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Archives de Tag: de la douceur dans ce monde de brutes

De la douceur dans ce monde de brutes. Rondo de Dvorak

https://laconnectrice.wordpress.com/

  • The Czech artists – cellist Michaela Fukačová and pianist Ivan Klánský – play Dvořák Rondo en sol mineur opus 94

  • Le même rondo avec Gautier Capuçon au violoncelle

http://www.musicme.com/Gautier-Capucon/videos/Dvorak—Rondo-For-Cello-&-Orchestra-In-G-Minor-Op.94-524E696547694E41597A73.html

Ce rondo a fait l’objet de quelques autres interprétations mais je préfère de loin celle de Michaela Fukacova que je trouve particulièrement suave.

LC

 

Thérapie post élections: les états critiques vus du ciel

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Plasticulture à Almeria, Espagne. L’origine de nos fraises, poivrons, tomates et courgettes bio toute l’année …Les serres vues d’un drone.

Photo

Delray Beach in Florida, one of the swing states shown in Benjamin Grant’s book, “Overview.”CreditBenjamin Grant/DigitalGlobe/Amphoto Books

At least since July, when the Democratic and Republican National Conventions ended and the presidential campaign began in earnest, but more likely since the spring of 2015, when Hillary Clinton and Donald J. Trump threw down their gauntlets, anyone could be excused for wanting totake a long vacation somewhere.

Maybe somewhere beyond the reach of Twitter and perpetual poll analysis, where words like “loser” and “deplorables” couldn’t be heard, where emailservers were too small to see and sites for border walls looked indistinguishable from anywhere else on the planet.

If you’re in need of some postelection stress therapy you might still want to visit such a place, if only virtually, at Benjamin Grant’s three-year-oldInstagram project, “Daily Overview.”

Mr. Grant, a former brand strategist, founded the project on a whim after stumbling across a striking image on Google Earth of the irrigated farming environs around a minuscule West Texas town called Earth.

The Crescent Dunes Solar Energy Project in Nevada. CreditBenjamin Grant/DigitalGlobe/Amphoto Books

“I was astounded by what I saw,” he wrote in the introduction to a newcoffee-table-book version of his project, “Overview,” published by Amphoto Books. “My screen had filled with a stunning patchwork of green and brown circles.”

Intrigued by an idea called the “overview effect,” a profound cognitive shift said to be experienced by some orbiting astronauts looking back toward a fragile, oasislike Earth, Mr. Grant started posting daily images he had found by scouring Google Earth. Later he used raw imagery from a company that supplies such views, DigitalGlobe, which collects them with satellites orbiting 308 miles to 478 miles above the planet’s surface.

“The images made me step back and say, ‘What the hell am I seeing?’” Mr. Grant said in an interview. “And that’s essentially what’s been driving me every day since.”

Along with artists like Mishka Henner and Andreas Gursky, Mr. Grant ismining imagery widely available from space to show mostly man-made structures and changes to the land caused by human action. “ It’s changed me in the sense of having this meditative idea of being able to zoom out in my mind and see a bigger picture, to take a longer perspective,” he said. “It doesn’t necessarily say problems can be solved by looking at it this way, but it’s a good exercise.”

A phosphate mine in Aurora, N.C., as seen from space. CreditBenjamin Grant/DigitalGlobe/Amphoto Books

(Well before astronauts went into space or the first satellite was launched, the poet Archibald MacLeish delivered a commencement address in 1942 rhapsodizing the planet as seen from the air, where it reveals itself as “a globe in practice, not in theory,” a “round earth where all directions eventually meet.”)

Some of the images Mr. Grant chooses document the sort of crises vast enough to alter Earth’s surface in just a few years — a California drought sapping a reservoir ; the Zaatari refugee camp in Jordan, which formed on almost empty land and now looks like a city, packed with more than 80,000 inhabitants who have fled the civil war in Syria. Above the Fukushima Daiichi nuclear reactor in August of 2015, you can see the fields of steel containers used to store radioactive water after the 2011 earthquake and tsunami.

