignages continuent d’abonder mettant en lumière la condition des femmes que beaucoup trop d’hommes continuent à considérer comme accessoires de leur plaisir mais aussi de leur gloire et de leur richesse.

Le scandale n’est pas dans la dénonciation de ces crimes, messieurs, il n’est pas dans le féminisme, il est dans la tolérance de ces crimes.

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/09/03002-20171109ARTFIG00395-456-comediennes-suedoises-denoncent-viols-et-culture-du-silence.php

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

De nombreuses actrices suédoises signent, ce jeudi, une tribune dans un quotidien pour témoigner du « harcèlement sexuel, des menaces et des viols» dans le milieu du cinéma et du théâtre.

Des femmes qui évoluent toutes dans le milieu du théâtre et du cinéma témoignent, dans un long texte publié dans un quotidien suédois, du harcèlement et des agressions parfois violentes dont elles ont été victimes. Elles dénoncent, sans les nommer, des acteurs et metteurs en scène réputés en Suède comme à l’étranger. Deux d’entre elles évoquent même des viols.

Dans le Svenska Dagbladet, les signataires de la tribune fustigent le «culte du génie» régnant dans les arts de la scène et qui laisse impunis les agresseurs «tant que ce qu’ils créent est auréolé d’une haute valeur artistique». «Acteurs et réalisateurs considérés comme des génies sont soutenus par la profession, peu importe ce qu’ils font subir à leurs collègues», écrivent les comédiennes, dont Lena Endre (Les Meilleures Intentions, Millénium), Sofia Helin (The Bridge) et Ruth Vega Fernandez (Kyss Mig). «A cause de ce statut de stars, leurs agressions n’ont jamais de conséquences», déplorent-elles dans le quotidien. «Mais nous savons qui vous êtes», mettent en garde les actrices.

 

«Je devais jouer une scène d’amour avec ce “grand acteur”. Je devais être sur lui pendant l’acte sexuel. Au cours d’une répétition, il m’a demandé s’il pouvait téter à mon sein gorgé de lait (il savait que j’allaitais) tandis qu’il se pressait contre moi, en érection», explique une comédienne. «Je les admirais tant», raconte une autre. «Parmi les plus grands. Lui qui devait jouer mon père et qui m’a prise par le cou en essayant d’enfoncer sa langue dans ma bouche» et «cet auteur dramatique qui avait écrit un beau rôle pour moi dans sa pièce et dont les mains enserraient soudain ma poitrine dans l’obscurité, derrière la scène».

«Des comportements horribles»

Le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven s’est élevé contre ces comportements «horribles» en se disant choqué par la quantité de témoignages. La ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a quant à elle convoqué, jeudi, les responsables des grandes scènes nationales, le Théâtre dramatique de Stockholm longtemps dirigé par Ingmar Bergman, le Théâtre national et l’Opéra royal.

«Ces agressions sont gravissimes. Les plus hautes exigences commandent à toutes les institutions publiques s’agissant de leur environnement du travail», a lancé la ministre, compagne de l’acteur Johannes Bah Kuhnke qui tient notamment le rôle-titre dans le film Snow Therapy.

L’Institut du film suédois, qui fournit une aide financière au cinéma, a fait savoir jeudi qu’elle instaurerait une sorte de «green card» sanctionnant la formation des responsables de sociétés de production aux questions de harcèlement.

Harcèlement sexuel : les stagiaires sont plus exposées

Dans nos sociétés conçues par et pour les hommes, les femmes sont par définition vulnérables lorsqu’elles ne s’abritent pas physiquement, économiquement, socialement et psychologiquement derrière les hommes. Il y a toutefois des situations où les femmes sont particulièrement vulnérables, en particulier lorsqu’il s’agit de demander quelque chose en toute légitimité, à l’homme détenteur d’un pouvoir.

Demander un stage pour poursuivre ou terminer un cursus de formation, pour valoriser son CV, pour acquérir de l’expérience, pour élargir son réseau ou mettre le pied dans une entreprise en espérant y être embauchée, gagner un peu d’argent, telles sont les attentes des jeunes filles stagiaires en poste ou en devenir. L’attente étant particulièrement importante et vitale, la demanderesse est en position vulnérable face à un responsable employeur ou décideur. Il n’y a rien de surprenant, et c’est malheureux, à ce que ces décideurs de petite ou grande importance, abusent de leur position en faisant clairement comprendre à la stagiaire qu’elle a intérêt à se soumettre si elle veut le stage, les moyens matériels et administratifs de le réaliser, la rémunération, l’attestation, les recommandations et une embauche éventuelle.

