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Archives de Tag: enfants

Paris foutoir. Les voies sur berge offertes aux vélos, pas aux piétons

http://www.leparisien.fr/paris-75005/paris-un-arrete-municipal-rend-les-voies-sur-berge-aux-pietons-18-10-2016-6224478.php

Cette photo publiée dans Le Parisien de ce jour prouve la réalité de l’arrêté municipal rendant officiellement les voies sur berge aux piétons. La réalité est qu’elle est offerte aux vélos comme tous les trottoirs de Paris.

La Mairie de Paris se moque ouvertement des piétons dont l’espace est grignoté inexorablement par les cyclistes, les motos, les trottinettes, skates, rollers, les roues électriques (gyroroues, monocycles ou monoroues) et tout ce qui roule.

Non seulement la Ville de Paris a dessiné des pistes cyclables sur les trottoirs mais elle autorise les cyclistes à griller les feux rouges, comme s’ils ne le faisaient pas auparavant. Des pistes cyclables ont été crées entre les arrêts de bus et les trottoirs obligeant les passagers quittant le bus à risquer être renversés par des vélos qui eux se protègent par des casques et des gilet fluorescents comme si ces vélophiles étaient  plus faibles, plus fragiles et plus menacés que les piétons parmi lesquels figure un bon nombre de personnes âgées et d’enfants.

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Rue Manin, mon trottoir, une promenade conçue par l’architecte de la mairie du 19ème, Davioud, a été confisqué au profit des vélos.

Le cycliste parisien roule sur les pistes cyclables à contresens, la nuit sans lumière, traverse les places piétonnes à toute vitesse, frôle les piétons qui sursautent plusieurs fois par jour et devraient remercier les écologistes qui favorisent ainsi les maladies cardiaques et entretiennent le stress.

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La place de la mairie du 19ème est toujours traversée par des cyclistes, des scooters, des motos sans que les gardiens ou les policiers n’interviennent. Par contre, le jour où j’ai mis plus d’une seconde pour ramasser les crottes de ma chienne, les vigiles sont arrivés illico …

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Ce cycliste, comme beaucoup d’autres, roule à contresens, les piétons doivent surveiller à droite, à gauche, devant et derrière car les vélos ne font pas de bruit sauf quand le conducteur sonne et insulte le piéton qui lui gâche sont plaisir. De plus, la nuit, nombre de vélos circulent sans phare.

Sûr de son droit à et de son impunité, le cycliste insulte, jure et maudit les pauvres piétons qui eux ne peuvent pas se hasarder sur les pistes cyclables. Cette inégalité ne dérange pas les pourfendeurs de l’égalité et du vivre ensemble. Moi d’abord et je vous emmerde est leur motto. La Ville de Paris libère ainsi la méchanceté, l’égoïsme, l’incivilité, la brutalité et la grossièreté. Pour le piéton, le cycliste est aussi sauvage que l’automobiliste l’est pour le cycliste. Qu’importe, le bobo à vélo est le dieu de l’Hôtel de ville et mérite tous les égards.

Méprisé par la mairie de Paris, le piéton ne peut que subir, personne ne le respecte ni ne le protège, les autorités modifiant les règlements au profit de la circulation cyclistes, ce qui le met sciemment en danger.

Rue Meynadier se trouve un petit bistro tranquille abrité par les frondaisons des chicots du Canada. On aime y flâner en terrasse. Hé bien, la Ville de Paris n’a rien trouvé de mieux qu’installer un parking vélo/moto juste en face de cette terrasse. Non seulement ce parking gâche le paysage mais il réduit l’espace de circulation piétons au point qu’il est difficile de passer, d’autant plus quand on est chargée.

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Bêtise de la Ville de Paris ou sanction pour le bistro, sa clientèle et les piétons ? Jugez de l’espace restant pour circuler entre le parking à vélo et les chaises de la terrasse- et ici elles sont vides, alors quand elles sont occupées …

Côté automobilistes, ce n’est pas mieux. J’ai vu des conducteurs griller des feux rouges ou ne pas respecter le passage piéton sous les nez des flics qui ne mouftaient pas. Quelle différence avec la province où les automobilistes s’arrêtent systématiquement et de bonne grâce pour céder le passage aux piétons !

