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Archives de Tag: délinquance des mineurs

Faux musulmans. Surdélinquance des jeunes issus de l’immigration.

Il n’y a plus de jeunesse innocente. Les nouveaux criminels et délinquants sont des pré ados, des ados ou de très jeunes adultes sans foi ni loi républicaine, généralement de faux musulmans qui disent que les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République.

Dans son rapport sur la délinquance des mineurs, (Rapport de commission d’enquête n° 340 (2001-2002) de MM. Jean-Claude CARLE et Jean-Pierre SCHOSTECK, fait au nom de la commission d’enquête, déposé le 27 juin 2002) le Sénat caractérise les délinquants ainsi La délinquance apparaît plutôt comme un phénomène masculin. Les mineurs délinquants sont souvent également des mineurs victimes. L’état sanitaire des mineurs délinquants est souvent déplorable. Tandis que beaucoup souffrent de problèmes de comportement sérieux, le plus grand nombre abuse de substances telles que l’alcool et les drogues. Enfin, la commission d’enquête a relevé une surdélinquance des jeunes issus de l’immigration.

 M. Christian Delorme, le « curé des Minguettes » évoquait ainsi cette situation . En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses, parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas comment en parler »27(*).

Actes peu graves commis suivant les origines ethniques

Actes graves commis suivant les origines ethniques

Le rapport du Sénat consacre de nombreuses pages à la prévention inefficace, notamment l’échec de la Politique de la Ville et la sanction pénale qu’il qualifie d' »erratique » De fait, le dysfonctionnement le plus criant de la justice des mineurs réside dans les conditions d’exécution des peines et mesures. Les juges des enfants, les tribunaux pour enfants prononcent des mesures éducatives ou des sanctions pénales qui ne sont pas mises en oeuvre ou mises en oeuvre avec un retard considérable.

Le sentiment d’impunité de certains mineurs s’enracine dans ce constat que la justice ne fait pas ce qu’elle dit.

« Que signifie de déférer un mineur « en temps réel » après la commission de l’infraction devant un juge des enfants alors qu’il peut arriver que de nombreuses semaines, voire plusieurs mois, se passent avant que le jeune ne soit convoqué dans le cadre d’une mesure éducative ordonnée par le juge des enfants ? Les personnes sur le terrain ne peuvent qu’avoir l’impression à juste titre qu’il ne se passe rien et que la justice est inefficace. Les réticences de la part des jeunes se font plus fortes lorsque la mesure est mise en oeuvre longtemps après l’audience. Il en va de la crédibilité et de l’efficacité de la justice » (Nanterre).  http://www.senat.fr/rap/r01-340-1/r01-340-158.html

Ce rapport se contente d’évoquer la surdélinquance des mineurs issus de l’immigration sur une seule page alors qu’il établit l’existence de cette surdélinquance. Par contre il consacre des dizaines de pages à la réponse « erratique », inutile, impuissante, inadaptée, dispendieuse des institutions autant en matière de prévention que de répression.

90 milliards investis dans les cités depuis 1980

Dans son rapport, le Sénat pointait l’inefficacité de la Politique de la Ville à lutter contre la délinquance des jeunes, ce comportement insurrectionnel qui sème misère, ignorance, insécurité, destructions des biens publics et privés et contribue à entretenir le cercle vicieux de la criminalité. D’après une enquête du journal Le Parisien 90 milliards d’euros auraient été investis dans les cités depuis 1980 et ceci sans résultat. Au contraire, la situation sociale ne cesse de s’y dégrader.

