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Archives de Tag: Elisseievna

Elise Elesseivna . Le féminisme n’est plus ce qu’il fut

Ma biographie militante
Je suis une militante bénévole, indépendante. Mon job n’a rien à voir directement avec le féminisme et je n’ai jamais brigué de poste d’intellectuel fonctionnarisé ou salarié ni de poste politique, je ne dépend pas non plus d’un lectorat. D’où ma stricte indépendance, à la différence de la quasi-totalité des militantes actuelles.
Il est de tradition dans le mouvement féministe d’agir dans l’anonymat et collectivement, ce qui me convient et me plait tout à fait – voir l’interview toute récente de Phyllis Chesler à ce propos sur cette pratique aux USA, en France il en est de même. Même la gloriole de militante ne m’intéresse pas. Je participe à des mouvements collectifs ou j’écris pour contribuer à mes idées, qu’elles soient conformes ou non aux désiderata des divers sponsors et soutiens politiques du mouvement féministe actuel.
J’avais des idées féministes depuis longtemps. J’ai commencé à militer dans le mouvement féministe lors de la guerre d’ex-Yougoslavie. Nous soutenions les femmes victimes de violences de tous les pays d’ex-Yougoslavie. J’ai milité alors avec les principales leader du mouvement féministe universaliste : Maya Surduts, Monique Dental, Françoise d’Eaubonne, Michèle Dayras, Sylvie Jan, Suzy Rojtman, Vivianne Monnier, Franky, Josette Trat, Christine Delphy, Françoise Picq, et cette chère et regrettée Akramossadat Mirhosseini …
Puis j’ai participé aux Assises pour les Droits des Femmes, au collectif pour les droits des femmes et au Cercle d’étude de réformes féministes.
Je suis Universaliste – et cela a à voir avec le judaisme -, mais j’ai tout de suite été choquée par les oppositions virulentes entre tendances dans le mouvement alors que pour ma part j’aurais préféré moins de divisions -. Je suis évidemment pour le « droit des femmes à disposer de leur corps », pour que la décision d’avorter ou pas leur appartienne, mais je n’ai jamais considéré l’avortement comme un acte banal et indifférent – et je ne suis pas du tout la seule féministe à penser ainsi, voir les réflexions de Nadja Ringart par exemple. J’ai milité avec le CERF pour des crèches, pour une prise en charge du risque de « parentalité » par mutualisation, pour une réforme des noms des femmes, pour la pénalisation de l’achat de prostitution ou de contrat de mère porteuse, contre une constitution européenne non démocratique, contre le port du voile etc.
Christine Delphy a été brouillée avec moi plus tard à cause de manipulations de la bande de Prochoix, elle a cru sans doute que je l’accusais d’antisémitisme, ce qui n’est pas du tout le cas, mais de toute façon, une grande part d’entre elles m’ont ensuite trahie en trahissant également le mouvement, par un déchaînement de haine totalement irrationnelle et stupide contre la critique de des lois de l’islam, alors que cette loi est la base d’une oppression féroce des femmes et de massacres notamment antisémites.
Antoinette Fouque avait obtenu mon téléphone par une de ses militante que j’apprécie, et elle a tenté de me recruter, m’a invitée dans sa demeure du 7eme, pour me présenter à Taslima Nasreen, puis s’en est violemment prise à moi lorsque je lui ai demandé de défendre Robert Redecker …
Car en effet à partir du 11 septembre, j’ai recherché les origines idéologiques de cet attentat, et j’ai commencé à critiquer la loi du coran, loi JURIDIQUE donc politique, comme d’autres religions d’ailleurs, à critiquer les personnages du dieu du coran qui est pour moi une représentation du diable et du messager Mahomet, dont les biographies rapportent des actes de criminel de guerre et de criminel tout court, et de ce que certaines ont nommé récemment, des porcs, tout en expliquant sans cesse, que les personnes musulmanes sont nos « frères et sœurs humain-e-s » et qu’il serait totalement faux de les juger par confusion avec ces textes anciens, que rien ne justifie la musulmanophobie.
A partir de ce moment là, la presse féministe, qui publiait mes articles depuis 1993, a de moins en moins accepté de les publier. Prochoix en avait publié certains en refusant que je les signe de mon nom, pour ensuite faire courir la calomnie que j’utiliserai plusieurs pseudonymes, pour des raisons obscures. J’ai alors adressé mes articles à publications variées, dont Riposte laique lorsqu’elle a été fondée entre autres par des militantes féministes ayant milité avec Simone de Beauvoir, je viens de rompre à la suite de la trahison des dirigeants de cette revue, qui aujourd’hui mettent en danger des militants et leur entourage de manière délibérée et odieuse.
Le mouvement féministe est tombé dans le relativisme ou l’indifférence coupable en refusant de considérer les LOIS JURIDIQUES DE L’ISLAM pour s’y opposer afin de lutter efficacement contre les violences qu’elles instituent et prônent. Il s’agit clairement d’une trahison de la cause des femmes.
Je suis laïque et agnostique, j’avais bien sur tue sur mon origine à la plupart des militantes, parce que simplement le sujet de nos conversations n’avait rien à voir, puis j’ai parlé de mes origines juives lors que, vers 2000, une vague d’antisémitisme a surgi avec une intifada. J’ai alors relevé des propos d’un antisémitisme crasse chez des féministes et j’ai répondu publiquement, en indiquant alors « d’où je parlais ». Depuis quelques années, je m’oppose aussi à une « russophobie /ukrainophobie » de plus en plus virulente, délirante et allant jusqu’au racisme crasse. Car comme la plupart des juifs russes, j’adore la Russie, toutes Russies.

Elisseievna

juillet 2019

Phyllis Chesler : la marche des femmes est une arnaque pour les femmes

https://scenesdelavisquotidien.com/2017/11/21/refuser-la-connivence-et-la-lethargie-masculines/

Nous sommes trop peu de féministes historiques françaises  (Anne Zélensky, Elisseievna et moi-même) à faire le même constat que Phyllis Chesler sur la dérive du féminisme actuel qui renie la défense de l’injuste condition des femmes au profit du communautarisme en fermant les yeux sur le poison du modèle islamique et sur la lutte que mènent au péril de leur vie des femmes de pays musulmans, en particulier en Iran, Arabie saoudite, Irak, Kurdistan, Turquie, Tunisie, Algérie, Soudan et ghettos islamiques français.

Aux USA comme en France, le féminisme est redevenu ce qu’il était avant 1968, une contradiction secondaire. Des femmes retombent dans le complexe maternisant ancestral qui veut que protéger l’homme, surtout l’Autre, soit devenu leur engagement principal. La lutte des classes et tous les crypto marxisme trotzkysme maoïsme et socialo communismes imposent leur dictature du politiquement correct.

De leur côté, les « mâles blancs » comme ils se dénomment, pleurnichent sur les méchantes féministes qui les castreraient au lieu de prendre fait et cause pour les quelques féministes qui croient encore à l’égalité femme/homme réelle, raisonnée et éclairée. Le magazine « Causeur » est le lieu de rendez-vous préféré de ces pleurnichards cultivant leur propre impuissance. « Riposte laïque » fait de même mais je dois honnêtement mentionner que ces organes ouvrent leurs colonnes à la contradiction.  Anne Zélensky publie dans Causeur, Elisseievna dans Boulevard Voltaire et moi-même dans Riposte laïque. J’ose espérer que leurs lecteurs soient sensibles à la main que nous leur tendons pour refaire un bout de chemin ensemble dans l’intérêt de toutes et tous pour une société plus juste.

La Connectrice

NB j’ai utilisé Google traduction pour ce texte originalement écrit en anglais. Il y a donc quelques erreurs, en particulier le non respect du genre féminin; Lire « elles au lieu de « ils ».

 

Phyllis Chesler, Ph.D. est professeure émérite de psychologie et d’études féminines et est l’auteur de dix-huit ouvrages, dont le classique phare «Women and Madness» (1972); «Mères en procès (1986); Inhumanité d’une femme à une femme »(2002),« Une épouse américaine à Kaboul (2013) »et« Une féministe politiquement incorrecte… »(2018). Elle est cofondatrice de l’Association pour les femmes en psychologie (1969), du Réseau national pour la santé des femmes (1974) et du Comité international pour les femmes du mur (1989).

TU NE ME VERRAS PAS À LA MARCHE DES FEMMES – C’EST UNE ARNAQUE

https://phyllis-chesler.com/articles/you-wont-see-me-at-the-womens-march-its-a-con-job

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’ethnie – sont toujours spécifiques aux femmes, mais vous n’en entendrez pas parler à ce mois de mars. Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça.


Cela fait très longtemps que je défends les droits des femmes – avec mes pieds, ma voix et mon stylo. Je le fais encore.

Actuellement, l’activité la plus en vue du soi-disant «mouvement des femmes» aux États-Unis est une activité qui m’attriste et me choque. La marche des femmes (et plus particulièrement le leadership de la marche des femmes) aux États-Unis ne semble avoir rien à voir avec les femmes ou le féminisme. Je ne me suis jamais soucié des chapeaux, mais j’ai toujours soutenu les manifestants de base, dont beaucoup étaient des féministes sérieuses et de longue date dans leurs communautés. Les dirigeants, par contre, semblaient étrangement n’avoir aucune expérience en matière de lutte pour les droits des femmes.

Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça. C’est plutôt un jeu de passe-passe, une performance, un arnaque.

La direction de la Marche des femmes se compose de femmes complètement nouvelles dans le mouvement, qui portent la même marque que les actrices ou les célébrités de la téléréalité. Ils savent comment obtenir un financement d’entreprise et encore plus impliquer des stars hollywoodiennes. Ils mettent en scène des événements, pas des révolutions.

Le plus préoccupant, cependant, est que la direction de la Marche des femmes ne semble pas s’intéresser particulièrement aux mouvements de libération des femmes indépendants. J’ai lu abondamment leur littérature et tout ce que je peux trouver, ce sont des problèmes qui, si dignes qu’ils soient, ne sont pas à proprement parler des problèmes féministes. La Marche des femmes aborde des sujets tels que «réforme de l’immigration» et «violences policières contre des hommes noirs»; elles se disent «anti-racistes», plus qu’elles ne le sont «anti-sexistes»; elles accordent la priorité à la politique «queer et transgenre», mais jamais plaine vieux problèmes de femmes variété de jardin variété.

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’appartenance ethnique – sont toujours spécifiques à la femme: harcèlement sexuel au travail; râpé; inceste; violence domestique; discrimination économique, sociale et juridique; et bien sûr les droits en matière de procréation, y compris l’accès au contrôle des naissances, à l’avortement et aux soins prénatals.

Mais alors que la Marche des femmes veut parler de choses comme la criminalisation des hommes et des hommes de couleur pauvres – les femmes de couleur sont définitivement touchées, car ce sont leurs fils, leurs frères et leurs maris qui sont emprisonnés – les femmes de couleur et les femmes pauvres sont également beaucoup emprisonnées elles-mêmes . Et contrairement aux hommes prisonniers – y compris les tueurs en série – personne ne se marie avec des femmes prisonniers. Peu leur rendre visite. Et les femmes emprisonnées (qui ont souvent été les principales gardiennes de leurs enfants) perdent la garde de leurs enfants.

Les femmes battues qui tuent leurs agresseurs en état de légitime défense sont trop souvent emprisonnées à vie . Les femmes enlevées ou incitées à devenir esclaves sexuels sont traitées comme des non-humains jetables. Les filles et les femmes prostituées souffrent du SSPT (syndrome de stress post traumatique) bien plus que les anciens soldats de combat. Les femmes enceintes sont accusées de maltraitance d’enfants .

Ce sont des questions qui méritent d’être abordées par la Marche des femmes, mais ne le sont pas.

Les mères perdent injustement la garde des enfants – souvent au profit de leurs agresseurs – tous les jours en Amérique du Nord (ainsi qu’en Europe et dans le monde ). J’ai étudié cela en profondeur . On entend parfois parler de cela lorsque la mère en question est un immigrant qui tente de franchir la frontière, mais presque jamais lorsque la mère est simplement citoyenne. Les mères nord-américaines qui affirment que leur enfant est abusé sexuellement sont traitées comme des « folles » et « détestent les pères », et les juges, armés de rapports de police scientifique anti-femme, retirent la garde des mères « assez bonnes » , c’est-à-dire mères compétentes et aimantes qui ont également été les principales gardiennes de leur enfant.

La garde des enfants et les pensions alimentaires restent des questions pressantes pour les femmes, mais ne sont pas réglées par la Marche des femmes. L’accès à l’avortement est essentiel pour les femmes à travers les États-Unis, mais j’ai encore entendu les dirigeants de la Marche des femmes, sauf au passage. Ils sont beaucoup plus passionnés par la justice raciale; justice reproductive, pas autant. .

Le trafic sexuel? Le mariage d’enfants? MGF? Visage forcé au voile? Honor Tuer? Aucun de ces problèmes n’est abordé par les dirigeants de la American Women’s March.

Que se passe-t-il?

La première marche des femmes a eu lieu le 21 janvier 2017 , le lendemain de l’investiture du président Trump. À ce moment-là, les dirigeants se contentaient de parler des « problèmes des femmes» et de la «justice entre les sexes», mais étaient plus spécifiques à la «réforme de l’immigration», à la «liberté de religion», aux droits des LGBT, aux droits des travailleurs, à l’égalité raciale et aux questions environnementales. . Les coprésidents étaient Tamika D. Mallory, ancienne directrice exécutive d’Al Sharpton (le premier joueur de cartes de course), National Action Network; Carmen Perez, directrice de The Gathering for Justice (une organisation qui s’occupe de l’injustice raciale dans le système de justice pénale); Linda Sarsour, directrice de l’Association arabo-américaine de New York(organisation travaillant avec des immigrants arabo-américains et musulmans); et Bob Bland, une créatrice de mode féminine.

Lors de la marche à Washington, de nombreuses célébrités et des co-présidents honoraires, principalement des personnes de couleur – Harry Belafonte , La Donna Harris, Angela Davis, Dolores Huerta – ainsi que Gloria Steinem, seule femme blanche -chaise. Le co-fondateur juif, Vanessa Wruble dit qu’elle a été poussé hors de l’organisation en raison de l’ antisémitisme sur les parties des autres chefs, qui était soit jamais reconnu ou jamais condamné. Elle a dit au New York Timesl’un des animateurs de la marche a déclaré qu’ils «ne pourraient vraiment pas placer les femmes juives dans cette situation, sinon nous pourrions fermer des groupes comme Black Lives Matter» (Wruble a ensuite aidé à fonder March On, une organisation à but non lucratif qui a organisé des marches autour L’Amérique du Nord coïncide avec la Marche des femmes.)

Il semble que certaines identités importent beaucoup plus que d’autres et que l’identité de «femme» n’est pas la priorité. Avant de rejoindre la Marche des femmes, de nombreuses dirigeantes travaillaient au sein de communautés spécifiques. Leur travail ne concernait pas spécifiquement la justice en matière de procréation, la lutte contre l’exploitation sexuelle, la violence domestique ou le féminisme au sens large.

Bien que cette première marche ait été massive et galvanisante, le véritable potentiel révolutionnaire était encore à venir. Je fais référence au mouvement #MeToo qui a explosé à l’automne 2017, environ huit mois plus tard. Les femmes ont commencé à parler, à devenir des dénonciatrices, à donner des noms, à engager des poursuites et à organiser des manifestations d’un océan à l’autre et dans le monde entier. Cet activisme est une continuation évoluée et numériquement améliorée de nos discours du début des années 1970 sur le viol, l’inceste, la violence conjugale et le harcèlement sexuel. La direction de la Marche des femmes est redevable du mouvement # MeToo (ainsi que du mouvement de libération des femmes de la deuxième vague) et l’a reprise, mais sans rien ajouter.

Considérant que la marche a commencé en réaction à un homme puissant vantant les agressions sexuelles, pourquoi cette question est-elle tombée au bord du chemin?

La direction de la Marche des femmes a-t-elle financé des poursuites en justice pour les femmes pauvres victimes de harcèlement sexuel dans leurs activités dans les champs de laitues et dans les fabriques, dont les harceleurs et les violeurs exigent que le sexe soit le prix à payer pour des salaires inférieurs à la pauvreté? Peut-être qu’ils ont et n’ont tout simplement pas réclamé le crédit pour cela. Ont-ils financé des évasions pour des filles prostituées piégées dans des maisons de prostitution ou pour des dissidents et des femmes en fuite qui ont été tués pour l’honneur? Si c’est le cas, ils ont gardé le silence à ce sujet. Qu’en est-il des femmes victimes de violence dans la pornographie et chez elles, même?

Dans un sens, il est très bienvenu de voir des femmes aussi diverses agir sur toute une gamme de questions. Mais font-ils un travail féministe ? Est-ce qu’ils abordent leurs communautés tribales, ethniques, de préférences sexuelles et raciales avec une analyse féministe? Si oui, à quoi ça ressemble?

Pour le moment, je suis prêt à oublier les allégations d’ antisémitisme qui bouleversent l’âme et que les dirigeants continuent de refuser de traiter. Tamika Mallory n’a toujours pas publiquement condamné le dirigeant de Nation of Islam, Louis Farrahkan, pour son rang, ses propos répugnants et incessants, qualifiant les Juifs de « sataniques » et de «termites». Linda Sarsour a condamné à plusieurs reprises l’État juif, mais est restée silencieuse violations des droits de l’homme dans les 57 États musulmans. Sa condamnation d’Israël ne concerne même pas les femmes – elle concerne les mauvais traitements que Israël aurait prétendument infligés à un peuple (palestinien) qui n’existait pas avant le milieu des années 1960.

Je suis également prêt à mettre de côté la prétendue corruption financière et la cupidité dont ces dirigeants sont accusés. Selon Leah McSweeney et Jacob Siegel de Tablet , les responsables de la Marche des femmes ont recueilli des sommes énormes qu’elles n’ont pas distribuées à leurs militantes locales. Ils ont plutôt gardé et / ou utilisé l’argent pour eux-mêmes et pour leur nouveau style de vie.

