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Archives de Tag: école

Islamisation. Des voilées se plaignent du recul de la mixité sociale ! Les barbus se cachent pudiquement

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J’ai souri ce matin en lisant cet article humoureux sur Riposte laïque. Bien vu et bien dit.

La Connectrice

Montpellier : les mères de la diversitude donnent raison à Ménard

L’actualité a parfois des raccourcis surprenants, ce qui m’amène avec « bravitude » à tomber dans le néologisme ségolien et à m’exposer aux foudres de l’académie.

Ainsi, depuis près de 2 mois, des parents – des mères – d’élèves des écoles du Petit-Bard à Montpellier protestent contre la baisse des moyens,  le manque de sécurité et de personnels (on se demande bien pourquoi ?), mais ce qui devrait surprendre à prime abord nos « élites » pensant si bien, pour RECUL DE LA MIXITE SOCIALE…

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/03/26/montpellier-les-mamans-toujours-mobilisees-dans-les-ecoles-du-petit-bard-688077.html

Quant au qualificatif de « diversitude », quelques photos glanées sur les média locaux devraient me protéger d’une éventuelle poursuite en diffamation ou diffusion de fausses informations si cela ne me protège pas du délit d’opinion. Diable, voilà que je fantasme et me victimise à mon tour !

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On appréciera sur la deuxième photo l’enrichissement revendicatif que ces dames – je ne sais si fatmas n’aurait pas été mieux, mais nous sommes encore un peu en France – doivent à Manolo l’hidalgo de gôche !

Je me pose cependant une première question, moi le naïf. Comment la meilleure des communautés existantes sur terre peut-elle être victime d’échec scolaire ? N’est-elle pas éminemment dotée par essence divine ?

Le manque de sécurité me laisse pantois. Le fait qu’elles revendiquent, cela ne peut venir que d’ailleurs, ce quartier ne peut être que paisible par lui-même !

Ah, certes, ces dames – il n’y a guère de messieurs tous pris par leur travail à moins que le problème ne concerne que les élèves filles – reconnaissent un repli communautaire et donc en appellent à le combattre. Évidemment, puisqu’elles revendiquent, cela est de la faute des autochtones, ce ne peut être celle des plaignant(e)s qui se seraient refermé(e)s sur eux(elles)-mêmes.

Enfin, à bien y réfléchir, ces mères ne sont pas vraiment en accord avec Ménard le courageux, nique à notre matador national !

Assurément elles ont assimilé toute la victimisation dont les gratifient nos « élites » et Allah lui-même !

Alors que le peuple de France, même athée, en appelle à lui-même pour que le ciel l’aide, il est plus aisé d’attribuer ses malheurs aux mécréants avec la « bénédiction » de la caste « tartufienne » ! Certes, ne pas connaître Amed al-Oasis (Jean de La fontaine* en français) qui a démontré que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute doit y être pour quelque chose ! Cependant, il serait temps de s’ouvrir à une culture des lumières valant bien le mythe de l’âge d’or de l’islam des contes des mille et une nuits !

* attention, ses contes sont haram pour les femmes !

Si par bonheur une de ces mères a le courage de me lire et arrive jusqu’à la conclusion, je n’aurais pas perdu mon temps.

Je lui dirais « Madame, les élites ont souvent abusé le peuple si ce n’est abusé du peuple pour leurs seuls profits ». Usant à la fois de la flatterie et de la victimisation, ainsi enferment-elles vos enfants et ceux du peuple dans la médiocrité dès l’École pour garder le pouvoir. Et soyez sûre que vos élites et les nôtres font cause commune. Elles entendent que vous participiez au maintien de leur pouvoir et elles savent y faire, n’avez-vous pas élu un mal-prénommé François Hollande à 93% ?  La seule différence entre elles, les vôtres se servent de la religion, les nôtres de la démocratie (disent-elles!) pour nous soumettre.

Jean-Paul Saint-Marc

Inégalités en France et dans le monde répertoriées et analysées

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L’observatoire des inégalités publie chaque mois une lettre électronique à laquelle on peut s’abonner gratuitement.

http://www.inegalites.fr/index.php

Toutefois, la lettre ne vit que grâce à des contributions privées. Ne nous privons pas de lui faire des dons 😉

Créé par des sociologues, cette publication est une excellente ressource dont voici les principes et les objectifs :

Nos principes

A l’origine

La fondation de l’Observatoire des inégalités est liée à la conjonction de deux phénomènes.