But other pictures show things like environmental endeavors (massive wind and solar farms); land art (Robert Smithson’s gyring “Spiral Jetty” on the Great Salt Lake in Utah and an Argentine forest in the shape of a guitar); and the dazzling geometries of human habitation (star-shaped cities in Italy and the Netherlands, a palm-tree-shaped artificial island in Dubai).

Perhaps most compellingly for many Americans right now, the project shows swing states like Florida, Nevada and North Carolina as pleasing, placid abstractions, neither red nor blue. A residential development in Delray Beach, Fla., looks like a Mondrian painting. And the view from above, evoking the quietude of space, creates the added illusion of being able to release all your pent-up political frustrations into the ether. As the tagline for the movie “Alien” reminded us: “In space, no one can hear you scream.”

“I think it’s very easy for us these days to be caught up in our own echo chambers, with our own friends and our own cities and all the things we think we know,” Mr. Grant said. “A lot of the stuff on social media, about celebrity and politics, is so much about the individual. But when you look from above, you think more about the species, collectively.”

De la douceur dans ce monde de brutes. Charles Trenet

Qu’elles sont douces et paisibles les chansons de Charles Trenet …La Mer, Douce France, Une noix, Que reste-t-il de nos amours, Boum quand notre cœur fait boum, Je chante soir et matin,

Trop poétiques et doucement nostalgiques pour avoir mérité le prix Nobel de littérature comme Bob Dylan …

Tous nos poètes chantants n’auraient-ils pas mérité un prix Nobel avec les mêmes critères que pour Dylan ? Trenet, Barbara, Jacques Brel, Brassens, Félix Leclerc, Lavilliers, …

Plus sérieusement, un chanteur, aussi superbe soit-il, mérite-t-il un prix Nobel de littérature ?

Après Démocratie, Race, Humanisme, Droits de l’Homme, Liberté, Culture, Education, Respect et bien d’autres valeurs, Littérature change de sens. Est-ce cela vivre avec son temps ?

 

De la douceur dans ce monde de brutes. Il est où le bonheur ?

Difficile d’ignorer cette chanson de Christophe Maé, auteur compositeur interprète car non seulement on l’entend sur les ondes mais beaucoup de personnes la fredonnent en travaillant. Moi-même, je l’ai dans la tête.

Mais qu’est-ce qu’elle a donc d’envoûtant cette chanson ? Des paroles sympathiques, un sujet qui touche tout le monde, une mélodie facile mais charmante, un rythme qui balance et la voix rauque de Christophe Maé qui prend parfois des accents de désespoir sans être tragique.

Depuis la percée de Zaz je n’avais plus été séduite par une chanson contemporaine -j’écoute surtout de la musique classique- c’est donc pour moi un événement qu’avoir été interpellée par cette chanson et je me fiche de savoir si c’est un plagiat de Stevie Wonder comme certains l’affirment.

Merci Christophe Maé pour cet agréable et délicieux cadeau.

La Connectrice

Ajoutée le 21 juin 2016

Depuis de la place du Capitole, la chaîne propose de fêter la musique dans une ambiance 100% toulousaine. De nombreux artistes sont au rendez-vous dans la «ville rose» chère à Claude Nougaro. Au programme : des duos inattendus, des medley plein d’énergie

Avec les paroles

 

 

Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?

J’ai fait l’amour, j’ai fait la manche
J’attendais d’être heureux
J’ai fait des chansons, j’ai fait des enfants
J’ai fait au mieux
J’ai fait la gueule, j’ai fait semblant
On fait comme on peut
J’ai fait le con, c’est vrai, j’ai fait la fête, ouais
Je croyais être heureux, mais

Y a tous ces soirs sans potes
Quand personne sonne et ne vient
C’est dimanche soir, dans la flotte
Comme un con dans son bain
Essayant de le noyer, mais il flotte
Ce putain de chagrin
Alors, je me chante mes plus belles notes et
Ça ira mieux demain

Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?

