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Archives de Tag: Daech

Syrie. Faut-il soutenir Bachar-Al-Assad, la Russie et l’Iran ?

https://wordpress.com/post/laconnectrice.wordpress.com/28703

Pomme de discorde

Deux hommes tirant un os dans différentes directions.

Nos ancêtres et non des moindres avaient renoncé à comprendre la Syrie :

Vieux dicton syrien

Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Henry de Jouvenel, ancien Haut-commissaire en Syrie en 1926, racontant une conversation qu’il avait eue avec un ancien ministre turc au temps où la Syrie était encore une province Turque :

Oh ! Gardez-la ! Et surtout gardez Damas. C’est une de ces villes qui empoisonnent les empires !

  Joseph Kessel (journaliste et écrivain), venu en Syrie en 1927 se rendre compte des progrès de la pacification (après le soulèvement nationaliste des années 1925-1926)

     Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie

Tous les matins de 9 à 11 h, sur Sud radio, Philippe David anime une émission polémique « Seul contre tous ». Ce matin il demandait aux auditeurs « Faut-il soutenir Assad, la Russie et l’Iran » flanqué de deux invités syriens francophones. Les auditeurs ont répondu « oui » à plus de 90%, un son de cloche inédit dans les médias mainstream, toutes tendances confondues.

Installez-vous tranquillement pour éplucher des patates, assortir vos chaussettes ou prendre un bain relaxant et écoutez :

http://www.sudradio.fr/Podcasts/Seul-contre-tous/Il-faut-soutenir-Bachar-la-Russie-et-l-Iran

Les intervenants :

Bassam Tahhan 

Ajoutée le 17 mai 2016

Bassam Tahhan, islamologue et professeur de géopolitique, évoque la bataille d’Alep, 2e ville de Syrie, près de la frontière Turque. Pourquoi cette bataille est-elle la clé de la Syrie ? Pourquoi la Russie n’a pas chassé Daesh ? Que vont faire les forces iraniennes ?

https://youtu.be/2QQ3NfBv7jE

Samir Aïta

Ajoutée le 20 févr. 2014

Ce mardi 18 février, le président du Cercle des économistes arabes, Samir Aïta animait une conférence à l’Institut Français de Mauritanie (IFM) pour décrypter la guerre civile en Syrie qui a engendré des milliers de morts et de déplacés.

 https://youtu.be/FUbFDXzRobo

 

J’écoute de plus en plus souvent Sud radio pour la qualité des débats que je peux y entendre et surtout une apparente indépendance de pensée qui ouvre les perspectives des questions qui y sont approchées, loin du politiquement correct et du ronronnement de la  bien-pensance. Profitez-en avant que cette radio ne tombe dans les banalités, audimat oblige.

Un point noir toutefois, l’intervention quotidienne de Brigitte Lahaie qui donne des conseils sur la sexualité. Ancienne actrice porno, on se doute que la dame a une vision très personnelle de la sexualité féminine qu’elle exprime en encourageant les femmes au nomadisme sexuel « pour se trouver » et en diffusant tous les poncifs ringards de la sexualité féminine copiée sur la sexualité masculine : multi-partenaires, fantasmes de soumission, excitation, bandaison, éjaculation, roupillon.

Attaque islamo- terroriste dans le Thalys. Qui doute encore du recrutement actif de l’Etat islamique en Europe ?

Publié le

Ce vendredi, un homme d’origine marocaine que l’on peut justement estimer musulman, s’en est pris aux passagers du Thalys Amsterdam -Paris, vers 17 h.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/arras-trois-blesses-par-balles-dans-un-thalys-un-homme-interpelle-21-08-2015-5025767.php

L’homme de 26 ans  était en possession d’un fusil d’assaut kalachnikov, d’un pistolet automatique, de neuf chargeurs et d’un cutter. Cet armement personnel imposant prouve la détermination de l’islamo-terroriste qui a certainement bénéficié de complicités pour se le procurer. Le terroriste a été interpellé.

L’attaque a été évincée grâce à la présence de deux militaires américains qui ont reconnu le bruit caractéristique de la culasse de la kalachnikov, en provenance des toilettes où se trouvait le terroriste.

L’un des hommes a été blessé d’un coup de feu et l’autre par un cutter.

Depuis des années que l’Etat islamique (Daech) nous démontre qu’il ne plaisante pas dans son offensive pour conquérir le monde non musulman, nos dirigeants ne prennent pas de mesures efficaces pour assurer notre sécurité, au contraire, ils favorisent le communautarisme musulman,cèdent à la plupart des revendications de l’Oumma islamiya et n’osent pas faire respecter nos lois « par souci d’apaisement ».

Or devant la faiblesse de nos responsables irresponsables, les jihadistes déclarés ou en puissance, font régner la terreur, stimulés par les appels au Jihad de l’Etat islamique qui s’est donné les moyens financiers de les éduquer, de les armer, de les entretenir, de les conditionner par de belles horribles images de décapitation et de viols, et qui, par sa propagande rappelle la promesse d’offrir aux martyrs (Chahids) de la conquête musulmane 70 vierges (Houris)

En attendant les houris du paradis, les vaillants jihadistes sont invités à se servir des esclaves sexuelles enlevées et séquestrées par l’Etat islamique et la horde de sauvages qui s’en réclame.

L’avenir est plus que sombre pour les non musulmans, soit la majorité des Françaises et des Français. Merci qui ?

Les faux musulmans de Boko Haram ont encore enlevé 400 femmes et enfants. Qu’en disent les vrais musulmans ?

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Presque chaque jour, des islamistes de Boko Haram, de l’Etat islamique (Daech), d’Al Qaida massacrent, mutilent, volent, violent, enlèvent séquestre détruisent, insultent, menacent, sèment la terreur et minent la culture et l’économie des pays qu’ils sillonnent.

J’attends toujours les manifestations massives de « vrais » musulmans indignés et révoltés par les agissements de leurs co-religionnaires. Et je ne vois rien venir. Comment est-ce possible qu’ils soient si nombreux à dénoncer les Israéliens, les Juifs et les Occidentaux et qu’ils soient aussi silencieux et soumis vis à vis des crimes épouvantables commis au nom d’Allah chaque jour que Dieu fait ?

La Connectrice

Nigeria : Boko Haram kidnappe 400 femmes et enfants

25 Mars 2015, 08h53 | MAJ : 25 Mars 2015, 09h47 http://www.leparisien.fr/international/nigeria-boko-haram-kidnappe-400-femmes-et-enfants-25-03-2015-4635721.php

Damasak (Nigeia), le 15 mars. Des troupes nigérianes traversent un pont qui avait été détruit par les militants islamistes de Boko Haram. 
Damasak (Nigeia), le 15 mars. Des troupes nigérianes traversent un pont qui avait été détruit par les militants islamistes de Boko Haram.  ABBA ALI KAYA / AFP

Alors que l’armée nigériane avait reconquis Damasak il y a une dizaine de jours, des combattants de la secte islamiste Boko Haram ont mené un raid sur cette ville proche de la frontière tchadienne et capturé plus de 400 femmes et enfants. «Ils ont pris 506 jeunes femmes enfants. Ils en ont tué environ 50 d’entre eux avant de partir», a raconté Souleymane Ali, un habitant de la ville.

