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Archives de Tag: euthanasie

Revue de presse du 6 septembre 2017

Voici une sélection très subjective de ce que j’ai relevé ce jour.

Condition des femmes

Loi travail: les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

6 SEPT. 2017 https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060917/loi-travail-les-droits-des-femmes-passent-aussi-la-trappe

PAR 

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles, car «les salariés les plus touchés sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées», alertent plus de 60 personnalités et organisations féministes.

    Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

    Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

    Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

    L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes… tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement.

    Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes – hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale…Voire de ne pas négocier du tout.

    Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité de remplir leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider.

    La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.

    Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes – hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles.

    Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF, retirez ces ordonnances.

    Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

    Signatures: 

    Irène ANSARI, coordinatrice Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie ;

    Ana AZARIA, présidente de Femmes Égalité ;

    Delphine BEAUVOIS, France Insoumise ;

    Sophie BINET et Céline VERZELETTI, dirigeantes de la CGT en charge de l’égalité Femmes/Hommes ;

    Emmanuelle BOUSSARD VERRECHIA, avocate ;

    Le CEL ;

    Laurence COHEN, sénatrice, PCF ;

    Gérard CORNILLEAU, chercheur, OFCE ;

    Pierre CONCIALDI, chercheur, IRES ;

    Michèle CRES, Emission Femmes Libres ;

    Monique DENTAL, Réseau Féministe Ruptures ;

    Caroline DE HAAS, militante féministe ;

    Adèle DORADA, Alternative Libertaire ;

    Micheline DUPONT, collectif pour les droits des femmes 41 ;

    Pénéloppe DUGGAN, NPA ;

    Corine FAUGERON, Europe Écologie les Verts ;

    Jocelyne FILDARD, Coordination Lesbienne en France ;

    Forum Femmes Méditerranée ;

    Sigrid GERARDIN, cosecrétaire générale du SNUEP-FSU ;

    Cécile GONDARD LALANNE, co déléguée  générale de l’Union Syndicale Solidaires ;

    Bernadette GROISON, secrétaire générale de la FSU ;

    Mathilde GUERGOAT-LARIVIERE, chercheuse, CNAM, CEET ;

    Marie-Caroline GUÉRIN, secteur femmes de la FSU ;

    Gwenn HERBIN, coordinatrice nationale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Hélène HERNANDEZ, Emission Femmes Libres ;

    Images et Paroles ;

    Clara JABOULAY, Présidente de l’Union Nationale Lycéenne ;

    Camille LAINÉ, Secrétaire Générale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Jacqueline LAUFER, chercheuse, HEC-Paris ;

    Lilâ LE BAS, présidente de l’UNEF ;

    Laurence LE LOUËT, co Secrétaire Nationale du SNPES-PJJ-FSU ;

    Séverine LEMIERE, chercheuse, université Paris Descartes ;

    Daniéla LEVY, Collectif 13 Droits Des Femmes ;

    Myriam MARTIN, co porte-parole Ensemble ! ;

    Marie-Thérèse MARTINELLI, Marche Mondiale des Femmes ;

    Antoine MATH, chercheur, IRES ;

    Dominique MEDA, chercheuse ;

    Françoise MILEWSKI, chercheuse, OFCE ;

    Mathilde MONDON, porte parole des Effronté-e-s ;

    Françoise MORVAN, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes ;

    Solmaz OZDEMIR, SKB Union des femmes Socialistes, Turquie ;

    Martine PERNOD, chercheuse, Université Lille 1 ;

    Emanuelle PIET, présidente du Collectif Féministe contre le Viol ;

    Sophie POCHIC, chercheuse, CNRS,Centre Maurice Halbwachs ;

    Christine POUPIN, Porte-parole nationale, Nouveau Parti Anticapitaliste ;
    Raphaelle REMY LELEU, porte-parole d’Osez Le Féminisme ;

    Suzy ROJTMAN, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes ;

    Cécile ROPITEAUX, secteur femmes de la FSU ;

    Roseline ROLLIER, Maison des Femmes de Montreuil ;

    Sabine SALMON, présidente de  Femmes Solidaires ;

    Muriel SALMONA, Mémoire Traumatique et Victimologie ;

    Véronique SEHIER et Caroline REBHI, co présidentes du  Planning Familial ;

    Rejane SENAC, chercheuse, CNRS, Sciences Po ;

    Rachel SILVERA, chercheuse, Université Paris-Nanterre ;

    Mireille STIVALA, Secrétaire Générale  de la Fédération  CGT Santé et Action Sociale ;

    Nora TENENBAUM, présidente de la  Coordination des Associations pour le  Droit à l’Avortement et la Contraception ;

    Aurélie TROUVE, porte parole d’Attac France ;

    Monique VÉZINET, Commission féminisme, Union des Familles Laïques UFAL ;

    Françoise VOUILLOT, chercheuse, CNAM ;

    Layla YAKOUB, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche responsable du Féminisme.

    Mon commentaire : des signataires très marquées par la  gauche opposée à Macron et généralement plus indulgentes vis à vis de l’autre, par définition le pauvre immigré musulman discriminé par les islamophobes. Un féminisme à échelle variable.

    Toutefois, les observations de ces féministes de gauche sur les conséquences des lois Macron sont fondées. Il ne faut donc pas les jeter avec l’eau sale du boboïsme de gôche.

    Bravo les Nantaises !