Il est là le bonheur, il est là
Il est là
Il est là le bonheur, il est là
Il est là

J’ai fait la cour, j’ai fait mon cirque
J’attendais d’être heureux
J’ai fait le clown, c’est vrai et j’ai rien fait
Mais ça ne va pas mieux
J’ai fait du bien, j’ai fait des fautes
On fait comme on peut
J’ai fait des folies, j’ai pris des fous rires, ouais
Je croyais être heureux, mais

Y a tous ces soirs de Noël, où l’on sourit poliment
Pour protéger de la vie cruelle
Tous ces rires d’enfants
Et ces chaises vides qui nous rappellent
Ce que la vie nous prend
Alors, je me chante mes notes les plus belles
C’était mieux avant

Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est là le bonheur, il est là
Il est là
Il est là le bonheur, il est là!
Il est là

C’est une bougie, le bonheur
Ris pas trop fort d’ailleurs
Tu risques de l’éteindre
On l’veut le bonheur, oui, on l’veut
Tout le monde veut l’atteindre
Mais il fait pas de bruit, le bonheur, non, il fait pas de bruit
Non, il n’en fait pas
C’est con le bonheur, ouais, car c’est souvent après qu’on sait qu’il était là

Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?
Il est où le bonheur, il est où?
Il est où?

Il est là le bonheur, il est là
Il est là
Il est là le bonheur, il est là, ouiais
Il est là

Oh, mais, il est où le bonheur?
Il est où le bonheur?
Il est où?
Il est où?

Oh, mais, il est où le bonheur?
Mais il est là
Le bonheur, il est là, il est là
Et il est là
Le bonheur, il est là, il est là

De la douceur dans ce monde de brutes.Beethoven Symphony No. 9 – Mvt. 2 – Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

Publié le

Beethoven Symphony No. 9 – Mvt. 2 – Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

L’énergie dégagée par le second mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven est revigorante, joyeuse et communicative.

Je ne sais pourquoi, je l’entends souvent sur les ondes radiophoniques en ce moment. Un signe des temps ? Une réaction salutaire au marasme ambiant ? Une réponse de la vie à tous les drames humains que nous traversons ?

– le 2e mouvement : molto vivace est un scherzo rapide, impressionnant par l’usage qui est fait des timbales. Le thème principal, en ré mineur est présenté en entrées fuguées. Le presto, en ré majeur, tient lieu de trio.

le 4e mouvement : le plus long, et qui nécessite un effectif orchestral complet avec quatre solistes vocaux et un chœur à quatre voix. Il dure environ 25 minutes et comprend l’Ode à la Joie.

http://www.lvbeethoven.fr/Cedes/Symphonie_09-Neuvieme.html#Menu

La 9ème symphonie de Beethoven est surtout connue pour son thème « Ode à la joie » qui a été choisi comme hymne européen le 19 janvier 1972.

Autographe de la Neuvième symphonie

Source image http://www.lvbeethoven.fr/Cedes/Symphonie_09-Neuvieme.html#Menu

L’Ode à la joie — appelée également Hymne à la joie1 — est un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785. Il est surtout connu comme finale du quatrième et dernier mouvement de la 9e Symphonie de Beethoven, devenu l’hymne officiel de l’Union européenne.

Ce poème célèbre l’idéal de l’unité et de la fraternité humaines (« Millions d’êtres, soyez tous embrassés d’une commune étreinte ! »). Son titre original est An die Freude, mais il est souvent appelé Ode an die Freude. L’idée selon laquelle Schiller avait initialement écrit un poème à la liberté (Freiheit) mais qu’il aurait dû en faire un poème à la joie2 est une légende romantique, apparue dans un roman de Robert Griekenperl en 1838 et fréquemment reprise depuis (cf. Esteban Buch, p. 137 et 182-183).

La 9e Symphonie, et plus généralement Beethoven et Schiller, ont joui d’une très grande considération sous le IIIe Reich, en tant qu’œuvre spécifiquement allemande : elle est l’œuvre classique la plus jouée de 1933 à 1945. Elle est notamment interprétée lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Berlin (1er août 1936), ou les anniversaires de Hitler (1937 et 1942).[réf. nécessaire]

Plusieurs musiciens (Otto Klemperer, Walter Damrosch) s’élèvent contre cette annexion de l’Ode à la joie au nationalisme allemand et en donnent des interprétations aux États-Unis et au Royaume-Uni. De même, des déportés au camp d’Auschwitz interprètent, en signe de résistance, une version tchèque de l’Ode en mars 1944.