«Nous ne savons pas s’ils en ont tué d’autres avant de partir, mais ils sont partis avec les autres.»

Des témoignages d’habitants sur cet enlèvement massif ont été rapportés par Toumba Mohamed, lieutenant-colonel de l’armée nigérienne et commandant de la force tchado-nigérienne à Damasak. Selon une habitante citée par le quotidien britannique The Independant, les combattants islamistes ont rassemblé les captifs dans la principale mosquée de la ville avant de les emmener. Elle-même a sauvé ses deux enfants en les cachant chez elle. D’autres n’ont pas eu cette chance. Souleymane Ali a vu son épouse et trois de ses filles enlevées par les hommes de Boko Haram. «Ils m’ont dit que deux de mes filles seraient mariées cette année. Ils m’ont dit aussi : « Ce sont nos esclaves, on les emmène parce qu’elles nous appartiennent »»

La semaine dernière, les troupes nigériennes et tchadiennes qui combattent Boko Haram dans la région avaient découvert sous un pont proche de Damasak les corps d’au moins 70 personnes victimes d’une exécution attribuées à la secte. L’an dernier déjà, la secte islamiste avait enlevé près de 300 lycéennes dans cette même région. Elles n’ont pas été retrouvées à ce jour. Le 12 mars dernier, l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) , également appelée Daech, a accepté l’allégeance de Boko Haram.

Tunis, musée du Bardo. De faux musulmans ont tué 21 koufir et en ont blessé 40. Qu’en disent les vrais musulmans ?

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Je suis la Tunisie émoticône heart

Je suis la Tunisie <3
Photo de Je suis Bardo , Je suis la belle Tunisie.

On peut sauver notre Belle Tunisie ensemble émoticône heart

On peut sauver notre Belle Tunisie ensemble <3

Sur twitter, détournement de l’hommage à Charlie en faveur de Tunis. Beaucoup de personnes rapprochent les deux évènements comme ce matin su RMC ou Riposte laïque dans un bel article de Jean Sobieski sous forme de lettre ouverte aux frères Ramadan Source image http://www.ouest-france.fr/tunisie-le-musee-du-bardo-attaque-au-moins-huit-morts-3263146

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Attaque terroriste à – Le Centre de crise du ministère a mis en place un numéro d’urgence : 01.43.17.56.46  15:41 – 18 Mars 2015

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Ulysse et ses compagnons. Mosaïque romaine conservée au musée du Bardo. Source image http://www.nachoua.com/Tunisie/tunis.htm

Les Tunisiens sont effondrés par le drame qui vient de toucher une soixantaine de ces touristes (Italiens, Japonais, Français, Colombiens, qu’ils avaient promis de choyer pour relancer leur économie touristique, une source de revenus vitale pour le pays.

Hier, plusieurs djiadistes déguisés en ninjas, un uniforme choisi pour signifier qu’ils sont invincibles par la grâce d’Allah et modernes par la grâce des mangas, ont attaqué à l’arme de guerre le musée du Bardo que venaient visiter environ 200 touristes en provenance de leur paquebot, le MSC Splendida ancré au port de la Goulette. Ce jeudi ont comptait 20 morts et 40 blessés.

L’attaque était déterminée puisque les terroristes ont commencé par attaquer les touristes qui descendaient du car et les ont poursuivis à l’intérieur du musée. Le conservateur en chef du musée national du Bardo, Taher Ghalia témoigne dans le Parisien. Il assure que les terroristes « ont clairement visé les touristes. Ils n’ont prononcé aucun mot, et n’ont pas porter atteinte aux oeuvres. Ils étaient là pour tuer, froidement. » Au cours de l’intervention des forces de l’ordre, deux djihadistes et un policier ont été tués..Bardo-Museum

L’intérieur du musée du Bardo, le plus important du bassin méditerranéen après ceux du Caire. Source photo http://www.tunisie-tribune.com/2015/03/18/tunisie-attentat-terroriste-au-musee-du-bardo-operation-circonscrite-rapidement-mais-avec-un-lourd-bilan/

16h18. Daech revendique l’attentat et menace de nouvelles attaques.

Selon le site internet de surveillance des jihadistes «SITE», l’AFP, et «Reuters», l’organisation terroriste, qui sévit principalement en Irak et en Syrie, a revendiqué l’attentat dans un message audio, diffusé sur des sites jihadistes. Dans l’enregistrement, Daech explique que la cible était bien le musée du Bardo et non pas le Parlement, explique Wassim Nasr, journaliste à «France 24». 

Qualifiant l’attentat contre le musée d’«attaque bénie contre l’un des foyers des infidèles en Tunisie musulmane», la voix lisant le communiqué audio a affirmé que l’opération sanglante avait été menée par «deux chevaliers du califat, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi». Ils étaient «munis d’armes automatiques et de bombes» et sont «parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés (…) semant la terreur dans le coeur des infidèles (…) Ce que vous avez vu, ce n’est que le début. Vous n’allez jouir ni de sécurité ni de paix», poursuit l’enregistrement.

On n’est pas sans ignorer que la Tunisie est actuellement le pays qui apporte le plus de djihadistes à Al-Qaida, à l’Etat islamique (Daech) et à toutes les sectes islamistes de la région en Libye, Syrie, Irak ce qui signifie que la population tunisienne nourrit en son propre sein des terroristes prêts à se retourner contre elle tout comme la population française a nourri ses Mérah, Fofana, Coulibaly, Kouachi et leurs clones.

Les jihadistes abattus, Yassine Labidi et Hatem Khachnaoui étaient surveillés par les services de police tunisiens tout comme l’étaient les terroristes français et, sans doute avec autant de conviction car si la filature de suspects nécessite en France au moins 5 hommes en permanence on comprend aisément qu’il n’est pas possible de surveiller tous les suspects, à moins comme ce fut le cas en RDA et Union soviétique, d’impliquer toute la population.le principe des uns surveillant les autres n’est d’ailleurs pas étranger à l’Oumma islamiya mais, précisément, les mécréants que nous sommes n’ont vraiment pas envie de ce système éminemment totalitaire.

Il n’y a pas d’autre solution pour lutter contre le terrorisme musulman que de prévenir par l’éducation et l’application stricte des lois existantes. Il ne suffit pas d’agir au coup par coup par réaction. Une volonté politique intransigeante est la clef de notre sécurité face à l’intolérance religieuse et politique.

