Flux RSS

Archives de Tag: Bertrand Cantat

Violences conjugales. Classement sans suite pour Bertrand Cantat dans le suicide de Krisztina Rady

Bertrand Cantat est un monstre, un pervers narcissique qui a frappé toutes ses compagnes successives et a tué de ses poings nus Marie Trintignant. Et pourtant, ses fans le soutiennent indifférents à ses crimes. On ne le sait que trop, il n’y a pas de morale dans le show business en général à l’exception de celles et ceux qui se sont réveillés après l’affaire Weinstein et ont manifesté dans le mouvement #balancetonporc #metoo.

Le 4 juillet, le parquet de Bordeaux classait sans suite la plainte déposée  par Yael Mellul le 23 mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rády, retrouvée pendue chez elle en 2010 . Ce faisant, le parquet de Bordeaux fait faire à la lutte contre les violences conjugales un énorme pas en arrière tant il est connu et bien connu depuis longtemps que les violences conjugales, physique et/ou psychologiques sont responsables du passage à l’acte des victimes contre autrui, à commencer par leur bourreau, ou elles-mêmes. Il est à  prévoir que des femmes se feront justice elles-mêmes puisque la Justice de notre pays protège leurs bourreaux.

J’avais déjà écrit sur l’affaire Cantat, ma conviction étant qu’il fut un bourreau pour Krisztina Rady qui s’était entièrement dévouée à son artiste de mari et à leurs enfants, une femme que le macho frappait et harcelait psychologiquement ( humiliation et dénigrement étant les armes favorites de violents) allant jusqu’à la poursuivre lorsque qu’elle trouvait le courage de s’éloigner de lui afin de se protéger et protéger leur jeunes enfants. Il est évident que Krysztina s’est suicidée parce qu’elle était arrivée au bout de ce qu’elle pouvait pour se protéger et protéger ses enfants. Cantant qui l’avait trompée moult fois et publiquement (exemple Marie Trintignant) se permettait de la harceler et harceler son nouveau compagnon dont le témoignage a été classé sans suite ! Certains juges devraient être jugés pour mauvaise foi et parti pris.

Dans l’article ci-dessous, l’ex-avocate Yael Mellul raconte comment les juges ont favorisé Cantat en ignorant une douzaine de témoins, soit en classant leur témoignage sans suite, soit en ne les écoutant pas. Les juges ont visiblement pris parti pour Cantat contre ses victimes et c’est lamentable et méprisable.

La Connectrice

Affaire Cantat : « Une douzaine de témoins ont été ignorés »

Le parquet a classé sans suite la plainte contre Bertrand Cantat pour le suicide de son ex-épouse Krisztina Rády. Réaction de l’ex-avocate Yael Mellul.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Bertrand Cantat est-il protégé par une omerta ? 

Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler »

Yvette Roudy en réaction au manifeste des 19 salauds autoproclamés

Une pétition d’hommes réclamant la liberté d’aller aux putes devrait être mise en ligne prochainement sur le site « Causeur ». Ces messieurs déjà connus pour défendre leur « droit » à payer pour jouir dans -sur, à travers- le corps d’une femme se révoltent contre le projet du gouvernement d’édicter une loi sanctionnant les clients de prostituées. En même temps ils revendiquent la consommation de pornographie. Et ça se dit intellectuel !

Toute personne dotée d’une once de culture ne peut ignorer le lien manifeste entre agressions sexuelles, pornographie et prostitution, mamelles de la discrimination universelle des femmes. Sans même se pencher sur des études scientifiques, il suffit de lire les faits divers pour constater que délinquants et criminels sexuels sont de grands consommateurs de pornographie. Il faut croire que le sexe mâle est aveugle et qu’il ne connait que ce qui l’arrange même quand les réalités le contredisent, typique d’un comportement idéologique  contradictoire avec l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Franchement, messieurs, vous vous pensez désirables en consommant prostituées et pornographie ? Vous pensez vraiment que les femmes vous trouvent séduisants sachant que vous trempez allègrement votre biscuit ici et là moyennant finances ou que vous vous astiquez le manche en regardant des images de femmes harnachées comme des pouliches, ligotées comme des saucissons, retournées comme des crêpes par un étalon de service ou aspergées de sperme du visage aux seins. Vous pensez vraiment que ça nous fait envie ? Dans vos rêves, oui.

Il n’y a que de vieux barbons peine à jouir pour se réjouir de la belle époque des bordels, des claques et des maisons closes, du souvenir des putes au grand coeur qui réconfortaient les milords et se faisaient cogner par leur légionnaire.

Il n’y a que de pauvres gosses sans éducation pour consommer de la pornographie dès l’âge de 11 ans, mettre en pratique leurs leçons en violant à 13 ans parce qu’ils ne peuvent pas encore aller aux putes, de futurs maquereaux pour nombre d’entre eux, grâce auxquels vous pourrez aller aux putes.

La pornographie et la prostitution font partie de l’oppression des femmes, de leur discrimination dans toute la société et de leur infériorisation dans le travail, dans la politique, dans les relations humaines, dans la culture et dans tous les domaines de la vie. L’injure la plus courante pour insulter une femme n’est-elle pas de la traiter de « pute » ?

Pornographie et prostitution sont responsables des viols commis toutes les dix minutes en France. Elles sont aussi responsables des violences conjugales et des meurtres conjugaux. Elles sont encore responsables du harcèlement sexuel au travail, dans la rue, dans la nature et partout ailleurs. Elles sont responsables de l’indulgence de la Justice pour les violeurs et les meurtriers de femmes comme Cantat. (seulement 8 ans de prison pour avoir cogné une femme à mort, 4 ans effectués) Elles permettent aussi qu’un animateur de radio diffuse une vidéo incitative au viol sans que les autorités ne bronchent. https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/guillaumepley-retirez-votre-vid%C3%A9o-comment-chopper-une-fille-en-trois-questions?alert_id=UBjJFvVJzT_FBueBVfYoE&utm_campaign=38621&utm_medium=email&utm_source=action_alert

Alors messieurs qui revendiquez votre liberté d’aller aux putes et de consommer de la pornographie, sachez que ma liberté à moi est de vous mépriser, de vous désavouer et de combattre votre fielleuse idéologie. parce que vos choix indignes portent atteinte à ma liberté d’existence.

La Connnectrice

1243998141_payer-escort-1

Le manifeste des 343 salauds
 
Chers amis, camarades, lecteurs et concitoyens,
Le Parlement devrait discuter prochainement une proposition de loi sanctionnant les clients des prostituées – sans interdire formellement la prostitution: punir ce qui n’est pas interdit, ça laisse rêveur.Causeur a décidé de batailler par l’humour pour cette cause sérieuse.
Nous publierons dans notre prochain numéro le manifeste ci-dessous. S’il n’est ouvert qu’aux hommes, c’est par référence au « Manifeste des 343 salopes »  (que les moins de 20 ans se fassent expliquer par leurs grands-parents), et aussi parce tous les propos tenus par les « abolitionnistes » indiquent que, sous couvert de protéger les femmes, c’est une guerre contre les hommes, considérés comme des délinquants sexuels en puissance. « Les victimes sont presque toujours des femmes (….). Les clients sont toujours des hommes : ils achètent et imposent leurs propres désirs », peut-on lire dans la « Pétition des jeunes pour l’abolition de la prostitution ».Nous ne défendons pas la prostitution, nous défendons la liberté. Et quand le Parlement se mêle d’édicter des normes sur la sexualité, notre liberté à tous est menacée. Et comme il n’est pas interdit d’agir en s’amusant, nous comptons sur votre présence – en l’occurrence votre signature.
P.-S:  Ce texte est destiné à être publié dans le numéro de Novembre de Causeur. Embargo sur la publication jusqu’au jeudi 4 novembre !  
Elisabeth Lévy
Touche pas à ma pute !
Le manifeste des 343 salauds
En matière de prostitution, nous sommes croyants, pratiquants ou agnostiques.Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux « putes » – et n’en n’ont même pas honte.
D’autres, sans  avoir été personnellement clients (pour des raisons qui ne regardent qu’eux), n’ont jamais eu et n’auront jamais le réflexe citoyen de dénoncer ceux de leurs proches qui ont recours à l’amour tarifé.Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d’une répression déguisée en combat féministe. Qu’il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires. Mais nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs.
Nous n’aimons ni  la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux.Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger.Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ?Nous ne céderons pas aux ligues de vertu qui en veulent aux dames (et aux hommes) de petite vertu. Contre le sexuellement correct, nous entendons vivre en adultes.
Tous ensemble, nous proclamons :
Touche pas à ma pute !
Premiers signataires: Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubere, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, censuré, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier

Pour en savoir plus

Articles sur la prostitution, Réaction au manifeste des 343 salauds, twitts, revue de presse, analyses

  • Article d’Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, dans Le Monde de mardi 29 octobre 2013

L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes

LE MONDE | 29.10.2013 à 08h11 | Par Anne Zelensky (Présidente de la Ligue du droit des

« Touche pas à ma pute », tel est l’intitulé d’une pétition qui sera publiée dans Causeur de novembre. Elle est le porte-étendard du « Manifeste des 343 salauds ». Voilà un acte militant inédit : les hommes n’avouent pas aisément fréquenter les putes. Et se préoccupent plus d’utiliser ces dames que de les défendre.