1- Nous estimons que la montée des inégalités, notamment sous la pression du chômage et de la dégradation du marché du travail, constitue une menace sérieuse pour la démocratie. Ce phénomène ne pose donc pas uniquement un problème de justice sociale, c’est aussi un problème politique. Non seulement les inégalités offrent un terreau à la montée de l’extrême-droite en Europe, mais elles favorisent aussi tant le scepticisme civique que le cynisme social. L’urgence à agir nous paraît évidente.

2- L’Observatoire n’aurait pas lieu d’être si la collecte et la diffusion des données par les services publics étaient à la hauteur. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’appareil statistique français est d’une grande pauvreté dans la connaissance et la mise à disposition d’éléments factuels sur les inégalités. La répartition des revenus du patrimoine n’est connue que pour l’année 1996… Notre action vise, en révélant les lacunes actuelles, à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques dans ce domaine.

Notre objectif

L’Observatoire des inégalités n’est pas un mouvement politique. Son rôle n’est pas d’appuyer tel ou tel parti ou association, mais de contribuer à éclairer ou à critiquer les choix publics. Pour cela, nous avons la conviction qu’il faut, de façon toujours renouvelée, s’attacher à dresser un état des lieux qui soit le plus complet possible, tout en demeurant accessible à un large public. Cette position d’observation n’interdit pas – bien au contraire – de se prononcer sur les politiques publiques, de formuler des pistes pour avancer vers l’égalité, ou de signaler telle ou telle action remarquable. En revanche, l’observatoire refuse une position militante de défense d’un seul et unique programme : son objectif est d’alimenter un débat ouvert, dans la limite des valeurs partagées par ses membres. Il tâchera de donner la parole à tous ceux qui lui semblent ouvrir des voies vers l’égalité. Aucun syndicat ou parti ne pourra se prévaloir de son soutien direct.

Ce travail nous est apparu nécessaire parce que les institutions ne s’y attèlent pas avec suffisamment de vigueur et parce que ceux qui bénéficient de l’accroissement des inégalités n’ont, en règle générale, aucune raison de vouloir rendre visible le phénomène. Le libéralisme économique ne va pas toujours de pair avec celui de l’information… Ce travail est également nécessaire parce que les logiques productrices d’inégalités se transforment constamment et que l’on ne prête pas suffisamment attention à la façon dont les inégalités économiques, culturelles et symboliques se conjuguent et le plus souvent se cumulent.

L’école, par exemple, pourtant fer de lance de l’égalité des chances, devient – parce que le titre scolaire est acquis sur la base d’une apparente égalité devant l’évaluation scolaire – un formidable alibi pour l’injustice sociale. Dans la pratique, l’allongement des scolarités cache en effet le maintien de mécanismes de reproduction sociale très puissants. De même, l’enrichissement des ménages – dont témoigne l’équipement des foyers par exemple – cache des inégalités de plus en plus qualitatives, inscrites dans des pratiques sociales qu’il est malaisé de décrire et de mettre à jour. De quelles idées, de quelles données avons-nous besoin pour préciser et actualiser toujours notre réflexion sur les inégalités qui menacent les sociétés démocratiques ? Les activités de l’Observatoire des inégalités sont une tentative de réponse à cette question politique essentielle.

Pas question pour autant de penser que l’égalité des chances soit le seul principe qu’il faille défendre. Nous devons voir au-delà. Décrire les conditions de l’égalité ne suffit pas à définir les conditions de fonctionnement d’une société, et peut même conduire à un contresens important. Une société égalitaire fondée sur la seule compétition, même la plus équilibrée possible, n’est pas nécessairement une société où l’on vit bien. La coopération, le partage, le désintéressement, la solidarité contribuent au fonctionnement harmonieux d’une société (notamment par la qualité du lien social) au-delà de son caractère égalitaire. L’égalisation des conditions peut tout à fait être conçue comme un correctif insuffisant. L’exacerbation de l’idée de compétition, de concurrence, du « chacun pour soi » est aussi un des éléments qui nuisent au bien-être des individus.