La Connectrice

Les croisiéristes

Photos MSC Splendida à Malte du navire MSC SplendidaLe MSC Splendida en escale à Malte. Source photo http://www.azur-croisieres.com/croisieres/navire/41_bateau-msc-splendida/photos

Le MSC Spllendida a été construit par STX France à Saint-Nazaire et baptisé en 2009 par Sophia Loren. Il vogue sous pavillon du Panama.

Le navire, qui comptait à son arrivée à Tunis 3 714 passagers et 1 267 membres d’équipage, a obtenu jeudi matin l’autorisation des autorités portuaires de quitter Tunis, et doit atteindre Barcelone vendredi à 9 heures, puis Marseille samedi. Par ailleurs, Costa Croisières a fait savoir que 14 des quelque 3 000 passagers du Fascinosa n’étaient pas remontés à bord du navire, qui a quitté la capitale tunisienne jeudi à 1 heure en direction de Palma de Majorque (Baléares, Espagne) avant de rejoindre Marseille vendredi.

« Tous les passagers français sont à bord », a précisé la compagnie italienne, qui n’était pas en mesure d’affirmer si les passagers manquants figuraient parmi les victimes de l’attentat. Costa « attend des détails, sur qui sont ces passagers manquants, leurs conditions et leurs nationalités » et « une équipe arrivée d’Italie est sur place pour les assister » s’ils se présentent par la suite, a déclaré jeudi matin un porte-parole de l’entreprise.

Le croisiériste « évalue les changements de ses futurs itinéraires qui proposent des escales à Tunis », a-t-il poursuivi, sans donner plus de précisions dans l’immédiat sur le nombre de paquebots qui prévoyaient ces jours-ci des escales en Tunisie. Le dernier bilan établi par les autorités tunisiennes recense 19 morts, dont 17 touristes étrangers et 2 Tunisiens, auxquels s’ajoutent 2 assaillants abattus par les forces de sécurité. En outre, 44 personnes ont été blessées, dont 6 grièvement. Mercredi en fin de soirée, le président François Hollande a confirmé dans un communiqué que deux Français avaient été tués et sept autres blessés, « dont un reste dans un état grave ». http://www.lepoint.fr/monde/attentat-de-tunis-la-croisiere-sur-le-paquebot-msc-splendida-vire-au-drame-19-03-2015-1914085_24.php

L’enquête

Le Premier ministre tunisien Habib Essid a identifié les deux assaillants du musée du Bardo comme étant Yassine Abidi et Hatem Khachnaoui, deux noms à consonance tunisienne. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, il s’agit «probablement» de Tunisiens…interrogé ce jeudi sur RTL, Habib Essid a précisé que Yassine Labidi et Hatem Khachnaoui étaient tous les deux connus des services de police et de renseignements tunisiens. «On les a identifiés, c’est bien ces deux terroristes», a-t-il assuré. Mais, «pour le moment on ne peux pas dire s’ils appartiennent à l’une ou l’autre des organisations terroristes». Il a précisé que Yassine Abidi «était signalé, pas pour des choses très spéciales. Mais il était suivi (par les services de police)».
 
Interrogé ce jeudi sur iTélé, Kamel Jendoubi, ministre délégué chargé des Relations avec la Société civile, a précisé que l’un des deux assaillants revenait de Libye «où il s’entrainaît». Il a ajouté qu’il s’agissait de «deux jeunes fanatisés qui menaient une opération kamikaze».http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-en-tunisie-les-deux-assaillants-identifies-19-03-2015-4617271.php

La présidence tunisienne a annoncé ce jeudi l’interpellation de neuf personnes suspectées d’avoir été en relation avec les deux assaillants. «Le chef du gouvernement (…) a indiqué que les forces de sécurité avaient pu arrêter quatre éléments en relation directe avec l’opération (terroriste) et cinq autres soupçonnés d’être en relation avec cette cellule», a indiqué la présidence dans un communiqué sans préciser le rôle et l’identité de ces suspects.

13h28. La présidence tunisienne annonce l’interpellation de neuf suspects. «Le chef du gouvernement (…) a indiqué que les forces de sécurité avaient pu arrêter quatre éléments en relation directe avec l’opération (terroriste) et cinq autres soupçonnés d’être en relation avec cette cellule», a indiqué la présidence dans un communiqué sans préciser le rôle et l’identité de ces suspects.

13h17. Les assaillants étaient équipes de ceintures d’explosifs. Le ministre tunisien de l’Intérieur Mohamed Gharsalli, a déclaré jeudi lors des funérailles du policier tunisien tué que les terroristes qui ont mené l’attaque étaient équipés de ceintures d’explosifs et d’armes automatiques.

Pour en savoir plus

  • Un beau et court billet de Dominique Jamet sur la culture de la mort www.bvoltaire.fr/
Bardo : la peste noire
Sous toutes ses formes, l’adversaire n’a qu’un seul visage où l’on peut lire le ricanement sinistre de la mort.
Journaliste et écrivain
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d’une vingtaine de romans et d’essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication
L’art, la culture, la beauté, l’ouverture au monde, la mémoire de l’humanité, le printemps (arabe ou pas), la paix, la vie, en ce 18 mars 2015, le musée du Bardo, ses tableaux, ses statues, ses témoignages du passé carthaginois, grec, romain, ottoman, français de la Tunisie, ses visiteurs venus du monde entier représentaient un concentré de tout ce que les analphabêtes humaines, qui s’autorisent à tuer des hommes au nom d’un Dieu de haine et de mort, exècrent, et donc une cible de choix. Les cibles, elles sont partout, civils ou militaires, musulmans ou « mécréants », hommes ou femmes, jeunes ou vieux. Et les assassins sont parmi nous, qui sortent du néant pour y rentrer aussitôt. Ils sont venus, ils ont tiré, ils ont tué.

Coup triple. D’abord le tableau de chasse. À eux deux, ils ont mis au tapis une vingtaine de victimes dont le seul crime était d’être au mauvais moment au mauvais endroit. Ils s’en sont pris au seul pays arabe où la « révolution » ne s’est pas traduite par une régression comme en Égypte, par une déstabilisation comme en Libye, par une guerre civile comme en Syrie, mais où la démocratie a poussé et grandi comme une fleur improbable entre les pavés. Le crime, enfin, paiera et satisfera ses commanditaires puisque quelques rafales auront suffi pour tuer la fragile reprise du tourisme dont dépend l’équilibre financier et social de tout un pays. Et tout cela au prix négligeable de deux kalachnikov, de quelques chargeurs et de la vie de deux jeunes imbéciles fanatisés. C’est donné.

Et dire qu’il y a encore des États, des gouvernements, des ministres des Affaires étrangères et de simples citoyens pour se demander si, dans la guerre que font Daech et ses émules à la civilisation, il n’y a pas lieu de rester circonspect et de tenir la balance égale entre le monstre et ceux qui le combattent ! Sous tous ses masques, sous ses appellations pompeuses, sous toutes ses formes, l’adversaire n’a qu’un seul visage où l’on peut lire le ricanement sinistre de la mort.

