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Archives de Tag: fin de vie

A propos de la fin de vie. Constats et revendications

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Source dessin https://npa2009.org/actualite/fin-de-vie-une-promesse-oubliee

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Source image http://pavedanslamare.blogspot.fr/2011/10/euthanasie-romero-et-la-fin-de-vie.html

Sur son blog, Jacqueline Salenson suit l’actualité de la législation et des opinions sur la fin de vie . Comme elle je pense que l’opposition des gouvernements sous influence des lobbies médicaux et pharmaceutiques est dictée par le bénéfice qu’ils retirent du maintien des patients condamnés et souffrants en l’état : matériel médical, spécialistes et médicaments, un fromage qui n’a rien à voir avec le « respect de la vie ». LC

  • Description : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des « patients » dont les demandes d’aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l’intéressé estime que sa vie n’est plus digne d’être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
  • Contact

http://www.centre-presse.fr/article-554258-fin-de-vie-la-loi-doit-s-appliquer-pleinement.html

On parle beaucoup du cas d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui va se faire euthanasier en Belgique. Alain Claeys est le maire de Poitiers. Ancien député, il est le coauteur de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie.

Citations en brun, mes commentaires en bleu.

« La loi présente deux avancées nouvelles: les directives anticipées, une nouveauté car elles sont contraignantes et s’imposent au corps médical; la fin de vie, le malade peut demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt de tout traitement y compris l’hydratation et l’alimentation. C’est une aide à mourir.
« Je demande que cette loi soit appliquée et qu’il y ait une évaluation sur la sédation et sur les directives, de même que sur la politique des soins palliatifs. »

FAUX , LES DIRECTIVES ANTICIPÉES SONT LÉGALES DEPUIS 2005 LOI LEONETTI.

RIEN DE NOUVEAU.

SOULAGER LA SOUFFRANCE (SOINS PALLIATIFS ) EST UNE OBLIGATION re/signalée aux médecins et soignants DEPUIS 1982 !!! (circulaire Laroque)

Car c’est la base du métier de médecin : apaiser les souffrances des autres, comme il le peut.

Il n’est pas Dieu et ne fait pas de miracles. Il utilise ses connaissances au service des autres.

LES DIRECTIVES ANTICIPÉES :

Le ministère de la santé n’a rien fait pour le faire savoir, ni aider à la réflexion sur le sujet.

Ce depuis 12 ans ! Aucun médecin n’en a fait la promotion, ni l’éducation du public.

Seules les associations qui défendent la liberté de choix en fin de vie en ont fait la publicitéet ont essayé d’éduquer le public à ces papiers.

Récemment, enfin, depuis la loi 2016, le CNSPFV centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, fait des conférences en France avec des médecins hospitaliers et le public qu’elle invite (n’importe quel citoyen) pour faire connaître le dispositif « directives anticipées et personne de confiance » et faire connaître la loi de santé. Nous les en remercions.

Pourquoi ? Volonté de ne pas faire connaître la loi, volonté de continuer cette médecine patriarcale qui nous fait souffrir ? Pression de l’industrie pharmaceutique ?

LA PLUPART DES FRANÇAIS N’ONT RIEN ÉCRIT.

La loi Leonetti mettait déjà en avant un recul du patriarcat médical entamé avec M Kouchner en 2002 en demandant aux médecins de suivre ces directives lorsqu’il y en a.

M Clayes a fait ajouter un mot :

dans la nouvelle loi, le médecin « DOIT » suivre les directives mais le SAUF qui suit annule tout : le médecin doit les suivre (avant c’était un simple conseil) sauf en urgence (vous avez demandé à ne pas être réanimé, on le fera quand même!) et sauf si le médecin juge ces directives inacceptables pour lui même et non pas pour le patient concerné !!! pour quelles raisons ? Nul ne le sait…

Le médecin devra évidemment le décider avec son équipe (qui n’a rien d’un « collège », mot employé à tort, j’en ai déjà largement parlé sur mes blogs !) et le noter sur le dossier médical… On se moque des patients !

La loi : le malade peut demander la sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt de tout traitement y compris l’hydratation et l’alimentation. C’est une aide à mourir.

« Faut-il aller au-delà? Permettre l’euthanasie? Je précise que le sujet n’était pas dans la demande du gouvernement. …

« On s’est battu notamment pour que l’hydratation soit considérée comme un traitement. »

L’euthanasie peut être une réponse pour certaines pathologies qui peuvent durer longtemps. …

« L’euthanasie divise. Faut-il remettre à l’ordre du jour une nouvelle loi sans que la précédente soit totalement appliquée? Je ne le pense pas. On évoque des réticences religieuses et philosophiques. Commençons par appliquer la loi. »

 

SÉDATION PROFONDE ET CONTINUE : être endormi jusqu’au décès, sans hydratation ni alimentation artificielle, cela ne dépasse pas 3 jours d’endormissement en général avant la mort, cet endormissement n’empêche pas les convulsions fréquentes chez un mourant, intolérables pour ses proches si on admet que la personne endormie ne ressent rien.