L’histoire de ces trente dernières années est jalonnée de lois, d’incitations fiscales, de mises en place d’organismes et de ministères destinés à traiter les problèmes de discrimination et de ségrégation par tous les bouts. A commencer par celui de l’urbanisme et du logement. La prise de conscience n’est donc pas nouvelle. Briser la mécanique infernale Dix ans après les émeutes de Clichy-sous-Bois et, même si aucune relation directe ne peut être établie, deux semaines après les carnages de « Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, l’appel de Valls à une « grande mobilisation » pour les quartiers est salué par tous. Mais quels résultats les 90 Mds€ investis depuis les années 1980 ont-ils produits ? Dans ces cités, requalifiées banlieues puis quartiers, rien ne semble changer — hormis des logements rénovés –, au contraire. Le chômage y est de plus en plus élevé, le niveau de vie au plus bas et le repli communautaire plus puissant. Le cercle vicieux du déclassement, de la défiance réciproque et de l’exclusion semble inéluctablement enclenché. Et pourtant, de la Seine-Saint-Denis aux quartiers Nord de Marseille, ils sont nombreux à vouloir briser cette mécanique infernale. Et beaucoup réussissent. Pour accélérer cette « déghettoïsation », le gouvernement évoque des « politiques positivement discriminantes ». Le temps est-il venu de casser certains tabous en autorisant l’établissement de statistiques ethniques ou en imposant des quotas pour accéder à un enseignement de qualité ou à l’emploi ? Plutôt allergique à cette méthode jugée inégalitaire, la France, pourtant, l’adopte peu à peu vis-à-vis des femmes. Alors pourquoi pas pour les minorités ethniques ?

On peut consulter tous les articles de l’enquête ici http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/index.php

Que font les jeunes issus de l’immigration pour s’aider eux-mêmes ?

Quand on parle du comportement insurrectionnels des jeunes issus de l’immigration, nous nous posons en responsables ou en sauveurs, nous voyons le problème de notre point de vue sans jamais mettre en cause la responsabilité des immigrés et de leur descendance. Ils seraient misérables et délinquants ou criminels parce que nous refuserions de les intégrer, parce que nous serions racistes, intolérants et discriminants, parce que nous créions les conditions d’une ségrégation digne de l’apartheid, selon les termes récents de Manuel Valls.

S’il y a un comportement raciste, c’est celui qui consiste à analyser le problème du seul point de vue de notre responsabilité. Or comme chacun le sait, le tango se danse à deux. Il est impossible de venir en aide à quelqu’un qui refuse cette aide. Lorsque je faisais du bénévolat, je disais à mes usagers « aidez-moi à vous aider » et ceux qui acceptaient le « marché » s’en sont sortis pour la plupart.

Malheureusement, nous avons à faire à des populations qui refusent nos lois, nos valeurs, notre culture et affirment ouvertement leur intention de nous piller, de nous dominer, de transformer nos valeurs et d’ignorer nos lois. Voici une petite liste de ce que nous pouvons lire et entendre ici et là de la part d’immigrés musulmans.

Les blancs sont des sous-chiens qui ont besoin d’être rééduqués …Houria Bouteldja a été relaxée pour avoir tenu ces propos à la télé

Nique la France

Les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République

Vous nous avez tout pris (pendant la colonisation) nous vous prendrons tout

Remboursez-nous la dette coloniale

La loi c’est koaaaa ?

Les flics sont des porcs

La démocratie c’est la décadence

Hitler n’a pas fini le travail

Nique ta mère

Celui qui fait comme le koufar (non musulman) n’appartient plus à l’oumma (la communauté musulmane universelle)

Democracy go to hell (au diable la démocratie)

etc.

Avec de telles convictions, rien d’étonnant à ce que les Musulmans soient sur représentés dans nos prisons, que les jeunes qui ont (peu) fréquenté l’école publique laïque et gratuite n’en aient rien retenu, qu’ils vivent de rapines, se maintiennent au chômage et qu’ils soient en état permanent d’insurrection, rêvant de faire le djihad guerrier en France, en Afghanistan, en Syrie et en Irak.

Quand nos gouvernants et nos itellos bobos auront compris qu’il posent la question de l’intégration des immigrés à l’envers, nous pourrons alors avancer dans la résolution de la délinquance des jeunes issus de l’immigration et de leur famille.

LC

Faits récents de délinquance des jeunes

  • vendredi à Coignières (Yvelines), un adolescent de 14 ans a été passé à tabac devant son lycée par une bande rivale de sa cité. Deux des agresseurs ont été retrouvés par la police. L’un d’eux avait du sang sur ses mains et ses vêtements.

La rixe aurait eu pour objet un règlement de comptes entre les bandes rivales de deux cités (penser logements sociaux) de la région.

Les agresseurs âgés de 13 et 14 ans viendraient du quartier des Friches et  seraient scolarisés au collège Pergaud de Maurepas. La victime scolarisé au collège de la Mare aux Saules à Coignères

http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-rixe-devant-un-college-de-coignieres-24-01-2015-4475341.php

  • Un adolescent de 17 ans connu  pour vingt autres affaires de violences, vols aggravés, usages de stupéfiants a été arrêté le 14 janvier alors qu’il venait de cambrioler une maison dans le quartier du Val Fleuri, à Meaux. Une perquisition menée dans la maison familiale a permis de retrouver d’autres objets volés.. Le mineur est soupçonné de quatre autres cambriolages.