McSweeney et Siegel ont également révélé que les dirigeants de la Marche avaient utilisé les membres de Nation of Islam pour leur sécurité. En d’autres termes, des islamistes dont les opinions sur les femmes sont indiscutables – au lieu d’embaucher d’anciennes officiers de police ou des femmes militaires pour les protéger.

Cette semaine, la Marche des femmes a publié une déclaration expliquant qu’elle avait élargi son comité directeur. Si jamais il y avait un empereur nu (ou dans ce cas, une impératrice nue), la voici.

Ce nouveau comité de pilotage est, explique le communiqué, composé de «32 femmes d’horizons divers … composées de femmes visionnaires – cis et trans, hétéros et bizarres, handicapées et non handicapées, blanches (non capitalisées). ), Asiatiques et sud-asiatiques, noirs, latins, arabes, autochtones, juifs, musulmans, sikhs, chrétiens (tous capitalisés), âgés de 24 à 70 ans. ”

Je ne sais pas ce qu’il est advenu de Mallory, Perez ou Bland. Ils ne se sont pas inscrits à l’annonce des 32 nouveaux partenaires du comité directeur. Mais voici ce que Sarsour, Nina Turner et Christina Jimenez ont écrit dans un courriel explosif:

«Le 19 janvier et au-delà, nous rassemblons nos communautés et nous nous engageons à nous défendre mutuellement, à comprendre les différentes luttes que nous menons et que nous partageons. Notre #WomensWave s’élèvera suffisamment haut pour pouvoir abattre n’importe quel mur sur notre chemin. Ce ne sera pas pareil sans toi. Voulez-vous marcher avec nous? « 

Malgré ce qui semble être une tentative d’ajouter «juive» à la liste des identités que la Marche des femmes voudrait prétendre représenter, la déclaration ne répond en réalité pas aux critiques de fond formulées.

La première personne et photo présentée dans le cadre du nouveau comité directeur est celle d’Abby Stein, décrite comme suit:

«Un éducateur, écrivain, conférencier et activiste juif. Elle est née et a grandi dans une famille hassidique d’ascendance rabbinique; elle est la 10ème génération de Baal Shem Tov – fondatrice du judaïsme hassidique … en 2012, elle a quitté le monde hassidique pour explorer différentes conceptions du monde. En 2015, Abby est devenue une femme d’expérience trans. Depuis sa sortie, elle s’efforce de sensibiliser les gens aux droits des personnes trans et à ceux qui quittent l’Ultra-Orthodoxie.

Le premier membre du comité directeur est donc juif, mais il a laissé le judaïsme derrière lui. Ce que “une femme d’expérience trans” signifie n’est pas expliqué. Abby est-elle un homme qui s’identifie maintenant comme une femme? Ou une femme qui s’identifie comme « trans »? Qu’est-ce que ça veut dire? Et quelle pertinence cela a-t-il avec la Marche des femmes ?

Bamby Salcedo est la deuxième personne transidentifiée mentionnée en tant que nouveau membre – un «activiste transgenre latina et président de la TransLatin @ Coalition». Encore un autre homme, mais qui se concentre sur des questions telles que «la migration, le VIH, les jeunes, les LGBT, incarcération et communautés latines @. « 

Ni Stein ni Salcedo ne semblent travailler sur l’avortement ou sur le droit de garde des femmes.

Les autres membres du comité directeur énumérés restent fièrement membres de leurs groupes d’identité ethnique, raciale, de classe et de genre. Ces descripteurs sont utilisés systématiquement.

April Baskin est décrite comme la fille d’une «mère juive blanche et d’un père juif noir». Elle est également membre de « Bend the Arc» , un groupe de défense des droits juif combattant le «nationalisme blanc», la «justice raciale» et le « mur de Trump » . . ” Il s’agit d’une entité politiquement correcte, et si vous êtes un Juif qui se croise dans les cheveux, c’est ce qui vous préoccupe. La pauvreté dans la communauté juive, le sexisme au sein des tribus juives, les droits religieux des femmes juives ne sont pas mentionnés. Baskin est en faveur de la «justice sociale» et de la «réforme de l’immigration», mais rien ne dit de ce qu’elle a fait contre la violence domestique, la violence sexuelle et la justice en matière de reproduction.

Est-ce que le fait qu’elle soit à moitié noire «nettoie» en quelque sorte le fait qu’elle est également une Juive à moitié blanche?

À un moment donné, tous les Juifs – même les Juifs d’un blanc pâle d’Europe orientale et septentrionale – étaient autrefois considérés comme «autres» sur le plan racial. Pourtant, l’identité juive ne gagne pas aujourd’hui de points d’identité, contrairement aux autres. La question de l’antisémitisme est rarement incluse dans les manuels scolaires modernes ou dans les programmes d’enseignement traitant de l’oppression et de la justice sociale. Ce n’est pas en vogue.

La troisième membre juive est Yavilah McCoy, décrite comme un «Juif de couleur», qui se concentre sur le parcours générationnel de «une famille juive afro-américaine». La lutte pour les droits civiques en Amérique dans les années 1960 était composée d’activistes afro-américains, rejoints par Activistes juifs «blancs». Comme leurs camarades afro-américains, certains de ces «Blancs» ont été battus, emprisonnés et même assassinés dans leur quête de justice pour les Noirs. (Vous souvenez-vous de Mickey Schwerner, Andrew Goodman et Viola Liuzzo ?) Les Juifs de couleur étaient trop peu nombreux en Amérique pour avoir participé de manière visible à cette lutte légendaire.

Qui McCoy représente-t-il historiquement et actuellement?

À une exception près (quelqu’un qui a été impliqué dans la question du viol sur le campus), la plupart de ces 32 femmes éminemment colorées et attrayantes et des personnes trans identifiées représentent fièrement leur communauté. Mais rien n’explique comment ils représentent ou travaillent pour les mouvements féministes. Et nous ne savons pas comment ils gèrent la misogynie au sein ou au-delà de leurs communautés – et s’ils le font du tout.

Un Juif transidentifié et deux Juifs de couleur peuvent être considérés comme politiquement corrects, mais ils ne représentent pas nécessairement plus qu’une minorité de Juifs en Amérique. Ils ont principalement été choisis comme garniture de fenêtre et comme preuve de «l’intersectionnalité».

Ceux qui savent quelque chose sur Israël savent que près de la moitié du pays est peuplée de Juifs de couleur qui ont fui la persécution la plus profonde aux mains de foules et de gouvernements musulmans dans les pays arabes, asiatiques, sud-asiatiques et nord-africains. Le point important: les dirigeants de la marche n’ont choisi que des Juifs qui ont soit quitté le judaïsme et sont des hommes trans ou des juifs de couleur dont la politique est davantage axée sur la justice raciale, l’immigration et la réforme des prisons que sur le sexisme en général ou le sexisme au sein du judaïsme. Les Juifs de couleur sont minoritaires aux États-Unis – mais ironiquement, les Juifs de couleur sont nombreux en Israël où les dirigeants du mois de mars croient que tout le monde est un Juif blanc.

La direction est tellement hyper-tendance qu’elle a invité deux hommes (transsexuels) à se joindre à son nouveau comité de direction élargi. Encore une fois, je ne suis pas sûr du lien entre le fait d’être trans et le combat pour les droits des femmes en matière de procréation ou contre la violence sexuelle masculine à l’égard des femmes et des enfants.

En dépit de l’obsession des dirigeants de mars pour les signes de vertu et les politiques d’identité, des centaines de sponsors corporatifs et progressistes de la marche se sont discrètement retirés . Selon un article paru dans la Revue nationale d’aujourd’hui , alors que le mois de mars «réunissait près de 550 partenaires (en 2017), le nombre de partenaires a considérablement chuté pour atteindre un peu plus de 200 – et ces partenaires sont beaucoup moins importants». La NAACP, le Comité national démocratique, l’Organisation nationale des femmes et Emily’s List ne sont plus des sponsors.

Ils comprennent peut-être enfin que ce leadership est un ersatz, une impasse, et non la vraie affaire. Peut-être craignent-ils d’être associés à un événement devenu désastreux. Peut-être voient-ils aussi que cette impératrice n’a pas de vêtements.

Je suis en deuil pour un mouvement de femmes dynamique et radical. Mais ce n’est pas ça.

Articles publiés dans Times of Israel , New English Review et T

Adresse aux prétendus laïques qui ne veulent pas que l’on « juge les religions » …

Publié le

Liberté d’expression, liberté de croire ou de ne pas croire en Dieu et autres divinités, liberté de philosopher et donc de critiquer. La liberté est indivisible. La liberté de penser et de dire grandit l’humain parce qu’elle est la manifestation la plus haute du Respect. La liberté de penser, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi et d’agir contre autrui. L’incitation à la haine, ce n’est pas la liberté.

Elisseievna me transmet ce cri de colère contre des intégristes laïques qui s’allient aux intégristes politiques et religieux. Je partage.