LA LOI NE SERA JAMAIS TOTALEMENT APPLIQUÉE TANT QUE LES MÉDECINS AURONT UNE FORMATION PLUS TECHNIQUE QU’HUMAINE, au service de l’industrie pharmaceutique.

LAISSER LE DROIT AU PATIENT DE DÉCIDER DE SON SORT N’EST PAS ENCORE UNE HABITUDE MÉDICALE.

TROP DE MÉDECINS NE VEULENT PAS APPLIQUER LA LOI.

Porter plainte contre eux ? Seul le patient (victime concernée) peut porter plainte pour non application de la loi. Il est évident qu’un mourant porte rarement plainte ! Il ne le peut pas. Donc on profite de sa faiblesse pour appliquer des protocoles (je déteste ce mot) contre l’avis de l’intéressé. Il ne se plaindra pas…

IL EST ÉVIDENT (SAUF POUR CERTAINS MÉDECINS!) QUE TOUT CE QUI EST ARTIFICIEL EST UN TRAITEMENT !

Hydratation et alimentation artificielles prolongent évidemment la vie, donc est contraire aufait d’arrêter tout traitement médical inopérant pour améliorer son état de santé et de laisser mourir en paix la personne, tout en lui donnant de façon obligatoire les soins pour ne pas souffrir : appelés sédation, partielle ou continue.

« La vie est faite d’injustices. La science ne peut pas tout. Apaiser la douleur est un combat essentiel. Parallèlement, je défends le développement des soins palliatifs. Quand la prise en charge est bonne, la personne s’apaise et n’a pas forcément le même jugement. »

NUL NE REMET EN QUESTION LE BIENFAIT DES SOINS DITS PALLIATIFS : la base de toute médecine : ne pas laisser souffrir!, qui ne devraient pas être réservés à l’hôpital mais devraient pouvoir être donnés par tout médecine traitant.

AVEC DE BONS SOINS, ET MÊME SANS,

LA PLUPART DES GENS NE SOUHAITENT PAS DÉCIDER DE LEUR MORT.

MAIS IL Y A CEUX QUI ONT POUR PHILOSOPHIE DE VIE DE DÉCIDER DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT,

QUI PRÉFÈRENT LA MORT VOLONTAIRE À UNE VIE QUI POUR EUX N’A PLUS D’INTÉRÊT.

POURQUOI REFUSER DE LES RESPECTER ?

 

Certes ils peuvent se suicider seul, légalement, mais souvent , ils n’en ont plus ni la force ni la possibilité. Ils répugnent à des suicides violents pour préserver leurs proches.

ALORS ILS DEMANDENT DE L’AIDE AUX MÉDECINS, QUI DEVRAIENT POUVOIR LEUR ACCORDER (cela concerne environ 1,5 % des « mourants »)

Ce que je voulais c’était qu’il y a de nouveaux droits pour les malades. A nous de les faireappliquer. Mais ceux qui connaissent bien le sujet ont des propos très nuancés.

Et les maladies de dégénérescence cérébrale, comment on fait, à quel moment on arrête? C’est terrible. On doit avouer qu’il n’y a pas de solution. »

Quel aveuglement !!!

BIEN SÛR QUE SI :

IL Y A UNE SOLUTION ET UNE SEULE :

LAISSER LES PATIENTS DÉCIDER DE LEUR VIE, DE LEUR SANTÉ ET DE LEUR MORT.

Leur poser des questions sur leus choix de vie (donc de mort) pour savoir ce qu’ils pensent et les inciter à écrire leurs directives anticipées, à nommer leur personne de confiance.

NE PAS LEUR IMPOSER UNE PROLONGATION DE VIE MÉDICALISÉE LORSQU’ILS N’EN VEULENT PAS.

LA LOI SUR LES DROITS DES MALADES NE DOIT PAS DISTINGUER FIN DE VIE (QUI N’EST PAS « AGONIE » ) ET VIE AUTRE… NUL NE SAIT QUAND COMMENCE LA FIN DE LA VIE !

 

CETTE LOI DOIT PRÉCISER UN SEUL DROIT DES MALADES :

LA LIBERTÉ DE DÉCIDER DES SOINS ET TRAITEMENTS QU’ILS DÉSIRENT ET DONC DEMANDER AUX MÉDECINS LE RESPECT DE LEUR DÉCISION, QU’ILS VEUILLENT

  • une prolongation médicalisée de leur vie, jusqu’à un certain point qu’ils doivent définir (pour quelle qualité de vie?) , en se proposant ou non comme cobaye de la science
  • un arrêt anticipé de leur vie parce qu’ils souffrent trop de leur état de santé mauvais et ce de façon incurable, ou
  • une vie « naturelle » avec ou non une aide pour ne pas souffrir.

Quant à ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent, qui remettent leur vie dans les mains d’autrui, les médecins ont pour seul devoir de supprimer la souffrance autant que possible, et de les aider à vivre pour le mieux, il sn’ont pas pour obligation de prolonger la ie à n’importe quel prix moral et financier (c’est la collectivité qui paye ces soins démesurés et indécents, où le patient dans le coma sert de cobaye à la science, sans l’avoir demandé)

LA LOI DOIT CESSER DE VOULOIR IMPOSER AUX PATIENTS DES TRAITEMENTS, SOINS OPÉRAITONS, VACCINS DONT ILS NE VEULENT PAS.

