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Archives de Tag: éducation sexuelle pornographie

Brigitte Lahaie ennemie des femmes ET des hommes

Après avoir sévi pendant 15 ans sur RMC, Brigitte Lahaie anime une émission sexe depuis deux ans sur Sud Radio dont le patron lui voue une admiration sans borne. On le comprend, l’animatrice promeut la sexualité des hommes et invite les femmes à les imiter. Elle victimise ces hommes qui seraient castrés par les femmes, elle les plaint et les conforte dans leur douleur de ne plus pouvoir dominer les femmes comme la nature l’ordonnerait. Elle se victimise elle-même en se déclarant féministe incomprise stigmatisée pour avoir joué dans des films pornographiques « féministes » selon elle qui considére que prendre des amants pour compenser l’insuffisance sexuelle d’un mari  (le scénario qu’elle donne en exemple) c’est du féminisme haut de gamme.
Brigitte Lahaie est sortie de son temple pour signer la pétition honteuse des cent femmes hostiles au mouvement #balancetonporc #metoo et se plaint d’avoir été lâchée par des signataires (qu’elle aurait recrutées) pour avoir affirmer qu’il est possible d’avoir un orgasme quand on est violée.

Cette affirmation réitérée et assumée haut et fort, outre qu’elle conforte les violeurs dans leur crime, pourrait être acceptable (tout est possible) si elle était contextualisée mais dite de manière aussi péremptoire c’est une incitation au viol.

Tout d’abord Brigitte Lahaie milite pour l’orgasme obligatoire, à l’image de la sexualité mâle : excitation, bandaison, pénétration, éjaculation, roupillon. Outre le fait que la majorité des femmes n’éprouve pas d’orgasme pendant le coït (sujet tabou), de nombreuses études démontrent que le principal organe sexuel de la femme est son cerveau et que son plaisir irradie la totalité de son corps et pas uniquement le clitoris, équivalent organique du pénis. Une femme peut avoir énormément de plaisir, de jouissance, de bonheur, d’extase sans la mécanique de l’orgasme au sens clinique. Or dans le monde de Brigitte Lahaie, une femme anorgasmique -la majorité dans le coït- est une malade qui doit consulter un sexologue -mâle de préférence- et faire de nombreuses expériences sexuelles pour « se trouver » sexuellement, à savoir être « formée » par le mâle. Ce diktat culpabilise les femmes et renforce le sentiment de supériorité des mâles adorateurs de leur orgasme. Et tant pis pour les « pauvres » hommes, forcément à rééduquer, qui n’atteignent pas l’orgasme, qui ne bandent pas ou sont éjaculateurs précoces. Ils n’ont qu’à écouter Brigitte Lahaie pour résoudre leur problème. Na ! Ses copains sexologues apprécient qu’elle leur fournisse de la clientèle, alors quand elle les invite, ils se gardent bien de ne contester sa ligne de pensée quand bien même ils n’approuveraient pas ses affirmations obséquieuses vis-à-vis des préjugés sexistes du grand public, femmes et hommes confondus

Brigitte Lahaie se victimise également parce qu’on lui reprocherait d’être une ancienne star du porno. Mais Brigitte, c’est précisément parce que vous êtes une ex star du porno que les gens imaginent que vous avez tout compris de la sexualité et c’est pour cela qu’ils vous écoutent et font le beurre des annonceurs des radios qui vous accueillent. On le sait, aujourd’hui le porno est l’éducateur sexuel des enfants dès 11 ans. A ce propos oser affirmer comme vous le faites  Et je n’entends pas beaucoup les féministes sur la question de la pornographie actuelle qui est d’une violence terrible pour les femmes est un mensonge. Sur le plan des compétences, ce n’est pas parce que vous avez joué dans des scènes de sexe torride que vous connaissez la sexualité des femmes et que vôtre propre expérience de la sexualité vous légitime pour causer de la sexualité féminine qui est tellement complexe qu’elle pose encore aujourd’hui des tas de questions non résolues et qu’elle demeure un mystère pour beaucoup d’experts, ce que vous n’êtes pas.