La Connectrice

 

Adresse aux prétendus laïques qui ne veulent pas que l’on « juge les religions » …

Si vous étiez des VRAIS LAIQUES vous ne mettriez aucune doctrine à l’abri des JUGEMENTS DE VALEUR, et vous n’invoqueriez pas l’argument totalement à côté de la plaque de l’inquisition, JE JUGE L’ISLAM, JE JUGE LE CHRISTIANISME, JE JUGE LE NAZISME, ETC : TOUTE DOCTRINE.

Ceux qui ne le font pas ne sont que des laïques de pacotille, vénérant au fond le « sacré » de religions » et … en fait , étant surtout animé par la haine des idées de base chrétiennes et utilisant les autres religions comme prétexte pour l’écraser, la réalité en France est celle-là, la réalité en France est la guéguerre Francsmacs contre Cathos, guerre dont je n’ai rien à faire,

Moi je combats ( 1 ) LES DOCTRINES NAZIES, LES DOCTRINES QUI NE DONNENT PAS LA MEME VALEUR A TOUS LES ETRES HUMAINS, soit le nazisme, l’islam, certaines versions élitistes du christianisme (pour le coup vraiment déviées de la bible), le communisme de Lénine issue de la haine antijuive de Marx et d’autres doctrines de massacres systématiques.

Vous et vos amis haissez le christianisme parce que vous etes des obsédés du cul, qui, c’est vrai, n’est pas franchement respecté par une doctrine assez teintée de méfiance envers la « chair », pour moi cette question est bien ridicule et secondaire par rapport aux questions de vie ou mort.

(1)     Je tente d’écrire ce verbe, ce mot auquel je suis si allergique, de même qu’au mot « collaborateur », tant il représente une réalité que je voudrais ne plus vivre, une réalité que je voudrais que personne ne vive, et je m’aperçois … que je ne sais même pas le conjuger à la première personne du singulier … j’ai du consulter une grammaire pour corriger mon premier écrit … vraiment je déteste ce mot, nom [ en allemand Kampf, mein Kampf ] ou verbe.

elisseievna

Anonymat, dénonciation et sécurité

Publié le

De nombreux internautes utilisent des pseudos pour protéger leur anonymat soit pour de bonnes raisons, soit pour de mauvaises raisons parfois très malveillantes.

L'auteur d'une lettre coup de gueule anti-taxis est menacé de mort sur Facebook http://t.co/MXDP8dJsVi

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Ecrire ou témoigner dans l’anonymat comme respecter l’anonymat de personnes l’ayant choisi visent souvent à se protéger comme protéger ses proches pour des motifs personnels, professionnels ou stratégiques ou encore ménager son intégrité physique. Ces motifs sont tout à fait respectables et doivent être respectés. Par contre, se dissimuler derrière l’anonymat pour nuire, insulter, menacer, commettre des crimes ou des délits est totalement inacceptable. Dénoncer l’anonymat malveillant est l’affaire de la police et de la Justice.

Dans le texte ci-dessous, Elisseievna, une camarade féministe , explique comment des personnes malveillantes ont dénoncé l’anonymat d’une camarade féministe sans son consentement. Derrière cette délation se dissimule une position politique en faveur de l’islamophilie, cette camarade écrivant souvent sur la dramatique islamisation de la France particulièrement dangereuse pour les femmes.

Elisseievna est une militante féministe historique courageuse qui se bat contre l’islamisation de la France et la progression de l’application de la charia qui traite les femmes comme des sous-hommes et qui représente actuellement une grave menace contre les droits des femmes encourageant les hommes -musulmans ou non- à renforcer ces comportement sexistes et machistes qu’ils avaient commencé à remettre en cause pour plus d’échange et d’égalité entre femmes et hommes. Comme Elisseievna et d’autres, j’ai l’impression que, sous l’influence de l’islam, nous avons fait un énorme pas en arrière et que ce n’est pas fini. De nombreux signes attestent de la régression de notre condition, le dernier étant le remplacement d’un Ministère des droits des femmes promis par Emmanuel Macron par un secrétariat d’Etat à l’égalité entre hommes et femmes (notez la priorité) confié à une femme qui n’est pas connue pour son féminisme, bien au contraire.

La Connectrice (qui reste anonyme pour des motifs de protection)

Délation féministe et leurs soutiens féministes et juifs.

L’anonymat dans le mouvement de libération des femmes depuis 1970

Dans le mouvement féministe de nombreuses féministes ont utilisé des pseudonymes pour écrire, tout en militant sous leur nom d’état civil dans le mouvement.

Nombre de textes n’étaient pas signés, comme s’ils étaient des textes collectifs.

Ainsi l’écrivain(e) Christiane Rochefort fut elle l’auteure réelle de nombreux textes « anonymes ».

Ainsi les rédactrices de la Revue de l’Anef (https://www.anef.org/tag/lanef-publie/ ), dirigée par Françoise Picq, demandaient-elles aux féministes intervenantes dans l’assistance des « Journées de l’Anef » (https://www.anef.org/category/publications/les-journees-de-lanef/) , si elles souhaitaient ou pas que leur nom figurent comme auteures de leurs interventions orales au cours de ces journées. Si elles ne le souhaitaient pas, leurs propos figuraient avec juste l’indication « une intervenante ».

Ainsi, le numéro de la revue Partisan de 1970 intitulé «  Féminisme année zéro », a été, comme l’ont relaté dans leurs ouvrages, tant Anne Zélensky que Marie-Jo Bonnet, composé d’articles signé uniquement par des prénoms ou des pseudonymes.

Ainsi, comme l’a ensuite expliqué Anne Zélensky dans son autobiographie, son livre « Histoires du MLF » a été rédigé en 1977 avec Annie Sugier, sous leurs noms de plume de l’époque, « Anne Tristan » et « Anne Pisan ». Simone de Beauvoir a préfacé l’ouvrage et n’a jamais révélé qui étaient les auteures, aussi longtemps que celles-ci ont souhaité maintenir la discrétion sur le fait qu’elles étaient rédactrices de cet ouvrage, vis-à-vis du public.

Ainsi comme l’a écrit Liliane Kandel  (  https://www.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2008-1-page-117.htm ), elle écrivait sous le nom de « Rose prudence » ses chroniques sur « sexisme ordinaire » tandis que Catherine Deudon utilisait le pseudonyme de « Catherine Crachat ». Catherine Deudon a elle-même fourni une biographie à un site universitaire mentionnant cet usage, d’où l’on peut déduire qu’elle est d’accord depuis pour le révéler.

Abjection de la dénonciation de l’anonymat

Il est évident qu’il est infâme de révéler publiquement le nom d’une copine militante qui est l’auteure de textes, qu’elle ne souhaite divulguer que sous un pseudonyme.

Je considère la délation d’auteurs écrivant sur l’islam, à fortiori lorsqu’ils sont juifs, comme une aide à l’assassinat potentiel. Le nom d’une personne permet souvent de connaître ses autres coordonnées, et donc de savoir où la trouver pour la tuer.

J’estime abject tout soutien apporté à cette action.

Fiammetta Venner a jugé utile de révéler le nom d’une féministe écrivant sur l’islam sous pseudonyme. Qui milite évidemment sous son nom d’état civil comme toutes les féministes.

En justice elle a invoqué la nécessité d’informer le public.  Elle a osé prétendre que la féministe en cause tiendrait sous son nom des propos politiques opposés à ceux de ses articles.  Mais la Cour n’a pas visiblement considéré qu’il y aurait la preuve de propos contradictoires ou de sens politique opposé qui auraient été tenus par la féministe ainsi outée. Elle n’a pas tenu compte de cet argument.

La délation ainsi produite a été retirée. Ce qui est le minimum.

Mais Fiammetta n’a ni produit d’excuses, ni dédommagé sa victime pour tout le tort subi, alors qu’il est évident dans les circonstances actuelles que ce préjudice d’angoisse est évident. Au contraire, elle a soutenu qu’il n’y avait pas de préjudice du fait de sa révélation. Et les personnes qui l’ont soutenu ont, par ce soutien, à l’évidence, entériné cette affirmation.

Tout ceci est abject.

La moindre des choses seraient que ceux et celles qui ont participé à ces dégueulasseries, Fiammetta et ceux et celles qui l’ont soutenue dans ce procès, affirment clairement, qu’après réflexion, elles et ils estiment maintenant ceci :

« Etant donné les circonstances actuelles, étant donné les menaces pesant sur les juifs et sur les opposants à la loi islamique, en aucun cas et sous aucun prétexte, il ne faut révéler le nom de personnes écrivant des propos critiques contre la doctrine de l’islam. »

Fiammetta Venner a été soutenu dans ce procès par : Catherine Deudon, Michael Ghnassia, Liliane Kandel, Patrick Klugman, Claudie Lesselier, Françoise Picq, Nadja Ringart, Nathalie Szuchendler.

Je ne vois pas comment l’on peut être juif, censé obéir au commandement : « Tu t’inquièteras du danger pour autrui », et apporter son soutien à une action dont je ne vois pas comment on peut penser qu’elle ne serait pas une mise en danger de MORT,

Je ne vois pas comment l’on peut se prétendre féministe, c’est-à-dire soucieuse de lutter contre la violence, et commettre un tel acte ou le soutenir, alors que je ne vois pas comment l’on peut soutenir qu’il ne facilite pas l’action éventuelle de tueurs de juifs et de tueurs d’opposants à la charia.

