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Archives de Tag: égalité femmes/hommes

Egalité femmes/hommes. Macron ne tient pas ses promesses !

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Nombreuses sont les féministes qui ont soutenu Emmanuel Macron contre …une femme, Marine Le Pen. Alors bien sûr, le choix était difficile entre un candidat Canada dry de la nouveauté et une candidate entourée de négationnistes et de pétainistes…

Comme toujours, priment pour la plupart des féministes, la lutte des classes, la lutte pour la défense du pauvre petit immigré mâle refusé d’entrée dans les boîtes de nuit, la lutte contre la discrimination au faciès de sujets peuplant les prisons à 60% dont 30% incarcérés pour crimes et délits sexuels envers les femmes, la lutte pour ces libertés qui profitent surtout aux mâles, la lutte pour la « liberté de porter le voile », la lutte contre l’essentialisme et la lutte contre le racisme qui ne tient pas compte du racisme anti-femmes à savoir la misogynie et le sexisme, toutes ces luttes rassemblent des femmes dressées à défendre l’intérêt du mâle avant le leur. Syndrome de Stockholm ? Complexe de maternage ? Manque de confiance en soi ? Altruisme pathologique ? Servitude et soumission volontaires ?

Je rappelle que la discrimination sexiste est la discrimination la plus universelle dans l’espace et dans le temps, tellement universelle qu’hommes et femmes s’en accommodent et ne la voient même plus.

Le féminisme ne pourra pas progresser tant que la plupart des féministes se rallieront à toutes les émanations de la gauche, y compris les syndicats et tous ceux qui pensent que l’oppression des femmes est une contradiction secondaire, la lutte des classes étant la contradiction principale. L’Histoire montre que les luttes féministes ont été toujours écrasées par les gauches et pourtant, les féministes dans la majorité continuent à se soumettre aux idéologies de gauche comme si elles ne pouvaient pas être assez fortes et justes pour s’en détacher.

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Regardez la photo officielle du premier gouvernement Macron/Philippe pour constater que la parité annoncée n’est même pas de façade puisque, dans l’ordre protocolaire, les femmes sont placées au fond de la classe (politique)

La première photo officielle du gouvernement d'Edouard Philippe.

Photo officielle du premier gouvernement Macron/Philippe. Cherchez les femmes.

Vidéo du premier conseil des ministres 

Des féministes ont exprimé leur déception des choix de Macron sachant qu’il avait donné une lueur d’espoir en disant que le premier ministre pourrait être une femme et qu’il créerait un grand ministère des Droits des femmes. Ces mêmes féministes s’étaient prononcées en faveur de l’élection d’Emmanuel Macron ayant cru à ses promesses ne voulant pas voir que les principaux acteurs de sa campagne étaient des hommes ce qui pourtant augurait mal de l’avenir.

Mais ce n’est pas fini car, en fonction des résultats des législatives de juin, le gouvernement Philippe sera remanié et les Macronettes risquent fort d’être jetées comme le furent les Jupettes. Rapppelons-nous que notre nouveau premier ministre, Edouard Philippe est un bébé Juppé, de là à imaginer qu’il en a les méthodes …

On appelle « juppettes », terme qui est par la suite régulièrement considéré comme sexiste et condescendant, les femmes qui font partie du premier gouvernement d’Alain Juppé du 17 mai 1995 au 7 novembre 1995. Elles sont douze, nombre inhabituel dans les annales, mais qui ne dure pas longtemps, par suite de leur éviction rapide. Elles occupent pour la grande majorité d’entre elles des postes de secrétaires d’État, ou des ministères de second ordre…À la suite du premier remaniement d’importance, seules trois d’entre elles ont continué à exercer leurs fonctions : Anne-Marie Idrac, Margie Sudre et Corinne Lepage, tandis qu’une quatrième, Anne-Marie Couderc, a connu une promotion en passant de secrétaire d’État à ministre délégué pour l’Emploi.

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Ce gouvernement Macron/Philippe est destiné à une courte vie étant donné qu’il est formé à environ un mois des élections législatives dont le résultat entraînera un remaniement, majorité présidentielle à l’Assemblée oblige. Si République en Marche n’obtient pas une majorité de députés, nous assisterons une fois de plus à une cuisine politique dont il y a fort à parier que les femmes en feront les frais, comme d’habitude.

J’espère me tromper mais, au regard de l’Histoire, je suis extrêmement pessimiste.

La Connectrice

Egalité femmes/hommes, les insuffisances du gouvernement Philippe : réactions de féministes

  • Nous n’aurons pas de Ministère des Droits des Femmes

« J’aimerais que ce soit une femme » tweetait le Président le 28 mars. Il parlait de la future Première Ministre, vous l’avez compris. C’est encore loupé ! Non pas que le fait d’avoir une femme Première Ministre soit le garant d’un féminisme forcené, mais ce caractère totalement unisexe de nos institutions commence vraiment à être lassant pour plus de la moitié de la population !

