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Archives de Tag: Causeur

#balancetonporc. Des hommes se victimisent pour étouffer la voix des victimes

Le formidable élan de délivrance des femmes victimes de harcèlement sexuel trouve un triste et minable écho chez des hommes qui adoptent une position victimaire. Dommage, très dommage pour eux qui ne comprennent pas qu’ils ont tout à gagner d’une amélioration pacifique des relations femme/homme. Mais ce qui est plus grave est qu’ils défendent les harceleurs avec les mêmes arguments que ces derniers utilisent pour étouffer la parole des femmes qu’ils agressent sexuellement.

Ce matin sur Sud Radio passionnant débat à propos de #balancetonporc dans lequel le donneur de leçon Régis de Castelnau, bien qu’élevant sa grosse voix et s’abritant derrière un savoir cautionné -selon son aveu- par l’existence de 4 filles et 2 petites filles, a trouvé une brillante répartie de Fathia Boudjalat et Valérie Expert. Bravo les filles !

Régis de Castelnau ne craint pas de se déjuger, ce qui démontre sa confusion mentale sur le sujet, car il commence son intervention en désignant le féminisme victimaire pour poursuivre dans le machisme victimaire. Vous l’avez compris, aujourd’hui les véritables victimes du harcèlement sexuel ne sont pas les femmes qui dénoncent son emprise mais les hommes qui se sentent pointés du doigt. A ce propos Valérie Expert rappelle pertinemment dans le débat que sur plus de 200 000 twitts #balancetonporc, on ne trouve que 5 noms d’hommes.

Régis de Castelnau, avocat, sévit régulièrement dans le magazine Causeur pour défendre les clients de prostituées, la prostitution, les harceleurs comme Baupin et Weinstein en s’abritant derrière la loi. Dura Lex sed Lex. Ce faisant, Monsieur de Châteauneuf  vous négligez, quand cela sert votre idéologie machiste honteuse, le fait que la loi est sujette à interprétation ce dont témoigne la jurisprudence et aussi qu’elle est sujette à évolution en fonction des opinions et nécessités du contexte sociétal.

Monsieur de Châtauneuf se pose déjà en avocat du macholand, prêt à défendre tous ces pauvres hommes victimes de délation, de dénonciation calomnieuses, innocents désignés coupables par la furie de centaines de milliers de twitteuses qui les accuseraient par frustration, haine du mâle, féminisme outrancier, féminisme victimaire, vengeance et pur abus de situation dominante par le bruit et le nombre.

Ecoutez les propos de Régis de Castelanu et les arguments de Fathia Boudjalat et Valérie Expert. https://www.sudradio.fr/le-10h-12h-158 à partir de 15’24.

Surtout, Mesdames, ne lâchez rien, continuez à twitter #balancetonporc ou #moiaussi, nôtre parole doit se multiplier. Refusons de laisser étouffer notre juste protestation contre des habitudes culturelles machistes, épiphénomène du mépris dans lequel trop d’hommes veulent nous maintenir afin de nous exploiter économiquement, sexuellement et psychologiquement (la fameuse charge mentale). Il n’y a qu’un tout petit pas du harcèlement sexuel à l’absence de parité, l’absence de femmes aux postes de direction du CAC40, l’absence d’égalité salariale, l’absence d’égalité économique, l’absence des femmes dans les écoles et emplois d’ingénieur, l’absence des femmes à la présidence de la République depuis qu’elle existe

La cause animale est un sujet politique. Qu’en pense vôtre chien Figaro Président Macron ?

Publié le

Malgré de petites avancées législatives sur la cause animale grâce a des études, des pétitions, des manifestes et des actions d’information, nous sommes loin du compte. L’utilité et l’intérêt de l’animal qui est aussi celui de l’humain ne passionne pas les politiques et les amis des animaux crient dans le désert.

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Dame de compagnie de ma chienne, je suis confrontée chaque jour à l’indifférence des responsables pour la dyade que forme le couple humain/chien, à l’ignorance des gens qui les rend méchants,  méprisants, intolérants et hostiles. Par exemple, Paris est la seule capitale d’Europe dénuée de parcs canins dignes de ce nom. Dans le 19ème arrondissement,  nous disposons en théorie d’un parc canin installé à la périphérie de l’arrondissement, sans accès public autorisé puisque les transports publics refusent les chiens moyens et grands qui ne rentrent pas dans un petit sac. De surcroît, ce parc excentré n’est pas équipé de bancs, de point d’eau, de poubelles en nombre suffisant ni de lumière le soir. Encore une fois les autorités persistent à ignorer qu’au bout d’une laisse, il y a un humain qui flâne, se réjouit du paysage, admire la végétation, se grise du parfum des fleurs, bavarde avec ses semblables, joue avec son animal qui lui-même joue avec ses congénères. Ce genre de fête paisible et discrète ne compte pas pour Paris c’est la fête qui se doit d’être obligatoire, bruyante, tapageuse, perfusée de DMDA, d’alcools avec les vomissures et les incivilités agressives qui en résultent .