La stagiaire se retrouve en position de proie face à un maître chanteur potentiel. C’est pourquoi je pense qu’on devrait lancer #balancetonmaîtrechanteur.

La Connectrice

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/paroles-de-stagiaires-les-victimes-les-plus-fragiles-du-harcelement-sexuel-au-travail_a_23271715/

 

C’EST LA VIE (titre de rubrique déplacé ! LC)

Paroles de stagiaires, les victimes les plus fragiles du harcèlement sexuel au travail

Pour la Journée internationale des stagiaires, ces témoignages révèlent leur vulnérabilité.

10/11/2017 02:14 CET | Actualisé il y a 7 heures
HARCELEMENT SEXUEL – « Elle est toujours aussi frigide votre collègue? » « Nooon, nous, pour lui dire bonjour, on lui met un main au cul, elle préfère ça. »

La question vient du rédacteur en chef des sports auquel Hélène vient de tendre la main alors qu’il s’apprêtait à lui faire la bise. Elle a tendu la main parce que c’est ce qu’on lui avait appris quand elle était en études de commerce. Cette fameuse poignée de main qui ne doit être ni trop molle ni trop ferme. Maintenant, elle fait du journalisme, c’est son premier stage et elle croit que certains codes lui échappent.

 

La réponse, encore plus déplacée que la question, vient du journaliste qui travaille en face d’elle, avec lequel elle s’entend pourtant bien. Hélène est en colère. Elle contrôle, ironise et vanne du tac au tac son collègue. Ça y est, la rédaction s’excite: « Bah alors, elle a ses règles maintenant?! »

 

Retourner devant son ordinateur. Serrer les dents bien fort. Surtout ne pas tout exploser. Dans l’open space d’à côté, deux jours plus tôt, une de ses amies, Lucie, stagiaire elle aussi, lui a raconté une anecdote similaire. Ça commence comme ça. Une blague potache, de la lourdeur, du sexisme… Ou bien est-ce plus grave? Comment savoir?

 

Des années plus tard, après un appel à témoignages pour écrire cet article, Clotilde, Caroline, Sara, Maud, Marion, elles aussi, nous racontent être sorties de leur stage de presse quotidienne régionale avec des anecdotes similaires. Et certaines sont bien plus graves qu’une petite phrase.

 

Alors, la précarité du métier, les horaires à rallonge et la proximité entre confrères font-ils du journalisme un milieu particulièrement propice à ce genre de dérapage?

Non.

Marine, elle, a encore du mal à réaliser ce qu’il lui est arrivé, lorsqu’en stage chez un libraire, elle raconte ce moment où son patron, qui lui parlait volontiers de sa relation libre avec sa femme, lui a intimé de cirer les marches de la boutique devant des clients, alors qu’elle était en petite jupe.

Anaïs, aujourd’hui infirmière, raconte pire encore. « En stage, un interne qui avait jeté son dévolu sur moi me demandait systématiquement de faire des photocopies. C’était dans un cagibi, et à chaque fois, il fallait que j’y refuse ses avances. ‘Je vais finir par te prendre ici sur la photocopieuse’, me disait-il. Jusqu’au jour où il m’a attrapée par les cheveux et m’a embrassée dans le cou. »

Louise était stagiaire-avocate, quand son supérieur l’a harcelée. Elle pensait que c’était un risque banal de son futur métier. « L’égo des avocats, qui empire avec l’âge, la séduction et la rhétorique sont des caractéristiques du métier. La frontière entre ces caractéristiques professionnelles et leurs agissements personnels est très floue. À l’époque, je pensais que c’était normal. » Normal, alors pourquoi toujours si pesant?

De l’autre côté de la Manche, Laura avait 18 ans quand elle a connu le viol en même temps que La City de Londres. Elle était en stage de découverte dans un grand fond d’investissement, c’était son supérieur direct.

Le stagiaire-contrainte

Au moment où ça leur arrive, ces jeunes femmes-là ne savent pas comment réagir. Et par-dessus tout, elles sont stagiaires. Au bas de l’échelle, interchangeables, présentes pour une durée parfois extrêmement limitée, et dont l’avenir proche dépend essentiellement du bon vouloir de leur hiérarchie.

