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Archives de Tag: économie

Inégalités en Europe : lancement de l’observatoire le 7 octobre à Paris

Je fais souvent référence à l’Observatoire des Inégalités http://www.inegalites.fr/index.php qui fait un travail de recensement de données quantitatives et qualitatives sur les inégalités. L’observatoire annonce la création « d’inequality watch » avec le soutien d’autres organisations européennes.

Création du premier réseau européen sur les inégalités
le 20 septembre 2011
En partenariat avec d’autres organismes européens, l’Observatoire des inégalités crée l’Observatoire européen des inégalités, Inequality Watch.

L’Observatoire des inégalités, en partenariat avec des associations et centres de recherche européens (voir la liste des membres d’Inequality Watch), crée le premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités, Inequality Watch, (le communiqué de presse est disponible ici). « L’objectif d’Inequality Watch est de permettre une connaissance plus fine des inégalités en Europe entre et au sein de chaque pays, explique Cédric Rio, coordinateur d’Inequality Watch, grâce à la mise en commun et la confrontation d’analyses en provenance de toute l’Europe. »

« Les Européens bénéficient de meilleures conditions de vie que les autres populations, analyse Anna Barford, membre anglais d’Inequality Watch pour The Equality Trust, mais les sociétés européennes présentent des situations sociales très contrastées. » Ainsi, la richesse par habitant en 2009 était de 29 300 euros en Autriche contre 10 900 euros en Roumanie, et une femme française peut espérer vivre 84,1 années, contre 76,7 ans pour les femmes Bulgares. « Les inégalités au sein de chaque pays atteignent des niveaux très variés, poursuit Renato Carmo, sociologue portugais pour l’Observatòrio das Desigualdades.Il est nécessaire de comprendre pourquoi elles sont si élevées au Portugal, et si faibles en Suède ! »

Retrouvez l’ensemble des analyses des organisations membres d’Inequality Watch sur un unique site Internet, www.inequalitywatch.eu. De nombreux évènements publics seront par ailleurs organisés pour discuter des inégalités en Europe.

Informer pour lutter contre les inégalités

Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences, permet de mieux les combattre. Les acteurs associatifs, les scientifiques mais également les femmes et hommes politiques ont besoin de ces données pour agir. Les inégalités sociales, incluant les inégalités de revenu et d’accès aux biens fondamentaux, tels que la santé, l’éducation, le logement, etc., sont des problématiques centrales, notamment parce qu’elles sont à l’origine de tensions entre les individus issus de milieux sociaux différents et tendent à ébranler la cohésion sociale. Les inégalités sont synonymes d’exclusion et de restriction des libertés pour les plus démunis. Elles heurtent ainsi un principe fondamental des sociétés européennes : l’égalité des personnes dans l’accès aux droits.

Au sein de leur pays, les membres d’Inequality Watch sont reconnus pour leur travail d’observation des inégalités, les causes du phénomène et leurs conséquences, comme l’Observatoire des inégalités en France depuis 2003. Nous vivons dans des sociétés qui s’internationalisent, où les économies sont toujours plus imbriquées, et la construction européenne n’est plus un voeu pieux. Une telle dynamique a conduit ces observatoires nationaux à mutualiser leurs contributions afin d’effectuer un travail identique au niveau européen.

De nombreux travaux existent sur le thème des inégalités en Europe. Mais en raison d’un manque de coordination, ou d’une approche destinée plus spécifiquement au monde scientifique, il est parfois difficile d’accéder à des informations suffisamment précises. Le thème des inégalités est complexe. Mais il l’est encore davantage lorsque celui-ci est traité à l’échelle de l’Europe, du fait de l’hétérogénéité sociale des pays qui la composent. Chaque pays possède des caractéristiques propres tant dans la distribution des revenus que dans l’accès aux biens et services, en raison de différences importantes entre les politiques publiques concernant les régimes de prestations sociales, les systèmes scolaires, la législation du marché du travail, etc.