Esclavage sexuel dans l’Islam. L’Etat islamique enlève encore des dizaines de chrétiennes

L’Etat islamique a enlevé 90 villageoises et villageois dans le Nord de la Syrie, sous protection kurde. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/90-chretiens-enleves-par-daech-en-syrie_1654842.html

Rappelons que nous sommes toujours sans nouvelles des 300 lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria. Le mouvement « Bring back our girls » n’a pas réussi à semer l’indignation dans la communauté musulmane internationale qui reste silencieuse face aux enlèvements, viols et mariages forcées des chrétiennes enlevées par des musulmans dans le monde entier.

Je vous livre un article bien documenté sur l’esclavage sexuel dans l’islam.http://ripostelaique.com/de-mahomet-a-leil-quatorze-siecles-desclavage-sexuel-dans-lislam.html

Avant d’entamer l’article, j’aimerais conseiller une conférence donnée à l’Université de Lausanne : « Le Coran et le pouvoir politique ». Cette présentation précise et documentée peut être vue sur le lien Internet :
http://www.scienceetfoi.ch/coran

mahometcontrechrétiensLe drame des nigérianes, des chrétiennes et des yazidies réduites à l’esclavage sexuel.
Pour l’esclavage sexuel dans l’islam, on commencera par rappeler que l’Etat Islamique au Levant ou Boko Haram, ne font que suivre les préceptes de l’islam et la Sunna de Mahomet. Le monde entier a été horrifié par les nigérianes, les chrétiennes et les yazidies d’Irak, vendues comme esclaves sexuelles. Et les autorités musulmanes, relayées par nos médias et partis politiques, ont entamé avec unanimité ce mensonge monstrueux : cet esclavage sexuel n’a rien à voir avec l’islam. Un mensonge effroyable, qui montre à quel point notre caste mediatico-politique montre son mépris total envers les victimes de l’islam. Ces victimes de l’horreur islamique, ne représentent rien pour cette caste qui a une seule priorité : sauver l’’islam à tout prix.

L’esclavage, et l’esclavage sexuel en particulier, font partie intégrante de l’islam, pendant quatorze siècles sans aucune interruption à l’exception des périodes correspondant à la colonisation franco-anglaise, et l’interdiction faite par les autorités sous la pression de l’ONU (1948 en Egypte, 1962 en Arabie).
Quand on connait les préceptes de l’islam, on reste interloqué par le discours des autorités musulmanes : elles condamnent l’esclavage sexuel pratiqué par les islamistes, tout en gardant un silence cynique sur le même esclavage pratiqué par Mahomet lui-même. Avec un cynisme sans borne, ces autorités, relayées par nos médias et responsables politiques prosternés dans la dhimitude, gardent un silence honteux sur les versets de Coran qui donnent une légitimité divine à ce crime monstrueux.

Les musulmans savent que Mahomet possédait des esclaves, était marchand d’esclaves et réduisait à l’esclavage sexuel les captives de ses razzias. Les historiens musulmans, rapportent avec exactitude cet esclavagisme de Mahomet. On doit bien constater que ceux qui ont écrit les premières biographies de Mahomet (Ibn Ishaq, Ibn Hisahm, Tabarri ou Waqidi) étaient mille fois plus honnêtes que les autorités musulmanes, les médias et les responsables politiques d’aujourd’hui. Il faut également reconnaitre que ceux qui ont compilé les Hadiths de Mahomet, aux premiers siècles de l’islam (Bukkhari, Muslim, Abu Dawud etc.), étaient beaucoup plus honnêtes que François Hollande, qui ment devant des millions de Français, en disant que les attentats n’avaient rien à voir avec l’islam !!!!
L’esclavage sexuel fait partie intégrante de l’islam : il a été pratiqué par Mahomet lui-même.

Nos responsables politiques, nos intellectuels et nos médias entièrement dhimitisés, continuent à matraquer leur mensonge sur le prétendu islamisme, qui ne serait qu’une déformation de l’islam. Ils saturent l’espace médiatique par ce slogan inouïe : « l’islam est contraire à l’islamisme» ! Emportés par leur cynisme et leur déni de la réalité, ces menteurs vont finir par nous jurer que Mahomet, le Coran et Allah lui-même, n’ont rien à voir avec l’islam !!!!

Ne reculant devant rien, ils cachent aussi bien le Coran et la vie de Mahomet, mais l’ensemble des écrits musulmans, qui fondent l’islam.
Et pourtant, tous ces écrits sont unanimes : Mahomet et ses fidèles, pratiquaient non seulement l’esclavage, mais bel et bien l’esclavage sexuel.

Pendant ses razzias, Mahomet capturait les femmes et les filles de ses victimes et les réduisait à esclavage sexuel. Il n’hésitait pas à violer ses esclaves, le jour même où il avait tué et torturé leurs pères et leurs maris. Après s’être servi, Mahomet partageait les captives qui restaient entre ses compagnons. Ces premiers musulmans pratiquaient ainsi le viol en toute légalité.

Les esclaves sexuelles de Mahomet

On rappellera à nos politiciens et journalistes «spécialistes», que les historiens musulmans sont unanimes sur le fait que Mahomet lui-même avait au moins quatre esclaves sexuelles ((Voir « Sirat Rassoul Allah » par Ibn Ishaq, Ibn Hsham. « Kitab At Tabaqat »d’Ibn Sa’d, ou les recueils de Hadiths authentiques de Bukhari et Msulim) :

