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Archives de Tag: Education nationale

Hijab Day à Sciences Po ce 20 avril !

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 Scandaleux ! Et après on nous reprochera d’être responsables de la non intégration des populations musulmanes et plus précisément de leur ségrégation.
Quand admettra-ton que l’islam est un impérialisme qui interdit l’intégration et au contraire veut nous imposer ses valeurs, ses coutumes et ses lois théocratiques.
Quand admettra-t-on que les musulmans sont racistes, intolérants, conquérants, communautaristes et indifférents au bien commun de la France, qu’ils sont francophobes ?
Déchéance des enseignements de Science Po qui sont supposés former des cadres très supérieurs et hauts fonctionnaires en leur transmettant l’histoire, les lois et les valeurs de la République française laïque.
Les dirigeants français sont décérébrés, exactement ce qui est nécessaire pour apprendre le Coran par coeur sans être autorisé à réfléchir et critiquer. C’est d’ailleurs pour cela que l’islam est si répandu dans le monde et qu’il gagne des conversions dans les milieux illettrés et intellectuellement indigents.
La Connectrice

        Chères amies, chers amis,

Céline Pina a informé sur son Facebook de la journée du hijab le 20 avril  à sciences Po paris, initiative soutenue par l’association Salaam.
Sur le Facebook Hijab day Un voile pour une journée, avec l’affiche en Anglais,  on peut lire entre autres  « Si toi aussi tu trouves que ce serait sympa d’essayer la décence, le respect de l’autre, l’échange et la compréhension mutuelle, tout ça, tout ça… dans notre société tristounette,
Enfin bref, si toi aussi tu es humaniste, féministe, anti-raciste, anti-paternaliste, sciences piste, ou tout ce que tu veux: REJOINS NOUUUUUUS : »

La manipulation mentale en semant la confusion, en noyant le mot « décence » au milieu d’autres substantifs !  C’est toujours le même argumentaire pour attraper tous les gogos et propager l’étendard de l’islam politique afin de montrer sa capacité d’occupation des espaces et des esprits.

En 2008, alors qu’une pétition circulait pour interdire le voile à l’Université, l’institut de la mode de l’Université Lyon2 avait organisé un colloque « Les voiles dévoilés : pudeur, foi, élégance ». Vous trouverez les réactions sur notre sitehttp://www.regardsdefemmes.com

Je laisse le soin aux associations parisiennes de réagir face à cette tentative de banalisation de l’assimilation des femmes à un unique objet sexuel devant se cacher dans l’espace public. Cette manifestation dans le hall d’accueil de Sciences Po Paris (la péniche) est une nouvelle avancée du patriarcat théocratique contre les droits des femmes.

Les étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels de sciences po Paris laisseront-ils, par indifférence ou par lâcheté cette tentative de régression sans réagir ? N’auront-ils pas le courage du doyen de la Manouba à Tunis ?

Pour ma part, je serai demain, avec d’autres responsables de Regards de Femmes,  au parlement européen, pour soutenir la jeune lycéenne Tchadienne Zouhoura, violée en réunion., Elle  a eu le courage de dénoncer ses agresseurs qui avaient fait circuler la vidéo du viol sur les réseaux sociaux, persuadés de leur impunité en tant que fils de dignitaires du régime.

Bien cordialement à vous,

Michèle Vianès

Alain Finkielkraut et Nuit Debout. Le courage de l’intelligence et la lâcheté de la bêtise

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Hier soir, Alain Finkielkraut s’était rendu au rassemblement de Nuit Debout pour comprendre ce qui se passait sur le terrain et par lui-même.

Accompagné de son épouse, il voulait seulement écouter et n’avait pas du tout l’intention de prendre la parole. L’eut-il fait, cela n’aurait été que conforme à cette démocratie populaire dont prétendent ressortir les Nuideboutistes.

En fait de démocratie et de liberté d’expression le philosophe fut proprement interdit de présence et de parole.

Reconnu, il fut hué, insulté et souillé par le crachat d’un quadragénaire. Le service d’ordre l’escorta hors de la place de la République sur le boulevard « pour sa sécurité ».

La première personne à l’avoir insulté aurait posté des propos antisémites sur son blog et se dirait  » Jeune communiste » alors que Nuit Debout se clame sans parti …

On pourra entendre le témoignage d’Alain Finkielkraut dans l’émission « L’esprit de l’escalier » Il y raconte en détail sa soirée à Elisabeth Lévy de « Causeur ».

https://youtu.be/XNzHeNq14ZM

Je comprends parfaitement la démarche courageuse d’Alain Finkielkraut, ancien gauchiste de mai 68 qui, à la différence de beaucoup de ses semblables n’a pas chercher à accumuler des devises au Panama mais creusé, avec l’or de sa réelle intelligence, les évolutions sociétales et défendu avec constance les vertus de l’éducation et de l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Le philosophe aurait pu, comme nombre d’autres intellectuels, militants et politiques réfléchir confortablement à son bureau, à l’abri des crachats, en se basant uniquement sur les dires des médias, des interprétations des interprétations des faits, des rapports de témoignages choisis et des rediffusions de tout ce qui se diffuse d’après les histoires de témoignage de témoins. La vérité des uns et des autres ne lui suffisant pas, expression d’une rare honnêteté intellectuelle, il voulait voir et entendre les réalités de Nuit debout.

Moi aussi, je veux pouvoir évaluer de mes yeux et de mes oreilles ce qui se passe place de la République mais je n’ouvrirai pas ma bouche car je ne supporte pas la violence, a fortiori quand elle est dirigée contre ma personne non politiquement correcte.

Dans l’émission l’esprit d’escalier, Finkielkraut soulignait le niveau intellectuel des débats de mai 68 versus l’indigence de ceux de Nuit Debout qu’il attribuait à la déchéance de l’Education nationale qui nivelle par le bas tout en admettant que les fruits de 68 n’étaient pas tous de la même qualité, notamment ceux qui, précisément avaient contribué à la déchéance de l’Education nationale.

L’éjection d’Alain Finkielkraut de la place de la République est le spot qui termine d’éclairer la malignité de Nuit debout. On s’en doutait déjà puisque, alors que nous sommes en état d’urgence, ce qui logiquement interdit tout rassemblement, le DAL, branche du PS, bénéficie d’une autorisation de manifester renouvelable …

Je suis Finkielkraut et j’admire son courage et sa constance. Continuez, Alain, vous êtes une fierté française !