Les imbéciles égoïstes me répondront que je n’ai qu’à aller habiter en province, ce à quoi je rétorque que les vélodromes sont faits pour eux et qu’ils n’ont qu’à aller y rouler puisque les piétons les dérangent. Et après de tels échanges, nous sommes bien avancés et il ne reste plus qu’aux piétons à se faire justice eux-mêmes en semant des clous sur les pistes cyclables et en crevant les roues des vélos. Merci pour le vivre ensemble, Madame Hidalgo !

La Connectrice, piétonne parisienne

 

 

L’humanité est épouvantable, les hommes sont mauvais, la vie est moche

Dès leur plus jeune âge, nous trompons les enfants sur les cruelles réalités de la vie qu’ils devront affronter jusqu’à leur mort. Et comme nous les enfermons dans le déni, nous ne leur apprenons pas à se dresser contre les laideurs de l’existence et nous les emprisonnons dans des récits trompeurs qui les persuadent que la vie est un lit de roses alors qu’elle ressemble plutôt à une vallée de larmes. Quand l’enfant se réveille en grandissant, il souffre parce qu’il ne parvient pas à s’arranger de réalités étrangères aux rêves de vie qui lui ont été inculqués. C’est alors qu’il se fait  des nœuds au ventre, des torsions au cœur et des blessures à l’âme.

Si dès le départ de la vie on disait à l’enfant que la vie est moche, il serait plus fort pour transformer chaque jour en perle et chaque laideur en goutte de rosée pour nourrir son coeur et son âme. Il trouverait en lui-même toutes les ressources qui gisent dans son potentiel propre au lieu de se construire des béquilles encombrantes pour lui-même et néfastes à autrui.

La vie est tellement dure et décevante par rapport aux espoirs cultivés dans nos petits cerveaux en construction que nous craquons périodiquement en ces crises qui ont été répertoriées et sont considérées comme normales : la crise des trois ans, la crise de l’adolescence, la crise de la trentaine, celle de la quarantaine, de la cinquantaine, le démon de midi et puis avec le vieillissement de nos cellules et la diminution conséquente de nos capacités physiques, les regrets, les aigreurs, la sénescence, la démence sénile, les idées de suicide et puis inéluctablement la mort.

Afin de se consoler, l’être humain use ses doudous pour progressivement les remplacer par des béquilles qui sont le plus souvent à la fois destructrices et constructives. Je pense aux artistes qui, pour pouvoir peindre, écrire, sculpter, danser, chanter et créer en général recourent à toutes sortes de drogues qui d’un côté les stimulent et de l’autre les détruisent.

Drogues, alcool, tabac, médicaments, chirurgie esthétique, compulsions, TOC, obsessions, manies, sexe chaotique, névroses, maladies psychosomatiques, perversions et manipulations, mensonges, hypocrisie, religion et idéologie, cruauté, égoïsme, égocentrisme et addictions de toutes sortes. Toutes ces béquilles permettent de survivre et de se dire que « La vie est belle » alors que chaque instant démontre le contraire.

Des criminels fanatiques égorgent un otage. Fais pas attention, la vie est belle.

Un homme tue sa femme et ses enfants. N’écoute pas, la vie est belle.

Nous allons vers les 4 millions de chômeurs. Ne te plains pas, tu as du travail. La vie est belle.

 Sur les cent mille façons de tuer quelqu’un, voici la plus efficace:

Sur les cent mille façons de tuer quelqu’un
La plus dangereuse c’est le coup de fusil
La plus onéreuse c’est le coup de canon
Ça demande une équipe entraînée au bruit
Y’a toujours la corde dite pendaison
Pour le noeud coulant faut avoir le don.

Sûre que la noyade attire les moroses
Mais pas garantie parce que l’eau réveille
Y’a le bon vieux poison mais là faut la dose
Pas assez tu dors, un peu trop tu veilles.

Le gaz est plus propre, pas de commentaires
Mais à tout instant gare au courant d’air
Non je crois que la façon la plus sûre de tuer un homme
C’est de l’empêcher de travailler en lui donnant de l’argent.