• Maria la copte : Elle était d’une rare beauté. Elle fut offerte comme esclave, en tant que cadeau à Mahomet, par Jourayj bin Mînâ, le gouverneur d’Alexandrie. Celui-ci avait agi ainsi suite aux menaces de Mahomet. Les historiens musulmans sont unanimes sur le fait que Maria est restée esclave sexuelle jusqu’à sa mort.
• Juwairiyah : elle fut capturée lors du raid contre les Bani al-Mustaliq, attaqués par surprise alors qu’ils faisaient paitre leurs troupeaux. Les hommes furent tués et leurs femmes et enfants pris comme esclaves selon les prescriptions coraniques sur le butin. Lorsque les femmes furent distribuées aux soldats de Mahomet, Juwairiyah fut donnée à Thabit, qui la vendit à Mahomet.
• Rayhâna : cette jeune fille de 15 ans, faisait partie des prisonnières capturées lors de l’attaque et du massacre de la tribu juive de Médine : les Bani Qurayza. Lors du partage du butin, Mahomet se garda Rayhana pour lui-même. Il distribua les autres captives entre ses soldats. Au même moment, il ordonne de décapiter le mari de Rayhana et les 700 à 900 hommes de sa tribu. Mahomet proposa à Rayhana de choisir entre se convertir à l’islam et devenir son épouse, ou garder sa religion juive et rester esclave sexuelle. Les historiens musulmans rapportent que Rayhana refusa et préféra le statut d’esclave de religion juive, à celui d’épouse musulmane. Ce qui n’a pas empêché Mahomet d’avoir des relations charnelles avec elle, jusqu’à sa mort.
• Safiya : elle était une jeune mariée de 17 ans. Elle fut capturée par Mahomet quand il a envahi l’oasis de Khaybar. Mahomet a tué les hommes, dont le père et le frère de Safiya. Il a également décapité son mari Kinana, après l’avoir torturé. Mahomet distribua les prisonnières en tant qu’esclaves sexuelles à ses combattants, et se garda la Safiya, la princesse de Banu Nadir, pour lui-même. Alors que Safiya disait : « Nul ne me paraissait plus détestable que Mahomet car il avait tué mon père et mon époux », Mahomet la viola le soir même en arrangeant à la hâte une «cérémonie de mariage». On expliqua aux musulmans : «si Safiya prenait le voile islamique, elle serait considérée comme « épouse » de Mahomet. Si elle refusait, elle serait considérée comme esclave sexuelle !» Ce récit montre l’immense mépris de Mahomet pour les captives dont il a massacré la famille.

EsclavessexuellesPour disposer de ces esclaves sexuelles, Mahomet se légitimait par la parole d’Allah, révélée dans le Coran. Ce livre sacré de l’islam, consacre plusieurs versets pour rendre « licites et purs » le viol des captives. Le Coran s’adresse à Mahomet lui-même :
Coran (S33: V50) : « Ô Prophète ! Nous t’avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné leur dot, ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de tes oncles et de tes tantes, ainsi que toute femme croyante si elle te fait don de sa personne, pourvu que tu consentes à te marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’y eût point de blâme contre toi.».
Avec ce verset, Mahomet peu avoir un nombre illimité de femmes entre épouses et esclaves sexuelles.

Viol et esclavage sexuel : carburant de la guerre pour Allah

Après s’être servi en premier, Mahomet s’occupe de ses compagnons : Ils ont droit à quatre épouses « seulement » et â un nombre illimité d’esclaves sexuelles :

Coran (8:69) : « Disposez donc de ce qui vous est échu en tant que butin licite et pur.»
Coran (23:1-6) : «Sont bienheureux les croyants qui se gardent de tout rapport charnel, sauf avec leurs épouses ou les esclaves sexuelles qu’ils possèdent, car en cela, personne ne peut les blâmer.»

Le verset le plus intéressant montre le mépris total qu’éprouvait Mahomet pour les filles et les femmes de ses victimes. Ce mépris a été transmis à des générations de moudjahidines qui, pendant quatorze siècles, peuvent capturer et violer les femmes, les filles et même les fillettes, avec la bénédiction d’Allah :
Coran (S4 :V23-24) : « Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs…et parmi les femmes, celles qui ont un mari, sauf si elles sont vos captives de guerre ».

Parmi les premiers historiens musulmans qui rapportent cet épisode monstrueux de la vie de Mahomet, on citera AbuDawud (Sunan AbuDawud, livre du mariage, Hadith 2155) : «Mahomet lança une expédition à Awtas, lors de la bataille de Hunayne. Ses soldats tuèrent les mécréants et prirent les survivants comme prisonniers. Les soldats hésitaient à violer les femmes capturées en présence de leurs maris mécréants. Alors Allah autorisa aux musulmans ces viols, en révélant à Mahomet ce verset du Coran : « Vous sont interdites les femmes mariées, sauf si elles sont vos captives de guerre».

Ainsi, Allah autorise non seulement de violer des captives, mais de le faire du vivant de leurs maris. Et on constatera, que même les guerriers habitués aux pires massacres, hésitèrent devant cette monstruosité : le viol des femmes en présence de leurs maris. Mais Allah ne reculait devant aucune barbarie. Le Dieu de Mahomet, lui révéla sa loi « divine » qui légitime cette barbarie. Des générations de moudjahidines violeurs ont commis cette barbarie pendant quatorze siècles. Aujourd’hui, les moudjahidines de l’Etat Islamique et de Boko Haram, continuent à violer les fillettes, les filles et les femmes de leurs victimes.

La seule différence, avec les époques précédentes, réside dans l’hypocrisie des autorités musulmanes et de notre caste politico-médiatique, qui jurent avec un cynisme abject que cette barbarie n’a rien à voir avec l’islam.

Zohra Nedaa-Amal

L’Etat islamique (Daech) a séduit 550 femmes jihadistes et ce n’est pas fini

http://www.lorientlejour.com/article/911424/derriere-les-hommes-du-jihad-il-y-a-des-femmes.html

Derrière les hommes du jihad, il y a des femmes

La photo d’une jeune Française partie en Syrie il y a plusieurs mois. Photos Reuters

ÉCLAIRAGEDeux expertes décryptent pour « L’Orient-Le Jour » l’implication de ces militantes dans le terrorisme islamiste.

16/02/2015

 

Épouse et mère

« Certes, le phénomène des femmes jihadistes est beaucoup plus médiatisé aujourd’hui, mais il existait depuis plusieurs années en Palestine entre 2002-2006, et en Irak entre 2005 et 2008 », indique Carole André-Dessornes*, consultante en géopolitique depuis 14 ans, docteur en sociologie et chercheuse associée au Cadis, le centre de recherche en études sociologiques, à L’Orient-Le Jour. Les premières opérations-suicide menées par des femmes (Sanaa Mehaidli et Loula Abboud) ont eu lieu au Liban, en 1985, rappelle la chercheuse, auteure de Les femmes-martyres dans le monde arabe : Liban, Palestine, Irak, avant de préciser qu’« aucune de ces femmes n’était toutefois affiliée à des groupes jihadistes. Il s’agissait plutôt d’actes de résistance contre l’occupation israélienne dans le but de libérer le territoire. La cause était différente, la religion n’était pas alors entrée en ligne de compte ».

Les femmes dans le jihad étaient surtout « dans le rôle d’épouse et de mère », précise Géraldine Casutt**, doctorante-chercheuse suisse à l’Université de Fribourg et à l’Ehess, pour qui les types d’engagements dépendent de la nature des groupes militants auxquels elles appartiennent. « Un groupe de tendance plutôt laïque ne concevra pas nécessairement le rôle de la femme dans une optique aussi genrée qu’un groupe plus religieux, et donnera donc plus facilement un accès aux femmes à des rôles combatifs ou en première ligne des combats. Le cas de Sanaa Mehaidli, comme celui de la Palestinienne Wafaa Idriss, est représentatif de cela : elles sont devenues bombes humaines à l’intérieur de groupes politiques laïcs à tendance nationaliste, et l’utilisation de femmes comme bombes humaines dans des groupes religieux est arrivée plus tardivement, notamment pour des raisons stratégiques. »

Évolution

En 2014, l’EI a annoncé la création de deux brigades féminines, « al-Khansa » et « Umm al-Rayan », actives surtout à Raqqa, en Syrie, et dans la province d’al-Anbar, en Irak. « Il n’y a pas beaucoup de communication sur ces brigades. Elles auraient été créées pour remplir surtout des fonctions policières qui, pour des raisons de non-mixité, ne pouvaient pas être assurées par des hommes », souligne Géraldine Casutt, spécialiste des femmes jihadistes, à L’Orient-Le Jour.

