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Archives de Tag: Conseil d’Etat

Burkini. L’été 2017 sera couvert

Il n’y a rien de plus hygiénique que de se baigner nu dans une eau propre et limpide. Certaines personnes préfèrent se baigner habillées comme au XIXème siècle quand l’église catholique modelait les usages exigeant que l’on cacha le corps puant et diabolique des hommes comme des femmes. Dieu est pur, Dieu sent bon, Dieu n’a pas de sexe et ne connait aucune de ces fatalités humaines que sont la copulation, la faim, l’expulsion des selles et des urines, la transpiration, la maladie et la mort.

L’Islam vient à point pour nous rappeler ces principes oubliés par des sociétés qui ne pensent qu’à jouir par tous les moyens possibles, à commencer par la fornication provoquée par le corps impur de la femme dévoilée au regard innocent du mâle qui ne peut y résister du fait de ses hormones viriles. Pour résoudre ce problème crucial, il faut donc dissimuler le corps de la femme impure et tentatrice de la pointe de l’orteil au sommet de la chevelure indécente en passant par les mains qui doivent être gantées.

Toutes les femmes françaises ont connu directement ou par mère ou grand-mère interposée ces atteintes à leur intégrité féminine au profit des hommes.

La femme mythifiée en diablesse tentatrice perverse permet de justifier le harcèlement, le viol, la violence et la mise à l’écart par les mâles. Ainsi ils se donnent le droit quasiment obligatoire de disposer de toutes celles qui ne se soumettent pas à leur loi, en l’occurrence la charia, la loi musulmane.

Le burkini est devenu le dernier avatar de la discrimination musulmane des femmes. Le burkini n’est pas un costume de bain comme un autre, c’est un habit religieux au même titre que les voiles, hijab, burqas, haïks et tous les chiffons rappelant le « rideau » derrière lequel Mahomet demandait à ses femmes de se dissimuler lors de visites masculines. Il est faux ou hypocrite de prétendre que tous ces oripeaux sont des vêtements comme les autres et que ces femmes ont DROIT A s’habiller comme elles le souhaitent. Non, elles ne s’habillent pas comme elles le souhaitent mais comme leur religion l’exige, pour imposer leur religion au monde entier comme le leur a enseigné le Coran. C’est une nouvelle forme d’évangélisation, plus exactement de coranisation soit du prosélytisme et une manifestation de la guerre sainte , le djihad civilisationnel.

L’été 2017 promet de nouveaux troubles à l’ordre public comme en 2016 car, on oublie que les femmes en burkini sont accompagnées de mâles virils et jaloux qui peuvent devenir violents en cas d’intrusion sur leur territoire car il est dit que quand un musulman a mis le pied sur une terre en tant que musulman, cette terre lui appartient pour l’éternité…comme en corse à Sisco l’été 2016.

Le CCIF a déposé un référé-liberté visant à suspendre l’arrêté de Lorette. Audience le 03/07 au TA de Lyon à 14h ▶️

 

Certaines communes maintiennent leurs arrêtés anti burkini cette année. L’été 2017 promet d’être couvert et très chaud. Le journal l’Express dresse l’état de la la situation .

La décision du Conseil d’Etat au sujet de ces arrêtés sera restée sans effet, plusieurs communes réitèrent cet été, malgré les risques de poursuites.

L’interdiction du port du burkini sur les plages a été la polémique de l’été 2016. S’en étaient suivies des semaines de vives tensions en France à coup d’arrêtés municipaux. Certaines communes, comme Cannes ou Nice, avaient vu leurs arrêtés contre ce maillot de bain intégral suspendus par la justice. D’autres, telles qu’Oye-Plage ou Cagnano, avaient fini par reculer d’elles-mêmes. ..

D’après le magazine Causeur il serait possible d’interdire le burkini…si les autorités le voulaient mais vous savez comme moi que, par souci de division du peuple, par intérêt financier avec les dictatures musulmanes, par crainte d’attentats de Daech, par souci de liberté, par souci de déni (sic), par souci d’apaisement, tout est permis pour les musulmans : https://www.causeur.fr/burkini-interdiction-sisco-villeneuve-loubet-145447

Malheureusement, au nom du totalitarisme d’une certaine idée de la tolérance, le burkini promet d’être une source de profit non négligeable puisque de grandes marques le mettent en vente en boutique et sur Internet et que le Maroc, qui pourtant le prohibe, le fabrique et le distribue en masse. Quand on saisit « burkini » sur Google, on trouve  3 410 000 résultats pour 2017 …C’est une affaire rondement menée qui court !