« La question du court terme est un levier de désintérêt et de sévérité de la part du supérieur », explique Ariane Calvo, psychologue spécialiste du souvenir traumatique et reconvertie après dix ans passés en ressources humaines. « Je l’ai constaté en RH. On ne voit les stagiaires qu’en terme de gestion logistique profondément ennuyeuse. Ça nous rajoute du temps de travail, on peut penser que c’est une perte de temps qui n’apporte rien. »

Quid du maître de stage? « Il peut être tenté de voir ça comme de la formation qu’on dispense sans gagner d’argent dessus. Certains ont vraiment du mal à saisir le bénéfice des stagiaires. »

Le stagiaire seul

« Quand un problème grave t’arrive, tu ne sais pas à qui parler, le risque c’est qu’ils ne te reprennent pas en contrat après. Là où j’étais par exemple, ils n’embauchent que rarement des gens qui ne sont pas déjà passés chez eux », raconte Manon, dont le maître de stage l’a très mal notée dans son rapport en lui disant d’un air narquois « Estime-toi heureuse, comme ça on ne dira pas que tu as couché avec moi ». Tandis qu’un autre se plaisait à lui répéter: « Ma petite chérie, si c’est pas bien, je vais te donner des fessées ». « J’ai rien dit. J’avais peur du blacklistage. »

Si les stagiaires harcelés viennent voir les RH, « on va les renvoyer à leur école avec cette réflexion ‘on est pas le bureau des pleurs ici' », relate la psychologue Ariane Calvo.

La position hiérarchique basse du stagiaire est par ailleurs schizophrénique: face à lui, « il a plusieurs référents: les collègues, le maître de stage, son directeur d’école, son prof, son responsable pédagogique… », énumère l’ancienne salariée en ressources humaines. « Et le stagiaire a parfois du mal à définir les rôles ». Assez rapidement il se retrouve en réalité sans personne d’autorité à qui parler.

« On peut aussi reprocher au stagiaire de ne pas en avoir parlé avant. Cette remontrance va renforcer le sentiment du stagiaire de ne pas avoir été aussi débrouillard qu’on lui demandait. Et cette culpabilité en amont va contribuer à le pousser à ne rien dire du tout », termine Ariane Calvo.

Alice a le sentiment d’avoir eu plus de chance. Un photographe de son service de stage avec qui elle se retrouvait régulièrement seule en voiture, insistait pour faire avec elle des photos de nu. Elle a fini par en parler au directeur de sa rédaction avec qui elle s’entendait très bien. « Mais s’il n’y avait pas eu cette proximité avec ma hiérarchie, je ne l’aurais certainement pas évoqué. Ni à lui, ni à personne. »

L’avenir en miroir

Louise, évoquée plus haut, a donc travaillé pour un cabinet d’avocats. Ici pas de ressources humaines, bien sûr. Mais un célèbre avocat, qui ne tarde pas à mettre sa confiance en elle et elle en lui. Quand, peu de temps après la fin de son stage, très pressant, il lui propose un verre, elle ne se méfie pas, il veut peut-être lui confier un dossier, qui sait?

Ce n’est que lorsqu’il a commencé à la caresser dans une chambre, dans laquelle elle avait refusé fermement d’entrer avant d’obtempérer face à l’autorité, que Louise prend conscience de ses intentions. Tout en réalisant que si elle refuse ses avances, il s’occupera de sa réputation.

Après le « non » définitif de Louise, il n’a pas tardé à mettre ses menaces à exécution en appelant différents cabinets pour ternir l’image de la future postulante. « Ce sont des hommes qui ont du pouvoir, qui ont de l’argent, qui se permettent tout et qui sont très vexés de se cogner à un refus », constate-elle. « Il y a le choc du harcèlement, où tu réalises que tu intéresses plus pour ton corps que pour tes compétences et où, de toute façon, tu ne peux rien dire car tu te ferais virer. Mais il y ensuite le choc professionnel: quand j’ai compris qu’il s’assurait de mon silence en me mettant des bâtons dans les roues pour la suite de ma carrière, j’ai trouvé ça profondément insupportable. »

La toute-puissance issue du lien hiérarchique. « C’est cette autorité qui peut amener un chef à une prise de pouvoir perverse sur le stagiaire, qui conduit souvent au laisser-faire de la victime », explique la Ariane Calvo. Le sentiment de ne pas avoir le choix. Et surtout, « ce ‘sentiment de valeur personnel bas’, comme on dit en psychologie, du stagiaire, toujours demandeur, qui va le pousser à chercher l’approbation de son supérieur pour exister ». Avec l’avenir en ligne de mire qui empêche de dire non, voilà les composantes de la mise en place du silence.

Parler malgré tout…mais à qui?

Pour briser l’omerta lors du stage, des cellules d’écoute psychologique au travail avec un numéro vert disponible 24h sur 24 existent sur internet. Mais la mieux référencée sur Google n’a pas de solution à nous apporter quand on la contacte. « Aucun stagiaire ne nous a jamais appelés », nous apprend notre interlocuteur. « Et si ça arrivait, on lui conseillerait éventuellement d’aller voir les représentants du personnel… » Sait-on seulement qui ils sont, lors d’un stage?