    Nantes: Des femmes du numérique prennent la pose contre les clichés

    SEXISME Une quarantaine de start-upeuses nantaises se sont réunies, mercredi soir, pour réagir à une photo publiée la semaine dernière dans le magazine Capital

    Julie Urbach  http://www.20minutes.fr/nantes/2128067-20170906-nantes-femmes-numerique-prennent-pose-contre-cliches

    Publié le 06/09/17 à 20h18 — Mis à jour le 06/09/17 à 20h18

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

    • Une séance photo réunissant une quarantaine de Nantaises, travaillant dans le domaine du numérique, a eu lieu ce mercredi au Miroir d’eau.
    • Une action symbolique pour montrer que « les femmes sont là pour contribuer à l’économie du pays ».

    La photo a fait le tour des réseaux sociaux, et en a appelé une autre. La semaine dernière, le magazine Capital publiait un dossier à la gloire des start-up françaises « prêtes à jouer dans la cour des grands ». Et comme illustration, le journal avait demandé à une dizaine de chefs d’entreprise de poser ensemble, la Tour Eiffel en fond, vêtus d’une chemise blanche et les yeux tournés vers l’horizon. Problème, aucune femme n’avait été conviée à cette séance photo…

    Le cliché a fait bondir un bon nombre de startupeuses, et Sandrine Charpentier en fait partie. Cette Nantaise, à la tête de l’association Femmes du Digital Ouest, a décidé de répondre « avec humour » aux « clichés » qu’elle tente de combattre tous les jours. Ce mercredi soir, une quarantaine de femmes de l’écosystème numérique nantais, presque toutes en chemise blanche, ont répondu à son invitation et ont pris la pose devant le Miroir d’eau.

    Le cliché sera envoyé au magazine Capital, « comme un clin d’œil bienveillant » mais surtout pour montrer que « les femmes sont visibles et là pour contribuer à l’économie du pays ». Une autre initiative de ce type a eu lieu à Paris, mardi, et d’autres rendez-vous sont en préparation. Dans la Cité des Ducs, une deuxième photo a été prise dans la foulée avec quelques hommes, qui soutiennent la démarche.

    Mixité et diversité

    « L’objectif est de montrer qu’à Nantes, on prône le numérique dans sa mixité et sa diversité, insiste la chef d’entreprise. La photo de Capital véhicule une vision très lisse et uniforme de l’innovation, ce n’est pas mes valeurs. Le numérique doit être ouvert à tous : pas besoin de CV poussé pour monter sa start-up, juste de bonnes idées et de la curiosité ! »

    Si, selon l’association Femmes du digital, le numérique compte dans la région 28 % de femmes (moins de 10 % d’entre elles s’illustrent dans des métiers techniques), la situation serait en train de bouger notamment à Nantes. « Même si certaines se mettent des barrières, il y a de plus en plus de femmes, on le voit. La photo de Capitalest en décalage avec ce que l’on vit, juge Najette Fellache, 37 ans, CEO de Speach me et présidente de Woman@Nantes. Et elles réussissent aussi, comme les hommes. Pas forcément en levant des fonds, mais en ayant un impact sociétal ou environnemental. »

    Dans la cité des Ducs, la filière du numérique fait partie des plus dynamiques. La métropole s’est donnée l’objectif de créer 10.000 emplois supplémentaires en 10 ans.

    Mon commentaire : Moi, féministe historique, je me réjouis grandement de la réaction de ces jeunes femmes professionnelles du numérique.

    Moi aussi je suis agacée par ces clichés qui mettent toujours les mâles en première ligne ignorant la contribution des femmes à la bonne marche de la société en général et de l’économie en particulier. Les femmes actives méritent mieux que des strapontins et des moqueries sexistes. Hip hip hip hourra les Nantaises !

    Chasse à la femme

    VAUVERT Agression d’une lycéenne : un homme arrêté

    L’agression, par son mode opératoire, avait suscité une forte inquiétude chez les forces de l’ordre. En juin dernier, une adolescente attendait son bus dans un petit village proche de Vauvert, lorsqu’un homme aurait eu des gestes déplacés.

    Cet individu aurait surgi et se serait projeté sur la jeune femme, avant de lui imposer des attouchements sexuels. La lycéenne aurait reçu un violent coup de poing. Une plainte avait été déposée à l’époque à la brigade de gendarmerie de Vauvert et une enquête était active depuis pour identifier le curieux agresseur… Rebondissement mardi après-midi, puisque les enquêteurs ont interpellé un homme d’une trentaine d’années qui correspond au profil dressé par l’adolescente et à une façon particulière de marcher. Un homme qui aurait été retrouvé également grâce à un ADN partiel figurant sur un vêtement de la victime. Il est en garde à vue depuis mardi après-midi.

    Mon Commentaire : J’ai souvent eu l’occasion d’écrire que l’homme le plus moche et stupide de la terre considère qu’il a des droits sur toutes les femmes de la terre y compris la plus belle et la plus intelligente. Quand soignera-t-on ces millions d’hommes malades du sexe ? Et celui-ci sera-t-il libéré pour bonne conduite, libre de recommencer encore et encore ?

    Disparition de Maëlys : qui est l’homme mis en examen et en détention provisoire ?

    L’homme au cœur de l’enquête liée à la disparition de Maëlys a été mis en examen dimanche 3 septembre pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans » et placé en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Grenoble-Varces. Il fait figure de principal suspect, une semaine après la disparition de la fillette de 9 ans, lors d’une fête de mariage au Pont-de-Beuavoisin (Isère).

