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Archives de Tag: cyclistes

Buttes-Chaumont. 20/10/2017. 17.30-18h

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Le ciel est bleu, les nuages légers et blancs comme le soleil déclinant.

Aux Buttes-Chaumont on fait ce qu’on veut en dépit du règlement : rouler à bicyclette, consommer de l’alcool, crotter dans les fourrés, effrayer les oiseaux aquatiques en leur courant après, jeter des détritus à côté des poubelles et au milieu des arbustes, casser des branches d’arbres, cueillir des fleurs, rouler en scooter, etc.

Curieusement, jamais de gardien pour intervenir contre ces incivilités mais lorsqu’une veille dame se promène suivie de son petit chien sans laisse, un inspecteur assermenté surgit comme par magie pour lui dresser une contravention à 68€…divagation d’animal !

La politique de Mme Hidalgo responsable de la mort d’un cycliste

Publié le

Un cycliste qui grillait un feu rouge a été écrasé par un autocar qui passait au feu vert. L’accident s’est produit vers 22h30, à l’angle du quai de Grenelle et de la rue Linois dans le 15ème arrondissement de Paris.

Les commentaires des internautes sous les articles du Parisien et de 20minutes sont quasi unanimes à critiquer le comportement des cyclistes parisiens et la politique de la Ville de Paris en leur faveur.

Accident regrettable mais les cyclistes croient pouvoir refaire le code de la route parce qu’ils sont à vélo.

Comment Mme HIDALGO peut elle accorder l’autorisation de griller des feux rouges, de prendre toutes les rues à contresens, de circuler sur les trottoirs. La Responsabilité de la Maire de Paris doit être engagée. Paris au dessus des lois internationales du code de la route. Une enquêté sérieuse de la sécurité routière concernant les cyclistes doit être diligentées.

 

En accordant aux cyclistes de plus en plus de privilèges et en les érigeant en champions de la lutte contre la pollution urbaine, Madame Hidalgo leur a donné le feu vert pour plus d’infractions au code de la route, de mépris pour les piétons et de sentiment d’impunité pour donner libre cours à leur folie cyclomotrice.

Pis Madame Hidalgo monte les piétons contre les cyclistes et inversement en donnant tous les droits aux uns et restreignant la liberté de circulation des autres.

Rue Meynadier, un parking deux roues a été aménagé bien en face d’une terrasse de café, laissant à peine aux piétons de la place pour circuler a fortiori quand ils sont chargés de courses ou accompagnant une poussette. Il y avait d’autres possibilités dans cette rue, pourquoi ce choix méprisant pour le café, les consommateurs en terrasse et les piétons ?

Paris n’est pas Berlin, autant en superficie que structure urbaine. Non seulement Berlin dispose de plus d’espaces aménageables pour les cyclistes sans empiéter sur celui des piétons mais les Allemands sont plus disciplinés que les Français et respectueux des codes. Il y a très longtemps, je marchais tranquillement avec une amie sur une autoroute absolument déserte depuis des heures lorsque, à notre grand étonnement, nous avons été interpellées par des motards de la  police qui nous ont reproché de braver l’interdiction de circuler à pied sur l’autoroute. ..Nous étions en RDA…Lorsque j’étais à Berlin, je ne voyais jamais les piétons traverser hors des clous ou au feu rouge pour eux. Ils attendaient sagement le feu vert.

C’est tout de même curieux cette obsession d’hidalgo pour la pédale et on se demande si elle n’a pas un petit vélo dans la tête.

xavier pangaud, artiste, l'homme au petit vélo dans la tête The man in the small bike in the head El hombre a la pequeña bicicleta en la cabeza Der Mann(Mensch) im kleinen Fahrrad im Kopf l'uomo alla piccola bici nella testa 頭の小さい自転車の中の男

https://xavierimages.com/2015/11/20/lhomme-au-petit-velo-dans-la-tete-the-man-with-a-small-bike-in-his-head/

La mairie de Paris met le paquet sur la création de pistes cyclables, l’équipement de vélos en libre service et adaptation des règlements et code de la route au profit des cyclistes. Il n’y aurait rien à redire si ce lâchage de cyclistes se faisait dans le respect des piétons, ne touchant pas aux trottoirs, aux passages protégés, aux feux de signalisation, aux arrêts de bus et aux espaces piétonniers. L’impunité dont jouissent les cyclistes les incite à braver toutes les règles de sécurité : griller les feux rouges comme cette malheureuse victime de sa propre imprudence. Malheureusement, pour donner de la liberté et de la sécurité aux cyclistes, on vole l’espace et la sécurité des piétons. Il leur est permis de rouler sans lumière la nuit et sans sonnette d’avertissement.

