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Archives de Tag: déportation

16-20 Juillet 1942. 13 152 israélites arrêtés à Paris

On se souvient…

Aucun texte alternatif disponible.
Amédée Bussière a été préfet de police de Paris du 21 mai 1942 19 août 1944 nommé par Pierre Laval le 21 mai 1942.
Il participe le 6 juillet 1942 à la réunion préparatoire de la rafle du vel d’hiv
Pendant son mandat il lance une lutte très active contre ceux qu’il nomme « communo-terroristes » « la lutte à mort est engagée entre l’ordre que vous représentez et les criminels qui cherchent à briser les ressorts de notre pays » (juin 1942). Il est arrêté à la Libération de Paris le 20 août 1944 et incarcéré à la prison de la santé. Révoqué le 25 mai 1945, il est jugé en juillet 1946 par la Cour de la Seine et condamné à mort. Sa peine est commuée en une peine de travaux forcés à perpétuité. Il est gracié en 1951 et obtient la libération conditionnelle. Il meurt à Paris en 1953

Les rafles de juillet 42 et le Vel’d’hiv

Au début du mois de juillet, les Allemands exigent la déportation de 28 000 Juifs étrangers ou apatrides de la zone occupée. Les 16 et 17 juillet 1942, près de 4 000 policiers français effectuent des descentes dans des immeubles situés dans l’Est de la capitale, secondés par plusieurs centaines de militants du PPF (Parti populaire français) de Jacques Doriot. L’opération, connue à l’époque sous le nom de « Vent printanier », a été planifiée avec soin. Les Allemands ne demandent la déportation que des Juifs âgés de plus de seize ans mais le Premier ministre Laval s’oppose à ce que les familles soient séparées et ce sont donc des familles entières qui se trouvent déportées. La majorité des 13 152 victimes de ces rafles sont des femmes et des enfants. La plupart des policiers procèdent aux rafles avec zèle et ils ne sont que deux ou trois à présenter leur démission.

Les hommes et les femmes sans enfants sont directement conduits dans des camps d’internement (Drancy et Pithiviers). Les Juifs qui se trouvent déjà à Pithiviers sont déportés à Auschwitz le 17 juillet pour faire place aux nouveaux arrivants. Ceux qui ont des enfants sont emmenés au Vélodrome d’Hiver, un stade de course cycliste couvert, situé non loin de la tour Eiffel. Les Parisiens sont au courant des arrestations, les Juifs étant transportés à travers Paris en plein jour.

Près de 8 000 Juifs sont incarcérés au Vél’ d’Hiv’ pendant près d’une semaine, dans la chaleur du mois de juillet et dans des conditions épouvantables. Il n’y a ni matelas ni eau courante et l’approvisionnement en nourriture est insuffisant. Les toilettes sont rapidement bouchées et les prisonniers contraints de se soulager sur le sol. La puanteur est insupportable. Au bout d’une semaine, les Juifs sont transférés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

https://www.yadvashem.org/fr/shoah/a-propos/solution-finale/deportation-deurope-de-louest-vers-les-camps-de-la-mort.html?gclid=CjwKCAjwp7baBRBIEiwAPtjwxMWhgi4pOmkLT6NBMWOR9uJXVLESEliDqjPEWEPvvIVXeViEp819qBoCA-QQAvD_BwE

Rafle du Vélodrome d’Hiver

Article général Pour un article plus général, voir Shoah en France.
 Pour la « première rafle du Vélodrome d’Hiver » qui eut lieu en 1940 et concerna des femmes allemandes, dont juives, voir Rafle des femmes indésirables ; pour les rafles en zone sud, voir Rafle du 26 août 1942.
Rafle du Vélodrome d’Hiver
Jardin du souvenir à l'emplacement du Vél’d’Hiv.
Jardin du souvenir à l’emplacement du Vél’d’Hiv.

