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Archives de Tag: culture française

Humour. Les adieux de la vieille sociétaire. Robert Hirsh, 1974

Robert HIRSCH La cigale et la fourmi 1974 – version montée mais complète!!!

La vieille sociétaire donne sont chant du cygne en interprétant à sa manière la fable « la cigale et la fourmi » de Jean de la Fontaine. A la fin elle chasse la jeune Isabelle Adjani venue l’honorer d’une gerbe de plantes sortie de son rôle d’Agnès et répondant « le petit chat est mort ». (« l’école des femmes « de Molière)

Tradition de Noël et rigolade : Les trois messes basses

La tradition de Noël c’est aussi rigoler de l’hypocrisie de certains prêtres et de la rouerie des enfants de chœur. Alphonse Daudet s’était fait une spécialité de cet anticléricalisme bon enfant et bien de chez nous. Marcel Pagnol et Fernandel lui donnent un beau coup de main dans cet extrait du film « Les lettres de mon moulin ». J’avais vu ce film dans mon enfance lointaine et je n’ai jamais oublié sa truculence bien que je ne sois ni catholique ni croyante. C’est ça la culture, faire siennes toutes les belles choses de son pays.

 

Ajoutée le 21 déc. 2016
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Les Trois Messes basses est un conte de Noël d’Alphonse Daudet d’abord publié en 1875 dans les Contes du lundi, puis intégré à la version définitive du recueil Lettres de mon moulin en 1879. C’est un récit irrévérencieux mettant en scène l’un des sept péchés capitaux, la tentation de gourmandise : le prêtre, dom Balaguère, va être tenté par son petit clerc, Garrigou, possédé par le diable, et muni de sa diabolique clochette. L’histoire se situe au milieu du xviie siècle dans le château de Trinquelage, château imaginaire situé au sommet du mont Ventoux. Le diable a pris les traits du jeune Garrigou, clerc de Dom Balaguère, ancien prieur des Barnabites et à présent chapelain gagé des marquis de Trinquelage, afin d’induire le prêtre en tentation et de lui faire commettre « un épouvantable pêché de gourmandise » : usant du faible de Dom Balaguère pour la bonne chère, il commence, tout en l’aidant à se préparer pour la messe, par lui décrire les différents plats qui seront servis (dindes, gélinottes, vins, faisans, truites…). Les Lettres de mon moulin est un film français, réalisé par Marcel Pagnol, sorti en 1954. Le film est l’adaptation de trois des vingt-neuf Lettres de mon moulin, d’Alphonse Daudet

La Rotonde Montparnasse. Macron après François Hollande, Trotski, Modigliani et Aragon

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http://missionunesco-paca.simdif.com/actions-patrimoine-paca.html

Le bar restaurant La Rotonde, à l’angle du boulevard du Montparnasse, fait partie de ces lieux mythiques qui conservent toute leur symbolique malgré le passage du temps et les changements qu’il entraîne.

Emmanuel Macron a suscité un tollé en y fêtant son arrivée en tête du premier tour des élections présidentielles 2017. On ne pourra manquer de rapprocher le choix de ce lieu de la célébration de la victoire de François Hollande sur Martine Aubry lors des primaires socialistes de 2011. http://www.europe1.fr/politique/presidentielle-la-soiree-de-macron-a-la-rotonde-fait-polemique-3310550

François Hollande avait gagné les primaires avec le slogan « Je suis le candidat du changement » puis « le changement, c’est maintenant ». Bien que Macron résume son programme au mouvement « En marche », il est pour beaucoup le candidat du changement et ses fans ne veulent pas entendre qu’il s’inscrit dans la continuité de la législature de son père spirituel François Hollande, comme l’atteste le ralliement de presque tous les hollandistes.

Dans ce contexte, le choix de La Rotonde pour célébrer une victoire avant l’heure n’est pas anodin. Et on jugera de l’honnête du candidat qui justifie le raoût  en ces termes moralisateurs. Si vous n’avez pas compris que c’était mon plaisir ce soir, d’inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, c’est que vous n’avez rien compris à la vie » alors qu’on y a surtout vu des personnalités ce que justifiera par la suite son dircom Il voulait juste organiser un événement sympathique avec ses soutiens », explique Sylvain Fort, responsable de la communication d’Emmanuel Macron, à FranceInfo. « Ça fait neuf mois qu’on mange des sandwichs, on était contents d’aller au restaurant. ».