Non seulement l’exemple est donné par les décideurs mais il est aussi donné par les gardiens de la paix. Il y a seulement deux jours un équipage de policiers à bicyclette m’est passé sous le nez alors que je traversais dans les clous et au feu vert l’avenue Jean-Jaurès !

Cycliste roulant à contre sens sur une piste cyclable tracée sur un trottoir volé aux piétons

Cycliste bien protégé roulant sur une place piétonne. Les cyclistes se soucient de leur propre sécurité en portant casque et gilet fluo ne pensant qu’à eux-mêmes.

Que fait la Ville de Paris pour les piétons ? Elle crée de l’insécurité, du stress, de la gêne et de l’atteinte à la liberté de marcher tranquillement sur un trottoir, de flâner en léchant les vitrines, de dériver et de se détendre.

En France, autrefois quand les gens circulaient à bicyclette, ils laissaient la priorité au piétons selon le principe alors partagé par la majorité que la priorité doit être donnée au plus faible, au plus âgé, au tout petit, aux personnes chargées, à celles qui peinent à monter une déclivité notable. En ville, les cyclistes descendaient de vélo quand il y avait du monde, quand ils traversaient sur un passage protégé ou un espace piétonnier comme une place ou un trottoir. Le respect , la courtoisie et la sollicitude étaient des valeurs partagées par la majorité, ce qu’on rencontre encore dans certaines villes de province. Non seulement Paris échappe à toutes ces règles élémentaires de sociabilité mais la municipalité encourage des incivilités par des décisions favorisant le désordre, l’agressivité et le stress.

Espérons que l’équipe municipale depuis trop longtemps en place verra son heure arrivée aux prochaines élections municipales de 2020 

Un changement d’équipe ne nous garantit malheureusement pas des orientations plus favorables à ce fameux « vivre ensemble » qui n’a de vivre ensemble que le nom mais nous pouvons espérer que les nouveaux élus entendent le mécontentement des Parisiens et en tirent les leçons pour le bien de tous.

 

Paris foutoir. Les voies sur berge offertes aux vélos, pas aux piétons

http://www.leparisien.fr/paris-75005/paris-un-arrete-municipal-rend-les-voies-sur-berge-aux-pietons-18-10-2016-6224478.php

Cette photo publiée dans Le Parisien de ce jour prouve la réalité de l’arrêté municipal rendant officiellement les voies sur berge aux piétons. La réalité est qu’elle est offerte aux vélos comme tous les trottoirs de Paris.

La Mairie de Paris se moque ouvertement des piétons dont l’espace est grignoté inexorablement par les cyclistes, les motos, les trottinettes, skates, rollers, les roues électriques (gyroroues, monocycles ou monoroues) et tout ce qui roule.

Non seulement la Ville de Paris a dessiné des pistes cyclables sur les trottoirs mais elle autorise les cyclistes à griller les feux rouges, comme s’ils ne le faisaient pas auparavant. Des pistes cyclables ont été crées entre les arrêts de bus et les trottoirs obligeant les passagers quittant le bus à risquer être renversés par des vélos qui eux se protègent par des casques et des gilet fluorescents comme si ces vélophiles étaient  plus faibles, plus fragiles et plus menacés que les piétons parmi lesquels figure un bon nombre de personnes âgées et d’enfants.

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Rue Manin, mon trottoir, une promenade conçue par l’architecte de la mairie du 19ème, Davioud, a été confisqué au profit des vélos.

Le cycliste parisien roule sur les pistes cyclables à contresens, la nuit sans lumière, traverse les places piétonnes à toute vitesse, frôle les piétons qui sursautent plusieurs fois par jour et devraient remercier les écologistes qui favorisent ainsi les maladies cardiaques et entretiennent le stress.