Quant à avoir un orgasme pendant un viol, savez-vous que la peur, quelle que soit son objet, déclenche des réactions physiques étonnantes et incontrôlables ? En dehors du fait que l’on peut uriner et déféquer dans sa culotte, saigner du nez, de l’anus ou de l’utérus , transpirer excessivement, trembler de tout son corps, avoir un malaise, perdre la raison, perdre la mémoire, faire un pic d’hypertension, perdre la vue momentanément , être paralysée par sidération ou même déclencher un orgasme puisque vous le dites. Il faut croire que cela vous est arrivé pour l’affirmer avec tant d’assurance. Je ne dis pas que cette dernière réaction soit impossible, je dis que l’affirmer comme vous le faites est une manière de rentrer dans le fantasme du violeur et de le conforter dans son crime, minimisant ce dernier puisque la victime en aurait tiré du plaisir. C’est irresponsable et criminel de vôtre part.

Brigitte Lahaie estime que la libération de la parole des femmes victimes de violences sexuelles est actuellement un féminisme qui « n’est pas pour la femme, mais contre l’homme ». A l’instar du magazine « Causeur » parangon de la chasse aux féministes, elle mélange séduction et harcèlement pour en déduire qu’aujourd’hui les hommes n’osent plus aborder les femmes. Elle ne doit pas beaucoup sortir seule de son studio ou alors elle est aveugle, sourde et insensible à tout contact imposé. Quelle est donc l’économie de ce mensonge ? A qui ça profite ? Certainement pas aux femmes quotidiennement harcelées et violées toutes les 7 minutes en France aujourd’hui.

Faudrait-il expliquer à Brigitte Lahaie et les hommes qui la vénèrent qu’il y a un monde entre la séduction et le harcèlement, le charme et la prédation ?

Heureusement, quelques hommes ne tombent pas dans la marre boueuse de Brigitte Lahaie et de ses admirateurs comme ce lecteur du magazine Le Point qui commente son interview :

Par Papageno42 le 15/10/2018 à 12:10

Non, non et non

Non, Mme Lahaie, les films pornographiques ne sont pas « féministes ». Ils font partie de la culture du viol dont vous êtes une des porte-parole, et je vous invite à lire « Pour en finir avec la culture du viol » de Noémie Renard pour mieux le comprendre.

Non, moi qui suis un homme, je n’ai pas peur d’offrir un café ou de déjeuner avec mes collègues féminines. Je me réjouis d’un monde post-MeToo qui commence à se dessiner et où les femmes sont plus libres car mieux respectées. Où les victimes de violences sexuelles qui sont aux 2/3 des enfants (et parmi ces enfants 1/4 de garçons) sont davantage écoutées, entendus, prises en charge. Je ne vois nullement mes possibilités d’aventures sentimentales et érotiques limitées par le respect du consentement.

Mme Lahaie véhicule dans cet interview une culture sexiste, malsaine et violente dont j’espère bien qu’elle va continuer à régresser et à se ringardiser. Et je pense que les hommes ont tout à gagner dans les transformations que le « MeToo » provoque : liberté et sécurité pout toutes et tous, et meilleure protection des enfants contre les prédateurs sexuels.

Brigitte Lahaie : « Le féminisme actuel n’est pas pour la femme, mais contre l’homme »

INTERVIEW. Pour l’animatrice de Sud Radio, après #MeToo, les hommes ne savent plus séduire les femmes. Confidences d’une ex-star du X qui ne regrette rien.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Brigitte Lahaie repond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets lies a l'intimite et a la sexualite, du lundi au vendredi de 12 a 14 heures.
Brigitte Lahaie répond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité, du lundi au vendredi de 12 à 14 heures.© REVELLI-BEAUMONT/SIPA
Elle assume complètement son statut de « scandaleuse », titre d’un ancien livre réédité (éd. La Musardine), seulement cinq mois après Le Bûcher des sexes (éd. Albin Michel), qui répondait à la polémique suscitée par sa phrase prononcée en janvier sur l’orgasme et le viol. « Scandaleuse », elle le reste pour beaucoup, bien qu’elle ait arrêté de jouer dans des films pornographiques depuis plus de trente ans. Voilà dix-huit ans que Brigitte Lahaie tient le micro. À RMC hier, à Sud Radio depuis septembre 2016 (de 14 heures à 16 heures du lundi au vendredi), elle répond aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité. Dans le studio de Sud Radio, juste avant de prendre l’antenne, Brigitte Lahaie nous reçoit avec élégance, le regard franc. Sans peur d’énoncer une idée complexe, choquante, et d’assumer sa phrase sur le fait qu’il soit possible d’avoir un orgasme quand on est violé. Audition libre.