Comme je suis plutôt mauvais public, je mets un bémol sur l’un des contributeurs de l’Obsesavatoire des inégalités, le sociologue Laurent Mucchielli qui, malgré ses nombreuses apparitions TV et ses titres est terriblement politiquement correct, consensuel, bavard pour ne rien dire, mélangeant faits et opinion pour ne pas contrarier les animateurs qui l’invitent, trop souvent à mon goût.

J’estime qu’un sociologue doit privilégier les faits avant de proposer une analyse  qui se doit d’être pluridisciplinaire et la plus objective possible. Déjà qu’on ne prend pas la sociologie au sérieux, ce n’est pas Mucchieli qui redorera son blason;-((((

Geneviève Fraysse pessimiste sur l’égalité des sexes

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Article de « Libération »http://www.liberation.fr/societe/01012332222-a-l-origine-de-l-egalite-entre-les-sexes

La domination du sexe fort est un éternel débat qui touche à tous les domaines de la société. La question du jour pour Geneviève Fraisse, philosophe et Jean-Paul Lilienfeld, réalisateur de La journée de la jupe, prenait le problème à la racine : « Comment aborder l’égalité fille/garçon dès le plus jeune âge ? ». Entre école, travail et logiques consuméristes, beaucoup de problèmes soulevés, à coup d’anecdotes vécues. Mais pas de solution miracle.

Tout naturellement, le débat débute sur l’école. « C’est le seul lieu vraiment mixte de la société », admet Geneviève Fraisse. Et Lilienfeld de renchérir : « J’ai choisi dans La journée de la jupe de tourner dans une classe, car c’est l’endroit où les problèmes de dehors ressurgissent. C’est un endroit où on est censé être dans la mixité sociale, mais on sait bien que personne ne laisse ses bagages à l’entrée de la classe.»

Béatrice Vallaeys, modératrice du débat, oriente alors la discussion sur la parité au travail. Est-ce en bonne voie ? Geneviève Fraisse se veut peu optimiste : « En matière socio-économique, je ne suis pas sûre que les femmes seront capables d’autonomie dans le futur. Dans les années à venir, ce sera pourtant le nerf de la guerre en matière d’émancipation. » Tout est affaire d’image de la fille et de la femme, qu’elles-mêmes intègrent. « Quand un garçon a 15/20 à l’école, il dit «je suis le plus fort». Quand une fille a 15/20, elle se dit «j’y suis arrivée» », illustre Geneviève Fraisse. Pour Lilienfeld, la société a progressé en matière d’égalité homme/femme, mais pas au même rythme : « En Ariège, j’ai l’impression que les rôles sont distribués de la même manière que dans les années 1960 ».

Le tout est de renverser cette image. Dure tâche pour Béatrice Vallaeys : « La société veut que ce soient les femmes qui s’occupent des petits. Dans une société de gardiennage d’enfants, on se sent toujours obligé de spécifier : «Cela ne vous ennuie pas que ce soit un homme ?» »

Cette image de la femme est fortement intégrée dans le domaine commercial. « Les magasins gagnent de l’argent sur les stéréotypes, comme on le voit avec la recrudescence de la couleur rose », pour Geneviève Fraisse. Au tour de la salle d’intervenir. Une spectatrice fait remarquer à juste titre que « l’attribution des qualités féminines et masculines commencent très tôt avant même que naisse l’enfant. On achète ses affaires de naissance en fonction du sexe ». Et de citer le modèle des crèches finlandaises qui tendent à renverser les rôles du garçon bagarreur et de la fille plus diplomate. Pour Geneviève Fraisse, la solution se situe ailleurs. « L’enfant doit collectionner les différentes représentations de la femme. Plus elles seront contradictoires, plus il développera son esprit critique. »

Moi aussi, je suis pessimiste quand j’observe l’état de la société, les relations entre hommes et femmes, le déni de la discrimination universelle vis-à-vis des femmes, la levée de boucliers contre la pénalisation du prostituteur, les discriminations salariales, l’orientation scolaire des filles, la mode des chaussures de violables, les statistiques affolantes sur le viol et les violences conjugales, l’absence des femmes dans les postes de responsabilité et dans les médias, les propos sexistes encouragés et prisés,  et quand, comme hier, je vois un bébé garçon de 2 ans équipé d’un revolver en plastique….

Moi aussi, je pense que l’éducation est la solution et que l’égalité des sexes devrait être le modèle dès la crêche.