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La place de la mairie du 19ème est toujours traversée par des cyclistes, des scooters, des motos sans que les gardiens ou les policiers n’interviennent. Par contre, le jour où j’ai mis plus d’une seconde pour ramasser les crottes de ma chienne, les vigiles sont arrivés illico …

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Ce cycliste, comme beaucoup d’autres, roule à contresens, les piétons doivent surveiller à droite, à gauche, devant et derrière car les vélos ne font pas de bruit sauf quand le conducteur sonne et insulte le piéton qui lui gâche sont plaisir. De plus, la nuit, nombre de vélos circulent sans phare.

Sûr de son droit à et de son impunité, le cycliste insulte, jure et maudit les pauvres piétons qui eux ne peuvent pas se hasarder sur les pistes cyclables. Cette inégalité ne dérange pas les pourfendeurs de l’égalité et du vivre ensemble. Moi d’abord et je vous emmerde est leur motto. La Ville de Paris libère ainsi la méchanceté, l’égoïsme, l’incivilité, la brutalité et la grossièreté. Pour le piéton, le cycliste est aussi sauvage que l’automobiliste l’est pour le cycliste. Qu’importe, le bobo à vélo est le dieu de l’Hôtel de ville et mérite tous les égards.

Méprisé par la mairie de Paris, le piéton ne peut que subir, personne ne le respecte ni ne le protège, les autorités modifiant les règlements au profit de la circulation cyclistes, ce qui le met sciemment en danger.

Rue Meynadier se trouve un petit bistro tranquille abrité par les frondaisons des chicots du Canada. On aime y flâner en terrasse. Hé bien, la Ville de Paris n’a rien trouvé de mieux qu’installer un parking vélo/moto juste en face de cette terrasse. Non seulement ce parking gâche le paysage mais il réduit l’espace de circulation piétons au point qu’il est difficile de passer, d’autant plus quand on est chargée.

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Bêtise de la Ville de Paris ou sanction pour le bistro, sa clientèle et les piétons ? Jugez de l’espace restant pour circuler entre le parking à vélo et les chaises de la terrasse- et ici elles sont vides, alors quand elles sont occupées …

Côté automobilistes, ce n’est pas mieux. J’ai vu des conducteurs griller des feux rouges ou ne pas respecter le passage piéton sous les nez des flics qui ne mouftaient pas. Quelle différence avec la province où les automobilistes s’arrêtent systématiquement et de bonne grâce pour céder le passage aux piétons !

Les imbéciles égoïstes me répondront que je n’ai qu’à aller habiter en province, ce à quoi je rétorque que les vélodromes sont faits pour eux et qu’ils n’ont qu’à aller y rouler puisque les piétons les dérangent. Et après de tels échanges, nous sommes bien avancés et il ne reste plus qu’aux piétons à se faire justice eux-mêmes en semant des clous sur les pistes cyclables et en crevant les roues des vélos. Merci pour le vivre ensemble, Madame Hidalgo !

La Connectrice, piétonne parisienne

 

 

Paris, budget « participatif ». Pas de projet pour les seniors ni pour leurs chiens

Si la mairie de Paris déploie toute son énergie pour accueillir les Jeux Olympiques, on ne peut pas dire qu’il en soit de même pour les chiens. Pourtant on avait de quoi être confiant puisqu’Anne Hidalgo s’était engagée noir sur blanc à créer des parcs canins dans les différents arrondissements. Le temps passe et on ne voit toujours rien venir. La mairie fait la sourde oreille, sans compter les projets canins déposés dans le cadre du budget participatif qui ont tous reçu une fin de non recevoir. Y compris celui de « Mon chien, ma ville » sous prétexte que « notre projet n’ait pas d’impact durable sur le patrimoine de la collectivité ». Nos pattes en tombent ! Les chiens lien social devant l’univers, ont tout pour collaborer au mieux vivre d’une ville. Il suffit d’un minimum de bonne volonté et de bons sens. La création de parcs canins ne va pas plomber le budget municipal. Ah ! Si Paris pouvait s’inspirer d’autres capitales, ou d’autres villes comme Montpellier, Toulouse, les 200 000 chiens et maîtres n’auront plus l’impression d’être les mal aimés de la capitale.http://www.monchienmaville.com/

La mairie de Paris soumet au vote des projets devant être financés par le budget participatif.