Et puis rebelote ! On revendiquait d’avoir au moins un Ministère des Droits des Femmes. Pas un petit ministère griffonné sur un coin de table, encore moins un humiliant secrétariat d’état mais un vrai Ministère avec une Majuscule, entièrement dédié, pérennisé, avec un budget conséquent et des pouvoirs reconnus lui permettant de peser sur les autres Ministères pour s’assurer de la transversalité de sa politique. Et une vraie administration aussi. Un Ministère doté de suffisamment de pouvoir pour ne pas perdre tous les arbitrages . Non pas, là aussi, que nous croyons que les inégalités structurelles se régleront à travers un Ministère. Des siècles de patriarcat balayés en 5 ans, ça on n’y croit pas. D’autant plus qu’Emmanuel Macron prévoit des mesures de libéralisation de l’économie qui toucheront durement les femmes. Mais quand même, on arrive mieux à faire pression quand il y a un Ministère, l’histoire contemporaine l’a prouvé. Le mieux serait qu’on n’ait plus besoin de Ministère, mais on en est visiblement pas là…. Alors…. Un Ministère on ne l’a pas. Tout juste un secrétariat d’état. Une subordination. Alors, le renouvellement ça n’est pas pour aujourd’hui. Ça ne nous étonne pas de la part d’un Président de droite et de droite. Nous prenons date, de suite, pour continuer le combat. Ce n’est qu’un début.

Collectif National pour les Droits des Femmes

  • Gouvernement paritaire et Secrétariat d’État chargé de l’égalité des femmes et des hommes : l’exigence d’égalité réaffirmée

Conforme à l’engagement d’Emmanuel MACRON en tant que candidat, le Gouvernement nommé ce jour est strictement paritaire – 11 femmes, 11 hommes, ministres ou Secrétaires d’État, en dehors du Premier ministre. Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) salue cette décision, fortement attendue, qui répond à une exigence d’exemplarité de l’État, de justice sociale, de démocratie et d’efficacité des politiques publiques. Le Haut Conseil à l’Égalité relève toutefois qu’au sein du nouveau Gouvernement, seule 1 femme occupe l’un des ministères régaliens. Et s’ouvre désormais une nouvelle étape dans l’exigence républicaine et démocratique de parité : la constitution des cabinets ministériels. La cohérence implique d’y garantir la parité afin qu’à tous les postes de décisions politiques, les femmes, au même titre que les hommes, puissent trouver leur place.

La politique publique d’égalité entre les femmes et les hommes est confiée à Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État placée auprès du Premier ministre, que Danielle BOUSQUET, Présidente du HCE, félicite chaleureusement. Si le HCE regrette que les droits des femmes ne soient plus portés par un.e ministre de plein exercice, il espère que le positionnement auprès du Premier ministre sera la garantie d’une politique d’égalité véritablement transversale et interministérielle.

« Le Haut Conseil à l’Égalité continuera, par sa voix et ses travaux, à porter une analyse indépendante, exigeante et constructive sur les politiques publiques menées en matière de droits des femmes et d’égalité », assure Danielle BOUSQUET, présidente du Haut Conseil à l’Égalité. Annoncée comme étant « la grande cause nationale de son quinquennat » par Emmanuel MACRON, la politique publique en faveur de l’égalité doit maintenant être dotée de moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux, afin que l’action portée par Marlène SCHIAPPA ait un impact concret sur la vie des femmes et dans la durée. En effet, le rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes ? » publié en septembre 2016, en partenariat avec des associations et des organisations publiques, dénonçait l’insuffisance du budget attribué à la ministre chargée des Droits des femmes.

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes

  • Nouveau gouvernement : une parité de façade

Emmanuel Macron l’avait promis : son gouvernement serait paritaire. Sa composition vient d’être annoncée, et effectivement, il y a 9 hommes et 9 femmes ministres, ainsi que 2 hommes et 2 femmes secrétaire d’Etat. Oui, mais…

  • Nous comptons 9 hommes avec un ministère de pleine délégation contre 7 femmes avec la même prérogative, 2 femmes étant ministres sous tutelle (Elisabeth Borne ministre sous tutelle de Nicolas Hulot et Marielle de Sarnez ministre sous tutelle de Jean-Yves Le Drian).
  • Parmi les 3 personnes ayant le titre de “ministre d’Etat”, donc arrivant en tête dans l’ordre protocolaire du gouvernement, nous ne comptons aucune femme.

La volonté du Président de la République de faire de l’égalité femmes-hommes une “grande cause nationale” commence donc plutôt mal.

Concernant l’égalité femmes-hommes, là encore, la déception est au rendez-vous. Emmanuel Macron s’était engagé dans l’entre-deux tours de la présidentielle à mettre en place un ministère des droits des femmes de plein exercice. En lieu et place, est instauré un secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, ce secrétariat d’Etat est placé sous l’autorité du Premier ministre, ce qui garantit en théorie des moyens importants. Mais Edouard Philippe accordant peu de considération à cette question, nous sommes très dubitatives.

Osez le féminisme ! souhaite à Marlène Schiappa de pouvoir porter haut et fort au sein de ce nouveau gouvernement des mesures concrètes pour les droits des femmes et l’égalité femmes-hommes, en espérant que son secrétariat d’Etat soit doté d’un budget à la hauteur des enjeux. Nos attentes sont grandes, et nous avons hâte de prendre connaissance de la feuille de route de la nouvelle Secrétaire d’Etat.

Osez le Féminisme !