Type Shoah en France
Pays Drapeau de la France France
Localisation Paris
Coordonnées 48° 51′ 14″ nord, 2° 17′ 20″ est
Organisateur Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de l'État français État français
Date  et 
Participant(s) 7 000 policiers et gendarmesfrançais
300 à 400 militants du Parti populaire français
Répression
Arrestations 13 152 personnes1 :4 115 enfants
5 919 femmes
3 118 hommes

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)

Rafle du Vélodrome d'Hiver

La rafle du Vélodrome d’Hiver, souvent appelée « rafle du Vél’d’Hiv »2,3 (aussi orthographiée « rafle du Vel’ d’Hiv’ »4 ou encore « rafle du Vél d’Hiv »5,6,a) est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre les  et , plus de 13 000 personnes, dont près d’un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées1 à Paris et en banlieue pour être déportées : moins d’une centaine reviendront8.

Effectuées à la demande du Troisième Reich — qui, dans le cadre de sa politique d’extermination des populations juivesd’Europe9, organise, en , une rafle à grande échelle de Juifs dans plusieurs pays européens, l’« opération Vent printanier » —, ces arrestations ont été menées avec la collaboration de 7 000 policiers et gendarmes français10,11, assistés de 30012 à 400 militants13 du Parti populaire français de Jacques Doriot, sur ordre du gouvernement de Vichy, après des négociations avec l’occupant menées par René Bousquet, secrétaire général de la Police nationale1. À la suite de ces négociations, initiées par Pierre Laval, les Juifs de nationalité française ont été exclus temporairement14 de cette rafle qui concerna essentiellement15 les Juifs, étrangers ou apatrides, réfugiés en France14 dont plus de quatre mille enfants le plus souvent français nés de parents étrangers16
.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafle_du_V%C3%A9lodrome_d%27Hiver

Cinéma. Après les Juifs, le camp de Drancy héberge SDF et psychiatrisés. La Cité muette – un film de Sabrina Van Tassel

Publié le

Plus de 80% des déportés français sont partis de Drancy. Ce wagon mémorial n’appartient pas à la SNCF qui n’a pas transporté les juifs vers leur destination finale …  http://www.francebleu.fr/infos/le-grand-format/choixredac-50

Camp de Drancy.   Alois Brunner, le commandant nazi du camp de Drancy figurant sur la liste n°1 des criminels de guerre, condamné à mort en France en 1954 par contumace, gagneront le Proche-Orient, leur antisémitisme y trouvant un prolongement dans le conflit avec Israël ; en Syrie, où Brunner deviendra en 1971 conseiller en techniques de torture des services secrets du président Hafez el-Assad, le père de l’actuel dirigeant de Damas, en Irak ou en Egypte.http://libeptt.org/congres%20brives%202014%20le_dossier.htm

Photo prise en 1942 de juifs internés dans le camp de Drancy après avoir transité par le stade du Vélodrome d'Hiver à Paris. Le 16 juillet 1942 et les jours suivants, près de 13.000 Juifs - dont 4.115 enfants - sont arrêtés à leur domicile à Paris et dans la région parisienne sous les ordres de René Bousquet, chef de la police de Vichy. (AFP)

Photo prise en 1942 de juifs internés dans le camp de Drancy après avoir transité par le stade du Vélodrome d’Hiver à Paris. Le 16 juillet 1942 et les jours suivants, près de 13.000 Juifs – dont 4.115 enfants – sont arrêtés à leur domicile à Paris et dans la région parisienne sous les ordres de René Bousquet, chef de la police de Vichy. (AFP) http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120716.OBS7327/une-majorite-de-jeunes-ne-sait-pas-ce-qu-est-la-rafle-du-vel-d-hiv.html

http://fondationshoah.org/FMS/Drancy-la-cite-muette-un-film-de

Avant-première – Mer. 6 mai 2015, 20h – Paris – À première vue la Muette est une cité HLM banale, comme il en existe des milliers en région parisienne. Pourtant derrière ces murs se cache l’ancien camp de Drancy où près de 63 000 Juifs furent internés avant de partir dans les camps de la mort. L’endroit a été réhabilité en logement social au lendemain de la guerre. 500 personnes vivent ici au rythme des commémorations et côtoient les anciens internés venus se recueillir.

