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Archives de Tag: droit de mourir dans la dignité

A propos de la fin de vie. Constats et revendications

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Source dessin https://npa2009.org/actualite/fin-de-vie-une-promesse-oubliee

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Source image http://pavedanslamare.blogspot.fr/2011/10/euthanasie-romero-et-la-fin-de-vie.html

Sur son blog, Jacqueline Salenson suit l’actualité de la législation et des opinions sur la fin de vie . Comme elle je pense que l’opposition des gouvernements sous influence des lobbies médicaux et pharmaceutiques est dictée par le bénéfice qu’ils retirent du maintien des patients condamnés et souffrants en l’état : matériel médical, spécialistes et médicaments, un fromage qui n’a rien à voir avec le « respect de la vie ». LC

  • Description : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des « patients » dont les demandes d’aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l’intéressé estime que sa vie n’est plus digne d’être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
  • Contact

http://www.centre-presse.fr/article-554258-fin-de-vie-la-loi-doit-s-appliquer-pleinement.html

On parle beaucoup du cas d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui va se faire euthanasier en Belgique. Alain Claeys est le maire de Poitiers. Ancien député, il est le coauteur de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie.

Citations en brun, mes commentaires en bleu.

« La loi présente deux avancées nouvelles: les directives anticipées, une nouveauté car elles sont contraignantes et s’imposent au corps médical; la fin de vie, le malade peut demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt de tout traitement y compris l’hydratation et l’alimentation. C’est une aide à mourir.
« Je demande que cette loi soit appliquée et qu’il y ait une évaluation sur la sédation et sur les directives, de même que sur la politique des soins palliatifs. »

FAUX , LES DIRECTIVES ANTICIPÉES SONT LÉGALES DEPUIS 2005 LOI LEONETTI.

RIEN DE NOUVEAU.

SOULAGER LA SOUFFRANCE (SOINS PALLIATIFS ) EST UNE OBLIGATION re/signalée aux médecins et soignants DEPUIS 1982 !!! (circulaire Laroque)

Car c’est la base du métier de médecin : apaiser les souffrances des autres, comme il le peut.

Il n’est pas Dieu et ne fait pas de miracles. Il utilise ses connaissances au service des autres.

LES DIRECTIVES ANTICIPÉES :

Le ministère de la santé n’a rien fait pour le faire savoir, ni aider à la réflexion sur le sujet.

Ce depuis 12 ans ! Aucun médecin n’en a fait la promotion, ni l’éducation du public.

Seules les associations qui défendent la liberté de choix en fin de vie en ont fait la publicitéet ont essayé d’éduquer le public à ces papiers.

Récemment, enfin, depuis la loi 2016, le CNSPFV centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, fait des conférences en France avec des médecins hospitaliers et le public qu’elle invite (n’importe quel citoyen) pour faire connaître le dispositif « directives anticipées et personne de confiance » et faire connaître la loi de santé. Nous les en remercions.

Pourquoi ? Volonté de ne pas faire connaître la loi, volonté de continuer cette médecine patriarcale qui nous fait souffrir ? Pression de l’industrie pharmaceutique ?

LA PLUPART DES FRANÇAIS N’ONT RIEN ÉCRIT.

La loi Leonetti mettait déjà en avant un recul du patriarcat médical entamé avec M Kouchner en 2002 en demandant aux médecins de suivre ces directives lorsqu’il y en a.

M Clayes a fait ajouter un mot :

dans la nouvelle loi, le médecin « DOIT » suivre les directives mais le SAUF qui suit annule tout : le médecin doit les suivre (avant c’était un simple conseil) sauf en urgence (vous avez demandé à ne pas être réanimé, on le fera quand même!) et sauf si le médecin juge ces directives inacceptables pour lui même et non pas pour le patient concerné !!! pour quelles raisons ? Nul ne le sait…

Le médecin devra évidemment le décider avec son équipe (qui n’a rien d’un « collège », mot employé à tort, j’en ai déjà largement parlé sur mes blogs !) et le noter sur le dossier médical… On se moque des patients !

La loi : le malade peut demander la sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt de tout traitement y compris l’hydratation et l’alimentation. C’est une aide à mourir.

« Faut-il aller au-delà? Permettre l’euthanasie? Je précise que le sujet n’était pas dans la demande du gouvernement. …

« On s’est battu notamment pour que l’hydratation soit considérée comme un traitement. »

L’euthanasie peut être une réponse pour certaines pathologies qui peuvent durer longtemps. …

« L’euthanasie divise. Faut-il remettre à l’ordre du jour une nouvelle loi sans que la précédente soit totalement appliquée? Je ne le pense pas. On évoque des réticences religieuses et philosophiques. Commençons par appliquer la loi. »

 

SÉDATION PROFONDE ET CONTINUE : être endormi jusqu’au décès, sans hydratation ni alimentation artificielle, cela ne dépasse pas 3 jours d’endormissement en général avant la mort, cet endormissement n’empêche pas les convulsions fréquentes chez un mourant, intolérables pour ses proches si on admet que la personne endormie ne ressent rien.