Mais ce manifeste va encore plus loin, et se réclame paradoxalement d’un autre manifeste célèbre : celui des « 343 salopes », publié en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, pourdéfendre la liberté d’avorter (« Je déclare avoir avorté »). Je suis, avec d’autres, à l’origine de ce manifeste. Une précision utile : nous n’avions pas choisi de nous appeler « salopes », ce qualificatif nous est venu du dehors, de Charlie Hebdo. Si on comprend bien, le terme de « salope » désignerait donc toute femme qui enfreint les règles de la bienséance féminine officielle, pute ou féministe.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l’édition abonnés

Dans le manifeste « Touche pas à ma pute », les signataires eux, ont choisi le terme de « salaud » par référence aux « salopes » de 1971. C ‘est là que je m’interroge. Quelle filiation peut-il bien y avoir entre nous, les « salopes » qui réclamions la liberté interdite de disposer de notre corps, et ces « salauds » qui réclament aujourd’hui la liberté de disposer contre rémunération et sans pénalité du corps de certaines femmes ? Dans le premier cas, il s’agit de lever une oppression, dans le second, de la reconduire. Et ce au nom du même concept : la liberté. Où est la faille ?

Ce qui chiffonne mon sens de la logique en effet dans cette proclamation, ce n’est pas tellement qu’elle défende une forme de prostitution qui concerne une minorité de personnes, persuadées de l’avoir choisie. Ce n’est pas tellement qu’elle véhicule une contradiction majeure : elle met de côté la souffrance et l’humiliation de la majorité des « forçates » du sexe, tout en condamnant les réseaux proxénètes, qui en sont les pourvoyeurs.

LIBERTÉ OU ASSERVISSEMENT ?

Ce qui me chiffonne, c’est cette référence à la liberté. L’occasion est donnée une fois de plus de constater les dévoiements infligés à cette idée. Ce mot connaît depuis des décennies des accommodements qui reviennent à en faire le contraire de ce qu’elle est censée être. La doxa de notre temps s’incarne dans la trilogie : « liberté d’expression », sacralisée par la loi 1881 sur la liberté de la presse, le « touche pas à » (on est passé du pote à la pute) et le « c’est mon choix ». Le tout chapeauté par le credo : « Tout se vaut » (les arts, les cultures, les dominations) ou concept d’équivalence. Tels sont les piliers qui soutiennent l’édifice construit à la gloire de « ma » liberté. Qui ne connaît pas de limite.

Et voilà comment la liberté de disposer de son corps, revendiquée dans le « Manifeste des 343 », se voit étendu à des pratiques -– liberté de se prostituer -– qui en constituent le contraire. Comment peut-on en effet revendiquer comme liberté ce qui en fait la bafoue ? La liste est longue dans l’histoire, de ceux et celles qui ont préféré leur esclavage à la liberté, tant sont fortes l’emprise du conditionnement et la fascination de la soumission. Des esclaves noirs affranchis qui ne voulaient pas quitter leur maître, à la fameuse héroïne d’Histoire d’O, qui consentait à être asservie, on n’en finirait pas d’énumérer les zélateurs de la « servitude volontaire ». Dans cette pétition « Touche pas à ma pute », par un tour de passe-passe pervers, la liberté est mise au service de la défense d’un esclavage de fait.

Dans cette affaire de prostitution, personne n’est en fait libre : ni la pute ni le client. A part quelques rares exceptions, la majorité des personnes qui se prostituent le font par contrainte économique ou psychologique. Soyons sérieux : ce n’est pas une partie de plaisir d’ouvrir ses jambes à la demande, plusieurs fois par jour. Quant au client, il est pris dans un système de relation homme-femme, fondé sur le malentendu et la peur.

Quoi de plus rassurant que le scénario prostitutionnel ? Tout y est prévu : il paye, elle exécute. Elle lui offre la satisfaction de ses fantasmes ; elle l’écoute ; elle ne le juge pas. La femme idéale en somme. Il peut régresser avec elle en toute innocence, larguer un moment tout ce qui le contraint à être un homme : les responsabilités, le sérieux, la maîtrise. Le pied, non ? Etre un homme n’est pas si facile, et on peut comprendre les délices de ce lâcher-prise. Qu’il soit inavouable est bien le signe qu’il est merveilleusement transgressif. Il faut en effet un certain goût de la provocation aux signataires du « Manifeste des salauds » pourreconnaître qu’ils vont chez les putes.

Ce manifeste s’inscrit dans la guéguerre que se livrent les sexes. C’est la réponse du berger à la bergère. La revanche de certains hommes contre la libération des femmes passe sans doute par ce pied de nez. Tu as voulu être libre ? Eh bien, moi, ça ne m’empêchera pas d’aller chez les putes. Les femmes esclaves, j’aime. Au moins elles ne me demandent rien, elles me prennent comme je suis. Là est le hic. Le féminisme a introduit dans la bergerie des sexes le dangereux loup de la lucidité. Les femmes ne veulent plus faire semblant de prendre les hommes tels qu’ils sont, et elles en ont assez d’être prises pour ce qu’elles ne sont pas. Pouce ! Il faut inventer un autre jeu.

Idées http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

  • Réaction indignée du mouvement  du Nid

arton1106-564eb

Avec Touche pas à ma pute (on apprécie tout le mépris paternaliste du terme), les « 343 salauds » exigent le maintien de leur pouvoir et de leur impunité de dominants. Ils sortent du bois pour réclamer le maintien de leur droit à exploiter sexuellement des femmes, sans souci aucun des réalités : la précarité, les violences, les réseaux et les proxos.

Merci à eux de dire tout fort ce que nous nous évertuons depuis tant d’années à montrer. La prostitution comme réponse à la « misère sexuelle » ? Non. Ces piliers du monde culturel et médiatique veulent juste continuer à exercer un pouvoir. Un combat pour la liberté sexuelle ? Non plus. Mais un front machiste et sexiste qui, même après l’affaire DSK, fait semblant de confondre libertinage et violences sexuelles.

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

  • L’appel de ZeroMacho, ces hommes qui « ne veulent plus aller au bois »

image-32Source image http://zeromacho.wordpress.com/about/

Communiqué sur la proposition de loi pour abolir la prostitution

Publié le septembre 16, 2013 

En avant vers une loi abolitionniste en matière de prostitution !


Zéromacho, réseau international d’hommes engagés contre le système prostitueur et pour l’égalité femmes-hommes, salue la proposition de loi historique déposée aujourd’hui par la députée Maud Olivier.

Capture d’écran 2013-09-17 à 01.03.11

Nous espérons trouver dans cette future loi :
– La suppression de toute forme de répression à l’encontre des personnes prostituées.
– La mise en place d’un plan national d’alternatives à la prostitution permettant de répondre à l’aspiration d’une écrasante majorité de personnes prostituées à se construire un avenir hors de la prostitution.
– La pénalisation des clients-prostitueurs qui exploitent la précarité et la vulnérabilité des personnes en situation de prostitution pour leur imposer un acte sexuel par la contrainte financière. Cette disposition de la loi suédoise de 1997 a fait la preuve de son efficacité.
– Le renforcement des moyens de lutte contre le proxénétisme sous toutes ses formes et l’accès à une réparation du préjudice subi par ses victimes.

Dans l’espoir de construire une société plus juste, nous invitons les parlementaires à intégrer ces éléments dans la prochaine loi et à la voter avec le plus large consensus possible.
Après l’abolition de l’esclavage (1848) et de la peine de mort (1981), la France passera ainsi un nouveau cap historique.

Le Rapport d’information parlementaire Bousquet-Geoffroy a déjà préconisé les recommandations ci-dessus. L’adoption à l’unanimité de la résolution parlementaire du 6 décembre 2011 a annoncé le vote d’une loi abolitionniste globale.