Comme toujours avec la dictature PS sont soumis au « vote » des décisions déjà prises entre direction et militants. Mais pour pouvoir prétendre que les décisions sont prises en concertation avec la population parisienne, conformément à l’idéologie socialiste, il est nécessaire que les gogos votent, un simulacre écœurant de démocratie.

Et pourtant, les propriétaires de chiens participent abondamment à l’économie nationale et locale puisque la nourriture animale est taxée à 20% de TVA. L’alimentation animale industrielle pèse 3 milliards, faites le calcul de TVA. Nombre de petites gens, parmi elles de nombreuses retraitées isolées, se saignent pour nourrir leurs compagnons à quatre pattes, sans compter les frais de vétérinaire, accessoires et produits d’entretien. Le rapport Vautrin avait évalué le chiffre d’affaires de la filière canine à 5,6 milliards en 2008 et malgré cette somme conséquente, le parti socialiste qui se prétend épris de justice, ne donne rien en retour, au contraire, il prend encore plus puisque désormais, au titre des « incivilités » Mme Hidalgo a décidé de sanctionner la « divagation animale », c’est à dire les chiens non tenus en laisse, par une amende de 68 euros. Et qui sanctionnent les inspecteurs de la salubrité ? en priorité les petites vieilles trop faibles pour tenir leur gentil toutou en laisse, trop faibles pour courir, les agresser ou protester.

Les petites vieilles, les petits vieux et tous les retraités parisiens sont constamment mis en danger par la politique jeuniste et festive de Mme Hidalgo et ses mignons, un héritage du sieur Delanoë qui garde ses bureaux à l’Hotel de Ville pour tirer les ficelles.

Les passages piétons ne sont pas respectés par les automobilistes lorsqu’ils tournent, que le piétons marche avec une canne ou qu’il soit chargé. Les cyclistes qui se permettaient de griller les feux rouges sont encouragés maintenant à le faire par des panneaux ad hoc.

Les trottoirs sont devenus la voie privilégiées des cyclistes et de tout ce qui roule. Certains trottoirs se sont vus amputés par une piste cyclables matérialisée par des bandes blanches que les vélomanes empruntent à contre-sens insultant les piétons qui se trouvent sur leur passage. Drôles d’écologistes qui se targuent de respecter la planète mais sont prêts à bousculer, insulter et renverser les piétons qui osent marcher sur « leur » trottoir. L’être humain est-il, à leur petit cœur rabougri, moins respectable que la Terre ?

Comme dirait Philippe Muray, Festivus Festivus, Paris c’est la fête obligatoire, la liberté d’emmerder autrui sans vergogne, une conception très particulière du « Vivre ensemble ».

La Connectrice

Pour en savoir plus

*Les chiffres du rapport Vautrin sur la filière canine

La première chose qui frappe lorsqu’on veut procéder à l’analyse de la filière canine est l’indigence générale de données chiffrées, précises, fiables et actualisées dans la plupart des segments du secteur.

Il faut donc se contenter des estimations croisées fournies par les divers organismes intervenant dans la filière pour approcher une réalité globale qui s’articule autour de six grandes données :

– un foyer sur deux possède un chien ou un chat ;

– le nombre de chiens détenus par les foyers français est d’environ 8 millions en 2006 ;

– le chiffre d’affaires total généré par la filière, toutes activités confondues, de l’élevage aux soins, à l’alimentation et à l’équipement s’élève à un peu moins de quatre milliards d’euros ;

– le coût moyen d’un chien est de 950 euros à l’achat, auxquels s’ajoutent 650 euros d’entretien annuel ;

– le nombre de personnes employées par la filière dans ses diverses composantes est estimé à environ 27 000 ;

– celui des bénévoles militants est de l’ordre de 10 000.