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • Article, vidéos, commentaires sur Le Parisien

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75011/video-nuit-debout-alain-finkielkraut-pris-a-partie-place-de-la-republique-16-04-2016-5721601.php?success=1#blocCommentaires

  • Témoignage d’Alain Finkielkraut

http://radiorcj.info/emissions/esprit-descalier/

Totoa publié le 17 Avril 2016 à 14:04

En realité, Finki – que l’on soit d’accord ou pas avec – il a une culture enoooorme. Finki, tu peux pas discuter avec lui si t’as pas bossé au moins une heures tes sujets. Donc il est logique que l’opposé de Finki le rejette avant qu’il n’ouvre la bouche (facilité, non reflexion, repeter les memes discours depuis Marx sans reactualisé et sans l’avoir lu !). Quelque part, ca fait plaisir de savoir que nuit debout n’est pas du tout au niveau. Genre on avait pas remarqué deja.

Usager77000a publié le 17 Avril 2016 à 14:04

Visiblement pour aller les rejoindre, ils font un tri dans ceux qu’ils veulent ou pas ? c’est ça la démocratie pour eux. Encore l’extrême gauche (même si ce n’est pas dit directement) !

Matyna publié le 17 Avril 2016 à 13:04

En mai 68, j’ai personnellement entendu sartre à la sorbonne, n’en déplaise à Danielo17.

Vanille-fraisea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

« Nuit debout » n’a pas l’intention de se faire récupérer par qui que ce soit – c’est son droit- … Quand on est une personne « célèbre » , on plaît à son cercle d’admirateurs, mais en dehors de cette « bulle » , oui, on peut déplaire et ne pas être bienvenu. C’est le revers de la médaille. Pour se faire applaudir il faut savoir rester « entre soi » si non il faut accepter en beau joueur de se frotter à la contradiction ou à l’insolence sans pour autant être vulgaire et grossier. Mais tous le gens « célèbres » ne sont pas bien éduqués…

Doobiea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

cracher sur un philosophe c’est la honte de ce mouvement trop c’est trop. on peut discuter sans cracher ni s’insulter. nuit debout c’est nuit de crachat et de dégâts c’est une nuit sale et honteuse. a interdire dorénavant.

Danielo17a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

ceux qui ont un peu de mémoire et qui ont vécu 68doivent se souvenir que JP Sartre s’était fait virer de la Sorbonne et de l’Odéon… Il était venu pour « parler aux jeunes » et ils ont assimilé cela à de la récup coco…. Ils n’avaient certainement pas tort…. mais ces mouvements spontanés ça effraie toujours le bourgeois!

Stana publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Nuit debout, les indignés et autres snobinards parisiens altermondialistes un iPhone à la main en train de tweeter leur révolte d’étudiants de 30 ans.

Chifa publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Ce mouvement est alors loin d être apolitique , puisque certaines viennent et ca discute avec lui ( varoufakis ) et d autres viennent et se font siffler ( finkenkraut ) ……l extrême gauche et son esprit d ouverture sélectionné , faisant croire à un mouvement apolitique pour attirer les moutons ..je ne suis pas dupe .

Nicolas42a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Belle illustration de la supposée « tolérance » prônée par ces gauchistes EXTREMISTES. Eux qui se placent en donneurs de leçons humanistes, avec la complicité bienveillantes des médias, ne sont tolérants qu’avec ceux qui partagent leur risible philosophie. « Accueil de tous les migrants, « Prestations sociales pour tous », voilà parmi d’autres, leurs revendications (omettant au passage de nous en expliquer le financement…). Mais la Place de la République accessible à tous, sûrement pas!…Oui, ces gens-là sont des extrémistes, des fascistes de gauche, qui ne supportent pas la contradiction et la confrontation d’idées. Peut-être tout simplement parce-qu’ils n’ont pas d’argumentation crédible à développer?

Bibia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Toujours cette stratégie de victimisation mise en avant par cet homme. « Purification de la place ». Les médias l adore mais le vrai peuple le méprise et ç est une bonne chose. Cet homme est un imposteur qui ne supporte pas le pluralisme, l intégration, il attise à chacune de ses intervention télé. Cette fois ce n est plus de la télé. Il fera intervenir son service d ordre de la LDJ sous la bénédiction de Valls et Habib Meyer

Tetraodon78a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

A pat29 finkeulkrault est venu saboter nuit debout il est reparti point barre qu il s exprime sur tous les sujets où qu il dégage et je dis bien tous les sujets

Jimbeea publié le 17 Avril 2016 à 10:04

@Sweetestdavout. Désolé de vous décevoir mais j’ai défilé avec un crayon il n’y a pas longtemps pour d’autres raisons qui ont à voir avec la liberté de penser, d’écrire et de dessiner… si certains sont suffisamment bêtes pour ne pas comprendre ça, c’est leur problème… mais essayez de ne pas en faire partie. Quant à M. Finkielkraut, il est le bienvenu aux Nuits debout comme M. Sarkozy ou M. le pen ! En clair, quand quelqu’un vous insulte en permanence et se moque des mouvements qui prônent la liberté de penser, quelle place lui faire dans un lieu où le credo est justement d’écouter l’autre et d’être une force de proposition ? M. Finkelkraut n’est ni un sage, ni digne de rentrer à l’Académie Française… enfin il a rejoint certains individus qui n’en sont pas dignes non plus ! Ce n’est parce qu’on écrit bien que ce qu’on écrit vaut le coup d’être lu ! Ce n’est pas parce qu’on dit qu’on est à l’écoute qu’on se met en capacité d’entendre. M; Finkelkraut est un bobo -oui, lui et pas les autres !- qui s’imagine que parce qu’il a une parole publique a le droit d’aller où il veut faire de la provocation. Et bien il a découvert qu’il n’était pas le bienvenu partout et que sa parole n’est pas obligatoirement utile au débat. Il faut arrêter d’imaginer que des personnes comme lui représente la moralité, la sagesse et sont toutes respectables parce qu’elles passent à la télé ! Mme le Pen en a fait l’expérience au Canada, M. F. place de la République ! Il faut déboulonner les statues qui polluent notre espace de liberté et ne servent à rien.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je pense c’est parce que Finki est juif. Le mec de nuit debout qui a interviewé hollande avait plusieurs twitts antisemite sur son compte twitter daté 2015. Mais vu que c’est extreme gauche intouchable, minoritaire et ringarde, les medias ne relevent pas. Mais on a internet en 2016.