La question animale est un sujet plus qu’écologique, mais apparemment moins écologique que bronzer à poil à Paris (et détruire l’écosystème du lac Daumesnil à cet effet), rouler à bicyclette sur les trottoirs au détriment des piétons, empester les citoyens avec les odeurs nauséabondes et les pétarades des motos et autres cyclomoteurs, construire autour des arbres des barrières à l’OK coral au prétexte de végétaliser c’est à dire semer sans repiquer et laisser radis et choux mourir de soif et de manque d’espace, etc. des enclos qui servent surtout de poubelles et qui doivent être repensés à nos frais puisque récemment ils ont été sciés à la base…

L’article qui suit fait le point sur le combat pour la cause animale et nous présente le manifeste de la philosophe Corine Pelluchon.

Emmanuel Macron étant propriétaire de Figaro dogue argentin, sera-t-il défenseur de la cause animale, de tous les animaux ? A suivre.

La Connectrice

L’homme ne peut plus être un loup pour l’animal

Un manifeste réaliste pour nos amies les bêtes

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l’édition.

Publié le 07 mai 2017 / Politique

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Si le goût assumé pour la salade au quinoa ne garantit pas (encore) l’accession à la présidence de la République, les candidats auraient néanmoins eu intérêt à tendre l’oreille vers les électeurs sans voix. Les défenseurs de la cause animale ne ménagent pas leurs efforts pour l’inscrire sur le calendrier politique à coup de pétitions et d’initiatives diverses. Ces temps-ci, nos amis les bêtes en ont inspiré une pléthore : en octobre 2013, nous avons vu paraître le « Manifeste des 24 intellectuels » pour changer le statut juridique des animaux. Une année plus tard, Franz-Olivier Giesbert mobilisait le gotha de l’intelligentsia avec son Manifeste pour les animaux.

En octobre dernier, une vingtaine de personnalités scientifiques a demandé, dans une tribune au Monde, la création d’un Secrétariat d’Etat à la condition animale, tandis que 26 ONG de protection animale appelaient à inscrire la condition animale au débat politique. Entre temps, le premier Parti animaliste de France était fondé, en mars 2016. Et voici que la philosophe politique, Corine Pelluchon, publie un Manifeste animaliste pour « politiser la cause animale », justifié par un constat amer : « Nous n’avons jamais autant débattu des conditions de vie et de mort des animaux, mais dans les faits rien ne change pour eux ».

Pour le code civil, l’animal est désormais un « être vivant doué de sensibilité »

Certes, les avancées sont maigres, si on se réfère à la modification du code civil, lequel qualifie désormais l’animal d’« être vivant doué de sensibilité » dont on reconnaît la valeur intrinsèque et non plus uniquement la valeur marchande. Reste à savoir en quoi un énième fascicule sur le sujet serait utile. La réponse est claire : pour une fois, la défense de la cause animale ne vise pas au demeurant à supprimer les humains, ni même à les stigmatiser comme une race de barbares ensanglantés. « La tyrannie du bien est souvent le masque de la présomption. Elle est assurément la tentation à laquelle cède tout individu enclin à mirer sa vertu ou sa pureté dans les vices ou l’impureté d’autrui. Parce qu’il a besoin d’écraser les autres, il trouve ainsi dans la cause animale un exutoire à ses passions tristes. », écrit la philosophe. Soyons d’accord. Ce qui est dit donne envie d’en entendre d’avantage.

En effet, le manifeste de Corine Pelluchon sonne un peu comme « Imagine » de John Lennon. Il y a notamment ce passage, beau à en pleurer, sur notre sentiment humain de pitié : « Celle-ci désigne la répugnance innée que l’on éprouve devant tout être sensible en proie à la souffrance ». Les djihadistes trouveraient à y redire. Mais les gens de bonne volonté que nous sommes peuvent accepter d’imaginer la vie antérieure d’une tranche de jambon pour vite constater les aberrations qui ont conduit à sa production. Les bêtes bourrées d’antibiotiques auxquelles les humains résistent de mieux en mieux, l’attrayante couleur rose obtenue par l’ajout du cancérigène nitrite de sodium, les ouvriers des abattoirs malmenés par des cadences infernales au travail et les éleveurs insolvables. Dante n’a décrit que neufs cercles de l’enfer, en voilà le dixième. Corine Pelluchon tend la main pour nous sortir de là, en proposant une évolution politique et sociétale à long terme, en accord avec les attentes de la majorité des Français. Car, reconnaît-elle, « la plupart des citoyens ne sont pas des ennemis des animaux, mais des individus capables de cloisonner leur vie morale et psychique ».

Des sujets politiques comme les autres

Mais comment agir concrètement quand ni la compassion, ni l’argumentation rationnelle, ne sont suffisantes pour corriger nos habitudes ? La philosophe veut politiser la question animale. A nous les humains de nous demander, non sans appréhension, ce que cela signifie. Pas de panique. Corine Pelluchon distingue avec nuance le statut de citoyen et celui de sujet politique. Si nos chiens ou nos chats ne sont pas nos concitoyens « parce qu’ils ne se pensent pas eux-mêmes comme faisant partie de notre communauté politique », ils sont bel et bien des sujets politiques, « puisqu’ils ont des intérêts à défendre, des préférences individuelles et qu’ils ont la faculté de les communiquer », sous réserve que leurs conditions de vie le leur permettent. Une telle position implique justement la transition vers une société capable de concilier nos droits et les intérêts des animaux. Ceci à raison d’une remise en question d’une conception élitiste, donc spéciste, de l’humain, qui fera grincer les dents de certains. N’en déplaise aux féministes, avec la cause animale c’est un peu comme avec l’émancipation des femmes, laquelle n’aurait pas été possible sans l’engagement de quelques hommes. A défaut d’humains qui bataillent pour la reconnaissance des droits des animaux, ceux-ci ne sauraient se défendre. Les spécistes, dont le point de vue attribue à l’espèce humaine un statut supérieur, y verront un argument en faveur de leur position et n’auront peut-être pas complètement tort.