Je ne vois pas quelle autre motivation peuvent avoir celles et ceux qui le commettent ou le soutiennent qu’une envie de voir tuer, que le goût du sang.

J’attends de ces personnes qu’elles fassent clairement à titre d’excuse minimum, et pour que cette conduite ne se reproduise plus, la déclaration citée plus haut, à savoir :

« Etant donné les circonstances actuelles, étant donné les menaces pesant sur les juifs et sur les opposants à la loi islamique, en aucun cas et sous aucun prétexte, il ne faut révéler le nom de personnes écrivant des propos critiques contre la doctrine de l’islam. »

Elisseievna

Pour en savoir plus

  • Le blog féministe et anti totalitaire d’Elisseievna

http://elisseievna.blogspot.fr/

  • Risques encourus par les critiques de l’islam comme Charlie-Hebdo

Dossier islamisme : Marianne porte plainte pour "menaces de mort"

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Le directeur de l’hebdomadaire a porté plainte contre X pour des menaces de mort réitérées suite au reportage réalisé sur « les complices de l’islamisme ». La semaine dernière, l’hebdomadaire Marianne publiait un dossier spécial sur « les complices de l’islamisme« , à savoir les « alliés objectifs, compagnons de route, idiots utiles » qui permettent de faire le jeu d’un islam radical. Un reportage qui n’a visiblement pas plu à tout le monde, notamment sur les réseaux sociaux où des internautes s’en sont pris frontalement à l’hebdomadaire, parfois en des termes répréhensibles. Ainsi de ce tweet : « A quand le mitraillage de la rédaction de Marianne ? », qui, en plus d’un appel au meurtre, rappelle froidement l’attentat de janvier contre le journal satirique Charlie Hebdo. C’est pour ce genre d’appel au meurtre que le directeur de Marianne a indiqué dans un communiqué, jeudi, avoir déposé plainte contre X pour des « menaces de mort réitérées » sur les réseaux sociaux.

« Des centaines d’insultes raciste et antisémite »

La plainte a été déposée mardi et a pu être consultée par l’AFP. « Dès le samedi 23 mai, le patron de la rédaction Joseph Macé-Scaron a été alerté que des menaces de mort étaient proférées à l’encontre du journal sur les réseaux sociaux, à savoir Twitter et Facebook », est-il écrit. L’hebdomadaire dit aussi avoir reçu des « centaines d’insultes à caractère raciste et antisémite ».

Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler »

Yvette Roudy en réaction au manifeste des 19 salauds autoproclamés

Une pétition d’hommes réclamant la liberté d’aller aux putes devrait être mise en ligne prochainement sur le site « Causeur ». Ces messieurs déjà connus pour défendre leur « droit » à payer pour jouir dans -sur, à travers- le corps d’une femme se révoltent contre le projet du gouvernement d’édicter une loi sanctionnant les clients de prostituées. En même temps ils revendiquent la consommation de pornographie. Et ça se dit intellectuel !

Toute personne dotée d’une once de culture ne peut ignorer le lien manifeste entre agressions sexuelles, pornographie et prostitution, mamelles de la discrimination universelle des femmes. Sans même se pencher sur des études scientifiques, il suffit de lire les faits divers pour constater que délinquants et criminels sexuels sont de grands consommateurs de pornographie. Il faut croire que le sexe mâle est aveugle et qu’il ne connait que ce qui l’arrange même quand les réalités le contredisent, typique d’un comportement idéologique  contradictoire avec l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Franchement, messieurs, vous vous pensez désirables en consommant prostituées et pornographie ? Vous pensez vraiment que les femmes vous trouvent séduisants sachant que vous trempez allègrement votre biscuit ici et là moyennant finances ou que vous vous astiquez le manche en regardant des images de femmes harnachées comme des pouliches, ligotées comme des saucissons, retournées comme des crêpes par un étalon de service ou aspergées de sperme du visage aux seins. Vous pensez vraiment que ça nous fait envie ? Dans vos rêves, oui.

Il n’y a que de vieux barbons peine à jouir pour se réjouir de la belle époque des bordels, des claques et des maisons closes, du souvenir des putes au grand coeur qui réconfortaient les milords et se faisaient cogner par leur légionnaire.

Il n’y a que de pauvres gosses sans éducation pour consommer de la pornographie dès l’âge de 11 ans, mettre en pratique leurs leçons en violant à 13 ans parce qu’ils ne peuvent pas encore aller aux putes, de futurs maquereaux pour nombre d’entre eux, grâce auxquels vous pourrez aller aux putes.

La pornographie et la prostitution font partie de l’oppression des femmes, de leur discrimination dans toute la société et de leur infériorisation dans le travail, dans la politique, dans les relations humaines, dans la culture et dans tous les domaines de la vie. L’injure la plus courante pour insulter une femme n’est-elle pas de la traiter de « pute » ?

Pornographie et prostitution sont responsables des viols commis toutes les dix minutes en France. Elles sont aussi responsables des violences conjugales et des meurtres conjugaux. Elles sont encore responsables du harcèlement sexuel au travail, dans la rue, dans la nature et partout ailleurs. Elles sont responsables de l’indulgence de la Justice pour les violeurs et les meurtriers de femmes comme Cantat. (seulement 8 ans de prison pour avoir cogné une femme à mort, 4 ans effectués) Elles permettent aussi qu’un animateur de radio diffuse une vidéo incitative au viol sans que les autorités ne bronchent. https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/guillaumepley-retirez-votre-vid%C3%A9o-comment-chopper-une-fille-en-trois-questions?alert_id=UBjJFvVJzT_FBueBVfYoE&utm_campaign=38621&utm_medium=email&utm_source=action_alert

Alors messieurs qui revendiquez votre liberté d’aller aux putes et de consommer de la pornographie, sachez que ma liberté à moi est de vous mépriser, de vous désavouer et de combattre votre fielleuse idéologie. parce que vos choix indignes portent atteinte à ma liberté d’existence.

La Connnectrice

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Le manifeste des 343 salauds
 
Chers amis, camarades, lecteurs et concitoyens,
Le Parlement devrait discuter prochainement une proposition de loi sanctionnant les clients des prostituées – sans interdire formellement la prostitution: punir ce qui n’est pas interdit, ça laisse rêveur.Causeur a décidé de batailler par l’humour pour cette cause sérieuse.
Nous publierons dans notre prochain numéro le manifeste ci-dessous. S’il n’est ouvert qu’aux hommes, c’est par référence au « Manifeste des 343 salopes »  (que les moins de 20 ans se fassent expliquer par leurs grands-parents), et aussi parce tous les propos tenus par les « abolitionnistes » indiquent que, sous couvert de protéger les femmes, c’est une guerre contre les hommes, considérés comme des délinquants sexuels en puissance. « Les victimes sont presque toujours des femmes (….). Les clients sont toujours des hommes : ils achètent et imposent leurs propres désirs », peut-on lire dans la « Pétition des jeunes pour l’abolition de la prostitution ».Nous ne défendons pas la prostitution, nous défendons la liberté. Et quand le Parlement se mêle d’édicter des normes sur la sexualité, notre liberté à tous est menacée. Et comme il n’est pas interdit d’agir en s’amusant, nous comptons sur votre présence – en l’occurrence votre signature.
P.-S:  Ce texte est destiné à être publié dans le numéro de Novembre de Causeur. Embargo sur la publication jusqu’au jeudi 4 novembre !  
Elisabeth Lévy
Touche pas à ma pute !
Le manifeste des 343 salauds
En matière de prostitution, nous sommes croyants, pratiquants ou agnostiques.Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux « putes » – et n’en n’ont même pas honte.
D’autres, sans  avoir été personnellement clients (pour des raisons qui ne regardent qu’eux), n’ont jamais eu et n’auront jamais le réflexe citoyen de dénoncer ceux de leurs proches qui ont recours à l’amour tarifé.Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d’une répression déguisée en combat féministe. Qu’il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires. Mais nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs.
Nous n’aimons ni  la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux.Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger.Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ?Nous ne céderons pas aux ligues de vertu qui en veulent aux dames (et aux hommes) de petite vertu. Contre le sexuellement correct, nous entendons vivre en adultes.
Tous ensemble, nous proclamons :
Touche pas à ma pute !
Premiers signataires: Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubere, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, censuré, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier

Pour en savoir plus

Articles sur la prostitution, Réaction au manifeste des 343 salauds, twitts, revue de presse, analyses

  • Article d’Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, dans Le Monde de mardi 29 octobre 2013

L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes

LE MONDE | 29.10.2013 à 08h11 | Par Anne Zelensky (Présidente de la Ligue du droit des

« Touche pas à ma pute », tel est l’intitulé d’une pétition qui sera publiée dans Causeur de novembre. Elle est le porte-étendard du « Manifeste des 343 salauds ». Voilà un acte militant inédit : les hommes n’avouent pas aisément fréquenter les putes. Et se préoccupent plus d’utiliser ces dames que de les défendre.