Cc251a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Tu n’as rien à faire là-bas ! Toujours à ce mettre en position de victime.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

C’est pour qu’il est important de comprendre qu’on vit en 2016 et son inversion des valeurs : l’extreme gauche est devenue l’extreme droite et inversement. Malgré les efforts incroybales des journalistes, Nuit Debout ne prendra pas. Ces jeunes sont trop ringards. Leurs idees sont deja le pouvoir. La catastrophe est deja a chaque coin de rue.

Quesquonmangeamidia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je croyais que ce mouvement était apolitique ?? Que viennent faire les jeunes cocos ?? Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme le communisme c’est le contraire !

Dalua publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Traiter Alain Fienkielkraut de philosophe de bas étage Ne peut venir que de personnes soit qui n ont jamais lu ses livres,soit qu’ils n’ont pas les « outils » nécessaires pour comprendre sa pensée,soit qu’ils font preuve de mauvaise foi patente….En fait ,souvent les 3 hypothèses tout-en-un.

Alainprovistea publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Finkielkraut est l’un de nos meilleurs intellectuels, dans la mesure ou il est l’un des rares qui pense librement et de façon autonome. Mais cette liberté et cette qualité de réflexion a un prix et on le constate quand on met un homme libre et intègre face à de petits bourgeois intolérants qui imposent une vision unique, démagogique et despotique.

Yann-Amara publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Je suis heureux de lire qu’il reste une majorité de personnes pour défendre et Finkielkraut et la liberté de parole, la démocratie quoi ! Nuit debout, si j’ai bien compris, comme Finkielkraut pour y avoir fait quelques pas, c’est très partisan et très orienté. Pour moi, ce n’est pas une surprise, et on comprend mieux le laisser-faire gouvernemental : il faut bien garder une base électorale !

Sweetestdavouta publié le 17 Avril 2016 à 09:04

« On l’a tej ! » cest ?a? Quils sont betes… Ce sont sans doute les memes qui defilaient il ny a pas si longtemps avec un crayon au nom de la liberte dexpression… Pfff…

Lechirena publié le 17 Avril 2016 à 08:04

Pour être allé également sur cette place par curiosité mardi en début de soirée, je confirme qu’il n’y a quasiment que des mouvements d’extrême gauche, et lorsque l’on vous demande votre profession (auto-entrepreneur), on vous traite de sale riche. Non, je créé de la richesse et j’essaie de m’en sortir sans aller pointer à Pôle Emploi et être un poids pour les autres contribuables, nuance ! Et lorsqu’on vous demande votre avis sur la situation du pays, si vous avez un tant soit peu d’idée du centre ou de droite, on vous fait rapidement comprendre que vous n’êtes pas le bienvenu, et on vous pousse vers la sortie. C’est ça leur nouvelle pensée démocratique ? Ecoeurant !

Fazera publié le 17 Avril 2016 à 07:04

Vous faites exprès ou vous êtes pas au courant que cet énergumène est un sioniste en puissance, c est comme si moi originaire et fière d être d afrique allé dans un rassemblement de la ldj ou du fn vous verrez comment j en ressort si j y arrive . Alors arrêté de faire semblant

Islamisation. Des voilées se plaignent du recul de la mixité sociale ! Les barbus se cachent pudiquement

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J’ai souri ce matin en lisant cet article humoureux sur Riposte laïque. Bien vu et bien dit.

La Connectrice

Montpellier : les mères de la diversitude donnent raison à Ménard

L’actualité a parfois des raccourcis surprenants, ce qui m’amène avec « bravitude » à tomber dans le néologisme ségolien et à m’exposer aux foudres de l’académie.

Ainsi, depuis près de 2 mois, des parents – des mères – d’élèves des écoles du Petit-Bard à Montpellier protestent contre la baisse des moyens,  le manque de sécurité et de personnels (on se demande bien pourquoi ?), mais ce qui devrait surprendre à prime abord nos « élites » pensant si bien, pour RECUL DE LA MIXITE SOCIALE…

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/03/26/montpellier-les-mamans-toujours-mobilisees-dans-les-ecoles-du-petit-bard-688077.html

Quant au qualificatif de « diversitude », quelques photos glanées sur les média locaux devraient me protéger d’une éventuelle poursuite en diffamation ou diffusion de fausses informations si cela ne me protège pas du délit d’opinion. Diable, voilà que je fantasme et me victimise à mon tour !

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On appréciera sur la deuxième photo l’enrichissement revendicatif que ces dames – je ne sais si fatmas n’aurait pas été mieux, mais nous sommes encore un peu en France – doivent à Manolo l’hidalgo de gôche !

Je me pose cependant une première question, moi le naïf. Comment la meilleure des communautés existantes sur terre peut-elle être victime d’échec scolaire ? N’est-elle pas éminemment dotée par essence divine ?

Le manque de sécurité me laisse pantois. Le fait qu’elles revendiquent, cela ne peut venir que d’ailleurs, ce quartier ne peut être que paisible par lui-même !

Ah, certes, ces dames – il n’y a guère de messieurs tous pris par leur travail à moins que le problème ne concerne que les élèves filles – reconnaissent un repli communautaire et donc en appellent à le combattre. Évidemment, puisqu’elles revendiquent, cela est de la faute des autochtones, ce ne peut être celle des plaignant(e)s qui se seraient refermé(e)s sur eux(elles)-mêmes.

Enfin, à bien y réfléchir, ces mères ne sont pas vraiment en accord avec Ménard le courageux, nique à notre matador national !

Assurément elles ont assimilé toute la victimisation dont les gratifient nos « élites » et Allah lui-même !

Alors que le peuple de France, même athée, en appelle à lui-même pour que le ciel l’aide, il est plus aisé d’attribuer ses malheurs aux mécréants avec la « bénédiction » de la caste « tartufienne » ! Certes, ne pas connaître Amed al-Oasis (Jean de La fontaine* en français) qui a démontré que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute doit y être pour quelque chose ! Cependant, il serait temps de s’ouvrir à une culture des lumières valant bien le mythe de l’âge d’or de l’islam des contes des mille et une nuits !