  • Nomination du nouveau gouvernement : l’égalité en marche arrière…

Sans grande surprise, malgré les beaux discours du candidat Macron, il n’y aura pas de femme première ministre !

Sans grande surprise non plus, l’égalité entre les femmes et les hommes n’héritera pas d’un grand ministère de plein droit, de plein exercice, avec des moyens adéquats. Un secrétariat d’Etat suffira bien ! Pour la grande cause nationale, promesse de campagne, c’est raté !

Certes, l’intitulé n’est cette fois-ci plus accolé à la petite enfance. Certes, le nouveau gouvernement est d’un point de vue arithmétique, paritaire, mais un secrétariat d’état en lieu et place d’un Ministère, envoie un signe très négatif aux féministes et aux progressistes. Sans parler des premières nominations, de la garde rapprochée du Président, qui sont exclusivement masculines.

Faire du nouveau ne se décrète pas, il faut des actes !

Les communistes continueront à mener le combat pour qu’enfin les droits des femmes soient considérés comme prioritaires, pour que le droit à l’IVG et à la contraception soit garanti et renforcé, pour débarrasser la société des violences faites aux femmes. »

Laurence Cohen, Responsable nationale du PCF pour les Droits des femmes et le Féminisme.

  • Nouveau gouvernement: les droits des femmes ne valent pas Ministère

C’est avec déception que la CLEF a pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement: pas de ministère de plein exercice pour les droits des femmes malgré les bonnes intentions affichées lors de la campagne présidentielle par le nouveau président, Emmanuel Macron! Qui plus est, l’intitulé du Secrétariat d’état, non des droits des femmes mais de « l’égalité entre les femmes et les hommes » nous interroge. Nous serons vigilantes à ce que ce changement sémantique n’augure pas d’un périmètre d’intervention réduit.

Si, dans la composition du nouveau gouvernement, la parité est formellement respectée, force est de constater que l’attribution des Ministères perpétue les stéréotypes de genre qui, depuis trop longtemps, prévalent. A l’exception notable de la nomination de la Ministre des Armées, dont nous nous félicitons, les femmes ne se voient attribuer aucun ministère régalien. Où est la modernité ? où est le renouveau promis?

Notre déception est à la mesure des espoirs que nous avons portés pour le succès de cette équipe gouvernementale .

La Clef tient cependant à féliciter Madame Marlène Schiappa pour sa nomination de secrétaire d’Etat et l’assure de sa détermination à soutenir son action.

Coordination Française du Lobby Européen des Femmes

  • Et ainsi disparut le ministère des Droits des femmes

Cela va être dur pour la « grande cause nationale ». Je souhaite bon courage à Marlène Schiappa, elle en aura besoin pour mener à bien sa mission dans un tel gouvernement.

Emmanuel Macron est donc bien un homme de droite avec un programme de droite et un premier ministre de droite.

Laura Slimani, porte-parole de B Hamon sur les questions d’égalité femmes/hommes

Pour en savoir plus

Lettre ouverte pour la pérennisation d’un Ministère des Droits des femmes

Associations, collectifs, fédérations, institutions et universitaires engagés pour l’égalité femmes-hommes interpellent Emmanuel Macron pour que les moyens accordés à ce combat soit à la hauteur. «L’existence de politiques concrètes et transversales visant à l’égalité FH dans tous les secteurs de la société et donc tous les ministères, est essentielle. Mais cette transversalité ne peut être animée sans un Ministère spécifique avec une administration et des délégué.e.s sur l’ensemble du territoire.» 

Monsieur le Président,

Vous aviez pris l’engagement que l’égalité femmes-hommes (FH) serait la grande cause nationale de votre quinquennat et nous nous en réjouissons.

L’égalité FH, nous la connaissons, elle est notre horizon. Associations, collectifs, fédérations ou fondations, institutions, universitaires, nous œuvrons dans les écoles, dans les entreprises, dans la rue, partout, chaque jour en France et dans le monde pour qu’elle devienne une réalité. Mieux que quiconque nous le savons, les chiffres des inégalités et des violences faites aux femmes nous le confirment : l’égalité FH ne sera réelle qu’avec une forte volonté politique et les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre.

Alors qu’une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon et que les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, il est temps d’atteindre l’égalité réelle, que la vie des femmes s’améliore enfin.

Le rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes? Une sonnette d’alarme » publié par nos organisations, en septembre 2016, a mis l’accent sur l’importance d’accorder des moyens à notre cause et la faiblesse de ceux-ci jusqu’à présent. Sous le précédent quinquennat, le Ministère des Droits des femmes fonctionnait avec le plus petit budget de l’Etat : 0,006% du budget total. Pour mener à bien nos missions et faire progresser significativement la société vers une égalité réelle, il est nécessaire qu’un ministère consacré à cette mission soit doté de moyens suffisants.

L’existence de politiques concrètes et transversales visant à l’égalité FH dans tous les secteurs de la société et donc tous les ministères, est essentielle. Mais cette transversalité ne peut être animée sans un Ministère spécifique avec une administration et des délégué.e.s sur l’ensemble du territoire. Les mandatures précédentes nous l’ont prouvé, lorsque l’un ou l’autre a failli, l’égalité a stagné, voire reculé. Ces deux dynamiques, transversales et spécifiques, sont l’armature étatique sans laquelle notre légitime ambition ne peut se réaliser.