    Par Denis SouillaFrance Bleu BesançonFrance Bleu IsèreFrance Bleu Pays de Savoie et France Bleu

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/disparition-de-maelys-qui-est-l-homme-mis-en-examen-et-en-detention-provisoire-1504540635

    Mon commentaire : Ce n’est qu’un fait divers, une jolie fillette de 9 ans a disparu à l’occasion d’une fête de mariage, il y a dix jours. De graves soupçons, indices sérieux à l’appui, pèsent sur un homme de 34 ans, Nordahl L. que tout le monde, famille, amis et connaissances s’accordent à qualifier de gentil garçon. On sait que tous les criminels et terroristes sont de gentils garçons pour leurs proches. Considérons toutefois que, pour l’instant, l’homme n’a pas avoué et qu’il est peut-être innocent.

    En attendant, la fillette n’a pas été retrouvée et les enquêteurs sondent les lacs environnants. Après dix jours, les chances de retrouver Maëlys vivante et en bonne santé sont bien minces. Et même si on la retrouvait vivante imaginons le traumatisme à vie pour la fillette, sa famille, ses proches et les mariés dont le mariage est déjà terni.

    Trop de fillettes et de femmes sont victimes de prédateurs qui sont presque exclusivement des hommes. Que fait la société contre ce fléau tellement banal que tout le monde l’accepte comme une fatalité, sauf les familles des victimes.

    GARD L’instituteur mis en examen pour « viols » dort en prison

    Un enseignant de 58 ans a été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Il a été écroué mercredi en soirée par un juge des libertés et de la détention du Palais de Justice de Nîmes. Cet instituteur avait été arrêté lundi matin, jour de la rentrée, chez lui dans une commune proche de Nîmes.

    Dorénavant c’est un juge d’instruction qui sera chargé de diriger le dossier criminel initié par des signalements et des plaintes de parents d’élèves âgés de 4 ans. L’instituteur officie depuis une vingtaine d’années dans des villages gardois. Il est en activité depuis quelques années dans une commune de l’agglomération de Nîmes d’où ont émané les premiers signalements. « L’enquête a débuté en décembre: « il fallait s’assurer l’authenticité et la cohérence des propos de l’enfant et faire la part des choses, déclare le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel, qui était en charge avec le parquet des mineurs de coordonner les investigations depuis plusieurs mois. Le maître d’école a été suspendu par l’éducation nationale en décembre dernier après la révélation des faits par des parents.

    « L’instituteur a été interpellé lundi matin et placé en garde à vue. Une perquisition s’est déroulée à son domicile avec la saisie de matériel informatique sophistiqué. La première exploitation n’a rien de suspect mais les experts de la gendarmerie vont tout vérifier », poursuit le Procureur. Les faits à connotation sexuelle décrits par les enfants se seraient déroulés dans la classe lorsque les élèves étaient séparés en début d’après-midi. Une partie des enfants restaient avec le maître, tandis que l’autre partie était pris en charge par l’Atsem. L’information judiciaire ouverte aujourd’hui vise une période qui débute en 2016 mais les investigations vont aussi être élargies aux précédentes classes dont l’enseignant avait la charge depuis 20 ans dans le Gard. Le dossier administratif de cet homme va être épluché par les gendarmes. L’enseignant est connu de la justice après une condamnation pour des « violences aggravées » sur sa dernière épouse qui était en état de vulnérabilité. Il a été condamné pour cette infraction devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

    Le Procureur Eric Maurel a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs. » « J’ai réclamé un placement en détention à cause de la gravité des faits, du risque de pression, du nombre de petites victimes qui sont au moins 6 et du renouvellement de l’infraction » a conclu le Procureur Eric Maurel lors d’un point avec la presse. Des réquisitions qui ont été entendues. Le mis en cause a demandé un débat différé sur sa détention. Une autre audience se déroulera dans quelques jours pour savoir si l’instituteur reste en prison pendant l’enquête.

    Mon commentaire : Cet homme avait été condamné pour violences sur son épouse et l’article le dit comme si cette condamnation pouvait justifier sa pédophilie ! De même on notera les guillemets du titre de l’article. Alors viols ou pas viols ? De quel droit le « journaliste  » (à mon tour d’user de guillemets) se permet-il de juger de la qualification de l’interpellation du criminel  mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ? Une fois de plus on constate que nous vivons dans la culture du viol qui d’office blanchit les violeurs.

    Fin de vie

    Maladie de Charcot: Atteinte, l’écrivaine Anne Bert explique vouloir se faire euthanasier

    SANTE «Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable»…

    C. Ape. Publié le 06/09/17 à 18h59 — Mis à jour le 06/09/17 à 18h59 

    Atteinte de la maladie de Charcot, l’écrivaine Anne Bert a expliqué ce mercredi au micro de France Inter sa volonté de se faire euthanasier. « Je sais que dans deux mois, ça va être l’horreur, et dans quatre mois encore pire que l’horreur, et après la mort », a dit l’écrivaine de 59 ans.

     

    VIDÉO. « On n’est pas sérieux quand on va mourir »
    Atteinte de la maladie de Charcot, Anne Bert a choisi l’euthanasie ►http://bit.ly/7h50-bert 

    Et de poursuivre en expliquant son choix : « Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable. » L’écrivaine a ainsi prévu de se faire euthanasier en octobre en Belgique, où cette pratique est autorisée, contrairement à la France.

