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Archives de Tag: conséquences de l’excision

Migrants . Et si on s’apitoyait sur les femmes de leurs pays ?

 NB Article en cours de modification

Figure 1 : Excision rituelle avec infibulation.

Source image http://urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/chirurgie-plastique-reconstructrice-du-clitoris-apres-mutilation-sexuelle.html

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitée. Elles son excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce ne sont pas ces femmes qui demandent l’asile politique. A une époque, nous, féministes, demandions que les femmes victimes de crimes sexistes bénéficient automatiquement de l’asile politique mais ce critère ne fut pas retenu parce que pour nos « amis » de gauche, la question des femmes n’est pas politique.

Imaginez qu’on nous demande d’accueillir en masse des bourreaux en fuite. Éprouveriez-vous  de la pitié et de la compassion pour ces pauvres prisonniers politiques qui fuiraient le régime qui voudrait les juger et les condamner pour leurs crimes ? Certainement pas. Mais quand il s’agit de victimes femmes, tout le monde ferme les yeux au nom du respect de la culture, de la religion et de la non ingérence dans les affaires de famille.

Pour exciter la pitié des Européens, ces mâles exhibent leurs cicatrices comme preuve des tortures qu’ils ont subies dans leur pays d’origine ou qui leur ont été infligées par des bandits sur le chemin de l’émigration.

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Un Érythréen exhibe ses cicatrices de tortures pour attendrir les bénévoles. Il a été victime du trafic humain dans le Sinaï où des bédoins (ou l’EI) kidnapperaient les migrants pour leurs organes ou pour exiger des rançons. Source image : http://alencontre.org/moyenorient/egypte/sinai-le-desert-des-tortures.html

Verrait-on des femmes exhiber leur vulve mutilée, leur périnée durci et déformé par de multiples bourrelets de cicatrisation , leurs fistules anales ou urinaires ? Savez-vous que la vulve, les lèvres vaginales, le périnée et parfois l’anus doivent être re-charcutés à chaque accouchement ou à chaque rapport pour les excisées et excisées/ infibulées ? Ces femmes n’exhibent jamais les conséquences de leur excision qui sont pourtant dramatiques et multiples y compris l’incontinence urinaire et fécale dont l’odeur sert de prétexte à les chasser de leur famille, à les exclure du village, à les répudier afin que le mari puisse en prendre d’autres plus neuves. Celles qui ne sont pas exilées dans leur propre pays sont mortes au cours de l’accouchement compliqué par leurs mutilations ou ont perdu leur bébé pour les mêmes raisons.

Désinfibulation pour permettre l’accouchement. Puis la femme sera recousue, ceci autant de fois qu’elle accouchera, avec chaque fois de nouveaux bourrelets de cicatrisation douloureux ou mettant la vie de la mère et de l’enfant en danger.

Kyste sébacé conséquence d’une excision

Source images ci-dessus http://mienmo.e-monsite.com/

Ces femmes mutilées par et pour leurs compatriotes ne méritent-elles pas votre compassion ou la méritent-elle moins que leurs hommes qui approuvent les horreurs qu’on leur inflige parce qu’une femme non mutilée est une femme « sale » dont personne ne veut sauf les prostituteurs ? Comment peut-on accueillir ces bourreaux, les nourrir, les soigner, les habiller, les héberger, les protéger en leur accordant l’asile politique ? Ignorance, mépris, cécité idéologique, cynisme politique, misogynie partagée ?

Même mis à l’abri en Europe, ces migrants, culture oblige, poursuivent leurs pratiques gynécidaires et misogynes en exploitant les gentilles bénévoles qui les aident, en en violant et tuant certaines comme la suédoise Elin Krantz en 2010 ou la petite Marion Bouguenais le 19 mars 2012. Une femme de 67 ans a été sexuellement agressée jeudi dernier, le 10 novembre 2016, par un migrant soudanais de 16 ans. Je ne reviendrai pas sur le taharruch, le jeu du viol collectif, qui a fait des centaines de victimes en Europe du Nord avant et après le drame de Cologne au Nouvel an 2016.

