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Archives de Tag: femmes voilées en France

Paris XIXème, une terre étrangère

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. » Puis, a-t-il ajouté : « Il faut le faire ou il faut partir. »http://www.bvoltaire.fr/adrienabauzit/immigration-aznavour-encore-plus-radical-que-le-fn,14333

En sortant de mon immeuble je vois une belle femme âgée qui s’exclame « Mais on n’entend plus parler français ici ! » Étonnée par ce réalisme direct, je lui réponds « Hé oui, moi aussi je fais le même constat. Cette femme pimpante et avenante ajoute « Je vis ici depuis 80 ans et je ne me sens plus chez moi ». Toutes les dames blanches âgées que je rencontre dans mon village quartier, au hasard des promenades de ma chienne, tiennent les mêmes propos, sans exception. Je ne peux que leur dire qu’il faudra bien voter aux élections municipales de mars 2014.

Lorsque j’ai emménagé dans le XIXème, il y a un peu plus de trente ans, je croisais essentiellement des familles blanches, des petits retraités blancs qui parlaient français et respectaient les usages élémentaires de la politesse. Quelques commerces étaient tenus par des maghrébins mais, aujourd’hui, qu’ils soient individuels ou franchisés, ils sont en majorité tenus par des maghrébins, des turcs, ou des tamouls. Les commerces halal ont fait leur appartion et même les cybercafés sont décorés d’images de la Mecque.

Les établissements scolaires recevaient une majorité d’enfants blancs qui sympathisaient avec une minorité noire ou brune qui ne posait pas de problèmes massifs d’incivilités. Je n’ai jamais entendu dire par les enfants ou les parents d’élèves que le racket et la vente de drogue sévissaient aux abords de l’établissement. J’étais membre de la FCPE locale où nous n’avons jamais eu à aborder ce genre de problèmes. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre …http://www.youtube.com/watch?v=Oj-3hk2L7MQ

Sans faire de bruit, la direction de l’établissement avait instauré des tables « sans porc » à la cantine et mes enfants se vantaient d’avoir rejoint le camps des « sanporc », juifs et musulmans. A l’époque, c’était original et les enfants aiment bien marquer une différence. A l’époque aussi, juifs et chrétiens n’avaient pas déserté les établissements publics pour rejoindre des établissements privés confessionnels ou, pour les plus laïques, les établissements scolaires d’autres quartiers plus blancs. Les enseignants n’étaient alors pas les derniers à contourner les règles de la sectorisation scolaire.

On ne voyait pas de femmes voilées ni d’homme en kamis. Seuls les travailleurs africains des foyers voisins mettaient leur boubou et leur calotte le vendredi pour aller à la mosquée. Ils ne priaient pas dans les rues et, de manière générale, l’islam ne s’affichait pas partout. Il y avait déjà du communautarisme mais, en apparence, personne n’empiétait sur les usages d’autrui. Il y avait aussi du trafic de drogues localisé place des Fêtes et place de Stalingrad. Plus de trente ans plus tard, la place des Fêtes est un abcès de fixation de la délinquance mais la place de Stalingrad a été réhabilitée au profit de commerces de restauration.

La communauté juive était dispersée dans l’arrondissement mais elle s’est regroupée pour des raisons de sécurité, dans le périmètre formé par la rue Manin, rue de Crimée, le canal de l’Ourcq et la porte de Pantin. Les écoles juives et les habitants de la place des Fêtes ont déserté ce quartier mal famé pour se regrouper dans le nouveau périmètre. La communauté juive est ainsi devenue plus visible mais aussi plus repliée sur elle-même du fait d’un antisémitisme rampant. Comme me l’a dit un commerçant « la police ne fait pas son travail, heureusement qu’on peut compter sur nos jeunes pour nous défendre ». Insultes verbales et bagarres à la sortie des écoles entre juifs et musulmans ne sont pas rares.

Aujourd’hui, lorsque je passe devant les établissements scolaires de mon quartier, je suis effarée par la proportion d’enfants noirs et bruns qui a dépassé largement celles d’enfants blancs. Ces enfants crient dans un sabir incompréhensible, quelques mots de mauvais français au milieu de dialectes africains et d’arabe. Ceci ne serait pas important si ces enfants avaient un niveau correct de français dans leurs travaux scolaires mais, malheureusement, ce n’est pas le cas et on sait que certains d’entre eux sont illettrés et le resteront, incapables par la suite de se faire une place dans la société française. Ils connaîtront le même sort que leurs parents qui vivent d’aides sociales, traînent toute la journée de PMU en restaus du cœur ou d’épiceries sociales en lieux de palabre et de montage de plans illicites, et sont incapables de transmettre à leurs enfants un modèle d’insertion, dans le cas improbable où ils le souhaiteraient. Les enseignants ne voient la plupart de ces parents que lorsqu’ils exigent de la viande halal à la cantine, protestent contre les mauvaises notes « injustes » de leurs rejetons ou les sanctions forcément « injustes » qui leur sont administrées suite à des comportements inappropriés.