La Société centrale canine (SCC), dont nous reparlerons, fournit de son côté des chiffres plus récents et plus élevés en englobant tout le secteur des animaux de compagnie. Elle estime, pour 2007, à près de 65 000 le nombre des emplois, directs et indirects qu’il génère, tous métiers confondus, et qui se répartissent ainsi :

– 13 500 vétérinaires praticiens ;

– 12 000 auxiliaires vétérinaires ;

– 5 000 éleveurs ;

– 6 000 personnes employées dans l’industrie alimentaire ;

– 4 000 dans l’industrie pharmaceutique ;

– 3 000 dans le commerce de détail ;

– 1 000 dans les services administratifs liés au secteur ;

– 20 000 emplois indirects.

De la même façon, elle apprécie le chiffre d’affaires correspondant, à hauteur de 5,6 milliards d’euros, dont :

– 3 milliards pour l’alimentation industrielle (l’alimentation familiale ou artisanale ne fait pas l’objet de chiffrages) ;

– 900 millions pour les accessoires et le toilettage ;

– 700 millions pour les soins vétérinaires ;

– 600 millions pour la pharmacie ;

– 400 millions pour les ventes d’animaux ;

– 45 millions d’assurances. La Chambre syndicale des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO) a constaté, au cours des dernières années, une stagnation puis une diminution de la population de chiens en France, assorties d’une évolution parallèle des dépenses qui leur sont consacrées. Alors que, jusque-là et aussi loin que remonte la mémoire, la progression était continue. En 2000 on comptait neuf millions de chiens, soit une diminution de plus de 10 % en six ans. En revanche, le nombre de chats a continué de croître, dépassant maintenant les dix millions de sujets.

Toujours selon la FACCO, les volumes marchands de produits alimentaires pour animaux ont diminué également de 10 % au cours de la même période. Une esquisse d’explication a été fournie par un sondage commandé à la SOFRES qui fait ressortir, de 2003 à 2006, une augmentation de 57 à 61,5 % et de 65 à 70 % des deux motifs invoqués suivants :

– avec l’âge, il devient plus difficile de s’occuper d’animaux ;

– avoir un animal coûte cher.

Il est certain que les menaces sur le pouvoir d’achat ont un impact négatif sur les dépenses affectées à l’achat et à l’entretien des animaux de compagnie. Toutefois la SPA n’a pas observé d’augmentation récente du nombre des abandons, environ 60 000 par an. Elle a constaté, en revanche, un accroissement des demandes de secours qui lui sont adressées pour obtenir une aide alimentaire et vétérinaire, à laquelle l’association consacre chaque année environ trois millions d’euros.

 

*Homo Festivus Festivus, Paris c’est la fête, règne de l’infantilisation et de la médiocrité

Bertrand Delanoë, artificier de la vie festive

Philippe Muray ne s’y est pas trompé dans le portrait qu’il consacre à l’Homo festivus festivus. Vecteur de médiocrité festive ou figure allégorique de la post-histoire, Festivus festivus transfigure l’homme moyen en égérie du ridicule. Festivus festivus incarne le digne descendant de son prédécesseur Festivus ; on le rencontre au détour d’une rue comme dans les locaux de la mairie de Paris. De la même façon que l’Homo sapiens sapiens sait qu’il sait, Festivus festivus « festive qu’il festive ». Certes, Festivus festoyait déjà dans sa lutte contre l’ordre établi – et contre le Mal tout entier – qu’il devait définitivement écarter pour promouvoir son droit à la fête. Le soixante-huitard a accouché de Festivus festivus et lui a légué en héritage les clefs de l’après-histoire (de l’île aux enfants), et les vêtements bigarrés de l’ « après-dernier homme ». Après la fin de l’homme historique il n’y a plus que célébration : célébration de la célébration.

Paris foutoir. Le vélo chasse le piéton

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Depuis que la mairie de Paris a sanctifié le vélo, les piétons vivent un enfer de chaque seconde lorsqu’ils osent marcher sur les trottoirs qui, normalement leur devraient être réservés.

Avec une inconscience coupable nos édiles ont lâché dans Paris des hordes de cyclistes inciviques, agressifs, égoïstes et dangereux pour les humains qui circulent-encore- à pied.