Recherches associées à burkini été 2017

 

Burkini. Catherine Kintzler : ce n’est pas une question de laïcité, c’est politique

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Cet entretien avec la philosophe Catherine Kintzler est d’autant plus intéressant qu’elle met des mots précis sur une situation déplorable. Elle nous donne les mots pour le dire comme : héroïsme social, signalétique ségrégationniste, totalitarisme féroce, communautarisme politique, banalisation du totalitarisme islamique, islamo-totalitaire et même « fausse question laïque ».

Dans une langue simple, accessible à toutes et à tous, Catherine Kintzler nous donne des idées claires pour répondre aux arguments répétés des collabos de l’islamisation de la France dont les femmes sont les premières victimes; Le burkini, c’est un test politique sur le dos des femmes dont on connait le niveau de respect auquel elles ont le droit dans les dictatures musulmanes.

Il serait temps pour toutes les féministes du monde de s’allier contre notre ennemi commun : l’islam politique qui ne cesse de gagner du terrain en manipulant les femmes.

La Connectrice

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal». Catherine Kintzler

Le Conseil d’Etat a suspendu ce vendredi un arrêté «anti-burkini». Pour Catherine Kintzler, il ne s’agit pas d’une question juridique liée à la laïcité, mais d’une question davantage politique liée à l’acceptation (ou non) du communautarisme islamiste.


Philosophe, spécialiste de la laïcité, Catherine Kintzler est professeur émérite de l’Université Lille-III et vice-présidente de la Société française de philosophie. Elle est notamment l’auteur de Penser la laïcité (éd. Minerve, 2015) et anime le site internet Mezetulle.


 SUSPENDU CE VENDREDI PAR LE CONSEIL D’ETAT, L’UN DES ARRÊTÉS «ANTIBURKINI» PORTAIT SUR L’INTERDICTION DE L’ACCÈS À LA BAIGNADE «À TOUTE PERSONNE NE DISPOSANT PAS D’UNE TENUE CORRECTE, RESPECTUEUSE DES BONNES MŒURS ET DU PRINCIPE DE LAÏCITÉ». SI LE BURKINI POSE VRAIMENT UN PROBLÈME DE LAÏCITÉ, FAUT-IL INTERDIRE ÉGALEMENT LES SOUTANES OU LES KIPPAS?

CATHERINE KINTZLER. – Je ne suis pas juriste, mais tout le monde sait que le principe de laïcité au sens strict vaut pour ce qu’il est convenu d’appeler «la sphère publique». Par exemple, un fonctionnaire ne peut pas porter un signe religieux lorsqu’il est en fonction, un local administratif ne peut afficher aucun signe religieux, un magistrat ne peut pas invoquer un motif religieux dans ses interventions publiques. En 2004, devant les nombreux problèmes posés par des affichages très visibles et générateurs de conflits, la loi a étendu l’exigence de neutralité aux élèves de l’école publique en leur interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements – on pourrait d’ailleurs penser à le faire à l’université dans les situations d’enseignement, comme l’avait suggéré le naguère le HCI.

Qu’on ait affaire à une « fausse question laïque » ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème.

Mais dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, etc.), l’expression des opinions est libre, dans le cadre du droit commun. Donc, je pense que le port du «burkini» sur une plage publique, pas plus que celui d’une soutane ou d’une kippa dans la rue, ne relève d’une question de laïcité: c’est une fausse question laïque. D’ailleurs en 2010, l’interdiction du port de la cagoule dans ces espaces n’est pas fondée sur la laïcité, mais sur un motif de sécurité publique. En revanche, qu’on ait affaire ici à une «fausse question laïque» ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème, ni qu’il soit anecdotique.

LE BURKINI N’EST-IL PAS LE SIGNE EN REVANCHE D’UN COMMUNAUTARISME GRANDISSANT AU SEIN DE LA NATION FRANÇAISE?

Quand on parle de communautarisme, il faut préciser les choses. Toutes sortes de communautés peuvent s’assembler en république et bénéficier de la législation sur les associations. Le communautarisme social commence lorsqu’un groupe considère qu’il y a obligation d’appartenance, fait pression sur ceux qu’il considère comme «les siens», leur rend la vie impossible s’ils n’adoptent pas une manière de vivre, de se présenter, de parler, de manger, etc. Sur ce terrain, s’installe le communautarisme politique, qui consiste à réclamer des droits et des devoirs spécifiques à tel ou tel groupe.

Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme.

Le port du «burkini», à l’évidence, relève du communautarisme: c’est une tentative de stigmatisation envers toutes celles qui, de confession musulmane, le refusent et refusent le port du voile, refusent l’uniformisation de leur vie.

Faut-il en conclure que le communautarisme a le vent en poupe en France? Je pense l’inverse. Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme. Les réactions très vives au sujet de cette signalétique ségrégationniste montrent pour le moins un malaise à son égard. Nos concitoyens sont extrêmement sensibles à l’attitude communautariste, on l’a vu notamment lors du grand rassemblement du 11 janvier 2015. Ce seuil de sensibilité, loin d’être une forme d’intolérance, est au contraire le signe que nous sommes très attachés à l’unité de la nation, à l’égalité des droits et des devoirs. En France la fraternité vaut entre des individus libres et égaux et non entre des communautés dont certaines pratiquent la ségrégation et l’inégalité.

On a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste.

D’autre part, il ne suffit pas de ramener le port du «burkini» à un simple geste communautariste au sens social. Cela va bien plus loin et touche le domaine politique: un jalon s’ajoute à tous ceux posés par une version ultra-réactionnaire et totalitaire de l’islam politique depuis une quarantaine d’années. La forte coïncidence chronologique avec les attentats tragiques de ces derniers mois – et tout particulièrement le massacre du 14 juillet à Nice – le situe comme une provocation politique. Laurence Rossignol a raison de parler d’un «étendard»: on est bien au-delà du moment d’expression religieuse! Ce qui compte ici n’est pas un événement isolé, mais la série, sa continuité et sa cohérence. Une fois de plus, dans un contexte aggravé, on a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste. Ce «burkini» est très récent, personne ne s’y trompe – on se demande même ce que les islamo-totalitaires vont encore inventer pour pourrir la vie des gens.

LE BURKINI N’EST-IL PAS ÉGALEMENT UNE GAGEURE VIS-À-VIS DES FEMMES? NE PORTE-T-IL PAS ATTEINTE À L’ÉGALITÉ DE L’HOMME ET DE LA FEMME? EN MÊME TEMPS, QUE RÉPONDRE À L’ARGUMENT «LIBÉRAL» DES FEMMES QUI RAPPELLENT QU’ELLE LE PORTE LIBREMENT?

La banalisation du totalitarisme islamiste s’affirme le plus souvent par un contrôle du corps des femmes, par l’accoutumance insidieuse à une forme de «moralité» qui se présente comme quelque chose d’ordinaire, de «normal» et qui de ce fait tend à particulariser et à montrer du doigt celles qui ne s’y plient pas… Cette férocité est véritablement obscène: elle est une forme d’assignation, de harcèlement. Il ne faut pas inverser les choses: ce sont les femmes de culture musulmane refusant cette uniformisation étouffante qui subissent la stigmatisation. Et au-delà d’elles, par elles, toutes les femmes sont visées.

QUE FAIRE SI LES INTERDICTIONS DE BURKINI NE SONT PAS UNE SOLUTION? EST-CE UN COMBAT DE NATURE QUASI-IDÉOLOGIQUE QU’IL FAUT MENER?

Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée. Ce combat implique un devoir de réprobation publique.

Le motif de trouble avéré à l’ordre public peut parfois être avancé, mais cela ne peut être que ponctuel et temporaire. Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée.

Je pense que ce combat implique un devoir de réprobation publique, dans le cadre et les limites du droit commun bien sûr. Minimiser ces accoutrements revient à les soutenir, contribue à les imposer, à les rendre ordinaires, et donc à accoutumer un totalitarisme. Non, il faut que cela reste extra-ordinaire. Faire en sorte que la manifestation publique de ces marquages soit soulignée, questionnée, critiquée, expliquée dans sa signification politique. Faire en sorte que cela ne soit pas inclus dans le paysage, que ces affichages restent «remarquables» et remarqués. On peut les tolérer et exprimer sa réprobation en disant toute l’horreur qu’ils inspirent. La loi ne les interdit pas: mais ce n’est pas pour cela qu’ils doivent devenir une norme.

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal».

Source :©  Le Figaro Premium – Burkini au Conseil d’Etat : le problème n’est pas la laïcité, mais l’islamisme

Burkini et féminisme

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DÉBATS Burkini : non, ce n’est pas un faux problème !