A ce propos, il convient de saluer l’effort de l’auteur pour éclairer les termes du débat, à l’aide d’un mini-dictionnaire. De même que donner des exemples sur la manière dont la politisation de la cause animale pourrait opérer. L’abolition de l’esclavage en est un des plus éloquents car loin d’être consensuelle à l’époque. La vision de Lincoln a néanmoins atteint ses objectifs, en tablant sur la nécessité de refonder le monde social. A présent, le système établi sur l’exploitation insensée d’êtres vivants et sensibles, ne nous est bénéfique qu’en apparence. « A qui profitent les fermes-usines, quand on sait que les ouvriers agricoles doivent castrer à vif les porcelets, qu’ils mettent des boules Quiès pour ne pas entendre leur cris, se transforment en tueurs pour éliminer ceux qui ne sont pas « conformes » et que le lisier est à l’origine d’une pollution des nappes phréatiques et de la profusion d’algues dangereuses pour la santé ? », demande la philosophe.

Interdire l’abattage sans étourdissement préalable

Laissons les intégristes vegan se déchaîner dans leur coin. C’est parce que la proposition de Corine Pelluchon reste mesurée qu’elle a des chances d’être réalisée un jour. Le besoin de deux temporalités dans l’action le prouve bien. Premièrement, il s’agirait de promouvoir davantage le « welfarisme », c’est-à-dire le courant de l’éthique animale qui prône l’amélioration des conditions de vie des animaux. Le retour vers l’élevage extensif en est une des mesures pratiques, surtout qu’il s’accompagnerait de politiques adéquates à l’adresse des professionnels. Bien qu’il soit évident qu’en sortie de crise songer à des aides financières destinées à élargir un mode de production moins nuisible ou à faciliter la reconversion des éleveurs relève de l’utopie, les exigences de nous tous vont dans ce sens. 88% des Français estiment en effet que le bien-être des animaux d’élevage devrait être mieux protégé, selon une enquête Eurobaromètre de 2016. D’autres dispositions concrètes envisagées par la philosophe paraissent non moins populaires. Interdire la chasse à courre ? Nous sommes 79% à l’approuver. Mettre fin à l’abattage des animaux sans étourdissement préalable ? 72% des Français votent « pour », en dépit de la sensibilité du sujet par rapport aux questions religieuses qui y sont liées. Sinon, qu’on se dise enfin que ni nos traditions ni notre héritage culturel ne disparaîtront avec la fermeture des delphinariums et la suppression des corridas. Et si un tiers des Français avoue orienter son vote en fonction de la sensibilité des présidentiables à la question animale, il ne faut pas y voir un signe majeur de la sensiblerie nigaude de notre époque, mais plutôt une aspiration à nous réconcilier avec une partie de nous-mêmes, la plus humaine justement.

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Macron au mémorial de la Shoah. Hypocrisie et désinvolture

Publié le

Présidentielle 2017 : le CFCM appelle les musulmans à voter Macron

Macron avec les machos du CFCM Conseil français du culte musulman le 19 avril 2017

Le candidat Macron a été verser un hologramme de larmes virtuelles au mémorial de la Shoah alors que ses alliances avec des musulmans intégristes et racistes démontrent qu’il ne se soucie pas de cet antisémitisme qui a repris du poil de la bête immonde avec l’islamisation de la France.

Le candidat Macron a-t-il évoqué les milliers de Français israélites qui quittent chaque année la France pour échapper au sort de Ilan Halimi et, le mois dernier, à celui de Sarah Lucie Halimi défenestrée parce qu’elle était juive comme à des menaces, insultes et harcèlements quotidiens ? Ce champion de l’économie a-t-il promis d’assurer la sécurité d’une communauté dont les brillants cerveaux fuient outre Atlantique ou en Israël ?

Macron n’a été sincère que lorsqu’il a été en Algérie accuser la France et les Français d’avoir commis un crime contre l’humanité en colonisant une Algérie qui, pourtant n’existait pas en 1830. Son entourage de djihadistes prouve qu’il compte essentiellement sur le pauvre « Autre », ce pauvre musulman victime éternelle de notre pseudo racisme islamophobe, pour se faire élire. Que dit-il des persécutions universelles des femmes  Rien il leur préfère le jeune mâle bronzé qui vole, viole, trafique et encombre nos prisons. Ses accommodements déraisonnables avec les musulmans promettent aux juifs, aux chrétiens, aux homosexuels (attention à vous messieurs Bergé, Lang, Delanoë, Frédéric Mitterrand, Bruno Julliard, Christophe girard, etc.) et aux femmes blanches le Jahannam . Un comble quand on porte le prénom d’Emmanuel, (Emmanuel est dérivé de l’hébreu « ‘Imanou El » (עִמָּנוּ אֵל) : « dieu avec nous » (Isaïe, 7, 14). )

Si vous désirez en savoir plus sur l’entourage islamiste d’Emmanuel Macron, voici quelques liens :

La Connectrice

l’indécente visite d’Emmanuel Macron au Mémorial de la Shoah

Que fera-t-il pour protéger les Français juifs d’aujourd’hui?

