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Archives de Tag: corruption

Iran. Comprendre les manifestations

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Jusqu’à ces derniers jours, les médias ne s’intéressaient pas aux soubresauts du peuple iranien. Il a fallu des morts et une photo de femme rappelant la Liberté guidant le peuple  de Delacroix pour que les rédactions autorisent leurs journalistes à traiter le sujet.

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Iran,  la ragazza simbolo della rivolta contro l'hijab è stata arrestata En 1979, des milliers d’iraniennes descendaient dans les rues de Téhéran pour protester contre les lois les obligeant à porter le voile. Les Iraniennes d’aujourd’hui le rappellent.https://nytlive.nytimes.com/womenintheworld/2017/12/29/police-in-tehran-say-women-will-no-longer-be-arrested-for-not-wearing-a-hijab/

Les manifestations populaires contre la corruption, la dictature et le médiocre niveau de vie ne datent pas d’hier. Les Iraniens manifestent sporadiquement depuis des années et, en particulier depuis  le « mouvement vert » en 2009. La résurgence actuelle fait suite à la publication du budget du pays qui prévoit des augmentations de l’essence et dévoile les sommes astronomiques allouées aux religieux, au Hezbollah libanais et à l’effort de guerre.

En tant que féministe et citoyenne libre, j’observe depuis quelques temps le mouvement féministe #my stealthyfreedom et les #whitewednesdays initiés par la journaliste Masih Alinejad qui milite contre le port obligatoire du Hijab et l’omniprésence de la police des moeurs qui surveillent celles qui ne se plient pas au diktat vestimentaire de la charia. Regardez-ci-dessous les caricatures du hijab diffusées dès 2014 par #mystealthy freedom. Elles montrent que le hijab n’est pas qu’un bout de tissu mais bien un outil de répression des femmes. Le hijab est la burqa des ayatollahs, mollas, hezbollahs qui les contrôlent masqués. Ce que les Iraniennes dénoncent à travers leur mouvement contre le hijab est au contraire dénié par les islamistes qui vivent en Europe et certaines féministes qui défendent « leur liberté de s’habiller comme elle le souhaitent ». Honte à ces décérébrées qui ne veulent pas savoir ce que risquent les courageuses iraniennes qui refusent le voile pas plus qu’elles ignorent que Masih Alinejad a du quitter l’Iran pour Londres afin de mener son combat.

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My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران

July 25, 2015 ·  حجابNous avons lancé une campagne intitulée « négociation sur le hijab ». Aujourd’hui, nous devons continuer de rappeler le hijab obligatoire par mail à tous les politiques et à toutes les femmes venant en touriste en Iran. Nous avons besoin d’un #hijabdeal ( = négociation sur le hijab) parce que le hijab est un problème mondial parce que toutes les femmes qui viennent en Iran sont obligées de porter un hijab.

#MyStealthyFreedom
Caricature de Gunduz Aghayev.

 

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Interview de la journaliste Masih Alinejad sur le thème du « Bien public » dont le gaspillage explique les manifestations dans tout le pays

, fondatrice en 2014 du mouvement #my stealthy freedom contre le port obligatoire du Hijab et de #whitewednesdays en mai 2017. Ces mouvements sont largement suivis par les femmes et les hommes avec une constante remarquable. Il semble que le courage de ces femmes ait ouvert la voie au peuple iranien qui manifeste dans les rues depuis quelques mois sans que les médias n’aient jugé bon d’en informer.

White Wednesdays

 

From the Facebook page 'My Steathy Freedom'

 

White Wednesdays in Iran

la vidéo est visible dans son intégralité sur la page facebook du mouvement My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران —– traduction —–
<Début de la vidéo>
[Présentateur] – Les gens sont en colère. Comme vous le voyez, les gens en ont marre d’être discriminés. Ces gens sont des oubliés. Il s’agit des retraités, des épargnants et autres … Comme on le voit ici, cette manifestation date d’il y a deux semaines. Les gens manifestaient pour Reza Shahabi, militant des droits des travailleurs qui a fait une attaque cérébrale en prison. Les manifestants étaient inquiêts sur son sort. Ces gens aussi ont été tabassés et arrêtés.
D’autes gens ont manifesté contre les attaques au vitriol mais les autorités les ont attaqués. Autre photo, des épargnants dont les économies ont été volatilisées dans des banques ayant fait banqueroute.