Zéromacho porte cette demande avec les 55 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes-hommes rassemblées au sein du Collectif Abolition 2012. Elles sont rejointes par plus de 200 associations issues de 27 Etats membres de l’Union européenne, signataires de l’Appel de Bruxelles « Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution ».

Contact: Fred Robert et Patric Jean
info.zeromacho@gmail.com
Site : http://www.zeromacho.eu
Twitter et Facebook : @zeromacho

http://zeromacho.wordpress.com/2013/09/16/communique-sur-la-proposition-de-loi-pour-abolir-la-prostitution/

  • Réaction d’Yvette Roudy, ancienne ministre socialiste des droits des femmes

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler », dénonce la féministe.

http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/343-salauds-les-derniers-cris-de-l-arriere-garde-juge-yvette-roudy-01-11-2013-3277545.php

  • Soutien ignoble aux 343 salauds sur Riposte laïque au prétexte d’ouvrir le débat. Une fois de plus, Riposte laïque démontre que, malgré ses prétentions, elle n’est pas du tout féministe

http://ripostelaique.com/socialos-et-nonnes-feministes-foutez-la-paix-a-ceux-qui-ont-envie-daller-aux-putes.html

Extrait 

La sexualité, son intimité, sa complexité, son irrationalité, sa part d’ombre, son jardin secret, est le dernier espace de liberté qui nous reste. La majorité d’entre nous a des rapports conventionnels, avec son compagnon ou sa compagne, et s’en contente. Certains cherchent dans des doubles vies, ou des relations multiples, des satisfactions qu’ils ne trouvent pas dans leur seul couple. D’autres, seuls, vivent au jour le jour leur vie amoureuse, et se débrouillent comme ils le peuvent pour agrémenter leur existence de rencontres de passage. Et d’autres encore, pour des raisons qui les regardent, et qu’ils ne sont pas forcément capables d’expliquer, choisissent d’aller aux putes, et parfois aux gigolos.

Vive une société qui permet tout cela. Alors, racketteurs socialistes et féministes, cessez de vous occuper de notre vie sexuelle et foutez-nous la paix !

Bernard Bayle

  • Riposte laïque se rattrape en publiant une réponse digne à Bernard Bayle

Cependant vous m’accorderez le droit de considérer que la prostitution est une tare majeure de l’humanité, comme l’a été l’esclavage, et de le déplorer. C’est, selon moi, la forme extrême de l’exploitation des femmes par les hommes. Et le fait que des canadiennes, des américaines et des françaises frètent des avions pour aller aux Antilles se « taper des mecs », ne change rien à la chose….e me réjouis par ailleurs que notre société ait changé. Je suis assez âgée pour avoir connu l’époque d’avant la pilule, la dépénalisation de l’avortement, et autres éléments de libéralisation des mœurs. Je suis contente que l’on puisse maintenant vivre ensemble sans être marié (e), que les jeunes femmes puissent choisir leur compagnon, et en changer si elles le veulent.

Il me semble que c’est de cela que vous parlez, du droit des gens à mener leur vie à leur guise, sans que l’Etat, la loi, viennent y mettre son nez. Vous parlez en fait de gens qui se rencontrent, se choisissent librement, c’est parfait, rien à redire.

Mais la prostitution, c’est autre chose. C’est ce gigantesque système mondial, international, ce marché qui rapporte beaucoup d’argent, qui achète et vend des femmes…. et les tient en esclavage…Cela vous dérange que l’on s’attaque aux hommes, dans cette affaire. Aux clients. C’est peut-être maladroit, je n’en sais rien. Mais cela a au moins le mérite de les rendre visibles, comme on dit. Dans un échange commercial, puisqu’il s’agit de cela, il y a deux parties : le vendeur et l’acheteur. Dans ce cas on ne parlait jamais que de la vendeuse, la pute, et en quels termes ! Pourquoi ne parlerait-on pas de l’acheteur ?…Et de quelles féministes parlez-vous ? Je sais qu’il y a beaucoup de mouvements qui se disent féministes, je ne les connais pas tous. Je sais seulement que le mouvement féministe qui a permis aux femmes de se libérer, d’acquérir des droits fondamentaux, existe depuis environ 200 ans. Et je sais aussi que les hommes, du moins certains, parce qu’ils ont peur de perdre le pouvoir et leurs privilèges, comme « d’aller aux putes », par exemple, trouvent, et ont toujours trouvé de multiples astuces, le mot est faible, pour s’opposer aux revendications de l’autre sexe.

Jacqueline FICHET http://ripostelaique.com/la-prostitution-est-une-tare-majeure-de-lhumanite-comme-la-ete-lesclavage.html

  • Point de vue d’Elisseievna, féministe laïque, collaboratrice de Riposte laïque , contre la position des 343 salauds
Il est libre Max …
Une proposition de loi prévoit de réprimer l’achat de prostitution. Je l’approuve. J’estime que les peines prévues sont bien légères, surtout lorsque cet achat représente un chantage à l’emploi.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion1437.pdf
Des hommes s’offusquent que l’on attente à leur « droit d’aller aux putes » : l’expression dit tout : les femmes sont des chiottes. D’autres disaient pour défendre au XIXeme siècle en France, la règlementation « sanitaire » de la prostitution qu’elle constituait un « égout séminal ».
Plusieurs intellectuels ont concocté une pétition pour s’y opposer. Leur argumentaire réclame la « liberté », et proclame qu’il existe des femmes qui « aiment ça ». Ils déclarent qu’ils ne céderont pas aux « ligues de vertu », se demandent si la pornographie ne sera pas interdite demain. Ils prétendent vivre en « adulte »
Je m’honorerais de pouvoir prétendre appartenir à une ligue de vertu.  Je considère que l’interdiction de l’achat d’acte sexuel signifie évidemment l’interdiction de la production de pornographie avec acteurs.
Les connotations « adultes » contre vierges effarouchées des « ligues de vertu » donnent à ce texte un style « beauf ».
Le plus énorme est le mot « liberté ».
Liberté de quoi Max ?
Liberté d’être mené par le bout de ses boyaux.
Liberté d’être mené par ses hormones, envies et appétits.
Liberté d’être mené par le plaisir animal de faire plier et de soumettre.
Liberté d’imposer son corps à l’autre.
Liberté de jouir du fait de pouvoir lui imposer ce corps qu’il ne désire pas.
Liberté de forcer le consentement.
Liberté de jouir d’avoir obtenu que l’autre joue la comédie du consentement.
Liberté de pouvoir sentir sa réticence, son absence de son propre corps, sa souffrance, et d’en jouir.
Liberté de l’avilir.
Liberté d’user du pouvoir de l’argent.
Liberté de s’aveugler : non les femmes n’aiment pas « ça » mais juste l’argent qu’elles reçoivent.
Liberté de mentir car c’est bien parce qu’elles n’aiment pas « ça » que l’on s’excite à leur imposer.
Liberté d’être orgueilleux de pouvoir se les payer.
Liberté de ricaner des plus  faibles qui se débattent et de parler plus fort qu’eux.
Liberté de distordre les mots pour inverser l’apparence des culpabilités.
Liberté de s’avilir.
Liberté de céder aux tentations les plus viles … ?
On n’est libre de rien quand on n’est même pas libre d’avoir ce minimum d’amour pour les autres, qui est de ne pas leur faire violence sciemment.
elissievna http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/10/il-est-libre-max.html
  • Brillante et spirituelle réponse d’Isabelle Alonso aux « salauds de pacotille »

Extrait :

Or qu’est ce que je lis-je, sous la plume des affreux jojos autoproclamés ?

« Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux« .

images-1Ça, des salauds ? Ça, des provocateurs ? Ça des courageux ? Des chaisières, oui ! Oh, les petites bites ! Rien dans le calbar ! Assumez, les gars, assumez ! C’est quoi ces précautions oratoires à la mords moi le gland ? Z’êtes subversifs, ou juste des flagada du mashmallow,  des mous du scoubidou, des raplapla du trilili ? Tant qu’à y aller, allez-y franchement, à la virile, à la légionnaire ! Soyez des salauds, des vrais ! Des voyous, des crapules, des durs de dur, des tatoués, des qui font peur ! Parce que si c’est pour enrober dans la dentelle, merci, mais on a déjà Frédéric Mitterrand ! Suffit pas de se proclamer salaud, encore faut-il être à la hauteur. Un salaud, un vrai, ça n’en a rien à foutre des autres. Et c’est votre gloire de mâles, votre superbe de dominants naturels, votre honneur de prédateurs de l’extrême que de le revendiquer ! Ne donnez pas dans l’édulcoré, le tiède, le timide! Ne la jouez pas petit bourgeois de la braguette, chaland cauteleux, timoré de la mutinerie ! N’élevez pas des palissades de respectabilité mesquine autour du champ flamboyant de votre juste révolte !