Barbara Lefebvre
est enseignante.

Publié le 02 mai 2017 / Société  http://www.causeur.fr/emmanuel-macron-memorial-shoah-44081.html/comment-page-1#comments

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L’indécence du lamento sans larme des politiciens qui visitent le Mémorial de la Shoah atteint ses limites quand tout le gratin communautaire se presse servilement autour d’un candidat à la présidentielle à sept jours du scrutin. Spectacle navrant que celui offert ce dimanche aux yeux des Français et parmi eux des Français juifs. Propos d’une banalité affligeante, réitération sans fin et sans effet des mêmes formules creuses : devoir de mémoire, plus jamais ça, victimes de la barbarie, etc. Ca fait trente ans que les politiques les répètent, accompagnés du rassurant « les Juifs ont toute leur place en France ». Encore heureux et « bien le merci » d’accorder aux Français juifs, enracinés depuis des siècles dans ce pays, une place de citoyens à part entière.

Ils l’ont méritée par leur loyauté indéfectible à la République laïque, par leur assimilation profonde à l’univers culturel français et par leur contribution à son rayonnement mondial. Ils l’ont aussi méritée car ils ont combattu pour elle lors de deux guerres mondiales, y compris comme volontaires et résistants en 1940 quand rien ne les y obligeait sinon l’amour de la patrie. La fidélité et la reconnaissance envers ce pays qui avait fait d’eux des citoyens émancipés. Le patriotisme des juifs de France ne s’est jamais démenti, et c’est bien ce qui rend leur amertume actuelle si grave, si bouleversante, si alarmante.

La peste d’aujourd’hui n’est pas brune

Et de cela Emmanuel Macron ne parle pas, ni même ne l’évoque. La présente souffrance patriotique des Juifs de France est un secret qu’on étouffe. Au sein même des instances communautaires, on fait tout ce qu’on peut pour apaiser cette souffrance qui vire à la colère à mesure que l’on compte les morts. Oui en France, depuis 1945, on a tué des Juifs parce qu’ils étaient juifs et jusqu’à preuve du contraire, leurs assassins n’étaient ni des néonazis, ni des militants frontistes. L’antisémitisme de l’extrême-droite nous le connaissons, c’est le vieil antisémitisme antidreyfusard, des Drumond et du père Le Pen et ses acolytes Gollnisch et Soral. Il radote ses vieilles rengaines et l’Europe s’est bien armée contre lui. Elle a inventé l’antiracisme. Et voilà que l’antiracisme sert maintenant de paravent aux nouveaux antisémites des Indigènes de la République, de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), du Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), des Barakacity et autres associations musulmanes soi-disant occupées à réduire les inégalités et les discriminations dont sont victimes les musulmans de France.

Ces « antiracistes » là déploient depuis trente ans sur notre territoire un tout autre discours que le plus jamais ça. Leur haine de l’Occident impérialiste, leur délire complotiste nourri au Protocole des sages de Sion ont gangréné les esprits, se sont diffusés dans les « Territoires perdus de la République ». Nous en avons témoigné, nous continuons de le faire. On nous traite de pompiers-pyromanes. Pourtant cette idéologie de haine a produit les Youssouf Fofana, Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, les Kouachi, Nemmouche. Ce sont eux les assassins des Français juifs des quinze dernières années.

La Shoah sert à couvrir d’un voile pudique le nouvel antisémitisme qui se répand comme la peste en Europe. Et elle n’est pas brune, n’en déplaise à Messieurs Fredj et Macron unis dans la mise en scène indécente de cette visite au Mémorial de la Shoah en pleine campagne électorale. Les six millions de Juifs assassinés parce que juifs – et pour ce seul motif – sont les victimes de l’antisémitisme européen que l’extrême-droite a porté à son paroxysme criminel et dont les signes annonciateurs existaient avant le nazisme.

Elle s’appelait Sarah Lucie Halimi…

Les Français juifs d’aujourd’hui sont majoritairement d’origine séfarade. Les Juifs du monde arabe ont une autre histoire, qu’on ne veut pas entendre, une autre mémoire que personne ne veut défendre. Ils ont aussi un autre regard sur cette instrumentalisation infâme de l’histoire des Juifs qui sévit depuis trente ans en Europe. Ils regardent en face la haine antijuive qu’ils retrouvent en France dans les yeux de ce voisin musulman qui traite sa voisine sexagénaire de « sale juive » pendant des mois, jusqu’au jour où il l’assassine en la défénestrant. C’était il y a un mois. Elle s’appelait Sarah Lucie Halimi. M. Macron n’a pas pensé à elle dimanche au Mémorial de la Shoah. M. Fredj non plus trop occupé à envoyer le message du « vote utile contre la peste brune ». Moi c’est à elle que j’ai pensé. A Ilan, à Arieh, à Myriam, à tous les autres morts et aujourd’hui enterrés en Israël.

Alain Finkielkraut commente le duel opposant… par causeur

Car cela aussi M. Macron ne s’en inquiète pas : de plus en plus de familles désespérées de voir la France se perdre par aveuglement munichois, préfèrent enterrer leur mort ailleurs que sur leur terre natale. Cela en dit beaucoup sur l’état de la France et sur le lien qui se délite entre elle et les Français juifs, de classe moyenne et de petite condition abandonnés car démographiquement insignifiant. Ils sont nombreux à refuser que dans quelques décennies leurs tombes et celles de leurs proches ne soient au mieux abandonnées au pire profanées comme elles le sont partout où les Juifs ont existé et d’où ils furent chassés ou exécutés. De la Pologne à l’Algérie en passant par l’Ukraine et l’Irak.