On nous prend pour des benêts car La Rotonde n’est pas suffisamment vaste pour accueillir toutes les petites mains qui œuvrent au succès de leur idole et qui doivent se contenter d’être affublés de désignations anglophones, pour être plus valorisantes, comme helpers, coworkers, lesquels surfent pour se donner le moral sur le coworking, font du brainstorming, travaillent en open space, n’oublient pas le feedback, respectent le business model, obéissent au community manager, échangent des messages snackables, se réfèrent au pole event qui organise les grands événements médiatiques, s’activent sur le mode de la start up. 

La langue française fait de la résistance

http://www.la-croix.com/Actualite/France/La-langue-francaise-fait-de-la-resistance-2014-10-13-1220368

Ce n’est pas que je rejette toute terminologie anglophone, au contraire j’en use moi-même car elle a le mérite d’être plus économe en syllabes et formules que la langue française mais son utilisation systématique fait écho à la conviction du candidat quil n’y a pas de culture française. Alors que la France compte des millions d’illettrés, que même des dirigeants ne maîtrisent ni orthographe ni grammaire ni syntaxe, que l’école n’arrive plus à former la jeunesse en ces domaines, il me semble fondamental de donner l’exemple quand on s’exprime publiquement. Avant de pratiquer d’autres langues et d’utiliser des anglicismes en expression française, il me semble qu’il est indispensable de maîtriser d’abord la langue française. Or Macron semble un peu trop préoccupé par l’enseignement public de la langue arabe dans les collèges et lycées comme si l’INALCO ne suffisait plus.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/05/wikileaks-r%C3%A9v%C3%A8le-certains-projets-terrifiants-demmanuel-macron.html

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La Rotonde est à la fois un symbole de la culture française et de l’art français, n’en déplaise à monsieur Macron qui confond origines et adoption. En effet si nombre d’artistes et d’écrivains qui se réunissaient à La Rotonde,  aux plus beaux jours de Montparnasse, étaient d’origine étrangère, ils s’étaient installés en France parce qu’ils admiraient sa culture et ses arts qu’ils avaient adoptés.

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • La Rotonde

Cette brasserie, ouverte en 1911, fut entre les deux guerres un lieu très fréquenté par le gratin des  poètes, écrivains, peintres, sculpteurs et chansonniers : Vlaminck et Soutine, Chagall et Braque, Apollinaire et Cocteau, Trotski ou Modigliani, mais aussi Darius Milhaud, André Breton, Louis Aragon, Mac Orlan et Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway. La brasserie emblématique est aujourd’hui fréquentée par des hommes politiques et des personnalités du cinéma et l’édition. On y voit François Hollande le soir des primaires, venant fêter sa victoire sur Martine Aubry.

 http://www.hotelraspailmontparnasse.com/fr/actualites-quartier-raspail-montparnasse/12-content-fr/actualites/24-la-brasserie-gastronomique-la-rotonde-2

Aujourd’hui, François Hollande y a fêté sa victoire aux primaires socialistes et les économistes du parti prisent le salon de l’étage tout comme Ségolène Royal. Aux grands cantalous, la patrie reconnaissante, pourrait-on afficher ici sur la façade. http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-la-rotonde-en-montparnasse-aux-grands-cantalous-la-patrie-reconnaissante-107532408.html

Nicolas, opposant embastillé par la dictature socialiste

Publié le

On se croirait revenu en 68 sauf que, du point de vue du pouvoir en place, les gentils sont les socialistes et que les méchants sont tous les autres. L’incarcération du jeune Nicolas coupable d’avoir animé le mouvement des Veilleurs contre la loi sur le mariage homosexuel et ses conséquences, en est l’exemple parfait et malheureux pour le jeune homme.