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Elin Krantz, militante suédoise anti raciste avant et après son viol par un immigrant Ethiopien en 2010

Une image vaut mieux que mille mots

Malgré tous ces événements tragiques pour les femmes et l’humanité tout entière, il s’est trouvé des gens pour donner des excuses culturelles à des migrants indifférents à la misère d’une des leurs marchant nu pieds dans la neige tout en portant deux enfants et en tenant une troisième par la main ! Non seulement ces virils migrants ne sont pas solidaires de leurs sœurs de misère mais tels les Nigérians, ils embarquent avec des milliers de jeunes Nigériannes  -certaines âgées de 12 ans-captives de réseaux de prostitution. 433 Nigérianes sont arrivées sur les côtes italiennes en 2013, 1.454 en 2014, 5.653 en 2015, 7.768 au 30 septembre de cette année. (Source OIM -Office international des migrations). Au mieux leurs compatriotes nigérians les ignorent, au pire ils gèrent les réseaux de prostitution et surveillent la marchandise.

Ne pas aider une femme en peine est culturel disent les défenseurs de ces migrants

Cette photo a été prise par le photographe Vajinovic,   de l’AP avec la légende suivante : «Un groupe de migrants marche dans la rue en direction de la frontière entre la Serbie et la Croatie, près du village de Berkasovo, lundi le 19 octobre 2015.  l’avocat militant conservateur Canadien Ezra Levant  le 3 janvier 2016, la photo est devenue virale et a fait le tour du monde soulevant l’indignation des authentiques humanistes de tous bords. Mais dans la sphère des pro-migrants des justifications « culturelles » abondent.

Ces jeunes mâles sont bien chaussés, bien habillés ils gardent leurs mains dans leur poches pour les protéger du froid, ils ont même mis des sacs poubelle sur leur tête pour s’abriter de la neige mais leur cœur de machos reste un glaçon.

Ne pas venir en aide à une mère en peine, mais c’est la coutume chez ces gens-là, Mesdames et Messieurs. Il faut les comprendre …Et si vous ne comprenez pas c’est que vous êtes d’extrême droite, lepéniste, facho, raciste, néo-colonialiste et xénophobe. Voilà aujourd’hui ce que les gens « politiquement corrects » pensent de ceux qui ne compatissent pas à leur manière. Un exemple de plus, s’il en fallait, du détournement des valeurs humaines.

Je ne peux pas passer en revue tous les pays dont proviennent ces migrants qui persécutent les femmes, des crimes que les généreux bénévoles ignorants justifient au nom du respect de leur culture. Tous ces hommes sont des tortionnaires qui ne se remettront jamais en question car  leur religion les manipule –Islam signifie soumission. Le pire est qu’ils n’ont aucune raison de ne pas traiter les femmes des pays d’accueil de la même façon. Pire que pire encore, ils servent de caution à nos mâles en lesquels sommeille un cochon dominateur et misogyne. La condition des femmes occidentales ne régresse-t-elle pas à vue d’œil ?

Alice Braitberg

 Pour en savoir plus

 

Les fistules post excision, un fléau qui affecte plus de deux cent millions de femmes dans le monde .http://www.slateafrique.com/657971/niger-la-lutte-contre-les-fistules-fleau-pour-les-femmes-et-la-societe

https://www.plan-international.fr/info/actualites/news/2016-02-03-causes-et-consequences-de-la-pratique-de-lexcision

Martyr des femmes au Soudan

http://www.jeuneafrique.com/366958/societe/nations-unies-alertent-sort-petites-filles/

http://www.jeuneafrique.com/268104/societe/sud-soudan-milliers-de-femmes-reduites-esclavage-violees-soldats/

Femme fouetté pour avoir porté un pantalon

Martyr des femmes en Erythrée

Dans un rapport de l’UNICEF publié en février 2016, on apprend que 83% des Erythréennes sont excisées alors que le pays a officiellement aboli les mutilations sexuelles en 2007 mais rétabli la polygamie en même temps.

Filles astreintes au service militaire pour servir d’esclaves sexuelles. Jeunes gens et jeunes filles sont contraints de faire leur service militaire au camp de Sawa où les conditions seraient tellement épouvantables que ceux qui le peuvent fuient le pays tandis que les jeunes filles se marient ou tombent enceintes afin d’éviter de devenir des esclaves sexuelles.