Macron ne connait pas le sens du terme « crime contre l’humanité »

Après les Arméniens qui ont eu droit à leur dépôt de gerbe, la Résistance et les civils assassinés d’Oradour-sur-Glane, c’était donc le tour des Juifs. Incontournable dans l’esprit de celui qui a besoin de mobiliser contre l’extrême-droite avant dimanche 7 mai. C’était utile, comme le vote qu’il nous supplie de lui accorder pour éloigner le bruit des bottes qu’il est le seul à entendre. Pour l’instant ce qu’on a entendu, c’est le bruit de la kalachnikov et contre ce bruit-là ce n’est pas l’appel à « voter Macron » d’Hani Ramadan et de l’UOIF qui rassureront les indécis, habités par l’envie de s’abstenir…

Emmanuel Macron, on le sait, ne connaît pas le sens du terme « crime contre l’humanité », peut-être à l’occasion de ces trois déplacements d’entre-deux-tours en aura-t-il compris le sens ? Il aura peut-être saisi combien son parallèle entre la colonisation et le crime contre l’humanité était inacceptable, inaudible, insultant. Peut-être… Ce qui est sûr en revanche, c’est que pas une fois, au cours de ses divers échanges avec les représentants communautaires ou au cours de sa campagne, il n’aura dit aux Juifs de France qu’il avait conscience de la menace vitale qui pèse sur eux et qu’il avait un plan efficace pour lutter contre elle.

Macronisme. Amalgame entre colonisation et extermination

Alain Finkielkraut et la colonisation : « La fusée Macron s’est ensablée en Algérie »

Alain Finkielkraut et Nuit Debout. Le courage de l’intelligence et la lâcheté de la bêtise

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Hier soir, Alain Finkielkraut s’était rendu au rassemblement de Nuit Debout pour comprendre ce qui se passait sur le terrain et par lui-même.

Accompagné de son épouse, il voulait seulement écouter et n’avait pas du tout l’intention de prendre la parole. L’eut-il fait, cela n’aurait été que conforme à cette démocratie populaire dont prétendent ressortir les Nuideboutistes.

En fait de démocratie et de liberté d’expression le philosophe fut proprement interdit de présence et de parole.

Reconnu, il fut hué, insulté et souillé par le crachat d’un quadragénaire. Le service d’ordre l’escorta hors de la place de la République sur le boulevard « pour sa sécurité ».

La première personne à l’avoir insulté aurait posté des propos antisémites sur son blog et se dirait  » Jeune communiste » alors que Nuit Debout se clame sans parti …

On pourra entendre le témoignage d’Alain Finkielkraut dans l’émission « L’esprit de l’escalier » Il y raconte en détail sa soirée à Elisabeth Lévy de « Causeur ».

https://youtu.be/XNzHeNq14ZM

Je comprends parfaitement la démarche courageuse d’Alain Finkielkraut, ancien gauchiste de mai 68 qui, à la différence de beaucoup de ses semblables n’a pas chercher à accumuler des devises au Panama mais creusé, avec l’or de sa réelle intelligence, les évolutions sociétales et défendu avec constance les vertus de l’éducation et de l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Le philosophe aurait pu, comme nombre d’autres intellectuels, militants et politiques réfléchir confortablement à son bureau, à l’abri des crachats, en se basant uniquement sur les dires des médias, des interprétations des interprétations des faits, des rapports de témoignages choisis et des rediffusions de tout ce qui se diffuse d’après les histoires de témoignage de témoins. La vérité des uns et des autres ne lui suffisant pas, expression d’une rare honnêteté intellectuelle, il voulait voir et entendre les réalités de Nuit debout.

Moi aussi, je veux pouvoir évaluer de mes yeux et de mes oreilles ce qui se passe place de la République mais je n’ouvrirai pas ma bouche car je ne supporte pas la violence, a fortiori quand elle est dirigée contre ma personne non politiquement correcte.

Dans l’émission l’esprit d’escalier, Finkielkraut soulignait le niveau intellectuel des débats de mai 68 versus l’indigence de ceux de Nuit Debout qu’il attribuait à la déchéance de l’Education nationale qui nivelle par le bas tout en admettant que les fruits de 68 n’étaient pas tous de la même qualité, notamment ceux qui, précisément avaient contribué à la déchéance de l’Education nationale.

L’éjection d’Alain Finkielkraut de la place de la République est le spot qui termine d’éclairer la malignité de Nuit debout. On s’en doutait déjà puisque, alors que nous sommes en état d’urgence, ce qui logiquement interdit tout rassemblement, le DAL, branche du PS, bénéficie d’une autorisation de manifester renouvelable …

Je suis Finkielkraut et j’admire son courage et sa constance. Continuez, Alain, vous êtes une fierté française !