Dictature de la pensée avec ses mandarins, utilisation politique de la police, manipulations crapuleuses pour piéger l’ennemi non socialiste, protection inconditionnelle des amis socialistes, parti pris socialiste de la Justice, emprisonnements arbitraires, utilisation des fonds publics au service de la dictature socialiste, récupération de la protestation populaire grâce à des associations au service des socialistes financées par les fonds publics, Panem et Circences (du pain et des jeux pour occuper le peuple), favoritisme, politiquement correct, refonte des lois pour servir des intérêts privés, perversion des valeurs, communautarisme, culture de l’individualisme, négationnisme  bling bling, falsification de l’histoire, détérioration de l’enseignement public pour abrutir la jeunesse, éloge de la violence et de la vulgarité, etc. sont les ingrédients de la soupe infâme que le pouvoir actuel sert aux Français.

Génétiquement de gauche, il y a encore deux ans, lorsque j’entendais Radio courtoisie, mon poil se hérissait. J’entendais cette radio parce que je la capte particulièrement bien à mon domicile. Depuis environ deux ans, je ne ‘entends plus, je l’écoute. J’écoute Radio courtoisie parce que c’est une authentique radio culturelle mais aussi une radio indépendante et politiquement incorrecte.

J’écoute Radio courtoisie parce que le monde a changé, que j’ai changé et que ce média a changé. Mes valeurs humanistes n’ont pas changé mais elles ne sont plus portées par la gauche. Aujourd’hui, elles sont portées par la droite et toutes celles et ceux qui ne sont ni de gauche ni de droite mais fidèles aux valeurs traditionnelles de la république française. Les méchants ont changé de camp.

Depuis les mouvements de la Manif pour tous, les intervenants sur radio Courtoisie ont des accents de soixantehuitards se révoltant contre l’injustice, l’arbitraire et la perversité du pouvoir en place. En entendant les témoignages des jeunes manifestants contre la loi Taubira, je retrouve les mêmes termes que ceux des gauchistes de mai 68 victimes de la police politique, des CRS/SS qui les frappaient aveuglément pour terroriser l’opposition. Les gendarmes ou les policiers qui matraquaient les passants innocents se trouvant par hasard au mauvais endroit au mauvais moment ont fait des émules qui utilisent les mêmes méthodes pour les mêmes raisons : museler l’opposition, terroriser le peuple, interdire la liberté d’expression. A ces iniquités, les opposants se demandent comment s’organiser et, comme les moyens ont changé, ils se retrouvent sur Facebook ou twitter comme les gauchistes de 68 se retrouvaient à la Sorbonne, dans la cour de l’école des Beaux-arts, au théâtre de l’Odéon ou à l’ENS de la rue d’Ulm. L’imagination au pouvoir a changé de camp parce que le pouvoir corrompt et qu’il reste immuable dans sa dictature quelle que soit son idéologie.

Aujourd’hui, « le printemps français » est à droite et c’est à la gauche cynique et immorale que nous le devons.

Les élections municipales sont dans mon viseur. Je voterai pour la candidate ou le candidat de l’opposition la ou le mieux placé(e). Tout sauf la majorité socialiste, tout pour le changement qui ne saurait être pire que ce que nous avons actuellement.

La Connectrice

Communiqué de l’Institut pour la Justice

Madame, Monsieur,

Des dizaines de milliers d’individus dangereux pour la société et condamnés à de la prison ferme pour violences graves ne purgent pas leur peine « faute de place » dans les prisons.

Des milliers de crimes et de délits graves ne sont même pas poursuivis.

Et pourtant, la justice a su trouver sans délai, hier, une place à la prison de Fleury-Mérogis pour incarcérer un jeune étudiant de 23 ans, fondateur du mouvement pacifique des Veilleurs, protestant contre la loi Taubira.

Ce jeune homme est « coupable » d’avoir participé à un rassemblement de la Manif pour Tous et d’avoir refusé une prise d’empreinte d’ADN.

Il a été condamné en comparution immédiate à 4 mois de prison dont deux fermes.

Il faut pourtant savoir que, depuis la loi pénitentiaire de 2009, lorsqu’on est condamné à une peine de prison ferme inférieure à 2 ans, le principe est « l’aménagement de la peine », c’est à dire une alternative à la prison (bracelet électronique, travaux d’intérêt général et, plus souvent liberté sous contrôle judiciaire c’est-à-dire en pratique rien du tout).

Les condamnés à quelques mois de prison ferme sortent donc toujours libres de l’audience.