L’introduction instrumentale de ce mouvement a été adoptée en 1972 par le Conseil de l’Europe comme hymne européen, puis en 1985 comme hymne officiel par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union. L’interprétation officielle fut confiée à Herbert von Karajan qui en réalisa trois arrangements : un pour piano, un autre pour instruments à vent et un troisième pour orchestre symphonique.

Le texte chanté dans le quatrième mouvement de la 9e Symphonie reprend seulement une partie du poème de Friedrich von Schiller. Il comporte de légères variations par rapport au poème original de 1785 (indiquées en note).

Texte original allemand Traduction française
O Freunde, nicht diese Töne!
Sondern laßt uns angenehmere anstimmen
und freudenvollere.
Ô amis, pas de ces accents !
Laissez-nous en entonner de plus agréables,
Et de plus joyeux !
Freude, schöner Götterfunken
Tochter aus Elysium,
Wir betreten feuertrunken,
Himmlische, dein Heiligtum!
Deine Zauber binden wieder
Was die Mode streng geteilt;
Alle Menschen werden Brüder3
Wo dein sanfter Flügel weilt.
Joie, belle étincelle divine,
Fille de l’assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
Ton sanctuaire céleste!
Tes charmes assemblent
Ce que, sévèrement, les coutumes divisent;
Tous les humains deviennent frères,
lorsque se déploie ton aile douce.
Wem der große Wurf gelungen,
Eines Freundes Freund zu sein;
Wer ein holdes Weib errungen,
Mische seinen Jubel ein!
Ja, wer auch nur eine Seele
Sein nennt auf dem Erdenrund!
Und wer’s nie gekonnt, der stehle
Weinend sich aus diesem Bund!
Celui qui, d’un coup de maître,
a réussi
D’un ami d’être l’ami ;
Qui a fait sienne une femme accorte,
Qu’il mêle son allégresse à la nôtre!
Oui, et même celui qui ne peut appeler sienne
Qu’une seule âme sur la Terre!
Mais celui qui jamais ne l’a su,
Qu’en larmes il se retire, de cette union !
Freude trinken alle Wesen
An den Brüsten der Natur;
Alle Guten, alle Bösen
Folgen ihrer Rosenspur.
Küsse gab sie uns und Reben,
Einen Freund, geprüft im Tod;
Wollust ward dem Wurm gegeben,
und der Cherub steht vor Gott.
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature ;
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent sa trace parsemée de roses.
Elle nous a donné des baisers et la vigne ;
Un ami, éprouvé par la mort ;
La volupté fut donnée au vermisseau,
Et le Chérubin se tient devant Dieu.
Froh, wie seine Sonnen fliegen
Durch des Himmels prächt’gen Plan,
Laufet, Brüder, eure Bahn,
Freudig, wie ein Held zum Siegen.
Joyeux, comme ses soleils volant
À travers le somptueux dessein du ciel,
Hâtez-vous, frères, sur votre route,
Joyeux comme un héros vers la victoire.
Seid umschlungen, Millionen!
Diesen Kuß der ganzen Welt!
Brüder, über’m Sternenzelt
Muß ein lieber Vater wohnen.
Ihr stürzt nieder, Millionen?
Ahnest du den Schöpfer, Welt?
Such’ ihn über’m Sternenzelt!
Über Sternen muß er wohnen.
Soyez enlacés, millions.
Ce baiser au monde entier !
Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée
Doit habiter un père bien-aimé.
Vous vous effondrez, millions ?
Monde, as-tu pressenti le Créateur ?
Cherche-le par-delà le firmament !
C’est au-dessus des étoiles qu’il doit habiter.

Hymne/Ode à la joie, 9ème symphonie – Hymne européen – Beethoven

Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

Le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre du Divan occidental-oriental) est un orchestre symphonique qui a la particularité de réunir chaque été environ 80 jeunesinstrumentistes d’Israël, des États arabes voisins (Syrie, Liban, Égypte, Jordanie) et des Territoires palestiniens, qui viennent en Europe se former et jouer ensemble. ..

