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Archives de Tag: élections législatives 2017

La grande promesse des candidats députés depuis 1890 : je suis le meilleur

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Croire une promesse n’est pas un crime. Mais se voiler les yeux, ne rien vouloir savoir au sujet des moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre, est autrement plus grave. C’est sur ce terrain que les électeurs ont à interroger les hommes qui briguent leurs suffrages. Sinon, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes de leur déception. https://tvlanguedoc.com/les-promesses-electorales-des-politiciens-en-2017/

http://changer-de-bocal.pagesperso-orange.fr/1.1.constitution.htm

En 1890, le député Barodet avait institué la collecte de toutes les promesses des candidats à la députation.  supprimé à l’occasion de la réforme du règlement de l’Assemblée en 2009 pour des raisons de coût (sic), il devait refaire son apparition en 2014 mais il ne peut être consulté que sur l’intranet de l’Assemblée nationale.

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http://alaingiraud.eklablog.com/le-fn-2-de-bonnes-idees-mais-trop-de-populisme-electoral-pour-etre-cre-a114846350

Fils d’instituteur, républicain et laïque, Désiré Barodet sera très actif en politique tout en exerçant diverses responsabilités professionnelles Ses discours enflamment l’Assemblée. En 1877, il est l’auteur de la première proposition de loi sur l’instruction primaire gratuite, obligatoire et laïque, reprise par Jules Ferry en 1882. En 1890, il propose le principe de la publication des programmes et engagements électoraux des députés afin que chaque citoyen puisse vérifier si les engagements sont tenus ; cet ouvrage nommé « le Barodet » est toujours d’actualité à l’Assemblée Nationale. En 1896, il quitte la Chambre des députés pour le Sénat, où il reste jusqu’en 1900.

Le projet de Désiré Barodet de permettre à chaque citoyen de vérifier si les engagements des députés sont tenus sera donc amputé en 2009 et désormais  à consultation restreinte.

http://changer-de-bocal.pagesperso-orange.fr/1.1.constitution.htm

Bruno Fuligni remet à l’honneur Le Barodet en publiant  « Une histoire amusée des promesses électorales » paru aux éditions Tallandier. Son interview vaut le détour en cette période d’élections législatives. C’est passionnant.

 

Pour en savoir plus

Caricature de Barodet

…Le terme est une antonomase. Il dérive du nom du député Désiré Barodet (1823-1906), qui fit adopter ce recueil le 6 septembre 1881. Il fut instituteur en 1848-49 puis révoqué à cause des ses convictions républicaines. Il exerça ensuite divers métiers, comme employé de  commerce ou agent d’assurances. Le 4 septembre 1870, il fut de ceux qui proclamèrent la République à l’Hôtel de ville de Lyon. Par la suite il devint maire de Lyon (1872), puis représentant à l’Assemblée nationale (1873-1876), député radical de la Seine (1876-1896), sénateur de la Seine (1896-1900). En janvier 1900, l’une de ses dernières propositions de loi, non retenue, portait sur l’abolition de la peine de mort, afin « d’inaugurer le XXe siècle par un grand acte d’humanité et de civilisation »… http://blog.legardemots.fr/post/2009/02/28/Barodet

Pour se consoler, on pourra toujours se plonger dans un Petit recueil édifiant sur l’art et la manière de se présenter aux électeurs, une anthologie des « Barodet » publiée en 2007 chez Ramsay et préfacée par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée….« Parce que le style, c’est l’homme, ces professions de foi permettent aussi de reconstituer une véritable galerie de portraits », écrit Jean-Louis Debré. Hommes d’État réalistes et prophètes idéalistes, révolutionnaires collectivistes et candidats protestataires, toutes les tendances sont représentées, jusqu’aux ecclésiastiques inspirés et aux personnages les plus singuliers de métropole et d’outre-mer.
Rédigés avec superbe et surprenants de diversité, ces textes retrouvés font revivre un siècle de passions électorales en France.