De plus, vous n’affirmez pas que vous y êtes allés, que vous y allez et que vous y retournerez ! Vous vous planquez, à la pleutre, derrière la formule « certains d’entre nous« . Alors ? On dit qu’on fait pas sa honteuse, mais on la fait quand même ? On braillerait dans le vide, pour la beauté du geste, par principe mais sans en être, sans y toucher, sans en tâter ? Mais lâchez vous, bande de chochottes! Vous êtes des princes russes, des vagabonds magnifiques, des génies étincelants, des julots célestes, des hussards sans entraves, exigez d’être sucés sur commande car tel est votre bon plaisir et pis c’est tout ! Qu’on sache où on en est!

Ou alors, fermez la.  http://www.isabelle-alonso.com/salauds-de-pacotille/

  • Commentaire des arguments du prostituteur Philippe Caubère par Léon sur disons.fr

Extrait :Après le couplet classique sur l’atteinte aux libertés publiques et au retour de l’ordre moral, on en vient donc assez rapidement à la relation marchande et à son fondement.

Il s’agit d’abord d’expliquer que les prostituées rendent un vrai service.
Ainsi donc, Philippe Caubère trouve auprès des putes ce qu’il ne trouverait jamais dans une relation « normale ». Voilà qui ne manque pas d’interroger…
Que lui font donc-t-elles de plus , ces professionnelles, que lui refusent  ses légitimes, si l’on a bien compris : les bas résille, la voie étroite, le triolisme ?  Rhoooo, les vilaines…  Apparemment  monsieur est exigeant ; mais alors comment se fait-il qu’il choisisse des régulières aussi nulles au lit ?
On appréciera, incidemment l’humiliation publique qu’il leur inflige en publiant ainsi cette tribune, se donnant, au passage, un beau rôle de plus, celui du défenseur de la liberté…
Ou alors il veut des trucs tellement chelous, que même une femme totalement libérée de ce côté-là refuse de faire au nom de son instinct de survie ? On voudrait des précisions, Monsieur Caubère… Ce n’est pas qu’on soit curieux, mais il manque quelque chose à l’argumentation pour être convaincante.
  • Comparaison entre les arguments réglementaristes (favorables à la prostitution) et les arguments abolitionistes (contre la prostitution) par Christine Le Doaré

Au fond, qui estime vraiment les personnes prostitué-e-s ?

Extrait :

Les réglementaristes affirment que doit perdurer le « plus vieux métier du monde » et revendiquent l’adoption d’un statut pour organiser les intérêts d’une minorité de prostituées « volontaires ».
Les abolitionnistes quant à eux, pensent que l’égalité femmes-hommes et le respect de l’intégrité humaine requièrent un projet de société féministe et humaniste.
Un tel projet ne peut se satisfaire du sacrifice d’un quota de femmes, ni au nom de l’un des plus vieux mensonges patriarcaux : la prétendue irrépressible sexualité masculine, ni au nom de l’une des plus archaïques exploitations marchandes…

…Depuis quand oppose t’on les intérêts d’un groupe minoritaire à un projet global de société ? Dans tous les cas, les motivations des abolitionnistes ne sont-elles pas plus élevées et généreuses, beaucoup plus optimistes aussi, que celles des réglementaristes ?

N’est-il pas insupportable d’imaginer que des personnes soient sacrifiées pour de fallacieuses raisons et des privilèges patriarcaux d’un autre âge et pour les libérales industries capitalistes du sexe ?

A mes yeux, ce qui compte autant que le projet de société féministe, humaniste et abolitionniste dans lequel je veux vivre, ce sont les femmes, les enfants et aussi les hommes, moins nombreux mais ils existent bel et bien, prostitué-e-s.
Je ne veux pas tourner les yeux, je me sens concernée, ils me touchent. Ce sont leurs vies avec leurs blessures, leur courage et leurs espoirs aussi, qui m’interpellent.
Je les respecte, estime profondément et je forme le vœu qu’un jour, non pas pour des raisons morales mais politiques, plus aucune personne sur terre ne soit contrainte, par la force ou à cause des circonstances, de se livrer à la prostitution.
En attendant, essayons au moins de limiter les dégâts, renforçons efficacement la position abolitionniste de la France et la coopération européenne comme internationale.
Libérons-les, libérons-nous et avançons.

  • Revue de presse des réactions au manifeste ‘Touche pas à ma pute », réalisé par Christine Le Doaré

En attendant, voici une première revue de presse non exhaustive qui témoigne de la saine émotion que cette ignoble pétition a suscité dans toute la France.

-Le « manifeste des 343 salauds » proclame « touche pas à ma pute ! »

http://www.lepoint.fr/societe/le-manifeste-des-343-salauds-proclame-touche-pas-a-ma-pute-30-10-2013-1749891_23.php

-Nouvel Observateur – Société
Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem riposte aux « 343 salauds »
Publié le 30-10-2013 à 15h07

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

huffingtonpost.fr
Halloween 2013: Birenbaum bashe les Zemmour, Lévy, et autres Rioufol
Publication: 31/10/2013 09h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/31/guy-birenbaum-bashe-halloween-2013_n_4180200.html?utm_hp_ref=france

LE MONDE SOCIETE 
Prostitution : 73 % des Français pour la responsabilisation des clients
Le Monde.fr avec AFP | 30.10.2013 à 21h04

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/30/prostitution-73-des-francais-pour-la-responsabilisation-des-clients_3505701_3224.html

-Nouvel-Observateur – Société
Les « 343 salauds » enflamment le débat sur la prostitution
Publié le 30-10-2013 à 12h16

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

-Le Mouvement du Nid France
343 salauds : le Mouvement du Nid vous dit MERCI !

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

-Le JDDManifeste des 343 : « Ils n’ont pas usurpé leurs noms de salauds! »

http://www.lejdd.fr/Societe/Manifeste-des-343-Ils-n-ont-pas-usurpe-leurs-noms-de-salauds-636393

LE FIGARO .fr
« 343 salauds »: SOS Racisme réplique
Publié le 30/10/2013 à 19:23

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00544-343-salauds-sos-racisme-replique.php

-ZEROMACHO
1 881 hommes contre la prostitution

http://zeromacho.wordpress.com/2013/10/30/1881-hommes-contre-la-prostitution/

-SudOuest.fr
Publié le 30/10/2013 à 08h53
« Touche pas à ma pute ! » : le manifeste des « salauds » qui suscite la polémique

http://www.sudouest.fr/2013/10/30/touche-pas-a-ma-pute-le-manifeste-des-salauds-qui-suscite-la-polemique-1215156-5458.php

-LIBERATION SOCIETE«343 salauds» clament leur droit à «leur pute»
Alice GÉRAUD 29 octobre 2013 à 21:51

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/29/343-salauds-clament-leur-droit-a-leur-pute_943288

-LE MONDE
« L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes »
29.10.2013 à 08h11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

-Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !
Publié le 26 octobre 2013 par laconnectrice

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/10/26/prostitution-les-paye-pour-jouir-me-degoutent-cest-ma-liberte/

-#343salauds : « Et si 343 esclavagistes exigeaient un droit d’asservir » ?

http://sandrine70.wordpress.com/2013/10/31/343salauds-et-si-343-esclavagistes-exigeaient-un-droit-dasservir/

L’EXPRESS
Même le STRASS s’inquiète de la mobilisation contre ces clients prostitueurs http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

Quelques-uns des nombreux tweets :

-@LeonArche: 71% des prostituées ont subi des agressions physiques et 68% souffrent du syndrome de stress post-traumatique. Les #343salauds

-@fbsbz: « De Koch, mari de Frigide Barjot défend la prostitution et les clients des prostitués alors que sa femme défend la famille »

-‏@osezlefeminismeOn vous a déniché la couv vintage de #causeur, back in the 1848, et déjà à l’époque les #343 ! pic.twitter.com/kPaeQtVd3b

-‏@ManuelFarce
J’ai prévu d’expulser 343 individus qui n’arrivent pas à s’intégrer, étant bloqués au XIXème siècle. Quelqu’un a des objections ?

-@ChLeDoare
C’est qui #Elisabeth_Levy, la MAMAN ou la « PUTAIN » des #343 salopards machos ?