LA LOI NE SERA JAMAIS TOTALEMENT APPLIQUÉE TANT QUE LES MÉDECINS AURONT UNE FORMATION PLUS TECHNIQUE QU’HUMAINE, au service de l’industrie pharmaceutique.

LAISSER LE DROIT AU PATIENT DE DÉCIDER DE SON SORT N’EST PAS ENCORE UNE HABITUDE MÉDICALE.

TROP DE MÉDECINS NE VEULENT PAS APPLIQUER LA LOI.

Porter plainte contre eux ? Seul le patient (victime concernée) peut porter plainte pour non application de la loi. Il est évident qu’un mourant porte rarement plainte ! Il ne le peut pas. Donc on profite de sa faiblesse pour appliquer des protocoles (je déteste ce mot) contre l’avis de l’intéressé. Il ne se plaindra pas…

IL EST ÉVIDENT (SAUF POUR CERTAINS MÉDECINS!) QUE TOUT CE QUI EST ARTIFICIEL EST UN TRAITEMENT !

Hydratation et alimentation artificielles prolongent évidemment la vie, donc est contraire aufait d’arrêter tout traitement médical inopérant pour améliorer son état de santé et de laisser mourir en paix la personne, tout en lui donnant de façon obligatoire les soins pour ne pas souffrir : appelés sédation, partielle ou continue.

« La vie est faite d’injustices. La science ne peut pas tout. Apaiser la douleur est un combat essentiel. Parallèlement, je défends le développement des soins palliatifs. Quand la prise en charge est bonne, la personne s’apaise et n’a pas forcément le même jugement. »

NUL NE REMET EN QUESTION LE BIENFAIT DES SOINS DITS PALLIATIFS : la base de toute médecine : ne pas laisser souffrir!, qui ne devraient pas être réservés à l’hôpital mais devraient pouvoir être donnés par tout médecine traitant.

AVEC DE BONS SOINS, ET MÊME SANS,

LA PLUPART DES GENS NE SOUHAITENT PAS DÉCIDER DE LEUR MORT.

MAIS IL Y A CEUX QUI ONT POUR PHILOSOPHIE DE VIE DE DÉCIDER DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT,

QUI PRÉFÈRENT LA MORT VOLONTAIRE À UNE VIE QUI POUR EUX N’A PLUS D’INTÉRÊT.

POURQUOI REFUSER DE LES RESPECTER ?

 

Certes ils peuvent se suicider seul, légalement, mais souvent , ils n’en ont plus ni la force ni la possibilité. Ils répugnent à des suicides violents pour préserver leurs proches.

ALORS ILS DEMANDENT DE L’AIDE AUX MÉDECINS, QUI DEVRAIENT POUVOIR LEUR ACCORDER (cela concerne environ 1,5 % des « mourants »)

Ce que je voulais c’était qu’il y a de nouveaux droits pour les malades. A nous de les faireappliquer. Mais ceux qui connaissent bien le sujet ont des propos très nuancés.

Et les maladies de dégénérescence cérébrale, comment on fait, à quel moment on arrête? C’est terrible. On doit avouer qu’il n’y a pas de solution. »

Quel aveuglement !!!

BIEN SÛR QUE SI :

IL Y A UNE SOLUTION ET UNE SEULE :

LAISSER LES PATIENTS DÉCIDER DE LEUR VIE, DE LEUR SANTÉ ET DE LEUR MORT.

Leur poser des questions sur leus choix de vie (donc de mort) pour savoir ce qu’ils pensent et les inciter à écrire leurs directives anticipées, à nommer leur personne de confiance.

NE PAS LEUR IMPOSER UNE PROLONGATION DE VIE MÉDICALISÉE LORSQU’ILS N’EN VEULENT PAS.

LA LOI SUR LES DROITS DES MALADES NE DOIT PAS DISTINGUER FIN DE VIE (QUI N’EST PAS « AGONIE » ) ET VIE AUTRE… NUL NE SAIT QUAND COMMENCE LA FIN DE LA VIE !

 

CETTE LOI DOIT PRÉCISER UN SEUL DROIT DES MALADES :

LA LIBERTÉ DE DÉCIDER DES SOINS ET TRAITEMENTS QU’ILS DÉSIRENT ET DONC DEMANDER AUX MÉDECINS LE RESPECT DE LEUR DÉCISION, QU’ILS VEUILLENT

  • une prolongation médicalisée de leur vie, jusqu’à un certain point qu’ils doivent définir (pour quelle qualité de vie?) , en se proposant ou non comme cobaye de la science
  • un arrêt anticipé de leur vie parce qu’ils souffrent trop de leur état de santé mauvais et ce de façon incurable, ou
  • une vie « naturelle » avec ou non une aide pour ne pas souffrir.