Le budget accordé à nos actions est directement corrélé à l’importance qu’on y porte : le Président Trump mène une bataille au niveau mondial pour faire reculer nos combats en asphyxiant financièrement les organisations qui les portent, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs. Dans un contexte européen et international, où la montée des nationalismes et des conservatismes menace sérieusement les organisations de défense des droits des femmes vous affirmeriez, Monsieur le Président, la voix singulière de la France.

Signataires :

  • Le Fonds pour les Femmes en Méditerranée
  • La Fondation des Femmes
  • Force Femmes
  • Women’s Worldwide Web
  • ONU Femmes France
  • Le Collectif Féministe Contre le Viol
  • Excision, parlons-en!
  • Regards de femmes
  • Les EfFRONTé-e-s
  • Le Conseil National des Femmes Françaises
  • Collectif Féministe Femmes Racisées et Antispécistes
  • Education Féministe
  • Mémoire Traumatique et Victimologie
  • En avant toute(s)
  • Élu.e.s Contre les Violences faites aux Femmes
  • Du côté des femmes de Haute-Garonne
  • Le Fit-Une femme un toit
  • Afrika93
  • Le Mouvement du Nid
  • Osez le Féminisme!
  • La Maison des femmes de Paris
  • Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
  • Femmes solidaires
  • Pour qu’elle Revienne
  • La Compagnie du Hasard
  • Le lien théâtre
  • l’Amicale du Nid
  • Mouvement HF – Egalité femmes-hommes dans les arts et la culture
  • Réussir l’égalité Femmes-Hommes
  • Le Planning Familial
  • Social Builder
  • Du côté des Femmes
  • Femmes Ingénieurs
  • Catherine Ladousse, co fondatrice et Présidente de l’association du Cercle InterElles
  • Le Rajfire
  • L’Assemblée des Femmes
  • Led By HER
  • le Cri 93
  • Femmes contre les Intégrismes
  • Femmes au-delà des mers
  • Marche Mondiale des Femmes
  • Les Glorieuses
  • l’Égalité c’est pas sorcier!
  • Fondation Scelles
  • la CLEF
  • Bagdam Espace lesbien
  • IEC / Institut Émilie du Châtelet
  • Collectif féministe contre le cyberharcèlement
  • Association Nationale des Etudes Féministes

Soutiens :

  • Pascale Vion présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité du CESE
  • Diane Roman, Professeure de droit, Université François-Rabelais, Tours
  • Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, membre du Collectif des Créatrices de Bande dessinée contre le Sexisme.
  • Brigitte Martel-Baussant, membre du Laboratoire de l’Egalité et de la CNCDH
  • Marie Moinard, Éditrice et scénariste du collectif En chemin elle rencontre…
  • Silvina Stirnemann, photographe, membre de H.I.J.O.S.-PARIS.
  • Sophie Adriansen, écrivaine
  • Laura Flessel, épéiste
  • Laura-Maï Gaveriaux, reporter de guerre indépendante

 

8 mars 4/5. Les femmes pour un monde 50-50 en 2030

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#Journéedesfemmes

 http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day#sthash.OQJFAsfA.NBLuuQBA.dpuf

  • À propos de la Journée internationale des femmes

Les Nations Unies ont commencé à célébrer la Journée internationale des femmes (JIF) le 8 mars en 1975, l’Année internationale des femmes. Deux ans après, en décembre 1977, l’Assemblée générale adoptait une résolution proclamant qu’une Journée des Nations Unies devait être consacrée chaque année par les États membres aux droits des femmes et à la paix internationale à une date à leur convenance, et conformément à leur histoire et traditions nationales.

La Journée internationale des femmes prend son origine dans les activités des mouvements ouvriers du tournant du XXe siècle, en Amérique du Nord et en Europe. La Journée internationale des femmes a depuis pris une nouvelle dimension mondiale pour les femmes dans les pays développés et ceux en développement. Le mouvement international des femmes, qui s’est accru et a été conforté par quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a permis de faire de cette commémoration un point de ralliement du soutien aux droits des femmes et de leur participation sur la scène politique et économique.

De plus en plus, la Journée internationale des femmes est l’occasion de revenir sur les progrès réalisés, d’appeler au changement et de célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un remarquable rôle dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés.

Voir notre couverture de la Journée internationale des femmes dans les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

– See more at: http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day#sthash.OQJFAsfA.NBLuuQBA.dpuf

Le thème 2017 de la Journée internationale des femmes (JIF) du 8 mars est « les femmes dans un monde du travail en évolution : pour un monde 50-50 en 2030 ».

Le monde du travail évolue, avec d’énormes conséquences pour les femmes. D’une part, les avancées technologiques et la mondialisation représentent des opportunités inédites pour celles qui y ont accès. D’autre part, l’informalité du travail, l’inégalité des revenus et les crises humanitaires ne cessent d’augmenter.

Dans ce contexte, seules 50 pour cent des femmes en âge de travailler font partie de la main-d’œuvre mondiale contre 76 pour cent pour les hommes . En outre, une très grande majorité de femmes travaille dans l’économie informelle, les soins subventionnés et les tâches domestiques et exercent des activités peu rémunérées et peu qualifiées, ne bénéficiant que d’une très faible, voire d’aucune, protection sociale. L’égalité entre les sexes dans le monde du travail est un impératif du développement durable.