C’est pourquoi l’Observatoire européen des inégalités prend la forme d’un réseau. La mise en commun et la confrontation des publications proposées indépendamment par chaque membre permettront à la fois de mieux comprendre les spécificités économiques et sociales propres à chaque pays européen et les différences de perceptions qui existent en Europe.

Les outils d’Inequality Watch

L’objectif d’Inequality Watch est de proposer gratuitement à l’ensemble des citoyens européens (scientifiques, acteurs associatifs, acteurs économiques, pouvoirs publics, et à l’opinion publique de manière plus générale) les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. L’outil principal de diffusion d’Inequality Watch est son site Internet : www.inequalitywatch.eu. Il met à disposition les données collectées et les analyses produites sur les inégalités indépendamment par chaque membre du réseau.

Le site met ainsi à disposition des informations pour appréhender l’évolution et la situation actuelle des inégalités classées par rubrique (revenu, conditions de vie, genre, santé, éducation, emploi, immigrés et étrangers, âge, Europe et monde). Outre un fil d’actualités proposant les nouvelles publications des membres du réseau, des dossiers thématiques seront publiés. Des conférences ouvertes au public, réunissant scientifiques et acteurs de terrain, seront par ailleurs organisées dans le but d’informer et de réfléchir autour du thème des inégalités.

Projet à vocation européenne par nature, Inequality Watch a la volonté de se développer en réunissant davantage d’organisations afin d’y représenter l’ensemble des membres de l’Union européenne.

L’Observatoire européen des inégalités Inequality Watch sera officiellement lancé le 7 octobre 2011 à Paris. Le programme est disponible ici.

- L’équipe d’Inequality Watch

- Les membres d’Inequality Watch

- Les partenaires d’Inequality Watch

Congé maternité : discussion publique au sénat le 1er juin

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L’allongement du congé maternité sans garanties de carrière et d’application de la loi sur la discrimination salariale est une catastrophe pour les femmes.

Le Sénat débattra publiquement de la loi sur la protection des femmes enceintes et de l’allongement du congé maternité de 14 à 18 semaines, le  mercredi 1er juin 2011, soit la veille du jeudi de l’Ascension pour s’assurer qu’il n’y aura pas trop de monde pour contrer les sénateurs UMP et assimilés qui s’opposent au maintien du salaire intégral de la salariée pendant son congé maternité.

Une opposition qui est contradictoire avec la présentation du projet de loi qui dit qu’elle vise  à relancer la natalité.

Si le salaire n’est pas maintenu à 100%, les salariés les plus modestes, celles qui font le plus d’enfants seront les premières pénalisées et risquent se retirer du marcher du travail pour élever leurs enfants avec, comme seule ressource, les allocations familiales.

Allonger le congé maternité sans incitation à  se former ou reprendre son travail est implicitement un encouragement à l’abandon d’une activité professionnelle, un retour des femmes à la maison comme le souhaite le Front national, une dévalorisation du travail féminin pour cause de discontinuité et obsolescence de son expérience interrompue longuement à chaque grossesse et une incitation à faire le plus d’enfants possible pour toucher des allocations familiales plus importantes.

Des dispositions qui prétendent avoir été conçues en faveur des femmes enceintes constitue en réalité un énorme pas en arrière pour les femmes car elle ne dit pas un mot de leur carrière professionnelle.

Les femmes sont déjà les premières victimes de la discrimination à l’embauche car les employeurs redoutent qu’elles s’absentent pour congé maternité, pour soigner un enfant malade ou qu’elles réclament un temps partiel pour s’occuper de leurs enfants.

Quand ces craintes arrangent les employeurs, ils embauchent des femmes sur de petits salaires ou avec des contraintes horaires insupportables comme pour les caissières.

Quand ces craintes dérangent les employeurs, ils embauchent des hommes.

La directive relative à la protection des femmes enceintes recommande l’allongement du congé maternité, la liberté de le prendre en totalité après la naissance, le maintien du salaire précédant la grossesse pendant le congé maternité, l’égalité salariale et le versement de primes et augmentations qui auraient été accordées aux salariés de l’entreprise pendant le congé maternité de l’intéressée, la généralisation du congé paternité.

