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Archives de Tag: Canada

Rahaf, la jeune saoudienne en fuite est en route pour le Canada. Sauvée ?

A smiling Rahaf Alqunun received a bunch of flowers at the airport.

Saudi teen Rahaf Alqunun handed flowers at Toronto Airport

Ms Alqunun was too tired to speak to the media.

Dernières nouvelles. Rahaf est arrivée au Canada ce samedi 12 janvier vers 17 h. Elle a posé, radieuse, avec la ministre des affaires étrangères qui l’a accueillie. D’après ABCnews Canada, le changement de destination aurait été décidé pour des raisons d’urgence, l’Australie tardant à prendre sa décision. Lire https://www.abc.net.au/news/2019-01-13/rahaf-alqunun-arrives-in-canada/10711794  et https://ripostelaique.com/rahaf-saoudienne-18-ans-apostate-fugueuse-na-pas-demande-lasile-a-la-france.html

Rahaf Mohammed رهف محمد

Rahaf Mohammed رهف محمد

@rahaf84427714

Don’t let anyone break your wings, you’re free. fight and get your RIGHTS! Ne laissez personne briser vos ailes, restez libres, battez vous pour vos DROITS !

Rahaf Mohammed al-Qunun est une saoudienne de 18 ans qui a fuit son pays et sa famille pour avoir été séquestrée pendant 6 mois et être sous le coup d’un mariage forcé.

Alors qu’elle était en transit pour l’Australie à l’aéroport de Bangkok, les douaniers thaïlandais avaient confisqué son passeport (Pourquoi ? sur ordre des saoudiens ?) et envisageaient de la renvoyer en Arabie saoudite où elle était menacée de mort en tant qu’apostate et évadée de la tutelle masculine. Étourderie ou intention secrète, les officiers n’ayant pas confisqué le téléphone, la jeune fille devait envoyer des tweets pour faire connaître sa situation. Ces messages devaient être relayés dans le monde entier avec l’aide de dissidents musulmans et des deux amies déjà expatriées qui l’avaient aidée et encouragée dans sa fugue.

Rapidement, le HCR envoyait un émissaire et lui octroyait le statut de réfugiée ce qui empêchait la Thaïlande de procéder à son extradition. Alors que le peuple australien se réjouissait de donner l’asile à Rahaf, le gouvernement tergiversait alors que le temps manquait car le père et l’un des frères étaient arrivés à Bangkok pour la récupérer. Le père disant que sa fille avait fugué parce qu’elle se sentait « négligée » dans sa fratrie de dix. Le mensonge du père était patent puisque sa fille avait fait savoir qu’il l’avait séquestrée 6 mois après qu’elle eut renoncé à l’islam et coupé ses cheveux en signature de sa décision.

Le gouvernement australien est ami avec l’Arabie saoudite et les états du Golfe ce qui n’a pas empêché Bahrein de faire emprisonner en Thaïlande l’un de ses ressortissants, Hakeem Alaraibi, réfugié en Australie et joueur de foot dans l’équipe de Camberra. D’ailleurs, au moment où Rahaf tremblait de peur réfugiée dans un réduit de l’aéroport, la ministre australienne des affaires étrangères se trouvait à Bangkok pour négocier la libération du joueur. Peut-être que demander une libération et accorder le staut de réfugié dans le même temps était diplomatiquement impossible ?

Le temps passant, Rahaf al-Qunun voyait ses risques d’être expulsée par les thaïlandais s’accroître et c’est alors qu’intervint Justin Trudeau qui en deux temps trois mouvements accorda le droit d’asile à l’adolescente qui prit l’avion dans la foulée.

Pendant son confinement à l’aéroport de Bangkok, Rahaf est restée en compagnie de la journaliste australienne Sophie MacNeill qui l’a soutenue et créé un tweet #saverahaf qui est toujours en activité et permet de suivre les péripéties de la fuite de la petite saoudienne

La fugue de Rahaf a rappelé la terrible condition des femmes saoudiennes dont près de 600 avaient fui le pays en 2015. Des féministes qui militaient pour le droit de conduire, contre la tutelle masculine et leurs droits en général sont toujours enfermées dans des geôles où elles sont torturées. Les fugueuses qui ont été renvoyées dans leur pays ont disparu. Après l’assassinat du journaliste Kashoggi les tentatives de fuite sont d’autant plus nombreuses que les sujets de MBS sont terrorisés, à commencer par les femmes dépourvues d’autonomie et de droits.