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Pourquoi-il-y-a-autant-d-Erythreens-parmi-les-migrants-729014

http://senego.com/lerythree-decrete-la-polygamie-marier-au-moins-deux-femmes-ou-aller-en-prison_296599.html

Je suis de la RDC est je m’investis vivre en polygamie...Cette pratique va montrer aux deux futures epouses de bien aimer leur mari et a obeir l’aine.moi je veux que l’on dise l’avenir de l’Erythree est beau et qu’il attend de son peuple sa reconstruction.

Martyr des femmes en Afghanistan

Femme lapidée à mort soupçonnée d’ adultère. https://www.youtube.com/watch?v=M-jmGip4xI0

Nigéria, Gambie et Sénégal

Pour beaucoup, les abus et les violences ont déjà commencé en route, en particulier en Libye, mais la reconnaissance se mêle encore à la peur vis-à-vis des passeurs qui, malgré tout, ont tenu leur promesse de les conduire en Europe.- 20 à 50.000 euros à rembourser -…De plus, toutes les victimes sont liées par des rites vaudous parfois cruels réalisés avant le départ et redoutent un mauvais sort ou des représailles contre leur famille si elles ne remboursent pas leur dette.Aussi la plupart gardent-elles le silence pour suivre le flot vers un centre d’accueil où les trafiquants viendront les chercher. .. http://www.slateafrique.com/699506/litalie-voit-arriver-des-nigerianes-destinees-

Un migrant soudanais de 16 ans agresse une femme de 67 ans http://www.breizh-info.com/2016/11/13/53083/arzon-migrant-agresse-sexuellement-femme-procureur-confirme

http://ripostelaique.com/agression-sexuelle-120-bretons-devant-le-centre-pour-migrants.html

Réclusion criminelle à perpétuité pour le congolais qui avait violé et assassiné Marion, 14 ans http://www.20minutes.fr/nantes/1963475-20161117-assassinat-marion-bouguenais-yannick-luende-bothelo-condamne-perpetuite-reelle

 

 

 

 

EXCISION : un fléau toujours d’actualité

Publié le

laconnectrice.wordpress.com

 Mutilations Génitales Féminines
23/11/2007

En juin et août 2007 deux jeunes filles égyptiennes décèdent durant une opération d’excision en clinique. Le 28 septembre 2007, une jeune adolescente de 14 ans, qui venait de subir une excision, meurt au Burkina Faso. Répandues dans de nombreux pays africains, les mutilations sexuelles existent aussi en Europe. En effet, certains membres de communautés immigrantes restent attachés à cette pratique traditionnelle. Malgré les dommages irréparables qu’elles causent aux femmes, ces pratiques perdurent.

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CNLPE

Un problème de santé toujours d’actualité

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INED bulletin n°438

En 1982 déjà, en France, une petite fille de trois mois décède suite à son excision. Une génération plus tard, en 2006, le journal quotidien Libération annonce que 1500 femmes meurent des suites d’une excision dans la corne de l’Afrique tous les mois… Une récente étude de l’INED publiée le 27 octobre 2007 fait donc le point sur la question, en Afrique et en France, et relance le débat sur les mutilations génitales féminines. Les auteurs annoncent même l’organisation d’une nouvelle enquête pour mieux connaître les conséquences de tels actes. Pourquoi ce récent intérêt vis-à-vis de pratiques séculaires ? Parce que l’excision fait mourir ou blesse à vie des femmes ou des fillettes.

Excision ou Mutilations Génitales Féminines ?

Mieux vaut parler de Mutilations Génitales Féminines (MGF) ; l’excision n’est qu’un type de ces multiples opérations.

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Colloque MSF 2006

La définition qu’en donne Médecins Sans Frontières est la suivante : (ce sont) « les pratiques rituelles, traditionnelles, dénuées de toute implication religieuse, qui consistent à enlever de façon partielle ou majeure certaines parties des organes génitaux féminins et à mutiler ces derniers de façon permanente, irréversible, affectant ainsi la santé des femmes et des enfants. » [1].