* attention, ses contes sont haram pour les femmes !

Si par bonheur une de ces mères a le courage de me lire et arrive jusqu’à la conclusion, je n’aurais pas perdu mon temps.

Je lui dirais « Madame, les élites ont souvent abusé le peuple si ce n’est abusé du peuple pour leurs seuls profits ». Usant à la fois de la flatterie et de la victimisation, ainsi enferment-elles vos enfants et ceux du peuple dans la médiocrité dès l’École pour garder le pouvoir. Et soyez sûre que vos élites et les nôtres font cause commune. Elles entendent que vous participiez au maintien de leur pouvoir et elles savent y faire, n’avez-vous pas élu un mal-prénommé François Hollande à 93% ?  La seule différence entre elles, les vôtres se servent de la religion, les nôtres de la démocratie (disent-elles!) pour nous soumettre.

Jean-Paul Saint-Marc

Morale Catholique et genre à l’EN : on discute encore du sexe des anges

http://www.liberation.fr/societe/01012356982-orientation-sexuelle-80-deputes-ump-reclament-le-retrait-de-manuels-scolaires

80 députés UMP ont demandé mardi au ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, le retrait de manuels scolaires qui expliquent «l’identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique.

Ces parlementaires, conduits par Richard Maillé, député des Bouches-du-Rhône, font ainsi écho aux critiques exprimées sur le même sujet au printemps par la direction de l’enseignement catholique.

Dans une lettre au ministre, ils estiment que ces manuels de SVT (Sciences et vie de la terre) de classe de première font référence à «la théorie du genre sexuel».

«Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels», écrivent-ils. Il s’agit selon eux d’une «théorie philosophique et sociologique qui n’est pas scientifique, qui affirme que l’identité sexuelle est une construction culturelle».

Les études de genre dérangent l’église catholique

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de prendre en compte les développements de la psychologie, de la psychiatrie, de la neurologie de la biologie, de la philosophie et de la sociologie et d’éclairer les enfants sur la part relative du déterminisme biologique dans la construction de la personnalité individuelle.

On ne parle jamais du lobby catholique qui est pourtant en France le seul groupe de pression organisé, puissant avec des ramifications dans toutes les sphères des pouvoirs politiques et économiques, médiatiques (Bayard  et le Monde, par ex.) et culturelle. Le lobby catholique romain est présent partout sous des formes ouvertes connues de toutes et tous mais aussi sous des formes occultes comme l’Opus Dei ou l’Ordre de Malte. La ruse du lobby catholique consiste à détourner l’attention sur d’autres lobbies mais surtout sur le lobby juif, beaucoup moins puissant mais dont la crainte et la haine qu’il inspire repose sur des thèmes bibliques ancestraux partagés consciemment ou inconsciemment par les catholiques, pratiquants ou non : « le peuple élu », « le peuple déïcide », « les Juifs ont tué le petit Jésus ». Et ce n’est pas la discrète et très récente déclaration du Pape sur le rejet de la qualification de « peuple déïcide » qui changera quoi que ce soit à des traditions et des convictions qui font partie intégrante de la construction du catholicisme.

Voilà donc 80 députés, majoritairement des hommes, parce que la majorité des députés sont des hommes et parce que les hommes ont le pouvoir de dicter la morale et de l’imposer d’autant plus qu’ils la transgressent allégrement, 80 députés qui protestent contre l’introduction du « genre » dans les manuels scolaires.

Comme il est actuellement politiquement correct de vilipender » lesféministes » dans un contexte de retour de bâton des avancées en faveur de l’émancipation des femmes et de la relative jeunesse de l’acquisition de leurs droits civiques (étalés sur une soixantaine d’années), on n’hésite pas à faire d’une pierre deux coups en accusant les féministes américaines d’être à l’initiative des « gender studies ». Les méchantes féministes et le méchant loup impérialiste américain sont ainsi mis dans le même sac pour être jetés aux orties sans autre réflexion.

Simone de Beauvoir : « on ne naît pas femme, on le devient » à l’origine des « gender studies »

Simone de Beauvoir, dans son ouvrage philosophique qui allait bouleverser le monde, a écrit la célèbre phrase : « On ne nait pas femme, on le devient ». « Le deuxième sexe » démontre en deux volumes que le sexe biologique sert de prétexte à construire le genre social. Habiller les filles en rose, leur mettre une robe, leur interdire de crier ou de grimper aux arbres, les orienter vers des carrières subalternes au service des hommes (aide, assistante,conseillère, auxiliaire), tout cela et bien d’autres choses ne sont pas de l’ordre du déterminisme biologique mais de l’ordre de la morale, du social, de l’économique. Ramener une femme à sa fonction de reproductrice n’a rien de naturel car une femme peut à la fois faire des enfants, penser, travailler, aimer, créer, gérer, décider.

Il est écrit dans la bible « Croissez et multipliez » mais il n’est pas dit que l’homme doive se contenter d’inséminer la femme.

Pour ce qui est du déterminisme biologique en général, de tous temps nous avons connu des hommes biologiques qui se sentaient femme et des femmes biologiques qui se sentaient hommes ou qui ne se sentaient pas déterminées par leurs ovaires et leur uterus pour occuper une place sociale.

Transsexualité, trangenre, bisexualité, homosexualité, hermaphrodisme ne datent pas d’aujourd’hui. Ils ont toujours existé mais la puissante église catholique les a bannis, les a considérés comme des monstres, les a discriminés et exclus au motif que ce n’était pas « naturel ».

Grâce aux travaux conjoints et multidisciplinaires des psychologues, des endocrinologues, des neurologues, des sociologues et des philosophes, nos sociétés ont appris lentement mais sûrement que les individus n’étaient pas exclusivement façonnés par leur biologie et que celle-ci n’était pas parfaite, que l’inné ne prédominait pas sur l’acquis. L’être social et psychologique est une construction qui évolue en fonction de son milieu. Nous naissons toutes et tous non finis mais avec des potentiels qui se développeront plus ou moins bien selon leur environnement.