L’éducation à la française en chute programmée

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Manifestation de parents d’élèves à Mauvezin dans le Gers

 

Toute personne soucieuse du bien commun, de l’harmonie sociale, du progrés, du bien-être de l’humanité pense que l’éducation, du début à la fin de la vie, sous toutes ses formes, est la question primordiale. De la crêche à l’université, l’éducation des enfants devrait être une priorité et le système éducatif devrait être efficace et sans reproches.

 

Un président qui méprise notre système éducatif

Malheureusement, notre président actuel n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour l’école sauf pour affirmer que les curés valaient les instits. De plus, en tant que représentant de la France, il affiche une mauvaise maitrise de la langue française, aucun souci de la culture et des usages. La raison pour laquelle j’ai voté Ségolène Royal aux dernières élections était principalement qu’elle était la seule à se soucier de la jeunesse et faire des propositions concrètes pour son éducation.

Comme le développe Marianne dans l’article ci-dessous,

http://www.marianne2.fr/Alleger-le-mammouth-Oui-mis-en-attaquant-la-mauvais-graisse-et-pas-l-os-_a204751.html?TOKEN_RETURN

la tendance gouvernementale est à l’économie sur les postes budgétaires qui ne sont pas importants à ses yeux. Le système éducatif en fait partie. On supprime des postes d’enseignants, on supprime des classe quand on ne ferme pas carrément des petites écoles. Le résultat étant que les classes survivantes sont surchargées, ce qui ne donne pas la possibilité aux enseignants de personnaliser la transmission des connaissances vers des élèves dont les aptitudes et caractéristiques sont très hétérogènes dans les établissements publics.

Exemple de dégradation éducative, l’école maternelle

Une institutrice de maternelle me racontait qu’elle avait une classe de 30 enfants de 4/5 ans dont un autiste. Elle est assitée par une ASEM qu’elle partage avec une collègue mais l’enfant autiste qui nécessite une surveillance particulière, n’a pas d’AVS (assistante de vie scolaire). Je suggère à Monsieur Sarkozy de passer une journée à s’occuper de cette classe.

Pauline Kergomard, pédagogue et fondatrice de l’Ecole maternelle, doit se retourner dans sa tombe.http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Kergomard. L’école maternelle a pendant longtemps été un fleuron de l’éducation française, une innovation pédagogique remarquable qui a été imitée dans de nombreux pays et a inspiré d’autres pédagogues comme l’italienne Maria Montessori. France, ton patrimoine fout le camp!

Hommage à Pauline Kergomard, fondatrice de l’Ecole maternelle

La pédagogue Maria Montessori

Diviser pour régner, une pyramide sociale très pointue

Dans une société où l’écart entre les inclus et les exclus, entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les vieux, entre les communautés de différentes origines, donc quand l’écart entre les uns et les autres s’accroit, cela signifie que l’éducation n’est pas accessible à tout le monde.

Normal, selon nos élites, il faut des chefs et des exécuteurs d’ordre. Si ça crée des désordres sociaux, ce n’est pas grave: police, armée, justice et taxes se chargeront de museler les mécontents. Il faut une hiérarchie sociale et chacun, chacune à sa place. Par exemple, les femmes à la maison, comme dans le programme de Marine le Pen, et les hommes à la manoeuvre. Que l’ascenseur social soit en panne n’est pas un souci, bien au contraire. Plus les gens resteront à leur place et mieux les richesses des riches croitront et embelliront. Plus que jamais, la France est une monarchie républicaine sans roi mais avec un empereur auto proclamé comme c’est toujours le cas.

Plus la pyramide sociale et économique est pointue, soit peu d’élus reposant sur une importante base d’exclus, plus la société devient dictatoriale.

Une éducation réservée aux riches

Donc la France n’éduque plus ou mal, l’éducation devient encore plus sélective rejetant de plus en plus de jeunes non formés, non diplomés. Dans le même temps, on nous explique que, en France, le diplôme fait la différence, qu’il donne plus de chances aux jeunes de trouver un emploi.

Mais attention, un dipôme en soi ne veut rien dire. On entend souvent les médias parler de ces « bac+5 » qui sont au chômage. Si on est diplômé de l’Ena, de l’X, de Hec ou Supdeco, on a peu de chances de se retrouver au chômage, au contraire il est vraisemblable qu’on sera recruté dans l’école et parfois avant même d’avoir reçu son diplôme.