La presse francophone n’a pas beaucoup relayé le drame de Rahaf alors que la presse anglophone a suivi le cas de très près, sans doute parce que la jeune femme s’exprime en anglais mais peut-être pas seulement, la France évitant de contrarier sa communauté musulmane et ses amis saoudiens.

Le Canada ayant connu plusieurs cas de crimes d’honneur, on peut douter de la réelle sécurité de Rahaf, aussi faut-il continuer à la suivre, la veiller et la soutenir.

 ‎@Sophiemcneill

https://twitter.com/search?q=%23SaveRahaf

La Connectrice

Gynécide. 14 élèves ingénieures assassinées . Québec 06/12/1989

Demain sera célébrée la mémoire des 14 élèves ingénieures, jeunes femmes assassinées parce que méritantes,  le 6 décembre 1989 à l’école polytechnique de Montréal au Québec, par un homme musulman malade de la haine des femmes qu’il rendait responsables de ses échecs personnels. Il considérait que les féministes avaient pris sa place quand il avait été recalé à polytechnique ou dans l’armée. Il s’est suicidé son crime accompli mais il avait laissé un document établissant ses motivations.

A l’époque, ses origines  musulmanes algériennes n’avaient pas été relevées ni le fait qu’il avait été abandonné par son père reparti en Algérie. Il n’avait alors que 7 ans et il choisit plus tard de porter le nom de sa mère, Monique Lépine québécoise. Or nous savons aujourd’hui combien les musulmans méprisent les femmes et contestent leur autonomie et leur indépendance. Nous savons aussi quelles difficultés rencontrent les enfants nés de couples mixtes, issus de cultures différentes comme l’islam et le christianisme . Nous avons à connaître de nombreux cas en France tout au long de l’année, ces jeunes qui peinent à trouver et accepter leur identité. On notera également que le crime de Gamil Gharbi, alias Marc Lépine a été glorifié par des groupes masculinistes extrémistes et qu’il demeure dans leur mémoire tel un héros. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

Le groupe Osez le féminisme appelle à manifester demain mercredi 6 décembre à 19h Place du Quebec (En face de l’église Saint Germain des Près, Paris 6ème) pour commémorer ce massacre anti-féministe et réaffirmer notre détermination à lutter contre les féminicides.

Pour en savoir plus

Image may contain: 14 people, people smiling, text

Il y a 28 ans : le feminicide de l’école Polytechnique de Montréal. 

Marc Lépine, un jeune homme qui avait été recalé à l’examen d’entrée, entre un matin dans l’établissement. Il demande aux hommes de sortir des salles de cours et massacre des étudiantes au cri de “je hais les féministes”. Il tue 14 jeunes femmes et fait 10 blessées, puis se suicide. 14 femmes tuées parce que femmes.

Si son acte a été présenté comme celui d’un fou, Marc Lépine l’avait prémédité et longuement préparé. Dans son manifeste, qui ne sera révélé qu’un an plus tard, Marc Lépine explique que les élèves ingénieures veulent “prendre la place des hommes” en exerçant un métier auquel ils devraient accéder de façon exclusive. Tuées parce que femmes, accédant à des droits.

Ce n’est pas un hasard si des groupes masculinistes, dits de “défense des droits des hommes”, nord-américains en ont fait un héros et commémorent ce massacre comme une fête.