Rappelons qu’un nouveau-né ne peut survivre seul sans l’aide d’adultes ou d’autres humains et que son cerveau et ses fonctions sensorielles ne sont pas terminées. Il faut compter environ trois ans pour que le cerveau d’un nouveau né soit arrivé à maturité, qu’il soit fini. Ce qui signifie qu’un bébé né avec des testicules ou des ovaires (lesquels sont indifférenciés chez le foetus) ne pourra prendre conscience de son sexe qu’à partir de trois ans. Il suffit qu’il se passe certaines choses dans le processus de maturation pour que le sexe ne corresponde pas avec le genre. Car la nature n’est pas parfaite comme le voudraient les religions pour mieux contrôler les humains. Elle est fantaisiste, complexe, imprévisible, surprenante tout simplement parce que la Vie est mouvement, que ce n’est pas un processus figé, monolithique et maîtrisable dans sa totalité.

Afin de pouvoir fonctionner, une société s’organise en fonction de données générales, des normes et des principes. Mais dans une société  respectueused’autrui et de tous ses membres, il est aussi nécessaire de prendre en compte les exceptions et les cas particuliers sous peine d’exclure. Si l’hétérosexualité est la norme dominante parce qu’elle concerne le plus grand nombre de citoyens, on ne peut pas ramener tous les individus à cette norme et les obliger à s’y conformer sous peine de totalitarisme.

L’être humain a ceci de merveilleux qu’il est plastique, il change car sans cette aptitude à changer il ne pourrait pas s’adapter à son environnement permanent ou ponctuel. L’expression ultime de l’intelligence humaine est précisément sa capacité d’adaptation. Vouloir figer le destin de l’être humain dans le créationisme, par exemple est une aberration du totalitarisme religieux. L’évolution est inhérente au vivant.

Transmettre des connaissances aux enfants, ce n’est pas seulement leur ordonner d’apprendre par coeur des règles mathématiques et orthographiques, c’est aussi leur apprendre à organiser leurs connaissances, à réfléchir en développant leur esprit critique pour d’avantage d’ouverture et d’adaptation à leur environnement.

Le mot « SHOAH » banni des manuels scolaires !

Claude Lanzmann, réalisateur du documentaire « Shoah », écrivain et philosophe s’insurge contre une circulaire de l’Education Nationale qui supprime le terme « Shoah » des manuels scolaires au prétexte que le mot est étranger. Il faudrait le remplacer par « anéantissement ».

Or, comme beaucoup de mots étrangers adoptés par la langue française, le mot « Shoah » n’est pas synonyme d’anéantissement tout simplement et de manière générique. On ne parle pas de shoah de la lèpre, par exemple. Shoah fait exclusivement référence au génocide juif, au massacre de millions de juifs au seul motif qu’ils étaient de religion juive ou qu’ils avaient des ascendants de religion juive. C’est écrit noir sur blanc dans « Mein Kampf » et dans toute la littérature nazie.

L’anéantissement des juifs par les nazis est un fait unique dans l’histoire récente et il n’y a rien de surprenant à ce qu’on le désigne par un terme spécifique, que l’on crée un mot pour le désigner, fut-il d’origine étrangère.

S’il fallait supprimer tous les mots d’origine étrangère de la langue française, on détruirait le français et on ne pourrait plus communiquer : ramdam, bazar, bistro, Internet, digital, spaghetti, pizza, couscous, barbare, dinde, kangourou, agios, sandwich, doxa, et cetera, curriculum vitae, pantomime, comedia del arte, bossa nova, jazz, mazurka, piano, banjo,  penalty, foot ball, shopping, Ave Maria, ramadan, burqa, imam, Djihad, Nakhba, Crucifix, hymen, et tous les anglicismes, les mots latins et grecs.

Payons-nous des fonctionnaires pour passer du temps à réfléchir à des mesures absurdes et stupides sans intérêt pour le bien public, susceptibles de causer des troubles à l’ordre public ? Comme si l’Education nationale n’avait pas à résoudre des problèmes beaucoup plus fondamentaux tels que l’éradication de l’illettrisme au sortir des années d’école obligatoire.

Contre le bannissement du mot « Shoah » des manuels scolaires

Point de vue | LEMONDE.FR | 30.08.11 | 10h58

par Claude Lanzmann, écrivain et cinéaste

 

A la faveur de l’été, un mauvais coup se perpètre à l’éducation nationale et chez les éditeurs qui publient les manuels d’enseignement de l’histoire destinés aux élèves de première de tous les lycées de France et des autres établissements qui les préparent au baccalauréat. Il faut souligner que cette action néfaste se passe sous la présidence de la République de Nicolas Sarkozy, qu’on sait hostile à toute forme de négationnisme. Or c’est bien de négationnisme qu’il s’agit ici et, nous allons le voir, d’une façon particulièrement perverse.

La nomination est une décision grave, mais plus grave encore est celle de dé-nommer. Une circulaire, parue dans le bulletin officiel spécial n°7 de septembre 2010 de l’éducation nationale, insistait sur la nécessité de supprimer le terme « Shoah » des manuels scolaires. Circulaire d’autant plus remarquable qu’elle prétendait faire suite au discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors d’un précédent dîner du CRIF et dans lequel, après avoir utilisé plusieurs fois et avec le plus grand naturel le mot « Shoah », il proposait que chaque enfant juif assassiné soit parrainé par un lycéen français du même âge. Ce propos présidentiel n’ayant pas plu à tout le monde, Nicolas Sarkozy avait chargé Xavier Darcos, alors ministre de l’éducation nationale, deréunir une commission afin que sa pensée soit mise en œuvre tout en tenant compte des protestations. Cette commission était présidée par Madame Waysbord-Loing, inspectrice générale honoraire de l’éducation nationale, elle comprenait, outre des spécialistes de la seconde guerre mondiale, des personnalités comme Simone Veil, Serge Klarsfeld et moi-même. Un ouvrage de référence a d’ailleurs été publié à partir des travaux de ladite commission.