Cette cellule d’écoute semble soudain prendre conscience que les stagiaires n’ont quasiment aucun recours établi au sein de l’entreprise. « Même dans nos missions de sensibilisation chez le client, nous n’avons jamais pensé à les inclure dans nos de travaux de groupe », nous avoue-t-on.

Vers qui d’autre se tourner sans risque alors?

Ariane Calvo recommande l’école comme meilleur recours. « Ils peuvent prendre le stagiaire sous leur aile, lui retrouver un stage. C’est vraiment leur rôle plus que celui de l’entreprise elle-même. Parce qu’en payant l’école, l’élève est censé payer une forme de tutelle d’apprentissage. »

« L’école? Quand j’ai évoqué le harcèlement sexuel à mon retour de stage, on m’a dit en rigolant ‘Ah, ça c’est les risques du métier' », se rappelle alors Maud.

Aucun nom, même après une plainte pour viol

Face à la hiérarchie, une autre composante renforce la vulnérabilité du stagiaire victime de harcèlement sexuel: la crainte de nuire à sa propre carrière ou même de faire trop de vagues. À tous les niveaux. Surtout ne pas se faire la réputation de celui ou celle par qui le scandale arrive. Tout au long de cette enquête, pour chaque témoignage, les victimes nous on fait la même mise en garde: « Aucun nom, peu d’indices, s’il te plaît, c’est vraiment important pour moi ». Important de ne prendre aucun risque, ni pour les victimes, ni pour les auteurs. On est loin de la « chasse à l’homme » dont certains ont accusé les #balancetonporc et autre #metoo.

C’est pourtant grâce à l’émergence de la parole permise par la triste affaire Weinsteinque certaines anciennes stagiaires ont accepté de témoigner. C’est bien souvent en lisant des tweets ou en écoutant les médias qu’elles ont réalisé ce qu’elles avaient vécu. « Je pensais que c’était banal en tant que stagiaire, mais j’ai réalisé d’un coup que ça ne touchait pas que mon milieu professionnel », raconte Louise.

Laura aussi nous a dit « aujourd’hui je vais mieux, mais j’insiste, je veux que tu anonymises tout ». Elle reconnaît cependant que « c’est important d’en parler, justement parce que notre vulnérabilité et notre quotidien nous obligent à ne jamais rien dire ».

Et ce qu’elle a subi est particulièrement grave. Quand elle raconte son viol, ses mots sont clairs et précis, sa pensée structurée. Si un an plus tôt, Laura a porté plainte, ce n’était pas pour la reconnaissance, ni la justice, et encore moins pour l’argent, comme on a pu lui dire. C’était surtout pour que l’entourage de cet homme -son supérieur hiérarchique direct lors de son stage découverte de la finance à La City- ne se fourvoie pas. « Je me suis mise à sa place de sa fiancée, je me suis dit que c’était trop horrible d’épouser un violeur sans le savoir ».

Laura a tout de suite su qu’elle venait d’être violée. « Mon ‘non’ avait été très clair et ma surprise aussi. Quand bien même je n’aurais rien dit, mon corps inerte et crispé suffisait à lui faire comprendre que je ne voulais pas ». Le lendemain, elle retourne au travail pour assumer son dernier jour de stage. « J’étais au fond du trou mais je ne voulais surtout pas être la stagiaire qui avait peur, c’était exactement ce que mon agresseur aurait voulu. »

La police londonienne a fini par classer sa plainte sans suite par manque de preuve. Au dernier étage de l’immeuble où les faits se sont déroulés, il n’y avait pas de caméra de vidéosurveillance. Les blessures sur son corps n’étaient pas suffisantes. « Et un rapport sexuel peut laisser des traces, ça ne veut pas forcément dire qu’il y a viol », lui a-t-on expliqué.

On le voit, il faut vraiment beaucoup de détermination pour porter plainte, avec le risque d’un « parole contre parole » harassant et souvent vain.

D’où l’importance pour les victimes de parler. « Je n’étais pas la seule, il en harcelait d’autres avant moi », murmure Louise. Autant de témoignages potentiels capables d’abolir l’impunité, même du plus intouchable des supérieurs. Car c’est bien l’union qui pourrait faire tomber ce règne du silence.

Stagiaire, salarié, même protection

Depuis 2013, le Code de l’éducation a changé. Aujourd’hui les stagiaires bénéficient des mêmes protections et des mêmes droits que les salariés. C’est à dire que selon l’article 1153 du Code du travail:

  • Aucun stagiaire ne peut être sanctionné ou discriminé pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement sexuel.
  • Aucun stagiaire ne peut-être sanctionné ou discriminé pour témoigner des agissements de harcèlement sexuel ou pour les avoir racontés.
  • Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement sexuel est passible d’une sanction disciplinaire.
  • Et enfin, tout employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir ces agissements.