Par exemple, aux Tarterêts, en 2011, lors d’un guet-apens, un jeune avait essayé de tuer un policier à coups de marteau sur la tête. Il avait déjà 10 condamnations à son casier. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à 7 mois de prison ferme… mais est sorti libre de l’audience.

Et c’est bien la règle :

  • le 8 mai 2013 à Evreux : un individu qui a passé à tabac sa femme et sa fille reçoit 8 mois de prison dont 2 mois ferme mais repart libre en attente d’un aménagement de peine;
  • le 24 mai 2013 à Laon : un homme de 21 ans qui a déjà eu à faire à la Justice est condamné à 8 mois ferme pour car jacking : il sort libre du tribunal;
  • le 5 juin 2013 : un homme déjà condamné reçoit 6 mois ferme pour avoir incendié un bâtiment public : il n’est pas écroué;
  • le 11 juin 2013 : un homme coupable de mise en danger de la vie d’autrui et de violence à l’encontre des policiers à Trappes est condamné à 8 mois de prison avec sursis;
  • le 12 juin 2013 : pour l’attaque du RER D et de ses passagers, agressés, frappés, volés à Grigny : aucune peine de prison ferme n’est prononcée et relaxe pour la quasi-totalité des participants;
  • le 12 juin 2013 : agression sexuelle sur une fille de 11 ans dans les Ardennes : 18 mois avec sursis;
  • le 14 juin 2013, un homme qui a violé sa voisine pendant 2 mois a été condamné à 18 mois ferme, sans être incarcéré à l’issue de l’audience.

Nicolas, lui, est en ce moment incarcéré à Fleury-Mérogis, une prison qui accueille de véritables délinquants et criminels dont des dealers, des assassins ou des violeurs.

Que l’on soit en accord ou non avec le mouvement et les revendications de ce jeune homme importe peu. Ce qui est très grave, en revanche, c’est qu’on ait une peine très lourde prononcée contre Nicolas, jeune étudiant au casier judiciaire vierge d’un côté et de l’autre, un laxisme absolu à l’encontre de tant de délinquants et criminels chaque jour.

Il est plus grave pour certains juges ou pour certains politiques de se rebeller, de refuser un prélèvement ADN ou de se faire interpeller que d’agresser sexuellement une vingtaine d’enfants âgés de dix ans1, car dans ce cas, on obtiendra une nouvelle fois une peine virtuelle de sursis.

Notre justice a-t-elle encore un sens ? Notre pays a-t-il encore une justice égale pour tous ? Pouvons-nous encore croire à l’impartialité de nos juges alors que le « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature a montré que des magistrats pouvaient en toute impunité insulter des familles de victimes ?

L’heure est grave.

Nous ne devons pas laisser faire. Nous devons exiger le retour du bon sens et de l’impartialité. En apportant votre soutien à Nicolas vous enverrez un message clair : non au 2 poids, 2 mesures, non à une justice qui condamne certains individus avec la plus grande sévérité  et laisse filer les délinquants et les récidivistes notamment en supprimant les peines plancher ou la rétention de sûreté pour les meurtriers ou les violeurs dangereux.

Nous devons être des milliers, des dizaines et même des centaines de milliers à nous mobiliser.

Nous ne pouvons pas laisser faire ça.

Je compte sur vous pour signer la pétition de soutien à Nicolas exigeant la fin d’une justice à deux vitessesen cliquant ici.

Avec tous mes remerciements.

Laurence Havel
Secrétaire nationale. http://www.institutpourlajustice.org/

Interview de l’avocat de Nicolas

Nicolas prisonnier politique : interview de Maître Frédéric Pichon, avocat

Publié le 21 juin 2013 par Roger Heurtebise – Article du nº 308

Nicolas, prisonnier politique françaisRiposte laïque : Bonjour Maître Frédéric Pichon. Nous avons appris avec consternation que le jeune Nicolas est non seulement condamné à de la prison ferme, mais qu’en plus il dort déjà en prison suite à un mandat de dépôt. Mais revenons aux événements. Que lui reproche-t-on ? Comment s’est passée son interpellation ?

Frédéric Pichon : Il est reproché à Nicolas principalement une rébellion étant précisé qu’il avait été pourchassé avec de nombreux manifestants par des policiers qui n’avaient nullement procédé à des sommations d’usage ; de sorte que cette interpellation n’était pas fondée juridiquement. Il s’est réfugié dans une pizzeria et c’est à ce moment que les policiers ont procédé à son interpellation en prétextant une rébellion.