-@ChLeDoare Si les #343 machos vous ont mis-e-s en rage, venez le crier et grossir le cortège le 23 / 11 MANIF #violenceshttps://www.facebook.com/christine.ledoare/posts/10151989531999743 …

-@hugolindenberg
Les 343 salopes se battaient pour disposer librement de leur corps, les 343 salauds pour disposer de celui des autres. La classe.

-@BOsienne
Justifier le recours au sexe tarifé parce que « ce sont des hommes » est minable! Qu’ils apprennent plutôt à faire jouir une femme #343salauds

-@Celestisssima
les 343 salopes réclamaient le droit de disposer de leurs corps, les 343 salauds celui de disposer du corps d’une (ou d’un) autre

‏-@Gekko_Hopman
Les #343salauds des mecs qui vont tirer leur coup pendant que leur épouse organise @lamanifpourtous

  • La prostitution est le commerce illégal le plus profitable après celui des drogues et des armes qui sont généralement liés

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/27/la-prostitution-en-pleine-expansion-femmes-et-mineurs-en-premiere-ligne_1635638_3224.html

« Les groupes du crime organisé sont les premiers bénéficiaires » de la prostitution, assène le rapport, avec des profits annuels estimés à 27,8 milliards de dollars, en troisième position derrière les trafics de drogue et d’armes. Il n’existe ainsi pas de mafia structurée à l’échelle mondiale, mais plutôt des petits groupes organisés s’achetant et se revendant des proies, qui passent d’abord par des « circuits de dressage » : « On les viole, on les drogue (…) et ensuite on les fait tourner » d’un pays à l’autre, le client se lassant vite, soupire M. Charpenel.

La prostitution est avant tout « une affaire d’argent » et recouvre très souvent « des réalités humaines inimaginables », raconte M. Charpenel, magistrat et ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, qui évoque « la démolition physique et psychologique créée par ce travail à la chaîne » où « le client préfère majoritairement consommer sans protection ». « On est loin du libertinage. L’essentiel de la prostitution est une prostitution de contrainte, mot pudique pour ne pas dire violence », poursuit le magistrat.

Le magistrat préconise l’abolition de la prostitution et la pénalisation des clients, comme en Suède, avec pour résultat une baisse du nombre de personnes prostituées et un départ des réseaux vers l’étranger. La légalisation, tentée en Espagne, en Allemagne ou encore en Australie, « ça ne marche pas », martèle M. Charpenel : « Cela ne change pas grand-chose à la réalité du métier, et la demande et le nombre de personnes prostituées augmentent. »

  • Voir le film « chaos » de Coline Serreau 

On les enlève, on les dresse en les violant et les droguant, une réalité insoutenable

69215974_af
.

Bertrand Cantat, gynécideur, indésirable au Québec

Publié le

Nouveau au 15 mars 2018

On reparle de Bernard Cantat qui avait programmé une tournée que certains organisateurs ont annulée car beaucoup de personnes sont indignées que l’assassin de Marie dont il a stoppé net la carrière en la tuant brutalement, puisse reprendre la scène.

Beaucoup soulignent que le chanteur n’avait été condamné qu’à 8 ans de prison, ce qui est déjà peu pour un assassinat, mais qu’en réalité il n’en a fait que 4 et ose clamer qu’il a purgé sa peine et sa dette à la société. Rien ne laisse supposer dans ses propos que l’individu ait des remords ni qu’il se soit amendé. On aurait pu imaginer que l’homme violent se serait montré plus discret, qu’il aurait pu continuer sa carrière dans l’ombre se contentant d’écrire et de composer des chansons. On aurait souhaité de sa part un peu de pudeur au regard du drame qu’il a imposé aux enfants, parents et amis de Marie Trintignant. L’impudence de ce monsieur est insupportable pour beaucoup de gens qui lui vouent une rancœur bien méritée. Commentaire d’un internaute :

Robert-Denis RAULT 15/03/2018 – 22h34 http://www.lemonde.fr/musiques/article/2018/03/15/la-ministre-de-la-culture-francoise-nyssen-defend-bertrand-cantat-il-a-le-droit-de-vivre-sa-vie-il-a-paye_5271587_1654986.html

BC a bénéficié d’un jugement d’une extrême clémence. Quatre ans pour un crime d’une telle violence, c’est inouï ! Mais finalement, je suis fier de ce verdict qui démontre un degré de civilisation raffiné, un refus de la loi du talion, un optimisme quant à la rédemption possible d’un homme. La contrepartie de cette clémence, ce devrait être la pudeur et la gratitude du criminel. Or, il se pavane en quête de nouvelles ovations et témoignages d’idolâtrie. Il est très profondément écœurant.

Robert-Denis RAULT 15/03/2018 – 23h04

D’autant plus écœurant qu’il ose se plaindre de la « violence » de ses contradicteurs, lui qui a tué à mains nues une femme et mère de quatre enfants. Il ose parler de « censure » à son encontre, lui qui a fait taire une artiste pour toujours. Il ose nous jeter le « Moyen-Âge » à la face, lui qui est bien vivant et intact, alors qu’au Moyen Âge, il aurait été roué, écorché, pelé, rôti et bouilli. Quelle chance il a de vivre en ce siècle ! Notre malheur à nous, c’est de l’entendre se plaindre.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/musiques/article/2018/03/15/la-ministre-de-la-culture-francoise-nyssen-defend-bertrand-cantat-il-a-le-droit-de-vivre-sa-vie-il-a-paye_5271587_1654986.html#GDwqTBIwyLom8wpF.99

Malheureusement, Françoise Nyssen, ministre de la Culture défend son « droit » de vivre sa vie, il a payé, ce qui, comme je viens de le rapporter, n’est pas partagé par les nombreuses personnes qui se sont exprimées à ce sujet. Le gouvernement actuel est-il encore influencé par Cécile Duflot, épouse de Xavier Cantat, frère de Bernard ? Ce n’est qu’une question. Cette prise de position n’est-elle pas en contradiction avec le dit « engagement » du gouvernement à lutter contre les violences conjugales et toutes les violences sexistes ?

Lire aussi cette enquête sur les violences répétées de Cantat envers ses différentes compagnes, en particulier envers son épouse Kristina Rady qui s’est suicidée.  https://www.reddit.com/r/Feminisme/comments/7gm348/kristina_rady_nouvelles_r%C3%A9v%C3%A9lations_sur_lexfemme/

Nouveau au 22 août 2013

Le dernier compagnon de Kristina Rady, François Saubadu veut faire la lumière sur son suicide L’affaire Cantat n’en finit pas. Dix ans après la disparition de Marie Trintignant, morte sous les coups de Bertrand Cantat, c’est le suicide de son autre femme qui le rattrape. Alors que les parents de Kristina Rady n’ont pas l’intention de poursuivre le chanteur de Noir désir, l’ex-compagnon de Kristina envisage de porter plainte pour « rechercher la vérité ». Dans une interview à paraître dans VSD jeudi, François Saubadu se dit « prêt à porter plainte », avec son avocate Me Yael Mellul, en sa qualité de « dernier compagnon de Kristina ». « S’il n’y a plus que moi pour rechercher la vérité, je suis là », dit-il, expliquant avoir mandaté Me Mellul pour demander à la justice des pièces du dossier. http://www.lepoint.fr/societe/l-affaire-bertrand-cantat-s-envenime-22-08-2013-1716186_23.php

Par ailleurs, je me demande si Bertrand Cantat n’a pas bénéficié des relations de sa belle-soeur, Cécile Duflot, compagne de Xavier Cantat, frère de Bernard., celui qui est sorti de l’ombre en refusant d’assister au défilé du 14 juillet parce qu’anti militariste.  Comment expliquer autrement que cet assassin n’ait fait que quatre ans de prison pour le meurtre de Marie Trintignant ? Ce n’est qu’une question.

Nouveau au 23 février 2013

Le gynécideur récidiviste Bertrand Cantat est responsable de la mort de Kristina Rady http://www.atlantico.fr/rdvpresse/bertrand-cantat-temoignage-genant-barbara-lambert-647233.html?page=0,0

“ Voici ” a mis la main sur un enregistrement et un témoignage qui “ éclairent ” singulièrement les circonstances du suicide par pendaison le 9 janvier 2010 de Kristina Rady, la mère de leurs deux enfants… Vous vouliez du léger, du joyeux, du gouli-gouli ? Dommage ! C’est pas pour maintenant.