    >> A lire aussi : Une alimentation riche en calories pourrait ralentir la maladie de Charcot

    Une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement »

    Anne Bert a indiqué qu’en raison de sa maladie, ses muscles « meurent les uns après les autres » provoquant une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement ». Aujourd’hui, elle a « dépassé le seuil d’acceptation », ne pouvant plus « rien faire du tout » sans assistance.

    Dans Le tout dernier été (édition Fayard), qui paraîtra le 9 octobre, après son départ, l’écrivaine raconte son combat. Un combat qui l’avait notamment amené à interpeller les candidats à la présidentielle. L’équipe d’Emmanuel Macron « m’a répondu, alors qu’il était encore candidat, que les questions éthiques et sociétales n’étaient pas une priorité », a-t-elle confié à la radio.

    http://www.20minutes.fr/societe/2128107-20170906-maladie-charcot-atteinte-ecrivaine-anne-bert-explique-vouloir-faire-euthanasier

     Mon commentaire : Je trouve qu’il est inhumain d’empêcher les êtres humains de choisir leur mort. Nous ne choisissons pas de venir au monde mais au moins nous devrions être libres de choisir le moment de notre départ. De quel droit politiques, moralistes, religieux, médecins et législateurs s’arrogent-ils le droit de décider du niveau des souffrances physiques et morales qui nous conduisent à vouloir mourir ?

    Les hôpitaux osent afficher à destination des malades des avis affirmant qu’ils traitent la douleur. Je suppose que ces affiches leur sont offertes par des labos pharmaceutiques qui se font du beurre avec la souffrance des malades, il est donc nécessaire de la faire durer le plus longtemps possible. Et pourtant, quand le patient quitte l’hôpital, je peux vous assurer que sa douleur n’intéresse plus les médecins. J’en ai personnellement fait l’expérience en quittant un hôpital parisien en larmes -et je suis résistante à la douleur-dans l’indifférence du personnel soignant. Je n’étais pas intéressante puisque je sortais alors que si j’avais été grabataire et condamnée on m’aurait fait durer le plus longtemps possible avec beaucoup de morphine et consorts en me refusant une fin de vie décente par « déontologieé. Tu parles !

    Pauvre Anne Bert, heureusement que la Belgique est plus humaine que la France …

    Dans

    Droit de mourir dans la dignité. Ce que pensent les Français

    Publié le

    Vidéo du meeting du 18 mars 2017

    Interventions de : Anne Hidalgo, Benoit Hamon, Marc Pechanski pour Nathalie Artaud, Danielle Simonnet pour Jean-Luc Mélanchon, etc.Une retranscription des discours sera mise en ligne prochainement.

     

     

    Pour ou contre un nouveau droit, celui de choisir sa propre mort ?

    Sondage Ifop exclusif :

    ●90% des Français pour le suicide assisté

    ●95% des Français pour l’euthanasie

    ●1 Français sur 3 renoncerait à voter pour son candidat s’il est opposé à l’euthanasie

             A cinq semaines du 1er tour de l’élection présidentielle, l’ADMD (près de 70 000 adhérents) a invité, le samedi 18 mars 2017, les candidats à l’élection présidentielle disposant de leurs 500 parrainages à une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione, à Paris, au cours de laquelle ils seront appelés à exprimer leur position sur la question du droit de mourir dans la dignité devant 2 000 militants. Cette réunion débutera à 14h30, avec une intervention en ouverture de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

            Plus que toute autre question de société, le droit de mourir dans la dignité est au cœur des préoccupations des Français.

            En effet, selon un très récent sondage Ifop (mars 2017)

    , 90% des Français se déclarent en faveur du suicide assisté (86% pour les électeurs de Fillon et de Hamon, 91% pour les électeurs de Macron et 94% pour les électeurs de Le Pen et de Mélenchon)

    , 95% des Français se déclarent en faveur de l’euthanasie (91% pour les électeurs de Fillon, 94% pour les électeurs de Hamon et de Mélenchon, 96% pour les électeurs de Macron et 99% pour les électeurs de Le Pen).

            Par ailleurs, le même sondage révèle que, pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote (26% pour les électeurs de Fillon, 38% pour les électeurs de Hamon, 40% pour les électeurs de Macron, 45% pour les électeurs de Le Pen et 49% pour les électeurs de Mélenchon).

            Enfin, 1 Français sur 3 (32%) est prêt à renoncer à voter pour le candidat dont il se sent le plus proche si celui-ci se déclare opposé à l’euthanasie (19% des électeurs de Fillon, 28% des électeurs de Macron, 33% des électeurs de Le Pen et de Mélenchon et 35% pour les électeurs de Hamon).

             Il semble donc important pour les candidats de se positionner en faveur du droit de mourir dans la dignité, d’autant plus que ce droit nouveau ne sera jamais une obligation et qu’il ne retirera rien à ceux qui, opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, voudraient finir leur vie…autrement !

     

    Faut-il empêcher les vieux de se suicider ?

    Publié le

    Un fait divers rappelle que le suicide et les tentatives de suicide sont une constante chez les personnes âgées.

    Jeudi dernier, un homme de 91 ans atteint de la maladie d’Alzheimer a tenté de se suicider dans la fontaine de Souppes-sur-Loing. http://www.leparisien.fr/souppes-sur-loing-77460/souppes-sur-loing-un-ado-de-13-ans-sauve-un-homme-de-91-ans-de-la-noyade-28-08-2014-4093833.php

    Ce fait divers est raconté en mettant l’emphase sur l’héroïque geste de l’adolescent de 13 ans qui a maintenu la tête du vieillard hors de l’eau pour l’empêcher de se noyer en attendant l’arrivée des pompiers. L’adolescent est devenu un héros.