Entretenons-nous maintenant avec Mme Masih Alinejad.

Masih, vous avez entendu ce qu’a dit Peyman. Ces gens manifestent depuis des lustres pour leurs revendications et personne ne les écoute. Certains affirment que les manifestants sont des agitateurs, qu’ils dégradent les biens publics.

[Masih] – Regardez, aujourd’hui Rouhani a déclaré que ceux qui manifestent dans la rue en ce moment sont une petite minorité de gens insultant les valeurs de la révolution et qu’ils sont difficiles à ramasser. 
Les gens sont-ils des poubelles qu’on ramasse ? M. Amadinejad aussi avait dit des choses semblables en 2009 au moment du mouvement Vert. Il comparait les manifestants à « de la poussière et des saletés » qu’on devait ramasser. Ils vont continuer à utiliser ce genre d’accusation contre les contestations à venir.

Lorsque je fais des vidéos moi-même, je m’assure toujours de montrer le respect pour les biens publics. Dans les mercredis blancs les femmes enlèvent leur voile de la façon la plus pacifique possible. Elles font leurs vidéos et il n’y a pas de violence. Je n’approuve pas la violence. Je dis à tout le monde de respecter les biens publics.

Mais qu’est-ce que le bien public ? Qui le dégrade ? Notre santé mentale dévastée est devenue un bien public. Le bien public, c’est l’argent qu’ils ont dépensé pour embellir les mosquées avec de l’or. J’ai grandi en devant partager mes vêtements avec mes frères et sœurs. Ils ne nous ont jamais laisser critiquer ces domes dorés. Le bien public, c’est notre argent du pétrole. Le bien public, c’est l’argent perdu des épargnants spoliés. Les affaires de détournement de fonds de dollars par nos dirigeants, c’est du bien public.

C’est l’argent gaspillé par des gens très en cheville pour aller étudier aux USA. Mme Massoumeh Ebtekar affirme que les manifestants prennent leurs directives d’Arabie Saoudite. De façon étrange, son fils vit aux USA et peut aller et venir en Iran.

Le bien public c’est aussi notre argent dépensé en Syrie, au Liban et à Gaza pendant qu’ils délaissent les survivants du séisme en Iran. Le bien public ce sont aussi les installations pourrissantes. 
Qu’en est-il pour autant de la destruction annexe par les autorités des biens des gens ?

Il s’agit aussi des milliards de dollars alloués aux organisations religieuses tenues par les religieux importants. Le bien public, c’est aussi l’argent qu’ils utilisent pour renforcer le code vestimentaire obligatoire. Ces gens ordinaires ont vu leurs biens dévastés par les autorités. Le bien public, ce sont les sommes qu’ils consacrent à la télé aux sermons culpabilisants de religieux illettrés. Ils mettent la religion sur le moindre aspect de nos vies privées. Ils consacrent notre budget comme ça leur plait.

Le bien public, c’est notre système éducatif qui nous contraint à mener une double-vie. On nous force à être menteurs. Mon enfance a été un bien public. Ma jeunesse ! Comment peuvent-ils parler de bien public aux gens ? Ces manifestants sont des pauvres. Ils me font penser à ma propre pauvreté pendant mon enfance. Je pense aussi aux raisons de mon exil depuis 8 ans. Pourquoi ne puis-je pas rentrer en Iran ?

M. Rouhani, Mme Ebtekar, Mme Kadwar et les autres réformistes, ces réformistes préparent la route à l’arrestation de ces manifestants. Les interrogateurs des gardiens de la révolution vont forcément dépasser le niveau des accusations de ces réformistes. De façon curieuse, en 2009, ces réformistes tels que Mme Kadwar, Mme Ebtekar, avaient pris contact avec l’étranger pour diffuser la liste des manifestants tués pendant les manifestations et maintenant ils se joignent aux gardiens de la révolution pour oppresser les travailleurs pauvres, les femmes et les enfants. C’est la plus grande des trahisons et le plus grand des dommages aux biens publics.
<Fin de la vidéo>

2. Analyse des slogans des manifestants en Iran

Manifestation à Téhéran, le 30 décembre 2017. AP

Les frustrations économiques et sociales de la population expliquent les manifestations de ces derniers jours, décrypte la sociologue Amélie Myriam Chelly.