On lira l »ensemble du rapport ici: http://www.senat.fr/rap/l10-555/l10-5554.html

Le gouvernement français rejette la proposition de garantir 100% du salaire de la salariée enceinte pendant son congé maternité parce que ça coûterait trop cher:

En ce qui concerne l’indemnisation du congé de maternité, les autorités françaises attirent l’attention sur le surcoût financier extrêmement important qu’entraînerait une indemnisation à hauteur de 100 % du congé de maternité : environ + 35 % à + 45 % (soit 1 milliard à 1,3 milliard d’euros) pour l’assurance maladie, selon que la durée du congé serait portée à dix-huit ou à vingt semaines.

(Ca fait combien d’indemnisations de 285 Millions d’euros à Bernard Tapie???? : un peu moins de 6. Des millions de mères valent seulement 6 Tapie??????)

En revanche, l’allongement de la durée du congé de maternité à dix-huit semaines, avec un niveau d’indemnisation compatible avec les règles françaises actuellement en vigueur (c’est-à-dire en fixant un plafond d’indemnisation), aurait une incidence financière bien moindre : + 9,5 % (soit 250 millions d’euros) pour l’assurance maladie.

B-3-c du rapport. Curieusement, il n’est pas écrit le détail de cette donnée chiffrée: nombre de femmes concernées, période de référence? Rien.

………………….

Parmi les recommandations formulées par votre commission, plusieurs ont été prises en compte par le Gouvernement et défendues lors de la réunion du Conseil de décembre dernier :

– l’allongement de la durée du congé de maternité à dix-huit semaines ;

– le respect du principe de subsidiarité s’agissant de la répartition du congé de maternité entre les périodes prénatale et postnatale ;

– la promotion au niveau de l’Union européenne de l’instauration d’un congé de paternité.

S’agissant du niveau de rémunération, la France refuse l’idée d’une indemnisation à 100 % du salairetelle que le propose le Parlement européen, en raison du surcoût que cette mesure ferait peser sur les régimes de sécurité sociale, dans un contexte où les instances européennes appellent fermement les Etats à réduire leurs déficits publics.

Seule la faculté pour les Etats membres de définir un plafond d’indemnisation, comme le prévoit la proposition de résolution précédemment soutenue par votre commission, rendrait cette proposition acceptable aux yeux du Gouvernement.

Le congé maternité est nécessaire et légitime mais sa durée devrait être optionnelle. Certaines femmes désirent reprendre le travail plus tôt.

Le congé paternité devrait être obligatoire. Les hommes qui sont largement majoritaires à décider du sort des femmes et qui sont heureux de procréer sans avoir à se soucier des charges que représentent l’élevage et l’éducation des enfants seraient susceptibles de revoir leurs décisions s’ils s’en occupaient eux-mêmes, non pas en « aidant », en « contribuant », en « participant » mais en ayant la même charge de travail et de responsabilité que la mère.

On se croirait encore aux temps préhistoriques quand la mère devait rester dans la grotte pour nourrir ses enfants et entretenir le feu tandis que l’homme allait cueillir et chasser pour rapporter la pitance. Un schéma qui reste ancré dans les mentalités car ça arrange bien nos maîtres et seigneurs alors que ça n’a aucune justification biologique ou matérielle.

Le retour du congé maternité au travail devrait être très sérieusement encadré afin que la femme ne soit pas pénalisée tant au niveau de son activité que de ses revenus.

La loi sur la discrimination salariale devrait être assortie de très lourdes amendes et son application surveillée afin que les femmes ne soient pas discriminées à l’embauche.

Enfin, l’orientation des filles en 3ème ne devrait pas tenir compte de leur futur de mère de famille car, certaines n’auront jamais d’enfants et les autres doivent pouvoir concilier harmonieusement vie professionnelle et maternité.

L’orientation des garçons devrait aussi prendre en compte leur responsabilité de « producteur d’enfants ».

Si les congés pour naissance d’enfants étaient équitablement répartis entre la mère et le père, les discriminations de genre chuteraient spectaculairement.