Le rasoir ma foi cette saloperie
A ses fanatiques parce que c’est tranchant
La hache le couteau et la scie aussi
Mais c’est un domaine bourré d’accidents
Très peu efficace est la collision
Ça brise une face, laisse des lésions
Pour mourir de soif faut la volonté
Le dégoût de l’eau, surtout la santé
Non vraiment j’y tiens la meilleure façon de tuer un homme
C’est de le payer à ne rien faire.

Entre mourir d’amour ou bien mourir de rire
La plus achalandée c’est difficile à dire
Les deux finissent en spasmes en soubresauts en transes
Mais les deux sont jeudis
Le rire toujours comique
Et l’autre romantique

La chaise électrique c’est très indécent
Sauter dans le vide pas toujours prudent
Étrangler quelqu’un c’est perdre ses sens
Le trancher c’est pire c’est les sans dessus dessous

Non vraiment je reviens aux sentiments premiers
l’infaillible façon de tuer un homme
C’est de le payer pour être chômeur
Et puis c’est gai dans une ville ça fait des morts qui marchent.

A l’opposé de Rousseau, je pense que l’homme est naturellement mauvais et que la société peut parfois, seulement parfois, le rendre bon. Pour que les humains deviennent bons, ils doivent le vouloir, leurs parents doivent le vouloir ainsi que la société et le monde. C’est ce que demandait le personnage de Jésus-Christ mais les mauvais l’ont emporté au point de le tuer et de semer la cruauté parmi ses adeptes. Les croyants en Christ sont loin d’être toujours chrétiens. Des horreurs abominables ont été commises par la Chrétienté et maintenant, l’Islam prend le relais de l’horreur criminelle et séduit des centaines de milliers, voire des millions de personnes qui n’attendaient que le prétexte du djihad pour se laisser aller à tout ce qu’il y a de plus haïssable en l’homme : la bêtise, l’égoïsme, la cruauté, la haine, le plaisir de tuer, la domination et le totalitarisme, le mépris et l’exploitation des femmes réduites à leur ventre, la prétention, l’intolérance et la valorisation de l’ignorance.

Apprenons à nos enfants que la vie est moche et donnons leur les moyens de la rendre un peu jolie.

Les Lapins nains

Un ado de 14 ans avait une adorable lapine naine, Pigripi, qui a vécu près de 7 ans, ce qui est exceptionnel chez les mini-nains dont l’espérance de vie est de 4-5 ans.

Pigripi était affectueuse, câline et suivait son maître partout. Voici comment il l’a mise en scène http://membres.multimania.fr/alices/pigripi1.htm

http://membres.multimania.fr/alices/gallerie.htm

 

La pédophilie dans la publicité

 

Halte à l’érotisation des enfants dans la publicité.

Des médecins s’émeuvent:

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/910-enfants-publicite-vogue-petition

Signez la pétition:

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N6214

Bien-être des enfants: mauvaise note pour la France

Les Français adorent critiquer les autres pays, les USA en particulier et pourtant, ils sont loin derrière pour ce qui est du bien-être des enfants en matière de confort matériel, de santé et d’éducation.

L’Unicef mesure le bien-être des enfants dans les pays riches
le 11 janvier 2011

La Suisse, la Finlande, les Pays-Bas et la Suisse sont les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) où le bien-être des enfants est le plus égalitaire, selon le neuvième rapport Innocenti de l’Unicef , « Les enfants laissés pour compte » (lire en ligne), sur les inégalités de bien-être des enfants dans les pays riches. L’organisation a calculé un indice permettant de classer les différents pays en prenant en compte le bien-être matériel (le niveau de vie mais aussi les conditions de logement par exemple), le niveau d’éducation et de santé.