ELLE DOIT MODIFIER TRÈS VITE LA FORMATION DES MÉDECINS

pour en re/faire des personnes au service des autres, prioritairement actifs contre la souffrance tant morale que physique, avec leurs moyens (pas si miraculeux que çà) , donc des personnes d’abord humaines, au service de l’humain, considérant le malade comme un tout et non comme une somme d’organes à soigner séparément…

Droit de mourir dans la dignité. RV samedi 18 au cirque d’hiver à Paris

Publié le

Qui a décrété que, à défaut de choisir de naître, chaque individu n’aurait pas le droit de choisir sa mort ?

Pendant longtemps, l’église catholique à interdit aux suicidés d’être enterrés aux côtés de leurs proches alors qu’elle reste encore de nos jours insensible  à la détresse des vivants comme ces petites filles violées interdites d’avorter ou ces jeunes garçons violés par des prêtres que l’Eglise laisse faire. Ceci étant dit, nous constatons que cette notion de « droit à la vie’ défendue par l’esprit catholique des législateurs manque de cohérence. La vie, oui, mais dans quelles conditions ?

Est-ce vivre qu’être attachée dans le lit d’un EPHAD aux mains d’aides soignantes négligentes parce que débordées, de croupir dans ses déjections pendant des heures, d’être nourrie par une sonde qui irrite la gorge, d’être incapable de se retourner à cause de tous les tuyaux qui nous cernent, de supporter les cris et les râles des patientes voisines, abandonnée par ses proches parce qu’on pue et qu’on est repoussante et qu’on ne les reconnaît plus ? Je passe sur les douleurs physiques et la détresse psychologique d’entrevoir son état sans rien pouvoir changer, de se savoir dépendante et au bon vouloir des médecins et du personnel médical qui ont d’autres vies vivantes à sauver…

Les rares personnes dépendantes qui échappent aux EPHAD restent à la charge  des femmes -surtout- de la famille qui doivent sacrifier leur propre vie pour s’occuper de leur proche. Et quand l’une ou l’un de ces aidants ne supporte plus de voir la personne aimée souffrir le martyr et qu’il y met un terme, l’institution judiciaire fond sur lui comme un rapace.

Dans le langage courant, dire qu’une personne est vivante, c’est souligner son énergie, son dynamisme, sa mobilité, sa promptitude, son indépendance et sa capacité à réagir à toute chose ainsi que ses dons de communications. Peut-on parler de vie lorsqu’on est privée de toutes ces facultés ?

Nous devons avoir le droit de choisir le moment de notre mort et de faire savoir, si nous étions dans l’incapacité de communiquer, quand, pourquoi et comment de mettre un terme à un état de mort vivant. C’est un droit humain.

La Connectrice

http://www.admd.net/

Meeting de l'ADMD le 18 mars 2017 au Cirque d'Hiver Bouglione

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.

    Le jeudi 16 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.

    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

 Demande d’accréditation et envoi des laissez-passer : dg@admd.net

ADMD : 01 48 00 04 16

Communiqué de l’ADMD – Meeting au Cirque d’Hiver

Fin de vie. Laissez moi mourir tranquille ! Les animaux qui souffrent ont droit au départ, pas les humains

Ce jour, l’Assemblée a voté un projet de loi supposé améliorer la loi Léonetti sur la fin de vie. La sédation profonde sera autorisée, les directives de fin de vie devront être respectées par les médecins, mais l’euthanasie et le suicide assistés restent interdits.

HUMOUR DU JOUR

http://watergolf.over-blog.com/2015/03/humour-du-jour.html

Concrètement, la nouvelle loi va mettre en place ce que M. Leonetti appelle un « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ». Si cette pratique sédative existe déjà dans les hôpitaux français, « elle est loin d’être générale et homogène », avaient constaté les deux auteurs de la proposition de loi

Désormais un médecin ne pourra pas s’opposer à une demande de sédation profonde et continue de la part d’un patient atteint d’une « affection grave et incurable », dont le « pronostic vital est engagé à court terme » et qui présente une « souffrance réfractaire aux traitements ». Ou lorsque sa « décision d’arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme et est susceptible d’entraîner une souffrance insupportable ».

Les directives anticipées, par lesquelles il est possible de faire connaître son refus d’un acharnement thérapeutique – jusque-là simplement indicatives – s’imposeront désormais au médecin, sans être toutefois opposables. Le soignant pourra en effet y déroger « en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation » et lorsqu’elles « apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale ». Ce refus devra être pris à l’issue d’une procédure collégiale et figurer noir sur blanc dans le dossier médical du patient.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/27/fin-de-vie-ce-que-va-changer-la-nouvelle-loi-claeys-leonetti_4854266_3224.html#6QVUlGMwZtihw6Js.99

A partir du moment où la loi autorise le soignant à déroger aux directives anticipées du patient, toutes les dérives sont possibles, surtout si l’équipe médicale est opposée à l’aide à la fin de vie.