Les collégiens violeurs étaient imprégnés de pornographie

Publié le

On le sait, on en a la preuve chaque fois qu’un prédateur sexuel est interpellé, il a été initié ,formé à la sexualité et aux relations humaines par la pornographie. La pornographie n’influence pas seulement la sexualité des jeunes, elle leur donne un modèle de relation avec autrui, fille ou garçon.

Et pourtant, la pornographie est légale, disponible partout sans effort, jusque dans les foyers à la Télé qui passe des annonces pornographiques bien avant que les enfants ne soient couchés et sur le net où il n’y a ni heure ni âge pour accéder à des images qui mettent en scène des femmes humiliées, maltraitées, manipulées, rabaissées à l’état de trous montés sur pattes, soumises au désir du mâle en rut, harnachées comme des pouliches pour se faire mieux sauter par les violeurs ,qui grimacent et se tortillent selon les ordres donnés par leur maquereau de producteur amateur ou professionnel.

Comment peut-on s’étonner que des enfants dont la psychologie en formation est malléable ne prennent pas pour la vraie vie amoureuse ce que de vieux cochons impuissants ou peine à jouir  leur instillent dans le crâne ? Aujourd’hui, les enfants dès dix ans font des remarques salaces, traitent les filles de putes, n’hésitent pas à leur mettre la main aux fesses, leur faire des gestes obscènes, à leur demander si elles sont « bonnes » ou si elles sucent, émettent des bruits de succion sur leur passage, les déshabillent du regard et leur font nettement comprendre que s’il leur arrive des bricoles, elles n’ont qu’à s’en prendre à elles mêmse allant éventuellement dans certains quartiers à les obliger à porter le voile intégral sous peine de se faire mettre. Certaines enseignantes racontent que parfois des collégiens se masturbent en classe. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle des branleurs.

Il est scandaleux que les maquereaux qui gagnent des milliards en polluant la tête des jeunes et des moins jeunes soient considérés et respectés au nom de la liberté d’entreprendre. Regardez Xavier Niel le génial patron de Free, il a fait son ascension avec les messageries pornographiques, c’est à dire sur la pollution mentale des hommes et des filles aussi qui ne se pensent désirables que si elles ressemblent à des putes. Presque tous les patrons de la presse et des médias ont un pied dans la pornographie soit par investissement direct soit par l’intermédiaire de leurs annonceurs. Ce n’est pas tout, la pornographie est le partenaire silencieux de toutes les technologies de communication, même les plus inattendues comme l’informatique médicale.

On ne touche pas à l’industrie pornographique parce que ça rapporte des milliards et parce que c’est tellement répandu que la pornographie est devenue la norme de l’activité sexuelle et des relations entre femmes et hommes. Qui la critique est qualifié de coincé, de ringard, de réac, de mal baisée quand c ‘est une femme, de grenouille de bénitier, de facho, de père-la-pudeur ou de censeur.

Pourtant, si on fait le compte de ce que la pornographie rapporte et de ce qu’elle coûte à la société, je suis certaine que cette dernière est perdante. Combien coûte la pornographie en frais de justice, de police, de répression, de soins remboursés par la sécurité sociale parfois à vie pour les femmes violées, pour les enfants victimes de violences sexuelles ? Combien coûte la pornographie à la société en termes d’échec scolaire et par la suite de chômage ? Que coûte la pornographie en termes de dysfonctionnements sociétaux dans les écoles, les universités, les entreprises et dans l’espace public ? Et que dire du coût de la prostitution qui est le corollaire de la pornographie ?

La pornographie est un fléau aussi nocif pour l’individu et la société que les drogues et tout ce qui provoque les problèmes de comportement. Qui s’en soucie à part les victimes ? A côté de la pornographie, le cannabis c’est de la rigolade.