Quant à ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent, qui remettent leur vie dans les mains d’autrui, les médecins ont pour seul devoir de supprimer la souffrance autant que possible, et de les aider à vivre pour le mieux, il sn’ont pas pour obligation de prolonger la ie à n’importe quel prix moral et financier (c’est la collectivité qui paye ces soins démesurés et indécents, où le patient dans le coma sert de cobaye à la science, sans l’avoir demandé)

LA LOI DOIT CESSER DE VOULOIR IMPOSER AUX PATIENTS DES TRAITEMENTS, SOINS OPÉRAITONS, VACCINS DONT ILS NE VEULENT PAS.

ELLE DOIT MODIFIER TRÈS VITE LA FORMATION DES MÉDECINS

pour en re/faire des personnes au service des autres, prioritairement actifs contre la souffrance tant morale que physique, avec leurs moyens (pas si miraculeux que çà) , donc des personnes d’abord humaines, au service de l’humain, considérant le malade comme un tout et non comme une somme d’organes à soigner séparément…

Droit de mourir dans la dignité. Ce que pensent les Français

Publié le

Vidéo du meeting du 18 mars 2017

Interventions de : Anne Hidalgo, Benoit Hamon, Marc Pechanski pour Nathalie Artaud, Danielle Simonnet pour Jean-Luc Mélanchon, etc.Une retranscription des discours sera mise en ligne prochainement.

 

 

Pour ou contre un nouveau droit, celui de choisir sa propre mort ?

Sondage Ifop exclusif :

●90% des Français pour le suicide assisté

●95% des Français pour l’euthanasie

●1 Français sur 3 renoncerait à voter pour son candidat s’il est opposé à l’euthanasie

         A cinq semaines du 1er tour de l’élection présidentielle, l’ADMD (près de 70 000 adhérents) a invité, le samedi 18 mars 2017, les candidats à l’élection présidentielle disposant de leurs 500 parrainages à une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione, à Paris, au cours de laquelle ils seront appelés à exprimer leur position sur la question du droit de mourir dans la dignité devant 2 000 militants. Cette réunion débutera à 14h30, avec une intervention en ouverture de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

        Plus que toute autre question de société, le droit de mourir dans la dignité est au cœur des préoccupations des Français.

        En effet, selon un très récent sondage Ifop (mars 2017)

, 90% des Français se déclarent en faveur du suicide assisté (86% pour les électeurs de Fillon et de Hamon, 91% pour les électeurs de Macron et 94% pour les électeurs de Le Pen et de Mélenchon)

, 95% des Français se déclarent en faveur de l’euthanasie (91% pour les électeurs de Fillon, 94% pour les électeurs de Hamon et de Mélenchon, 96% pour les électeurs de Macron et 99% pour les électeurs de Le Pen).

        Par ailleurs, le même sondage révèle que, pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote (26% pour les électeurs de Fillon, 38% pour les électeurs de Hamon, 40% pour les électeurs de Macron, 45% pour les électeurs de Le Pen et 49% pour les électeurs de Mélenchon).

        Enfin, 1 Français sur 3 (32%) est prêt à renoncer à voter pour le candidat dont il se sent le plus proche si celui-ci se déclare opposé à l’euthanasie (19% des électeurs de Fillon, 28% des électeurs de Macron, 33% des électeurs de Le Pen et de Mélenchon et 35% pour les électeurs de Hamon).

         Il semble donc important pour les candidats de se positionner en faveur du droit de mourir dans la dignité, d’autant plus que ce droit nouveau ne sera jamais une obligation et qu’il ne retirera rien à ceux qui, opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, voudraient finir leur vie…autrement !

 

Droit de mourir dans la dignité. RV samedi 18 au cirque d’hiver à Paris

Publié le

Qui a décrété que, à défaut de choisir de naître, chaque individu n’aurait pas le droit de choisir sa mort ?

Pendant longtemps, l’église catholique à interdit aux suicidés d’être enterrés aux côtés de leurs proches alors qu’elle reste encore de nos jours insensible  à la détresse des vivants comme ces petites filles violées interdites d’avorter ou ces jeunes garçons violés par des prêtres que l’Eglise laisse faire. Ceci étant dit, nous constatons que cette notion de « droit à la vie’ défendue par l’esprit catholique des législateurs manque de cohérence. La vie, oui, mais dans quelles conditions ?