La célébration organisée par les Nations Unies le 8 mars rappellera à tous les acteurs de franchir le pas pour l’égalité entre les sexes pour un monde 50-50 d’ici 2030, en faisant en sorte que le monde du travail accueille toutes les femmes.

La 61e session de la Commission de la condition des femmes (CSW61), qui se tiendra du 13 au 24 mars au siège des Nations Unies débattra de « l’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution ». En savoir plus »

Les femmes dans un monde du travail en évolution : pour un monde 50-50 en 2030

Phumzile Mlambo-Ngcuka. Photo : Marco Grob.

Message de la directrice exécutive d’ONU Femmes

« Nous voulons bâtir un monde du travail différent pour les femmes. En grandissant, les filles doivent être exposées à un large éventail de carrières et être encouragées à faire des choix qui les mènent à des emplois dans les secteurs de l’industrie, de l’art, de la fonction publique, de l’agriculture moderne et des sciences, au-delà des services ménagers et d’aide à la personne traditionnels. » Lire le message complet »

[ Également disponible en : ar | en | ru | es | zh ]

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Les femmes au sein de la population active mondiale

 

Cette image colorée de style pop art se présente sur un fond bleu à pois et nous montre une scientifique en sarrau de laboratoire qui porte des lunettes protectrices et tient un bécher. Elle dit dans un phylactère : «Des femmes en sciences? Absolument!» Sous le phylactère, apparaît le mot-clic «L’#ÉgalitéCompte». Dans le coin supérieur droit, on peut lire en caractères violets : «Journée internationale des femmes»

 

 

8 mars 3/5. Journée internationale des droits des femmes

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Féminisme. Inauguration des « Voisines » le 29 septembre 2016

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Cette initiative est fort intéressante mais, en tant que féministe historique, je sais par expérience que, dans un groupe, des membres habitées par leur propre intérêt ont l’intention ferme de tirer la corde à elles. Le souci du bien commun fait toujours défaut, particulièrement dans la société actuelle où individualisme et communautarisme règnent plus que jamais.
J’applaudis donc à l’initiative des Voisine tout en restant prudente.
Je pense toutefois qu’il serait dommage de refuser d’y participer parce que les féministes sont malheureusement très divisées et qu’il n’y a pas de véritable mise en commun des initiatives, ce qui nous affaiblit individuellement.
Il faudrait donc pouvoir proposer aux « Voisines », un pacte de solidarité qui établit que quelles que soient les initiatives des unes et des autres, si elles mettent en lumière un aspect de la condition des femmes et proposent des actions, alors toutes les Voisines devront les soutenir et les encourager à la mesure de leurs moyens, y compris à l’échelle de leur intérêt pour une action spécifique.
Par exemple je n’ai pas eu d’intérêt pour les actions de « Osez le féminisme » comme « osez le clitoris » ou « Madame ou mademoiselle » ou l’adhésion à l’opposition à la loi « travail » mais je ne m’y suis pas opposée sur mon blog.  Idem pour les Femen dont j’ai mis les aspects positifs en valeur. Par contre je ne me sens pas concernée par LGBT qui phagocyte les revendications féministes au profit de la légalisation de la GPA à laquelle je suis totalement opposée.
Moi la première, j’ai tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain sans nuances et je pense que c’est dommage pour la cause des femmes. Nous avons encore beaucoup à faire pour conserver nos acquis et en obtenir d’autres. Toutes les forces féministes, femmes et hommes, sont nécessaires.
Alors je ferai un effort pour suivre et peut-être participer aux Voisines. Qui vivra verra…
La Connectrice

Chèr.e.s ami.e.s

Les Voisines, premier espace de travail partagé dédié aux associations travaillant à l’égalité femmes/hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes vous invite à son inauguration le 29 septembre 2016 à partir de 19h00. 

Les Voisines est un projet, initié par la Fondation des Femmes, qui a pour but d’offrir aux associations les moyens matériels de mieux lutter pour l’égalité femmes/hommes et contre les violences faites aux femmes.

Les Voisines ce sont neuf associations, fonds et fondation parmi lesquelles la Compagnie Desamorces, En avant toute(s), Excision parlons-en!, La Fondation des Femmes, le Fonds pour Femmes en Méditerranée, l’Organisation des Femmes Africaine de la Diaspora (OFAD), Osez le Féminisme !, l’Union Régionale Solidarité Femmes Ile de France (URSF-IDF) et Vox Femina.

Les Voisines sont installées depuis le 20 juin au sein d’un espace innovant et alternatif : Les Grands Voisins, anciennement l’hôpital de Saint-Vincent-de-Paul. 

Les Voisines sont impatientes de vous faire découvrir les lieux
RDV
le jeudi 29 septembre 2016 à partir de 19h00,  

au 82 rue Denfert Rochereau 
75014 Paris

Vous, les associations, les bénévoles, les militants.e.s, les entreprises, et tou.t.e.s celles et ceux qui ont rendu ce projet possible, cherchant à faire progresser l’égalité ou luttant contre les violences faites aux femmes, venez découvrir ce lieu novateur et engagé pour l’égalité.