Quant aux rabatteuses, ils semble que la clémence de la justice vis à vis de l’appât qui a conduit à la mort Ilan Halimi ait encouragé d’autres filles à suivre son modèle espérant devenir aussi choyée et célèbre qu’elle …

Cinq collégiens de 14 à 16 ans ont été placés en détention, soupçonnés d’avoir violé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) une élève du même établissement âgée de 13 ans, avec la complicité de deux adolescentes, dont l’une a également été écrouée.

La jeune fille aurait été violée à deux reprises, fin avril et fin mai, dans les parties communes d’immeubles du quartier populaire du Franc-Moisin à Saint-Denis, non loin du collège où tous les protagonistes de cette affaire sont scolarisés.

Cinq garçons auraient participé aux viols alors que deux jeunes filles, que la victime considérait comme des amies, ont servi de « rabatteuses », a indiqué le parquet de Bobigny, confirmant une information du Parisien.

L’une d’elles serait la petite amie d’un des mis en cause. Se refusant à certaines pratiques sexuelles avec lui, elle l’aurait dirigée vers la victime.

Certains ont reconnu que les viols avaient été filmés, mais les vidéos ont été effacées. Selon Le Parisien, deux des adolescents qui seraient les meneurs, étaient « imprégnés d’images de films pornographiques ».

Inconnus jusqu’ici des services de police, tous les sept ont été mis en examen jeudi soir pour « viols en réunion » et « complicité de viols en réunion ». Ils ont tous été incarcérés, à l’exception d’une adolescente qui a été placée dans un foyer.

Les viols se sont ébruités début juin dans leur collège. C’est d’ailleurs un surveillant de l’établissement qui, après avoir entendu une rumeur sur une vidéo de « tournante », avait alerté la direction du collège, qui a contacté la police.

L’enquête a été menée par le commissariat de Saint-Denis, prévenu le 6 juin, qui est parvenu à identifier les différents acteurs.

Arrivée en cours d’année dans l’établissement, la victime est traumatisée. Elle s’est vue prescrire 30 jours d’incapacité totale de travail.

La jeune fille, ainsi que sa famille, subirait des pressions depuis l’éclatement de l’affaire. « En cas de pressions avérées, le parquet fera diligenter une enquête et engagera des poursuites », a-t-il prévenu.

Devant le collège Garcia-Lorca, où tous étaient scolarisés, les collégiens étaient peu nombreux vendredi midi à s’exprimer sur les faits.

« On ne parle pas de ça, on n’écoute pas ce qui se dit », a dit Kani, élève de 3e, tout en se disant « choquée ». « C’est une prof qui m’a dit qu’ils (les collégiens mis en examen, ndlr) ne seraient pas dans ma classe l’année prochaine, parce qu’ils ont été arrêtés », a ajouté une autre élève, qui n’a pas souhaité donner son prénom.

« Elle (la victime, ndlr) était peut-être consentante », lâche sérieusement une autre.

L’établissement de 500 élèves dit « Eclair », le classement réservé aux établissements les plus en difficulté, est situé au milieu de barres d’immeubles.

« Les enseignants sont confrontés à de grosses difficultés, mais ils font face admirablement », a dit à l’AFP Marc Bablet, directeur académique adjoint en Seine-Saint-Denis. Cependant, « ces incidents peuvent aussi se produire dans les beaux quartiers », a-t-il estimé.

« C’est un fait grave, et rare heureusement, mais ça existe », a dit M. Bablet, reconnaissant qu’il pouvait arriver « que ça ne soit pas dénoncé ».

Au collège, « dans l’immédiat, il faut travailler pour absorber le choc ». Un accompagnement de l’équipe éducative a été mis en place afin de l’aider à parler des faits avec les élèves.

A la rentrée prochaine, un travail de prévention doit également être mené. « S’il se passe des choses comme ça, on peut craindre que ça se reproduise, donc il faut travailler sur la représentation de la sexualité », a expliqué M. Bablet.

http://fr.news.yahoo.com/six-coll%C3%A9giens-incarc%C3%A9r%C3%A9s-apr%C3%A8s-viol-dune-adolescente-%C3%A0-105830672.html

Pour l’enseignement critique de la pornographie dès le collège

la dictature de la pornographie

Les procès des violeurs de Cécilia Gueye ont mis en évidence l’impact de la pornographie sur les pratiques sexuelles des jeunes et des garçons en particulier.