Pour les auteurs, le code pénal indique une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Et, ce, dans le seul cas d’un harcèlement sexuel.

Lire aussi :

• Une Française sur deux a été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle

• Drague ou harcèlement? Ces comédies romantiques flirtent avec les limites

• « Je vous invite à faire de #metoo autre chose qu’un buzz sur les réseaux sociaux »

WALEED AL-HUSSEINI : Je souhaite que d’autres femmes sortent du silence

Selon vous, Tariq Ramadan est un cas isolé ou s’inscrit-il dans une généralisation de ce genre de pratiques ?

Ce n’est pas un cas isolé, comme je l’ai dit plus haut. Il y a beaucoup d’histoires qui nous renseignent sur la façon dont les prédicateurs exploitent la femme. Des enseignants du Coran à l’école, des imams à la mosquée, pour ne parler que de ceux-là, ont eu des comportements similaires à Tariq Ramadan. Les preuves sont nombreuses dans la presse. À ces agressions s’ajoutent aussi les mariages provisoires et les mariages de jouissance autorisés par les religieux. C’est une sorte de prostitution maquillée par les fatwas. Donc, les femmes sont agressées de plusieurs façons et sont généralement soumises à l’homme, de surcroît à l’homme de religion. Je souhaite que d’autres femmes sortent du silence et dénoncent ces agressions, non seulement celles commises par Tariq Ramadan, mais toutes les agressions. Je souhaite qu’elles surmontent la peur que font régner les disciples de ces religieux et qui les contraignent à se murer dans le silence. http://www.bvoltaire.com/ny-a-rien-de-surprenant-laffaire-tariq-ramadan-nest-cas-isole/?mc_cid=938eaadd8f&mc_eid=cc0cd27bf4

 

Chasse à la femme. Ces hommes qui brisent nos ailes dont Tariq Ramadan

La réaction des hommes qui voudraient museler ces milliers de femmes qui prennent la parole avec #balance ton porc, me mettent en rage. Comment peuvent-ils descendre en flamme cette juste et courageuse campagne quand, dans le même temps on assassine Alexia Daval, les cousines Mauranne et Laura , 

que chaque jour des femmes sont violées, harcelées, manipulées, dévalorisées, menacées et confrontées à du chantage au boulot ou au ragot si elles ne couchent pas ?

Alexia vient s’ajouter à une liste déjà trop longue : Nelly, Martine, Natacha, Marie-Christine, Patricia, Marie-Jeanne, Jouda, Gwendoline… Chacune avait sa personnalité, ses particularités. Mariées, en couple ou célibataires, elles avaient en commun le goût de l’effort qui emplit les poumons, exalte le plaisir de parcourir l’espace d’une foulée régulière et de sentir le battement de leur sang, témoignage de leur joie d’exister. Elles avaient entre 17 et 49 ans. Certaines s’élançaient à l’aube, d’autres au coucher du soleil. Les plus prudentes avaient leur téléphone ; Martine, l’une d’elles, était même accompagnée de sa chienne. Elles sont toutes tombées entre les griffes de tueurs, proies de pervers sexuels qui leur ont ôté la vie pour assouvir leurs sombres pulsions. http://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Meurtre-d-Alexia-Duval-la-traque-du-predateur-1389389

Qu’est-ce qui permet à ces hommes et ces femmes de mettre en doute la parole de milliers de femmes et de s’enfoncer dans le déni de la chasse à la femme constante en les accusant de « délation » sans s’interroger sur les réalités du harcèlement sexuel qui affecte la liberté de toutes les femmes sans exception ? Ces mêmes personnes conspuent le déni de l’islamisation de la France car la cohérence ne les étouffe pas.

Henda Ayari et «Yasmina», qui ont tous deux porté des accusations criminelles contre Ramadan, sont exceptionnellement héroïques. Elles … risquent de perdre leur vie et la vie de leurs enfants et de leurs parents. Je les soutiens. Phyllis Chessler

Pourtant, il y a un lien évident entre l’islamisation et le harcèlement sexuel, le cas de Tariq Ramadan en étant l’exemple le plus extrême. Ce rapport est fermement mis en évidence par Phyllis Chesler, féministe historique américaine qui a publié de nombreux ouvrages sur la maltraitance cruelle des femmes en Islamie.