Andrea Dworkin, le 6 décembre 1990, venait commémorer devant 500 personnes le massacre des 14 femmes par un anti-féministe, et déclarait :

« Bien des gens nous ont invitées à convenir que les femmes font des progrès, à cause de notre présence visible dans ces lieux où nous n’étions pas auparavant. Et celles d’entre nous que l’on dénonce comme radicales avons répondu : « Ce n’est pas comme cela que nous mesurons le progrès. Nous comptons les viols. Nous comptons les femmes agressées par leur mari. Nous tenons le compte des enfants violés par leurs pères. Nous comptons les mortes. Et quand ces statistiques commenceront à changer de façon significative, alors nous vous dirons si l’on peut ou non mesurer des progrès. »

1989-2005, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes au Québec. Et depuis 2005 ? et dans le monde entier ?

Communiqué

791

C’est le nombre de femmes et d’enfants aux noms connus à voir été tué-es par
des hommes ou des inconnus au Québec depuis le 6 décembre 1989. Beaucoup
d’autres victimes ont disparu sans laisser de trace ou n’obtiennent même pas
l’ultime respect de voir leur nom rendu public : femmes autochtones, immigrantes, âgées, et mineurs.

Le 6 décembre est le jour où un masculiniste de 25 ans s’est rendu abattre
Maryse Laganière, une employée du Service des admissions de l’École
Polytechnique, puis 13 étudiantes, en accusant ces femmes d’être des
féministes ayant « ruiné sa vie ».

L’assassin – un décrocheur – avait vu sa candidature rejetée par le
Service des admissions de Poly, ce que la direction de l’établissement a
toujours refusé de reconnaître publiquement.

Il en était venu à assimiler aux bien minces progrès des femmes ses échecs
personnels, de façon tout à fait conforme aux propos haineux et
jusque-au-boutistes que le mouvement antiféministe sert aux hommes depuis
déjà une cinquantaine d’années, notamment dans les pages des magazines de
style Playboy et Hustler.

Marc Lépine a laissé derrière lui un manifeste masculiniste que
l’organisation de pères divorcés L’Après-Rupture affiche encore fièrement à
ce jour sur son site Web (http://www.lapresrupture.qc.ca/GerardLevesque_juillet25.htm ).

Lépine y avait dressé une liste de 19 « viragos » à abattre dont il se
désolait de ne pas avoir eu le temps de les envoyer « Ad Patres » (aux Pères) :
journalistes engagées, premières femmes à avoir percé dans des domaines
traditionnellement réservés aux hommes (scénariste, pompière, comptable,
etc.)… on y trouvait même le nom du Collectif masculin contre le sexisme !

Si les masculinistes ciblent spécifiquement des féministes et des
intervenantEs engagéEs au respect droits des femmes harcelées et violentées
par certains hommes, l’analyse des conditions dans lesquelles femmes et
enfants continuent à mourir d’année en année aux mains d’hommes haineux –
détails sur le site du CMCS – montre bien que cette violence est ancrée dans le maintien des privilèges traditionnellement accaparés et protégés bec et ongles par les hommes dans la sphère dite privée. Pas par tous les hommes, mais par tous ceux qui
exercent ces privilèges, pratiquement impunément.

C’est dire que la reprivatisation actuelle des questions de violence faite aux femmes et aux enfants – notamment au nom des Droits du Père ou en montant en épingle un « désarroi masculin » ou sous prétexte de quelque « thérapie »- bidon – demeure un très grave risque, surtout à l’heure où les hommes s’enseignent mille et une tactiques d’imposition de leurs « droits d’accès » à des ex-conjointes et à des enfants, notamment dans un chantage destiné à minimiser leurs responsabilités financières.

Il faut donc se montrer particulièrement critique des projets gouvernementaux actuels de retrait des enfants à leurs mères pour les remettre à n’importe quel homme (renforcement imminent des pouvoirs de la DPJ), des tentatives d’abolition du droit à la garde d’enfants au moment du divorce (projet fédéral de réforme de la Loi sur le divorce) et des coups de force médiatiques concernant les « pères empêchés de ’voir’ leurs enfants », même quand ces hommes sont des agresseurs reconnus.