Comment a-t-on pu rendre habitable le plus grand camp d’internement de France dès le lendemain de la guerre ? Pourquoi a-t-on occulté de manière si peu éthique la mémoire de ce lieu ?

De sa construction à nos jours, cet ensemble d’immeubles en fer à cheval n’a pas encore livré tous ses secrets. Ce documentaire propose un voyage dans le temps à travers les vestiges d’origine de la cité, les archives de la ville et le souvenir des survivants, confronté aux témoignages des habitants d’aujourd’hui. En retournant avec eux sur les traces de leur passage, les différents visages de Drancy apparaissent au grand jour, pour mieux cerner l’histoire oubliée du plus grand camp d’internement français.

Documentaire, France, 90 mn, J2F Productions, 2014, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Sélectionné au Festival du film français de Los Angeles 2015

Sortie en salle : mercredi 13 mai 2015

Dossier de presse (pdf)

Avant-première

Mercredi 6 mai 2015, 20h

Cinéma Grand Action
5 rue des Écoles 75005 Paris

25 invitations pour 2 personnes à gagner en envoyant vos coordonnées complètes à communication@fondationshoah.org

À voir, à lire

Le Mémorial de la Shoah à Drancy

La Tribu de Rivka, un film de Sabrina Van Tassel (Injam Production, 2010)

À l’intérieur du camp de Drancy, Annette Wieviorka et Michel Laffitte (Editions Perrin, 2012)

Passeport pour Auschwitz. Correspondance d’un médecin du camp de Drancy, Zacharie Mass, (Coll. Témoignages de la Shoah, FMS / Le Manuscrit, 2012)

Berthe chérie. Correspondance clandestine de Paul Zuckermann à sa fiancée. Drancy, août 1941 – septembre 1942 (Éditions du Retour, 2014)

Sophie, 7 ans, a aimé voir Anne Franck au théâtre

Publié le

J’ai la chance de connaître Francine Disegni,  peintre et productrice de la comédie musicale « Anne le musical » qui m’invite à chaque nouvelle présentation. J’y ai assisté au Théâtre du Gymnase pour la quatrième fois. Chaque fois j’ai invité une amie qui, comme moi s’est régalée. Et chaque fois, le spectacle a évolué, les comédiens et chanteurs ont mûri, le texte a été actualisé et un choeur est apparu.

http://www.annelemusical.com/

Hier, je m’y suis rendue avec Cassandra et Sophie, sa fille de 7 ans. Quelle idée d’emmener une aussi jeune enfant écouter une histoire aussi triste, me direz-vous.

Tout d’abord, précisons qu’ « Anne le musical » n’est pas un spectacle triste, au contraire, il met en scène ce qu’il y a de plus piquant  dans le journal de l’adolescente qui rêvait de devenir écrivaine et qui coincée dans les 20m2 de sa cachette observait avec l’acuité d’une ado de 13 ans la dizaine de personnes, en majorité des adultes, qui partageait ce maigre espace.

Les librettistes ont su choisir ce qu’il y a de plus critique, de plus ironique, de plus humoristique, de plus féministe et de plus spirituel dans le journal d’Anne Franck.

D’autre part, la musique originale, composée par Jean-Pierre Hadida, est magnifique. Parfois gaie, parfois triste, toujours émouvante, tantôt largo, tantôt allegretto. De surcroît elle est interprétée par un pianiste et une violoncelliste présents sur scène, tout au long du spectacle.

Medley, extraits enchaînés, sur « chabada » le 20 mars 2011. Un bon aperçu du spectacle.

http://www.youtube.com/watch?v=ekMx9UwTR-w&feature=player_embedded

La présence d’un choeur important juché dans les premiers balcons donne à la musique une profondeur et une richesse supplémentaires.