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Le débat continue pour une loi autorisant le suicide assisté  www.change.org/SuicideAssiste

Les candidats à une mort douce devront se procurer des produits illégalement, au risque d’être poursuivis par la Justice, ou bien se rendre en Belgique, aux Pays-bas ou en Suisse

Encore faut-il que ces personnes aient les moyens d’acheter des produits ou partir à l’étranger avec tous les problèmes qui resteront à la charge de la famille, comme le déplacement géographique et le rapatriement du corps.

Il est donc impossible de mourir tranquillement chez soi dans des conditions douces et humaines.

Notre mort ne nous appartient pas, pas plus que notre vie, d’ailleurs.

Les personnes déterminées doivent recourir à des solutions violentes et traumatisantes pour les témoins et l’entourage : sauter d’un pont, d’une tour, se tirer une balle dans la tête, s’asphyxier en se mettant un sac en plastique sur la tête, avaler de la soude caustique, se jeter sous le métro, se pendre, se couper les veines, etc.

Notre société se pose moins de questions pour la fin de vie de nos animaux, reconnus comme être sensibles, dont nous n’hésitons pas à abréger les souffrances, par amour pour eux, en les faisant « piquer ».

La souffrance humaine serait-elle moins respectable que la souffrance animale ?

Je vois deux principaux obstacles à laisser les humains partir comme et quand ils le souhaitent :

-un intérêt commercial : les soins palliatifs coûtent très cher en antalgiques, pompes à morphine, personnel médical et para médical, occupation d’une chambre d’hôpital lourdement équipée, matériel de réanimation, examens coûteux pour évaluer la durée de vie du patient, etc.

-La religion qui interdit le suicide parce que « seul Dieu peut reprendre la vie qu’il a donnée ». Pendant des siècles l’Eglise catholique a excommunié les suicidés qui étaient enterrés anonymement à l’extérieur des cimetières construits au pied des églises.

Dans un pays laïque il est totalement abusif d’imposer les convictions religieuses des uns aux autres et il est malhonnête de vouloir faire croire que si l’euthanasie était autorisée on tuerait à tour de bras. Les assassins, les « anges de la mort », les empoisonneurs, les terroristes et les guerriers ont tué et tuent beaucoup plus que ne le feront jamais les partisans de l’euthanasie.

Les militants « pour la vie » ont l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes en voulant nous faire croire qu’une loi sur l’euthanasie rendrait l’extermination des malades, des handicapés et des vieux obligatoire. Ils utilisent le même argument contre la loi Veil, prétendant qu’elle rend l’avortement obligatoire.

Le point de vue de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité

 Chers amis,

Pour votre information, je vous adresse ci-joint le texte de la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie adopté le mercredi 27 janvier 2016 à l’issue du long processus législatif.
Ce texte – nous l’avons assez dit – ne correspond en rien à la revendication qui est portée par notre association depuis sa création en 1980. Il ne s’agit ni d’une droit à l’euthanasie ni d’un droit au suicide assisté. Comme par la combinaison de la loi du 22 avril 2005 et du décret du 29 janvier 2010, il s’agit d’une loi instaurant la sédation comme seule possibilité d’abréger une fin de vie.

Les principaux points de ce texte sont :
  – La confirmation par la loi qu’hydratation et nutrition artificielles sont des traitements et non des soins, et peuvent donc être arrêtés (article 2),
  – Une sédation profonde et continue -dans le décret de 2010, cette sédation n’était pas qualifiée- associée à une analgésie peut être mise en œuvre (article 3),
  – Cette sédation peut être mise en œuvre au domicile du patient (article 3),
  – « Les directives anticipées s’imposent au médecin, sauf en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation et lorsque les directives anticipées apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale » (article 8).
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dossier législatif sur notre blog et lire la tribune que j’ai publiée sur le site de L’Obs.

Je vous souhaite une bonne lecture de ces documents.

Jean-Luc Romero
Président de l’ADMD

L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 27 janvier, lors d’un ultime vote, la proposition de loi de Jean Leonetti et Alain Claeys sur la fin de vie. Un texte qui ne convainc ni les anti-enthanasie, ni les militants pour le droit à mourir dans la dignité, dont Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, fait partie. Il ne compte pas mettre un terme à son combat.

 
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD
 
Le mardi 19 janvier dernier, une commission mixte paritaire (CMP) s’est réunie pour proposer un texte commun à soumettre aux deux Chambres (Assemblée et Sénat). Le mercredi 27 janvier, les députés et les sénateurs ont examiné, en séance publique, les conclusions de cette CMP sur la proposition de loi des députés Jean Leonetti et Alain Claeys, créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

Je félicite les deux députés qui ont réussi, sur la base de la proposition 21 du président Hollande d’autoriser une aide active à mourir, à faire voter un texte, pratiquement inchangé par rapport à leur proposition de loi initiale, venant conclure trois années et demi (depuis la nomination du professeur Sicard par le président de la République, en juillet 2012, pour rédiger un rapport sur la fin de vie).

