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Archives de Tag: euthanasie

Droit de mourir dans la dignité. Ce que pensent les Français

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Vidéo du meeting du 18 mars 2017

Interventions de : Anne Hidalgo, Benoit Hamon, Marc Pechanski pour Nathalie Artaud, Danielle Simonnet pour Jean-Luc Mélanchon, etc.Une retranscription des discours sera mise en ligne prochainement.

 

 

Pour ou contre un nouveau droit, celui de choisir sa propre mort ?

Sondage Ifop exclusif :

●90% des Français pour le suicide assisté

●95% des Français pour l’euthanasie

●1 Français sur 3 renoncerait à voter pour son candidat s’il est opposé à l’euthanasie

         A cinq semaines du 1er tour de l’élection présidentielle, l’ADMD (près de 70 000 adhérents) a invité, le samedi 18 mars 2017, les candidats à l’élection présidentielle disposant de leurs 500 parrainages à une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione, à Paris, au cours de laquelle ils seront appelés à exprimer leur position sur la question du droit de mourir dans la dignité devant 2 000 militants. Cette réunion débutera à 14h30, avec une intervention en ouverture de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

        Plus que toute autre question de société, le droit de mourir dans la dignité est au cœur des préoccupations des Français.

        En effet, selon un très récent sondage Ifop (mars 2017)

, 90% des Français se déclarent en faveur du suicide assisté (86% pour les électeurs de Fillon et de Hamon, 91% pour les électeurs de Macron et 94% pour les électeurs de Le Pen et de Mélenchon)

, 95% des Français se déclarent en faveur de l’euthanasie (91% pour les électeurs de Fillon, 94% pour les électeurs de Hamon et de Mélenchon, 96% pour les électeurs de Macron et 99% pour les électeurs de Le Pen).

        Par ailleurs, le même sondage révèle que, pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote (26% pour les électeurs de Fillon, 38% pour les électeurs de Hamon, 40% pour les électeurs de Macron, 45% pour les électeurs de Le Pen et 49% pour les électeurs de Mélenchon).

        Enfin, 1 Français sur 3 (32%) est prêt à renoncer à voter pour le candidat dont il se sent le plus proche si celui-ci se déclare opposé à l’euthanasie (19% des électeurs de Fillon, 28% des électeurs de Macron, 33% des électeurs de Le Pen et de Mélenchon et 35% pour les électeurs de Hamon).

         Il semble donc important pour les candidats de se positionner en faveur du droit de mourir dans la dignité, d’autant plus que ce droit nouveau ne sera jamais une obligation et qu’il ne retirera rien à ceux qui, opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, voudraient finir leur vie…autrement !

 

Faut-il empêcher les vieux de se suicider ?

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Un fait divers rappelle que le suicide et les tentatives de suicide sont une constante chez les personnes âgées.

Jeudi dernier, un homme de 91 ans atteint de la maladie d’Alzheimer a tenté de se suicider dans la fontaine de Souppes-sur-Loing. http://www.leparisien.fr/souppes-sur-loing-77460/souppes-sur-loing-un-ado-de-13-ans-sauve-un-homme-de-91-ans-de-la-noyade-28-08-2014-4093833.php

Ce fait divers est raconté en mettant l’emphase sur l’héroïque geste de l’adolescent de 13 ans qui a maintenu la tête du vieillard hors de l’eau pour l’empêcher de se noyer en attendant l’arrivée des pompiers. L’adolescent est devenu un héros.

Ne s’agit-il pas là d’un détournement par les médias d’une question fondamentale, le suicide des personnes âgées, que le politiquement correct s’obstine à ignorer?

Le suicide et l’euthanasie active sont interdits dans notre pays au nom d’une morale religieuse qui ne dit pas son nom. Il est de bon ton de faire comme si un individu malade ou impotent n’avait pas toute sa tête pour discerner son envie de vivre de son envie de mourir ou inversement.

Dans ce pays qui prétend donner des droits à toutes les communautés et les groupes de pression au nom de la liberté et de la démocratie, la liberté de se donner la mort et de choisir sa propre mort reste un tabou indestructible. C’est manquer de compassion que ne pas vouloir savoir que les personnes qui se suicident n’en sont pas à leur première tentative. C’est le cas de l’homme de Souppes-sur-Loing qui a déjà effectué plusieurs essais sans arriver à ses fins grâce au concours de bonnes âmes qui veulent absolument l’obliger à vivre malgré son refus manifeste de poursuivre une existence douloureuse physiquement et psychologiquement.