Les diplômes universitaires, à l’exception de quelques universités de prestige comme Dauphine, n’ont pas la même valeur. Trouver un CDI avec un diplôme de sociologie ou de psychologie n’est pas évident.

Le problème de l’accès aux études « payantes » pour l’avenir est, précisément qu’elles sont payantes et souvent très chères. Le niveau des bourses étant très faible, un étudiant ne peut pas à la fois payer sa scolarité et son entretien s’il ne reçoit pas une aide de ses parents. Les étudiants  qui doivent se débrouiller seuls en travaillant en même temps qu’ils étudient échouent souvent à leurs examens, redoublent des années et éventuellement abandonnent leurs études avant d’avoir obtenu un diplôme. Etudier et travailler en même temps est, objectivement, très difficile. C’est pourquoi la représentation des enfants d’ouvriers et d’employés est aussi faible dans les études supérieures en général et les études supérieures payantes en particulier.

Le système éducatif d’un pays, son investissement dans la recherche sont les mamelles du progrès, de l’équilibre social et de l’avenir. La France crève de beaucoup de maux découlant d’une gouvernance catastrophique mais le pire est son absence de considération pour l’éducation.

Manifestation récente à Stiring-Wendel

Islam et analphabétisme

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Analphabétisme chez les femmes et les hommes, selon les régions, en %.

Les taux sont particulièrement élevés dans les pays musulmans. Au Moyen Orient et en Afrique du nord, il y a plus de deux femmes analphabètes pour un homme analphabète.

Amérique du Nord F1 H1

Union européenne F1,8  H1,5

Europe (hors UE) / Asie centrale F 2,8  H 0,9

Amérique latine / Caraïbes F11,9  H 10

Asie de l’Est / Pacifique F12,5  H 7,2

Moyen-Orient / Afrique du Nord F31,8  H 14,5

Afrique subsaharienne F47,4 H 30,3

Asie du Sud F50,4  H 30,6

Source : PNUD, 2007

Discrimination sexiste à l’école

Filles, garçons : des inégalités persistantes dans les parcours scolaires
le 19 janvier 2011
En 2008, 69% des filles et 58 % des garçons d’une même génération sont bacheliers. 31 % des filles admises au bac S l’ont été avec mention « bien » ou « très bien » contre 25 % des garçons. Les chiffres de l’édition 2010 des « filles et garçons sur le chemin de l’égalité de l’école à l’enseignement supérieur » du ministère de l’éducation nationale confirment que les parcours et les expériences scolaires restent souvent sexués.

Les taux de réussite des filles jusqu’au bac sont meilleurs que ceux des garçons (voir notre article Les filles meilleures élèves que les garçons ?). A série de bac équivalente, les filles et les garçons ne font pas les mêmes choix de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Majoritaires en cursus licence et master, elles représentent 42 % des docteurs. Seuls 26 % des diplômes d’ingénieurs sont délivrés aux filles (voir notre article Filles et garçons dans l’enseignement supérieur : des parcours différenciés).

Quand ils se jugent très bons en maths, 8 garçons sur 10 vont en filière S contre 6 filles sur 10. Dans le choix des options et des séries au lycée général et technologique, comme dans le second degré professionnel, la mixité est rarement atteinte.

Le fonctionnement du système éducatif, la persistance des stéréotypes expliquent pour une grande part le maintien des différences sexuées. Un plus grand accès des filles à la culture scientifique et technique reste un enjeu d’égalité et de mixité dans la réussite scolaire des uns et des autres.

BA

Source: observatoire des inégalités

 

Suspension des allocs: le tigre rugit mais ne dévore point

La suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire est entrée en vigueur lundi dernier

Le décret d’application de la loi présentée par le député UMP Éric Ciotti et votée par le Parlement l’an passé, est paru dimanche au Journal Officiel (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023460076&dateTexte=&categorieLien=id) Le texte prévoit qu’en cas d’absentéisme scolaire d’au moins 4 demi-journées sur un mois sans justification, le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant sera suspendu.

Selon Le Monde, « sa principale nouveauté est que la décision de suspendre les allocations revient aux inspecteurs d’académie, après signalement du chef d’établissement et avertissement à la famille, alors que, depuis une loi de 2006, cette responsabilité était du seul ressort des présidents de conseils généraux, lesquels ne s’en étaient pratiquement pas saisis dans les faits. »

La suspension des allocations familiales ne mange pas de pain, tant pour ses partisans que pour ses détracteurs.