Je les félicite surtout pour avoir réussi le tour de force de faire croire à l’opinion publique qu’il s’agissait d’une avancée alors qu’il ne s’agit que de la mise en forme de la première loi Leonetti de 2005 (celle-ci est tout de même la troisième !) avec le décret du 29 janvier 2010 (permettant déjà les traitement sédatifs lorsque les autres traitements sont interrompus) et avec une position constante depuis la loi Kouchner de 2002, à savoir qu’hydratation et alimentation sont considérés en France comme des traitements et non des soins (cure, et non care), avec l’assentiment complaisant de parlementaires trop ravis de se retirer une épine du pied en se débarrassant de ce fardeau législatif et de médecins trop heureux de conserver la main sur cette question si intime qu’elle ne devrait appartenir qu’au seul patient arrivé au terme de sa vie.

Une loi inhumaine et hypocrite…

Alors, que va-t-il se passer à présent ?

 
Une loi qui ne satisfera ni les pro-vie ni les pro-choix

Les Français, très largement (plus de 90%) favorables à la légalisation de l’euthanasie telle qu’elle existe déjà aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, vont vite s’apercevoir, comme après le vote de la loi de 2005, que cette loi n’aidera pas ceux qu’ils aiment à maîtriser leur propre parcours de fin de vie et à mourir paisiblement et dans leur dignité ; les souffrances, les déchéances, les détresses vont toujours résonner au cœur des familles, laissant des cicatrices morales et affectives indélébiles.

Les pro-life – qui ne sont en fait que des voleurs de liberté, des anti-choix, qu’il s’agisse du droit de disposer de son corps comme de sa mort – trouveront que la médecine, en « sédatant » et en privant d’alimentation et d’hydratation le patient, va trop loin en accélérant le processus de fin de vie. Ils en appelleront à des forces divines, certains même manifesteront et s’enchaîneront devant les hôpitaux qui pratiqueront la sédation.

Les pro-choix – qui sont des amoureux de la vie et ne sont pas disposés à la confondre avec la survie, nous donc ! – continueront à revendiquer le droit pour chaque femme et chaque homme de ce pays de choisir lui-même les conditions de sa fin de vie dès lors qu’il est arrivé au bout de sa vie, reprenant ainsi la revendication de 36 ans (déjà !) de l’ADMD et la proposition de loi légalisant l’euthanasie co-signée par la majorité des députés socialistes dont Manuel Valls, Christiane Taubira, Laurent Fabius, Marisol Touraine, Marylise Lebranchu, Jean-Marc Ayrault et même Alain Claeys… en 2009 !

Les parlementaires ne font qu’ouvrir la voie à de nouvelles actions

À l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, nous poursuivrons notre travail de persuasion des parlementaires et leur responsabilisation (car après tout, les futurs drames de la fin de vie en Ehpad ou ailleurs seront les conséquences de leur inaction) pour qu’il comprennent enfin qu’ouvrir un droit supplémentaire à ceux qui le souhaitent ne crée aucune obligation pour ceux qui le refusent, et qu’une société qui se libère et libère ses citoyens des interdits est une société qui ne se sclérose pas et continue d’avancer.

Les parlementaires ont probablement souhaité, par leur vote du mercredi 27 janvier, mettre un terme au débat à propos de l’euthanasie qui agite notre société depuis de très longues années déjà. Ils ne font pourtant qu’ouvrir la voie à de nouvelles actions, de nouvelles contestations et de nouvelles manifestations.

Les 66.000 adhérents de l’ADMD vont reprendre le chemin des permanences parlementaires, des plateaux de télévision et des studios de radio pour exprimer leur colère. Ils seront dans la rue…

Ceux qui nous ont bercés de promesses et de mots, en 2012, ne pourront plus, en 2017, nous faire rêver. Tant pis pour eux…

Mais en attendant, des femmes et des hommes de notre pays souffrent et meurent dans des conditions inacceptables et indignes de leur condition humaine et d’un pays qui se veut grand…

 

Faut-il empêcher les vieux de se suicider ?

Publié le

Un fait divers rappelle que le suicide et les tentatives de suicide sont une constante chez les personnes âgées.

Jeudi dernier, un homme de 91 ans atteint de la maladie d’Alzheimer a tenté de se suicider dans la fontaine de Souppes-sur-Loing. http://www.leparisien.fr/souppes-sur-loing-77460/souppes-sur-loing-un-ado-de-13-ans-sauve-un-homme-de-91-ans-de-la-noyade-28-08-2014-4093833.php

Ce fait divers est raconté en mettant l’emphase sur l’héroïque geste de l’adolescent de 13 ans qui a maintenu la tête du vieillard hors de l’eau pour l’empêcher de se noyer en attendant l’arrivée des pompiers. L’adolescent est devenu un héros.

Ne s’agit-il pas là d’un détournement par les médias d’une question fondamentale, le suicide des personnes âgées, que le politiquement correct s’obstine à ignorer?