L’orchestre est le fruit d’une initiative du pianiste et chef d’orchestre juif israélo-argentin Daniel Barenboïm et de l’écrivain chrétien américano-palestinien Edward Saïd pour promouvoir le dialogue et la paix entre Juifs et Arabes. Il se forme en 1999 à Weimar à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Goethe : le nom de l’orchestre vient d’ailleurs du recueil West-östlicher Divan (Divan occidental-oriental) du poète allemand. D’abord basé à Weimar pendant les deux premières années, il obtient en 2001 le soutien de l’Orchestre symphonique de Chicago dont Daniel Barenboim était le directeur musical. Depuis 2002, c’est le gouvernement autonome d’Andalousie et différents mécènesespagnols qui en assurent le financement.

Depuis cette date, l’orchestre s’assemble chaque été en Espagne, à Séville où il répète pendant le mois de juillet avant d’entreprendre en août une tournée mondiale (Europe,Amérique du Sud, …) sous la baguette de Daniel Barenboïm.

https://fr.wikipedia.org/wiki/West-Eastern_Divan_Orchestra

Fondation Barenboïm-Saïd

http://www.barenboim-said.org/es/inicio/index.html

La Fondation Barenboim-Said a été créée en 2004 de la collaboration de l’Andalou avec le maestro argentin-israélien Daniel Barenboim et intellectuel palestinien Edward Said. Barenboim et Said avaient accepté deux ans avant l’invitation du Conseil de mettre en Andalousie accueillir le West-Eastern Divan Orchestra, un jeune orchestre qui se sont réunis à ce moment – là des musiciens israéliens et arabes de plusieurs pays du Moyen – Orient pour montrer que lorsque -faire un objectif de coexistence Musique- commun entre les gens des entreprises traditionnellement rencontrées possible fixes. La simple existence de l’orchestre et sa consolidation implique la traduction directe de la première des fins fondateurs de l’institution. Sa création en Andalousie est une allusion directe aux siècles où les trois religions méditerranéennes coexistaient pacifiquement et fructueusement à Al Andalus. Daniel Barenboim – (Buenos Aires, 1942)

Il a fait ses débuts comme pianiste à dix ans à Vienne et à Rome en 1967 et en tant que directeur menant le Philharmonia Orchestra de Londres. Entre 1975 et 1989, il est chef principal de l’Orchestre de Paris. De 1991 à 2006, il était chef d’orchestre de l’Orchestre symphonique de Chicago et directeur artistique du Teatro alla Scala de Milan de 2011 à 2014. Depuis 1992, il est chef d’orchestre et directeur artistique du Staatsoper Berlin.

Tout au long de sa carrière , il a reçu comme un administrateur et pianis t à six  Grammy Awards , comme í denombreux prix, dont le Prix de la Tolérance décerné par l’Académie évangélique de Tutzing, le prix des Arts Fondation wolf parlement israélien, le Praemium Imperiale du Japon, le Prix international de Willy Brandt, la Médaille du festival international de Musique et de Danse de Grenade, la Médaille d’or de la royal Philharmonic Society ,l’Ordre de la République fédérale d’Allemagne , la Légion d’honneur de la République française et de l’Ordre de l’Empire britannique. En 2007, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki – moon a nommé Messager de la paix pour promouvoir la paix et de la tolérance à travers le langage universel de la musique. En 2008 , il a reçu la citoyenneté palestinienne d’ honneur et est devenu la première personne avec un passeport israélien et palestinien.

 Avec Edward Said a reçu le Prix Prince des Asturies de la Concorde en 2002 pour sa «tâche généreuse et louable pour la coexistence et de la paix, symbolisée par la collaboration de jeunes musiciens qui, en surmontant les antagonismes historiques, encourage le dialogue et réflexion « .

Edward Said – (Jérusalem, 1935 – New York, 2003)

Baccalauréat de l’ Université de Princeton et Harvard Ph.D., à partir de 1963 a enseigné l’ anglais et de littérature comparée à l’ Université de Columbia. Auteur de plus de vingt livres traduit en trente-cinq langues, dont l’orientalisme (1978), La question palestinienne (1979), couvrant l’ Islam (1980), Le Monde, le texte et critique (1983) et Parallels paradoxes: réflexions sur la musique et la société (2002, avec Daniel Barenboim).