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • Article, vidéos, commentaires sur Le Parisien

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75011/video-nuit-debout-alain-finkielkraut-pris-a-partie-place-de-la-republique-16-04-2016-5721601.php?success=1#blocCommentaires

  • Témoignage d’Alain Finkielkraut

http://radiorcj.info/emissions/esprit-descalier/

Totoa publié le 17 Avril 2016 à 14:04

En realité, Finki – que l’on soit d’accord ou pas avec – il a une culture enoooorme. Finki, tu peux pas discuter avec lui si t’as pas bossé au moins une heures tes sujets. Donc il est logique que l’opposé de Finki le rejette avant qu’il n’ouvre la bouche (facilité, non reflexion, repeter les memes discours depuis Marx sans reactualisé et sans l’avoir lu !). Quelque part, ca fait plaisir de savoir que nuit debout n’est pas du tout au niveau. Genre on avait pas remarqué deja.

Usager77000a publié le 17 Avril 2016 à 14:04

Visiblement pour aller les rejoindre, ils font un tri dans ceux qu’ils veulent ou pas ? c’est ça la démocratie pour eux. Encore l’extrême gauche (même si ce n’est pas dit directement) !

Matyna publié le 17 Avril 2016 à 13:04

En mai 68, j’ai personnellement entendu sartre à la sorbonne, n’en déplaise à Danielo17.

Vanille-fraisea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

« Nuit debout » n’a pas l’intention de se faire récupérer par qui que ce soit – c’est son droit- … Quand on est une personne « célèbre » , on plaît à son cercle d’admirateurs, mais en dehors de cette « bulle » , oui, on peut déplaire et ne pas être bienvenu. C’est le revers de la médaille. Pour se faire applaudir il faut savoir rester « entre soi » si non il faut accepter en beau joueur de se frotter à la contradiction ou à l’insolence sans pour autant être vulgaire et grossier. Mais tous le gens « célèbres » ne sont pas bien éduqués…

Doobiea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

cracher sur un philosophe c’est la honte de ce mouvement trop c’est trop. on peut discuter sans cracher ni s’insulter. nuit debout c’est nuit de crachat et de dégâts c’est une nuit sale et honteuse. a interdire dorénavant.

Danielo17a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

ceux qui ont un peu de mémoire et qui ont vécu 68doivent se souvenir que JP Sartre s’était fait virer de la Sorbonne et de l’Odéon… Il était venu pour « parler aux jeunes » et ils ont assimilé cela à de la récup coco…. Ils n’avaient certainement pas tort…. mais ces mouvements spontanés ça effraie toujours le bourgeois!

Stana publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Nuit debout, les indignés et autres snobinards parisiens altermondialistes un iPhone à la main en train de tweeter leur révolte d’étudiants de 30 ans.

Chifa publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Ce mouvement est alors loin d être apolitique , puisque certaines viennent et ca discute avec lui ( varoufakis ) et d autres viennent et se font siffler ( finkenkraut ) ……l extrême gauche et son esprit d ouverture sélectionné , faisant croire à un mouvement apolitique pour attirer les moutons ..je ne suis pas dupe .

Nicolas42a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Belle illustration de la supposée « tolérance » prônée par ces gauchistes EXTREMISTES. Eux qui se placent en donneurs de leçons humanistes, avec la complicité bienveillantes des médias, ne sont tolérants qu’avec ceux qui partagent leur risible philosophie. « Accueil de tous les migrants, « Prestations sociales pour tous », voilà parmi d’autres, leurs revendications (omettant au passage de nous en expliquer le financement…). Mais la Place de la République accessible à tous, sûrement pas!…Oui, ces gens-là sont des extrémistes, des fascistes de gauche, qui ne supportent pas la contradiction et la confrontation d’idées. Peut-être tout simplement parce-qu’ils n’ont pas d’argumentation crédible à développer?

Bibia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Toujours cette stratégie de victimisation mise en avant par cet homme. « Purification de la place ». Les médias l adore mais le vrai peuple le méprise et ç est une bonne chose. Cet homme est un imposteur qui ne supporte pas le pluralisme, l intégration, il attise à chacune de ses intervention télé. Cette fois ce n est plus de la télé. Il fera intervenir son service d ordre de la LDJ sous la bénédiction de Valls et Habib Meyer

Tetraodon78a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

A pat29 finkeulkrault est venu saboter nuit debout il est reparti point barre qu il s exprime sur tous les sujets où qu il dégage et je dis bien tous les sujets

Jimbeea publié le 17 Avril 2016 à 10:04

@Sweetestdavout. Désolé de vous décevoir mais j’ai défilé avec un crayon il n’y a pas longtemps pour d’autres raisons qui ont à voir avec la liberté de penser, d’écrire et de dessiner… si certains sont suffisamment bêtes pour ne pas comprendre ça, c’est leur problème… mais essayez de ne pas en faire partie. Quant à M. Finkielkraut, il est le bienvenu aux Nuits debout comme M. Sarkozy ou M. le pen ! En clair, quand quelqu’un vous insulte en permanence et se moque des mouvements qui prônent la liberté de penser, quelle place lui faire dans un lieu où le credo est justement d’écouter l’autre et d’être une force de proposition ? M. Finkelkraut n’est ni un sage, ni digne de rentrer à l’Académie Française… enfin il a rejoint certains individus qui n’en sont pas dignes non plus ! Ce n’est parce qu’on écrit bien que ce qu’on écrit vaut le coup d’être lu ! Ce n’est pas parce qu’on dit qu’on est à l’écoute qu’on se met en capacité d’entendre. M; Finkelkraut est un bobo -oui, lui et pas les autres !- qui s’imagine que parce qu’il a une parole publique a le droit d’aller où il veut faire de la provocation. Et bien il a découvert qu’il n’était pas le bienvenu partout et que sa parole n’est pas obligatoirement utile au débat. Il faut arrêter d’imaginer que des personnes comme lui représente la moralité, la sagesse et sont toutes respectables parce qu’elles passent à la télé ! Mme le Pen en a fait l’expérience au Canada, M. F. place de la République ! Il faut déboulonner les statues qui polluent notre espace de liberté et ne servent à rien.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je pense c’est parce que Finki est juif. Le mec de nuit debout qui a interviewé hollande avait plusieurs twitts antisemite sur son compte twitter daté 2015. Mais vu que c’est extreme gauche intouchable, minoritaire et ringarde, les medias ne relevent pas. Mais on a internet en 2016.