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, comme cet homme de 91 ans ne sont pas toutes affectées de la même manière. Certaines connaissent des moments de lucidité et pour toutes, les problèmes de comportements qui les mettent en danger, sont cohérents avec leur histoire et leurs désirs qui y sont enfouis. Il n’y a rien d’extraordinaire à vouloir mourir quand on est dépendant, incontinent, handicapé, que l’on vit dans un inconfort constant à la merci du bon vouloir des autres. Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un malade Alzheimer éprouve des pulsions à se dévêtir pour courir sous la pluie ou a s’enfuir de sa maison de retraite pour marcher en liberté sans trêve jusqu’à épuisement. Le problème n’est pas celui du malade mais celui de son entourage familial, social et médical.

Ces observations démontrent une fois de plus combien il est nécessaire pour chacun de nous d’écrire et de faire connaître notre volonté de fin de vie et d’obliger les autorités à les prendre en compte légalement afin de libérer notre entourage des soucis conséquents. Pour cela nous pouvons remplir un formulaire de directives anticipées qui quoique n’ayant pas de pouvoir de contrainte représente un pas en avant en faveur de la liberté de choisir sa mort.

La Connectrice

Directives anticipées. Pour en savoir plus

Les directives anticipées
Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite,
appelée « directives anticipées », afi n de préciser ses souhaits quant à sa fi n de vie, prévoyant ainsi l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté.

Les limites. Pour être prises en compte, vos directives anticipées doivent dater de moins de trois ans avant la date à partir de laquelle vous ne serez plus en état d’exprimer votre volonté. Il faut donc les renouveler régulièrement, en précisant sur le document initial que vous décidez de confirmer ces directives, et en signant cette confirmation. Comme le relève le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), cette durée limitée dans le temps pose problème dans le cas d’une maladie évolutive comme Alzheimer. Elle est aussi très contraignante pour des personnes jeunes ou en bonne santé, qui n’ont pas nécessairement envie de se reposer la question tous les trois ans….

Le CCNE a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des vingt dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le CCNE « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).  

L’avis N°121 « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir » présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

l n’y aurait pas d’affaire Vincent Lambert si cet homme de 38 ans (tétraplégique en situation de conscience minime depuis cinq ans) avait rédigé ses «directives anticipées». Au-delà de ce cas, la plupart des drames et des tragédies de la fin de vie seraient prévenus si ce droit offert était exercé. Or ce droit, personne ou presque ne le connaît en France. «Tout se passe comme si on ne voulait pas en connaître l’existence, explique à Slate.fr le Pr Régis Aubry (CHU de Besançon), président de l’Observatoire national de la fin de vie. C’est moins un problème d’information que d’appropriation dans une société où le jeunisme est roi.»

«Directives anticipées»? Il s’agit de l’expression écrite de souhaits exprimés pouvant aider des personnes devenues malades à «participer sans être présents» aux discussions qui précèdent les décisions relatives aux soins et traitements qui leur sont dispensés en fin de vie. De l’avis des spécialistes, il s’agit ici de la méthode reflétant le plus directement la volonté de la personne concernée –du moins au moment où ces souhaits ont été rédigés.

La loi Leonetti et le Code de la santé publique disposent ainsi depuis 2005:

«Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l’arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment.

En dépit de l’importance du sujet et de la médiatisation considérable des affaires de fin de vie, ce droit n’est pratiquement jamais exercé. «L’utilisation des directives anticipées demeure très confidentielle: selon une étude récente de l’Ined, elles ne concernent que 1,8% des patients pour lesquels une décision de fin de vie a été prise alors qu’ils n’étaient “plus en capacité de participer à la décision”, observe le Comité national d’éthique (CCNE)dans son avis n°121 de juin 2013. Cela pose très clairement la question de l’appropriation de cette pratique, à la fois par les patients et par les professionnels de santé.»

Association pour le droit de mourir dans la dignité

http://www.admd.net/

Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 92% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2013. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

Droit de mourir dans la dignité : sédation profonde autorisée, suicide et euthanasie, suicide assisté interdits

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Le législateur est rarement synchrone avec les réalités sociétales. Soit il est en avance comme pour le mariage homosexuel qui ne concerne que de 1 à 2 % de Françaises et de Français, soit il est en retard comme pour le suicide et l’euthanasie. Pour des raisons politiques, soit il brave les recommandations de l’Eglise, soit il s’y soumet. Pourtant, chaque année en France des milliers de personnes se suicident ou pratiquent discrètement l’euthanasie e à la demande de l’intéressé. Les médecins savent se montrer discrets et compréhensifs dans le respect de la demande écrite, ou réitérée devant ses proches, de leur patient en souffrance extrême.