En effet, penser que cette mesure, telle qu’elle est prévue dans le décret d’application de la loi, supprimera l’absentéisme scolaire relève de l’illusion tout comme affirmer qu’elle plongerait les familles les plus fragiles dans la misère.

Une fois de plus, le président Sarkozy nous sert un de ces tours de magie dont il a le secret.

De quoi s’agit-il ?

La loi sur l’obligation de scolarité des enfants de 6 à 16 ans date de 1959. (Allocations familiales et obligation scolaire (historique de la loi www.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-4-page-112.htm) L’école est obligatoire pour tous les enfants résidant sur le territoire, quelle que soit la situation administrative de leurs parents. Cette obligation prévoit la suppression des prestations familiales en cas de manquement ce qui est rarement appliqué. Toutefois la loi ne prévoyait pas de mesure pour ce que nous appelons aujourd’hui l’absentéisme, à savoir des absences répétées alors que, conformément à la loi, l’enfant est inscrit à l’école.

Il était donc nécessaire d’adapter la loi à l’évolution sociétale, une tentative qui, malgré de précédentes dispositions s’est avérée à ce jour inapplicable et inefficace telle la loi du 31 mars 2006 relative à l’égalité des chances, (http://www.senat.fr/rap/l05-210/l05-21047.html) mais, jusqu’à présent, la décision de suspendre les allocations familiales était du seul ressort des présidents de conseils généraux. Depuis ce lundi, elle peut être ordonnée par l’Inspecteur d’académie ou les directeurs des services départementaux, qui seraient chargés de saisir les directeurs de caisse d’allocations familiales en cas d’absentéisme des élèves.

Sous conditions de ressource à l’exception des AF, les familles peuvent prétendre à 9 prestations sociales dont une seule répond au nom strict d’allocation familiale. Le décret ne remet pas en cause le versement des aides au jeune enfant, des aides au logement, des aides aux personnes handicapées, du RSA ou, par exemple de l’allocation de rentrée scolaire.

La suspension de la part d’allocation familiale attribuée à l’enfant absentéiste ne touchera donc qu’une petite part de l’ensemble des prestations familiales perçues par les familles les plus défavorisées, en particulier les familles monoparentales. Pour les familles nombreuses, l’ensemble des prestations sociales versées par la CAF peut avoisiner ou dépasser 2 000 euros/mois.

Prétendre qu’une mesure de suspension, si elle était appliquée, mettrait sur la paille les familles fragiles n’est pas exact, le corollaire de cette remarque étant que cette mesure ne saurait en aucun cas être dissuasive sauf si « suspension » est entendu comme « suppression » par certains parents mal informés. D’autre part, une mesure de suspension ne pourrait être prise qu’à la suite d’un long processus comprenant des allers-retours entre la famille et les administrations aussi bien qu’entre les différentes administrations concernées. Si la suspension n’est pas suivie d’effet, la suppression des AF est prévue par la loi au bout d’un processus encore plus long que celui de la suspension. Les enfants peuvent mal se comporter, il n’y a pas de feu au lac.

Voici ce que dit le décret d’application :

L’article L. 521-2, « cet enfant compte pour 0,5 part, aussi bien pour le calcul du nombre d’enfants à charge que pour le calcul du nombre d’enfants en cause. Le ou les enfants dont le comportement a conduit à la mesure de suspension sont considérés comme restant à la charge du ou des allocataires pour le calcul du montant des prestations familiales dues à celle-ci. »

La suspension porte sur les sommes suivantes au pro rata du nombre d’enfants absentéistes : avec 2 enfants  125,78 € ; 3 enfants  286,94 € ;  par enfant en plus  161,17 €. Ainsi, selon le texte, le montant des allocations  perçues par une famille est multiplié par « le nombre d’enfants en cause », puis « divisé par le nombre total d’enfants à charge » dans cette famille. Pour une famille de 5 enfants, sans majoration, le manque à gagner serait d’environ 122 euros. A noter également que les aides versées par les entreprises ou les villes ne seraient pas affectées et qu’une famille en détresse pourrait encore demander une aide exceptionnelle à hauteur de la somme suspendue.