Tribune. Des protestations ont éclaté jeudi 28 décembre 2017 en Iran. Elles s’intensifient et s’étendent dans tout le pays. Tout est parti de Mashhad, ville de la région Khorasan (dans le nord-est du pays), pour des raisons qui semblent évidentes pour une très large partie de la population iranienne : les sympathisants d’Ebrahim Raissi, dont Machhad est le fief, opposants conservateurs au président, Hassan Rohani, seraient à la tête des mouvements de protestation. D’où les slogans « marg bar Rohani ! » (« mort à Rohani ! »).

Mais bien vite d’autres manifestants, d’autres tendances politiques, ou même sans rattachement à quelque parti que ce soit, ont rejoint les rangs des protestataires. Les revendications populaires ont pris des contours plus économiques, puis désormais nationalistes et « an-idéologiques ». Les slogans ont échappé aux mains du clan Raissi pour devenir des « mort au Guide ! », « mort au Hezbollah ! », « Pahlavi ! Pahlavi ! », « Reza shah, roi des rois ! ».

Que revendiquent les Iraniens ? L’exaspération de la société quant aux problèmes économiques et l’aspiration de couches sociales de plus en plus diverses à plus de sécularisme sont des réalités depuis bien longtemps. Comment comprendre la teneur des slogans scandés lors des manifestations ?

Lire :   Iran : plusieurs victimes au cours d’une nouvelle nuit de manifestations

  • « Mort au Hezbollah ! »

Le peuple se sent floué par l’Etat du fait que le régime apporte des aides financières importantes pour des infrastructures à l’étranger. Les largesses financières accordées au Hezbollah, largesses dont se targue le secrétaire général Hassan Nasrallah dans ses discours, la construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux dans le sud du Liban, l’entretien de lieux saints chiites en Syrie et en Irak irritent une population iranienne qui suffoque financièrement.

Les Iraniens ont globalement soutenu l’intervention de leur pays en Syrie et en Irak. Au lendemain de la prise de Mossoul par Daech, le groupe Etat islamique avait menacé d’envahir Mashhad. Il était plus que naturel que la population se sente unie dans le combat contre les djihadismes, de surcroît takfiri. Le slogan « mort au Hezbollah ! » est donc l’expression d’une frustration économique : les sommes versées devraient, dans l’esprit des Iraniens, revenir à leur économie et non nourrir des prolongements idéologiques ou des alliances qui ne les concernent pas directement. D’autant que la population iranienne n’a pas, globalement, d’aversion particulière pour l’Etat hébreu et ne porte qu’un intérêt limité à la question palestinienne.

Ces manifestations ne constituent en aucun cas une résurgence ou une continuité du mouvement vert de 2009 (pas ou peu de références faites aux réformateurs Ali Karoubi, Mohammad Khatami et Mir Hossein Moussavi, pas de leadeur du mouvement protestataire). On peut toutefois faire un lien entre l’un des slogans phares de 2009, « ni Gaza ni Liban, je voue ma vie à l’Iran », et ce slogan récemment scandé, « mort au Hezbollah ! ». Dans les deux cas, ces injonctions populaires exhortent le gouvernement à concentrer ses manœuvres politiques sur les intérêts économiques du peuple iranien.

Au-delà de la question strictement économique, n’oublions pas que la langue persane est très imagée et que l’Iranien désigne souvent les partisans du Guide, depuis la Révolution, Khomeyni et Khamenei, comme des « hezbollahis », une désignation très péjorative. Ainsi le slogan a également une perspective contre-idéologique et peut désigner l’ensemble du système.

Lire :   Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations

  • « Mort à Rohani ! »

Les commentateurs attribuent les prémices du mouvement contestataire aux partisans du conservateur Ebrahim Raissi, dont le fief, Mashhad, a été le point de départ de la protestation. Mais un autre clan anti-Rohani aurait aussi pu avoir tout intérêt à déstabiliser le gouvernement : les partisans de l’ancien président, Mahmoud Ahmadinejad. Les relations de ce clan avec la présidence, la puissante famille Larijani et le guide suprême sont plus que jamais tendues : dans l’entourage de Mahmoud Ahmadinejad, beaucoup s’étaient enrichis grâce aux sanctions, par la mise en place de systèmes de contrebande, et se voient poursuivis, arrêtés, emprisonnés.