Inscrivez-vous afin que nous puissions vous tenir informé.e.s du programme de la soirée,

 Nous comptons sur vous !

Les Voisines

Retrouvez Les Voisines sur leurs sites Internet respectifs :
Compagnie Desamorces  En avant toute(s)  Excision parlons-en! – La Fondation des Femmes
Le Fonds pour Femmes en Méditerranée  – Organisation des Femmes Africaine de la Diaspora
Osez le Féminisme !  – Union Régionale Solidarité Femmes Ile de France  Vox Femina

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Nicole Fouché

Présidente de REFH

(Réussir l’égalité femmes-hommes)

Membre du Conseil d’orientation 

Institut Emilie du Châtelet

Chercheuse CNRS

Céna-Mascipo-EHESS

105, bd Raspail

75006 – Paris

Les jambes de Najat Vallaud-Belkacem sont populaires sur l’Internet

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Décidément, avec la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, l’image de la France est tombée encore plus bas qu’elle ne l’était déjà à cause du manque de tenue et de retenue de ses dirigeants, à commencer par ses derniers présidents. On se rappelle les amours tourmentées mais vite guéries de Sarkozy et de son célèbre « Casse-toi pauvre con ». Avec Hollande se sont succédés les vaudevilles à commencer par les vengeances de la « première petite amie de France » suivies par inénarrable chevauchée héroïque du président Hollande à scooter pour retrouver sa deuxième petite amie rue du Cirque, ce qui ne s’invente pas.

Nommée au ministère régalien de l’Education nationale, la ministre la plus sexy des gouvernements socialistes fait vibrer la toile jusqu’à faire sortir des montages photo pornos grâce à l’exhibition de ses jambes et le peu de cas qu’elle fait de la décence. Quand on porte des jupes courtes, Madame Belkacem on apprend à s’asseoir et à sortir d’une voiture avec décence et élégance en évitant de dévoiler son intimité. De même, toute femme en représentation sait qu’elle doit éviter de porter une jupe (surtout courte) car elle sera amenée à monter sur une estrade, un podium ou simplement des marches qui, comme chacun sait, offre une vue panoramique.

Et même si en France on ne donne pas des cours de maintien à l’école publique, l’usage est d’afficher une attitude digne quand on est en représentation. Nous vous payons pour nous représenter, Najat, ne l’oubliez pas car c’est pour cela que nous avons un droit de regard sur ce que vous dites, ce que vous faites et sur votre comportement en général. Le contribuable ne vous rémunère pas pour exhiber vos jambes et prétendre au titre de ministre la plus sexy. N’était-ce pas le révolutionnaire Mélenchon qui avait dit que l’élection présidentielle n’était pas un concours de beauté ?

Laurent Fabius : « Mais qui va garderles enfants ? » Jean-Luc Mélenchon : « La présidentielle n’est pas un concours de beauté ! » Martine Aubry : « L’élection n’est pas une affaire de mensurations… »http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/18/sur-les-plateaux-de-television-malheur-aux-vaincus_1720303_823448.html

Dans mon article précédent j’exposais les motifs de ma consternation à l’annonce de la prodigieuse ascension de la jeune franco-marocaine et je m’interrogeais sur ses dessous (sic). Je ne savais pas encore que les jambes de NVB faisaient bruisser l’Internet, ce que j’ai découvert par hasard en recherchant les sources d’une photo. Google m’a même propose « Najat Vallaud-Belkacem jambes », critère de recherche automatique qui traduit le grand nombre de requêtes sur le sujet. Ma doué ! on en découvre tous les jours sur les atouts de ceux et celles qui nous gouvernent (mal).

En temps que féministe « historique » mes critiques de Najat Vallaud-Belkacem portent sur plusieurs  points :

1-NVB, pourtant Ministre des droits des femmes a surtout fait de belles déclarations sur des points certes fondamentaux des inégalités sexistes, sans donner de véritables moyens aux vecteurs de la mise en oeuvre de ces droits, en particulier en ce qui concernent les viols, le harcèlement sexuel et les violences conjugales qui perdurent et des sanctions pénales bien indulgentes pour les coupables.

2-NVB a créé une confusion entre les droits des femmes, les droits des homosexuels avec le mariage pour tous et l’approche de l’éducation à l’égalité. Cette confusion  a noyé le droit des femmes au profit de celui des homosexuels. Elle a honteusement détourné la parole de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient » conclusion de son célèbre essai philosophique « Le deuxième sexe »., un travail encyclopédique qui ne peut pas se réduire au « genre ».

3-En s’affichant avec un foulard sur la tête pour se soumettre à la charia, elle a insulté implicitement les femmes qui refusent de s’y soumettre, qu’elles soient musulmanes ou non.

4-En contradiction avec cette soumission lourde de symboles, elle n’hésite pas à aguicher les hommes, opportunisme pas du tout féministe. Attirer l’attention des hommes sur ses jambes, comme le montrent les photos ci-dessous, plutôt que sur ses compétences et son intelligence est nuisible à la cause des femmes car cela nourrit le sexisme.