Le suicide et l’euthanasie active sont interdits dans notre pays au nom d’une morale religieuse qui ne dit pas son nom. Il est de bon ton de faire comme si un individu malade ou impotent n’avait pas toute sa tête pour discerner son envie de vivre de son envie de mourir ou inversement.

Dans ce pays qui prétend donner des droits à toutes les communautés et les groupes de pression au nom de la liberté et de la démocratie, la liberté de se donner la mort et de choisir sa propre mort reste un tabou indestructible. C’est manquer de compassion que ne pas vouloir savoir que les personnes qui se suicident n’en sont pas à leur première tentative. C’est le cas de l’homme de Souppes-sur-Loing qui a déjà effectué plusieurs essais sans arriver à ses fins grâce au concours de bonnes âmes qui veulent absolument l’obliger à vivre malgré son refus manifeste de poursuivre une existence douloureuse physiquement et psychologiquement.

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, comme cet homme de 91 ans ne sont pas toutes affectées de la même manière. Certaines connaissent des moments de lucidité et pour toutes, les problèmes de comportements qui les mettent en danger, sont cohérents avec leur histoire et leurs désirs qui y sont enfouis. Il n’y a rien d’extraordinaire à vouloir mourir quand on est dépendant, incontinent, handicapé, que l’on vit dans un inconfort constant à la merci du bon vouloir des autres. Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un malade Alzheimer éprouve des pulsions à se dévêtir pour courir sous la pluie ou a s’enfuir de sa maison de retraite pour marcher en liberté sans trêve jusqu’à épuisement. Le problème n’est pas celui du malade mais celui de son entourage familial, social et médical.

Ces observations démontrent une fois de plus combien il est nécessaire pour chacun de nous d’écrire et de faire connaître notre volonté de fin de vie et d’obliger les autorités à les prendre en compte légalement afin de libérer notre entourage des soucis conséquents. Pour cela nous pouvons remplir un formulaire de directives anticipées qui quoique n’ayant pas de pouvoir de contrainte représente un pas en avant en faveur de la liberté de choisir sa mort.

La Connectrice

Directives anticipées. Pour en savoir plus

Les directives anticipées
Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite,
appelée « directives anticipées », afi n de préciser ses souhaits quant à sa fi n de vie, prévoyant ainsi l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté.

Les limites. Pour être prises en compte, vos directives anticipées doivent dater de moins de trois ans avant la date à partir de laquelle vous ne serez plus en état d’exprimer votre volonté. Il faut donc les renouveler régulièrement, en précisant sur le document initial que vous décidez de confirmer ces directives, et en signant cette confirmation. Comme le relève le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), cette durée limitée dans le temps pose problème dans le cas d’une maladie évolutive comme Alzheimer. Elle est aussi très contraignante pour des personnes jeunes ou en bonne santé, qui n’ont pas nécessairement envie de se reposer la question tous les trois ans….

Le CCNE a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des vingt dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le CCNE « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).  

L’avis N°121 « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir » présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

l n’y aurait pas d’affaire Vincent Lambert si cet homme de 38 ans (tétraplégique en situation de conscience minime depuis cinq ans) avait rédigé ses «directives anticipées». Au-delà de ce cas, la plupart des drames et des tragédies de la fin de vie seraient prévenus si ce droit offert était exercé. Or ce droit, personne ou presque ne le connaît en France. «Tout se passe comme si on ne voulait pas en connaître l’existence, explique à Slate.fr le Pr Régis Aubry (CHU de Besançon), président de l’Observatoire national de la fin de vie. C’est moins un problème d’information que d’appropriation dans une société où le jeunisme est roi.»

«Directives anticipées»? Il s’agit de l’expression écrite de souhaits exprimés pouvant aider des personnes devenues malades à «participer sans être présents» aux discussions qui précèdent les décisions relatives aux soins et traitements qui leur sont dispensés en fin de vie. De l’avis des spécialistes, il s’agit ici de la méthode reflétant le plus directement la volonté de la personne concernée –du moins au moment où ces souhaits ont été rédigés.

La loi Leonetti et le Code de la santé publique disposent ainsi depuis 2005:

«Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l’arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment.

En dépit de l’importance du sujet et de la médiatisation considérable des affaires de fin de vie, ce droit n’est pratiquement jamais exercé. «L’utilisation des directives anticipées demeure très confidentielle: selon une étude récente de l’Ined, elles ne concernent que 1,8% des patients pour lesquels une décision de fin de vie a été prise alors qu’ils n’étaient “plus en capacité de participer à la décision”, observe le Comité national d’éthique (CCNE)dans son avis n°121 de juin 2013. Cela pose très clairement la question de l’appropriation de cette pratique, à la fois par les patients et par les professionnels de santé.»