Mais ce manifeste va encore plus loin, et se réclame paradoxalement d’un autre manifeste célèbre : celui des « 343 salopes », publié en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, pourdéfendre la liberté d’avorter (« Je déclare avoir avorté »). Je suis, avec d’autres, à l’origine de ce manifeste. Une précision utile : nous n’avions pas choisi de nous appeler « salopes », ce qualificatif nous est venu du dehors, de Charlie Hebdo. Si on comprend bien, le terme de « salope » désignerait donc toute femme qui enfreint les règles de la bienséance féminine officielle, pute ou féministe.

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Dans le manifeste « Touche pas à ma pute », les signataires eux, ont choisi le terme de « salaud » par référence aux « salopes » de 1971. C ‘est là que je m’interroge. Quelle filiation peut-il bien y avoir entre nous, les « salopes » qui réclamions la liberté interdite de disposer de notre corps, et ces « salauds » qui réclament aujourd’hui la liberté de disposer contre rémunération et sans pénalité du corps de certaines femmes ? Dans le premier cas, il s’agit de lever une oppression, dans le second, de la reconduire. Et ce au nom du même concept : la liberté. Où est la faille ?

Ce qui chiffonne mon sens de la logique en effet dans cette proclamation, ce n’est pas tellement qu’elle défende une forme de prostitution qui concerne une minorité de personnes, persuadées de l’avoir choisie. Ce n’est pas tellement qu’elle véhicule une contradiction majeure : elle met de côté la souffrance et l’humiliation de la majorité des « forçates » du sexe, tout en condamnant les réseaux proxénètes, qui en sont les pourvoyeurs.

LIBERTÉ OU ASSERVISSEMENT ?

Ce qui me chiffonne, c’est cette référence à la liberté. L’occasion est donnée une fois de plus de constater les dévoiements infligés à cette idée. Ce mot connaît depuis des décennies des accommodements qui reviennent à en faire le contraire de ce qu’elle est censée être. La doxa de notre temps s’incarne dans la trilogie : « liberté d’expression », sacralisée par la loi 1881 sur la liberté de la presse, le « touche pas à » (on est passé du pote à la pute) et le « c’est mon choix ». Le tout chapeauté par le credo : « Tout se vaut » (les arts, les cultures, les dominations) ou concept d’équivalence. Tels sont les piliers qui soutiennent l’édifice construit à la gloire de « ma » liberté. Qui ne connaît pas de limite.

Et voilà comment la liberté de disposer de son corps, revendiquée dans le « Manifeste des 343 », se voit étendu à des pratiques -– liberté de se prostituer -– qui en constituent le contraire. Comment peut-on en effet revendiquer comme liberté ce qui en fait la bafoue ? La liste est longue dans l’histoire, de ceux et celles qui ont préféré leur esclavage à la liberté, tant sont fortes l’emprise du conditionnement et la fascination de la soumission. Des esclaves noirs affranchis qui ne voulaient pas quitter leur maître, à la fameuse héroïne d’Histoire d’O, qui consentait à être asservie, on n’en finirait pas d’énumérer les zélateurs de la « servitude volontaire ». Dans cette pétition « Touche pas à ma pute », par un tour de passe-passe pervers, la liberté est mise au service de la défense d’un esclavage de fait.

Dans cette affaire de prostitution, personne n’est en fait libre : ni la pute ni le client. A part quelques rares exceptions, la majorité des personnes qui se prostituent le font par contrainte économique ou psychologique. Soyons sérieux : ce n’est pas une partie de plaisir d’ouvrir ses jambes à la demande, plusieurs fois par jour. Quant au client, il est pris dans un système de relation homme-femme, fondé sur le malentendu et la peur.

Quoi de plus rassurant que le scénario prostitutionnel ? Tout y est prévu : il paye, elle exécute. Elle lui offre la satisfaction de ses fantasmes ; elle l’écoute ; elle ne le juge pas. La femme idéale en somme. Il peut régresser avec elle en toute innocence, larguer un moment tout ce qui le contraint à être un homme : les responsabilités, le sérieux, la maîtrise. Le pied, non ? Etre un homme n’est pas si facile, et on peut comprendre les délices de ce lâcher-prise. Qu’il soit inavouable est bien le signe qu’il est merveilleusement transgressif. Il faut en effet un certain goût de la provocation aux signataires du « Manifeste des salauds » pourreconnaître qu’ils vont chez les putes.

Ce manifeste s’inscrit dans la guéguerre que se livrent les sexes. C’est la réponse du berger à la bergère. La revanche de certains hommes contre la libération des femmes passe sans doute par ce pied de nez. Tu as voulu être libre ? Eh bien, moi, ça ne m’empêchera pas d’aller chez les putes. Les femmes esclaves, j’aime. Au moins elles ne me demandent rien, elles me prennent comme je suis. Là est le hic. Le féminisme a introduit dans la bergerie des sexes le dangereux loup de la lucidité. Les femmes ne veulent plus faire semblant de prendre les hommes tels qu’ils sont, et elles en ont assez d’être prises pour ce qu’elles ne sont pas. Pouce ! Il faut inventer un autre jeu.

Idées http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

  • Réaction indignée du mouvement  du Nid

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Avec Touche pas à ma pute (on apprécie tout le mépris paternaliste du terme), les « 343 salauds » exigent le maintien de leur pouvoir et de leur impunité de dominants. Ils sortent du bois pour réclamer le maintien de leur droit à exploiter sexuellement des femmes, sans souci aucun des réalités : la précarité, les violences, les réseaux et les proxos.

Merci à eux de dire tout fort ce que nous nous évertuons depuis tant d’années à montrer. La prostitution comme réponse à la « misère sexuelle » ? Non. Ces piliers du monde culturel et médiatique veulent juste continuer à exercer un pouvoir. Un combat pour la liberté sexuelle ? Non plus. Mais un front machiste et sexiste qui, même après l’affaire DSK, fait semblant de confondre libertinage et violences sexuelles.

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

  • L’appel de ZeroMacho, ces hommes qui « ne veulent plus aller au bois »

image-32Source image http://zeromacho.wordpress.com/about/

Communiqué sur la proposition de loi pour abolir la prostitution

Publié le septembre 16, 2013 

En avant vers une loi abolitionniste en matière de prostitution !


Zéromacho, réseau international d’hommes engagés contre le système prostitueur et pour l’égalité femmes-hommes, salue la proposition de loi historique déposée aujourd’hui par la députée Maud Olivier.

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Nous espérons trouver dans cette future loi :
– La suppression de toute forme de répression à l’encontre des personnes prostituées.
– La mise en place d’un plan national d’alternatives à la prostitution permettant de répondre à l’aspiration d’une écrasante majorité de personnes prostituées à se construire un avenir hors de la prostitution.
– La pénalisation des clients-prostitueurs qui exploitent la précarité et la vulnérabilité des personnes en situation de prostitution pour leur imposer un acte sexuel par la contrainte financière. Cette disposition de la loi suédoise de 1997 a fait la preuve de son efficacité.
– Le renforcement des moyens de lutte contre le proxénétisme sous toutes ses formes et l’accès à une réparation du préjudice subi par ses victimes.

Dans l’espoir de construire une société plus juste, nous invitons les parlementaires à intégrer ces éléments dans la prochaine loi et à la voter avec le plus large consensus possible.
Après l’abolition de l’esclavage (1848) et de la peine de mort (1981), la France passera ainsi un nouveau cap historique.

Le Rapport d’information parlementaire Bousquet-Geoffroy a déjà préconisé les recommandations ci-dessus. L’adoption à l’unanimité de la résolution parlementaire du 6 décembre 2011 a annoncé le vote d’une loi abolitionniste globale.

Zéromacho porte cette demande avec les 55 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes-hommes rassemblées au sein du Collectif Abolition 2012. Elles sont rejointes par plus de 200 associations issues de 27 Etats membres de l’Union européenne, signataires de l’Appel de Bruxelles « Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution ».

Contact: Fred Robert et Patric Jean
info.zeromacho@gmail.com
Site : http://www.zeromacho.eu
Twitter et Facebook : @zeromacho

http://zeromacho.wordpress.com/2013/09/16/communique-sur-la-proposition-de-loi-pour-abolir-la-prostitution/

  • Réaction d’Yvette Roudy, ancienne ministre socialiste des droits des femmes

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler », dénonce la féministe.

http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/343-salauds-les-derniers-cris-de-l-arriere-garde-juge-yvette-roudy-01-11-2013-3277545.php

  • Soutien ignoble aux 343 salauds sur Riposte laïque au prétexte d’ouvrir le débat. Une fois de plus, Riposte laïque démontre que, malgré ses prétentions, elle n’est pas du tout féministe

http://ripostelaique.com/socialos-et-nonnes-feministes-foutez-la-paix-a-ceux-qui-ont-envie-daller-aux-putes.html

Extrait 

La sexualité, son intimité, sa complexité, son irrationalité, sa part d’ombre, son jardin secret, est le dernier espace de liberté qui nous reste. La majorité d’entre nous a des rapports conventionnels, avec son compagnon ou sa compagne, et s’en contente. Certains cherchent dans des doubles vies, ou des relations multiples, des satisfactions qu’ils ne trouvent pas dans leur seul couple. D’autres, seuls, vivent au jour le jour leur vie amoureuse, et se débrouillent comme ils le peuvent pour agrémenter leur existence de rencontres de passage. Et d’autres encore, pour des raisons qui les regardent, et qu’ils ne sont pas forcément capables d’expliquer, choisissent d’aller aux putes, et parfois aux gigolos.