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/meaux-un-lyceen-de-17-ans-cambriolait-ses-voisins-dans-le-quartier-du-val-fleuri-15-01-2015-4449995.php

Responsabilité des parents

Les jeunes incriminés habitent souvent dans des logements sociaux, cités ou quartiers, avec leur famille qui est forcément au courant de leurs exactions au vu de leur train de vie, de leur absentéisme scolaire et du rythme nocturne de leurs sorties. On ne naît pas avec le mépris incarné des lois de la République et le désir de « niquer la France » en revendiquant le « paiement de la dette coloniale ». Certains parents sont carrément complices comme cette mère qui, au cours d’une perquisition, tentait de cacher le larcin de son filston (vu dans un reportage de 90′ enquête).

Excuse atténuante de minorité. Encore un enfant criminel à Aubervilliers

Publié le

Un garçon de 12 ans est soupçonné d’avoir allumé le feu dans l’immeuble de la rue des Postes, à Aubervilliers, samedi soir. L’ a coûté la vie à deux femmes, qui se sont jetées dans le vide, et grièvement blessé quatre autres personnes. Le suspect a été mis en examen pour «destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort» et  fait l’objet d’une mesure de placement, tout comme son frère, âgé de 10 ans. 

Ce dernier a été placé sous le statut de témoin assisté.

C’est un habitant de l’immeuble qui s’est souvenu qu’une poussette avait déjà été enflammée, deux jours plus tôt. Deux garçons de 10 et 12 ans avaient assisté à la scène, impassibles.

Le parquet de Bobigny avait demandé le placement en retenue des deux pré-adolescents, une sorte de garde à vue pour les suspects de moins de 13 ans. Les auditions menées par la brigade criminelle ont permis de comprendre que le plus âgé avait mis le feu à la poussette, samedi, avec des allumettes. Les deux enfants, qui habitent à proximité de l’immeuble, avaient été déférés au tribunal et le parquet avait réclamé leur placement.http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/incendie-d-aubervilliers-un-garcon-de-12-ans-reconnait-avoir-mis-le-feu-09-06-2014-3909263.php

Ils ont moins de 18 ans, souvent 11 ou 12 ans et ils volent, ils violent, ils rackettent, ils agressent et parfois tuent. Ce ne sont pourtant que des enfants, par définition « innocents ». Et pourtant, ils ont déjà visionné des films, des documentaires et des images d’une extrême violence. A 11 ans, tous les garçons auraient visionné des films pornographiques dans lesquelles les femmes sont violées, parfois tuées, humiliées, traitées comme de la viande uniquement destinées à les faire jouir.

C’est une évidence, les enfants d’aujourd’hui ont autre chose dans la tête que les enfants d’hier. On ne peut donc pas les traiter comme autrefois quand la justice considérait qu’un enfant n’était pas responsable de ses actes du fait de son innocence intrinsèque. Il ne savait pas ce qu’il faisait.

Dans l’article ci-dessous, on nous explique que le gamin qui a mis le feu à une poussette pensait jouer. Il ne se rendait pas compte qu’il était dans la réalité. Cette opinion est totalement dénuée de fondement car un enfant sait très tôt faire la différence entre le risque et la sécurité comme entre le bien et le mal.

Il me semble que c’est mépriser un enfant et le prendre pour un débile profond que de lui prêter aussi peu de capacité de jugement et de faculté de discernement. Je ne pense pas que ce soit lui rendre service que de penser que « le pauvre ne savait pas ce qu’il faisait ». Très tôt un enfant est averti des dangers du feu parce qu’il a été mis en garde par des adultes, parce qu’il a pu se brûler accidentellement et en avoir souffert et parce qu’il a déjà vu et entendu des histoires d’incendies et de pompiers. Il a même pu participer à des jeux thématiques sur les incendies. Un enfant qui joue avec des allumettes ou un briquet sait parfaitement qu’il désobéit et qu’il prend des risques.