Voyant son clan touché par des poursuites judiciaires, l’ancien président a formulé de très vives critiques à l’encontre d’Ali Larijani, porte-parole du Parlement, l’accusant d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire par le biais de son frère Sadeq Larijani, pour l’anéantir politiquement. Selon Mahmoud Ahmadinejad, Ali Larijani aspirerait à la prochaine présidence et ferait tout pour l’éliminer de la vie politique du fait de l’ombre qu’il pourrait faire au porte-parole du Parlement. Pour nombre d’Iraniens, les sympathisants de l’ancien président auraient aussi été nombreux à manifester pour déstabiliser l’exécutif.

  • « Pahlavi ! Pahlavi ! »

Les tendances royalistes existent en Iran, mais elles sont marginales. La référence à l’ancien ordre des Pahlavi ne doit pas être entendue comme une volonté de revenir à la monarchie. La référence à Reza Shah (on a aussi, entre autres, entendu le slogan « Reza shah, roi des rois ! ») est avant tout une référence à une figure qui a confisqué nombre de leurs prérogatives aux mollahs, interdit le port du voile, les processions chiites, et est considéré comme un « défroqueur de mollah », pour reprendre une expression occidentale.

Au cours de ces protestations, la population s’en est pris, entre autres, à des mollahs (qui sont des institutions en Iran), à des centres de bassidji (police des mœurs), à des hosseinyeh, à savoir des centres cultuels de procession chiites très fréquentés par les bassidji, ainsi qu’à des centres religieux (howzeh elmieh). La population s’est élevée contre les mollahs, considérés comme les acteurs de la confiscation des intérêts socio-économiques de la population.

Lire :   En Iran, les autorités peinent à répondre aux manifestants

  • « Pain ! Travail ! Liberté ! »

La contestation n’est pas l’apanage exclusif de la jeunesse. Beaucoup d’adultes dans l’impossibilité de fonder un foyer sont descendus manifester. Les revendications concernent avant tout la difficulté d’accéder à un emploi, la mauvaise gestion des dépenses de l’Etat et l’inflation. On dénonce la corruption et plus tacitement le phénomène des « aghazadeh » (les « fils de »).

En effet, la corruption est endémique et gangrène toutes les étapes de la vie administrative et des affaires. Cette corruption trouve ainsi une certaine visibilité dans la tenue de plusieurs procès, comme celui, emblématique, de Babak Zanjani, arrêté pour corruption et détournement de fonds en 2013, ou celui de l’ancien directeur exécutif de la banque Mellat, Ali Rastegar Sorkhei, arrêté pour corruption bancaire en bande organisée.

La corruption généralisée dans le monde des affaires sclérose l’économie et contribue à accentuer la précarité des plus démunis : parfois, des chefs d’entreprise et des industriels ne parviennent pas à verser les salaires de leurs employés, par manque réel de liquidités du fait des sanctions internationales imposées à l’Iran pour son programme nucléaire controversé. A ce titre, de nombreux entrepreneurs véreux gèlent le versement des salaires des employés au prétexte fallacieux de manque de trésorerie, tout en plaçant les fonds sur des comptes grassement rémunérés. Les salaires sont ensuite versés au compte-gouttes, mais les salariés sont systématiquement lésés.

Ainsi, le vaste mouvement protestataire qui parcourt l’Iran n’a rien de surprenant. Il est l’expression de revendications anciennes qui avaient d’ailleurs poussé les Iraniens à réélire Hassan Rohani, incarnation de l’ouverture et d’une éventuelle sortie d’une suffocation économique que la rue attend avec impatience.