Pour chacune des données, l’organisation compare l’écart entre le niveau atteint par les plus défavorisés (les 10 % des enfants les moins favorisés) et le niveau médian. Il s’agit d’une mesure des inégalités au bas de l’échelle. Ces données demeurent très fragiles, mais elles donnent des tendances globales. Les pays riches les moins bien placés sont la Grèce, l’Italie et les États-Unis. La Suisse est en première position en ce qui concerne l’égalité face au bien-être matériel, la Finlande est en tête pour l’éducation et les Pays-Bas pour la santé. La France présente des résultats plus que mitigés. Elle est au 5e rang pour ce qui est du bien-être matériel, au 15e pour la santé, mais au 23e rang pour l’éducation. Une situation qui traduit l’impact du milieu social dans notre pays sur les résultats scolaires, comme l’ont d’ailleurs confirmé les résultats de l’étude du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), menée par l’OCDE (voir en ligne). Au total, en matière d’éducation, l’Allemagne et la France apparaissent plus inégalitaires que les États-Unis…

Source: observatoire des inégalités

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=la_breve&id_breve=745

 

Mariage homosexuel: des Sages pas sages

Les Sages ont décidé que le mariage homosexuel était illégal, que des personnes de même sexe ne pouvaient pas s’unir pour fonder une famille.
Cette décision est plus que ridicule dans une société qui accepte des alliances bien plus immorales que celle de deux hommes ou deux femmes. Elle obéit à une définition religieuse de la famille et du mariage qui le conçoit comme la condition du « croître et multiplier ».

En réalité, le mariage est l’association de deux personnes qui la contractualisent pour des motifs religieux, sentimentaux, économiques, politiques et/ou financier. Beaucoup de mariages ont encore aujourd’hui pour finalité de fusionner des familles, des fortunes, des biens et des intérêts qui, s’ils n’excluent pas l’amour, n’ont rien à voir avec les sentiments.

Il n’est pas rare de voir des hommes gestionnaires d’une fortune, épouser la fille de leur patron pour « simplifier » les choses. Comme il n’est pas plus rare de voir un patron épouser la fille de son gestionnaire pour les mêmes raison. Johnny Halliday a épousé la gamine de son agent, une fille plus jeune que son propre fils. Est-ce plus moral que l’union plus égalitaire de deux personnes de même sexe? Est-il plus moral pour Johnny et sa petite-fille que pour un couple homosexuel d’adopter des enfants?

Et faudrait-il déclarer illégal les mariages stériles, ceux qui ne produisent pas d’enfants, puisque ce serait la finalité du mariage et le fondement de la famille.

On ne voit pas pourquoi des personnes de même sexe ne pourraient pas s’aimer, associer le pire et le meilleur, contractualiser leurs droits et leurs devoirs et élever des enfants qu’ils auraient adoptés ou, pour les femmes, obtenus par la voie classique ou encore, pour des hommes, avoir eu recours à des mères porteuses, possibilité donnée-bien que discutable- à des couples hétérosexuels.

Si ce n’est l’Eglise et ses fanfreluches morales, on ne voit vraiment pas ce qui, concrètement, empêcherait des personnes de même sexe de se marier, si ça leur chante.

On accepte qu’un président de la République ait divorcé deux fois et contracté trois mariages mais on trouve illégal le mariage homosexuel. La morale catholique qui préside à la plupart des décisions de notre pays est décidément à géométrie variable.

A l’heure où on juge des crimes et agressions homophobes, on ne peut guère s’étonner de ce que la mentalité de nos Sages indignes soit aussi rétrograde et inhumaine. D’une certaine manière, en n’intégrant pas les réalités de la vie, ils contribuent à l’homophobie ambiante.

Suspension des allocs: le tigre rugit mais ne dévore point

La suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire est entrée en vigueur lundi dernier

Le décret d’application de la loi présentée par le député UMP Éric Ciotti et votée par le Parlement l’an passé, est paru dimanche au Journal Officiel (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023460076&dateTexte=&categorieLien=id) Le texte prévoit qu’en cas d’absentéisme scolaire d’au moins 4 demi-journées sur un mois sans justification, le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant sera suspendu.

Selon Le Monde, « sa principale nouveauté est que la décision de suspendre les allocations revient aux inspecteurs d’académie, après signalement du chef d’établissement et avertissement à la famille, alors que, depuis une loi de 2006, cette responsabilité était du seul ressort des présidents de conseils généraux, lesquels ne s’en étaient pratiquement pas saisis dans les faits. »

La suspension des allocations familiales ne mange pas de pain, tant pour ses partisans que pour ses détracteurs.

En effet, penser que cette mesure, telle qu’elle est prévue dans le décret d’application de la loi, supprimera l’absentéisme scolaire relève de l’illusion tout comme affirmer qu’elle plongerait les familles les plus fragiles dans la misère.