Cc251a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Tu n’as rien à faire là-bas ! Toujours à ce mettre en position de victime.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

C’est pour qu’il est important de comprendre qu’on vit en 2016 et son inversion des valeurs : l’extreme gauche est devenue l’extreme droite et inversement. Malgré les efforts incroybales des journalistes, Nuit Debout ne prendra pas. Ces jeunes sont trop ringards. Leurs idees sont deja le pouvoir. La catastrophe est deja a chaque coin de rue.

Quesquonmangeamidia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je croyais que ce mouvement était apolitique ?? Que viennent faire les jeunes cocos ?? Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme le communisme c’est le contraire !

Dalua publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Traiter Alain Fienkielkraut de philosophe de bas étage Ne peut venir que de personnes soit qui n ont jamais lu ses livres,soit qu’ils n’ont pas les « outils » nécessaires pour comprendre sa pensée,soit qu’ils font preuve de mauvaise foi patente….En fait ,souvent les 3 hypothèses tout-en-un.

Alainprovistea publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Finkielkraut est l’un de nos meilleurs intellectuels, dans la mesure ou il est l’un des rares qui pense librement et de façon autonome. Mais cette liberté et cette qualité de réflexion a un prix et on le constate quand on met un homme libre et intègre face à de petits bourgeois intolérants qui imposent une vision unique, démagogique et despotique.

Yann-Amara publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Je suis heureux de lire qu’il reste une majorité de personnes pour défendre et Finkielkraut et la liberté de parole, la démocratie quoi ! Nuit debout, si j’ai bien compris, comme Finkielkraut pour y avoir fait quelques pas, c’est très partisan et très orienté. Pour moi, ce n’est pas une surprise, et on comprend mieux le laisser-faire gouvernemental : il faut bien garder une base électorale !

Sweetestdavouta publié le 17 Avril 2016 à 09:04

« On l’a tej ! » cest ?a? Quils sont betes… Ce sont sans doute les memes qui defilaient il ny a pas si longtemps avec un crayon au nom de la liberte dexpression… Pfff…

Lechirena publié le 17 Avril 2016 à 08:04

Pour être allé également sur cette place par curiosité mardi en début de soirée, je confirme qu’il n’y a quasiment que des mouvements d’extrême gauche, et lorsque l’on vous demande votre profession (auto-entrepreneur), on vous traite de sale riche. Non, je créé de la richesse et j’essaie de m’en sortir sans aller pointer à Pôle Emploi et être un poids pour les autres contribuables, nuance ! Et lorsqu’on vous demande votre avis sur la situation du pays, si vous avez un tant soit peu d’idée du centre ou de droite, on vous fait rapidement comprendre que vous n’êtes pas le bienvenu, et on vous pousse vers la sortie. C’est ça leur nouvelle pensée démocratique ? Ecoeurant !

Fazera publié le 17 Avril 2016 à 07:04

Vous faites exprès ou vous êtes pas au courant que cet énergumène est un sioniste en puissance, c est comme si moi originaire et fière d être d afrique allé dans un rassemblement de la ldj ou du fn vous verrez comment j en ressort si j y arrive . Alors arrêté de faire semblant

Démission de Taubira. A quand celle de Belkacem ?

Les (nouveaux) délires de Najat Vallaud-Belkacem!!!!

Source image http://www.delitdimages.org/les-nouveaux-delires-de-najat-vallaud-belkacem/

Espérons que le prix de cette démission ne sera pas la présidence du Conseil Constitutionnel ! On peut signer la pétition contre cette nomination ici

C’est du Miège…

Source image http://www.delitdimages.org/mots-cles/dhimmitude/

  • Nous attendons désormais avec impatience la démission de la Ministre de l’inéducation nationale qui vient une fois de plus d’humilier la République en se soumettant à un salafiste.

Je vous invite à lire ci-dessous l’analyse judicieuse de Fatiha Boudjahlat publiée sur « Causeur ».

Bonne lecture,

La Connectrice

————————————————————————–Publié sur Causeur, le 27 janvier 2016 à 9:00 / Médias Politique Société-  http://www.causeur.fr/najat-vallaud-belkacem-salafisme-laicite-36431.html

Najat et le salafiste: un Etat laissé sans voix

L’effet cliquet ou la mithridatisation morbide

Fatiha Boudjahlat
est secrétaire nationale du Mouvement Républicain et Citoyen

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Najat Vallaud-Belkacem salafisme laïcité

Le récent mutisme de la ministre face à un islamiste radical, lors de l’émission « Le supplément » présentée par Ali Badou, quand on attendait la parole de l’Etat, renforce cette ambiance de relativisme culturel et d’affaiblissement  politique dans laquelle nous essayons de surnager. Et son communiqué ne dément en rien cette insuffisance.