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Logo OMS

En 2006, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) distingue 4 types de mutilations sexuelles à l’encontre des femmes :

- Type I – excision du prépuce, avec ou sans excision partielle ou totale du clitoris (ou clitoridectomie).
- Type II – excision du clitoris, avec excision partielle ou totale des petites lèvres (excision).
- Type III – excision partielle ou totale des organes génitaux externes et suture/rétrécissement de l’orifice vaginal (infibulation).
- Type IV – piqûre, perforation ou incision du clitoris et/ou des petites et des grandes lèvres ; étirement du clitoris et/ou des lèvres, cautérisation par brûlure du clitoris et du tissu avoisinant.

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Croyances et Laïcité

Pour une description plus complète des 3 types principaux de MGF, vous pouvez vous reporter à l’article intitulé « L’enfant face aux rites d’initiation » dans Croyances et Laïcité, guide pratique des cultures et des religions, leur impact sur la société française, ses institutions sociales et hospitalières

Le déroulement des MGF

Dans les sociétés où les mutilations sexuelles féminines sont une norme acceptée, elles sont pratiquées par des personnes de toutes croyances religieuses de même que par des animistes et des non-croyants. L’intervention proprement dite est généralement effectuée par un tradipraticien [2] à l’aide d’instruments rudimentaires et sans anesthésie. Chez les gens plus riches, elle peut être pratiquée dans un établissement de santé par du personnel qualifié. L’OMS est opposée à la médicalisation de toutes les formes de mutilation sexuelle féminine. L’âge auquel sont pratiquées les mutilations sexuelles varie selon la région. Elles sont pratiquées sur des nouveau-nés, des fillettes et des adolescentes et, parfois, sur des femmes adultes.

Les douleurs infligées aux femmes sont très vives notamment lors de l’infibulation. Mannequin des années 80 et « ambassadrice de bonne volonté » de l’ONU contre les mutilations génitales féminines, Waris Dirie décrit cette souffrance dans Fleur du désert :

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Fleur du désert

« C’était comme si on vous tranchait à vif la chair de la cuisse ou du bras, sauf qu’il s’agissait de la partie la plus sensible du corps. […] moins je bougerais, moins la torture durerait. Malheureusement mes jambes se sont mises à trembler toute seules sans que je puisse rien rien y faire. […] Puis je n’ai plus rien senti car je venais de m’
vanouir. Quand je suis revenue à moi, j’ai pensé que c’était terminé, mais le pire était à venir. […] J’avais les jambes totalement engourdies mais, entre elles, la douleur que j’éprouvais était si terrible que j’aurais voulu mourir »
.

Pourquoi des millions de femmes subissent ?

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Atlas des femmes dans le monde

L’excision concerne 9 femmes sur 10 dans les pays les plus touchés. Cela affecte surtout l’Afrique, quelque peu l’Arabie et l’Asie mais aussi tous les pays, on le sait moins, où des populations immigrées continuent de faire exciser les fillettes. En 2005, l’UNICEF a publié une étude en anglais à propos du pourcentage de femmes concernées par la mutilation génitale féminine [3]. Dans le monde, ce ne sont pas moins de 100 à 140 millions de femmes qui ont subi une mutilation génitale. Pour illustrer l’étendue de cette pratique, consultez l’Atlas des femmes dans le monde.

Brigitte Polonovski relate, dans Santé et droits de l’homme, les multiples raisons invoquées par les familles pour justifier ces interventions :

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Santé et Droits de l’Homme

- des raisons psycho-sexuelles : atténuer le désir sexuel chez la femme, préserver la virginité avant et la fidélité durant le mariage, accroître le plaisir sexuel de l’homme.
- des raisons sociologiques : identification avec l’héritage culturel, initiation des fillettes à la condition de femme, intégration sociale.
- des motifs d’hygiène ou d’esthétique : les organes génitaux externes de la femme passent pour être sales et inesthétiques et il faut les enlever pour favoriser l’hygiène et rendre la femme attrayante.
- des mythes : accroître la fécondation et promouvoir la survie de l’enfant.
- des raisons religieuses : certaines communautés musulmanes pratiquent les mutilations sexuelles féminines parce qu’elles croient en toute bonne foi que cette pratique fait partie de l’Islam. Or, elle est antérieure à l’avènement de la religion musulmane.