Le cycliste parisien se croit tout permis. Il roule sur les trottoirs, sur les places, sur les passages piétons et roulerait même sur ces derniers s’ils ne s’écartaient pas de son pédalage altier. Lorsqu’un piéton ose se plaindre d’avoir été frôlé par le noble vélo, il reçoit une volée d’insultes car rien ne doit arrêter la course fière du cycliste béni par Delanoë et ses amis au nom d’une idéologie écolo frelatée.

Le vélo est tellement admirable que les édiles parisiens n’ont pas hésité à voler l’espace des piétons pour l’offrir aux cyclistes. Les riverains de certains quartiers qui avaient la chance de pouvoir déambuler en toute liberté sur de larges trottoirs ont vu ceux-ci réduits à la portion congrue par le dessin de pistes cyclables tracées en leur centre. Mais ces pistes ne suffisent pas aux cyclistes qui les prennent à contre-sens peu soucieux du danger qu’ils font courir en particulier aux enfants et aux personnes âgées. La nuit tombée, ces courageux cyclistes circulent sans lumière ce qui est dangereux pour eux-mêmes et pour les piétons qui ne les entendent pas arriver. Il est tout de même étonnant que la loi n’oblige pas les vélos à s’équiper de lanternes.

La loi, parlons-en. Je n’ai jamais vu un cycliste se faire interpeller et a fortiori sanctionner par un policier. Les vélos grillent les feux rouges et empruntent les trottoirs et les espaces piétons sous le nez de la police qui ne dit mot, certainement parce que le maire de Paris lui a demandé de faire preuve de tolérance.

Mais ce n’est pas tout, des arrêts de bus ont été avancés pour faire de la place à une piste cyclable que le passager doit traverser au risque de sa vie pour rejoindre le trottoir où il risque d’ailleurs de rencontrer un autre engin à roues comme une moto, un scooter, un vélo, une trottinette, un skate ou ces engins motorisés, de plus en plus nombreux, où l’on se tient debout en équilibre (Freego, scooter électrique, etc.).

Basse énergie, rentable vert, vehicel debout scooter électrique

Ailleurs où des pistes cyclables à double sens ont été construites (par exemple le long du canal de l’Ourcq) les cyclistes se grisent de leur liberté en roulant à toute vitesse tandis que le piéton doit y regarder à plusieurs fois pour rejoindre le trottoir.

Non seulement le vélo fait perdre tout sens civique à ceux qui le pratiquent mais il rend égoïste, incivique et agressif. Et pourtant on le dit écolo, plus écolo que la bagnole, encore plus écolo que le camion et la moto réunis. Ces cyclistes qui souffrent eux-mêmes de plus rapide et plus gros qu’eux oublient qu’ils sont plus rapides et plus gros que les piétons. Les cyclistes qui se protègent avec des casques et des gilets fluorescents, ceux-là même qui équipent leurs enfants de protections, n’ont pas le moindre respect pour le piéton qu’ils mettent en danger.

Pour le piéton, le danger n’est pas seulement de risquer d’être renversé, c’est aussi le stress que génère le cycliste en roulant là où on ne l’attend pas, en frôlant le pauvre piéton qui sursaute et en l’insultant s’il ose rappeler l’individu aux règles élémentaires de la civilité. Le cycliste n’est jamais en tort, il se croit investi de tous les droits et ne s’excuse jamais de le mettre en danger le piéton et de l’importuner. Le cycliste parisien est arrogant et méprisant pour le piéton bipède.

A la lueur des ces tristes constats, on peut se demander si le maire de Paris considère comme quantité négligeable les piétons, s’il a oublié qu’ils votaient et s’il a comme grand projet un Paris sur deux roues débarrassé de tous ses piétons,  pour rivaliser avec Amsterdam et Berlin.

En attendant, les piétons souffrent et cyclistes et piétons se détestent mutuellement, un autre échec du « vivre ensemble » que le touriste de passage ne manque pas de percevoir car le touriste qui trouve l’ambiance parisienne exécrable est piéton la plupart du temps.