Source: © « Mort au Hezbollah », « Pahlavi » : comprendre les slogans iraniens

3. Décryptage de la photo de l’iranienne à l’étendard blanc

Cette photo et d’autres semblables sont devenues virales comme on dit aujourd’hui, et le plus souvent illustrent les articles sur les manifestations iraniennes en cours. En réalité -et on le vérifiera sur https://www.facebook.com/StealthyFreedom/ , il s’agit de militantes contre l’obligation de porter le hijab, un mouvement datant de 2014 et antérieur aux protestations actuelles. Mais, on le voit à travers l’Histoire, ce sont souvent les femmes qui ont le courage de se révolter les premières contre l’injustice des dirigeants de leur pays dont leur condition est le symptôme.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/01/iran-la-photo-d-une-femme-devenue-l-icone-des-protestations-n-est-pas-liee-au-mouvement_5236419_4355770.html

 

150 joueurs ^d’échecs boycottent deux compétitions en Arabie saoudite

 

http://ptb.be/telechargements/visuel-stop-daesh-boycott-de-l-arabie-saoudite

Les joueurs d’échecs semblent avoir plus de sens moral que d’autres sportifs puisque 150 d’entre eux refusent de participer aux deux compétitions organisées en Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », nommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre 2017.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération deux millions de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

La joueuse ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad

http://www.chess-and-strategy.com/2017/11/boycott-du-tournoi-mondial-d-echecs-en-arabie-saoudite.html

La troisième joueuse mondiale, l’ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir  jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

De son côté, le grand maître international Hikaru Nakamura a déclaré « Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion »

Le refus de ces joueurs est d’autant plus méritoire que les compétitions sont dotées de sommes très importantes.

Ce ne sont pas les footeux qui feraient preuve d’autant de grandeur et de dignité…

LC

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/160360-171116-tournoi-mondial-d-echec-en-arabie-saoudite-plus-de-150-joueurs-vont-boycotter-la-competition

« Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? »

La Fédération internationale des échecs (FIDE) s’est attiré les foudres d’une centaine de joueurs professionnels à travers le monde et a été accusé de « dégradation morale totale », après avoir cédé le droit d’organiser deux des plus importantes compétitions d’échecs à l’Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », renommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération plus d’un million et demi de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

Outre la question des droits de l’homme dans le pays organisateur – un régime ultra-conservateur- de nombreux professionnels ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des joueurs, mais également l’impossibilité pour certains d’entre eux issue de pays rivaux, comme Israël, le Qatar ou encore l’Iran, de tout simplement participer à l’événement.

En signe de protestation, près de 150 joueurs ont annoncé qu’ils boycotteraient la compétition.

L’Arabie saoudite est l’un des nombreux pays musulmans à refuser l’entrée sur son territoire de citoyens israéliens. Or l’Etat hébreu est une nation très représentée dans la discipline et compte trois des meilleurs joueurs d’échecs de la planète qui ont d’ailleurs été officiellement conviés à participer aux tournois, d’après une liste publiée sur le site de la FIDE.

Le président de l’Association des joueurs d’échec professionnels et grand maître international d’échecs israélien, Emil Sutovsky, a condamné la décision de la FIDE d’accorder l’organisation des championnats à l’Arabie saoudite.

« Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion », s’est-il insurgé dans un communiqué.

L’ancien président de l’union des échecs en Europe, la European Chess Union, Silvio Danailov, a quant à lui accusé la FIDE de « dégradation morale totale ». « Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? », a-t-il lancé sur Twitter.

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Makro&friends @FIDE_chess total moral degradation.After Iran & Saudi Arabia what’s next, Democratic people’s Republic of Korea?Everyone who is going there is legalizing corruption and is a shame for  and humanity.

La joueuse ukrainienne a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

« Organiser un championnat d’échecs dans un pays où les droits de l’homme basiques n’ont aucune valeur est horrible. Les échecs sont un jeu qui rassemble des gens très différents, ce n’est pas un jeu où chaque personne est séparée selon sa religion ou son pays d’origine », a déclaré Nakamura sur Twitter.

 

To organize a chess tournament in a country where basic human rights aren’t valued is horrible. Chess is a game where all different sorts of people can come together, not a game in which people are divided because of their religion or country of origin.http://www.fide.com/component/content/article/1-fide-news/10496-world-rapid-and-blitz-announcement.html 

Au sujet des visas accordés aux joueurs, « la FIDE n’a été informée de la part d’aucun joueur, de l’impossibilité de participer », a-t-elle annoncé, précisant qu’elle ferait tout pour s’assurer que chaque joueur étranger qui souhaite participer reçoive un visa.

François courage pourrait sauver Fillon peureux

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François Fillon pourrait très simplement sauver sa candidature s’il reconnaissait qu’il a profité d’un système abusif propre à tous les députés et les sénateurs.Et s’il s’engageait à y mettre fin s’il était élu, il pourrait gagner des millions de voix.