Certain-e-s y compris se revendiquant du féminisme, s’indignent que cet été la question du burkini ait occupé l’actualité et même mobilisé le premier ministre. La France avec ses arrêtés d’interdiction serait la risée de nos voisins européens tout autant que des Américains et des Canadiens, habitués aux accommodements déraisonnables.

Il y a quelque 3,5 millions de chômeurs et tout ce qu’on trouve à faire c’est de s’écharper à propos d’un morceau de tissu porté par quelques femmes sur les plages ?

Ceux qui tiennent ces propos se refusent à reconnaître que le port du burkini, comme le voile sous quelle que forme que ce soit, s’inscrit dans une stratégie consistant à banaliser l’injonction politico-religieuse faite aux femmes de se rendre « invisibles » dans l’espace public, tout en arborant un symbole qui marque leur différence avec la citoyenne lambda.

Il suffit de jeter un regard en arrière pour constater que les promoteurs de cette stratégie ont petit à petit avancé leurs pions, et que la classe politique, médiatique, et intellectuelle a le plus souvent réagi sur le ton de la tolérance compassionnelle, sans oser analyser ouvertement la signification d’un symbole de ségrégation sexuelle contraire aux valeurs de la République.

En 1989, éclatait l’affaire des voilées du Lycée de Creil. Il existait à l’époque un bulletin d’information « Paris Féministe » qui se saisira du sujet dans son numéro de novembre-décembre 1989 avec pour titre « Calamity Hidjeb ». Tout un programme ! En introduction des nombreux textes écrits par les féministes, mais non repris par les médias. Le slogan était clair et clairvoyant « Ne tchador pas, tu vas te réveiller bâillonnée ». Parmi ces textes le nôtre n’a pas pris une ride : « Le voile pose une condition à la liberté de circuler des femmes. L’accepter au nom de la liberté religieuse c’est comme amputer une autre liberté fondamentale, celle des femmes ». et nous ajoutions «  Il est clair que si le port du voile était toléré, cela constituerait un désaveu à l’égard des jeunes filles et des familles qui osent contester cet aspect de la tradition ».

Plus de dix ans de polémiques autour de la bataille sur le voile à l’école, avec finalement un remarquable discours de Chirac du 17 décembre 2003 :« La République s’opposera à tout ce qui sépare, tout ce qui retranche, tout ce qui exclut ! La règle, c’est la mixité parce qu’elle rassemble, parce qu’elle met tous les individus sur un pied d’égalité, parce qu’elle se refuse à distinguer selon le sexe, l’origine, la couleur, la religion »). Et enfin la loi de 2004.

Une fois ce front apaisé, viendront les autres provocations : à l’hôpital, sur les terrains de sport, à l’université, dans les entreprises, les crèches, les mères accompagnatrices, le voile intégral…et aujourd’hui le burkini, pour tenter d’imposer dans l’espace partagé des signes de différenciation et de revendication ‘identitaire’.

Les textes féministes de 1989 étaient marqués par la révolte des Iraniennes qui dès 1979 avaient manifesté contre l’obligation qui leur avait été faite par le régime de Khomeiny de porter le tchador. Depuis, il y a eu la décennie noire en Algérie, les talibans en Afghanistan, le terrorisme islamiste d’Al Qaeda et de Daesh avec toujours les mêmes images de femmes voilées de la tête aux pieds, alors que ce n’était pas le cas cinquante ans plus tôt.

Secondaire ce combat ? Ce qui touche aux femmes doit-il demeurer en marge de la grande Histoire ? Nous sommes pourtant au cœur même de l’histoire, car ce que les fanatiques n’acceptent pas c’est l’émancipation des femmes.

Cessons d’être dans la victimisation et de nous apitoyer sur celles qui trahissent.

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public. C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Linda Weil-Curiel, secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes

Burkini. Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel

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LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par  Simone de Beauvoir

6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris

COMMUNIQUE                    

                                                    

Burkini : le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public.

C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Une telle décision ne saurait calmer les esprits au contraire, car il donne le sentiment que la plus haute juridiction de l’Etat retire aux élus locaux le pouvoir de défendre les valeurs de la République.

Il est regrettable que certaines associations supposées promouvoir le droit des femmes préfèrent s’apitoyer sur les porteuses de burkini, ce qui est une façon de les infantiliser, plutôt que de défendre les vraies victimes : les femmes de culture musulmane qui tentent de résister aux pressions des intégristes islamistes.

Paris, le 25 août 2016

Contact : 06 38 39 42 92.

 

 

 

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