Au mois de juillet, des groupes de très jeunes enfants remontent les rues vers le parc des Buttes-Chaumont. La moitié d’entre eux est noire comme les accompagnateurs. L’autre moitié comprend surtout des bruns, quelques asiatiques et quelques blancs. Cette répartition des couleurs de peau va bien au delà du métissage, de la mixité ou de la diversité, des situations qui seraient enrichissantes si l’identité française n’était pas remise en question. C’est une question de proportion. La population française ne peut pas intégrer plus de 10% d’étrangers sans perdre sa spécificité, foi de sociologue. Cette spécificité est tellement ébranlée que les Gaulois se retranchent dans leur village fortifié (Astérix prémonitoire ?) avec des notions qui étaient tombées en désuétude. Du côté des Français, on entend Français de souche, Gaulois, patriote, identitaire, et du côté des « pirates » on entend, face de craie, céfranc, porc, koufar …

Dernièrement, j’ai été prise dans une altercation avec une arabe-algérienne-française parce que ma chienne s’était approchée d’elle. Ce prétexte a permis à cette femme d’exploser sa haine des français avec une violence démesurée au regard de l’incident mais réelle au niveau de ses sentiments de haine pour la France et les Français. Dans le flux intarissable de ses vociférations  haineuses,  j’ai entendu je suis plus française que vous, les français enfermaient les algériens dans des bunkers pour les massacrer, ici c’est un café arabe …je passe sur les insultes vulgaires et misogynes.

J’ai eu souvent l’occasion de rencontrer cette haine vivace des Algériens (qu’ils soient français de papiers ou pas) vis à vis de la France et des Français lorsque je menais une activité sociale. Les usagers les plus autoritaires, les plus exigeants, les plus revendicatifs, les plus agressifs étaient les Algériens. C’est un constat, je n’avais aucun préjugé au début de mon activité. J’ai entendu plusieurs fois, de mes propres oreilles « vous devez payer la dette coloniale ». Cette revendication agressive est la clef du comportement hostile des Algériens et de leur descendance, même née en France et nantie de papiers français. D’un côté les gouvernements algériens ont entretenu cette revendication au sein de leur peuple pour les détourner des problèmes du pays, de l’autre les dirigeants français, qu’il soient de droite ou de gauche n’ont jamais osé dire que la France avait assez payé et que si l’Algérie n’avait pas rebondi économiquement après plus de 60 ans de libération, elle ne le devait qu’à des dirigeants incompétents et corrompus.

Les Africains originaires des anciennes colonies françaises ne sont pas en reste pour revendiquer le paiement de la dette coloniale et si la communauté arabe et la communauté africaines entretiennent un racisme viscéral l’une vis à vis de l’autre, elles sont membres de l’oumma, la communauté des croyants musulmans. Lorsqu’il s’agit de vomir sur les Français, la couleur de peau disparaît au profit de l’unité musulmane.

Il y a trente ans, je ne croisais pas de femmes voilées ou de barbus en kamis. Aujourd’hui, une femme sur deux est voilée, les Africaines remportant la palme de l’enveloppement avec leur bonnet serré sous un grand voile qui descend jusqu’à leurs pieds leur donnant l’aspect repoussant de fantôme noir ou de belphégor. Les plus stupéfiantes sont celles qui s’enveloppent de linges de la couleur de leur peau. De loin elles ressemblent à des monstres sans visage tout droit sortis de films de science-fiction. Elles dégagent une hostilité latente vis à vis de celles qui ne leur ressemblent pas. Elles expriment de manière agressive leur refus de notre société traditionnelle française sauf que, dans cet arrondissement, nous ne sommes plus en France.

En sociologie, on apprend qu’au delà de 10% d’étrangers (à un pays comme à une communauté ou un groupe) la population d’origine est mise en danger et des conflits apparaissent. Dans le XIXème arrondissement, la population d’étrangers a atteint près de 50%, compte tenu des immigrants illégaux. Il suffit de s’y promener pour s’en rendre compte si on ne croit pas aux statistiques.