Le refus des autorités de légiférer sur le suicide et l’euthanasie est plus fort que celui qu’ils ont exprimé vis à vis de la légalisation de l’avortement. Avant la loi Veil, on estimait  un bon million le nombre de femmes qui avortaient clandestinement en France dans des conditions misérables qui mettaient en danger leur vie et leur fertilité.

Avec le droit à l’euthanasie et au suicide, on est un peu dans le même cas de figure de déni de la réalité. On préfère que les gens transgressent la loi, se charcutent ou se créent des handicaps irréversibles dans le cas des suicides manqués, plutôt que légiférer.

Je conçois qu’il soit très difficile de prendre des décisions juridiques qui protègent l’individu et sa famille sans pour autant encourager des dérives et autres abus criminels. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’interdiction du suicide n’empêche pas les gens de le commettre et l’interdiction de l’euthanasie n’empêche ni sa réalisation consentie ni l’action des « anges de la mort », ces infirmières ou ces médecins qui décident de leur propre chef d’abréger les souffrances des patients sans tenir compte de leur souhait ne de celui de leur famille.

L’association pour aide à mourir dans  la dignité (ADMD) est favorable au suicide assisté, une disposition légale en Belgique et en Suisse. Il s’agit d’aider une personne en souffrance pathologique sans issue de guérison de choisir de se suicider avec l’aide de personnes qui lui procurent des produits létaux. Entourée de ses amis et de sa famille la personne s’endort dans le calme, sans souffrance et en paix.

En maintenant l’interdiction du suicide et de l’euthanasie, la commission d’éthique, dans le déni des réalités et des attentes de citoyens, s’oppose clairement au suicide assisté.

LC

Voici son communiqué : 

Position du  Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé  (CCNE)

Le Comité d’éthique considère que les progrès de la médecine doivent réellement et efficacement servir à soulager la souffrance des patients en fin de vie. Source

Sujet extrêmement sensible, la question de la fin de vie et la volonté du patient de mourir pour ne plus souffrir, alors que la médecine est impuissante pour lui permettre de survivre, fait régulièrement débat. En France, l’euthanasie et l’aide à mourir sont interdites et réprimées par la loi. En revanche, les médecins doivent apporter aux patients en fin de vie, un accès aux soins adapté.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des 20 dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le Comité « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).

Treize ans plus tard, les membres du Comité se sont à nouveau penchés sur la question de la fin de vie, eu égard aux attentes de la société française en 2013, mais aussi des moeurs, des mentalités et des croyances, notamment religieuses.

Dans son avis n°121 intitulé « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir », le Comité présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

Le CCNE estime qu’il est nécessaire de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie. En outre, il considère comme indispensable, le fait de rendre accessible à tous, le droit aux soins palliatifs et de développer l’accès aux soins palliatifs à domicile.
Autre élément essentiel de la relation patient/médecin/famille, le Comité insiste sur le nécessaire respect des directives anticipées du patient lorsqu’elles existent.
En effet, lorsqu’elles ont été rédigées en présence d’un médecin traitant, et dans des circonstances où une maladie grave a été annoncée, les directives anticipées devraient être contraignantes pour les soignants, sauf exception dûment justifiée par écrit.

Enfin, et c’est sans doute le point le plus important de cet avis, les Sages du comité d’éthique estiment que le corps médical doit respecter le droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde, jusqu’au décès, si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation ont été interrompus à sa demande. Il s’agit d’une forme d’assistance au droit à mourir dans la dignité et l’absence de souffrance lorsque la fin de vie est proche et inévitable (par exemple pour un patient en phase terminale d’un cancer ou d’une personne âgée en fin de vie).

Sans surprise, la majorité des membres recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide et/ou l’euthanasie.