Est-ce vivre qu’être attachée dans le lit d’un EPHAD aux mains d’aides soignantes négligentes parce que débordées, de croupir dans ses déjections pendant des heures, d’être nourrie par une sonde qui irrite la gorge, d’être incapable de se retourner à cause de tous les tuyaux qui nous cernent, de supporter les cris et les râles des patientes voisines, abandonnée par ses proches parce qu’on pue et qu’on est repoussante et qu’on ne les reconnaît plus ? Je passe sur les douleurs physiques et la détresse psychologique d’entrevoir son état sans rien pouvoir changer, de se savoir dépendante et au bon vouloir des médecins et du personnel médical qui ont d’autres vies vivantes à sauver…

Les rares personnes dépendantes qui échappent aux EPHAD restent à la charge  des femmes -surtout- de la famille qui doivent sacrifier leur propre vie pour s’occuper de leur proche. Et quand l’une ou l’un de ces aidants ne supporte plus de voir la personne aimée souffrir le martyr et qu’il y met un terme, l’institution judiciaire fond sur lui comme un rapace.

Dans le langage courant, dire qu’une personne est vivante, c’est souligner son énergie, son dynamisme, sa mobilité, sa promptitude, son indépendance et sa capacité à réagir à toute chose ainsi que ses dons de communications. Peut-on parler de vie lorsqu’on est privée de toutes ces facultés ?

Nous devons avoir le droit de choisir le moment de notre mort et de faire savoir, si nous étions dans l’incapacité de communiquer, quand, pourquoi et comment de mettre un terme à un état de mort vivant. C’est un droit humain.

La Connectrice

http://www.admd.net/

Meeting de l'ADMD le 18 mars 2017 au Cirque d'Hiver Bouglione

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.

    Le jeudi 16 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.

    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

 Demande d’accréditation et envoi des laissez-passer : dg@admd.net

ADMD : 01 48 00 04 16

Communiqué de l’ADMD – Meeting au Cirque d’Hiver

Droit de mourir dans la dignité. Lettre ouverte de Madame Pierra à Madame Lambert

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~~Je suis la mère d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversible, à l’âge de 20 ans. Il était figé dans une grande rigidité, paralysé à 100%, inconscient, trachéotomisé et nourri par sonde gastrique. Il s’étouffait chaque jour, depuis le début de son calvaire, dans ses propres glaires, entraînant de récurrentes et éprouvantes régurgitations. Affecté de problèmes pulmonaires persistants à cause de la présence de bactéries multi résistantes, il était placé très souvent en isolement. Sa position fœtale, ses attitudes viciées et le fait de n’être jamais déplacé, avaient provoqué une plaie atone grave (escarre au 4 ième degré). Il est décédé en novembre 2006, après notre requête d’application de la loi Léonetti. Ce parcours, semé d’embûches, a duré 18 mois. Les plus hautes instances politiques et médicales de l’époque étaient intervenues pour faire infléchir le corps médical. Le comité d’éthique de Cochin avait donné son aval ainsi que le docteur Régis Aubry (missionné par Jean Léonetti).

Après le retrait de la sonde gastrique, notre fils est mort en 6 jours cauchemardesques, sans aucune sédation, brûlant, cyanosé et faisant des bonds dans son lit, comme électrocuté. Il s’agit, dans notre cas, qui a été médiatisé, d’un « laisser crever », comme l’a écrit Monsieur le député Jean Léonetti dans son livre « à la lumière du crépuscule ». Les médecins avaient eu peur d’être accusés d’euthanasie si notre enfant avait été sédaté et surtout si son décès était intervenu trop rapidement. L’illégitimité de m’immiscer dans votre affaire douloureuse et personnelle m’a conduite à observer un silence respectueux, marqué par la décence et la retenue. J’ai dû, bien souvent, refreiner mes envies de répondre à vos amis intégristes qui, sans me nommer, me désignaient, avec tant d’autres, dans le clan des « mères indignes ». Ils maniaient pêle-mêle, dans un certain obscurantisme ambiant la diffamation et l’arrogance de ceux qui semblent détenir la vérité en voulant l’imposer à tous. Une tribune de « l’Express », cosignée par six membres de votre famille, dénonce:  » Ils critiquent sans cesse la loi Léonetti et prétendent défendre les 1700 patients qui sont plus ou moins dans la même situation que lui. Tout cela traduit uniquement une position de principe: on ne peut pas débrancher ces patients, quels qu’aient pu être leurs souhaits. Nous appelons ça de l’idéologie, visant à défendre une cause intégriste. Termes que nous assumons totalement. » Comme vous le dites , madame, dans « l’Express »: « qui voudrait vivre comme ça ! » Un de vos fils, avec lequel vous menez cette procédure, a par ailleurs rempli ses directives anticipées allant dans ce sens.

Vous déclarez que votre fils Vincent (dans un état pauci relationnel), « n’est pas un légume, il n’est pas dans un état végétatif ». J’en déduis que vous considérez que mon fils Hervé était donc, pendant 8 ans 1/2, un légume ! Tant de délicatesse et de compassion me touchent !