    Ne s’agit-il pas là d’un détournement par les médias d’une question fondamentale, le suicide des personnes âgées, que le politiquement correct s’obstine à ignorer?

    Le suicide et l’euthanasie active sont interdits dans notre pays au nom d’une morale religieuse qui ne dit pas son nom. Il est de bon ton de faire comme si un individu malade ou impotent n’avait pas toute sa tête pour discerner son envie de vivre de son envie de mourir ou inversement.

    Dans ce pays qui prétend donner des droits à toutes les communautés et les groupes de pression au nom de la liberté et de la démocratie, la liberté de se donner la mort et de choisir sa propre mort reste un tabou indestructible. C’est manquer de compassion que ne pas vouloir savoir que les personnes qui se suicident n’en sont pas à leur première tentative. C’est le cas de l’homme de Souppes-sur-Loing qui a déjà effectué plusieurs essais sans arriver à ses fins grâce au concours de bonnes âmes qui veulent absolument l’obliger à vivre malgré son refus manifeste de poursuivre une existence douloureuse physiquement et psychologiquement.

    Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, comme cet homme de 91 ans ne sont pas toutes affectées de la même manière. Certaines connaissent des moments de lucidité et pour toutes, les problèmes de comportements qui les mettent en danger, sont cohérents avec leur histoire et leurs désirs qui y sont enfouis. Il n’y a rien d’extraordinaire à vouloir mourir quand on est dépendant, incontinent, handicapé, que l’on vit dans un inconfort constant à la merci du bon vouloir des autres. Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un malade Alzheimer éprouve des pulsions à se dévêtir pour courir sous la pluie ou a s’enfuir de sa maison de retraite pour marcher en liberté sans trêve jusqu’à épuisement. Le problème n’est pas celui du malade mais celui de son entourage familial, social et médical.

    Ces observations démontrent une fois de plus combien il est nécessaire pour chacun de nous d’écrire et de faire connaître notre volonté de fin de vie et d’obliger les autorités à les prendre en compte légalement afin de libérer notre entourage des soucis conséquents. Pour cela nous pouvons remplir un formulaire de directives anticipées qui quoique n’ayant pas de pouvoir de contrainte représente un pas en avant en faveur de la liberté de choisir sa mort.

    La Connectrice

    Directives anticipées. Pour en savoir plus

    Les directives anticipées
    Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite,
    appelée « directives anticipées », afi n de préciser ses souhaits quant à sa fi n de vie, prévoyant ainsi l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté.

    Les limites. Pour être prises en compte, vos directives anticipées doivent dater de moins de trois ans avant la date à partir de laquelle vous ne serez plus en état d’exprimer votre volonté. Il faut donc les renouveler régulièrement, en précisant sur le document initial que vous décidez de confirmer ces directives, et en signant cette confirmation. Comme le relève le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), cette durée limitée dans le temps pose problème dans le cas d’une maladie évolutive comme Alzheimer. Elle est aussi très contraignante pour des personnes jeunes ou en bonne santé, qui n’ont pas nécessairement envie de se reposer la question tous les trois ans….

    Le CCNE a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des vingt dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le CCNE « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).  

    L’avis N°121 « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir » présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

    l n’y aurait pas d’affaire Vincent Lambert si cet homme de 38 ans (tétraplégique en situation de conscience minime depuis cinq ans) avait rédigé ses «directives anticipées». Au-delà de ce cas, la plupart des drames et des tragédies de la fin de vie seraient prévenus si ce droit offert était exercé. Or ce droit, personne ou presque ne le connaît en France. «Tout se passe comme si on ne voulait pas en connaître l’existence, explique à Slate.fr le Pr Régis Aubry (CHU de Besançon), président de l’Observatoire national de la fin de vie. C’est moins un problème d’information que d’appropriation dans une société où le jeunisme est roi.»

    «Directives anticipées»? Il s’agit de l’expression écrite de souhaits exprimés pouvant aider des personnes devenues malades à «participer sans être présents» aux discussions qui précèdent les décisions relatives aux soins et traitements qui leur sont dispensés en fin de vie. De l’avis des spécialistes, il s’agit ici de la méthode reflétant le plus directement la volonté de la personne concernée –du moins au moment où ces souhaits ont été rédigés.

    La loi Leonetti et le Code de la santé publique disposent ainsi depuis 2005:

    «Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l’arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment.

    En dépit de l’importance du sujet et de la médiatisation considérable des affaires de fin de vie, ce droit n’est pratiquement jamais exercé. «L’utilisation des directives anticipées demeure très confidentielle: selon une étude récente de l’Ined, elles ne concernent que 1,8% des patients pour lesquels une décision de fin de vie a été prise alors qu’ils n’étaient “plus en capacité de participer à la décision”, observe le Comité national d’éthique (CCNE)dans son avis n°121 de juin 2013. Cela pose très clairement la question de l’appropriation de cette pratique, à la fois par les patients et par les professionnels de santé.»