© 2013 Net-iris

Pour approfondir ce sujet :

 Information de veille juridique

Indignation des médecins belges vis-vis des déclarations du CCNE

Monsieur Hervé Pierra dont le fils a été maintenu sous assistance pendant 8 ans et auquel on a refusé une euthanasie de compassion me fait parvenir la déclaration des médecins belges qui pratiquent légalement l’euthanasie dans leur pays.

nous avons pris connaissance de l’avis n° 121 du CCNE rendu public le 30 juin dernier. Nous regrettons de constater que cet avis donne une image inexacte et tendancieuse de la pratique de l’euthanasie en Belgique…

Enfin, promouvoir la sédation profonde en extrême fin de vie comme substitut à l’euthanasie nous paraît injustifiable. La sédation n’assure pas une mort paisible. Elle maintient le patient coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, pendant plusieurs heures ou jours en attendant que survienne le décès. Une telle prolongation de l’agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d’autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions, etc). De plus, la technique exige pratiquement une surveillance constante généralement en milieu hospitalier. Elle ne permet pas de prévoir le moment de la mort. Elle ne répond donc pas au souhait de plus en plus exprimé d’une mort à domicile, entouré des siens…

L’euthanasie est vieille comme le monde. Si Hippocrate, dans son serment, avait trouvé nécessaire

d’interdire aux médecins de « remettre du poison, si on m’en demande, ni de prendre l’initiative d’une pareille suggestion », c’est bien que les patients le demandaient déjà, et que des médecins pouvaient déjà les comprendre et peut-être les aider. Le grand mérite de la dépénalisation, c’est de sortir de la clandestinité et du mensonge un geste, certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant.

ADMD : Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

Vidéo : revue de presse de la campagne de mars 2012

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-trois ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en août 2011. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays.

Le 24 novembre 2009, pour la première fois, un débat public s’est tenu à l’Assemblée nationale autour d’une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité. Le mardi 25 janvier 2011, au Sénat, une nouvelle discussion parlementaire s’est tenue autour des propositions de loi de Guy Fischer (PC – Rhône), d’Alain Fouché (UMP – Vienne) et de Jean-Pierre Godefroy (PS – Manche). En vue de la mise en oeuvre de la proposition n°21 du candidat François Hollande, élu en 2012, militons et agissons auprès de nos députés et de nos sénateurs.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

Enfin, depuis le 11 août 2006 (agrément renouvelé le 24 juin 2011), l’ADMD est agréée pour représenter les usagers de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique (Agrément 2011). A ce titre, elle représente l’ensemble des usagers de santé, au-delà de ses seuls adhérents.

Vous voulez maîtriser votre fin de vie ? C’est votre droit !

Pour qu’il soit reconnu, demandez une documentation et  rejoignez l’ADMD !

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Courriel : infos@admd.net

Lire aussi

L’avis des parent de Hervé Pierra, membres actifs de l’ADMD, sur les déclarations du CCNE ici

Ne me réanimez pas !

Géniale cette mamie britannique de 81 ans qui s’est fait tatouer sur la poitrine : »Don’t ressuscitate », ne me réanimez pas et dans le dos « PTO » Please turn over, retournez-moi.

Voilà une manière humoristique de faire connaitre ses dernières volontés car, même si elles ne sont pas reconnues par la loi, elles permettront aux soignants et à la famille de ne pas discuter des intentions de la personne et de faire l’économie de démarches, de souffrances, de soupçons, d’interventions judiciaires inopportunes, d’accusations injustifiées d’euthanasie, de chasse aux sorcières et de discussions sans fin sur son sort.

On peut même espérer qu’en cas d’intervention judiciaire, ce tatouage soit utilisé comme preuve de la volonté inébranlable de la malade. Se faire tatouer n’est pas une partie de plaisir et prouve sa détermination.

Gageons que cette initiative fera des émules puisque, d’après les sondages, une majorité des français serait contre l’acharnement thérapeutique et favorable à l’euthanasie.

Pour ma part, je vais très sérieusement y songer;-))))

http://www.elle.fr/Societe/News/Une-Anglaise-de-81-ans-se-fait-tatouer-Ne-me-reanimez-pas-1707082

…cette femme deux fois mère et six fois grand-mère affirme au journal The Sun qu’elle croque la vie à pleines dents en attendant son heure. En revanche, « quand mon heure viendra, dit-elle au Sun, je ne veux pas rester à moitié morte, je veux être totalement morte. Je profite de la vie maintenant, mais si les choses changent, je ne veux pas attendre des heures, des mois ou des années avant de mourir. Je ne veux pas que ma famille se souvienne de moi comme d’un légume. Je veux qu’ils se souviennent de moi comme j’étais. »

« Beaucoup mieux morte »