Vous déclarez, le 6 mai sur « Europe 1 » : « toute maman ferait de la même façon ». Eh bien non madame ! J’ai fait passer l’amour de mon enfant avant tout ! Certes, tout s’est très mal passé et je sais ce que je dois aux intégristes qui refusent l’aide active à mourir aux victimes collatérales des progrès de la réanimation, qui en font la demande, par directives anticipées et après validation d’un collège de médecins.

La FSSPX (fraternité sacerdotale saint pie x), société de prêtres traditionalistes qui a protégé le grand criminel de guerre Paul Touvier (source wikipédia) semble vous instrumentaliser. Les déclarations de votre fils Joseph Lambert, frère de Vincent, dans « l’Obs. société », sont à cet égard édifiantes :  » Aujourd’hui, ma mère est partie dans un combat qui n’est plus seulement celui d’une mère pour son fils. Mes parents auraient pu louer un appartement à Reims pour être plus proches de Vincent. Mais ma mère ne pouvait pas quitter la Drôme, où elle s’est installée pour se rapprocher du monastère Sainte Madeleine du Barroux, où l’un des mes demi-frères a longtemps été moine. La religion, c’est tout pour elle. » Très catholiques, Viviane et Pierre Lambert avaient pourtant déjà l’un et l’autre une famille quand ils se sont rencontrés. Lui était gynécologue, militant anti-avortement, elle, assistante, distribuait aussi des tracts pro-vie. Les enfants Lambert ont grandi dans cet univers corseté, élevés dans des pensions de la Fraternité Saint-Pie-X. Vincent, lui, se révolte durant l’adolescence, c’est un garçon entier, extrême, avec sa part d’ombre, ses blessures secrètes et une rancoeur sourde contre ses parents, celle de ne pas avoir été assez protégé enfant. Comme leur aîné, Joseph et Marie ont choisi de s’éloigner de cette religion écrasante à la maison, où il fallait le dimanche « faire le chapelet ». Seule leur soeur Anne est restée du côté des parents. Elle s’est également portée partie civile, même si elle semble dépassée par la tournure qu’ont pris les événements. Vincent avait profondément rejeté les valeurs de mes parents, je leur en veux beaucoup de l’utiliser pour leur croisade », note Joseph qui ne leur a quasiment plus adressé la parole depuis !

Intimidations et menaces de mort sont des pratiques courantes de cette « secte » et, le docteur Kariger (ancien médecin de Vincent) qui en a fait personnellement les frais, a démissionné par crainte pour sa vie (source: journal « la Croix » du 4/07/2014). Sa posture est respectable. Cette congrégation rigoriste et révisionniste, a un passé émaillé de scandales. Fustiger le siècle des lumières, le libéralisme, la laïcité, est la règle ! Son fondateur, Monseigneur Lefèbvre, déclarait, au mépris du respect de la loi de séparation de l’église et de l’état et, dans une pure tradition anti-démocratique : « voter socialiste, c’est voter contre Dieu » !

Pour notre part, notre cheminement a été tout autre et l’épreuve de la douleur nous a unis mon mari, moi-même et nos adorables filles dans un « combat » commun pour libérer notre fils. Il fut l’objet de tout notre amour. Nous avons choisi de vivre à quatre kilomètres de la structure ou il était hospitalisé. Mes visites étaient ainsi quotidiennes pendant 8 ans 1/2. Je le massais moi-même quand les kinésithérapeutes ont cessé leurs soins, à cause des rétractations trop importantes de son corps. J’ai demandé à voir leur travail, à comprendre et imiter leurs gestes d’effleurement. Toute ma famille vouait une véritable admiration aux infirmières et aides-soignantes. Elles ont été discrètes, professionnelles et chaleureuses. Nous militons depuis le décès de notre fils pour que les victimes collatérales des progrès de la réanimation ne soient pas abandonnées, par l’institution, à leur triste sort, ni dans la vie, ni dans la mort. Madame Marie-Geneviève Lambert, demi-soeur de Vincent, s’est exprimée à ce sujet sur son blog du « Huffington Post »: « La situation de Vincent est la conséquence d’une performance scientifique qui est allée très loin sans pouvoir le ramener complètement parmi nous. Vincent est abandonné entre la vie et la mort, à ce qui, dans la nature n’est vécu qu’au stade de l’agonie: une agonie pendant des années, biologiquement stabilisée, monstrueuse, et qui va, on le sait maintenant, inexorablement vers une détérioration. »