 « Sa présence, son harcèlement permanent ont brisé notre relation »

“ Flash-back. Depuis le 15 octobre 2007, commence “ Voici ”, le leader charismatique du groupe Noir Désir est de retour à Bordeaux. Il est en liberté conditionnelle, après avoir purgé quatre des huit années de prison auxquelles il a été condamné pour avoir causé la mort de Marie Trintignant, à Vilnius, en Lituanie. Kristina et Bertrand n’habitent pas sous le même toît : elle vit dans sa maison de Bordeaux avec un homme depuis un an, lui habite tout près de chez elle, à quelques centaines de mètres, chez une amie. Qu’à cela ne tienne… Petit à petit, il envahit sa vie. Le chantage affectif, les disputes et les violences sont quotidiens. “ Sa présence, son harcèlement permanent ont brisé notre relation ” nous confie l’ex-compagnon de Kristina, qui désire conserver l’anonymat, précise le people. Cantat n’aura de cesse de la “ récupérer ”, par tous les moyens. Et il va finir par y arriver. L’amant de Kristina jette l’éponge ; tandis que la jeune femme, de son côté, tente de conserver un semblant de relation cordiale avec celui qui est toujours son mari, et avant tout le père de leurs deux enfants ”.

 Kristina folle amoureuse de François, dont elle veut un enfant

“ C’est dans cette drôle d’atmosphère, faite de défiance, de pardon et de rédemption mêlés, poursuit le journal, que Kristina va faire une nouvelle rencontre, au printemps 2009, et connaître de brefs instants de bonheur — ses derniers — auprès d’un nouvel homme. Il s’appelle François et travaille dans la musique, manage des groupes latinos en tournée. Entre eux, c’est le coup de foudre immédiat. “ Je suis amoureuse de toi, j’ai déjà ressenti une fois il y a quinze ans… Je flotte, je ne vois que toi, partout, partout, partout. Je ne peux penser qu’à toi, tout le temps, je suis foutue, fondue, fléchée ”, lui écrit-elle, le 16 avril. Ensemble, ils parlent de faire un enfant, envisagent de prendre une année sabbatique, de partir vivre en Italie… 

 Cantat se taille les veines et exhibe sa cicatrice comme une preuve d’amour

“ Mais très vite, indique le mag, François commence à recevoir des coups de téléphone de Cantat, qui tente de le convaincre, entre menace et séduction, de lui “ laisser ” Kristina. D’un côté, Bertrand joue un chantage affectif qu’il veut romantique auprès d’une Kristina qui ne sait plus où elle en est. Il menace de se tuer par amour pour elle, se taille les veines devant elle puis exhibe les cicatrices le lendemain, comme une preuve d’amour… De l’autre, il accentue la pression sur François. Les textos se font de plus en plus précis, menaçants. Kristina craque. Elle va donner une dernière chance à Bertrand. Mais alors qu’elle pense enfin trouver l’apaisement, (…) elle ignore en réalité que le cauchemar ne fait que commencer ”.

 Très vite, la vie devient un enfer… au point que la nounou disparaît

“ De plus en plus jaloux et suspicieux, rapporte en effet “ Voici ”, Cantat va changer brutalement de comportement envers Kristina. La prison, l’isolement et la culpabilité ne l’ont en rien guéri de ses vieux démons. Parce que les insultes et les gifles, Kristina connaît déjà. (…) Dès juillet 1998, cinq ans après leur rencontre, elle encaissait sans broncher ses premiers coups, comme elle l’avouait à l’époque à sa mère, mettant ça sur le compte de l’amour-passion. (…) Très vite, la vie devient un enfer. Même la nounou n’en peut plus de ces violences quotidiennes : elle plie bagages et disparaît. “ Dès que des disputes éclataient, je prenais les enfants et les sortais de la maison., je voulais les éloigner, qu’ils n’entendent pas tout ça ”, nous confie-t-elle, encore remuée des années après ”.

 Cantat séquestre Kristina

« Depuis sa liaison avec François, continue « Voici », Cantat, méfiant, a pris l’habitude de lire les textos sur le portable de son épouse. C’est comme cela qu’il découvre qu’elle vient de passer quelques jours avec son amant, à Paris. Nous sommes le 3 juillet 2009. Après une violente dispute, Kristina se réfugie avec sa fille Alice chez un ami. “ Elle était paniquée, terrorisée quand je l’ai retrouvée dans une rue voisine de sa maison ”, raconte le bon samaritain bordelais,incapable d’oublier cette nuit de juillet. Kristina lui raconte alors que Bertrand l’a sequestrée et menacée avec un couteau (“ Il a tout cassé à la maison… ”). De son côté, François est à Rome et reçoit un énième message de détresse, écrit avec le poignet tuméfié ”.

 “ Hier, j’ai failli y laisser une dent… ”

“ Ce même soir de juillet, désemparée, Kristina va laisser un message de plus de sept minutes sur le répondeur de ses parents ”, rapporte “ Voici ” qui publie la retranscription de l’enregistrement. En voici des extraits : “ Ici, beaucoup de choses se sont passées, et des pas bonnes, dit-elle. (…) Tout ce qui aurait pu m’arriver de bien, Bertrand l’a empêché et l’a transformé en un vrai cauchemar qu’il appelle “ amour ”. (…) Hier, j’ai failli y laisser une dent, il m’a frappée, mon coude est complètement tuméfié, un cartilage s’est même cassé. Mais ça n’a pas d’importance, tant que je pourrai encore en parler. (…) Milo (leur fils, ndlr) est en Allemagne jusqu’au 21, et j’essaie de vivre de telle manière que je ne sois pas obligée de fuir, car soit il sera déjà trop tard, faute d’être encore en état de le faire, soit je réunis mes forces maintenant et je m’enfuis avec Liszka (leur fille, ndlr) ”. C’est peut-être difficile à imaginer, mais la suite est beaucoup plus dérangeante…

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/rdvpresse/bertrand-cantat-temoignage-genant-barbara-lambert-647233.html#0MdPadqdo7c2vM8q.99

“ J’ai échappé au pire à plusieurs reprises, c’est intenable ”

“ Naturellement, dit encore Kristina à ses parents, vous aviez deviné qu’une série d’événements encore plus regrettable a eu lieu que ceux de 2003 (date de la mort de Marie Trintignant, ndlr). A l’époque, cela ne m’était pas arrivé à moi, tandis que maintenant, ça m’arrive. J’ai échappé au pire à plusieurs reprises, c’est intenable, les enfants n’en peuvent plus. (…) Bertrand est fou, il croit que je suis le plus grand amour de sa vie et que, mis à part quelques petits dérapages, tout va bien. Bien sûr, dans la rue, tout le monde le considère comme une icône, comme un exemple, comme une star, et tout le monde désire que tout aille bien pour lui, et après il rentre à la maison et il fait des choses horribles avec moi, devant sa famille. (…) J’espère qu’on va pouvoir s’en sortir et que vous pourrez encore entendre ma voix. Sinon, vous aurez au moins une preuve que… ”. Ca peut en être une, effectivement, hem ! Après, pourquoi est-ce que ça sort maintenant ? Pourquoi est-ce que Kristina est restée — elle est morte en janvier 2010, soit six mois plus tard ? Même son dernier compagnon, François Saubadu, dont “ Voici ” a recueilli le témoignage — accablant, n’a pas la réponse…

 Le témoignage de François

“ Quand Cantat a-t-il commencé à intervenir dans votre relation ? ”, lui demande le mag. —“ Dès avril 2009 (un mois après sa rencontre avec Kristina, ndlr). Il me harcelait, me disait que je ne me rendais pas compte de ce dans quoi je m’engouffrais. Kristina se sentait en danger. Les enfants dormaient parfois chez mes voisins, et elle garait sa voiture assez loin de ma maison, pour ne pas qu’il la trouve. Il lui faisait du chantage au suicide, la torturait psychologiquement. Une fois, il l’a même sequestrée toute une nuit… ” —“ Cela vous a-t-il éloigné ? ”, réagit “ Voici ”. —“ Ca, et mon métier, qui me demande de beaucoup voyager. Après une absence d’un mois, on s’est revus le 24 juin à Paris. On est rentrés ensemble en train, sauf que j’ai dû changer de wagon vers la fin du trajet pour ne pas qu’il nous voit. Il l’attendait sur le quai à Bordeaux. Il fliquait son téléphone. Elle en changeait régulièrement parce qu’il les cassait, lisait ses SMS, à la recherche d’une “ faute ” ”.