Je ne voterai pas pour Sarkozy

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Sarkozy est le président le plus vulgaire que nous ayons jamais eu en France. Une honte pour la France !

Sans manières, cynique, prétentieux, menteur, grossier, vaniteux, incompétent, malhonnête,  mais…gentil disent ses amis qui partageraient avec lui des soirées particulières dont l’intérêt et de se tenir mutuellement par la barbichette.

Nos résidents n’ont jamais été des saints. On n’arrive pas à ce poste sans magouiller, tricher, truquer, intriguer, dissimuler ni manigancer. On doit écraser les pieds de ses rivaux, fomenter des coups pas, désinformer et baratiner.

Sarkozy n’aurait été rien sans sa bande de copains, tous plus riches que riches, détenteurs de fortunes plus ou moins bien acquises, patrons de presse et d’industrie. Sarko était le candidat des riches qui savaient que cette marionnette inculte et ridicule protégerait leurs intérêts; défendraient leurs prérogatives, les exonérerait de taxes, d’impôts, de charges sociales, de mesures dérogatives pour enfreindre légalement les lois.

Il a mis dans sa poche les Bolloré, Dassault, Lagardère, et même le Pape malgré ses deux divorces. A ce propos, cet homme grossier a bien de la chance. malheureux d’avoir perdu sa Cécilia en affichant un chagrin inconsolable …qu’elle se soit désintéressée de son élection, il ne lui a fallu que quelques mois pour retomber amoureux fou de Carla. On raconte au Figaro que le mariage fut arrangé en toute hâte par la mère de la belle, une amie de longue date de Nicolas. On a assisté à l’étalage de la vie sentimentale du président grâce au service de communication efficace de pratiquement tous les magazines de France tous aux mains de ses copains à l’exception de Marianne et du Canard.

Avec l’ancien Ministre de l’intérieur, la délinquance et la criminalité ont cru, la justice s’est ralentie et les abcès de fixation de la délinquance se sont multipliés. Tant qu’ils sont là, ils ne sont pas ailleurs, disait un flic. Effectivement, les délinquants et criminels ne sont pas à Neuilly, Levallois-Perret, Saint-Tropez ou à Megève.

Le pouvoir d’achat n’a cessé de diminuer, les prisons de se remplir, les taxes de croître, le taux de chômage grimper, les agriculteurs de se suicider, les petites et moyennes entreprises de fermer, le dialogue social pourrir, les classes et les professeurs se réduire, la recherche voyant ses plus brillants cerveaux partir à l’étranger, le coût de la santé augmenter tandis que de plus en plus de Français renonçaient aux soins faute de pouvoir se payer des mutuelles qui devenaient de plus en plus chères tandis que la sécu déremboursait de plus belle.

Emploi, revenus, santé, éducation, logement sont des préoccupations trop triviales pour intéresser le président des riches et des flambeurs.

Les Français auraient pu faire la révolution mais grâce à l’aide de ses acolytes des médias, Sarko leur a offert surtout des jeux, des distractions, des rêves. La Française des jeux a connu une croissance exponentielle lançant sans arrêt de nouveux attrappe-nigauds et ça marche si bien qu’elle va lancer un deuxième Euromillions/semaine. Les plus pauvres s’amassent dans les PMU où ils claquent leur RSA faute d’espérer gagner des revenus   à leurs compétences professionnelles.

Je ne voterai pas pour Karchozy.

Je ne voterai pas pour DSK

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On ne prête qu’aux riches.

A-t-on déjà vu un président de la République n’ayant pas de fortune personnelle ?

Ministre de l’économie et des finances, directeur du FMI, ouaaaahhhhh. Cette proximité avec l’argent fait de DSK un être compétent et respectable. Même l’histoire de la Porsche ne le dessert pas. Ca fait bling bling et les gens qui triment pour des clopinettes adorent rêver en regardant les paillettes des riches scintiller au firmament de leur misère et, surtout, de leur envie de consommer tout ce avec quoi on les assomme à grand renfort de publicité.

Mais qu’a-t-il donc fait DSK pour inspirer autant d’amour ?