Les grandes figues du féminisme français, celles qui ont véritablement contribué à l’amélioration de la condition des femmes ont exclusivement montré leur intelligence, leurs compétences, leur courage, leurs connaissances et leur action. Simone Veil, Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Françoise Giroud, Elisabeth Badinter ou Sylviane Agacinsky, pour n’en citer que quelques-unes ont défendu la cause des femmes sans exhiber leurs jambes tout en étant au demeurant de fort belles femmes.

J’ai exprimé ces critiques en me basant sur l’article des NouvellesNews qui déplore que l’on fasse d’injustes commentaires sur NVB. Ce matin, cette lettre monte au créneau pour défendre la nouvelles Sinistre de l’Education nationale. Vous pourrez lire ci-dessous l’article dans son intégralité en copier/coller.

(Les NouvellesNews se sont spécialisées dans la défense des droits des femmes en affirmant traiter l’actualité d’un point de vue féministe.

Au début, j’ai été séduite par le projet et je me suis abonnée. Par la suite, j’ai déchanté devant les positions politiquement correctes de cet organe dont les articles désormais m’ennuient. Je n’ai donc pas renouvelé mon abonnement mais je continue à recevoir le sommaire des NouvellesNews.)

 

La Connectrice

ERIC MERLIN 2014 349 NVB

NVB devrait prendre des cours de maintien pour ne pas exhiber ses cuisses et sa culotte en sortant d’une voiture car ces dernières n’ont rien à voir avec l’éducation qu’elle soit nationale ou sociale. On notera le contraste entre le petit col blanc bien fermé et l’ouverture du reste.

Source photo http://erigaviateur.canalblog.com/archives/2014/08/15/30419466.html

 

Najat Vallaud-Belkacem. Une femme sexy. Pas de doute. Mais faut pas le lui dire. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle aime les montrer. Ou : De la Psychologie des Agace-Pissettes.

Tout dans la tête ou sous la ceinture ? Source image http://electrodes-h-sinclair-502.com/2013/06/16/les-faux-viols/

Source image http://electrodes-h-sinclair-502.com/2013/06/16/les-faux-viols/

belkacem2

Source image http://egaliteetreconciliationrhonealpes.com/2013/02/01/mariage-pour-tous-ambitious-friendly/

Source image http://oumma.com/16319/valerie-treirweiler-najat-vallaud-belkacem-voile-de-lh

Pour en savoir plus

…Tout juste peut-on en conclure que Vallaud-Belkacem aura contribué à abaisser encore un peu plus la fonction de ministre, lui faisant perdre définitivement tout prestige et toute crédibilité puisque n’importe qui peut y accéder pourvu qu’il ait milité dans un syndicat étudiant d’obédience socialiste.

Il ne faut cependant pas sous-estimer les idéologues du PS.

Avec Vallaud-Belkacem, ils sont parvenus pour la première fois à créer un Golem faisant la synthèse de l’Islam et des lobbies homosexuels et féministes (on imagine aisément ce que pensent les musulmans des LGBT et autres FEMEN).

Cette alliance contre nature est à n’en pas douter une véritable prouesse d’acrobatie idéologique.

L’ascension fulgurante de Vallaud-Belkacem dans l’organigramme du PS a coupé l’herbe sous le pied à de nombreux énarques qui attendaient leur heure en ronronnant gentiment et il y a fort à parier que les créateurs du Monstre ont été les premiers surpris (Queyranne lui avait d’ailleurs affirmé qu’elle ne serait pas élue).

Le degré de crédulité et de connerie des électeurs est parfois surprenant, même pour les socialistes.

Créé le mercredi 27 août 2014 12:23 Écrit par Isabelle Germain
 
 DDF300Un gouvernement paritaire, Najat Vallaud-Belkacem à l’éducation mais un secrétariat d’Etat rattaché au ministère de la santé, les dérangés du genre en ébullition… La politique d’égalité fait débat.

Si le volet économique du remaniement fait grincer dans les rangs de la majorité présidentielle et comble de joie le Medef, le volet sociétal, lui, irrite de façons plus diverses.

La plupart des militant-e-s de l’égalité femmes hommes regrettent que Najat Vallaud-Belkacem ne soit plus ministre des Droits des femmes mais se réjouissent de la voir devenir ministre de l’Éducation Nationale. Pas seulement parce qu’elle est la première femme à occuper ce poste mais parce que ce sera l’occasion de mettre en place les ABCD de l’égalité, ce programme d’enseignement de l’égalité entre filles et garçons tant honni par la droite traditionaliste.

Bon signe pour l’éducation à l’égalité

Et les cris d’orfraie n’ont pas tardé dès l’annonce de sa nomination. «C’est une ultime provocation. Cela finira très mal», menace le sénateur UMP Pierre Charon sur iTélé. Motif de son courroux ? Ce que la droite ultra-conservatrice appelle « théorie du genre » pour mieux diaboliser « les études de genre » qui analysent la construction des inégalités entre hommes et femmes. Ce que la nouvelle ministre de l’Éducation a appelé «les combats imaginaires» de la « Manif pour tous » perdure à grand coups de mensonges et de désinformation (voir Les dérangés du genre à l’assaut des écoles.) Le député UMP de Haute Loire, Laurent Wauquiez, qualifie la ministre « d’ultra pro-gender », celui des Alpes-maritimes, Eric Ciotti pense que sa nomination était une «volonté de provoquer et de diviser » et s’inquiète de voir une «idéologie dangereuse» à l’Éducation. Tandis que Philippe Gosselin qui fut un des marathoniens de la lutte contre le mariage pour tous ironise sur la nomination d’une «gauchiste», «joli chiffon rouge pour apaiser».  Tout ça pour ne pas que les femmes aient, dans les faits, autant de droits que les hommes !… Face au flot de haine, une partie de la droite républicaine s’indigne, sur les réseaux sociaux notamment, ce qui pourrait profiter aux ABCD de l’égalité.