Tout ceci ne justifie que fort mal ces mutilations puisqu’elles nuisent bien souvent au bon déroulement de la sexualité d’une femme dans son couple et à sa fertilité. De plus, une étude de l’OMS a démontré de nombreux risques encourus lors de l’accouchement.

De graves conséquences

Si elles ne sont pas mortelles, les MGF ont de graves conséquences sur la santé physique et psychologique des femmes. Le bulletin de l’INED présente leur classification :

- Les conséquences médicales à court terme : la douleur violente, l’état de choc ; les hémorragies les évanouissements ou même la mort ; la rétention urinaire, les infections dues aux ustensiles comme le tétanos, la septicémie et le virus du sida (VIH). [4]

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Comité Interafricain

- Les conséquences médicales à long terme : les complications chroniques dues aux coupures et cicatrices dans la zone clitoridienne, les hémorragies lors de l’accouchement très difficiles à arrêter, la coagulation complète des lèvres en cas d’infibulation provoque une grande difficulté d’écoulement du sang menstruel et donc des infections pelviennes. Les fistules vésico-vaginales ou recto-vaginales entraînant des problèmes d’incontinence, les femmes touchées sont alors souvent stigmatisées par leur communauté.

- Les conséquences psychologiques, mentales et sociales : l’altération de la sensibilité sexuelle ou les complications psychiatriques. Les mutilations sexuelles peuvent marquer à vie la mémoire de celles qui les ont subies. Les troubles du comportement sont plus ou moins importants. Des études sont encore à mener pour évaluer la fréquence et l’ampleur de ces dommages.

La violence est une cause importante des traumatismes aigüs et des troubles chroniques des femmes. Aussi, en 1997, l’OMS lance un plan d’action joint à une étude scientifique « multipays » pour faire des mutilations sexuelles une priorité de santé publique et prévenir les violences à l’égard des femmes.

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Hommes femmes

Ainsi que l’explique Hommes, femmes, sexuellement compatibles ? de Lucien Chaby : « Seul l’accès récent à un début d’égalité des droits autorise aujourd’hui les femmes à faire état du sexuel, et de l’originalité de leur désir. Pourtant, la vio
lence envers les femmes continue et la femme-objet, excisée, violée, battue ou harcelée demeure une réalité »
.

Mutilations Génitales Féminines : non droit ?

Outre le problème de santé publique, ce n’est que lorsque des propositions de médicaliser la pratique des MGF ont été faites (opération sous anesthésie avec de bonnes conditions d’asepsie) que la question du droit à l’intégrité physique et à la dignité des femmes s’est posée. La France a été un précurseur en matière de pénalisation de l’excision [5]. Mais en Afrique peu de pays ont adopté des mesures officielles.

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Violences

Les Mutilations Génitales Féminines sont des actes de violence caractérisés à l’égard des femmes. Dans l’introduction de son ouvrage Les violences contre les femmes, Maryse Jaspard précise : « Rappelons que les violences sexistes sont des actes de discrimination perpétrés en raison du sexe biologique de la personne, en l’occurrence le sexe féminin. […] Les violences sexuelles sont des agressions en rapport avec la sexualité de l’agresseur et de l’agressé ; […]. « Ce n’est pas la nature de l’acte qui définit la violence mais l’imposition de l’acte à une personne qui n’y consent pas ». La mutilation génitale féminine se trouve à la charnière de ces deux types de violence.

Le droit français définit ainsi l’agression sexuelle : « toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace, surprise » (article 222-22 du code pénal). Et, depuis le 1er mars 1994, l’Article 312 du code Pénal qualifie l’excision « de violence sur mineur ayant entraîné mutilation ».

Si la pratique de l’excision est interdite sur l’ensemble du territoire français elle a tout de même lieu. C’est le cas lors de retours saisonniers au pays ou après l’âge de 6 ans, moment où les contrôles des pédiatres ou des médecins scolaires ne vérifient plus le développement des organes génitaux. Vous pouvez lire à ce sujet les MGF dans Les violences faites aux femmes en France.

L’interdiction des mutilations génitales féminines n’est pas encore valable dans tous les pays européens. Néanmoins on peut se référer à la Convention internationale des Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1989, article 24 : « Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants ».