En tant que Ministre des finances, il a bénéficié d’une période faste. Aurait-il fait mieux que Sarko pendant la crise ? Rien n’est moins sûr.

Qu’a-t-il fait de grandiose au FMI ? Il a peut-être sauvé la Grèce, le Portugal, la Pologne mais cela n’aurait jamais été possible sans l’assentiment du G20.

Il parait qu’il a entrepris une réforme unique et exceptionnelle du FMI, la même que celle voulue par Sarko, taxer les produits financiers. Il faut toutefois noter que non seulement cette réforme n’est pas encore passée, que DSK est trop occupé à se taire sur ses projets de candidature en 2012 et, surtout, qu’il n’est pas seul à décider.

Toutes ces ôpinions favorables ne sont fondées que sur des légendes urbaines et des préjugés aveuglement favorables.

On a fait tout un foin, justifié, pour tous nos responsables qui ont passé leurs vacances qui en Egypte, qui en Lybie, qui en Tunisie. On a oublié que DSK a vanté les mérites de Khadafi et de Ben Ali auxquels il a rendu des visites officielles. Pardonné DSK parce qu’il serait le plus grand économiste que la planète eut jamais connu? Voyons voir si on lui attribuera le prix Nobel de l’économie.

Il y a aussi quelque chose de révoltant dans ce personnage, son machisme. Le fait d’avoir transformé la brillante Anne sinclair en toutou de garde de son matou, de ne pas l’avoir soutenue et enouragée à poursuivre sa carrière, ne plaide pas en sa faveur.

Bref, DSK n’aura pas mon vote.

 

Pour un commerce équitable et écolo du pétrole

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Le pétrole est l’objet de guerres de toutes sortes autant pour l’exploitation que pour la conquête des ressources et de leur acheminement.

Pourquoi l’exploitation, le commerce et l’acheminement puis la distribution du pétrole ne ferait-il pas l’objet d’un commerce équitable, éthique et écolo? On le fait bien pour les bananes, le cacao, le sucre ou le café.

On a interdit le commerce de l’ivoire, d’espèces végétales et animales en voie de disparition.

Pourquoi l’exploitation et la distribution de l’énergie ne ferait-elle pas l’objet des mêmes préoccupations ?

C’est bien beau de remettre en question le nucléaire au nom de l’écologie quand dans le même temps on ne se priverait jamais de sa bagnole, de sa moto et de tous les produits dérivés du pétrole qui sont présents dans pratiquement tous les produits que l’on utilise et consomme quotidiennement dans les pays développés comme dans les autres. Il y a du pétrole dans toutes les formes de carburant, dans tous les plastiques, les insecticides, les tissus synthétiques, les produits d’hygiène et de maquillage, les emballages, les lessives, les revêtements domestiques et publics, les peintures et les vernis, les appareils domestiques, les jouets, etc. Nombre de ces produits sont suspectés d’être toxiques et cancérigènes.

D’autre part ces dérivés du pétrole induisent de dangereuses interactions car pour arriver au produit fini, on doit ajouter aux dérivés des pétroles d’autres produits réputés toxiques comme le Bisphénol A (BPA) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bisph%C3%A9nol_A ou des phtalates http://fr.wikipedia.org/wiki/Phtalate, ces deux produits étant instables et susceptibles de migrer dans l’organisme humain.

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article451

http://www.planete-energies.com/contenu/petrole-gaz/petrochimie.html

Le pétrole et ses dérivés sont une composante essentielle de la civilisation, du progrès, du confort et de l’économie. Qu’est-ce qui empêche les pouvoirs et les gouvernements d’assainir la filière du pétrole ? Pourquoi les partis écologistes et les organisations de consommateurs ne réclament-elles pas l’application de leurs principes dans la filière pétrole? Puisque les gouvernants des pays producteurs et des pays consommateurs ont choisi de se faire une guerre sans merci pour l’exploitation du pétrole, les acteurs en bout de chaine ont un important rôle à jouer. Il ne suffit pas d’économiser pour diminuer notre dépendance vis-à-vis des pays producteurs de pétrole, on peut aussi revendiquer, en tant que citoyens et consommateurs de l’éthique, de l’équité, du développement durable et de l’écologie dans l’exploitation et la consommation du pétrole et de ses dérivés.