Paris XIXème/16ème circonscription, Mounir Mahjoubi affrontera Jean-Christophe Cambadélis

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Nouveau au 19/05/2017

Nommé secrétaire d’Etat au numérique dans le 1er gouvernement Macron/Philippe; Mounir Mahjoubi s’est engagé à démissionner de son poste s’il n’était pas élu aux prochaines législatives http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-secretaire-d-etat-charge-du-numerique-mounir-mahjoubi-s-engage-a-demissionner-en-cas-de-defaite-aux-legislatives-945619.html

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https://pasidupes.blogspot.fr/

La République En Marche a investi le franco-marocain Mounir Mahjoubi pour le représenter face à Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS élu député en 2012.

mounir-mahjoubi

Source image http://www.numerama.com/politique/257209-legislatives-qui-sont-les-candidats-en-marche-de-la-tech-des-sciences-et-du-numerique.html

Mounir Mahjoubi n’est pas vraiment nouveau en politique car, même s’il n’a jamais été élu, il fréquente les chefs socialistes depuis longtemps.

Il avait été appelé par François Hollande pour présider le Conseil national du numérique. Il en avait démissionné en janvier dernier pour mettre ses connaissances et son expérience au service d’Emmanuel Macron.

Syndicaliste à 17 ans, adhérent PS à 18, proche de Ségolène Royal à 22, diplômé de Sciences po à 25, co fondateur d’une entreprise écolo bobo à 26, acteur de la campagne présidentielle de François Hollande à 28 ans, directeur d’une entreprise du numérique et créateur d’une start up pour les grands groupes à 29 et 32 ans et enfin à 33 ans responsable du numérique pour la campagne de Macron inscrit sur la liste des candidats aux législatives du parti la République en marche. Beau parcours pour un novice en politique, Monsieur Mahjoubi !  Si tous les candidats de la République en marche sont aussi inexpérimentés que vous, nous sommes encore devant un effet Canada dry : ils ont l’air nouveau, ils en ont l’apparence mais ils ne le sont pas car leur carrière et leur réseau et son efficacité éblouissante nous disent qu’ils sont parfaitement au fait de la politique.

Le parcours de Mounir Mahjoubi est assez spectaculaire, comme celui de Macron d’ailleurs. Je l’ai reconstitué d’après sa fiche wikipédia :

Âgé actuellement de 33 ans, né en 1984, Mounir Mahjoubi est un jeune entrepreneur aux dents longues qui a fait son chemin dans le politiquement correct et l’air du temps écologique et numérique.
A 16 ans, le jeune Mounir devient délégué syndical CFDT chez Club Internet où il travaille à mi-temps.
A 18 ans, il prend sa carte au PS.
En 2006, misant sur la victoire de Ségolène Royal il participe à la création du mouvement Ségosphère
En 2009, il obtient un master en finance et stratégie à l’Institut d’études politiques de Paris9. (Sciences-po)
En 2010  il co-fonde la société Equanum (détenant la marque commerciale « La Ruche qui dit Oui ») qui développe et met à la disposition des agriculteurs-producteurs et des artisans une plate-forme Internet dévolue à la vente en circuit court de leur production agricole alimentaire et agroalimentaire. Il quitte la direction de l’entreprise en 2012 pour rejoindre la campagne de François Hollande 13.au travers de sa communication numérique10.
En 2012, il soutient François Hollande dans sa campagne présidentielle,
De 2013 à 2016, il est le Directeur Général Adjoint de la société BETC Digital14.
En septembre 2016, il crée la société French Bureau,3 un start-up studio dédié aux grands groupes qui vise à les accompagner dans leur démarche d’innovation.
En janvier 2017, il quitte le CNNum pour rejoindre la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, dont il dit s’occuper essentiellement de sa campagne numérique11.
Le 6 avril 2017 il est investi en tant que candidat de la 16e circonscription de Paris pour les élections législatives sous l’étiquette La République en Marche12.

Mounir Mahjoubi a de fortes chances d’être élu député de la 16ème circonscription de Paris parce qu’il est proche de notre nouveau président et de l’ancien, parce qu’il est jeune et que sa carrière dans le numérique et l’écologique est remarquable, parce qu’il a un carnet d’adresse impressionnant, parce qu’il est marocain comme NVB, El Khomri et que les Français aiment beaucoup le Maroc avec son roi, ses riads, ses éphèbes et son shit et que l’oumma islamiya importante dans la 16ème circonscription serait ravie d’avoir son oreille.