Association pour le droit de mourir dans la dignité

http://www.admd.net/

Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 92% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2013. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

Droit de mourir dans la dignité : sédation profonde autorisée, suicide et euthanasie, suicide assisté interdits

Publié le

Le législateur est rarement synchrone avec les réalités sociétales. Soit il est en avance comme pour le mariage homosexuel qui ne concerne que de 1 à 2 % de Françaises et de Français, soit il est en retard comme pour le suicide et l’euthanasie. Pour des raisons politiques, soit il brave les recommandations de l’Eglise, soit il s’y soumet. Pourtant, chaque année en France des milliers de personnes se suicident ou pratiquent discrètement l’euthanasie e à la demande de l’intéressé. Les médecins savent se montrer discrets et compréhensifs dans le respect de la demande écrite, ou réitérée devant ses proches, de leur patient en souffrance extrême.

Le refus des autorités de légiférer sur le suicide et l’euthanasie est plus fort que celui qu’ils ont exprimé vis à vis de la légalisation de l’avortement. Avant la loi Veil, on estimait  un bon million le nombre de femmes qui avortaient clandestinement en France dans des conditions misérables qui mettaient en danger leur vie et leur fertilité.

Avec le droit à l’euthanasie et au suicide, on est un peu dans le même cas de figure de déni de la réalité. On préfère que les gens transgressent la loi, se charcutent ou se créent des handicaps irréversibles dans le cas des suicides manqués, plutôt que légiférer.

Je conçois qu’il soit très difficile de prendre des décisions juridiques qui protègent l’individu et sa famille sans pour autant encourager des dérives et autres abus criminels. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’interdiction du suicide n’empêche pas les gens de le commettre et l’interdiction de l’euthanasie n’empêche ni sa réalisation consentie ni l’action des « anges de la mort », ces infirmières ou ces médecins qui décident de leur propre chef d’abréger les souffrances des patients sans tenir compte de leur souhait ne de celui de leur famille.

L’association pour aide à mourir dans  la dignité (ADMD) est favorable au suicide assisté, une disposition légale en Belgique et en Suisse. Il s’agit d’aider une personne en souffrance pathologique sans issue de guérison de choisir de se suicider avec l’aide de personnes qui lui procurent des produits létaux. Entourée de ses amis et de sa famille la personne s’endort dans le calme, sans souffrance et en paix.

En maintenant l’interdiction du suicide et de l’euthanasie, la commission d’éthique, dans le déni des réalités et des attentes de citoyens, s’oppose clairement au suicide assisté.

LC

Voici son communiqué : 

Position du  Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé  (CCNE)

Le Comité d’éthique considère que les progrès de la médecine doivent réellement et efficacement servir à soulager la souffrance des patients en fin de vie. Source

Sujet extrêmement sensible, la question de la fin de vie et la volonté du patient de mourir pour ne plus souffrir, alors que la médecine est impuissante pour lui permettre de survivre, fait régulièrement débat. En France, l’euthanasie et l’aide à mourir sont interdites et réprimées par la loi. En revanche, les médecins doivent apporter aux patients en fin de vie, un accès aux soins adapté.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des 20 dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le Comité « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).

Treize ans plus tard, les membres du Comité se sont à nouveau penchés sur la question de la fin de vie, eu égard aux attentes de la société française en 2013, mais aussi des moeurs, des mentalités et des croyances, notamment religieuses.

Dans son avis n°121 intitulé « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir », le Comité présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

Le CCNE estime qu’il est nécessaire de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie. En outre, il considère comme indispensable, le fait de rendre accessible à tous, le droit aux soins palliatifs et de développer l’accès aux soins palliatifs à domicile.
Autre élément essentiel de la relation patient/médecin/famille, le Comité insiste sur le nécessaire respect des directives anticipées du patient lorsqu’elles existent.
En effet, lorsqu’elles ont été rédigées en présence d’un médecin traitant, et dans des circonstances où une maladie grave a été annoncée, les directives anticipées devraient être contraignantes pour les soignants, sauf exception dûment justifiée par écrit.

Enfin, et c’est sans doute le point le plus important de cet avis, les Sages du comité d’éthique estiment que le corps médical doit respecter le droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde, jusqu’au décès, si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation ont été interrompus à sa demande. Il s’agit d’une forme d’assistance au droit à mourir dans la dignité et l’absence de souffrance lorsque la fin de vie est proche et inévitable (par exemple pour un patient en phase terminale d’un cancer ou d’une personne âgée en fin de vie).

Sans surprise, la majorité des membres recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide et/ou l’euthanasie.

© 2013 Net-iris

Pour approfondir ce sujet :

 Information de veille juridique

Indignation des médecins belges vis-vis des déclarations du CCNE

Monsieur Hervé Pierra dont le fils a été maintenu sous assistance pendant 8 ans et auquel on a refusé une euthanasie de compassion me fait parvenir la déclaration des médecins belges qui pratiquent légalement l’euthanasie dans leur pays.

nous avons pris connaissance de l’avis n° 121 du CCNE rendu public le 30 juin dernier. Nous regrettons de constater que cet avis donne une image inexacte et tendancieuse de la pratique de l’euthanasie en Belgique…