Etrangement, le bulletin officiel de l’éducation nationale réclamant la mise au rebut du terme « Shoah » a été publié un temps relativement court après cette parution. A ceux qui s’étonnaient, il était alors répondu que le bulletin officiel n’était pas le journal officiel de la République et qu’il ne reflétait qu’une« tendance » de l’éducation nationale. Tendance à la peau dure et bien en cour si l’on peut dire. Il y a une douzaine d’années, après une réunion à Stockholm de tous les chefs d’Etat et de gouvernement accompagnés de leurs ministres de l’éducation nationale, dont le but était d’élaborer un compendium sur la Shoah qui aurait force de loi et d’usage dans le monde entier, M. Dominique Borne, doyen de l’inspection générale d’histoire au ministère français de l’éducation nationale, déclarait sans précaution ni fard : « Il faut bannir le mot “Shoah” des manuels, car c’est un mot étranger. »

M. Borne n’est plus doyen, mais il demeure puissant et sa tendance semble largement majoritaire, il est en tout état de cause suivi par les éditeurs de manuels mis en vente à la rentrée 2011, puisque le mot de Shoah n’y apparaît plus sauf, pour certains, en note de bas de page indiquant que c’est le terme par lequel Israël désigne… quoi au fait ? Le manuel des éditions Hachette, qui suit à cent pour cent la recommandation du bulletin de l’éducation nationale, nous le dit on ne peut plus clairement : il faut utiliser désormais le mot « anéantissement ».

Formidable tour de magie : il n’y a eu nul décret gouvernemental, nul vote du Parlement, rien d’autre que le bon plaisir et le parti pris de ce qu’on ne peut qu’appeler une caste : n’ayant à répondre de rien, elle se permet de débaptiser, dans l’ombre et à la sauvette, un événement historique majeur, de frapperd’interdiction un vocable qui, pour le désigner, pour le nommer, s’était imposé de lui-même dans la plupart des pays, en un très court laps de temps, les ayant gagnés l’un après l’autre comme un feu de brousse.

J’entends M. Borne et tous ceux qui ont embrassé sa cause s’exclamer : « Ah ! C’est normal, Lanzmann, auteur du film Shoah, défend son territoire. » Bassesse ordinaire. Si, après la diffusion de Shoah, le film est devenu éponyme, si celui-ci a donné son nom à ce que, pendant les douze années où j’ai travaillé à sa réalisation, je ne parvenais pas à nommer, parce qu’il s’agissait en vérité de quelque chose d’innommable, sans précédent dans l’histoire des hommes, je ne l’avais ni voulu, ni prévu. J’aurais trouvé juste que mon film soit sans nom. Choisir, comme je m’y suis résolu au dernier moment, le terme Shoah, alors que je ne comprends, ni ne lis, ni ne parle l’hébreu, était pour moi une autre façon de ne pas nommer. Mais même pour ceux qui maîtrisent la langue hébraïque, le mot Shoah, qui revient à plusieurs reprises dans la Bible, est inadéquat car il ne désigne pas spécifiquement un pareil massacre de masse commis par les hommes contre d’autres hommes, il peut s’agir aussi bien d’un tremblement de terre ou d’un tsunami.

Ce n’est pas moi qui ai décidé, c’est ce que Hegel appelait l’Esprit objectif. J’en parle en vérité et avec détachement. Shoah est devenu un nom propre, il ne désigne rien d’autre que l’événement qui porte ce nom. Toutes celles, tous ceux qui ont souscrit au terme Shoah , qui l’ont adopté d’emblée, reconnaissaient par là même le caractère inouï de ce qui est arrivé aux Juifs : pour eux, même inadéquat, ce mot hébreu non traduit, qu’il ne fallait surtout pas traduire, épousait au plus près la spécificité juive du désastre. Génocide, extermination, anéantissement, sont des noms communs qui ont besoin d’un adjectif les qualifiant. C’est ainsi qu’on peut lire dans certains des nouveaux manuels (Magnard, Hatier) la formule « génocide juif » et dans d’autres (Nathan Le Quintrec) celle de « génocide nazi ». Qui génocide qui, c’est une autre affaire, qui en dit long sur l’imprécision des rédacteurs et la bouillie à laquelle les conduit le refus pas du tout innocent du mot « Shoah ». Pour reprendre une phrase du même Hegel, nous sommes dans « la nuit où toutes les vaches sont noires ». Le XXe siècle est en effet présenté et caractérisé comme « le siècle des anéantissements »Savoir si la guerre contre le nazisme était une juste guerre n’intéresse pas nos nouveaux concepteurs, qui mettent en parallèle et sur le même plan les bombardements des villes allemandes par l’aviation alliée, Hiroshima, et la Shoah. Pardon, non, l’anéantissement. C’est une vieille histoire : refuser l’unicité ou la spécificité des événements historiques, les noyer dans des catégorisations abstraites et réductrices, tout cela se préparait de longue date. Aujourd’hui on passe à l’acte. Le mot « Shoah » est éradiqué, mais pour la première fois, dans un manuel d’histoire (Hachette), apparaît celui de « Nakhba », terme en miroir, forgé par les Palestiniens pour nommer leur propre catastrophe : la création de l’Etat d’Israël. Lequel Israël tient très peu de place dans ces nouveaux livres, qui prennent les choses de plus haut, faisant référence au seul « Moyen-Orient, foyer de conflits ».

Ces manuels, par ailleurs, parlent tous, d’une seule voix, de « l’anéantissement des Juifs et des Tziganes ». Les Juifs sont au premier chef responsables de l’égalisation impliquée par l’emploi de la copule « et », même si, sur le plan des chiffres, elle ne correspond à rien de réel. Lorsqu’on a rappelé le gazage de quelques milliers de Tziganes en août 1944, dans les crématoires de Birkenau, la fraternité humaine et l’horreur de la même mort déchirante nous commandait de souscrire à l’identification sans penser que celle-ci servirait à occulter ce qu’il y a eu d’unique dans la Shoah. Moralement, ce refus du quantitatif était une position juste. Elle conduit pourtant aujourd’hui au même résultat que la trouvaille de « l’anéantissement ». Nul n’a jamais pu dire, n’a jamais su, combien de Tziganes ont été tués par les Nazis, c’est ce que me déclarait Raul Hilberg et ce que reprennent les quelques historiens fiables qui se sont penchés sur la question. On sait qu’il n’y a eu, pour les Tziganes, aucun plan, aucune volonté exterminatrice systématique. Il y avait à Birkenau un camp tzigane, dans lequel hommes, femmes et enfants ont vécu ensemble de longs mois, sans être jamais séparés et les gazages d’août 1944, vite interrompus d’ailleurs, furent le produit de rivalités et de luttes internes au sein de la hiérarchie SS. D’autres Tziganes furent tués au cours des années de guerre, sans qu’il soit possible d’assigner un chiffre formel, ce qui permet les extrapolations les plus extravagantes.