Cessons de fermer les yeux sur le monde parallèle de la pornographie qui a infiltré massivement l’Internet et notre paysage quotidien à travers les publicités porno chics et les couvertures de magazines affichées sur les kiosques et les devantures de marchands de journaux.

On a dit que la pornographie était le partenaire silencieux des nouvelles technologies de communication qui vont de l’informatique médicale à la téléphonie mobile en passant par la TV numérique et l’Internet sous toutes ses formes. La pornographie a connu un essor sans précédent avec la vulgarisation et l’accessibilité de l’Internet. Les pornographies ont saisi leur chance comme ils l’ont saisie de tous temps depuis que l’image existe. Léonard de Vinci et ses contemporains dessinaient des cochonneries, comme plus tard Dali ou Picasso. Toutefois ces oeuvres d’art étaient réservées à une élite. La découverte de la photographie a permis aux amateurs de réaliser et diffuser des photos pornographiques y compris pédophiles. Est venu le temps du téléphone qui a donné libre cours à toutes sortes de fantasmes notamment sur les « demoiselles du téléphone ». Le film a permis d’augmenter la production et la diffusion de sujets pornographiques et avec l’Internet, c’est l’explosion. Du porno pour tous, partout et tout le temps.

La pornographie est omniprésente en France au point qu’un ami de retour en France me disait : « c’est une atteinte à ma vie privée ». Cet adulte voulait dire que sa vie sexuelle, ses émotions sexuelles, sa vie intime étaient sollicités par le marché de la pornographie sans lui laisser le choix, que c’était une véritable dictature. Imaginez alors ce que cette dictature fait aux enfants. Elle façonne leurs attentes sexuelles et leur pratiques dès le plus jeune âge, avant même qu’ils ne choisissent eux-mêmes d’approfondir leurs connaissances en se plongeant dans des magazines spécialisés ou en visionnant des films pornographiques à la TV ou sur l’Internet. L’incitation à la pornographie est obsessionnelle. On ne peut pas y échapper.

A la télé je suis souvent importunée par une avalanche de publicités pour des sites et des téléphones pornographiques à des heures de grande écoute. Toutes ces publicités ont en commun de s’adresser aux hommes et de présenter les femmes comme des objets de consommation . Elles donnent, comme toutes les pornographie, une image extrêmement dégradante et choquante des femmes.

Cette formation sauvage à la pornographie est révélée par les enquêtes de police qui font suite aux crimes et délits sexuels. Les policiers trouvent presque toujours des documents pornographiques dans les affaires personnelles des criminels. L’argument qui prétend que les images pornographiques agissent comme une soupape de sécurité pour libérer les pulsions agressives au profit du contrôle de ces mêmes pulsions, cet argument ne tient pas. Les faits parlent d’eux-mêmes. Et pourtant, nos dirigeants ferment les yeux sur les dégâts provoqués par la pornographie.

Le viol est l’une des conséquences de la diffusion massive de documents pornographiques. Tous les violeurs sont des consommateurs réguliers, voire intenses, de la pornographie. Et cette pornographie est particulièrement dégradante pour les femmes qui y sont traitées comme des trucs justes bons à faire éjaculer -ou jouir-les mecs. Ces images contribuent à inférioriser les femmes et participent de leur oppression. On ne peut pas respecter des trucs à éjaculer.

A l’occasion du procès des violeurs assassins de Cécilia Gueye, les fantasmes pornographiques ont été évoqués. est apparu le gang-bang. Comme je ne connaissais pas cette chose, je l’ai tapée dans Google et en deux clics et un quart de seconde, je me suis trouvée devant un film dans lequel une jeune femme blonde tripotait en gémissant les bites de 12 hommes (il parait que le record est de 917 !) de toutes les couleurs.  http://www.mypornmotion.com/video/gang-bang-12-mecs-pour-1-fille-1415

Je dois dire que je n’en revenais pas et que je me consolais en me disant « Ah, ce kil faut pas faire pour s’informer  pour informer! ».

Outre le sujet du film qui met en scène une actrice porno d’une manière minimaliste qui laisse entendre que c’est du réel, j’ai été choquée par la facilité avec laquelle ce genre de chose pouvair être vue par n’importe qui.