Vive une société qui permet tout cela. Alors, racketteurs socialistes et féministes, cessez de vous occuper de notre vie sexuelle et foutez-nous la paix !

Bernard Bayle

  • Riposte laïque se rattrape en publiant une réponse digne à Bernard Bayle

Cependant vous m’accorderez le droit de considérer que la prostitution est une tare majeure de l’humanité, comme l’a été l’esclavage, et de le déplorer. C’est, selon moi, la forme extrême de l’exploitation des femmes par les hommes. Et le fait que des canadiennes, des américaines et des françaises frètent des avions pour aller aux Antilles se « taper des mecs », ne change rien à la chose….e me réjouis par ailleurs que notre société ait changé. Je suis assez âgée pour avoir connu l’époque d’avant la pilule, la dépénalisation de l’avortement, et autres éléments de libéralisation des mœurs. Je suis contente que l’on puisse maintenant vivre ensemble sans être marié (e), que les jeunes femmes puissent choisir leur compagnon, et en changer si elles le veulent.

Il me semble que c’est de cela que vous parlez, du droit des gens à mener leur vie à leur guise, sans que l’Etat, la loi, viennent y mettre son nez. Vous parlez en fait de gens qui se rencontrent, se choisissent librement, c’est parfait, rien à redire.

Mais la prostitution, c’est autre chose. C’est ce gigantesque système mondial, international, ce marché qui rapporte beaucoup d’argent, qui achète et vend des femmes…. et les tient en esclavage…Cela vous dérange que l’on s’attaque aux hommes, dans cette affaire. Aux clients. C’est peut-être maladroit, je n’en sais rien. Mais cela a au moins le mérite de les rendre visibles, comme on dit. Dans un échange commercial, puisqu’il s’agit de cela, il y a deux parties : le vendeur et l’acheteur. Dans ce cas on ne parlait jamais que de la vendeuse, la pute, et en quels termes ! Pourquoi ne parlerait-on pas de l’acheteur ?…Et de quelles féministes parlez-vous ? Je sais qu’il y a beaucoup de mouvements qui se disent féministes, je ne les connais pas tous. Je sais seulement que le mouvement féministe qui a permis aux femmes de se libérer, d’acquérir des droits fondamentaux, existe depuis environ 200 ans. Et je sais aussi que les hommes, du moins certains, parce qu’ils ont peur de perdre le pouvoir et leurs privilèges, comme « d’aller aux putes », par exemple, trouvent, et ont toujours trouvé de multiples astuces, le mot est faible, pour s’opposer aux revendications de l’autre sexe.

Jacqueline FICHET http://ripostelaique.com/la-prostitution-est-une-tare-majeure-de-lhumanite-comme-la-ete-lesclavage.html

  • Point de vue d’Elisseievna, féministe laïque, collaboratrice de Riposte laïque , contre la position des 343 salauds
Il est libre Max …
Une proposition de loi prévoit de réprimer l’achat de prostitution. Je l’approuve. J’estime que les peines prévues sont bien légères, surtout lorsque cet achat représente un chantage à l’emploi.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion1437.pdf
Des hommes s’offusquent que l’on attente à leur « droit d’aller aux putes » : l’expression dit tout : les femmes sont des chiottes. D’autres disaient pour défendre au XIXeme siècle en France, la règlementation « sanitaire » de la prostitution qu’elle constituait un « égout séminal ».
Plusieurs intellectuels ont concocté une pétition pour s’y opposer. Leur argumentaire réclame la « liberté », et proclame qu’il existe des femmes qui « aiment ça ». Ils déclarent qu’ils ne céderont pas aux « ligues de vertu », se demandent si la pornographie ne sera pas interdite demain. Ils prétendent vivre en « adulte »
Je m’honorerais de pouvoir prétendre appartenir à une ligue de vertu.  Je considère que l’interdiction de l’achat d’acte sexuel signifie évidemment l’interdiction de la production de pornographie avec acteurs.
Les connotations « adultes » contre vierges effarouchées des « ligues de vertu » donnent à ce texte un style « beauf ».
Le plus énorme est le mot « liberté ».
Liberté de quoi Max ?
Liberté d’être mené par le bout de ses boyaux.
Liberté d’être mené par ses hormones, envies et appétits.
Liberté d’être mené par le plaisir animal de faire plier et de soumettre.
Liberté d’imposer son corps à l’autre.
Liberté de jouir du fait de pouvoir lui imposer ce corps qu’il ne désire pas.
Liberté de forcer le consentement.
Liberté de jouir d’avoir obtenu que l’autre joue la comédie du consentement.
Liberté de pouvoir sentir sa réticence, son absence de son propre corps, sa souffrance, et d’en jouir.
Liberté de l’avilir.
Liberté d’user du pouvoir de l’argent.
Liberté de s’aveugler : non les femmes n’aiment pas « ça » mais juste l’argent qu’elles reçoivent.
Liberté de mentir car c’est bien parce qu’elles n’aiment pas « ça » que l’on s’excite à leur imposer.
Liberté d’être orgueilleux de pouvoir se les payer.
Liberté de ricaner des plus  faibles qui se débattent et de parler plus fort qu’eux.
Liberté de distordre les mots pour inverser l’apparence des culpabilités.
Liberté de s’avilir.
Liberté de céder aux tentations les plus viles … ?
On n’est libre de rien quand on n’est même pas libre d’avoir ce minimum d’amour pour les autres, qui est de ne pas leur faire violence sciemment.
elissievna http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/10/il-est-libre-max.html
  • Brillante et spirituelle réponse d’Isabelle Alonso aux « salauds de pacotille »

Extrait :

Or qu’est ce que je lis-je, sous la plume des affreux jojos autoproclamés ?

« Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux« .

images-1Ça, des salauds ? Ça, des provocateurs ? Ça des courageux ? Des chaisières, oui ! Oh, les petites bites ! Rien dans le calbar ! Assumez, les gars, assumez ! C’est quoi ces précautions oratoires à la mords moi le gland ? Z’êtes subversifs, ou juste des flagada du mashmallow,  des mous du scoubidou, des raplapla du trilili ? Tant qu’à y aller, allez-y franchement, à la virile, à la légionnaire ! Soyez des salauds, des vrais ! Des voyous, des crapules, des durs de dur, des tatoués, des qui font peur ! Parce que si c’est pour enrober dans la dentelle, merci, mais on a déjà Frédéric Mitterrand ! Suffit pas de se proclamer salaud, encore faut-il être à la hauteur. Un salaud, un vrai, ça n’en a rien à foutre des autres. Et c’est votre gloire de mâles, votre superbe de dominants naturels, votre honneur de prédateurs de l’extrême que de le revendiquer ! Ne donnez pas dans l’édulcoré, le tiède, le timide! Ne la jouez pas petit bourgeois de la braguette, chaland cauteleux, timoré de la mutinerie ! N’élevez pas des palissades de respectabilité mesquine autour du champ flamboyant de votre juste révolte !

De plus, vous n’affirmez pas que vous y êtes allés, que vous y allez et que vous y retournerez ! Vous vous planquez, à la pleutre, derrière la formule « certains d’entre nous« . Alors ? On dit qu’on fait pas sa honteuse, mais on la fait quand même ? On braillerait dans le vide, pour la beauté du geste, par principe mais sans en être, sans y toucher, sans en tâter ? Mais lâchez vous, bande de chochottes! Vous êtes des princes russes, des vagabonds magnifiques, des génies étincelants, des julots célestes, des hussards sans entraves, exigez d’être sucés sur commande car tel est votre bon plaisir et pis c’est tout ! Qu’on sache où on en est!

Ou alors, fermez la.  http://www.isabelle-alonso.com/salauds-de-pacotille/

  • Commentaire des arguments du prostituteur Philippe Caubère par Léon sur disons.fr

Extrait :Après le couplet classique sur l’atteinte aux libertés publiques et au retour de l’ordre moral, on en vient donc assez rapidement à la relation marchande et à son fondement.

Il s’agit d’abord d’expliquer que les prostituées rendent un vrai service.
Ainsi donc, Philippe Caubère trouve auprès des putes ce qu’il ne trouverait jamais dans une relation « normale ». Voilà qui ne manque pas d’interroger…
Que lui font donc-t-elles de plus , ces professionnelles, que lui refusent  ses légitimes, si l’on a bien compris : les bas résille, la voie étroite, le triolisme ?  Rhoooo, les vilaines…  Apparemment  monsieur est exigeant ; mais alors comment se fait-il qu’il choisisse des régulières aussi nulles au lit ?
On appréciera, incidemment l’humiliation publique qu’il leur inflige en publiant ainsi cette tribune, se donnant, au passage, un beau rôle de plus, celui du défenseur de la liberté…
Ou alors il veut des trucs tellement chelous, que même une femme totalement libérée de ce côté-là refuse de faire au nom de son instinct de survie ? On voudrait des précisions, Monsieur Caubère… Ce n’est pas qu’on soit curieux, mais il manque quelque chose à l’argumentation pour être convaincante.
  • Comparaison entre les arguments réglementaristes (favorables à la prostitution) et les arguments abolitionistes (contre la prostitution) par Christine Le Doaré

Au fond, qui estime vraiment les personnes prostitué-e-s ?