Luc Chatel, l’actuel ministre de l’éducation nationale, est sûrement un homme de bonne foi et de bonne volonté, c’est ce que je retiens des propos qu’il m’a tenus. Je pense qu’il n’a pas été indifférent à l’importance de la question du nom, lorsque je lui en ai parlé. Je lui ai dit aussi que les ministres passent et que la réalité du pouvoir, dans son ministère comme dans d’autres, est entre les mains de ceux qui restent et sont inamovibles, comme les membres de la caste des inspecteurs généraux. Jack Lang, qui fut deux fois ministre de l’éducation nationale, avait demandé qu’un DVD, à l’usage des lycéens, soit réalisé à partir d’extraits de Shoah, non pas une version courte du film, mais six séquences emblématiques, accompagnées d’un livret pédagogique, qui, après un exposé général sur le film Shoah, étudiait chacune de ces séquences, plan par plan. Il s’agissait d’un travail impeccable et j’ai été, à maintes reprises, commenter tout cela et répondre aux questions dans des lycées de banlieue, réputés « difficiles ». Par l’intermédiaire du CNDP, ce DVD fut distribué gratuitement à tous les lycées de France ( ce qui ne signifie pas qu’il a atteint tous ceux à qui il était destiné…). En ces temps, pas si lointains, il n’était pas obscène d’utiliser dans un cours le terme « Shoah », et il était inimaginable qu’un Inspecteur Général mît à pied une enseignante au prétexte qu’elle avait utilisé quatorze fois le mot « Shoah » dans la même leçon d’histoire. Cet inspecteur général-comptable s’était trompé de métier, mais il débusquait ce qui se cache derrière cette guerre du nom : ce n’est pas au mot seul qu’ils en ont, c’est à la Chose.

Jack Lang m’a accompagné plusieurs fois dans les lycées et eut l’occasion de mesurer l’intérêt et la passion des élèves, en majorité maghrébins et noirs. Mais après lui, un autre ministre de l’éducation nationale reprit le flambeau et vint avec moi dans plusieurs établissements, s’enthousiasmant lui-même de l’enthousiasme des élèves. Ce ministre s’appelait François Fillon. Il n’est pas possible qu’un président de la République comme Nicolas Sarkozy et un premier ministre comme François Fillon laissent se perpétrer sans réagir le mauvais coup qui est l’objet de cet article. Dans le cas contraire, il faudrait évidemment, par simple souci logique, débaptiser le Mémorial de la Shoah, qui deviendrait « Mémorial de l’anéantissement » (sic !) et la Fondationpour la Mémoire de la Shoah, rebaptisée Fondation pour la Mémoire de l’anéantissement (re-sic !)

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Vous n’êtes pas d’accord ? Vous pouvez agir :

 Chacun d’entre vous est invité à :

– envoyer un fax de protestation à la médiatrice et à son adjoint

– envoyer un email au médiateur

– écrire une lettre

– téléphoner au moins une fois par jour pour protester à la médiatrice et à son adjoint.

Il faut que le ministère croule sous les appels, les fax, les emails, et si possible arriver à bloquer les communications. Pour cela, chacun doit envoyer au maximum de personnes autour de lui cet email, en lui demandant de faire la même chose.

Merci de participer à cette lutte pour la mémoire et le respect des victimes

Alain Michel, historien, Jérusalem

 

Sassier Monique

Médiatrice

01 55 55 39 

Fax 01 55 55 22 

Texier Jean-François

Adjoint à la médiatrice

01 55 55 33 03        01 55 55 05 49

           Fax 01 55 55 22 99

La médiatrice Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative   Carré Suffren 110 rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07 SP

Je ne voterai pas pour Sarkozy

Publié le

Sarkozy est le président le plus vulgaire que nous ayons jamais eu en France. Une honte pour la France !

Sans manières, cynique, prétentieux, menteur, grossier, vaniteux, incompétent, malhonnête,  mais…gentil disent ses amis qui partageraient avec lui des soirées particulières dont l’intérêt et de se tenir mutuellement par la barbichette.

Nos résidents n’ont jamais été des saints. On n’arrive pas à ce poste sans magouiller, tricher, truquer, intriguer, dissimuler ni manigancer. On doit écraser les pieds de ses rivaux, fomenter des coups pas, désinformer et baratiner.

Sarkozy n’aurait été rien sans sa bande de copains, tous plus riches que riches, détenteurs de fortunes plus ou moins bien acquises, patrons de presse et d’industrie. Sarko était le candidat des riches qui savaient que cette marionnette inculte et ridicule protégerait leurs intérêts; défendraient leurs prérogatives, les exonérerait de taxes, d’impôts, de charges sociales, de mesures dérogatives pour enfreindre légalement les lois.

Il a mis dans sa poche les Bolloré, Dassault, Lagardère, et même le Pape malgré ses deux divorces. A ce propos, cet homme grossier a bien de la chance. malheureux d’avoir perdu sa Cécilia en affichant un chagrin inconsolable …qu’elle se soit désintéressée de son élection, il ne lui a fallu que quelques mois pour retomber amoureux fou de Carla. On raconte au Figaro que le mariage fut arrangé en toute hâte par la mère de la belle, une amie de longue date de Nicolas. On a assisté à l’étalage de la vie sentimentale du président grâce au service de communication efficace de pratiquement tous les magazines de France tous aux mains de ses copains à l’exception de Marianne et du Canard.

Avec l’ancien Ministre de l’intérieur, la délinquance et la criminalité ont cru, la justice s’est ralentie et les abcès de fixation de la délinquance se sont multipliés. Tant qu’ils sont là, ils ne sont pas ailleurs, disait un flic. Effectivement, les délinquants et criminels ne sont pas à Neuilly, Levallois-Perret, Saint-Tropez ou à Megève.

Le pouvoir d’achat n’a cessé de diminuer, les prisons de se remplir, les taxes de croître, le taux de chômage grimper, les agriculteurs de se suicider, les petites et moyennes entreprises de fermer, le dialogue social pourrir, les classes et les professeurs se réduire, la recherche voyant ses plus brillants cerveaux partir à l’étranger, le coût de la santé augmenter tandis que de plus en plus de Français renonçaient aux soins faute de pouvoir se payer des mutuelles qui devenaient de plus en plus chères tandis que la sécu déremboursait de plus belle.