Chaque brigade compte entre une cinquantaine et une centaine de femmes, chacune rémunérée autour de 200 dollars, selon Carole André-Dessornes. « Ces chiffres sont toutefois des estimations car il s’agit d’un phénomène qui évolue assez vite et d’un recrutement continu », précise-t-elle. « Ce qui est nouveau, c’est l’engagement dans le jihadisme de femmes venant d’Occident et leur départ pour l’Irak ou la Syrie, ajoute la chercheuse. En Irak, entre 2005 et 2008, il y avait peu d’Occidentales sur le front, on peut juste citer le cas de Muriel Degauque qui a mené une opération-suicide. » S’il n’y a pas de chiffres précis sur l’évolution du nombre de femmes engagées dans le jihad, Mme André-Dessornes estime que l’engagement est plus prononcé aujourd’hui, « ce qui dénote une évolution qui s’est opérée entre el-Qaëda et l’EI ».

« Environ 10 % des personnes qui quittent l’Europe, les États-Unis et l’Australie pour rejoindre les rangs des jihadistes sont des femmes et des jeunes filles », précise Mme André-Dessornes, citant des sources qui avancent le nombre d’une cinquantaine de Françaises. La plupart de ces femmes sont britanniques, souvent considérées comme étant les femmes les plus convaincues de l’idéologie jihadiste, ajoute Géraldine Casutt.


Environ 550 femmes originaires des pays occidentaux sont parties rejoindre l’EI. Photo Reuters.
Une étude de l’Institute for Strategic Dialogue, publiée il y a dix jours, avance le chiffre de 550 femmes originaires des pays occidentaux parties rejoindre le groupe jihadiste. L’intérêt pour les étrangères pourrait être lié aux conditions posées à l’entrée dans les brigades, parmi lesquelles le célibat. « Une situation maritale qui n’est pas commune ni majoritaire pour les femmes dans l’État islamique », précise Mme Casutt.

Dans l’ombre

« Aucune femme jihadiste n’est combattante à proprement parler pour l’instant, même si ce statut pourrait évoluer pour des besoins stratégiques, comme un manque de combattants mâles par exemple. Le rôle majeur des femmes dans l’EI, d’où elles tirent leur principale légitimité, est celui d’épouse et de mère, donc un rôle qui n’est pas forcément visible dans l’espace public puisqu’il se situe avant tout dans l’ombre d’un homme, mais qui, au nom du principe de complémentarité des sexes, est très valorisé dans l’idéologie jihadiste », explique Géraldine Casutt. Un autre rôle attribué aux femmes, celui « d’avoir des enfants et de les élever dans l’amour du jihad pour assurer la continuité », note de son côté Mme André-Dessornes. Et les femmes jihadistes sont également des recruteuses. La menace qu’elles représentent, bien que différente de celle de leurs alter ego masculins, n’est dès lors pas à négliger.

Dans son rapport portant sur des centaines de femmes jihadistes et analysant en profondeur l’itinéraire de 11 d’entre elles (originaires d’Autriche, de France, du Canada, du Royaume-Uni et des Pays-Bas), l’Institute for Strategic Dialogue souligne que « la violence du langage et le dévouement à la cause sont aussi forts que ceux de certains hommes ». « Ces femmes jouent le rôle de propagandistes d’attaques terroristes dans leur pays d’origine », a précisé à l’AFP Ross Frenett, expert de l’extrémisme à l’Institute for Strategic Dialogue et coauteur du rapport. Mais plus encore, « elles affichent également leur capacité et leur volonté de prendre part aux violences et même aux attaques-suicide si les circonstances changeaient », note le rapport.

Le rôle des femmes peut être particulièrement vicieux, note Carole André-Dessornes, qui évoque des femmes jihadistes ayant repéré des congénères isolées ou en situation de détresse, les ayant prises sous leur aile, ayant organisé leur viol, et proposé ensuite comme porte de sortie une opération-suicide pour laver leur honneur. Parmi ces recruteuses, Ibtissam Adwane dite « Oum Fatima » et Samira Ahmad Jassim appelée « Oum al-Mumenin », toutes deux affiliées à el-Qaëda en Irak.


Dans les rues de Raqqa, en Syrie. Photo Reuters

 
« Un peu romantique… »

Pourquoi l’engagement des femmes dans le jihad est-il plus fort aujourd’hui? Arabes et occidentales, ces femmes ont-elles les mêmes motivations ?

« Le jihad en Syrie et en Irak est un phénomène global qui attire des personnes venant des quatre coins de la planète. C’est une erreur de croire qu’une idéologie religieuse avec un projet politique visant à établir une société idéale, à laquelle on oppose une image peu glorieuse de l’Occident qui peut faire écho à certains ressentis, ne séduira pas des femmes au même titre que les hommes, même si elles restent minoritaires par rapport aux hommes partis faire le jihad », note Mme Casutt. Comme pour les hommes, il semble qu’en matière de recrutement, les réseaux sociaux « agissent souvent comme un déclencheur, voire un accélérateur », poursuit-elle.

« On ne peut dresser un unique profil de femme jihadiste, souligne Mme André-Dessornes. Certaines sont sensibilisées par les images de combats qu’elles voient sur les réseaux sociaux et rentrent dans une logique de mission humanitaire. Il s’agit plutôt dans ce cas de jeunes filles assez naïves et assez influençables. D’autres jeunes femmes sont attirées par une vision un peu romantique de la guerre et du mariage jihadiste. Elles sont dans ce cas assez fascinées par l’image du guerrier viril, de la figure patriarcale qui circulerait sur les réseaux sociaux. Il s’agit de femmes en quête d’identité et en manque de repères. Ce sont surtout des Occidentales qui, attirées par l’image de l’homme protecteur et viril, se perdent dans une vision romantique de la guerre complètement fantasmée. La presse a dans ce contexte évoqué des cas de jeunes filles qui, une fois arrivées sur le terrain, ont découvert une réalité très différente de ce qu’elles imaginaient et se sont retrouvées piégées. Certaines adolescentes en pleine période rebelle rejoignent aussi ces groupes par opposition à leurs parents ou par désir de frôler la prise de risque. Celles qui rejoignent les groupes jihadistes par conviction sont généralement un peu plus âgées et moins nombreuses. »

Selon le rapport de l’Institute for Strategic Dialogue, les femmes occidentales décident de partir dans les terres du jihad pour des raisons similaires à celles des hommes : le sentiment que la oumma (la communauté des croyants musulmans) est attaquée, un sens du devoir idéologique et religieux de faire quelque chose, la recherche d’une camaraderie et la volonté de donner un sens à leur vie. « La mission de créer l’État islamique (ou khalifah) est particulièrement forte chez les femmes », selon la même source.
Malgré leur militantisme, nombre de ces femmes éprouvent des difficultés à quitter leurs proches, note l’expert Ross Frenett à l’AFP, qui estime que cela pourrait être l’élément-clé pour parvenir à les dissuader d’entreprendre le voyage. Certaines perdent leurs illusions – quand par exemple leur mari est tué au combat ou à la naissance d’un enfant – et « ces événements doivent et peuvent alors être exploités par les familles et leur pays d’origine comme une opportunité de désengagement », conclut le rapport.