C’est aussi sa réponse à un traumatisme qu’elle a elle-même vécu à deux reprises. « Ma mère a vécu jusqu’à 106 ans et au cours des six dernières années de sa vie, elle aurait été beaucoup mieux morte. Elle était misérable », raconte-t-elle. Joy a également assisté à la lente agonie de son mari Malcolm, mort en 1981 après sept ans de lutte contre une maladie appelée le Syndrome de Conn. Une situation que la vieille dame ne souhaite pas faire vivre à sa descendance. Elle souligne en outre que sa démarche fera « économiser de l’argent » au système de santé public britannique. Reste à savoir si les médecins ne resteront pas sourds, ou en l’occurrence aveugles, aux dernières volontés de l’octogénaire. « Les médecins tiennent compte des souhaits des patients, mais un tatouage n’est pas juridiquement contraignant », a ainsi déclaré un porte-parole du General Medical Council.

A.S.Le 08/09/2011

Euthanasie : un médecin inculpé à Bayonne

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L’euthanasie, donner la mort à autrui, reste en France un sujet tabou que les légistes n’ont pas le courage de régler. Le fait que les légistes soient des hommes dans leur majorité n’est pas étranger à la frilosité avec laquelle ils abordent la question. En effet, ce sont les femmes qui, dans leur immense majorité, mères, filles,  épouses, soeurs, grand-mères, cousines, amies, soignantes, s’occupent des personnes en fin de vie, des personnes « légumes ».

La question de l’euthanasie ressurgit dans l’actualité régulièrement. Ces jours-ci, un médecin urgentiste a été inculpé pour avoir aidé à mourir quatre personnes qui, selon lui, souffraient et n’avaient que quelques heures à vivre http://www.liberation.fr/societe/01012353949-euthanasie-le-medecin-de-bayonne-mis-en-examen-pour-empoisonnement.

Les partisans de la peine de mort n’ont pas de scrupules lorsqu’il s’agit de donner la mort à autrui. L’Eglise catholique et l’extrême droit sont favorables à la peine de mort. Par contre, la religion catholique, en particulier, est extrêmement tatillonne et culpabilisatrice lorsqu’il s’agit de donner la mort à des « innocents ». Feotus, personnes en fin de vie, personnes aux prises avec des souffrances physiques et/ou psychologiques n’ont pas droit à la compassion de l’Eglise pour laquelle la « vie » est sacrée, quelles que soient ses conditions.

On comprend bien qu’il soit délicat de légiférer sur le droit de donner la mort car cela peut donner lieu à des abus. Des personnes malveillantes pourraient parfaitement arguer des souffrances d’autrui pour tuer dans l’impunité à des fins vénales ou égoïstes. Mais les assassins qui profiteraient d’une loi autorisant l’euthanasie sont ils la majorité? Et, de toutes façons, l’assassinat est un crime sanctionné par la loi.

En réalité, non seulement le discours commun accepte l’euthanasie et la souhaite mais tout le monde connait autour de soi des gens qui affirment qu’ils préfèrent mourir plutôt que vivre comme un légume, subir un acharnement thérapeutique pour les maintenir en vie alors qu’ils souffrent horriblement, qu’ils ont perdu toute autonomie et n’ont plus aucun espoir d’avoir une vie normale.

J’ai connu des personnes âgées et malades qui suppliaient qu’on les aide à mourir, qui réclamaient la mort avec constance et détermination. Souvent, ces personnes se laissent mourir en recrachant leurs médicaments, arrachant leurs perfusions, refusant de se nourrir et sombrant dans un profonde passivité physique et mentale, n’en sortant que pour réclamer d’en finir une fois pour toutes.

Des pays européens comme la Suisse, la Belgique ou la Hollande autorisent l’euthanasie et certains Français n’ésitent pas à faire le voyage, s’ils le peuvent, pour se faire aider à mourir. Des associations comme l’aide à mourir dans la dignité assistent clandestinement en France les personnes qui veulent en finir. Ce fut le cas de la mère de Lionel Jospin.

En réalité, beaucoup de médecins compréhensifs, en accord avec la famille, aident des personnes condamnées par la maladie et envahies de souffrance à partir. On n’en parle pas et cela se fait dans la plus grande discrétion, en toute confiance. Bien entendu, ce sont les couches sociales privilégiées qui parlent le même langage que les médecins qui bénéficient de ces mesures discrètes. Entre gens de la même classe on se comprend et on se fait confiance. Que je sache, il n’y a pas eu d’enquête sur la mort de Mme Jospin alors qu’il y en a eu sur celle de Chantal qui avait demandé publiquement le droit de mourir et celles de nombreux autres cas portés à la connaissance du public parce que la justice s’en était mêlée.