Emploi, revenus, santé, éducation, logement sont des préoccupations trop triviales pour intéresser le président des riches et des flambeurs.

Les Français auraient pu faire la révolution mais grâce à l’aide de ses acolytes des médias, Sarko leur a offert surtout des jeux, des distractions, des rêves. La Française des jeux a connu une croissance exponentielle lançant sans arrêt de nouveux attrappe-nigauds et ça marche si bien qu’elle va lancer un deuxième Euromillions/semaine. Les plus pauvres s’amassent dans les PMU où ils claquent leur RSA faute d’espérer gagner des revenus   à leurs compétences professionnelles.

Je ne voterai pas pour Karchozy.

L’éducation à la française en chute programmée

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Manifestation de parents d’élèves à Mauvezin dans le Gers

 

Toute personne soucieuse du bien commun, de l’harmonie sociale, du progrés, du bien-être de l’humanité pense que l’éducation, du début à la fin de la vie, sous toutes ses formes, est la question primordiale. De la crêche à l’université, l’éducation des enfants devrait être une priorité et le système éducatif devrait être efficace et sans reproches.

 

Un président qui méprise notre système éducatif

Malheureusement, notre président actuel n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour l’école sauf pour affirmer que les curés valaient les instits. De plus, en tant que représentant de la France, il affiche une mauvaise maitrise de la langue française, aucun souci de la culture et des usages. La raison pour laquelle j’ai voté Ségolène Royal aux dernières élections était principalement qu’elle était la seule à se soucier de la jeunesse et faire des propositions concrètes pour son éducation.

Comme le développe Marianne dans l’article ci-dessous,

http://www.marianne2.fr/Alleger-le-mammouth-Oui-mis-en-attaquant-la-mauvais-graisse-et-pas-l-os-_a204751.html?TOKEN_RETURN

la tendance gouvernementale est à l’économie sur les postes budgétaires qui ne sont pas importants à ses yeux. Le système éducatif en fait partie. On supprime des postes d’enseignants, on supprime des classe quand on ne ferme pas carrément des petites écoles. Le résultat étant que les classes survivantes sont surchargées, ce qui ne donne pas la possibilité aux enseignants de personnaliser la transmission des connaissances vers des élèves dont les aptitudes et caractéristiques sont très hétérogènes dans les établissements publics.

Exemple de dégradation éducative, l’école maternelle

Une institutrice de maternelle me racontait qu’elle avait une classe de 30 enfants de 4/5 ans dont un autiste. Elle est assitée par une ASEM qu’elle partage avec une collègue mais l’enfant autiste qui nécessite une surveillance particulière, n’a pas d’AVS (assistante de vie scolaire). Je suggère à Monsieur Sarkozy de passer une journée à s’occuper de cette classe.

Pauline Kergomard, pédagogue et fondatrice de l’Ecole maternelle, doit se retourner dans sa tombe.http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Kergomard. L’école maternelle a pendant longtemps été un fleuron de l’éducation française, une innovation pédagogique remarquable qui a été imitée dans de nombreux pays et a inspiré d’autres pédagogues comme l’italienne Maria Montessori. France, ton patrimoine fout le camp!

Hommage à Pauline Kergomard, fondatrice de l’Ecole maternelle

La pédagogue Maria Montessori

Diviser pour régner, une pyramide sociale très pointue

Dans une société où l’écart entre les inclus et les exclus, entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les vieux, entre les communautés de différentes origines, donc quand l’écart entre les uns et les autres s’accroit, cela signifie que l’éducation n’est pas accessible à tout le monde.

Normal, selon nos élites, il faut des chefs et des exécuteurs d’ordre. Si ça crée des désordres sociaux, ce n’est pas grave: police, armée, justice et taxes se chargeront de museler les mécontents. Il faut une hiérarchie sociale et chacun, chacune à sa place. Par exemple, les femmes à la maison, comme dans le programme de Marine le Pen, et les hommes à la manoeuvre. Que l’ascenseur social soit en panne n’est pas un souci, bien au contraire. Plus les gens resteront à leur place et mieux les richesses des riches croitront et embelliront. Plus que jamais, la France est une monarchie républicaine sans roi mais avec un empereur auto proclamé comme c’est toujours le cas.

Plus la pyramide sociale et économique est pointue, soit peu d’élus reposant sur une importante base d’exclus, plus la société devient dictatoriale.

Une éducation réservée aux riches

Donc la France n’éduque plus ou mal, l’éducation devient encore plus sélective rejetant de plus en plus de jeunes non formés, non diplomés. Dans le même temps, on nous explique que, en France, le diplôme fait la différence, qu’il donne plus de chances aux jeunes de trouver un emploi.

Mais attention, un dipôme en soi ne veut rien dire. On entend souvent les médias parler de ces « bac+5 » qui sont au chômage. Si on est diplômé de l’Ena, de l’X, de Hec ou Supdeco, on a peu de chances de se retrouver au chômage, au contraire il est vraisemblable qu’on sera recruté dans l’école et parfois avant même d’avoir reçu son diplôme.

Les diplômes universitaires, à l’exception de quelques universités de prestige comme Dauphine, n’ont pas la même valeur. Trouver un CDI avec un diplôme de sociologie ou de psychologie n’est pas évident.

Le problème de l’accès aux études « payantes » pour l’avenir est, précisément qu’elles sont payantes et souvent très chères. Le niveau des bourses étant très faible, un étudiant ne peut pas à la fois payer sa scolarité et son entretien s’il ne reçoit pas une aide de ses parents. Les étudiants  qui doivent se débrouiller seuls en travaillant en même temps qu’ils étudient échouent souvent à leurs examens, redoublent des années et éventuellement abandonnent leurs études avant d’avoir obtenu un diplôme. Etudier et travailler en même temps est, objectivement, très difficile. C’est pourquoi la représentation des enfants d’ouvriers et d’employés est aussi faible dans les études supérieures en général et les études supérieures payantes en particulier.

Le système éducatif d’un pays, son investissement dans la recherche sont les mamelles du progrès, de l’équilibre social et de l’avenir. La France crève de beaucoup de maux découlant d’une gouvernance catastrophique mais le pire est son absence de considération pour l’éducation.

Manifestation récente à Stiring-Wendel

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