Et pourtant, cette notion de suspension des aides familiales remporte un franc succès auprès de 65% de la population française si l’on en croit un sondage réalisé à la demande du Ministère de l’Éducation nationale en avril 2010.

Bien que cette loi apparaisse déjà comme illusoire et inefficace, elle soulève l’ire des associations de parents d’élèves, des syndicats d’enseignants, des partis de gauche et des organisations d’extrême gauche. La FCPE parle « d’étrangler financièrement les familles »

Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, a dénoncé «l’instrumentalisation» des problèmes de violence à l’école et d’absentéisme scolaire, critiquant des «effets d’annonce». Il relève «l’écart considérable qui sépare les propositions avancées lors des états généraux sur la sécurité à l’école, qui préconisaient notamment de développer les médiations et les liens avec les familles, et celles faites par le chef de l’Etat».

En 2006, déjà, de nombreuses associations avaient réagi contre la loi.

L’Uniopss se prononçait contre la suspension tout en reconnaissant que le contrat de responsabilité parentale avait un objectif louable, celui de favoriser la réussite scolaire de tous les enfants.

l’UNAF trouvait la mesure inefficace et injuste car ne frappant que les familles allocataires, risquant d’aggraver leurs difficulté rappelant que la loi du 2 janvier 2004 avait supprimé le dispositif de suspension et de suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, au motif qu’il était jugé inéquitable et inefficace.

La PEEP accusait l’institution scolaire d’être la principale responsable de l’absentéisme « On peut citer une orientation par défaut qui se traduit par la démotivation des élèves, ou aussi le non remplacement des enseignants absents, ou encore des pédagogies qui ne sont ni innovantes, ni attractives, ni différenciées, ni adaptées aux jeunes générations en attente de modernité «.

Christine Boutin, ancienne ministre de la famille, est opposée à la suspension des AF mais détient ses propres recettes : celles de son Parti démocrate chrétien pour « remettre le sens du devoir et les vraies valeurs au cœur de notre société »…. »Si l’on voulait donner du pouvoir aux adolescents sur leurs parents on ne procèderait pas autrement ! On risque d’arriver à une situation où l’équilibre économique d’une famille dépendra des faits et gestes des adolescents… » Et de conclure « je suis désolée, on ne responsabilise pas les parents en permettant aux ados de fragiliser toute la famille ! ».

Il ressort de ces réactions qu’une fois de plus le gouvernement prend des dispositions rideau de fumée qui ne résolvent aucun des graves problèmes qui touchent notre société mais occupent ses acteurs politiques et sociaux qui, régulièrement tombent dans le panneau du simulacre, non par bêtise mais par choix stratégique et lâcheté politique.

Il y a dans « allocations familiales » un message subliminal qui touche le populisme d’extrême droite sur lequel compte Nicolas Sarkozy pour se faire réélire en 2012. Ayant tout fait pour diviser les français de souche et ces immigrés qui « font des enfants pour toucher les allocs », il sait parfaitement exploiter le filon de la jalousie et des rivalités inter communautaires. Le sondage réalisé par l’Éducation nationale montre que ça marche. Les français ignoraient tout de l’application de la loi de perlimpinpin, ils n’en avaient même pas estimé l’impact financier ni l’efficacité qu’ils y étaient déjà favorables.

La nation France se vante de disposer d’un arsenal juridique pour encadrer tous les problèmes. Dans la réalité, maints problèmes ne sont jamais résolus et s’accumulent impitoyablement les uns sur les autres parce qu’il n’y a pas de volonté politique de les résoudre en mettant nos belles lois en application. La loi sur le contrat de parentalité n’a jamais été appliquée pas plus que d’autres pourtant utiles comme la loi SRU sur le logement social, la loi sur la parité, la loi anti raciste lorsqu’il s’agit du racisme anti-blanc, la loi sur le financement des partis (affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy), etc.