    Association pour le droit de mourir dans la dignité

    http://www.admd.net/

    Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

    AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

    Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

    Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 92% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2013. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

    L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

    Droit de mourir dans la dignité : sédation profonde autorisée, suicide et euthanasie, suicide assisté interdits

    Publié le

    Le législateur est rarement synchrone avec les réalités sociétales. Soit il est en avance comme pour le mariage homosexuel qui ne concerne que de 1 à 2 % de Françaises et de Français, soit il est en retard comme pour le suicide et l’euthanasie. Pour des raisons politiques, soit il brave les recommandations de l’Eglise, soit il s’y soumet. Pourtant, chaque année en France des milliers de personnes se suicident ou pratiquent discrètement l’euthanasie e à la demande de l’intéressé. Les médecins savent se montrer discrets et compréhensifs dans le respect de la demande écrite, ou réitérée devant ses proches, de leur patient en souffrance extrême.

    Le refus des autorités de légiférer sur le suicide et l’euthanasie est plus fort que celui qu’ils ont exprimé vis à vis de la légalisation de l’avortement. Avant la loi Veil, on estimait  un bon million le nombre de femmes qui avortaient clandestinement en France dans des conditions misérables qui mettaient en danger leur vie et leur fertilité.

    Avec le droit à l’euthanasie et au suicide, on est un peu dans le même cas de figure de déni de la réalité. On préfère que les gens transgressent la loi, se charcutent ou se créent des handicaps irréversibles dans le cas des suicides manqués, plutôt que légiférer.

    Je conçois qu’il soit très difficile de prendre des décisions juridiques qui protègent l’individu et sa famille sans pour autant encourager des dérives et autres abus criminels. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’interdiction du suicide n’empêche pas les gens de le commettre et l’interdiction de l’euthanasie n’empêche ni sa réalisation consentie ni l’action des « anges de la mort », ces infirmières ou ces médecins qui décident de leur propre chef d’abréger les souffrances des patients sans tenir compte de leur souhait ne de celui de leur famille.

    L’association pour aide à mourir dans  la dignité (ADMD) est favorable au suicide assisté, une disposition légale en Belgique et en Suisse. Il s’agit d’aider une personne en souffrance pathologique sans issue de guérison de choisir de se suicider avec l’aide de personnes qui lui procurent des produits létaux. Entourée de ses amis et de sa famille la personne s’endort dans le calme, sans souffrance et en paix.

    En maintenant l’interdiction du suicide et de l’euthanasie, la commission d’éthique, dans le déni des réalités et des attentes de citoyens, s’oppose clairement au suicide assisté.

    LC

    Voici son communiqué : 

    Position du  Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé  (CCNE)

    Le Comité d’éthique considère que les progrès de la médecine doivent réellement et efficacement servir à soulager la souffrance des patients en fin de vie. Source

    Sujet extrêmement sensible, la question de la fin de vie et la volonté du patient de mourir pour ne plus souffrir, alors que la médecine est impuissante pour lui permettre de survivre, fait régulièrement débat. En France, l’euthanasie et l’aide à mourir sont interdites et réprimées par la loi. En revanche, les médecins doivent apporter aux patients en fin de vie, un accès aux soins adapté.

    Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des 20 dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le Comité « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).

    Treize ans plus tard, les membres du Comité se sont à nouveau penchés sur la question de la fin de vie, eu égard aux attentes de la société française en 2013, mais aussi des moeurs, des mentalités et des croyances, notamment religieuses.

    Dans son avis n°121 intitulé « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir », le Comité présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

    Le CCNE estime qu’il est nécessaire de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie. En outre, il considère comme indispensable, le fait de rendre accessible à tous, le droit aux soins palliatifs et de développer l’accès aux soins palliatifs à domicile.
    Autre élément essentiel de la relation patient/médecin/famille, le Comité insiste sur le nécessaire respect des directives anticipées du patient lorsqu’elles existent.
    En effet, lorsqu’elles ont été rédigées en présence d’un médecin traitant, et dans des circonstances où une maladie grave a été annoncée, les directives anticipées devraient être contraignantes pour les soignants, sauf exception dûment justifiée par écrit.

    Enfin, et c’est sans doute le point le plus important de cet avis, les Sages du comité d’éthique estiment que le corps médical doit respecter le droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde, jusqu’au décès, si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation ont été interrompus à sa demande. Il s’agit d’une forme d’assistance au droit à mourir dans la dignité et l’absence de souffrance lorsque la fin de vie est proche et inévitable (par exemple pour un patient en phase terminale d’un cancer ou d’une personne âgée en fin de vie).

    Sans surprise, la majorité des membres recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide et/ou l’euthanasie.

    © 2013 Net-iris

    Pour approfondir ce sujet :

     Information de veille juridique

    Indignation des médecins belges vis-vis des déclarations du CCNE

    Monsieur Hervé Pierra dont le fils a été maintenu sous assistance pendant 8 ans et auquel on a refusé une euthanasie de compassion me fait parvenir la déclaration des médecins belges qui pratiquent légalement l’euthanasie dans leur pays.

    nous avons pris connaissance de l’avis n° 121 du CCNE rendu public le 30 juin dernier. Nous regrettons de constater que cet avis donne une image inexacte et tendancieuse de la pratique de l’euthanasie en Belgique…

    Enfin, promouvoir la sédation profonde en extrême fin de vie comme substitut à l’euthanasie nous paraît injustifiable. La sédation n’assure pas une mort paisible. Elle maintient le patient coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, pendant plusieurs heures ou jours en attendant que survienne le décès. Une telle prolongation de l’agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d’autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions, etc). De plus, la technique exige pratiquement une surveillance constante généralement en milieu hospitalier. Elle ne permet pas de prévoir le moment de la mort. Elle ne répond donc pas au souhait de plus en plus exprimé d’une mort à domicile, entouré des siens…

    L’euthanasie est vieille comme le monde. Si Hippocrate, dans son serment, avait trouvé nécessaire

    d’interdire aux médecins de « remettre du poison, si on m’en demande, ni de prendre l’initiative d’une pareille suggestion », c’est bien que les patients le demandaient déjà, et que des médecins pouvaient déjà les comprendre et peut-être les aider. Le grand mérite de la dépénalisation, c’est de sortir de la clandestinité et du mensonge un geste, certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant.