 “ Je ne comprenais pas qu’elle protège son bourreau ”

“ Comment justifiait-elle de l’avoir défendu lors de son procès ? ”, l’interroge encore le mag. —“ Je ne comprenais pas qu’elle protège son bourreau. Je le lui répétais sans cesse. Elle me répondait qu’elle risquait sa vie, qu’il battait déjà sa compagne d’avant. A ses enfants, elle n’a rien caché de ce qui s’était passé à Vilnius, mais elle les élevait dans le respect du père ”. —“ Avez-vous assisté à ses obsèques ? ” —“ Oui, bien que Cantat, via une de ses amies, m’ait demandé de ne pas venir. Je m’y suis rendu quand même. Cet enterrement a été une mascarade, une version cheap d’un film de Kusturica, un show-case de Noir Désir. Cantat était nerveux, il n’a pas pleuré, visiblement pressé que ça se termine. Les parents de Kristina, eux, étaient bouleversés. J’en suis sorti écoeuré, avec le sentiment d’un gigantesque gâchis ”. On peut dire ça comme ça, oui.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/rdvpresse/bertrand-cantat-temoignage-genant-barbara-lambert-647233.html#3hX2IthbUvXtvcCB.99

——————————————————————————————-

L’assassin de Marie Trintignant, accessoirement chanteur de « Noir désir » n’est pas le bienvenu à Montréal où il a été invité par le théâtre pour composer de la musique et chanter.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/people/20110405.AFP8067/l-invitation-de-bertrand-cantat-par-un-theatre-suscite-l-emoi-a-montreal.html

La belle Marie Trintignant n’est plus. Ses enfants sont orphelins. Ses parents sont désespérés. Merci Cantat!

Il est vrai qu’une condamnation à 8 ans de prison ce n’est pas cher payé pour avoir assassiné une femme. Encore un « crime passionnel » qui a bénéficié de l’indulgence de la société patriarcale. (voir mon article sur le lynchage de Noisy-le-sec https://laconnectrice.wordpress.com/2011/04/05/lynchage-de-noisy-le-sec-indulgence-coupable-pour-crime-passionnel-en-filigranne/

Réaction de la revue féministe québécoise, Sisyphe et réflexion sur les violences conjugales.

http://sisyphe.org/spip.php?article577

Les Nouvelles news n’en pensent pas mois en précisant que les Français sont plus indulgents puisque Cantat se produira au Festival d’Avignon

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1042-cantat-indecent-au-quebec-pas-en-france

Non seulement Cantat a assassiné son amante mais son comportement machiste et égoïste a vraisemblablement contribué au suicide de son épouse Kristina qui l’a assisté et soutenu dans sa carrière, qui l’a assisté et soutenu lorsqu’il était en prison en Lituanie, qui l’a soutenu dans son procès et qui l’a accueilli à la maison quand il est sorti de prison de manière anticipé, à la moitié de sa peine, sans doute pour « bonne conduite ».

Kristina Rady pendant le procès Cantat. Elle avait quitté sa Hongrie natale pour le suivre et lui avait donné deux enfants. Brillante, elle avait mis beaucoup d’énergie à la réussite de Noir Désir. Des orphelins de plus, grâce à Cantat!

Reconnaissant, Cantat a pris une autre maîtresse. Est-ce la goutte d’eau qui a fait déborder le vase? Kristina avait-elle d’autres raisons de se suicider que l’ingratitude d’un mari égoïste et violent?

Il avait « retrouvé l’amour »…..avec une demoiselle des Pyrénées….

http://www.lepost.fr/article/2008/07/24/1229860_bertand-cantat-il-a-retrouve-l-amour.html#xtor=RSS-30

http://www.lejdd.fr/Societe/People/Actualite/Maudit-Cantat-164301/

Elle faisait tout sans lui et le rassurait car lui ne faisait rien sans elle…pour sa carrière!!!

http://www.youtube.com/watch?v=Y681oZi9LY0&feature=fvwrel

Assassin de Marie Trintignant, bourreau de Kristina Rady, que voilà un beau palmares pour un bon garçon!

Les Québécois qui ont le sens des réalités et voient les faits tels qu’ils sont ont été nombreux à refuser la présence de l’artiste meurtrier parmi eux.

Cantat a ,par ailleurs, inspiré une horrible chanson machiste et violente d’Orelsan, rappeur, dans laquelle il menace son ex de la « marietrintigner » entre autres gentillesses. https://laconnectrice.wordpress.com/2009/03/31/rap-orelsan-spermato-purulent/

On eut aimé pardonner à Bertrand Cantat et accepter le verdict de la justice, considérant qu’il avait été justement sanctionné et qu’il avait purgé sa peine. Malheureusement, même si par principe on doit accepter qu’une personne qui a purgé sa peine doit pouvoir reprendre une vie normale sans qu’on lui rappelle à tout bout de champs ses délits et crimes passés, le cas de Bertrand Cantat est trop trouble pour qu’on puisse raisonner de la sorte.

Tout d’abord la condamnation semble trop légère: 8 ans de prison pour avoir assassiné une femme, c’est peu. Libération à mi terme de la peine, c’est indulgent. Exécution de la peine en France quand le crime a été commis en Lituanie, je me demande ce qu’en pense Florence Cassez et tous nos compatriotes croupissant dans des geôles étrangères.

Ensuite, toutes les personnes qui l’ont soutenu inconditionnellement ne lui ont pas rendu service car elles ont implicitement donné raison à l’assassin. Lequel, contraint à la réserve, n’a rien fait savoir de son repentir et de ses regrets vis à vis de la famille. Ses amis, à ma connaissance, n’ont pas rendu hommage à Marie Trintignant ni soutenu sa famille dans sa douleur.

A peine libéré, Cantat s’est trouvé une nouvelle amoureuse, sans tact vis-à-vis de son épouse et mère de ses enfants, Kristina Rady qui s’est suicidée. L’entourage de Kristina Rady la décrit comme une femme active, forte, énergique et battante et ne « s’explique pas » son suicide. Certains émettent l’ypothèse qu’elle a été entrainée dans la déprime de cantat. Il ne faut tout de même pas être devin pour supposer que Kristina Rady qui avait quitté la Hongrie pour le chanteur, avait du avaler de nombreuses couleuvres dont la liaison publique de son mari avec Marie Trintignant. Même en supposant que le couple avait une relation « ouverte », Kristina Rady n’a pas pu éprouver quelques pincements au coeur.

Ensuite, après qu’elle ait eu consacré autant de temps, d’énergie et de sentiments à la cause de son mari, elle le voit plein de non reconnaissance se faire consoler par une jeunette. L’ouverture d’esprit et la tolérance ont des limites.

A travers l’assassinat de Marie, le suicide de Kristina, on se dit que le Cantat est un sale type, un égoïste, un égocentrique, un pauvre type immature, un irresponsable et on n’a vraiment pas envie de le plaindre ni de le fréquenter.

PS

Je poste les informations qui me parviennent sur cette affaire dans les commentaires qui suivent cet article. Les réactions se multiplient surtout au Québec où la Justice est moins clémente qu’en Lituanie ou en France pour les tueurs de femmes, fussent-ils des amoureux passionnés….

Nouveau au 13 août 2013

Une avocate souhaite que le parquet de Bordeaux réouvre l’enquête sur le suicide de Kristina Rady

Me Yael Mellul, une avocate parisienne spécialisée dans les violences conjugales, veut soulevez l’omerta qui entoure Bertrand Cantat, et elle souhaite que le parquet de Bordeaux rouvre l’enquête concernant la mort de Kristina Rady.

 
Mais elle ne représente pour l’instant ni les intérêts des parents de Kristina Rady, qui avaient pourtant donné une interview à Paris Match en novembre dernier évoquant les violences du chanteur contre leur fille, ni ceux d’une association de lutte contre les violences conjugales. Donc elle ne peut pas déposer de plainte. Elle a confié au journal « Sud Ouest », qu’elle espère obtenir un rendez-vous auprès d’un magistrat du parquet de Bordeaux dans le courant du mois d’août pour le convaincre .
 
Pour poursuivre l’artiste dans ces conditions, il faudrait lui appliquer l’article 222-7 du Code pénal, qui réprime « les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Et ainsi reconnaître, comme le souhaite Me Mellul, le « suicide forcé par des violences psychologiques », une notion qui a émergé en 2011 dans le cadre de la commission égalité hommes-femmes du Conseil de l’Europe. Cette disposition européenne s’imposerait à la France.
 
L’avocate admet que « ce serait inédit », mais elle juge « étrange » qu’on puisse « condamner pour harcèlement dans le cadre du travail, mais pas dans la sphère privée ».
 