Manipulation mentale

Pour les femmes arabes, les cas de figure sont différents, explique Carole André-Dessornes.
« Certaines d’entre elles rejoignent ces organisations après avoir perdu un proche. Nous sommes dans ce cas dans la logique de vengeance. D’autres considèrent qu’elles ont un rôle à jouer au même titre que les hommes. Évoluant dans des sociétés patriarcales, ce serait pour elles une façon de montrer qu’elles peuvent combattre et s’engager, autant qu’un homme. Il y a aussi ces femmes qui vont être embarquées par ce radicalisme car elles n’ont plus de famille et cherchent une sorte de protection. Il y a certainement aussi des cas de femmes engagées par conviction. »

Pour Géraldine Casutt, la perception, dans l’espace public et les médias, de la jeune femme musulmane occidentale partie faire le jihad est plutôt celle d’une « victime de manipulation mentale ». « Cette image contraste avec celle de la violence dont peuvent faire preuve les brigades féminines, notamment al-Khansa, qui aurait récemment sévèrement puni une femme pour avoir donné le sein à son bébé en public », poursuit la chercheuse. Selon elle, « il faut considérer la femme, qu’elle soit épouse ou membre d’une brigade, comme une actrice à part entière de cette construction idéologique. Non seulement elles font partie du réseau jihadiste, mais ces femmes contribuent à le forger, dans leur rôle d’épouse mais surtout de mère de la première génération de l’État islamique ».

Pur intérêt

C’est dans le cadre de la cause palestinienne que l’image de la femme jihadiste dans l’islam va basculer, explique Carole André-Dessornes. La première Palestinienne ayant mené une opération-suicide n’est pas une jihadiste. Wafaa Idriss était affiliée à la branche armée du Fateh, la Brigade des martyrs d’al-Aqsa. D’autres femmes suivront avec l’aide de cette même brigade, le Hamas et le Jihad islamique étant alors complètement opposés à l’implication des femmes. « C’est finalement la concurrence et la peur de perdre sur le terrain qui a ouvert la voie à l’acceptation des femmes dans les rangs de ces groupes », ajoute-t-elle.
L’évolution s’est faite de manière similaire au sein d’el-Qaëda. En 2005, Abou Moussab al-Zarqaoui, alors chef du groupe jihadiste en Irak, a mis du temps à reconnaître la première opération menée par une femme dans ce pays, rappelle Mme André-Dessornes.

Au Liban, où la stratégie de l’opération-martyre a été introduite par le Hezbollah au Sud pendant l’occupation israélienne, aucune opération n’a été menée par une femme se revendiquant du parti chiite qui est profondément contre. La femme a donc un rôle à jouer en tant que soutien. Selon la chercheuse, les mouvements jihadistes sunnites ont fini par accepter les femmes non par réelle conviction mais par pur intérêt. « Il faut plutôt voir ces opérations-suicide menées par des femmes comme une stratégie de guerre asymétrique, une tactique qui ne coûte pas très cher », indique Mme André-Dessornes. Par ailleurs, poursuit-elle, pour certains groupes jihadistes, la présence des femmes sur un terrain normalement réservé aux hommes aide à convaincre ces derniers, blessés dans leur fierté, à s’engager. « C’était le cas d’el-Qaëda en Irak qui, entre 2005 et 2007, a eu recours à cette tactique pour pallier le manque de volontaires », explique la chercheuse. Entre mai 2005 et décembre 2007, plus d’une quinzaine de femmes auraient mené des opérations-suicide, contre plus d’une trentaine rien que pour l’année 2008, précise-t-elle.

 

Image choc

Mais de là à dire que l’engagement des femmes dans le jihad serait un facteur d’égalité entre les sexes, il y a un grand pas.
« Ce n’est pas du tout un facteur d’égalité, tranche Carole André-Dessornes. Car ces groupuscules ne donneront pas plus de responsabilités aux femmes qui n’auront jamais une place importante dans la hiérarchie de commandement. » Pour elle, il s’agit plutôt d’un outil stratégique. D’ailleurs à ce jour, aucune femme n’ayant rallié l’EI n’a mené d’opération-suicide, ajoute-t-elle.
« La présence de femmes permet de construire des foyers, et c’est le premier pas pour établir une société durable : l’EI essaie ainsi de se pérenniser, tout en continuant sa stratégie d’expansion », confirme Mme Casutt. « C’est plutôt si l’on voyait des femmes combattre aux côtés des jihadistes que l’on pourrait parler de contradiction avec l’islam tel qu’il est compris par ce groupe ou d’égalité avec les hommes, précise-t-elle. Car dans des rôles qui sont « dans l’ombre » des hommes, elles participent à une logique de complémentarité » considérée par ce groupes comme en phase avec une nature biologique.

Selon Mme Casutt, en ce qui concerne les Occidentales s’engageant dans le jihad, ce n’est pas « l’égalité » entre homme et femme qui est recherchée, mais une complémentarité assumée vécue comme moins hypocrite que l’égalité prônée à l’occidentale, dans une optique de soumission non pas à l’homme, mais à Dieu.

L’impact symbolique du jihadisme au féminin est également utile en termes de communication pour les groupes jihadistes. « Les mouvements jihadistes utilisent les femmes dans leurs opérations pour garantir une couverture médiatique plus forte, souligne Carole André-Dessornes. Ils évitent cependant d’exagérer l’usage de cette tactique afin de ne pas tomber dans la banalisation et réduire la force de l’impact. »

Voir une femme mener des opérations kamikazes crée un choc, un rejet et une très forte incompréhension, poursuit la chercheuse. Mais pour Mme André-Dessornes, le rôle et l’implication des femmes dans le jihad pourraient augmenter, surtout si le conflit s’enlise. La chercheuse estime toutefois que cette implication « reste un épiphénomène qui, bien qu’il puisse connaître à un moment donné un pic, finira par retomber ».