Riposte laïque : Quels sont les arguments de la défense de Nicolas ?

Frédéric Pichon : L’absence de preuve de la rébellion, celle-ci reposant sur les déclarations unilatérales du policier. Or c’est Nicolas qui était couvert d’hématomes.

Riposte laïque : La peine vous paraît-elle disproportionnée ?

Frédéric Pichon : Totalement lorsque l’on voit que des bandes de jeunes voyous qui attaquent des RER n’écopent que de peines de sursis pendant que d’autres attaquent des commissariats comme ce fut le cas à Argenteuil.

Riposte laïque : Est-ce fréquent d’avoir un mandat de dépôt dans ce genre de circonstances ?

Frédéric Pichon : Pour avoir défendu des manifestants de tous bords, c’est exceptionnel hormis des cas de violences avérées contre des forces de l’ordre ou de casseurs pris en flagrant délit.

Riposte laïque : Que pouvons-nous faire pour aider Nicolas ?

Frédéric Pichon : Il existe plusieurs fonds de solidarité pour les militants notamment « Solidarité pour tous » ou encore des comptes Facebook de soutien à Nicolas.

Riposte laïque : Comment voyez-vous la suite de la procédure ?

Frédéric Pichon : Mon confrère Gruau a interjeté appel de la décision et une demande de mise en liberté devrait être faite. Par ailleurs un rassemblement est organisé dimanche soir à 20 heures devant le Palais de Justice, Place Dauphine.

Riposte laïque : Je vous remercie, Maître.

Propos recueillis par Roger Heurtebise

http://ripostelaique.com/nicolas-prisonnier-politique-interview-de-maitre-frederic-pichon-avocat.html

On ne naît pas français, on le devient…

Bravo à Christine Tasin de « Résistance républicaine » pour cette mise au point claire et inspirée de la nature de nos luttes contre l’islamisation de la France, l’immigration illégale, le dénigrement de notre culture, le masochisme post colonial, la perte des valeurs de la France des Lumières et de la capitulation opportuniste de nos élites intellectuelles et de nos politiques devant tout ce qui ronge notre société.

La Connectrice

Source : http://ripostelaique.com/non-la-france-blanche-et-chretienne-ce-nest-pas-la-france.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email

Non, la France blanche et chrétienne ce n’est pas la France !

Publié le 14 septembre 2011 par Christine Tasin – Article du nº 216

Il est temps, me semble-t-il, de s’attaquer à quelques clichés que l’on trouve sur des sites d’extrême-droite mais aussi, ce qui me dérange davantage, dans la bouche de véritables patriotes, républicains qui plus est.

Il est nécessaire, pour ces derniers, de ne pas se laisser emporter par la lassitude, le découragement et la facilité devant une immigration non régulée et le refus de s’assimiler d’une partie des nouvelles populations arrivées sur notre sol. Je peux comprendre que, pour certains, il soit tentant, en voyant cela, de penser et de dire que les populations non européennes, puisqu’elles ne s’assimilent pas, ne sont pas assimilables et de poser comme solution la séparation nette, dans des pays différents, des populations en fonction de leurs origines et de la couleur de leur peau.

Or, cela serait non seulement contradictoire avec les traditions françaises et avec l’héritage des Lumières que nous voulons défendre mais une erreur   profonde qui conduirait à ostraciser de véritables républicains, laïques et patriotes, dont nous avons besoin.

En effet,  les valeurs héritées de 1789 sont universalistes, elles ont permis une évolution des mentalités extraordinaire, puisqu’elles ont accouché de la première Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, en 1789,  dont l’article   premier dit « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » ou du Préambule de  la constitution du 27 octobre 1946 qui affirme que « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. » ; et de la fabuleuse Déclaration des Droits de l’homme de 1793 qui est encore plus claire dans son article 3 : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. »

Cela revient à dire que si, au nom de l’universalisme, nous pouvons dénoncer avec virulence  l’excision, l’infibulation, le voile ou la burka, l’esclavage et l’exploitation de l’homme par l’homme, nous ne pouvons pas accepter de distinguer les êtres humains en fonction de leur couleur de peau ou de leur religion. Soyons cohérents !