Il faut énormément de courage et de morale pour dénoncer un système financier qui attribue aux élus des sommes astronomiques sous divers prétextes, des sommes qui ne demandent pas de justificatifs et qui s’ajoutent aux avantages en nature et aux nombreux privilèges dont bénéficient ces hommes qui, pourtant, ne brillent pas par leur efficacité. S’ils agissaient pour le Bien Commun France, il est vraisemblable que nous serions dans une bien meilleure situation économique, sociale et morale.

Fillon n’a rien fait d’illégal, comme tous les autres députés il a reçu, outre ses indemnités de parlementaire, des indemnités diverses dont certaines ne sont pas imposables mais qui toutes proviennent de l’argent du contribuable.

François Fillon aura-t-il le courage de se mettre à dos près de mille élus, députés et sénateurs ? S’il le faisait, ce serait une occasion exceptionnelle et grandiose de nettoyer les écuries des finances publiques. Je suis certaine qu’il nous sauverait ainsi d’Ali Juppé en un premier temps et de la corruption officielle.

LC

Pour en savoir plus

Ce que reçoit un député . Source http://ripostelaique.com/francois-fillon-na-rien-fait-dillegal-cest-justement-tout-le-scandale.html

1 – Indemnité, salaire ou traitement

Depuis le 1 er  février 2017, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

– indemnité de base : 5 581,05 € ;

– indemnité de résidence (3 %) : 167,43 € ;

– indemnité de fonction (25 % du total) : 1 437,12 €.

Soit  brut mensuel , 7 185,60 €.

2 – Indemnité spéciale non imposable (1)

Elle varie selon la position et l’occupation du parlementaire (1) De la plus haute duPrésident  : 7 243,08 €, à la plus basse des   Secrétaires du Bureau : 689,82 €

3 – Frais de mandat et de  secrétariat

Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’ employeur  : il recrute , licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.

Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de lafonction publique. Au 1 er février 2017,  le montant mensuel du crédit est de 9 618 €.

En cas de non-emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’ Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupepolitique pour la rémunération d’employés de ce groupe.

4 – Indemnité représentative de frais de mandat

Au 1er février 2017, le montant mensuel de cette indemnité est de 5 840 € brut et n’est pas assujettie à des justificatifs.

5 – Réserve parlementaire (2)  

Réserve parlementaire : +ou- 10 000

Pour un Parlement exemplaire, signez la pétition

http://e-mosaique.hautetfort.com/media/01/01/1485825389.jpg

https://usbeketrica.com/article/democratie-changer-les-regles-du-jeu

Un député brasse au minimum 25 000 euros/mois en sus des indemnités qui constituent sa rémunération. En outre il bénéficie de toutes sortes d’avantages en nature, y compris le privilège de profiter des ors de la République grâce à l’argent du contribuable.

L’intérêt de l’affaire Fillon est d’avoir mis au jour les prébendes considérables des élus députés et sénateurs.

Ben, si j’avais su, j’aurais choisi un avenir de politique et j’y aurais préparé mes enfants ! Malheureusement, je suis incapable de faire une chose en laquelle je ne crois pas et qui m’obligerait à mentir, dissimuler, intriguer, manipuler, jouer à dix bandes, collaborer à des entreprises immorales, tromper et mépriser autrui…..

On trouvera dans l’article ci-dessous les détails des fabuleux avantages des députés en espèces comme en nature. Les données chiffrées sont accessibles à tout le monde sur le site de l’Assemblée nationale 

http://ripostelaique.com/francois-fillon-na-rien-fait-dillegal-cest-justement-tout-le-scandale.html

La Connectrice

Partout des citoyens se mobilisent et appellent à une plus grande transparence de leurs élus.
Pour transformer l’indignation en action, interpellons les parlementaires pour qu’ils modifient d’urgence les règles des assemblées.

Le 22 février aura lieu la dernière réunion du bureau de l’Assemblée nationale de cette législature. Cette instance a le pouvoir de prendre des décisions et de modifier le code de déontologie. Si nous sommes nombreux nous pourrons les convaincre d’adopter nos 4 propositions pour un Parlement transparent et une démocratie rénovée.
Signez la pétition de Transparency France et Powerfoule !