Saïd n’a pas été amoureux de la musique juste , mais était un excellent pianiste. Il a écrit plusieurs livres sur lamusique et a été le critique musical du magazine américain The Nation pendant des années. Ledit souvent vu dans la musique reflète ses idées sur la littérature et l’ histoire. La Fondation Barenboim-Said a collaboré avec le débat d’édition sur la publication de certains de ses livres en espagnol: Elaborations Musical: Essais sur la musique classique (2007), Représentations de l’intellectuel (2007), l’ humanisme et de la critique démocratique (2006), Le style tardif: la musique et le compteur de la littérature (2009), la musique à la limite. Trois décennies d’essais et d’articles de musique (2011) et une édition révisée de la question palestinienne (2013).

En 1992, il a été nommé membre du Forum des Aînés de l’UNESCO. Il a été membre de l’Académie américaine des Arts et des Sciences, de la Royal Society of Literature, l’American Philosophical Society et membre honoraire du Collège King (Université de Cambridge). Il a été membre du conseil exécutif du PEN Club International jusqu’en 1998, et président de la Modern Language Association (MLA) en 1999. Il a reçu de nombreux doctorats honorifiques dans le monde entier et a reçu deux fois Trilling Award-Britannique et le Prix Wellek Association américaine de littérature comparée. En 2002, il a reçu le Prix Prince des Asturies de la Concorde. En l’honneur d’Edward Said, en 2004, le Conservatoire National de Musique en Palestine a changé son nom pour le Conservatoire National Edward Said of Music (Conservatoire National Edward Said de la musique).

Sa veuve Mariam Saïd a continué de diffuser l’important héritage d’Edward Said. Il fait partie du conseil d’administration de la Fondation Barenboim-Said depuis sa création et organise des débats et des conférences complètes chaque réunion de l’orchestre.

 

De la douceur dans ce monde de brutes. A Palmyre, Valery Gergiev dirige l’orchestre Mariinsky

Publié le

 

La vidéo dure 54 mn, le concert commence à 12.06 par une chaconne de Bach en D minor.

Pray for Palmyra. Music revives ancient remains in a famous Roman amphitheater in Palmyra (Syria). Priez pour Palmyre. La musique ressuscite les vestiges d’un célèbre amphithéâtre romain de Palmyre.

Renowned conductor Valery Gergiev is leading a concert in the ancient Syrian city of Palmyra to support the restoration of the UNESCO site and honor victims of the war. The city of Palmyra was devastated by Islamic State terrorists who occupied the site for some 10 months before it was liberated by Syrian troops with Russian air support.

Ce jeudi 5 mai 2016, l’orchestre symphonique Mariinsky dirigé par Gregory Gergiev donnait un concert pour célébrer la libération de Palmyre par les troupes loyaliste de Bachar Al Assad appuyées par l’armée de l’air russe, en hommage à toutes les victimes du terrorisme et de la guerre de Syrie.

Ce concert était diffusé en direct sur de nombreuses chaînes, je l’ai découvert sur Euronews. J’en ai été tellement émue que j’ai fait des recherches pour composer cet article. Cet événement me rappelle Rostropovitch jouant du violoncelle devant le mur de Berlin qui s’effondrait. Une différence toutefois, Rostropovitch avait pris l’initiative de lui-même alors qu’ici, il s’agit d’une opération politique. Mais quand on voit les visages souriants et heureux des fillettes présentes, on ne peut que se réjouir de cet événement et apprécier cette image d’une Syrie en paix, multiconfessionnelle, ouverte à la présence des femmes dans l’espace public et adoucie par la vertu de la musique.

Concert in Palmyra

http://www.ctvnews.ca/world/prayer-for-palmyra-russian-orchestra-holds-concert-in-ancient-syrian-city-1.2889369 A gauche sur l’écran, on voit Poutine durant sa conférence en direct depuis Sotchi.