Si l’on ne prend pas au sérieux la violence psychologique et physique que vivent femmes et enfants dans le privé, si on ne multiplie pas les efforts pour les appuyer et pour tenir compte de leur expérience vécue avant de nouveaux meurtres, ces violences s’étendront graduellement à la sphère publique, sous le couvert de nouvelles lois d’inspiration masculiniste, encore plus contraignantes pour femmes et enfants et destructrices du tissu social.

Le tout au Nom du Père.

Depuis 1989, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes – Sur le site du CMCS

Martin Dufresne

  • Tuerie de lÉcole Polytechnique de Montréal

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1132835

Québec. La neige est arrivée au lac Saint-Jean

Disparition. Hommage à Leonard Cohen

Source photo http://www.rollingstone.com/music/features/inside-leonard-cohens-late-career-triumph-w447921?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Le grand troubadour s’est envolé dans les nuages…Il avait 82 ans et des millions de fans à travers le monde.

RIP Léonard004

Photo Marion

Site officiel https://www.leonardcohen.com/

  • Suzanne, la chanson préférée des fans, live Isle of Wight 1970

 

  • Suzanne est morte, « So long Marianne »
  • Hallelujah

  • Dance Me to the End of Love

  • I am your man

  • Take this waltz

Le Québec revendique une laïcité « à la française », les Musulmans s’insurgent

Qui n’a pas encore compris que les Musulmans avaient déclaré la guerre sainte, le Djihad, au monde non musulman et qu’ils étaient en état d’insurrection ?

Tous les jours en France, des Musulmans refusent nos lois, rejettent les valeurs de notre république, insultent et agressent les représentants de l’ordre et de la loi avc la certitude de l’impunité garantie par Mme Taubira et la couardise du pouvoir qui capitule par peur, officiellement « par souci d’apaisement ».

Nos cousins québécois sont aux prises avec les mêmes problèmes. Il sera intéressant d’observer comment ils réagissent. Déjà, depuis plusieurs années, des voix s’élèvent contre « les accommodements raisonnables » avec l’Islam.

Je leur souhaite de faire mieux que nous, ce n’est pas difficile …

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/montreal-manifestation-contre-l-interdiction-des-signes-religieux-15-09-2013-3138523.php

Une manifestation à l’appel d’un collectif musulman a rassemblé quelques milliers de personnes samedi à Montréal pour protester contre le projet du gouvernement québécois de bannir les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique.
Le gouvernement indépendantiste de la province du Québec a présenté il y a quelques jours une « charte des valeurs » du Québec dont un volet porte sur une proposition controversée sur l’interdiction faite aux agents de la fonction publique de porter des signes religieux comme la kippa, le hijab ou le turban. 

 « Non, non à la charte » ou « Marois, ta charte, on n’en veut pas », ont scandé les manifestants en référence à la « charte des valeurs » de la Première ministre du Québec Pauline Marois.

A la fin de la manifestation, Adil Charkaoui, un porte-parole du « collectif québécois contre l’islamophobie », a harangué la foule, en grande majorité des musulmans, en leur promettant d’aller devant les tribunaux pour contester une loi qui ne sera discutée à l’Assemblée nationale de Québec qu’à l’automne.
Appelés à manifester avec les musulmans, les associations juives avaient décliné cette invitation en raison de la fête de Yom Kippour.
Avec cette « charte des valeurs », le gouvernement Marois a clairement annoncé son intention de défendre l’idée d’une laïcité « à la française ».
En France, beaucoup « disaient que c’était l’Apocalypse, que les écoles allaient se vider, mais en fait le bilan de l’expérience française nous montre que la vaste majorité des étudiantes qui étaient concernées par l’interdit (de porter le voile islamique, ndlr) ont accepté finalement de renoncer à leur voile », a confié dans un entretien à l’AFP le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville.
« C’est un choix de société que vous avez fait en France, au nom de la République, pour le Québec c’est au nom d’un choix collectif et de certaines valeurs que nous souhaitons affirmer », a-t-il poursuivi.
Les manifestants de samedi ont, au contraire, dénigré la laïcité « à la française » en criant « Le Québec, c’est pas la France » afin de réaffirmer leur attachement à la liberté d’afficher leur religion sur leur lieu de travail.

 

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