Une fois de plus, le président Sarkozy nous sert un de ces tours de magie dont il a le secret.

De quoi s’agit-il ?

La loi sur l’obligation de scolarité des enfants de 6 à 16 ans date de 1959. (Allocations familiales et obligation scolaire (historique de la loi www.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-4-page-112.htm) L’école est obligatoire pour tous les enfants résidant sur le territoire, quelle que soit la situation administrative de leurs parents. Cette obligation prévoit la suppression des prestations familiales en cas de manquement ce qui est rarement appliqué. Toutefois la loi ne prévoyait pas de mesure pour ce que nous appelons aujourd’hui l’absentéisme, à savoir des absences répétées alors que, conformément à la loi, l’enfant est inscrit à l’école.

Il était donc nécessaire d’adapter la loi à l’évolution sociétale, une tentative qui, malgré de précédentes dispositions s’est avérée à ce jour inapplicable et inefficace telle la loi du 31 mars 2006 relative à l’égalité des chances, (http://www.senat.fr/rap/l05-210/l05-21047.html) mais, jusqu’à présent, la décision de suspendre les allocations familiales était du seul ressort des présidents de conseils généraux. Depuis ce lundi, elle peut être ordonnée par l’Inspecteur d’académie ou les directeurs des services départementaux, qui seraient chargés de saisir les directeurs de caisse d’allocations familiales en cas d’absentéisme des élèves.

Sous conditions de ressource à l’exception des AF, les familles peuvent prétendre à 9 prestations sociales dont une seule répond au nom strict d’allocation familiale. Le décret ne remet pas en cause le versement des aides au jeune enfant, des aides au logement, des aides aux personnes handicapées, du RSA ou, par exemple de l’allocation de rentrée scolaire.

La suspension de la part d’allocation familiale attribuée à l’enfant absentéiste ne touchera donc qu’une petite part de l’ensemble des prestations familiales perçues par les familles les plus défavorisées, en particulier les familles monoparentales. Pour les familles nombreuses, l’ensemble des prestations sociales versées par la CAF peut avoisiner ou dépasser 2 000 euros/mois.

Prétendre qu’une mesure de suspension, si elle était appliquée, mettrait sur la paille les familles fragiles n’est pas exact, le corollaire de cette remarque étant que cette mesure ne saurait en aucun cas être dissuasive sauf si « suspension » est entendu comme « suppression » par certains parents mal informés. D’autre part, une mesure de suspension ne pourrait être prise qu’à la suite d’un long processus comprenant des allers-retours entre la famille et les administrations aussi bien qu’entre les différentes administrations concernées. Si la suspension n’est pas suivie d’effet, la suppression des AF est prévue par la loi au bout d’un processus encore plus long que celui de la suspension. Les enfants peuvent mal se comporter, il n’y a pas de feu au lac.

Voici ce que dit le décret d’application :

L’article L. 521-2, « cet enfant compte pour 0,5 part, aussi bien pour le calcul du nombre d’enfants à charge que pour le calcul du nombre d’enfants en cause. Le ou les enfants dont le comportement a conduit à la mesure de suspension sont considérés comme restant à la charge du ou des allocataires pour le calcul du montant des prestations familiales dues à celle-ci. »

La suspension porte sur les sommes suivantes au pro rata du nombre d’enfants absentéistes : avec 2 enfants  125,78 € ; 3 enfants  286,94 € ;  par enfant en plus  161,17 €. Ainsi, selon le texte, le montant des allocations  perçues par une famille est multiplié par « le nombre d’enfants en cause », puis « divisé par le nombre total d’enfants à charge » dans cette famille. Pour une famille de 5 enfants, sans majoration, le manque à gagner serait d’environ 122 euros. A noter également que les aides versées par les entreprises ou les villes ne seraient pas affectées et qu’une famille en détresse pourrait encore demander une aide exceptionnelle à hauteur de la somme suspendue.

Et pourtant, cette notion de suspension des aides familiales remporte un franc succès auprès de 65% de la population française si l’on en croit un sondage réalisé à la demande du Ministère de l’Éducation nationale en avril 2010.