Hier, j’ai pris le bus entre la place de la mairie et la place des fêtes. A l’arrêt du bus, les usagers étaient noirs ou bruns dans leur majorité. Ils parlaient fort, selon les usages culturels des africains et des arabes, dans leur langue d’origine. Les Français parlent moins forts, soucieux de préserver l’intimité de leurs échanges et par respect d’autrui lorsqu’ils ont reçu une bonne éducation française. Chez nous, autrefois, la discrétion était de rigueur. Pour monter dans le bus, alors que j’étais au bord du trottoir devant l’arrêt, toute cette aimable smala, jeunes et vieux, hommes et femmes, m’est presque passée dessus, sans égards et sans la moindre excuse. C’est coutumier dans le XIXème, on se bouscule sans vergogne comme si on était pourchassé par des hommes en armes ou comme si on allait manquer de sucre, d’huile et de farine si on ne se précipitait pas pour arriver en premier dans les épiceries.

Dans le bus, les langues étrangères fusaient entre passagers ou dans les téléphones. La grande majorité des passagers était noire ou brune, bousculait pour avancer ou, à l’inverse, bloquait le couloir pour ne pas avancer. Des jeunes noirs, les cuisses largement écartées comme il se doit pour un homme viril et royal, occupaient des sièges qu’ils ne proposaient pas aux personnes âgées, majoritairement blanches qui s’accrochaient désespérément aux poteaux pour ne pas tomber. Dans ce bazar, une femme noire proposa quand même sa place à une grand-mère qui déclina l’offre car elle descendait au prochain arrêt. C’était réconfortant, il y avait quand même des gens capables de civilité dans cet enfer d’incivilités.

Plus tard, j’attendais le bus place des fêtes au milieu d’une foule très bigarrée parmi lesquelles deux femmes voilées avec deux poussette dont une double et 5 enfants en bas âge. Lorsque le bus s’arrêta, trois poussettes en sortirent conduites par des femmes noires et une femme voilée. Pas une seule maman blanche dans le groupe. A l’avant, une femme voilée montait avec deux jeunes enfants. On le sait mais il ne faut pas le dire, notre taux de natalité est garanti par la fertilité des femmes africaines et arabes, surtout musulmanes car, comme l’ont dit des dirigeants musulmans, la guerre des berceaux est l’essence du djihad, la guerre sainte. Je confirme, dans le 19ème, les Musulmans ont gagné. Et moi, je ne me sens plus chez moi sur cette terre étrangère où l’on parle des langues étrangères et où je supporte -mal- une hostilité grandissante vis-à-vis de ma personne qui va de paire avec une ignorance fière des usages élémentaires de la politesse et du savoir vivre, sans compter l’insécurité grandissante attestée par les policiers eux-mêmes.

La mairie locale s’enorgueillit de célébrer le plus grand nombre de mariage de la capitale. Je confirme parce que j’habite à proximité et quand arrivent les beaux jours, saison de prédilection des célébrations nuptiales, je suis quotidiennement et à longueur de journée importunée par le ramdam des klaxons, les youyous, les trompettes, les tambours, les pétards, les vrombissements de motos ou de grosses cylindrées en guise d’hommage aux heureux mariés qui souvent arborent avec fierté un drapeau algérien, marocain ou tunisien. De plus en plus de mariées portent bonnet et voile ainsi que les femmes du cortège. Tout cela n’existait pas il y a trente ans, vingt ans ou même 5 ans. Il semble que la mode islamique se soit déchaînée ces dernières années. Islam is beautiful et personne ne peut échapper à l’affichage ostentatoire de la religion de paix et d’amour. Nous avons mis des décades à nous débarrasser de l’omniprésence des curés et ils étaient à peine entrés en discrétion que nous voilà envahis par les bondieuseries islamiques. Pour le français de base traditionnellement un peu anarchiste, un peu rebelle, un peu laïque et un peu grande gueule, c’est dur à avaler. Il en regretterait presque le temps des curé quand il pouvait donner libre cours à son anticléricalisme et qu’il ignorait qu’il existait un délit de blasphème. Il ignorait tout autant des mots tels que charia, haram, halal, chétane, fatwa, ou sourate.

Lorsque dans l’introduction de son sketch « Enfin libre », Michel Boudjenah suggère que toute les cultures devraient se mélanger comme dans une ratatouille, c’est très drôle mais vivre dans une ratatouille au quotidien c’est étouffant et ce n’est pas drôle du tout.

Voir la vidéo de Michel Boujenah sur son  site http://www.michelboujenah.com/site-flash/michelboujenah-artiste-site-officiel.html

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