Qui s’y colle ?

Economie: Vendons nos résidences royales

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La République possède des domaines fabuleux dont certains sont entretenus à grands frais par les contribuables pour être mis à la disposition des ministres et de leurs invités de temps en temps.

Quel est le ratio frais d’entretien et de fonctionnement/occupation des lieux? A combien revient une journée passée dans ces résidences? La Cour des comptes s’est-elle penchée sur la question?

Par exemple, combien coûte l’entretien du Fort de Brégançon par an et à combien reviennent quelques jours passés par le Président de la République dans ces lieux?

Est-il nécessaire d’entretenir à grands frais des dizaines de résidences qui demeurent inoccupées la plupart du temps ou qui, si elles le sont, sont occupées par les copains des coquins qui n’ont aucune légitimité à être hébergés aux frais des contribuables?

Alors quand le président va passer ses vacances au Maroc, son conseiller en Lybie, le premier Ministre en Egypte, la Ministre de la Défense en Tunisie, on se demande d’abord dans quel autre pays exotiques les autres ministres et hauts fonctionnaires vont passer leurs vacances et ensuite à quoi servent les résidences royales entretenues toute l’année aux frais du contribuable.

On nous dit qu’il faut faire des éocnomie, les impôts et les taxes augmentent pour la majorité mais il faudrait peut-être songer à faire baisser le train de l’Etat et notamment l’entretien de chateaux et demeures luxueuses dédaignées par celles et ceux qui, théoriquement, en sont les bénéficiaires.

Souvenons nous de ce chateau de Souzy-la-Briche qui fit parler de lui lorsqu’on apprit qu’il hébergeait clandestinement Mazarine Pingeot et le pur sang extraordinaire Akhal-Téké que son papa François Mitterrand avait reçu du président turkmène en cadeau pour l’Etat. On devrait demander à Mazarine le remboursement des frais engagés d’autant que le château aurait besoin de réparations. Elle lui doit bien ça.

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Dans-le-chateau-cache-de-la-Republique-75382/

Les Domaines pourraient vendre ou louer les résidences royales les moins utilisées à des associations ou des organismes privés ou chercher à les rentabiliser d’une manière ou d’une autre.

Il n’est pas question de brader notre patrimoine comme a pu le faire Woerth à Chantilly ou comme il en est question avec l’Hôtel de la Marine en ce moment. Il est question ici de gérer au mieux ce patrimoine et de limiter les frais de son entretien. On ne peut pas laisser à disposition des gouvernants des résidences somptueuses qu’ils dédaignent ouvertement laissant courir des frais injustifiés sur le terrain nationale et en engageant d’autres à l’étranger.

La gestion de nos résidences royales est une question économique, politique, morale et historique.

Stress au travail : management archaïque

Il y a plus de dix ans, Christophe Dejours publiait « La souffrance au travail » qui alertait sur la maltraitance quotidienne des travailleuses et travailleurs. Non seulement les manageurs n’ont pas pris en compte ses observations et conclusions, mais les conditions de travail se sont dégradées au point d’entraîner des suicides, en particulier à France Télécom/Orange. A ce propos, notons que Didier Lombard, le PDG de l’entreprise siège toujours au Conseil d’administration, preuve du sérieux dans lequel on tient les travailleurs et le respect éternel que l’on porte aux managers fussent-ils les plus incompétents.

Le patronat français est l’un des plus rétrograde d’Europe. Partant du principe que le droit du travail est une gangue insupportable et un frein à leurs ambitions économiques, ils en respectent le cadre à reculons, juste ce qu’il faut pour ne pas être sanctionnés financièrement, mais pressent le citron de leurs employés au maximum en usant de toutes les bonnes vieilles recettes des patrons méprisants. On délocalise pour faire le maximum de bénéfice en exploitant une main d’oeuvre bon marché, on se débarrasse des cadres  à partir de 45 ans parce qu’ils sont trop chers et que rien ne vaut un petit jeune tout droit sorti de l’école qui sera trop heureux de trouver un bon poste, on se débarrasse des employés et ouvriers qui ont trop d’ancienneté.