Me Yael Mellul, qui a déjà un dossier en cours sur ce thème à Lorient (Morbihan). dit « avoir hâte de voir de quelle manière le parquet de Bordeaux va aborder cette problématique ».

RAP: ORELSAN SPERMATO PURULENT

Publié le

SOS SEXISME proteste contre les textes du (F)rappeur ORELSAN.

Comme je n’avais jamais entendu parler de ce machin, je suis allée « écouter » ses oeuvres: « Sale pute » et « Suce ma bite pour la Saint Valentin ».
Non seulement je n’ai pas pu écouter ces dégueulis jusqu’au bout mais j’en ai encore la nausée
C’est ignoble et pousse-au-crime. Et quand il vomit « Je vais te marie-trintigner » on mesure toute la portée de la leçon donnée par la « justice » à Bernard Cantat, l’assassin de Marie Trintignant et le soutien qu’il a reçu de sa femme et de ses amis. Berk !
Le communiqué de Sos sexisme est plus que juste et bienvenu et il aurait pu être encore plus virulent. Il n’y a pas de mots pour qualifier les propos de ce vérolé de Orelsan.

Pour avoir une idée des réactions et un dossier assez complet de la question, allez voir mon article sur Agoravox et les commentaires (335) qu’il a suscités :

A propos des-rappages « Sale pute » et « Suce ma bite à la Saint Valentin »

Imaginez un rappage qui s’intitulerait « Sale mac » et « Suce ma chatte à la Saint Valentin » où l’auteure gueulerait qu’elle va « Ilan halimiser » son mac (Ilan Halimi a été torturé à mort parce qu’il était juif). Un texte où une rappeuse écrirait « je vais te larder le cul avec un couteau pointu parce que tu m’as pas vue » ou « Orelsan, spermato purulent ».
Ce texte n’existe pas mais les titres des « chansons » sont réels et je n’ai fait que transposer certaines de leurs paroles.

Imaginez un groupe qui se nommerait « Nique ton père ».

Imaginez la famille de Simone qui irait protester au tribunal contre sa condamnation injuste pour avoir dépecé son amant ou celle d’Elisabeth Cons-Boutboul qui ferait un sit-in devant le palais de justice pour crier à l’erreur judiciaire parce qu’elle a été condamnée pour avoir fait tuer son gendre (Je fais allusion à l’assassin de Sohane brûlée vive et à Amer Butt, l’agresseur de Chahrazad dont les familles et les amis se sont indignés de la condamnation des criminels).

Imaginez que le procès Papon n’ait pas eu lieu pour ne pas lui faire de publicité et que les criminels ne soient pas jugés afin de ne pas servir d’exemple.(Je fais allusion aux propos de ceux qui pensent que Orelsan est un mauvais rappeur qui ne mérite pas qu’on lui fasse de la pub)

Imaginez qu’on rende hommage à l’Assemblée Nationale à une députée qui se serait suicidée après avoir battu et tué son compagnon (Référence à Jean-Marie Demange, député UMP de Thionville qui a tué sa compagne après l’avoir battue et s’est suicidé en novembre 2008).

Imaginez une femme qui aurait assommé son ami, l’aurait abandonné sans soins, l’aurait laissé mourir et aurait reçu le soutien inconditionnel de ses amis pendant 4 petites années de prison (je fais allusion à Bernard Cantat, l’assassin de Marie Trintignant).

J’imagine et je ne fais qu’inverser des situations réelles vis-à-vis desquelles les réactions du public et des pouvoir publics sont plus que faibles, pour cause de banalité du sexisme.

Le rappeur Orelsan chante en toute liberté « Sale pute » et « Suce ma bite pour la Saint-Valentin » où il insulte, menace de « marie trintigner » sa « pute ». Il ne suffit pas de dire que c’est un mauvais rappeur et que nous ne devons pas en parler pour ne pas lui faire de la pub. Ce mec est un irresponsable et un pousse au crime dans une société qui méprise, discrimine, exploite, écarte, tue et viole ses femmes en continuant à penser qu’ « elles l’ont cherché » et que les injustices diverses dont elles sont victimes sont de leur responsabilité, voire de leur incapacité.
Ce type, avec sa diarrhée de haine autorise implicitement les jeunes gens qui ont déjà du mal à contrôler leur violence, à se laisser aller à battre, violer et tuer les femmes.

Le drame est que la plupart des jeunes ont tendance à relativiser le phénomène. Les jeunes filles exprimant leur dégoût pour ces vieilles féministes ringardes qui voient du sexisme -quel mot obscène !- là où il n’y en a pas et les jeunes gens qui croient que parce qu’ils les baisent sans être mariés, elles ont atteint le sommet de l’égalité.

La discrimination des femmes dans les études, l’éducation, les professions et la politique va de paire avec la violence sexiste, les propos inconsidérés du pape qui dit que l’avortement est plus grave que le viol, l’image des femmes dans les médias et la publicité, les blagues sur les blondes, la conviction populaire qu’une femme qui couche est une femme facile et que si elle se fait violer, c’est qu’elle l’a cherché. Tout cela concourt à déterminer la place des femmes dans la société et tous ces élements produisent une pensée cohérente et discriminatoire, la pensée sexiste.

Je pense que cette affaire ne doit pas trainer pour précisément limiter la publicité mais que le rappeur doit être inculpé rapidement pour trouble à l’ordre public et incitation au meurtre, qu’il soit condamné à des travaux d’intérêt public dans les services d’urgence qui accueillent les femmes battues et violées, les morgues où on lave le cadavre des femmes victimes de violence conjugale.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54019&id_forum=2067974&var_mode=recalcul#commentaire2067974

Communiqué de SOS SEXISME

(Docteure Michèle Dayras – 30 mars 2009)

Quand la Haine des femmes explose dans le rap…

On connaissait la peur ancestrale que les hommes avaient des femmes procréatrices de vie.

On savait la haine diffusée par le patriarcat via les monothéismes, depuis 6000 ans.

Mais on passait sous silence « la guerre des sexes » au pays qui a inventé « l’amour courtois » et la « galanterie ».

 

Les féministes pensaient que la mixité scolaire conduirait à la disparition des rapports de domination et à une meilleure compréhension entre les sexes. C’était sans prendre en compte le rôle néfaste de la Toile avec ses sites pornographiques qu’aucun gouvernement n’a osé supprimer au nom de la liberté d’expression (!) et parce que les hommes en sont de friands consommateurs (43% d’Internet).

 

La révolution cybernétique a délié la parole misogyne et libéré les actes sexistes, sans frein et sans contrôle. La pornographie et le rapp ont constitué la forme nouvelle d’éducation sexuelle des jeunes générations. Ils modèlent l’esprit des garçons en banalisant leur violence et constituent un puissant ferment de rupture entre les sexes, d’incitation à la haine sexiste et sexuelle, invitation à toutes les formes de bestialité et de barbarie à l’égard des femmes.

 

Dans notre monde moderne, la violence des hommes croit de jour en jour et commence de plus en plus jeune. Les tueries de Montréal et de Winnenden ciblaient les femmes. Il est vrai que les sanctions dérisoires contre les tueurs de femmes sont loin d’être dissuasives: Bertrand Cantat, 4 ans de prison!

 

Les chansons du rappeur Orelsan sont un exemple criant des dérives actuelles de notre société. « Sale pute » et « Suce ma bite pour la Saint-Valentin », d’une violence insoutenable, suintent la haine envers les femmes et sont de véritables appels au meurtre, passibles de sanctions pénales.

 

Que fait notre gouvernement qui a attribué à la lutte contre les violences faites aux femmes, le label de « Campagne d’intérêt général » pour 2009?

Il est vrai que l’Etat ne s’était pas mobilisé contre le rappeur états-unien Eminem, quand il a donné des concerts en France. Sa chanson culte expliquait pourtant comment tuer sa femme, lentement mais sûrement, pour en jouir au maximum… S’il s’était agi de détailler la manière d’humilier, de violer ou de mettre à mort un arabe, un noir ou un juif, on aurait interdit d’entrée ce rappeur ou fait annuler ses représentations, mais la dignité ou la mort des femmes… qui s’en soucie ? C’est pour cela qu’il n’existe toujours pas de Loi anti-sexiste !

 

SOS SEXISME demande aux instances politiques d’intervenir d’urgence pour interdire le spectacle du rappeur Orelsan au « Printemps de Bourges » financé par les fonds publics.

%d blogueurs aiment cette page :