Déresponsabiliser un enfant  des conséquences de ses actes est une manière de nier ses capacités et non pas de l’aider à mieux grandir mais au contraire de le rabaisser à une position qui n’est ni celle de l’enfance ni celle d’un adulte en devenir et pourtant, dans ses notes ci-dessous, le juge pour enfants Rosenczveig constate que l’excuse de minorité est rarement écartée, c’st-à-dire qu’un mineur est généralement condamné à la moitié de la peine d’un adulte.

Quant aux victimes, les conséquences d’un délit ou d’un crime sont les mêmes que le délinquant/criminel soit âgé de dix ou 70 ans. Une fois encore, en accordant l’excuse atténuante de minorité, notre Justice fait peu de cas des victimes.

J’ai déjà écrit sur ce blog tout le mal que je pensais de la prison et de l’application des peines que je juge inefficaces et criminogènes ainsi que le constat dramatique que je faisais de la misère de la justice française, la plus pauvre d’Europe. Par exemple, en ce qui concerne la délinquance juvénile nous manquons terriblement de centres éducatifs fermés et ceux qui existent disposent de peu de moyens.

Je ne suis pas spécialiste pour pouvoir donner des solutions révolutionnaires mais il me semble évident que nous manquons de détermination politique pour faire face à la délinquance et à la criminalité des enfants d’aujourd’hui.

La Connectrice

Le discours de l’excuse

Incendie à Aubervilliers: que risque le garçon de 12 ans qui a avoué?

Un enfant de 12 ans a été mis en examen, lundi, pour « destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort », deux jours après le drame d’Aubervilliers, qui a fait deux morts, dont une femme enceinte. Quelles vont être les conséquences judiciaires pour lui? BFMTV fait le point.

A.S. avec Igor Sahiri 
Le 10/06/2014 à 9:17 
Mis à jour le 10/06/2014 à 12:08
L’enfant de 12 ans a fini par avouer les faits à la brigade criminelle. Samedi soir, il a mis le feu à une poussette dans un immeuble d’Aubervilliers, avec des allumettes. Son frère cadet, âgé de 10 ans, était à ses côtés. Une plaisanterie de gamin, très probablement, qui a entraîné la mort de deux personnes, dont une femme enceinte, et fait quatre blessés graves. Le jeune garçon a été mis en examen lundi soir, pour « destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort ». Son frère a quant à lui été placé sous le statut de témoin assisté », statut intermédiaire entre témoin simple et mis en examen.

> Retour sur les faits

« A cet âge là on est encore dans le domaine du jeu, on ne se rend pas compte, on ne pèse pas la gravité, on agit par impulsion », fait valoir le pédopsychiatre Christian Flavigny, interrogé par BFMTV. « Le feu c’est quelque chose qui donne un pouvoir et qui fascine, donc qui suscite une très grande excitation ».

L’enfant aurait d’ailleurs déjà fait exactement la même bêtise, dans le même immeuble, la semaine dernière, là encore avec son frère cadet. Mais ils avaient alerté des habitants avant qu’il ne soit trop tard.

 > Quelle sanction risquent-ils?

Le jeune mis en examen ayant moins de 13 ans, il ne risque pas de peine de prison, la législation française interdisant la détention sous cet âge. « Il aurait eu plus de 13 ans, il risquait d’être condamné à trois ou cinq ans d’emprisonnement », explique Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny. « Est-ce que c’est un ‘jeu d’enfant’ qui a mal tourné? Est-ce que c’était une pratique habituelle qu’avaient ces enfants d’allumer des feux? », interroge-t-il. 

Dans un premier temps, jusqu’à sa majorité, il pourrait en revanche écoper de mesures éducatives, assorties d’un suivi personnalisé. Pour Éric Bocciarelli, secrétaire général du syndicat de la magistrature et juge des enfants au TGI de Nancy, interrogé par Europe 1, le placement en foyer ou en famille d’accueil du jeune garçon est tout à fait envisageable. Il s’agit d' »enlever l’enfant de sa famille, donc de son environnement, pendant un certain temps », explique-t-il. « Il y aura un suivi par la protection judiciaire de la jeunesse. Un travail qui va se faire avec ces jeunes, avec la famille », poursuit Eric Bocciarelli. Plus tard, il pourra faire l’objet d’un possible réexamen de sa condamnation.