Bien que cette loi apparaisse déjà comme illusoire et inefficace, elle soulève l’ire des associations de parents d’élèves, des syndicats d’enseignants, des partis de gauche et des organisations d’extrême gauche. La FCPE parle « d’étrangler financièrement les familles »

Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, a dénoncé «l’instrumentalisation» des problèmes de violence à l’école et d’absentéisme scolaire, critiquant des «effets d’annonce». Il relève «l’écart considérable qui sépare les propositions avancées lors des états généraux sur la sécurité à l’école, qui préconisaient notamment de développer les médiations et les liens avec les familles, et celles faites par le chef de l’Etat».

En 2006, déjà, de nombreuses associations avaient réagi contre la loi.

L’Uniopss se prononçait contre la suspension tout en reconnaissant que le contrat de responsabilité parentale avait un objectif louable, celui de favoriser la réussite scolaire de tous les enfants.

l’UNAF trouvait la mesure inefficace et injuste car ne frappant que les familles allocataires, risquant d’aggraver leurs difficulté rappelant que la loi du 2 janvier 2004 avait supprimé le dispositif de suspension et de suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, au motif qu’il était jugé inéquitable et inefficace.

La PEEP accusait l’institution scolaire d’être la principale responsable de l’absentéisme « On peut citer une orientation par défaut qui se traduit par la démotivation des élèves, ou aussi le non remplacement des enseignants absents, ou encore des pédagogies qui ne sont ni innovantes, ni attractives, ni différenciées, ni adaptées aux jeunes générations en attente de modernité «.

Christine Boutin, ancienne ministre de la famille, est opposée à la suspension des AF mais détient ses propres recettes : celles de son Parti démocrate chrétien pour « remettre le sens du devoir et les vraies valeurs au cœur de notre société »…. »Si l’on voulait donner du pouvoir aux adolescents sur leurs parents on ne procèderait pas autrement ! On risque d’arriver à une situation où l’équilibre économique d’une famille dépendra des faits et gestes des adolescents… » Et de conclure « je suis désolée, on ne responsabilise pas les parents en permettant aux ados de fragiliser toute la famille ! ».

Il ressort de ces réactions qu’une fois de plus le gouvernement prend des dispositions rideau de fumée qui ne résolvent aucun des graves problèmes qui touchent notre société mais occupent ses acteurs politiques et sociaux qui, régulièrement tombent dans le panneau du simulacre, non par bêtise mais par choix stratégique et lâcheté politique.

Il y a dans « allocations familiales » un message subliminal qui touche le populisme d’extrême droite sur lequel compte Nicolas Sarkozy pour se faire réélire en 2012. Ayant tout fait pour diviser les français de souche et ces immigrés qui « font des enfants pour toucher les allocs », il sait parfaitement exploiter le filon de la jalousie et des rivalités inter communautaires. Le sondage réalisé par l’Éducation nationale montre que ça marche. Les français ignoraient tout de l’application de la loi de perlimpinpin, ils n’en avaient même pas estimé l’impact financier ni l’efficacité qu’ils y étaient déjà favorables.

La nation France se vante de disposer d’un arsenal juridique pour encadrer tous les problèmes. Dans la réalité, maints problèmes ne sont jamais résolus et s’accumulent impitoyablement les uns sur les autres parce qu’il n’y a pas de volonté politique de les résoudre en mettant nos belles lois en application. La loi sur le contrat de parentalité n’a jamais été appliquée pas plus que d’autres pourtant utiles comme la loi SRU sur le logement social, la loi sur la parité, la loi anti raciste lorsqu’il s’agit du racisme anti-blanc, la loi sur le financement des partis (affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy), etc.