Extrait :

Les réglementaristes affirment que doit perdurer le « plus vieux métier du monde » et revendiquent l’adoption d’un statut pour organiser les intérêts d’une minorité de prostituées « volontaires ».
Les abolitionnistes quant à eux, pensent que l’égalité femmes-hommes et le respect de l’intégrité humaine requièrent un projet de société féministe et humaniste.
Un tel projet ne peut se satisfaire du sacrifice d’un quota de femmes, ni au nom de l’un des plus vieux mensonges patriarcaux : la prétendue irrépressible sexualité masculine, ni au nom de l’une des plus archaïques exploitations marchandes…

…Depuis quand oppose t’on les intérêts d’un groupe minoritaire à un projet global de société ? Dans tous les cas, les motivations des abolitionnistes ne sont-elles pas plus élevées et généreuses, beaucoup plus optimistes aussi, que celles des réglementaristes ?

N’est-il pas insupportable d’imaginer que des personnes soient sacrifiées pour de fallacieuses raisons et des privilèges patriarcaux d’un autre âge et pour les libérales industries capitalistes du sexe ?

A mes yeux, ce qui compte autant que le projet de société féministe, humaniste et abolitionniste dans lequel je veux vivre, ce sont les femmes, les enfants et aussi les hommes, moins nombreux mais ils existent bel et bien, prostitué-e-s.
Je ne veux pas tourner les yeux, je me sens concernée, ils me touchent. Ce sont leurs vies avec leurs blessures, leur courage et leurs espoirs aussi, qui m’interpellent.
Je les respecte, estime profondément et je forme le vœu qu’un jour, non pas pour des raisons morales mais politiques, plus aucune personne sur terre ne soit contrainte, par la force ou à cause des circonstances, de se livrer à la prostitution.
En attendant, essayons au moins de limiter les dégâts, renforçons efficacement la position abolitionniste de la France et la coopération européenne comme internationale.
Libérons-les, libérons-nous et avançons.

  • Revue de presse des réactions au manifeste ‘Touche pas à ma pute », réalisé par Christine Le Doaré

En attendant, voici une première revue de presse non exhaustive qui témoigne de la saine émotion que cette ignoble pétition a suscité dans toute la France.

-Le « manifeste des 343 salauds » proclame « touche pas à ma pute ! »

http://www.lepoint.fr/societe/le-manifeste-des-343-salauds-proclame-touche-pas-a-ma-pute-30-10-2013-1749891_23.php

-Nouvel Observateur – Société
Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem riposte aux « 343 salauds »
Publié le 30-10-2013 à 15h07

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

huffingtonpost.fr
Halloween 2013: Birenbaum bashe les Zemmour, Lévy, et autres Rioufol
Publication: 31/10/2013 09h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/31/guy-birenbaum-bashe-halloween-2013_n_4180200.html?utm_hp_ref=france

LE MONDE SOCIETE 
Prostitution : 73 % des Français pour la responsabilisation des clients
Le Monde.fr avec AFP | 30.10.2013 à 21h04

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/30/prostitution-73-des-francais-pour-la-responsabilisation-des-clients_3505701_3224.html

-Nouvel-Observateur – Société
Les « 343 salauds » enflamment le débat sur la prostitution
Publié le 30-10-2013 à 12h16

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

-Le Mouvement du Nid France
343 salauds : le Mouvement du Nid vous dit MERCI !

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

-Le JDDManifeste des 343 : « Ils n’ont pas usurpé leurs noms de salauds! »

http://www.lejdd.fr/Societe/Manifeste-des-343-Ils-n-ont-pas-usurpe-leurs-noms-de-salauds-636393

LE FIGARO .fr
« 343 salauds »: SOS Racisme réplique
Publié le 30/10/2013 à 19:23

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00544-343-salauds-sos-racisme-replique.php

-ZEROMACHO
1 881 hommes contre la prostitution

http://zeromacho.wordpress.com/2013/10/30/1881-hommes-contre-la-prostitution/

-SudOuest.fr
Publié le 30/10/2013 à 08h53
« Touche pas à ma pute ! » : le manifeste des « salauds » qui suscite la polémique

http://www.sudouest.fr/2013/10/30/touche-pas-a-ma-pute-le-manifeste-des-salauds-qui-suscite-la-polemique-1215156-5458.php

-LIBERATION SOCIETE«343 salauds» clament leur droit à «leur pute»
Alice GÉRAUD 29 octobre 2013 à 21:51

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/29/343-salauds-clament-leur-droit-a-leur-pute_943288

-LE MONDE
« L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes »
29.10.2013 à 08h11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

-Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !
Publié le 26 octobre 2013 par laconnectrice

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/10/26/prostitution-les-paye-pour-jouir-me-degoutent-cest-ma-liberte/

-#343salauds : « Et si 343 esclavagistes exigeaient un droit d’asservir » ?

http://sandrine70.wordpress.com/2013/10/31/343salauds-et-si-343-esclavagistes-exigeaient-un-droit-dasservir/

L’EXPRESS
Même le STRASS s’inquiète de la mobilisation contre ces clients prostitueurs http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

Quelques-uns des nombreux tweets :

-@LeonArche: 71% des prostituées ont subi des agressions physiques et 68% souffrent du syndrome de stress post-traumatique. Les #343salauds

-@fbsbz: « De Koch, mari de Frigide Barjot défend la prostitution et les clients des prostitués alors que sa femme défend la famille »

-‏@osezlefeminismeOn vous a déniché la couv vintage de #causeur, back in the 1848, et déjà à l’époque les #343 ! pic.twitter.com/kPaeQtVd3b

-‏@ManuelFarce
J’ai prévu d’expulser 343 individus qui n’arrivent pas à s’intégrer, étant bloqués au XIXème siècle. Quelqu’un a des objections ?

-@ChLeDoare
C’est qui #Elisabeth_Levy, la MAMAN ou la « PUTAIN » des #343 salopards machos ?

-@ChLeDoare Si les #343 machos vous ont mis-e-s en rage, venez le crier et grossir le cortège le 23 / 11 MANIF #violenceshttps://www.facebook.com/christine.ledoare/posts/10151989531999743 …

-@hugolindenberg
Les 343 salopes se battaient pour disposer librement de leur corps, les 343 salauds pour disposer de celui des autres. La classe.

-@BOsienne
Justifier le recours au sexe tarifé parce que « ce sont des hommes » est minable! Qu’ils apprennent plutôt à faire jouir une femme #343salauds

-@Celestisssima
les 343 salopes réclamaient le droit de disposer de leurs corps, les 343 salauds celui de disposer du corps d’une (ou d’un) autre

‏-@Gekko_Hopman
Les #343salauds des mecs qui vont tirer leur coup pendant que leur épouse organise @lamanifpourtous

  • La prostitution est le commerce illégal le plus profitable après celui des drogues et des armes qui sont généralement liés

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/27/la-prostitution-en-pleine-expansion-femmes-et-mineurs-en-premiere-ligne_1635638_3224.html

« Les groupes du crime organisé sont les premiers bénéficiaires » de la prostitution, assène le rapport, avec des profits annuels estimés à 27,8 milliards de dollars, en troisième position derrière les trafics de drogue et d’armes. Il n’existe ainsi pas de mafia structurée à l’échelle mondiale, mais plutôt des petits groupes organisés s’achetant et se revendant des proies, qui passent d’abord par des « circuits de dressage » : « On les viole, on les drogue (…) et ensuite on les fait tourner » d’un pays à l’autre, le client se lassant vite, soupire M. Charpenel.

La prostitution est avant tout « une affaire d’argent » et recouvre très souvent « des réalités humaines inimaginables », raconte M. Charpenel, magistrat et ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, qui évoque « la démolition physique et psychologique créée par ce travail à la chaîne » où « le client préfère majoritairement consommer sans protection ». « On est loin du libertinage. L’essentiel de la prostitution est une prostitution de contrainte, mot pudique pour ne pas dire violence », poursuit le magistrat.

Le magistrat préconise l’abolition de la prostitution et la pénalisation des clients, comme en Suède, avec pour résultat une baisse du nombre de personnes prostituées et un départ des réseaux vers l’étranger. La légalisation, tentée en Espagne, en Allemagne ou encore en Australie, « ça ne marche pas », martèle M. Charpenel : « Cela ne change pas grand-chose à la réalité du métier, et la demande et le nombre de personnes prostituées augmentent. »

  • Voir le film « chaos » de Coline Serreau 

On les enlève, on les dresse en les violant et les droguant, une réalité insoutenable

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