Refusant d’abord de s’exprimer, puis se ravisant et limitant la portée de ses propos par un « je n’en dirai pas plus », Mme Vallaud-Belkacem a laissé croire que l’égalité homme-femme n’était qu’une opinion parmi d’autres, pas un préalable civilisationnel, pas un droit. C’est que ses hauts-fonctionnaires ne lui avaient pas fourni les éléments de langage. Et sans colonne vertébrale ni éléments de langage, elle a failli et traduit par son incapacité sémantique l’impuissance politique de ce gouvernement qui a renoncé. C’est pourtant par la sémantique que les attaques commencent toujours. Ce mot d’islamophobe que l’on veut installer dans les consciences et dans le Droit. Et cet adjectif d’orthodoxe que le président de cette drôle d’ONG salafiste veut substituer à celui d’islamiste radical. Ce qu’il est. Rendons à César ce qui appartient à César et aux barbares…

Alors on se paie de mots, de ces mots faibles et vides à force d’avoir trop traîné. Un exemple ? Le vivre-ensemble.

Peste soit du vivre-ensemble.

Prétexte à tous les accommodements, à toutes les compromissions. Chacun de son côté du périph’ tout en célébrant les différences de l’autre. Le glissement se fait entre le cultuel et le culturel. Et le culturel, cela doit se respecter. Sinon, on fait preuve de racisme, de mépris proto ou postcolonial. Le voile ? C’est culturel. Et il y a une vingtaine d’années, les tenants de la même idéologie tentèrent de faire accepter la pratique de l’excision en France au nom du même impératif relativiste. C’est culturel. Madame la ministre, c’est la civilisation occidentale qu’il fallait opposer à ce triste sire. C’est l’histoire de la France et de l’Europe que vous auriez dû opposer à ce monsieur. C’est le rappel de la loi par une ministre d’État qui aurait dû le faire taire. Il y a des choses qui ne se négocient pas. Il y a des valeurs et des lois qui ne s’excusent pas de s’appliquer.

Une preuve de cet accommodement culturel ? La stratégie Al Capone. L’Etat s’en prend au financement, espérant débusquer quelque arnaque ou source illégale, quand c’est l’ONG, son principe sexiste de fonctionnement, sa volonté de ne secourir que des musulmans, qu’il doit mettre en accusation.

J’écris dans un pays dévasté par la peste.

Et ce poème d’Aragon relu dans les circonstances actuelles est d’une étrange actualité :

J’écris dans ce décor tragique où des acteurs
Ont perdu leur chemin leur sommeil et leur rang
Dans ce théâtre vide où les usurpateurs
Ânonnent de grands mots pour les seuls ignorants1

Il y a un effet cliquet,  qui empêche le retour en arrière d’un processus une fois un certain stade atteint ou dépassé. Les politiques ont laissé cet effet cliquet se répéter. Avec un Observatoire de la laïcité abstinent sur la défense de la laïcité mais prosélyte dans le différentialisme culturel. Avec Jean-Louis Bianco qui est le  bouffon favori du PIR. Avec une Charte de la laïcité dont la ministre de l’Education si peu Nationale nous disait qu’elle devait être signée par tous les parents, avant finalement  de rétropédaler quelques semaines plus tard en affirmant que les parents n’étaient plus qu’invités à la signer. Avec les créneaux horaires de piscine réservés aux femmes, en fait aux musulmanes, dans beaucoup de villes. Avec l’autorisation des femmes voilées dans les sorties scolaires, œuvre d’une ministre qui n’a pourtant pas eu le courage d’abroger la circulaire Chatel proscrivant cette présence. Que les petits garçons et les petites filles s’habituent au port du voile ne la gêne pas.

Nous payons et paierons un lourd tribut à cette mithridatisation. Une livre de chair. Comme Mithridate habituait et immunisait son corps au poison par l’absorption quotidienne de petites doses, à force de renoncements et d’accommodements, nous laissons les consciences s’habituer aux  signes religieux, aux revendications dont on a du mal à séparer la part ethnique de la part religieuse. L’effet cliquet : ces signes religieux n’auront plus rien d’ostentatoire pour ceux qui les auront vus y compris en sortie scolaire. Et ainsi, les petites filles et les petits garçons qui auront grandi dans ces territoires peuplés de voiles trouveront anormale la femme qui n’en portera pas. C’est ce poison qui grandit et immunise tant de jeunes contre les valeurs de la République, régime dont ils ne perçoivent que la faiblesse et la captation par certains. Et d’autres pyromanes ou idiots utiles ajoutent à ce processus le statut de victime perpétuelle qui est celui des Indigènes. Alors qu’Alain Finkielkraut s’est défendu devant une de ses représentantes en croisade, et a, ce faisant, défendu les valeurs de notre pays, Mme Vallaud-Belkacem se serait sans doute murée dans son silence : elle aurait donné quitus au fameux « Taisez-vous ! »

La République ne se tait pas. Madame la comédienne de l’Éducation Nationale, il vous faut des souffleurs ! Pour rappeler, a minima, à vos voisins de plateau salafistes que la loi et la République sont  supérieures aux croyances. La loi, elle, n’est pas une opinion. Ni un élément de langage.

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