Phyllis Chesler sait de quoi elle parle car elle avait épousé en 1961 un condisciple Afghan occidentalisé en apparence, un musulman qu’elle suivit dans son pays pour se retrouver rdans un harem sous la surveillance de son beau-père. Elle raconte son calvaire dans An American Bride in Kabul: A Memoir (2013). Elle a également écrit plusieurs articles contre les crimes d’honneur 

Dans l’un de ses derniers articles, Chesler déclare fermement soutenir les femmes qui dénoncent les agressions sexuelles de Tariq Ramadan et mentionne le cas d’une américaine musulmane qui reste discrète pour « ne pas faire le jeu des islamophobes ». http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/21226

It is one thing for Western actresses and would-be actresses (and actors) to name their sexual harassers and rapists in entertainment, (Harvey Weinstein, Bill Cosby, Kevin Spacy, Roger Ailes, Bill O’Reilly); politics (Bill Clinton, Anthony Weiner);  and the arts (Leon Wieseltier, Hamilton Fish); it is quite another thing to name a powerful “holy” man when you, yourself, are a mere woman in a Muslim community.

Elle souligne que c’est une chose de dénoncer les harcèleurs et violeurs  dans le show business, la politique et les arts mais c’en est une autre de dénoncer un puissant « saint » homme quand on n’est qu’une simple femme dans la communauté musulmane.

Un certain nombre de leaders religieux chrétiens et juifs ont été accusés et reconnus coupables d’avoir abusé de leur pouvoir de manière monstrueuse. Bien que le viol soit pandémique dans les pays et les communautés à majorité musulmane, peu de religieux musulmans ont été accusés ou condamnés de la même manière. Leurs victimes craignent d’être tuées par leur propre famille si elles admettent avoir été séduites ou même violées par un homme à qui elles ne sont pas mariées. Ils sont terrifiés à l’idée que leurs communautés les ostracisent, pas leurs violeurs.

Leurs craintes sont bien fondées.

C’est peut-être la première fois dans l’histoire qu’un clerc musulman ou un chef religieux sera jugé dans un tribunal occidental.

Tariq Ramadan et sa société d’adoration occidentale sont juste le genre d’homme qui a rendu beaucoup plus facile pour les djihadistes de s’infiltrer et de nous attaquer. C’est peut-être la première fois qu’un éminent religieux musulman est accusé de viol (et d’abus de pouvoir) dans un tribunal occidental.  

Phyllis Chesler, Ph.D., est l’auteure de dix-sept livres, dont Woman’s Inhumanity to Woman, Le nouvel antisémitisme, et de son nouvel apartheid islamique: exposer une guerre voilée contre les femmes. Son livre, A Political Incorrect Feminist, sortira en 2018.

 

Chasse à la femme, harcèlement sexuel, actualités au 26/10/2017

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Ne nous laissons pas impressionner et encore moins décourager par le lobby des machos et des « jenesuispasféministemais… »

Poursuivons la campagne exceptionnelle #balancetonporc, #moiaussi en battant les émules de Weinstein tant qu’ils sont sur le grill, une campagne qui nous donne enfin la chance de dénoncer un problème de santé publique qui touche en particulier les femmes et les maintient dans le mépris et l’infériorisation. Ce mouvement nous donne une opportunité historique de sortir de nôtre instrumentalisation au service des mâles sans foi ni loi. Chaque jour apporte les résultats  de la chasse à la femme.

N’écoutons pas celles et ceux qui voudraient nous museler avec les mêmes arguments que les harceleurs : menaces, dénigrement, insinuations, détournement des faits à leur profit en inversant les rôles et faisant du harceleur une victime. A moins de considérer que toute victime est une délatrice en puissance, c’est-à-dire une personne dénonçant des faits pour en retirer un intérêt trouble et mauvais.

Nous devons tenir bon et continuer à surfer sur la vague de notre parole enfin libérée.

La Connectrice

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  • Le Parquet général avait requis 6 ans de prison et une interdiction définitive du territoire. Cet homme de 23 ans, défendu par maître Carmelo Vialette a été sanctionné par la cour d’appel de Nîmes à 18 mois de prison.