Mahjoubi est déjà désigné par les médias comme futur ministre du numérique et on ne doute pas que ce jeune homme ambitieux qui prétend mettre de l’amour en politique ne fasse une très belle carrière. A suivre.

La Connectrice

Pour en savoir plus

-Il bosse chez Bolloré et à la carte du PS. Ne cherchez pas l’erreur, y en a pas.

-Il a le curriculum vitae et la tête pour faire une carrière macronique. Le numérique sert de cache-misère à Hollande et Valls pour faire oublier une société en panne d’idées économiques et surtout sociales.

-Brillant parcours pour ce brillant entrepreneur, qui si l’on en croit ce portrait fasciné n’a aucun défaut.

Il est partout, surfe sur la vague et même crée ses propres vagues.

En plus il est dans les quotas

Le jeune homme souriant veut un « internet pour les gens »

Mais pas PAR « les gens », la grosse masse n’étant pas en mesure de lui apporter ce que le fils de Hollande permet en matière de réseau.

D’ailleurs s’il cherche un apparte à Paris il pourra contacte le fils de Fabius.

« Les gens » sont en fait ses clients, ses utilisateurs, ceux qui feront sa fortune subventionnée, en espérant qu’il y en aura encore suffisamment qui ont un boulot, mais qu’il confiera à une entité offshore, comme tout républicain de valeur, loin des gens, aka les veaux, les losers de la vie réelle.

Une étude sur l’impact écologique des serveurs du geek et de ses milliers de clones ?

Sinon le nouveau chouchou des tocards, (des nouvelles de l’ancien jeune au nœud papillon en une de l’Obs ?) a sa carte dans le parti en place pour encore 2 ans (putain 2 ans)

Si quelqu’un peut m’aider à pointer dans l’interview de ce socialiste sur un site proche du parti socialiste une quelconque référence à une valeur de « gauche » ?

 

 

  • Interview de Mahjoubi sur le numérique

http://www.numerama.com/politique/247491-fichier-tes-privacy-shield-vote-electronique-entretien-avec-mounir-mahjoubi-candidat-en-marche.html

  • Le futur député c’est moi. Mounir mange des merguez (pas des saucisses de Toulouse ou de Bratwurst) dans le 19ème pour célébrer la victoire de Macron

http://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-la-campagne-d-en-marche-au-pas-de-course-09-05-2017-6930858.php

  • Il va falloir s’habituer à voir de nouveaux visages… Ce soir dans « Quotidien », un jeune homme de 33 ans qui a eu un grand rôle dans la campagne d’Emmanuel Macron et qui se présente aux législatives à Paris…Mounir Mahjoubi, on va beaucoup entendre parler de lui, il a été le directeur de la campagne numérique d’Emmanuel Macron et désormais candidat aux législatives, il a été l’invité politique de Patrick Cohen ce matin sur France-Inter et celui de « Quotidien ce soir »…C’est ce qui s’appelle passer de l’ombre à la lumière en l’espace de 24 heures ! Yann Barthès

https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/candidat-aux-legislatives-parti-marche-l-interview-de-mounir-mahjoubi-un-candidat-mode.html

 

 

Code du travail, ordonnances et société civile candidate à la députation. Joli coup !

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http://www.lefigaro.fr/culture/2017/05/08/03004-20170508ARTFIG00115-macron-president-les-dessinateurs-ne-lui-accordent-pas-d-etat-de-grace.php

Le parti de notre nouveau président, la République en marche a réussi un coup magistral : choisir des candidats à la députation fidèles mais sans expérience ni compétence pour légiférer.

Ce choix qui semble sympathique au premier abord se justifie par un dessein machiavélique : Les députés de la République en marche feront de la figuration puisque la révision du Code du Travail se fera par ordonnances (votes) ou au titre du 49-3 (sans vote).

La révision du Code du Travail est le grand projet d’Emmanuel Macron auquel il travaille depuis plusieurs années parce qu’il y a nécessité de l’adapter aux conditions de nôtre temps et, en particulier de le simplifier. Nombre de citoyens et de citoyennes en conviennent.

Un quinquennat ne sera pas de trop pour remanier l’indigeste Code du Travail et une Assemblé majoritaire et soumise est nécessaire à l’exécution de ce plan quinquennal.