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Femme au Burkina

En Afrique peu de pays ont interdit les MGF et d’autres ont une politique très incertaine. Le Burkina Faso est un des rares à avoir incriminé tôt une pratique de plus en plus décriée sur le plan international [6]. L’article 380 du Code pénal burkinabè, adopté en 1996, punit le fait « de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme par ablation totale, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen ». Toutefois, adopté le 11 juillet 2003, un Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes constitue une étape importante dans la lutte pour la promotion et le respect du droit des femmes. Parmi ces droits figure celui à l’intégrité de la personne et à la protection contre les pratiques traditionnelles néfastes. Quinze états africains ont ratifié cet accord en octobre 2005.

Une réparation physique possible

Tout ne réside pas dans la répression de ces actes mais bel et bien dans la prévention de tous les types d’excision. C’est avec cet objectif que luttent de nombreuses associations et Organisations Non Gouvernementales. Nous avons déjà cité l’UNICEF, l’ONU, l’OMS. Au Burkina il existe un Comité National de Lutte contre la Pratique de l’Excision. En effet les traumatismes vécus lors d’une MGF ont une forte portée psychologique même si, aujourd’hui, une réparation physique est possible pour les femmes sexuellement mutilées grâce à une technique chirurgicale inventée par un urologue français.

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Victoire sur l’excision

Ayant effectué des missions pour Médecins du Monde Pierre Foldès s’intéresse au problème de l’excision depuis 25 ans. Auteur d’un ouvrage intitulé Victoire sur l’excision paru en 2006, il a mis au point une technique de réparation des femmes ayant subi une mutilation en remettant à jour les parties cachées du clitoris. Vous pouvez également lire son entretien donné à Doctissimo. La chirurgie réparatrice est actuellement prise en charge par l’assurance maladie. Cette opération, qui vise à reconstituer le clitoris, est pratiquée dans une dizaine d’hôpitaux en France. Une prise en compte de l’excision en tant que handicap est aussi à l’étude [7].

Une prise en
charge adaptée de ces femmes mutilées par des soignants bien formés est donc nécessaire. Depuis décembre 2006, deux circulaires de la Direction générale de la santé demandent aux instituts de formation en soins infirmiers, aux écoles de sages-femmes et aux facultés de médecine d’intégrer les thématiques de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des mutilations sexuelles féminines dans leurs programmes de formation [8].

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GSF

En outre, Gynécologie Sans Frontières dispense aussi des formations spécifiques conçues pour la formation des futurs médecins, infirmières et sages-femmes. Ces nouveaux modules enseignent au soignant à prendre en charge les aspects physiques mais aussi socio-culturels du patient dans une approche interculturelle telle que décrite dans l’ouvrage d’Isabelle Lévy Soins et croyances, guide pratique des rites, cultures et religions à l’usage des personnels de santé et des acteurs sociaux.

Ces avancées en matière de soin constituent un réél espoir pour des millions de femmes de recouvrer leur intégrité corporelle et un épanouissement possible de leur vie sexuelle.

 

[1] source : Colloque « Pour en finir avec les mutilations sexuelles féminines » organisé par le Ministère de la Santé et des Solidarités le 4 décembre 2006

[2] Le tradipraticien de santé est une personne reconnue, par la collectivité dans laquelle elle vit, comme compétente pour dispenser des soins de santé grâce à l’emploi de substances végétales, animales, minérales et des métaux ainsi que d’autres méthodes basées sur le fondement socio-culturel de cette société. Loi No. 23/94/DP portant Code de la Santé Publique du Burkina Faso (extraits). Ouagadougou, le 19 Mai 1994.

[3] Bulletin 72 de l’OMS paru en 2006. Source : Female genital mutilation/cutting : a statistical exploration. New York, UNICEF ; 2005.

[4] L’ouvrage Santé et Droits de l’Homme développe ces aspects (p240).

[5] Rue89,article de Chloé Leprince, le 25/10/2007

[6] Ilboudo Monique, Droit de cité : Etre femme au Burkina Faso, Editions du Remue-Ménage, Montréal, 2006. Bibliothèque Municipale de Lyon

[7] article de Rue89 -La France, pays précurseur dans la lutte contre l’excision, par Chloé Leprince, 25/10/2007

[8] Doctissimo : Mieux former les médecins au problème de l’excision, 17 septembre 2007

Source : actu.org

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