A quoi servent les allocations familiales aujourd’hui ? Conçues dans une optique nataliste et sociale, elles induisent des effets pervers. Les familles qui n’en ont pas financièrement besoin les touchent sans condition de revenu, les familles les plus démunies assimilent nombre d’enfants et richesse et sont dépassées par les nécessités éducatives, des familles musulmanes mènent la guerre des berceaux. Selon le site fdesouche, les allocataires du prix Cognacq qui récompense les mères de famille d’au moins 8 enfants, seraient en majorité musulmanes. Dans les familles nombreuses modestes, les pères sont souvent absents, les mères sont dépassées et délèguent la responsabilité des plus jeunes aux filles aînées qui doivent sacrifier leurs études pour seconder maman. Des mères de familles nombreuses, souvent illettrées, doivent faire des ménages tôt le matin ou tard dans la nuit, abandonnant leur nichée pour survivre. La nichée se disperse dans les rues, parfois dès l’âge de 5 ans, exposée à tous les risques. Les prisons sont remplies de délinquants issus de familles nombreuses. Les allocations familiales ne contribuent pas à la bonne marche de la société et ressemblent plus à un cautère sur une jambe de bois qu’une véritable action sociale.

Considérant que les allocations familiales versées sous forme d’argent n’ont pas toujours la destination qu’on leur prête, elles devraient être distribuées sous forme de bons alimentaires et autres achats de première nécessité. Imaginons que le Comte de Paris, père de 12 enfants, ait été faire ses courses avec les bons alimentaires auxquels il avait droit, délivrés par la CAF.

Elles devraient commencer à partir du premier enfant, celui qui coûte le plus cher, et être interrompues à partir du troisième enfant histoire de faire comprendre aux familles qu’on ne peut avoir que le nombre d’enfants qu’on est capable d’entretenir et d’éduquer afin de leur donner les meilleures chances de se faire une place décente dans notre société. Les allocations familiales versées aux familles immigrées économiques devraient être remboursées par les nations qui contraignent leurs ressortissants à émigrer en n’assumant pas leur bien-être tandis que leurs dirigeants s’empiffrent. La Tunisie en ce moment met à jour tous les abus qui contraignaient ses ressortissants à émigrer à leurs frais et ceux du système social français, entre autres. Qu’on envoie MAM réclamer le remboursement des allocs versées aux Algériens à Bouteflika et à ses généraux.

Alors la suspension, voire la suppression, des allocations familiales, telles qu’elles existent aujourd’hui,  pour faire pression sur les parents qui feraient à leur tour pression sur les enfants pour les contraindre à l’assiduité scolaire, est-elle une bonne solution ?

Comme toutes les règles, nous pouvons concevoir que, dans certains cas, la mesure, si elle était vraiment appliquée, pourrait être efficace. Comme nous pouvons envisager que, dans d’autres cas, elle serait non seulement inefficace mais dangereuse. Dans certaines familles monoparentales, les adolescents font la loi et frappent leur mère. Aux dires de certains élus, le phénomène serait même en augmentation. L’administration est aveugle et ne fera pas la différence entre les familles qui accuseront la sanction pour redresser la barre et celles qui sombreront sous le choc. Les responsables d’établissements devront endosser une responsabilité supplémentaire sans moyens supplémentaires. Le suicide récent de cet adolescent victime de racketteurs, démontre, malheureusement, que même dans un établissement catholique de taille moyenne, avec de hautes valeurs morales, l’encadrement peut ignorer les problèmes des élèves, a fortiori la situation familiale, pour juger de l’importance des allocations familiales dans le budget. Mission impossible pour un chef d’établissement public qui voit ses effectifs d’encadrement rapetisser comme une peau de chagrin.

On ne peut pas abandonner l’éducation à la seule responsabilité des parents et la transmission des savoirs aux seuls enseignants. L’Unaf affirme que « Dépister et traiter l’absentéisme scolaire relève d’une responsabilité commune des parents et de l’institution scolaire ». Éducation et apprentissage scolaires forment un tout qui est de la responsabilité de la société dans son ensemble. Les adultes ne peuvent pas se permettre de tricher, de mentir, d’exercer des violences, de contourner et transgresser les lois et de demander aux enfants d’avoir un comportement digne et responsable. Le bon exemple doit venir d’en haut, à commencer par le Président de la République. Et sans une véritable volonté politique de remettre à plat l’ensemble de notre système d’aides sociales, comme le réclament des chercheurs et éducateurs, (http://www.humanite.fr/15_10_2010-suspendre-les-allocations-et%E2%80%A6-supprimer-la-r%C3%A9flexion-455819), il n’y aura pas d’avenir radieux pour la jeunesse en perdition, ses familles ni l’ensemble du peuple de France.

 

 

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