Se débarrasser des seniors c’est renoncer, pour des économies à court terme qui séduiront les actionnaires, à des profits à long terme car les seniors, c’est le savoir-faire de l’entreprise, c’est sa mémoire et sa cohésion sociale.

Les patrons français ont d’autres spécificités qui leq rangent parmi les plus mauvais managers du monde: ils n’investissent pas dans la recherche et le développement, ils profitent au maximum des aides de l’Etat qu’ils ne répercutent pas sur leurs salariés et, dans le même temps, ils pestent contre le contrôle de l’Etat et le poids « insupportable » des charges sociales. Les patrons français ne respectent pas leurs salariés, n’encouragent pas leurs efforts par des évolutions de carrières et des salaires à la hauteur de leur contribution. Ils évitent les contacts directs, le dialogue, l’information transparente et les échanges spontanés en élaborant des pyramides hiérarchiques cloisonnées et défensives. Le non respect du protocole de la voie hiérarchique est immédiatement sanctionné, fusse par la terreur. On assiste ainsi dans les grandes entreprises à un véritable bétonnage du sommet de la pyramide couvert de privilèges financiers et politiques indécents tandis que la base est ballottée en fonction des intérêts du sommet sans aucune vision à long terme du bien commun pour l’entreprise, la nation et la société dans son ensemble.

Dans la plupart des entreprises anglo-saxonnes, tous les employés sont traités avec le plus grand respect, quelle que soit leur position dans la société, qu’ils soient balayeurs ou cadres sup. Tout est fait pour leur rendre la vie au travail agréable: postes de travail confortables, distributeurs de boissons et de sandwich à disposition, possibilité de contact direct avec le supérieur hiérarchique qui n’hésite pas à se déplacer dans les bureaux et dont la porte est toujours ouverte, célébrations des anniversaires et évènements personnels importants organisés et offerts par l’entreprise, petits cadeaux d’entreprise, compliments et encouragements à l’initiative. Un responsable n’hésitera pas à inviter ses subordonnés chez lui, ne craignant pas plus de donner un éclairage sur sa vie privée que sur le montant de sa rémunération.

Lorsque l’employé fait l’affaire au bout de sa période d’essai, il, elle est rapidement promu(e) quels que soient ses diplômes et son expérience antérieure. Par contre, si on ne fait pas l’affaire, c’est la porte. Et c’est précisément là que se trouve la principale différence entre la gestion à l’anglo saxonne et la gestion à la française. Nous avons un droit du travail tellement protecteur qu’ils mobilise toutes les ressources des managers pour le détourner et celles des salariés pour en profiter même s’ils devront en payer des conséquences désastreuses. Ce système de protection du travail a des effets pervers qui conduisent à des conditions de travail nuisibles aux les salariés et ce paradoxe mis en évidence par les experts: les français sont beaucoup plus attachés que les autres européens à leur activité professionnelle, ce qui explique en partie l’importance de ce qu’il est convenu d’appeler « le stress au travail ».

Les mêmes experts affirment que les patrons français utilisent toujours de vieilles méthodes de gestion du personnel élaborées aux USA dans les années 50 qu’ils n’ont pas souhaité faire évoluer depuis. C’est ce que nous explique Dominique Méda dans l’émission de France Inter du 26 février

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/on-arrete-pas-eco/

Plutôt que repenser nos conditions de travail dans leur globalité et malgré la qualité des analyses de spécialistes comme Dominique Méda, le consensus est de « soigner » les salariés malades car pour les médias et les dirigeants, notre système n’est pas malade et il est plus facile de proposer des séminaires et formations de « gestion du stress » ou du théâtre qui libère la parole du salarié comme celui de Christian Poissonneau, présenté dans l’émission citée. Autrement dit, des solutions style « cautère sur jambe de bois ». Le salarié devra fournir tous les efforts, une fois de plus, on ne remettra pas notre système en cause.

 

 

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