Liberté versus pornographie

Je vois d’ici les pornographes et autres prostituteurs hurler au crime de lèse liberté de leurs fantasmes et, surtout des intérêts de leurs couilles en or. Hé bien non, messieurs, vous ne me culpabiliserez pas. J’estime que l’exercice de la sexualité est une chose merveilleuse d’ordre privé et intime. Là où il y a problème c’est quand des types avides de pognon inventent des produits de grande consommation nuisibles à la liberté sexuelle. La liberté sexuelle, ce n’est pas troncher, niquer, baiser, et faire n’importe quoi au nom de la sainte éjaculation. La liberté sexuelle est l’antithèse de la pornographie. C’est le plaisir de découvrir le corps et les réactions de la partenaire, ou du partenaire, de se faire du bien dans l’échange et l’émerveillement de ses propres trouvailles. Qui aujourd’hui, parmi les jeunes, est suffisamment structuré pour se libérer de l’impact répugnant de la pornographie au profit de ses propres réactions et de l’expérimentation de ses propres sensations ?

Mon fils avait dix ou onze ans lorsque j’ai trouvé dans sa chambre un dépliant pornographique. Sur le moment, j’ai été déçue. Quoi ? mon fils à moi, si bien élevé, mange de cette soupe-là ? Bon, je me suis ressaisie et je lui ai expliqué tranquillement qu’il n’y avait rien de plus délicieux que d’imaginer des choses avec la fille qu’on aime, que cela demandait du temps, de l’attention, des dons d’observation, d’être à l’écoute de l’autre et de soi-même. Je lui ai dit que laisser rentrer dans sa tête les fantasmes hideux de vieux saligauds qui mettaient en scène des fantasmes odieux dans le seul but de flatter les bas instincts de l’homme pour se faire du fric. A ce propos, une petite pensée pour le répugnant Xavier Niel, patron d’Ilyad/Free qui a fait sa fortune avec du téléphone pornographique et qui continue avec l’Internet pornographique sous couvert d’offrir aux consommateurs les  tarifs les plus bas du net. Comme ça, il n’y a pas de vilaine jalouses comme moi, toutes et tous nous profitons de l’industrie du porno.

Une seule réponse, l’éducation

Nous devons cesser de faire les hypocrites et de ne pas faire face à l’influence de la pornographie dans la société. La pornographie ne doit pas rester ce monde clandestin qui accompagne toutes les technologies de communication et connaît un raz de marée avec l’internet. Nous ne pourrons pas l’endiguer. La seule solution est d’apprendre aux enfants à y faire face dès leur plus jeune âge puisque nous savons qu’à onze ans, pratiquement tous les enfants ont visionné de la pornographie.

Ce constat est valable aussi pour l’incitation à la violence et la prostitution.

Campagne américaine contre la pornographie : le porno ça coûte moins que sortir avec une fille

Je suis donc favorable à l’enseignement critique de la pornographie au collège afin d’apprendre aux enfants le recul nécessaire devant des sollicitations inévitables et leur apprendre à distinguer la réalité des fantasmes adultes. Par exemple, les films de Gang-bang mettent en scène une actrice et des acteurs tout en laissant croire que le gang-bang est une activité comme une autre, que c’est banal et qu’il faudrait être fou pour s’en priver.

Respecter autrui commence très tôt. Respecter l’évolution physique et psychologique de l’enfant c’est indispensable pour construire des adultes respectueux d’autrui et responsables de leurs actes.

Campagne américaine : sois un homme, respecte les femmes

La pornographie enseigne le mépris des femmes

Il y a un lien évident entre l’oppression des femmes, leur infériorisation, leur absence de droits, leur domination par les machos, leur disqualification, leur strapontin dans la société et leur image véhiculée par la pornographie. Il y a un lien entre la dictature de la pornographie et la fréquence des viols en France, soit toutes les 20 mn. Il y a un lien entre le non respect de la loi sur la parité et la pornographie. Il y a un lien entre l’écart des salaires masculins et féminins et la pornographie.

La pornographie participe d’un tout organisé et géré par les hommes sur le dos -si on peut dire-des femmes.

NB

Vous me trouvez vulgaire ? non je suis grossière quand il le faut pour précisément souligner la vulgarité de certains faits.

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