Nos 4 propositions clés :

 Pourquoi c’est important ?

Le 25 septembre 2012, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, promettait de faire de l’Assemblée « une maison de verre, transparente, exemplaire, irréprochable ». Malgré quelques avancées indéniables les règles d’intégrité de l’Assemblée nationale et du Sénat restent largement en dessous des attentes des citoyens. 77% des français estiment en effet leurs députés et sénateurs corrompus selon notre sondage d’octobre dernier*.

Face à ce constat alarmant, nous ne pouvons plus nous contenter de demi-mesures d’autant plus que les solutions existent ailleurs : en Allemagne, aux Etats-Unis, les parlementaires ont interdiction d’employer leurs proches, au Royaume-Uni, les parlementaires doivent rendre publiques leurs dépenses.

Ces mesures simples peuvent être adoptées immédiatement. La crise de défiance grave que traverse notre démocratie appelle des réponses rapides et concrètes.

Le 22 février aura lieu la dernière réunion du Bureau de l’Assemblée nationale. Ensemble nous devons les convaincre de saisir cette opportunité pour agir.

Signez pour obtenir enfin un Parlement exemplaire ! Pour signer la pétition http://foulepower.org/5lCPCdvyto4

Plus d’informations :

Source de la lettre à Bartolone pour un parlement exemplaire https://www.powerfoule.org/campaigns/penelopegate/parlement/pour-un-parlement-exemplaire

La FIFA autorise le voile dans les stades mais interdit le poppy du 11 novembre

Vendredi 11 novembre devait se tenir un match Angleterre-Ecosse.

En ce jour de l’armistice où tous les peuples des Nations britanniques arborent, cultivent et vendent des coquelicots (poppy, poppies), un symbole qui leur est tellement cher qu’ils parlent de « Poppy Day », la FIFA n’a rien trouvé de mieux que de leur interdire ce symbole sur le terrain, au nom de la neutralité politique !

La Fifa autorise depuis plusieurs années le port du voile dans les stades, ne s’agit-il pas là d’une marque politique, plus politique encore que le poppy ?

Heureusement, les footballeurs anglais et écossais ont tenu bon et ont arboré le coquelicot sur des brassards noirs. Finalement, l’Angleterre a gagné 3-0 contre l’Ecosse ( goals from Daniel Sturridge, Adam Lallana and Gary Cahill) et les sportifs ont célébré le 11 novembre sur le stade en une émouvante cérémonie que l’on peut voir su;

  Sont concernés les footballeurs de l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles,le 11/11/2016

Football - ANGLETERRE - Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)
Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)
Alors, coquelicot ou pas coquelicot ? L’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles, qui ont demandé la possibilité de porter des brassards noirs avec un coquelicot ce vendredi 11 novembre en souvenir de l’armistice de la guerre 1914-1918, ont déclaré que la Fifa leur avait interdit de le faire, au motif que les règlements interdisent toute manifestation politique sur les maillots . Si l’Irlande du Nord et le pays de Galles porteront donc un brassard simple ce vendredi, les U21 anglais ont, eux, porté le coquelicot jeudi soir lors de leur succès face à l’Italie

Quant à la Fifa, elle a tenu à préciser qu’elle n’avait en rien interdit le port du coquelicot, mais qu’elle avait juste rappelé aux fédérations concernées la règle en matière de signe distinctif politique ou religieux, et que le comité de discipline indépendant était le seul à pouvoir établir si cette règle avait été enfreinte. L’Angleterre et l’Ecosse, qui s’affrontent ce vendredi (20h45) à Wembley lors des qualifications pour la Coupe du monde 2018, choisiront leur camp.http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/L-angleterre-et-l-ecosse-privees-de-coquelicots-sur-leurs-brassards/748110
The Northern Ireland shirt which was temporarily withdrawn from sale on the JD Sports website.

Il me semble que la FIFA soit moins regardante quand il s’agit de manifestations islamistes…

Pourtant, il n’y a rien de plus politique que le voile et les tenues islamiques, une des formes du djihad civilisationnel, envahir le monde non musulman en lui imposant la charia.

Les pétro dollars font la loi et la FIFA a besoin de beaucoup d’argent étant donné le prix des joueurs.