Le chef d’orchestre a présenté le concert appuyé par une conférence en direct de Vladimir Poutine dont il est un proche et au service duquel il met sa musique

D’après la vidéo, le public est composé pour moitié de militaires syriens dont certains tiennent une rose rouge à la main, de soldats russes et pour l’autre moitié de civils dont une délégation de l’UNESCO protectrice du site, de représentants des différentes communautés religieuses, de nombreuses femmes assises à côté d’hommes sur les gradins -c’est interdit chez les intégristes musulmans- quelques unes voilées à la mode islamique, d’autres revêtues de costumes traditionnels syriens, la majorité vêtues à l’occidentale.

Par contre, je ne vois pas de musiciennes dans l’orchestre Marinsky alors que de nos jours, la plupart des orchestres et des formations musicales comprennent de nombreuses femmes. Une concession aux intégristes musulmans ?

Des écolières serrant des gerbes de fleurs contre leur poitrine  chantent pendant les pauses, accompagnées par le claquement des mains du public à 30.27 mn et vers la fin de la vidéo.

On ne peut que remercier et féliciter les organisateurs de cet événement qui, en une semaine depuis la libération de Palmyre ont su, malgré la guerre et les ruines, rassembler des talents et des bonnes volontés pour un moment apaisées. Cette victoire à la manière syro russe est tout de même admirable au regard de la manière dont l’Etat islamique célèbres ses victoires…Bachar Al Assad est peut-être un boucher mais il autorise de bonnes et belles choses et on comprend mieux pourquoi sa communauté chrétienne lui est fidèle et pourquoi elle était si en colère contre la France qui voulait son élimination. La Syrie étant dans un tel chaos depuis des siècles qu’Assad semble être malgré tout un moindre mal.

Je vous rappelle ce qu’ont dit des personnages illustres et les syriens eux-mêmes :

Oh ! Gardez-la ! Et surtout gardez Damas. C’est une de ces villes qui empoisonnent les empires !

Henry de Jouvenel, ancien Haut-commissaire en Syrie en 1926, racontant une conversation qu’il avait eue avec un ancien ministre turc au temps où la Syrie était encore une province Turque :

–          Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie

Joseph Kessel (journaliste et écrivain), venu en Syrie en 1927 se rendre compte des progrès de la pacification (après le soulèvement nationaliste des années 1925-1926)

Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Vieux dicton syrien

..Durant la même période, des insurgés ont remis leurs armes à l’armée russe en échange de sa protection pour retourner dans leurs villages qu’ils ont du quitter il y a 4 ans.

La Connectrice

De la douceur dans ce monde de brutes. Vaches du Québec en Hiver

Publié le

vaches Québec6

Comté de Charlevoix, village de Saint-Irénée.

Bien loin de chez nous par la distance géographique mais très proches par le coeur, la langue et la culture vivent nos cousins québécois.

L’un d’entre eux, Roger Audet, lecteur fidèle de ce blog.a sursauté de ravissement à la lecture de l’article du Marianne que j’avais posté ici, dans lequel le philosophe et académicien Alain Finkielkraut exposait avec une joie de petit garçon son affection pour les vaches.

Roget Audet a eu la gentillesse de transmettre des impressions et des images des vaches du village de Saint-Irénée dans le comté de Charlevoix. Il évoque ainsi ce monde lointain où nous rêverions d’avoir notre « petite cabane au Canada », même sous la neige.

La Connectrice

le 28 décembre 2015:

Vingt-25 cm de neige sont tombés aujourd’hui et premier voyage en raquettes.
Les vaches de Martin le déneigeur se fondaient dans la neige, serrées les unes contre les autres pour se protéger. Peut-on être indifférent au regard triste ou curieux des vaches? On dirait qu’elles veulent nous dire quelque chose. Cela m’intrigue! Tristes d’elles ou de nous? 

27 avril 2016
Martin est agriculteur et élève des bovins de boucherie. L’hiver, il fait aussi du déneigement dans le coin, donc vient déneiger chez moi avec un gros tracteur de ferme et c’est pour cela que je l’appelle le « déneigeur ».

Cette première randonnée de raquette dura 2 1/2 heures et elle fut agréable à cause de la neige. La majeure partie de la randonnée est en forêt.  La neige qui tombe en décembre est toujours plus agréable que celle qui tombe en avril alors que la lumière nous aspire ailleurs. Voici quelques photos.
Roger Audet

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