Je me suis sentie si impuissante devant l’injustice d’une souffrance terrible imposée à mon fils par l’institution. C’est terrible et destructeur ! Il s’étouffait sans cesse car il faisait des fausses routes permanentes, déglutissant sa propre salive à minima. Quel sens donner à cette non vie de souffrance, alors que les IRM attestaient de lésions cérébrales très graves et irréversibles ! Quelle mère aurais-je été de ne pas me battre pour sauver mon fils ? Eh oui madame ! Sauver mon fils qui ne pouvait plus être en vie, le sauver par la libération apportée par la mort ! Je dois bien l’avouer, cependant, c’est la plus difficile preuve d’amour, d’amour-abnégation, que l’on puisse donner à son enfant. C’est mon chemin de croix ! J’accepte que l’on puisse ne pas penser comme moi, mais je vous récuse le droit de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit ! Vous et les vôtres avez déjà gagné une grande « bataille ». En battant le pavé parisien, au cours de « la manif pour tous », vous avez « intimidé » le pouvoir qui, frileux, ne tient pas ainsi ses promesses sur l’aide active à mourir. Tous les jours, je suis hantée par le rapport du comité d’éthique de l’hôpital Cochin, sur les 25 cas étudiés de très grands prématurés non viables. Ils meurent en 8 à 20 jours par manque de nutrition et d’hydratation. Je pleure, j’ai honte et j’ai mal en lisant dans le journal « libération » du 28 février 2014:  » Un autre parent relate : «On a vécu l’enfer, cela a été trop, trop long, on attendait, on attendait ; la dernière semaine, on n’arrivait plus à y aller». Ou encore : «Ils m’avaient dit que ce serait court, cela a duré dix-huit jours, c’était un bébé potelé, à la fin elle était devenue méconnaissable.» Un médecin avoue : «Au bout de huit jours, la tentation de l’euthanasie devient lancinante.» Elizabeth Belghiti, psychologue déclare : «C’est un sentiment d’effroi. Il y a quelque chose d’inconcevable. Comment ne pas nourrir un nourrisson, alors qu’un enfant, on le nourrit, c’est le lien». Un médecin réanimateur déplore : «Il y avait une atmosphère difficile, les infirmières pleuraient, le visage du nourrisson devenait si lisse que l’on ne voyait plus d’expressions».

Nous avons reçu les excuses du conseil de l’ordre des médecins, l’amour et la compassion de tous. Seuls les intégristes religieux nous ont cloués au pilori. Monsieur Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, écrivait, concernant l’agonie de mon enfant : « spectaculaire agonie provoquée par une décision parentale ». Le même pieux auteur s’insurgeait contre Marie Humbert : « voilà qu’on érigeait en modèle d’amour une femme capable de donner la mort à son enfant au nom d’un parallélisme terrifiant : je lui ai donné la vie, n’ai-je pas le droit de lui donner la mort !  » C’est un tantinet réducteur et écoeurant, ne trouvez-vous pas ?

Voyez-vous, madame, je suis à des années lumière de votre perception des choses alors, de grâce, pas d’amalgame !

Quelle ne fût pas ma stupéfaction de vous voir défiler sous l’étendard « je suis Vincent », travestissant ainsi ce qui fût l’exact contraire de ce que vous prônez : la laïcité travestie en obscurantisme et combat personnel !

Le dolorisme érigé en vertu chrétienne m’exaspère et, c’est sans retenue que je prie Dieu de nous délivrer des trois religions monothéistes et autres sectes. Celles-ci s’invitent de plus en plus dans les débats législatifs, en totale opposition avec les valeurs portées si haut de la laïcité.

L’ambivalence du droit est telle que la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme provoquera à n’en pas douter un tollé, quelle qu’elle soit !

Je respecte votre douleur , madame, et souhaite l’apaisement à chaque membre de votre famille. J’ai une pensée particulière pour votre fils et votre petite fille. La fille de Vincent, pourra légitimement se dire, un peu plus tard, que parfois, « les grands », déchirés par leurs passions semblent perdre la raison !

Danièle Pierra

Droit de mourir dans la dignité : sédation profonde autorisée, suicide et euthanasie, suicide assisté interdits

Publié le

Le législateur est rarement synchrone avec les réalités sociétales. Soit il est en avance comme pour le mariage homosexuel qui ne concerne que de 1 à 2 % de Françaises et de Français, soit il est en retard comme pour le suicide et l’euthanasie. Pour des raisons politiques, soit il brave les recommandations de l’Eglise, soit il s’y soumet. Pourtant, chaque année en France des milliers de personnes se suicident ou pratiquent discrètement l’euthanasie e à la demande de l’intéressé. Les médecins savent se montrer discrets et compréhensifs dans le respect de la demande écrite, ou réitérée devant ses proches, de leur patient en souffrance extrême.

Le refus des autorités de légiférer sur le suicide et l’euthanasie est plus fort que celui qu’ils ont exprimé vis à vis de la légalisation de l’avortement. Avant la loi Veil, on estimait  un bon million le nombre de femmes qui avortaient clandestinement en France dans des conditions misérables qui mettaient en danger leur vie et leur fertilité.