Connaissant ce spectacle, je savais qu’avec une bonne préparation, Sophie le comprendrait et apprécierait. Sa maman l’y a donc préparée en lui racontant l’histoire d’Anne et en lui passant des extraits du spectacle. Au moment du départ, je lui ai demandé de me résumer l’histoire ce qu’elle a fait avec beaucoup d’exactitude sauf pour une part qui nous a beaucoup amusées : elle a dit qu’Anne avait été enlevée et tuée par des …Arabes….Les Nazis, ce n’est pas de son époque mais les révoltes arabes et les massacres qui les accompagnent font l’actualité….

Sophie s’est d’abord émerveillée de découvrir un théâtre à l’italienne avec ses balcons ornés de motifs de stuc doré, le velours rouge des sièges et du rideau. Tous ses sens étaient en éveil avant même que le spectacle ne commence. Elle attendait les trois coups avec impatience mais il n’y en eut point. Le signal du commencement fut donné par le noir absolu qui soudainement tomba sur la salle.

Sophie était captivée quoique un peu agitée du fait d’avoir du s’installer sur les genoux de sa maman pour être à la bonne hauteur. Nous aurions du amener un coussin….

Elle a surtout aimé les relations d’Anne avec Peter, la subtile manière dont elle cherche à savoir s’il s’intéresse plus à sa soeur Margot qu’à elle. Mais elle ne s’est pas ennuyé une seconde, a aimé la musique, les musiciens, le choeur. Elle a aussi retenu la dispute entre la mère et la fille qui lui reproche d’être responsable de l’enfermement, de la privation de liberté, de l’ennui et …de la guerre. Injuste mais réaction classique d’ado.

Comme Sophie demande depuis quelques temps un journal -intime- avec- une -clef, nous lui avons fait remarquer qu’Anne n’avait qu’un simple cahier pour y poser ses pensées.

Cassandra, de son côté, a été enthousiasmée et s’est jetée sur son ami pour le lui dire puis a téléphoné à toute sa famille juive algérienne pour leur raconter. Beaucoup de fraîcheur et de spontanéité en réponse à un spectacle aux qualités identiques.

Bien sûr, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’émotion, d’inquiétude ni de tristesse dans un spectacle sur les deux ans de claustration d’Anne Franck mais le livret s’est concentré sur la personnalité de la jeune disparue, une jeune fille pas tout à fait comme les autres du fait de sa judéité de naissance mais une ado comme les autres qui essayait de vivre une vie normale dans des circonstances anormales.

A la fin du spectacle après des ovations chaleureuses, nous avons eu le plaisir de voir monter sur scène une vieille dame, Eva Schloss, la demi soeur d’Anne Franck, fille de sa voisine survivante qu’Otto Franck avait épousée à son retour d’Auschwitz, seul rescapé de sa famille et de celles et ceux qui avaient partagé son cagibi secret. C’est ce père qui a donné une seconde vie à Anne en faisant publier son journal. Eva Schloss, rescapée de la Shoah elle-même, a participé à l’élaboration du livret de la comédie musicale.

http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2010-08-12-histoire-d-eva-d-eva-schloss-475298-81-176.html

http://www.rdv-histoire.com/?q=node/733 (conférence des RV de l’histoire avec comme axe, le retour des rescapés)

L’apparion d’Eva Schloss a ému l’assistance et Sophie s’est beaucoup interrogée sur son âge, âge qu’aurait eu Anne,l ‘âge qu’elle aurait eu et celui que nous aurions eu aujourd’hui si nous avions vécu à l’ époque d’Anne.

On peut dire que les jeunes efants peuvent assister à « Anne le musical » à condition d’y être préparés comme l’a fait Cassandra pour Sophie. Mais n’oubliez pas le coussin pour surélever l’enfant;-)))))

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