    Il était poursuivi pour proxénétisme aggravé sur une mineure, sa copine, qui « enchaînait les passes » pour faire vivre le couple. « Oui j’ai profité de l’argent, mais j’avais des sentiments pour elle. Je ne savais pas qu’elle était mineure, elle m’a toujours dit qu’elle avait 19 ans. Elle se prostituait avant de me connaître « , affirme le prévenu qui est détenu depuis juillet dernier, date de son interpellation. Et si le supplice de cette adolescente de 17 ans est terminé, elle le doit à la vigilance d’une personne surprise de voir des hommes accéder à un appartement de fonction d’un établissement scolaire gardois. La jeune femme accueillait des hommes en l’absence de ses parents, concierge. « Les faits sont graves, ils se sont déroulés sur presque un an. Et nous ne sommes pas dans l’amateurisme. Il y avait des photos suggestives sur un site, avec un pseudo, une liste sur les prestations sexuelles », note l’avocat général qui réclame 6 ans ferme et une interdiction du territoire pour l’homme déjà connu de la justice pour 7 autres condamnations. « On à l’impression qu’elle était sous votre coupe, elle devait effectuer un minimum de chiffre d’affaire, souligne la présidente de la chambre des appels correctionnels. Elle déclare qu’en moyenne elle devait recevoir 5 clients par jour, cela fait 15 000 euros par mois. Elle affirme aussi qu’elle vous remettait tout avant de réaliser la prestation » poursuit la juge. http://www.objectifgard.com/2017/10/25/nimes-proxenetisme-mineure-compagnon-condamne-a-18-mois-de-prison/

 

  • Morgan Simon, attaché parlementaire militant LREM

    L’attaché parlementaire de la députée nantaise Valérie Oppelt (La République en marche) est visé par un dépôt de plainte pour agression sexuelle. Morgan Simon aurait eu le 1er décembre 2016, lors d’une soirée mêlant plusieurs jeunes militants du parti fondé par Emmanuel Macron, des gestes « plus que déplacés » à l’encontre d’une autre militante ligérienne, devenue depuis attachée parlementaire du député vendéen LREM Philippe Latombe, révèle le site Internet d’investigation Médiacités.

    Harcèlement par messages téléphoniques . La jeune femme, qui a déposé plainte lundi devant le procureur de la République de Nantes, évoque aussi l’envoi de messages à caractère sexuel sur son téléphone. Un harcèlement qui l’a obligé à se mettre pendant quelques mois en marge du mouvement Les Jeunes avec Macron (JAM) qu’elle animait, précise Médicacités. «S’il m’avait présenté des excuses, je lui aurais sans doute pardonné. Mais je n’avais pas envie que cela arrive à d’autres et cela me rendait malade de ne pas être reconnue comme victime», a-t-elle confié au site Internet. http://www.20minutes.fr/societe/2158391-20171026-lrem-attache-parlementaire-nantais-morgan-simon-vise-plainte-agression-sexuelle

 

  • Le photographe  Terry Richardson viré du groupe Condé Nast

Parce que les victimes ont parlé trop longtemps dans le vide

L’affaire Weinstein révèle non pas que la parole se libère enfin, mais qu’on n’a longtemps pas écouté les femmes. Et c’est également le cas concernant Terry Richardson. Charlotte Waters, Jamie Peck, Sarah Hilker, Liskula Cohen… elles ont été nombreuses à avoir le courage de raconter l’envers des tournages et photoshoots du prédateur dès le début des années 2010. Nudité, contacts physiques non recherchés, allant jusqu’à la masturbation ou à d’autres actes plus poussés, le photographe a utilisé les femmes pour des fantaisies sexuelles sous couvert de faire de l’art. Les médias s’en sont largement fait l’écho, se demandant parfois s’il fallait le boycotter. Les femmes, traumatisées, évoquent ces agressions, lui parle d’actes consentis. Parole contre parole. David contre Goliath…Parce que le milieu de la mode n’a pas encore fait son examen de conscience  Carla Bruni, au cours d‘une interview donnée au magazine américain In Style, parlait du harcèlement dans le milieu de la mode. Elle y assurait entre autres que c’est un milieu sain, arguant qu’elle n’a jamais été agressée par qui que ce soit. La mannequin Cameron Russell dit le contraire et a exhorté les femmes à livrer leurs expériences sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyJobShouldNotIncludeAbuse. Elle en a profité pour lancer un appel à son milieu : « Publicitaires et magazines, arrêtez d’employer ces gens. Agences, ne leur envoyez plus de modèles. Arrêtez ça aujourd’hui. N’attendez pas que des avocats s’en mêlent pour agir. Faites ce qu’il faut car faire le contraire est horrible. » ..http://www.20minutes.fr/mode/2158399-20171026-terry-richardson-travaille-plus-conde-nast-trop-tot

  • Incitation des étudiantes et étudiants à la prostitution

Le camion publicitaire vantant un site de rencontres à proximité d’universités parisiennes, accusé d’inciter à la « prostitution » par la mairie, a été saisi ce jeudi pour « affichage » non autorisé, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Le camion de  saisi pr affichage non autorisé. On veut une condamnation pr incitation à la prost.! https://www.change.org/p/procureur-interdiction-des-publicit%C3%A9s-sugardaddy-destin%C3%A9es-aux-%C3%A9tudiant-es?recruiter=167117369&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition 

Signez la pétition

Procureur: Interdiction des publicités « SugarDaddy » destinées aux étudiant-es

change.org

 « Le camion a été localisé et remorqué », a indiqué la préfecture de police. Les responsables seront entendus au commissariat du XVe arrondissement, lieu où a été localisé le véhicule, pour « affichage d’un support sans autorisation préfectorale », a-t-on précisé.