INTERVIEW – Un garçon de 12 ans, accompagné de son frère de 10 ans, a reconnu avoir causé l’incendie d’un immeuble d’Aubervilliers dans lequel deux femmes sont mortes. L’aîné a été mis en examen lundi soir. Me Dominique Attias, avocate spécialiste du droit des mineurs, décrypte la façon dont les deux enfants vont être jugés.

LE FIGARO. – Un incendie volontaire ayant entraîné la mort de deux personnes est-il un crime ou délit? Que risque un adulte?

Me Dominique ATTIAS. – C’est un crime. Un adulte risque au moins 20 ans de prison, et jusqu’à la perpétuité.

Que risquent ces enfants?

En France, il n’y a pas d’âge de la responsabilité pénale: un enfant de 5 ans peut être déclaré responsable pénalement. La seule condition est qu’il ait le discernement. Avant toute chose, le juge va regarder si le jeune s’est rendu compte de ce qu’il faisait et des conséquences de son acte. S’ils ont le discernement, les deux frères, qui ont moins de 13 ans, risquent des sanctions éducatives (par exemple un placement dans un internat) qui seront inscrites au casier judiciaire. Après 13 ans, le jeune peut être placé dans des lieux fermés, et même en détention. Mais avant cela, le magistrat va désigner un service de protection judiciaire de la jeunesse pour faire une enquête sur ces primodélinquants, et essayer de comprendre la personnalité de ces enfants. Ensuite, il jugera en fonction de leur profil, et de celui de leur famille. En France, on fait du cousu main!

Quel est le sens d’une peine pour un enfant de 12 ans?

Il se retrouve tout d’un coup dans un endroit inconnu, sans sa famille, plus à l’école, et il va voir toute une armada s’occuper de lui! C’est un cataclysme pour un enfant, qui va être traumatisé quand il réalisera les conséquences de ses actes. C’est pour cela qu’il sera suivi psychologiquement, ainsi que sa famille. Notre travail, à nous adultes, c’est aussi de se souvenir comment on était à 10-12 ans.

Que font nos voisins pour de tels cas?

Certains de nos voisins, comme les Britanniques, les mettent directement en prison. Ils permettent aussi la publication de leur nom ; cela cause des dégâts catastrophiques. C’est pour cela qu’il y a en Grande-Bretagne un fort taux de récidive parmi les mineurs! Aux États-Unis, on incarcère les jeunes avec les adultes. Et un enfant de 7 ans peut être condamné à la perpétuité réelle… Les pays anglo-saxons ne prennent pas en compte la personnalité ou le traitement de l’acte.

 L’excuse atténuante de minorité dans la loi

. … IL APPARAÎT QUE L’EXCUSE DE MINORITÉ EST TRÈS RAREMENT ÉCARTÉE PAR LES JURIDICTIONS

Il n’existe à ce jour pas d’éléments statistiques permettant de quantifier les dossiers dans lesquels est écartée l’excuse de minorité – de plein droit ou sur décision du tribunal. Vos rapporteurs regrettent que de tels indicateurs ne puissent être mis à la disposition du législateur pour lui permettre d’évaluer l’application de la loi qu’il a votée.

Tout au plus a-t-il été donné à vos rapporteurs quelques exemples qui laissent à penser que les tribunaux pour enfants n’usent généralement pas de la faculté d’écarter l’excuse de minorité et retiennent souvent des éléments liés à la personnalité de l’auteur pour la rétablir lorsqu’elle est exclue de plein droit.

A été cité le cas d’un mineur âgé de 17 ans, multiréitérant, qui était poursuivi en récidive pour vol aggravé. Le tribunal pour enfants se trouvait dans un cas où il pouvait écarter l’excuse de minorité. Le mineur a été condamné à la peine de 5 mois d’emprisonnement et l’excuse de minorité a été conservée.

Lors de leur déplacement au tribunal de grande instance de Paris, il a même été expliqué à vos rapporteurs que l’excuse de minorité était systématiquement retenue par le tribunal pour enfants. Votre rapporteur regrette cette prise de position systématique a priori.

Selon les informations transmises à vos rapporteurs, la Chancellerie devrait prochainement conduire une étude spécifique sur l’application de la loi du 10 août aux mineurs et notamment sur la question de l’application de l’excuse de minorité. Vos rapporteurs espèrent que cette étude pourra être menée au plus vite et seront très attentifs aux résultats qui en sortiront. »…

 

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