Avec le droit à l’euthanasie et au suicide, on est un peu dans le même cas de figure de déni de la réalité. On préfère que les gens transgressent la loi, se charcutent ou se créent des handicaps irréversibles dans le cas des suicides manqués, plutôt que légiférer.

Je conçois qu’il soit très difficile de prendre des décisions juridiques qui protègent l’individu et sa famille sans pour autant encourager des dérives et autres abus criminels. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’interdiction du suicide n’empêche pas les gens de le commettre et l’interdiction de l’euthanasie n’empêche ni sa réalisation consentie ni l’action des « anges de la mort », ces infirmières ou ces médecins qui décident de leur propre chef d’abréger les souffrances des patients sans tenir compte de leur souhait ne de celui de leur famille.

L’association pour aide à mourir dans  la dignité (ADMD) est favorable au suicide assisté, une disposition légale en Belgique et en Suisse. Il s’agit d’aider une personne en souffrance pathologique sans issue de guérison de choisir de se suicider avec l’aide de personnes qui lui procurent des produits létaux. Entourée de ses amis et de sa famille la personne s’endort dans le calme, sans souffrance et en paix.

En maintenant l’interdiction du suicide et de l’euthanasie, la commission d’éthique, dans le déni des réalités et des attentes de citoyens, s’oppose clairement au suicide assisté.

LC

Voici son communiqué : 

Position du  Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé  (CCNE)

Le Comité d’éthique considère que les progrès de la médecine doivent réellement et efficacement servir à soulager la souffrance des patients en fin de vie. Source

Sujet extrêmement sensible, la question de la fin de vie et la volonté du patient de mourir pour ne plus souffrir, alors que la médecine est impuissante pour lui permettre de survivre, fait régulièrement débat. En France, l’euthanasie et l’aide à mourir sont interdites et réprimées par la loi. En revanche, les médecins doivent apporter aux patients en fin de vie, un accès aux soins adapté.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des 20 dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le Comité « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).

Treize ans plus tard, les membres du Comité se sont à nouveau penchés sur la question de la fin de vie, eu égard aux attentes de la société française en 2013, mais aussi des moeurs, des mentalités et des croyances, notamment religieuses.

Dans son avis n°121 intitulé « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir », le Comité présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

Le CCNE estime qu’il est nécessaire de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie. En outre, il considère comme indispensable, le fait de rendre accessible à tous, le droit aux soins palliatifs et de développer l’accès aux soins palliatifs à domicile.
Autre élément essentiel de la relation patient/médecin/famille, le Comité insiste sur le nécessaire respect des directives anticipées du patient lorsqu’elles existent.
En effet, lorsqu’elles ont été rédigées en présence d’un médecin traitant, et dans des circonstances où une maladie grave a été annoncée, les directives anticipées devraient être contraignantes pour les soignants, sauf exception dûment justifiée par écrit.

Enfin, et c’est sans doute le point le plus important de cet avis, les Sages du comité d’éthique estiment que le corps médical doit respecter le droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde, jusqu’au décès, si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation ont été interrompus à sa demande. Il s’agit d’une forme d’assistance au droit à mourir dans la dignité et l’absence de souffrance lorsque la fin de vie est proche et inévitable (par exemple pour un patient en phase terminale d’un cancer ou d’une personne âgée en fin de vie).

Sans surprise, la majorité des membres recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide et/ou l’euthanasie.

© 2013 Net-iris

Pour approfondir ce sujet :

 Information de veille juridique

Indignation des médecins belges vis-vis des déclarations du CCNE

Monsieur Hervé Pierra dont le fils a été maintenu sous assistance pendant 8 ans et auquel on a refusé une euthanasie de compassion me fait parvenir la déclaration des médecins belges qui pratiquent légalement l’euthanasie dans leur pays.

nous avons pris connaissance de l’avis n° 121 du CCNE rendu public le 30 juin dernier. Nous regrettons de constater que cet avis donne une image inexacte et tendancieuse de la pratique de l’euthanasie en Belgique…

Enfin, promouvoir la sédation profonde en extrême fin de vie comme substitut à l’euthanasie nous paraît injustifiable. La sédation n’assure pas une mort paisible. Elle maintient le patient coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, pendant plusieurs heures ou jours en attendant que survienne le décès. Une telle prolongation de l’agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d’autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions, etc). De plus, la technique exige pratiquement une surveillance constante généralement en milieu hospitalier. Elle ne permet pas de prévoir le moment de la mort. Elle ne répond donc pas au souhait de plus en plus exprimé d’une mort à domicile, entouré des siens…

L’euthanasie est vieille comme le monde. Si Hippocrate, dans son serment, avait trouvé nécessaire

d’interdire aux médecins de « remettre du poison, si on m’en demande, ni de prendre l’initiative d’une pareille suggestion », c’est bien que les patients le demandaient déjà, et que des médecins pouvaient déjà les comprendre et peut-être les aider. Le grand mérite de la dépénalisation, c’est de sortir de la clandestinité et du mensonge un geste, certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant.