    ADMD : Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

    Vidéo : revue de presse de la campagne de mars 2012

    AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

    Depuis trente-trois ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

    Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en août 2011. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays.

    Le 24 novembre 2009, pour la première fois, un débat public s’est tenu à l’Assemblée nationale autour d’une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité. Le mardi 25 janvier 2011, au Sénat, une nouvelle discussion parlementaire s’est tenue autour des propositions de loi de Guy Fischer (PC – Rhône), d’Alain Fouché (UMP – Vienne) et de Jean-Pierre Godefroy (PS – Manche). En vue de la mise en oeuvre de la proposition n°21 du candidat François Hollande, élu en 2012, militons et agissons auprès de nos députés et de nos sénateurs.

    L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

    Enfin, depuis le 11 août 2006 (agrément renouvelé le 24 juin 2011), l’ADMD est agréée pour représenter les usagers de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique (Agrément 2011). A ce titre, elle représente l’ensemble des usagers de santé, au-delà de ses seuls adhérents.

    Vous voulez maîtriser votre fin de vie ? C’est votre droit !

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    Lire aussi

    L’avis des parent de Hervé Pierra, membres actifs de l’ADMD, sur les déclarations du CCNE ici

    Ne me réanimez pas !

    Géniale cette mamie britannique de 81 ans qui s’est fait tatouer sur la poitrine : »Don’t ressuscitate », ne me réanimez pas et dans le dos « PTO » Please turn over, retournez-moi.

    Voilà une manière humoristique de faire connaitre ses dernières volontés car, même si elles ne sont pas reconnues par la loi, elles permettront aux soignants et à la famille de ne pas discuter des intentions de la personne et de faire l’économie de démarches, de souffrances, de soupçons, d’interventions judiciaires inopportunes, d’accusations injustifiées d’euthanasie, de chasse aux sorcières et de discussions sans fin sur son sort.

    On peut même espérer qu’en cas d’intervention judiciaire, ce tatouage soit utilisé comme preuve de la volonté inébranlable de la malade. Se faire tatouer n’est pas une partie de plaisir et prouve sa détermination.

    Gageons que cette initiative fera des émules puisque, d’après les sondages, une majorité des français serait contre l’acharnement thérapeutique et favorable à l’euthanasie.

    Pour ma part, je vais très sérieusement y songer;-))))

    http://www.elle.fr/Societe/News/Une-Anglaise-de-81-ans-se-fait-tatouer-Ne-me-reanimez-pas-1707082

    …cette femme deux fois mère et six fois grand-mère affirme au journal The Sun qu’elle croque la vie à pleines dents en attendant son heure. En revanche, « quand mon heure viendra, dit-elle au Sun, je ne veux pas rester à moitié morte, je veux être totalement morte. Je profite de la vie maintenant, mais si les choses changent, je ne veux pas attendre des heures, des mois ou des années avant de mourir. Je ne veux pas que ma famille se souvienne de moi comme d’un légume. Je veux qu’ils se souviennent de moi comme j’étais. »

    « Beaucoup mieux morte »

    C’est aussi sa réponse à un traumatisme qu’elle a elle-même vécu à deux reprises. « Ma mère a vécu jusqu’à 106 ans et au cours des six dernières années de sa vie, elle aurait été beaucoup mieux morte. Elle était misérable », raconte-t-elle. Joy a également assisté à la lente agonie de son mari Malcolm, mort en 1981 après sept ans de lutte contre une maladie appelée le Syndrome de Conn. Une situation que la vieille dame ne souhaite pas faire vivre à sa descendance. Elle souligne en outre que sa démarche fera « économiser de l’argent » au système de santé public britannique. Reste à savoir si les médecins ne resteront pas sourds, ou en l’occurrence aveugles, aux dernières volontés de l’octogénaire. « Les médecins tiennent compte des souhaits des patients, mais un tatouage n’est pas juridiquement contraignant », a ainsi déclaré un porte-parole du General Medical Council.

    A.S.Le 08/09/2011

    Euthanasie : un médecin inculpé à Bayonne

    Publié le

    L’euthanasie, donner la mort à autrui, reste en France un sujet tabou que les légistes n’ont pas le courage de régler. Le fait que les légistes soient des hommes dans leur majorité n’est pas étranger à la frilosité avec laquelle ils abordent la question. En effet, ce sont les femmes qui, dans leur immense majorité, mères, filles,  épouses, soeurs, grand-mères, cousines, amies, soignantes, s’occupent des personnes en fin de vie, des personnes « légumes ».

    La question de l’euthanasie ressurgit dans l’actualité régulièrement. Ces jours-ci, un médecin urgentiste a été inculpé pour avoir aidé à mourir quatre personnes qui, selon lui, souffraient et n’avaient que quelques heures à vivre http://www.liberation.fr/societe/01012353949-euthanasie-le-medecin-de-bayonne-mis-en-examen-pour-empoisonnement.