Le choix de présenter aux élections législatives de juin des candidats issus de la société civile, c’est à dire des gens qui, dans leur grande majorité, n’ont jamais exercé de mandat électif et ignorent tout des rouages vicieux de la politique, est le meilleur coup de Trafalguar que notre jeune président malin aurait pu trouver. Pour le moment, tout baigne.

Quand je vous disais que Macron était à la nouveauté ce que le canada dry était à l’alcool…

Je me demande ce qui se passera lorsque les adorateurs de l’Élu Macron ouvriront les yeux.

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • Les précédents

http://www.lepoint.fr/presidentielle/legiferer-par-ordonnances-une-procedure-classique-mal-vue-des-parlementaires-08-05-2017-2125741_3121.php

Emmanuel Macron pourra-t-il ou non légiférer par ordonnances ? La première tâche principale de l’Assemblée nationale qui sera élue au mois de juin au terme des législatives sera d’autoriser, ou non, le gouvernement du nouveau chef de l’État à légiférer par ces ordonnances. Une procédure assez courante pour permettre à l’exécutif d’éviter de longs débats, mais qui reste finalement mal vue des parlementaires. Le recours aux ordonnances est prévu par l’article 38 de la Constitution de 1958.

Le Parlement vote d’abord une loi d’habilitation, qui précise sur quels sujets et pendant quelle période le gouvernement peut prendre des ordonnances. Celles-ci sont adoptées en conseil des ministres, après avis (consultatif) du Conseil d’État , et signées par le présidentde la République. En 1986, durant la première cohabitation, François Mitterrand avait cependant refusé de signer les ordonnances de son Premier ministre Jacques Chirac qui prévoyait la privatisation de 65 groupes industriels. Ce dernier l’avait alors accusé de « s’opposer à la volonté des Français ».

Une ordonnance entre en vigueur dès sa publication au Journal officiel, mais elle doit être ensuite ratifiée par le Parlement, faute de quoi la loi devient caduque. Même s’il ne débat pas des textes, le Parlement est donc consulté au début et à la fin de la procédure, d’où l’enjeu des élections législatives de juin pour Emmanuel Macron. Le président élu a évolué sur le sujet au cours des derniers mois. « Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances », déclarait-il ainsi le 25 novembre 2016. Mais, début avril, il justifiait ce recours pour modifier « dès l’été » plusieurs points du droit du travail, y voyant le moyen d’« accélérer les débats ».

Semaine des 36 heures et retraite à 60 ans

Critiqué par les syndicats et la gauche, ce recours aux ordonnances reste sensible, y compris au sein de la nouvelle majorité présidentielle, puisque François Bayrou a concédé lundi « une différence » avec Emmanuel Macron. « Les ordonnances, c’est une méthode dans laquelle on fait le constat que les choses sont bloquées. (…) Moi, je suis persuadé qu’une élection comme celle-là débloque les choses », a-t-il plaidé.

La plupart des gouvernements de la Ve République y ont eu recours, invoquant comme Emmanuel Macron l’urgence des mesures à prendre , à commencer par le général de Gaulle et son Premier ministre Michel Debré en 1960 pour maintenir l’ordre en Algérie. En 1982, Pierre Mauroy (PS) s’en est servi pour instituer les 39 heures, la 5e semaine de congés payés et la retraite à 60 ans, puis l’année d’après pour entériner le plan signant le tournant de la rigueur.

En août 1993, durant la deuxième cohabitation, Édouard Balladur a utilisé cette procédure pour réformer les retraites. Alain Juppé (RPR) l’a utilisée en 1996 pour sa réforme très contestée de la Sécurité sociale, tout comme Dominique de Villepin pour son « plan d’urgence » pour l’emploi en 2005. Plus récemment, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux recouru aux ordonnances. « Entre 2004 et 2013 (10 années), 357 ordonnances ont été publiées sur le fondement de l’article 38, soit 2,3 fois plus que le nombre d’ordonnances publiées entre 1984 et 2003 (20 années) », note un rapport du Sénat.

Nombre d’ordonnances servent aussi à transposer des directives européennes.

  • Ordonnance en droit constitutionnel français

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_en_droit_constitutionnel_fran%C3%A7ais

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