 Fin du ministère de plein exercice

A côté de ces gesticulations, c’est la suppression d’un ministère de plein exercice qui inquiète. Désormais, les droits des femmes seront confiés à un secrétariat d’Etat. Et c’estPascale Boistard, qui en prend la responsabilité auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes « regrette que la question des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes, après avoir été confiée à un ministère dédié et de plein exercice en 2012, un ministère élargi et de plein exercice en avril 2014, soit confiée aujourd’hui à un secrétariat d’Etat. » L’association Osez le féminisme est amère et parle d’un « enterrement du ministère des Droits des femmes ». Pour elle : « Rétrograder ce Ministère au rang de secrétariat d’Etat est un signal politique extrêmement négatif et restrictif. D’abord, c’est considérer que les droits des femmes sont subalternes alors même qu’elles représentent plus de 50% de la population et qu’il existe encore et toujours des discriminations fortes qui doivent être combattues ! Ensuite, c’est limiter la question du droit des femmes au domaine de la santé et du social, puisqu’il est placé sous l’égide de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Les droits des femmes dépassent largement ce seul cadre ! »

Qui va reprendre le flambeau de l’égalité professionnelle ?

Depuis Yvette Roudy en 1981, Najat Vallaud Belkacem était en effet la première à occuper un tel ministère. Lors de la constitution du premier gouvernement Valls, ce ministère s’est élargi avec la ville, la jeunesse et les sports. Mais cette fois-ci, terminé ! Les Droits des femmes deviennent solubles dans les Affaires sociales et de la Santé. Pourquoi la santé ? Pourquoi pas le travail ou les finances par exemple ? Car l’un des nœuds des inégalités se trouve dans la sale habitude qu’a notre société de considérer le travail des femmes comme ayant une moindre valeur que celui des hommes (ou pas de valeur du tout pour ce qui est du travail domestique). L’infériorité économique crée l’infériorité tout court (voir Le sexe de l’économie, retour sur le colloque)  (voir aussi Les sages-femmes, symbole de l’invisibilité du travail féminin)

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Najat Vallaud Belkacem avait mis en place un palmares annuel des entreprises exemplaires en matière d’égalité professionnelle (voir Égalité femmes/hommes : 5 entreprises sur 6 n’ont pas la moyenne), pas sûr que le sujet trouve sa place au ministère de la santé. Elle avait aussi fait tomber des sanctions sur les entreprises qui ne respectaient pas l’égalité, qui va reprendre le flambeau ? Sur la question des inégalités territotiales également, le lien avec la santé est difficile à établie…

 Et demain ?

La question de l’égalité est transversale et depuis 2012 devait irriguer tout le gouvernement. Le sujet restait cohérent avec la ville ou le sport qui sont des hauts lieux de discrimination (voir Droits des femmes, Ville, Jeunesse et Sports : un ministère « fourre-tout » ?).

Un ministère entier a permis des avancées nombreuses qu’il s’agisse la loi égalité, de l’Ivg, de la question des violences ou de l’égalité professionnelle pour laquelle des sanctions sont enfin tombées…. Mais il reste encore beaucoup à faire et il n’est pas certain que la nouvelle place accordée aux droits des femmes dans le gouvernement permette la même marge de manœuvre que celle qu’avait Najat Vallaud-Belkacem jusqu’ici. Sur le feu notamment, la loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel »  est toujours dans les navettes parlementaires. Elle devait être votée avant la fin de cette année mais ne figure pas encore dans le calendrier du Sénat. (voir notre dossier Prostitution… vers l’abolition ?)

Photo : Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’éducation nationale et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes lors de la passation des pouvoirs ce 27 août

Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.
pascale boistard 150Députée de la Somme, Pascale Boistard, a adhéré au Parti socialiste en 1997. De 1998 à 2001, elle a été assistante parlementaire auprès du député PS Gaëtan Gorce. En 2001/2002, elle fut conseillère parlementaire au cabinet de Jean Luc Mélenchon, alors Ministre délégué à l’Enseignement professionnel. Titulaire d’un DEA en sciences politiques spécialisée sur les institutions européennes, elle est devenue membre du bureau national du parti socialiste en 2005 et secrétaire nationale adjointe aux élections en 2007. Au congrès de Reims de décembre 2008, Martine Aubry l’a nommée secrétaire nationale à l’organisation et aux adhésions du parti socialiste. En mars 2008, elle devient conseillère de Paris et adjointe au maire de Paris chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires. En 2012, chargée de mission au ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Et en juin, elle est élue députée de la première circonscription de la Somme. A l’origine de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les causes et les conséquences de la fermeture de l’usine de pneumatiques Goodyear, c’est elle qui, en janvier dernier, avait traité de «  pompier pyromane » le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg…

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