«Aujourd'hui, c'est le foot. Demain, ce sera la natation», s'inquiète Asma Guenifi.
La FIFA a autorisé les footballeuses musulmanes à jouer avec le foulard islamique (hijab) grâce à la levée de l’interdiction par l’International Board qui définit les règles du football mondial. Si l’Iran et l’Arabie Saoudite s’en félicitent, d’autres organisations montent au créneau et dénoncent les pressions qui sont à l’origine de cette décision. Quelle est la position de la Ligue du Droit International des Femmes ?…
http://www.atlantico.fr/decryptage/footballeuses-voilees-pourquoi-fifa-accepte-jeu-islam-politique-annie-sugier-412349.html
L’escrime ce n’est pas du ressort de la FIFA mais les observateurs notent que le voile devient la règle pour les joueuses mulmanes dans le sport international, y compris aux jeux olympiques malgré les déclarations de neutralité dans les chartes de toutes les institutions sportives officielles.
Ibtihaj Muhammad, va devenir en 2016 la première musulmane américaine voilée à prendre part aux JO. (Charles Sykes/AP/SIPA)
Selon la Ligue Internationale du Droit des Femmes, « Ces pays bafouent les principes et les règles inscrits dans la charte olympique à laquelle ils ont pourtant souscrit. […] Quel crédit donner au CIO et aux fédérations internationales, qui plient face à des exigences n’ayant rien à voir avec le sport et qui briment les femmes ? Ce faisant, ils trahissent les athlètes musulmanes qui ont couru bras et jambes découverts. »

Parlement européen : corruption des eurodéputés

Publié le

Des journalistes du Sunday Times se sont fait passer pour des lobbyistes demandant à des eurodéputés de passer des amendements qui avaient été votés, moyennant finances.

Un député slovène, un roumain et un autrichien ont accepté et donné les coordonnées de leurs comptes bancaires.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/03/20/pieges-par-de-faux-lobbyistes-trois-eurodeputes-acceptent-de-deposer-des-amendements-contre-de-l-argent_1495941_3214.html

Des affaires de corruption touchent régulièrement des politiques, des élus du peuple, en principe choisis démocratiquement et rémunérés en espèces et en avantages pour effectuer leur fonction.

Il semble que l’appât du gain à des fins personnelles ou pour financer un parti soit une pratique généralisée et on se demande si le Parlement européen dispose d’un horloger ayant autorité pour mettre les pendules à l’heure.

Cette affaire pose aussi la question de la compétence des eurodéputés puisqu’en l’occurrence, les trois personnes concernées ignoraient que les amendements avaient déjà été votés. Ou, si elles ne l’ignoraient pas, leur immoralité cynique est encore plus scandaleuse.

De manière générale, les eurodéputés, les Français en particulier nous donnent l’impression de ne pas prendre au sérieux leur fonction. On se souvient de Rachida Dati piégée par des journalistes au cours d’une session parlementaire alors qu’elle racontait à une amie combien elle s’ennuyait…http://www.youtube.com/watch?v=NgiaqVU1yX4

Un cas qui ne semble pas exceptionnel.

Le désintérêt des politiques français pour les institutions européennes est certainement à l’origine du non au projet de traité constitutionnel européen. Contrairement aux réalités des décisions qui, dans certains domaines, ont apporté des améliorations à la vie quotidienne des Français qui profitent allègrement des subventions européennes sans états d’âme.

Par exemple, le téléphone mobile n’aurait pas pu se développer sans dérèglementation du monopole de France Télécom. Aujourd’hui, même les SDF ont un téléphone mobile.

Beaucoup d’agriculteurs n’auraient pu s’adapter au marché sans l’aide de l’Europe même si, dans le même temps nombre d’entre eux ont du lacher prise. L’agriculture biologique par contre a bénéficié des législations européennes.

Sans l’Europe, il n’y aurait pas de programme Erasmus pour les étudiants, une chance extraordinaire d’élargir ses connaissances, son expérience et son réseau.

La possibilité d’aller travailler librement dans le pays membre de son choix est une formidable opportunité pour les jeunes en particulier.

Sans vouloir nier que tout changement a son avers et son revers, les institutions européennes ont développé la synergie entre les bonnes pratiques des pays membres et il est contre-productif de refuser de participer  ces instances tout en critiquant leurs décisions.

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