*Carole André-Dessornes, consultante en géopolitique depuis 14 ans, docteur en sociologie et chercheuse associée au Cadis, le centre de recherche en études sociologiques rattaché à l’Ehess (École des hautes études en sciences sociales). Son dernier ouvrage porte sur les opérations-suicides menées par les femmes: « Les femmes-martyres dans le monde arabe : Liban, Palestine, Irak », éditions l’Harmattan, collection Mieux comprendre le Moyen-Orient, décembre 2013.

**Géraldine Casutt, doctorante-chercheuse suisse travaillant sur les femmes jihadistes à l’Université de Fribourg et à l’Ehess.

Persécution quotidienne des coptes en Libye

Les coptes, communauté chrétienne la plus ancienne du Moyen-orient, sont régulièrement persécutés par les Musulmans en Egypte où ils représentent environ 10% de la population mais aussi en Libye où ils trouvent du travail sur les chantiers de reconstruction.

Nous venons d’apprendre que 21 coptes travaillant en Libye avaient été enlevés et décapités par l’Etat islamique. Dans le reportage ci-dessous, on apprend que 13 cousins d’un même village du Sud de l’Egypte font partie des victimes et que le quotidien de ces migrants économiques est une vallée de persécutions.

Alors que chez nous les musulmans se plaignent de discriminations pour un oui ou un non, dans les pays musulmans il est interdit de pratiquer une religion autre que l’Islam, d’y construire des églises, des synagogues ou autres temples. Les chrétiens d’Orient dont les coptes (« copte » signifie « égyptien ») y sont persécutés au quotidien, discriminés dans la vie professionnelle, harcelés, menacés, leurs églises sont brûlées et ils sont assassinés épisodiquement.

Ces agissements criminels sont vraisemblablement le fait de faux musulmans mais on se demande pourquoi les vrais musulmans ne protestent pas haut et fort contre ces crimes et cette absence de réciprocité entre pays chrétiens et pays musulmans. Leur outrecuidance à exiger de nous davantage de mosquées et de considération pour leurs mœurs barbares continue pourtant à trouver des soutiens parmi nos dirigeants et les dhimmis de service.

La Connectrice

Note : Les coptes portent une croix tatouée à l’intérieur du poignet ou à l’intersection du pouce et de l’index

Source photo http://www.lavie.fr/religion/les-coptes-inquiets-face-a-la-montee-des-islamistes-23-11-2011-22084_10.php

Source photo http://www.aed-france.org/projets/urgence-egypte/

« Quand ils voyaient la croix tatouée sur notre poignet, ils nous frappaient et volaient notre argent » 

http://www.lorientlejour.com/article/911639/-quand-ils-voyaient-la-croix-tatouee-sur-notre-poignet-ils-nous-frappaient-et-volaient-notre-argent-.html

Dans l’église sans toit d’un village pauvre du sud de l’Égypte s’élèvent les prières funèbres des familles de treize cousins chrétiens coptes décapités en Libye par les jihadistes de l’État islamique (EI). Mohammad el-Shahed/AFP
TÉMOIGNAGESDouleur et soif de vengeance pour les proches des chrétiens décapités.
OLJ
17/02/2015

Dans l’église sans toit d’un village pauvre du sud de l’Égypte s’élèvent les prières funèbres des familles de treize cousins chrétiens coptes décapités en Libye par les jihadistes de l’État islamique (EI). Les proches laissent éclater leur douleur et leur soif de vengeance durant la messe organisée quelques heures après le choc provoqué par la vidéo de l’EI montrant la décapitation de 21 chrétiens coptes kidnappés en janvier en Libye. Treize d’entre eux venaient du village d’al-Our, dont Kirollos Boshra, mort à 22 ans. « Mon fils a rejoint la Libye il y a 40 jours, après avoir fini son service militaire, pour gagner de l’argent et préparer son mariage », se lamente son père Boshra Fawzi. « Il est parti pour épouser le ciel, il va avoir la chance de rencontrer le Christ », ajoute ce fonctionnaire d’une cinquantaine d’années. Comme lui, d’autres hommes, vêtus de la traditionnelle djellabah du sud de l’Égypte, laissent libre cours à leurs sanglots dans l’église.

En outre, des lamentations de femmes, habillées en noir et les cheveux couverts d’un voile, s’échappent aussi d’une maison où elles se sont réunies, au milieu des rues étroites et poussiéreuses du village, bordées de petites bâtisses en terre ou en brique rouge. Dans cette province de Minya, la minorité copte, qui représente moins de 10 % de la population égyptienne, est très présente et parfois victime d’attaques ou de vexations. Comme des centaines de milliers de leurs compatriotes travaillant en Libye dans le secteur de la construction ou des services, les treize chrétiens d’al-Our avaient immigré dans l’espoir d’une vie meilleure. Kirollos Boshra gagnait ainsi près de 22 euros par jour, soit cinq fois plus que ce qu’il pouvait espérer dans sa province natale. Tous cousins, ces hommes habitaient ensemble en Libye avant que les jihadistes de l’EI ne prennent d’assaut leur domicile et ordonnent au propriétaire de leur livrer « les chrétiens », rapportent leurs proches.

« Venger la mort de nos fils »
De nombreux villageois, revenus sains et saufs de Libye, dénoncent les exactions dont ils ont été victimes en raison de leur religion, dans un pays où les autorités n’arrivent pas à contrôler les dizaines de milices armées qui font la loi. « Des Libyens nous faisaient descendre de nos voitures sous prétexte de vérifier nos passeports, et quand ils voyaient la croix tatouée sur notre poignet, ils nous frappaient et volaient notre argent », se souvient Emad Khalaf, 35 ans, rentré de Benghazi depuis près de 8 mois.
La violence de la vidéo diffusée par l’EI a semé la panique parmi les familles ayant toujours un proche coincé en Libye. « Mon frère est plombier à Misrata depuis un an et demi, sa femme et ses enfants sont avec lui », raconte, angoissé, Daoud Aziz. « Il m’a appelé aujourd’hui, il veut rentrer immédiatement, mais le premier avion qu’il a trouvé est dans deux semaines. » Pour les familles des victimes, le seul espoir reste maintenant de pouvoir récupérer les corps pour organiser un enterrement. Mais la soif de vengeance est bien présente. « Il faudrait que le président Abdel Fattah al-Sissi nous laisse nous enrôler dans l’armée, et nous envoie là-bas afin que nous puissions venger la mort de nos fils », assène M. Fawzi.
Dans l’immédiat, les autorités ont notamment promis plus de 22 000 euros de compensations aux familles des victimes, la moitié de cette somme ayant été offerte par une entreprise privée.
Mais pour Isis, qui a perdu ses deux fils Samuel, 26 ans, et Bishoï, 23 ans, « rien ne peut remplacer vos enfants ».
Mona SALEM/AFP

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