A quoi servent les allocations familiales aujourd’hui ? Conçues dans une optique nataliste et sociale, elles induisent des effets pervers. Les familles qui n’en ont pas financièrement besoin les touchent sans condition de revenu, les familles les plus démunies assimilent nombre d’enfants et richesse et sont dépassées par les nécessités éducatives, des familles musulmanes mènent la guerre des berceaux. Selon le site fdesouche, les allocataires du prix Cognacq qui récompense les mères de famille d’au moins 8 enfants, seraient en majorité musulmanes. Dans les familles nombreuses modestes, les pères sont souvent absents, les mères sont dépassées et délèguent la responsabilité des plus jeunes aux filles aînées qui doivent sacrifier leurs études pour seconder maman. Des mères de familles nombreuses, souvent illettrées, doivent faire des ménages tôt le matin ou tard dans la nuit, abandonnant leur nichée pour survivre. La nichée se disperse dans les rues, parfois dès l’âge de 5 ans, exposée à tous les risques. Les prisons sont remplies de délinquants issus de familles nombreuses. Les allocations familiales ne contribuent pas à la bonne marche de la société et ressemblent plus à un cautère sur une jambe de bois qu’une véritable action sociale.

Considérant que les allocations familiales versées sous forme d’argent n’ont pas toujours la destination qu’on leur prête, elles devraient être distribuées sous forme de bons alimentaires et autres achats de première nécessité. Imaginons que le Comte de Paris, père de 12 enfants, ait été faire ses courses avec les bons alimentaires auxquels il avait droit, délivrés par la CAF.

Elles devraient commencer à partir du premier enfant, celui qui coûte le plus cher, et être interrompues à partir du troisième enfant histoire de faire comprendre aux familles qu’on ne peut avoir que le nombre d’enfants qu’on est capable d’entretenir et d’éduquer afin de leur donner les meilleures chances de se faire une place décente dans notre société. Les allocations familiales versées aux familles immigrées économiques devraient être remboursées par les nations qui contraignent leurs ressortissants à émigrer en n’assumant pas leur bien-être tandis que leurs dirigeants s’empiffrent. La Tunisie en ce moment met à jour tous les abus qui contraignaient ses ressortissants à émigrer à leurs frais et ceux du système social français, entre autres. Qu’on envoie MAM réclamer le remboursement des allocs versées aux Algériens à Bouteflika et à ses généraux.

Alors la suspension, voire la suppression, des allocations familiales, telles qu’elles existent aujourd’hui,  pour faire pression sur les parents qui feraient à leur tour pression sur les enfants pour les contraindre à l’assiduité scolaire, est-elle une bonne solution ?

Comme toutes les règles, nous pouvons concevoir que, dans certains cas, la mesure, si elle était vraiment appliquée, pourrait être efficace. Comme nous pouvons envisager que, dans d’autres cas, elle serait non seulement inefficace mais dangereuse. Dans certaines familles monoparentales, les adolescents font la loi et frappent leur mère. Aux dires de certains élus, le phénomène serait même en augmentation. L’administration est aveugle et ne fera pas la différence entre les familles qui accuseront la sanction pour redresser la barre et celles qui sombreront sous le choc. Les responsables d’établissements devront endosser une responsabilité supplémentaire sans moyens supplémentaires. Le suicide récent de cet adolescent victime de racketteurs, démontre, malheureusement, que même dans un établissement catholique de taille moyenne, avec de hautes valeurs morales, l’encadrement peut ignorer les problèmes des élèves, a fortiori la situation familiale, pour juger de l’importance des allocations familiales dans le budget. Mission impossible pour un chef d’établissement public qui voit ses effectifs d’encadrement rapetisser comme une peau de chagrin.

On ne peut pas abandonner l’éducation à la seule responsabilité des parents et la transmission des savoirs aux seuls enseignants. L’Unaf affirme que « Dépister et traiter l’absentéisme scolaire relève d’une responsabilité commune des parents et de l’institution scolaire ». Éducation et apprentissage scolaires forment un tout qui est de la responsabilité de la société dans son ensemble. Les adultes ne peuvent pas se permettre de tricher, de mentir, d’exercer des violences, de contourner et transgresser les lois et de demander aux enfants d’avoir un comportement digne et responsable. Le bon exemple doit venir d’en haut, à commencer par le Président de la République. Et sans une véritable volonté politique de remettre à plat l’ensemble de notre système d’aides sociales, comme le réclament des chercheurs et éducateurs, (http://www.humanite.fr/15_10_2010-suspendre-les-allocations-et%E2%80%A6-supprimer-la-r%C3%A9flexion-455819), il n’y aura pas d’avenir radieux pour la jeunesse en perdition, ses familles ni l’ensemble du peuple de France.

 

 

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