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Rue Manin, la municipalité a volé le trottoir aux piétons pour l’offrir aux cyclistes

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Les cyclistes n’en ont jamais assez comme les petits enfants qui repoussent avec obstination les limites fixées par leurs parents. Sauf qu’à Paris personne ne fixe des limites aux cyclistes. Non content de rouler sur « sa » piste, celui-ci la prend à contresens et les piétons ne savent plus où donner de la tête.
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Ce cycliste préfère rouler sur le trottoir que sur la piste cyclable qui se trouve à  côté

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Rouler à vélib sur la place de la mairie, c’est ça la liberté

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MISERES DE LA PIETONNE PARISIENNE

Marcher dans Paris a toujours été une galère pour la piétonne que je suis : vélos et 2 roues circulant sur les trottoirs, voitures, vélos et motos garés sur les trottoirs, voitures ne respectant pas les passages piétons lorsqu’elles prennent un virage, vélos grillant les feux rouges, voitures traversant les trottoirs pour se garer dans leur immeuble, voitures garées sur les passages piétons, rollers et skate boards rivalisant de vitesse, terrasses de café, etc.

Avec Vélib, la situation s’est encore dégradée. Certes, c’est une initiative géniale mais ça a multiplié par 100 les comportement inciviques des cyclistes, d’une part parce qu’ils étaient déjà inciviques mais aussi parce que maintenant, ils ont le droit de circuler sur des pistes cyclables aménagées sans le moindre respect pour les piétons qu’ils engueulent lorsqu’ils ils ont l’impudence de circuler sur leurs nouveaux territoires.

Parlons en de ces nouveaux territoires pris sur le domaine piétonnier :

-pistes cyclables dessinées au milieu des rares larges trottoirs où les piétons pouvaient déambuler à leur guise. Exemple la rue Manin entre la mairie et la rue de Crimée.
Mais ce n’est que le début, j’ai entendu récemment un politique raconter à la radio que le plan vélo n’était pas terminé, qu’il y avait encore des améliorations à faire, en particulier en utilisant l’espace des trottoirs !….Si, si, je l’ai entendu de mes oreilles !

-Pistes cyclables à peine repérables physiquement (granit gris et macadam anthracite, c’est joli mais illisible) entre un arrêt de bus et un trottoir. Exemple la descente du 48 à Jaurès

-Pistes cyclables à deux sens le long du quai de la Loire entre la rue et le quai sans stop obligatoire pour le cycliste au niveau des passages piétons ou de l’accès aux passerelles qui franchissent le canal

-Pistes cyclables dessinées sur la place de Stalingrad là où passent des centaines de piétons à l’itinéraire aléatoire

-Et partout, obligation pour le piéton passant du passage piétonnier au morceau de trottoir qui lui reste accessible, de franchir une piste cyclable au risque de se faire renverser par un cycliste qui exerce ses droits en roulant sur SA piste.

Exemple mercredi 10 octobre : je descends vers 18 h du bus 48 à Jaurès. Le trottoir et la place de Stalingrad sont bondés de piétons. Sur l’avenue, le feu est au rouge pour les bagnoles et des hordes de piétons traversent. Un cycliste fou équipé d’un siège pour bébé vide fonce en branlant sa sonnette fendant la foule affolée avec la maestria du citoyen écolo politiquement correct.

Pourtant, outre que le vélo incivique est une nuisance insupportable pour la liberté de circulation du piéton, on oublie que le vélo peut tuer. Jacqueline Delubac, ex épouse de Sacha Guitry, fut tuée avenue Montaigne par un cycliste. Il y a sans doute d’autres cas.

Les cyclistes se plaignent des voitures, des bus et des deux roues, se complaignant du danger mortel qu’il représentent pour eux mais ils n’ont pas la moindre pensée et encore moins le moindre respect pour les piétons que leur comportement incivique menace et de l’atteinte intolérable qu’ils portent à leur liberté de circulation.

J’ai entendu des cyclistes d’avant Velib dirent que le manque de civisme des cyclistes était uniquement le fait des Vélib qui ne savaient pas se servir d’un bicyclette ! Quelle mauvaise foi.
Vélib, c’est très bien mais on ne lâche pas des milliers de cyclistes dans la nature sans éducation, sans protéger et respecter la liberté de déambulation des piétons.

J’ajouterai pour faire pleurer dans les chaumières que les piétons, c’est tout le monde mais surtout les enfants et les personnes âgées souvent accompagnées de chiens.

Les démagogues qui ont ouvert la voie aux vélos ont oublié que les piétons votent aussi ……..

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