ADMD : Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

Vidéo : revue de presse de la campagne de mars 2012

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-trois ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en août 2011. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays.

Le 24 novembre 2009, pour la première fois, un débat public s’est tenu à l’Assemblée nationale autour d’une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité. Le mardi 25 janvier 2011, au Sénat, une nouvelle discussion parlementaire s’est tenue autour des propositions de loi de Guy Fischer (PC – Rhône), d’Alain Fouché (UMP – Vienne) et de Jean-Pierre Godefroy (PS – Manche). En vue de la mise en oeuvre de la proposition n°21 du candidat François Hollande, élu en 2012, militons et agissons auprès de nos députés et de nos sénateurs.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

Enfin, depuis le 11 août 2006 (agrément renouvelé le 24 juin 2011), l’ADMD est agréée pour représenter les usagers de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique (Agrément 2011). A ce titre, elle représente l’ensemble des usagers de santé, au-delà de ses seuls adhérents.

Vous voulez maîtriser votre fin de vie ? C’est votre droit !

Pour qu’il soit reconnu, demandez une documentation et  rejoignez l’ADMD !

Vous souhaitez aider financièrement l’ADMD ?

ADMD : .50, rue de Chabrol – 75010 Paris
Services administratifs : 01.48.00.04.16
Horaires d’ouverture : lundi au vendredi de 9h à 19h sans interruption et les samedis de 9h à 12h
ADMD-Ecoute : 01.48.00.04.92
Horaires d’ouverture : lundi au vendredi de 10h à 19h, permanence juridique de 17h à 19h
Fichier national des directives anticipées : 01.48.00.09.89
Courriel : infos@admd.net

Lire aussi

L’avis des parent de Hervé Pierra, membres actifs de l’ADMD, sur les déclarations du CCNE ici

Ne me réanimez pas !

Géniale cette mamie britannique de 81 ans qui s’est fait tatouer sur la poitrine : »Don’t ressuscitate », ne me réanimez pas et dans le dos « PTO » Please turn over, retournez-moi.

Voilà une manière humoristique de faire connaitre ses dernières volontés car, même si elles ne sont pas reconnues par la loi, elles permettront aux soignants et à la famille de ne pas discuter des intentions de la personne et de faire l’économie de démarches, de souffrances, de soupçons, d’interventions judiciaires inopportunes, d’accusations injustifiées d’euthanasie, de chasse aux sorcières et de discussions sans fin sur son sort.

On peut même espérer qu’en cas d’intervention judiciaire, ce tatouage soit utilisé comme preuve de la volonté inébranlable de la malade. Se faire tatouer n’est pas une partie de plaisir et prouve sa détermination.

Gageons que cette initiative fera des émules puisque, d’après les sondages, une majorité des français serait contre l’acharnement thérapeutique et favorable à l’euthanasie.

Pour ma part, je vais très sérieusement y songer;-))))

http://www.elle.fr/Societe/News/Une-Anglaise-de-81-ans-se-fait-tatouer-Ne-me-reanimez-pas-1707082

…cette femme deux fois mère et six fois grand-mère affirme au journal The Sun qu’elle croque la vie à pleines dents en attendant son heure. En revanche, « quand mon heure viendra, dit-elle au Sun, je ne veux pas rester à moitié morte, je veux être totalement morte. Je profite de la vie maintenant, mais si les choses changent, je ne veux pas attendre des heures, des mois ou des années avant de mourir. Je ne veux pas que ma famille se souvienne de moi comme d’un légume. Je veux qu’ils se souviennent de moi comme j’étais. »

« Beaucoup mieux morte »

C’est aussi sa réponse à un traumatisme qu’elle a elle-même vécu à deux reprises. « Ma mère a vécu jusqu’à 106 ans et au cours des six dernières années de sa vie, elle aurait été beaucoup mieux morte. Elle était misérable », raconte-t-elle. Joy a également assisté à la lente agonie de son mari Malcolm, mort en 1981 après sept ans de lutte contre une maladie appelée le Syndrome de Conn. Une situation que la vieille dame ne souhaite pas faire vivre à sa descendance. Elle souligne en outre que sa démarche fera « économiser de l’argent » au système de santé public britannique. Reste à savoir si les médecins ne resteront pas sourds, ou en l’occurrence aveugles, aux dernières volontés de l’octogénaire. « Les médecins tiennent compte des souhaits des patients, mais un tatouage n’est pas juridiquement contraignant », a ainsi déclaré un porte-parole du General Medical Council.

A.S.Le 08/09/2011

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