    Les partisans de la peine de mort n’ont pas de scrupules lorsqu’il s’agit de donner la mort à autrui. L’Eglise catholique et l’extrême droit sont favorables à la peine de mort. Par contre, la religion catholique, en particulier, est extrêmement tatillonne et culpabilisatrice lorsqu’il s’agit de donner la mort à des « innocents ». Feotus, personnes en fin de vie, personnes aux prises avec des souffrances physiques et/ou psychologiques n’ont pas droit à la compassion de l’Eglise pour laquelle la « vie » est sacrée, quelles que soient ses conditions.

    On comprend bien qu’il soit délicat de légiférer sur le droit de donner la mort car cela peut donner lieu à des abus. Des personnes malveillantes pourraient parfaitement arguer des souffrances d’autrui pour tuer dans l’impunité à des fins vénales ou égoïstes. Mais les assassins qui profiteraient d’une loi autorisant l’euthanasie sont ils la majorité? Et, de toutes façons, l’assassinat est un crime sanctionné par la loi.

    En réalité, non seulement le discours commun accepte l’euthanasie et la souhaite mais tout le monde connait autour de soi des gens qui affirment qu’ils préfèrent mourir plutôt que vivre comme un légume, subir un acharnement thérapeutique pour les maintenir en vie alors qu’ils souffrent horriblement, qu’ils ont perdu toute autonomie et n’ont plus aucun espoir d’avoir une vie normale.

    J’ai connu des personnes âgées et malades qui suppliaient qu’on les aide à mourir, qui réclamaient la mort avec constance et détermination. Souvent, ces personnes se laissent mourir en recrachant leurs médicaments, arrachant leurs perfusions, refusant de se nourrir et sombrant dans un profonde passivité physique et mentale, n’en sortant que pour réclamer d’en finir une fois pour toutes.

    Des pays européens comme la Suisse, la Belgique ou la Hollande autorisent l’euthanasie et certains Français n’ésitent pas à faire le voyage, s’ils le peuvent, pour se faire aider à mourir. Des associations comme l’aide à mourir dans la dignité assistent clandestinement en France les personnes qui veulent en finir. Ce fut le cas de la mère de Lionel Jospin.

    En réalité, beaucoup de médecins compréhensifs, en accord avec la famille, aident des personnes condamnées par la maladie et envahies de souffrance à partir. On n’en parle pas et cela se fait dans la plus grande discrétion, en toute confiance. Bien entendu, ce sont les couches sociales privilégiées qui parlent le même langage que les médecins qui bénéficient de ces mesures discrètes. Entre gens de la même classe on se comprend et on se fait confiance. Que je sache, il n’y a pas eu d’enquête sur la mort de Mme Jospin alors qu’il y en a eu sur celle de Chantal qui avait demandé publiquement le droit de mourir et celles de nombreux autres cas portés à la connaissance du public parce que la justice s’en était mêlée.

    Le suicide assisté est une forme d’euthanasie dans la mesure où la personne qui se suicide a besoin de l’aide de tiers pour en finir. Dans ce cas, la personne qui veut partir est suffisamment lucide pour organiser son départ.

    Dans le cas de l’euthanasie stricte, quand le sujet est passif, il peut avoir fait savoir à son entourage qu’en cas de perte de conscience ou d’incapacité totale à agir lui-même, il souhaite qu’autrui lui prodigue l’acte léthal. Il y a aussi le cas de personnes qui n’ont pas pu ou pas su exprimer leur volonté et qui se trouvent plongée dans un tel état de souffrance que les soignants se trouvent interpellés par l’exécution d’un acte compassionnel puisque la médecine a déclaré qu’il n’y avait plus d’espoir de guérison.

    Vouloir faire croire que le personnel médical donne la mort à tort et à travers est une hérésie. Bien sûr, il peut y avoir des cas patents d’abus, de coups de folie et d’assassinat caractérisé mais ces exceptions ne devraient pas obérer la nécessité d’autoriser l’euthanasie et le suicide assisté.

    EUTHANASIE : ADMIRABLE COUPLE PIERRA

    Publié le
    Ce matin sur BFM, le couple Pierra, parents de Hervé resté dans le coma pendant 8 ans et demi, finalement débranché pour application de la loi Leonetti sur la fin de vie mais qui a mis 6 jours à mourir ….Admirables, les Pierra. Ils ont d’ailleurs adhéré à l’ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité) qui les a beaucoup soutenus et militent pour un amendement à la loi Leonetti afin d’autoriser l’euthanasie dans les cas exceptionnels.

    Les Pierra ont exprimé leur indignation devant la demande d’autopsie pour savoir de quoi était morte Chantal Sébire avec laquelle ils avaient été en relation. « Il faut qu’on la persécute au delà de sa mort » s’est scandalisée Madame Pierra.

    Moi, j’ai assisté à la mort de deux des lapins nains de mes enfants. Ils ont eu quelques violents soubresauts, ça a duré deux minutes et leur cœur a cessé de battre. J’étais bouleversée par la violence qui s’étaient emparée de leur corps ….

    Alors imaginez ce que ça a été pour les parents de Hervé Pierra : les soubresauts, les contractions, les vagissements, la détérioration du corps, ils y ont assisté impuissants pendant 6 jours !!!!!!!!

    Les médecins, éminents spécialistes et autres professeurs, ont affirmé qu’il n’y avait pas lieu d’intervenir car « Hervé ne souffrait pas » !!!!!

    C’est également ce que j’ai entendu hier de la part de ces responsables et spécialistes médicaux, sur C dans l’air ….


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