Par ailleurs, prétendre qu’une Malika Sorel, un Pascal Hilout, une Chahdortt Djavann ou un Rachid Kaci, à cause de leurs origines ou de la couleur de leur  peau, devraient aller vivre ailleurs est une véritable monstruosité inacceptable. Aurait-on dû refuser à Léopold Sédar Senghor sa naturalisation, aurait-on dû refuser le droit de passer l’agrégation de grammaire, en 1935, à ce lettré, ce ciseleur de la langue française, et lui interdire de venir finir sa vie en France au motif qu’il était noir ?  Ces cinq personnes sont les plus connues mais il est, en France, des milliers de Malika Sorel ou de Léopold Sédar Senghor, qui défendent la France, ses valeurs et ses traditions avec bien plus de sincérité et d’âpreté qu’un François Hollande, un François Fillon ou une Cécile Duflot !

Le véritable Français, digne de vivre en France, ne se reconnaît ni à sa couleur de peau, ni à ses ancêtres.

En quoi le fait d’avoir des ancêtres nés en France depuis dix générations ferait-il de vous un Français ? L’amour de la France ne se transmet pas avec les gènes, pas plus que le statut social et l’on peut être enfant de père et mère inconnu et être un amoureux inconditionnel de son pays, un patriote véritable. Les véritables ancêtres qui jouent un rôle sont ceux qui ont fait de la France ce qu’elle est, ceux  qui ont donné leur vie pour défendre une certaine idée de la France, les révolutionnaires de 1789 qui ont aboli les Privilèges, les Communards, les Dreyfusards, les Résistants de la seconde guerre mondiale… ou bien ceux qui ont combattu pour bouter les armées ennemies en 1793, en 1870, en 1914, en 1944… Et si l’on peut être fier de compter dans ses ancêtres directs ces libérateurs (ce qui n’empêche pas certains de leurs descendants de cracher aujourd’hui sur le drapeau français…),  on peut être authentiquement français et fier de l’être même si ses propres ancêtres faisaient partie des Versaillais, des collaborateurs ou étaient Russes, Congolais ou Vietnamiens. L’important est ailleurs.

On ne naît pas français, on le devient, par adhésion au mode de vie, par amour de l’esprit français et de la liberté, par amour de la France et de son histoire, et par le sentiment, quasiment devenu atavique depuis Voltaire,  que  la lutte contre l’obscurantisme est une priorité.

Quant à la France chrétienne… Bien sûr il n’est pas question de nier les origines chrétiennes de notre civilisation, qui, via Rome, ont pu, (quel beau paradoxe !) aboutir à la laïcité à la française et même aux valeurs des Lumières comme Marcel Gauchet l’a bien montré. Mais il n’est pas, ou plutôt il n’est plus de France chrétienne, la France EST. Tout simplement. Comme la laïcité, la France ne souffre pas d’adjectifs, parce que nos révolutions et surtout l’extraordinaire loi de 1905 nous ont débarrassé (pour toujours, croyaient les naïfs que nous sommes, mais ceci est une autre histoire)  du communautarisme religieux.

Les Français sont en grande majorité athées,  parler de France chrétienne serait un non-sens et un retour en arrière. Cela ne doit surtout pas empêcher les chrétiens de vivre leur foi et leur religion dans des églises que nous devons absolument conserver, entretenir et protéger parce qu’elles sont les témoignages de notre histoire, de notre architecture, et de notre art, quand bien même certaines d’entre elles seraient désaffectées. Le christianisme et les chrétiens sont menacés dans tous les pays musulmans, alors il est du devoir des laïques, qu’ils soient athées ou chrétiens de défendre nos origines chrétiennes, nos fêtes, païennes ou chrétiennes et nos traditions contre l’obscurantisme islamique qui attaque notre pays. Que certains chrétiens aveugles s’imaginent que grâce à l’islam la loi de 1905 pourrait être abrogée ne doit pas changer notre façon de voir. Nous devons défendre l’ancienne France chrétienne mais refuser de parler d’une France chrétienne, depuis 1905, pour mieux nous défendre contre les attaques de l’islam.

Christine Tasin

Résistance républicaine

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