Une incitation à la prostitution ?

La mairie de Paris a saisi mercredi la justice pour demander des poursuites contre le site internet RichMeetBeautiful.fr et sa publicité mobile, qui constituent selon elle une incitation à la prostitution.

La Fage, premier syndicat étudiant, a pour sa part annoncé porter plainte « du chef de proxénétisme », estimant que la publicité sur ce site « a pour objet d’attirer les étudiant-es en situation de précarité (…) et de les inciter à accepter de se livrer à des actes sexuels avec des personnes plus âgées ». « Très honnêtement il y a un doute »

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi sur Sud Radio avoir été « saisie » à propos de cette publicité, soulignant qu’il fallait voir s’il s’agit d’« incitation à la prostitution ».

« Est-ce qu’il s’agit de rencontres consenties ou est-ce qu’il s’agit de proxénétisme et d’une forme d’incitation à la prostitution qui pourrait tomber sous le coup de la loi ? On est en train de regarder très précisément les aspects juridiques », a-t-elle expliqué. Selon elle, « très honnêtement il y a un doute ».

http://www.20minutes.fr/societe/2158491-20171026-richmeetbeautiful-saisie-camion-publicitaire-site-internet-accuse-inciter-prostitution

  • 20 ex-collaboratrices de Pierre Joxe le dédouanent de harcèlement sexuel

L’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Joxe est accusé d’agression sexuelle par Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy . — SIPA

Elles lui apportent leur soutien. Vingt ex-collaboratrices affirment ce mercredi dans une lettre ouverte avoir « confiance » en l’ancien membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe, âgé de 83 ans. Il est accusé d’avoir, lors d’une soirée à l’opéra au printemps 2010, agressé sexuellement l’écrivaine Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ex-ministre de Nicolas Sarkozy,.

http://www.20minutes.fr/societe/2158455-20171026-agression-sexuelle-vingt-ex-collaboratrices-confiance-pierre-joxe

Triste de constater que des femmes, malgré leur préambule- elles affirment dans un premier temps être « solidaires de toutes les victimes de harcèlement ». Et affirment « que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toutes circonstances et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable »-se précipitent pour défendre l’honneur d’un vieux politique de 83 ans contre le témoignage d’une toute jeune femme. Elles auraient pu attendre le résultat de l’enquête mais non, le mâle est toujours plus respecté que la femme. Ce comportement phallophile rappelle que si les femmes sont maltraitées, c’est souvent avec la complicité d’autres femmes avides de posséder leur petit bout de phallus.

  • Les hommes aussi

Dans le flot de témoignages relatant des agressions sexuelles, l’histoire de Nacho Vidal sort du lot.

Cet acteur espagnol de films X a déposé une plainte pour « abus sexuel » après s’être vu contraint de baisser son pantalon lors d’une consultation médicale pour une douleur à… l’oreille. Les faits ont eu lieu dans une clinique colombienne, a indiqué ce mardi son avocat, Daniel Mendoza…« Baissez votre pantalon », lui a demandé le médecin au cours de la consultation, puis « il a commencé […] à le toucher », selon l’avocat. « Nacho a été un peu surpris » et a eu une érection « car Nacho est Nacho », a expliqué l’avocat. http://www.20minutes.fr/monde/2157987-20171025-video-colombie-acteur-porno-nacho-vidal-agresse-sexuellement-clinique

  • Battue férocement par son mari, elle refuse de porter plainte

37 ans de mariage, un mari brutal. Dans les Côtes-d’Armor, cette femme ne veut pas porter plainte. Au tribunal, elle dit que tout va bien. La situation est hallucinante. À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, cette femme, au visage marqué par les épreuves, tremble. C’est elle qui est venue, alors qu’elle est la victime. L’auteur des violences, avec qui elle est mariée depuis 37 ans, n’a pas jugé bon de se déplacer. Il n’en a « rien à foutre ».  ..

Une voisine, qui travaille dans le paramédical, assure que cette femme a déjà eu la mâchoire cassée par son mari en avril 2016, le nez cassé en octobre 2016. « Des violences extrêmement graves, qui durent depuis des années », souligne la juge. L’homme est condamné à six mois de prison, avec sursis.

http://www.20minutes.fr/justice/2157999-20171025-bretagne-frappee-depuis-annees-mari-refuse-porter-plainte

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