Le suicide assisté est une forme d’euthanasie dans la mesure où la personne qui se suicide a besoin de l’aide de tiers pour en finir. Dans ce cas, la personne qui veut partir est suffisamment lucide pour organiser son départ.

Dans le cas de l’euthanasie stricte, quand le sujet est passif, il peut avoir fait savoir à son entourage qu’en cas de perte de conscience ou d’incapacité totale à agir lui-même, il souhaite qu’autrui lui prodigue l’acte léthal. Il y a aussi le cas de personnes qui n’ont pas pu ou pas su exprimer leur volonté et qui se trouvent plongée dans un tel état de souffrance que les soignants se trouvent interpellés par l’exécution d’un acte compassionnel puisque la médecine a déclaré qu’il n’y avait plus d’espoir de guérison.

Vouloir faire croire que le personnel médical donne la mort à tort et à travers est une hérésie. Bien sûr, il peut y avoir des cas patents d’abus, de coups de folie et d’assassinat caractérisé mais ces exceptions ne devraient pas obérer la nécessité d’autoriser l’euthanasie et le suicide assisté.

EUTHANASIE : ADMIRABLE COUPLE PIERRA

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Ce matin sur BFM, le couple Pierra, parents de Hervé resté dans le coma pendant 8 ans et demi, finalement débranché pour application de la loi Leonetti sur la fin de vie mais qui a mis 6 jours à mourir ….Admirables, les Pierra. Ils ont d’ailleurs adhéré à l’ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité) qui les a beaucoup soutenus et militent pour un amendement à la loi Leonetti afin d’autoriser l’euthanasie dans les cas exceptionnels.

Les Pierra ont exprimé leur indignation devant la demande d’autopsie pour savoir de quoi était morte Chantal Sébire avec laquelle ils avaient été en relation. « Il faut qu’on la persécute au delà de sa mort » s’est scandalisée Madame Pierra.

Moi, j’ai assisté à la mort de deux des lapins nains de mes enfants. Ils ont eu quelques violents soubresauts, ça a duré deux minutes et leur cœur a cessé de battre. J’étais bouleversée par la violence qui s’étaient emparée de leur corps ….

Alors imaginez ce que ça a été pour les parents de Hervé Pierra : les soubresauts, les contractions, les vagissements, la détérioration du corps, ils y ont assisté impuissants pendant 6 jours !!!!!!!!

Les médecins, éminents spécialistes et autres professeurs, ont affirmé qu’il n’y avait pas lieu d’intervenir car « Hervé ne souffrait pas » !!!!!

C’est également ce que j’ai entendu hier de la part de ces responsables et spécialistes médicaux, sur C dans l’air ….


VICTOIRE DU VATICAN SUR L’AVORTEMENT ET L’EUTHANASIE

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La morale catholique réfute l’euthanasie sans exception. C’est non. Un point c’est tout.
Dieu a donné la vie, l’homme ne doit pas la reprendre …. sauf dans les guerres de religion mais cette exception n’est jamais mentionnée 😉

Douste-Blazy, très certainement -il a dit ds un discours à Malte qu’il avait été invité à le devenir – chevalier de l’ordre de Malte (un des fers de lance occulte du Vatican) avait affirmé que, tant qu’il serait ministre de la santé, l’euthanasie ne serait jamais autorisée.

Christine Boutin, membre de l’Opus Dei (groupe de pression intégriste catholique) a dit à propos de Chantal Sébire qu’on n’allait pas autoriser l’euthanasie chaque fois que quelqu’un avait des « soucis esthétiques ».

Recrudescence des mouvements anti-avortement, misère des centres d’orthogénie, déclaration du fœtus à l’état-civil, difficultés pour appliquer la loi Leonetti d’aide à la fin de vie, refus catégorique de l’euthanasie quelles que soient les circonstances, préférence des curés sur les instits, révision de la loi de 1905 sur la laïcité en perspective, Sarko chanoine de Latran faisant publiquement allégeance au pape, hommage aux poilus sous le signe du goupillon en l’église des invalides, ……

En veux-tu, en voilà, des preuves du contrôle de l’église catholique romaine dans les affaires de l’Etat.

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