Enfin, promouvoir la sédation profonde en extrême fin de vie comme substitut à l’euthanasie nous paraît injustifiable. La sédation n’assure pas une mort paisible. Elle maintient le patient coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, pendant plusieurs heures ou jours en attendant que survienne le décès. Une telle prolongation de l’agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d’autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions, etc). De plus, la technique exige pratiquement une surveillance constante généralement en milieu hospitalier. Elle ne permet pas de prévoir le moment de la mort. Elle ne répond donc pas au souhait de plus en plus exprimé d’une mort à domicile, entouré des siens…

L’euthanasie est vieille comme le monde. Si Hippocrate, dans son serment, avait trouvé nécessaire

d’interdire aux médecins de « remettre du poison, si on m’en demande, ni de prendre l’initiative d’une pareille suggestion », c’est bien que les patients le demandaient déjà, et que des médecins pouvaient déjà les comprendre et peut-être les aider. Le grand mérite de la dépénalisation, c’est de sortir de la clandestinité et du mensonge un geste, certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant.

ADMD : Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

Vidéo : revue de presse de la campagne de mars 2012

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-trois ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en août 2011. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays.

Le 24 novembre 2009, pour la première fois, un débat public s’est tenu à l’Assemblée nationale autour d’une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité. Le mardi 25 janvier 2011, au Sénat, une nouvelle discussion parlementaire s’est tenue autour des propositions de loi de Guy Fischer (PC – Rhône), d’Alain Fouché (UMP – Vienne) et de Jean-Pierre Godefroy (PS – Manche). En vue de la mise en oeuvre de la proposition n°21 du candidat François Hollande, élu en 2012, militons et agissons auprès de nos députés et de nos sénateurs.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

Enfin, depuis le 11 août 2006 (agrément renouvelé le 24 juin 2011), l’ADMD est agréée pour représenter les usagers de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique (Agrément 2011). A ce titre, elle représente l’ensemble des usagers de santé, au-delà de ses seuls adhérents.

Vous voulez maîtriser votre fin de vie ? C’est votre droit !

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Lire aussi

L’avis des parent de Hervé Pierra, membres actifs de l’ADMD, sur les déclarations du CCNE ici

Euthanasie : un médecin inculpé à Bayonne

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L’euthanasie, donner la mort à autrui, reste en France un sujet tabou que les légistes n’ont pas le courage de régler. Le fait que les légistes soient des hommes dans leur majorité n’est pas étranger à la frilosité avec laquelle ils abordent la question. En effet, ce sont les femmes qui, dans leur immense majorité, mères, filles,  épouses, soeurs, grand-mères, cousines, amies, soignantes, s’occupent des personnes en fin de vie, des personnes « légumes ».

La question de l’euthanasie ressurgit dans l’actualité régulièrement. Ces jours-ci, un médecin urgentiste a été inculpé pour avoir aidé à mourir quatre personnes qui, selon lui, souffraient et n’avaient que quelques heures à vivre http://www.liberation.fr/societe/01012353949-euthanasie-le-medecin-de-bayonne-mis-en-examen-pour-empoisonnement.

Les partisans de la peine de mort n’ont pas de scrupules lorsqu’il s’agit de donner la mort à autrui. L’Eglise catholique et l’extrême droit sont favorables à la peine de mort. Par contre, la religion catholique, en particulier, est extrêmement tatillonne et culpabilisatrice lorsqu’il s’agit de donner la mort à des « innocents ». Feotus, personnes en fin de vie, personnes aux prises avec des souffrances physiques et/ou psychologiques n’ont pas droit à la compassion de l’Eglise pour laquelle la « vie » est sacrée, quelles que soient ses conditions.

On comprend bien qu’il soit délicat de légiférer sur le droit de donner la mort car cela peut donner lieu à des abus. Des personnes malveillantes pourraient parfaitement arguer des souffrances d’autrui pour tuer dans l’impunité à des fins vénales ou égoïstes. Mais les assassins qui profiteraient d’une loi autorisant l’euthanasie sont ils la majorité? Et, de toutes façons, l’assassinat est un crime sanctionné par la loi.

En réalité, non seulement le discours commun accepte l’euthanasie et la souhaite mais tout le monde connait autour de soi des gens qui affirment qu’ils préfèrent mourir plutôt que vivre comme un légume, subir un acharnement thérapeutique pour les maintenir en vie alors qu’ils souffrent horriblement, qu’ils ont perdu toute autonomie et n’ont plus aucun espoir d’avoir une vie normale.

J’ai connu des personnes âgées et malades qui suppliaient qu’on les aide à mourir, qui réclamaient la mort avec constance et détermination. Souvent, ces personnes se laissent mourir en recrachant leurs médicaments, arrachant leurs perfusions, refusant de se nourrir et sombrant dans un profonde passivité physique et mentale, n’en sortant que pour réclamer d’en finir une fois pour toutes.

Des pays européens comme la Suisse, la Belgique ou la Hollande autorisent l’euthanasie et certains Français n’ésitent pas à faire le voyage, s’ils le peuvent, pour se faire aider à mourir. Des associations comme l’aide à mourir dans la dignité assistent clandestinement en France les personnes qui veulent en finir. Ce fut le cas de la mère de Lionel Jospin.

En réalité, beaucoup de médecins compréhensifs, en accord avec la famille, aident des personnes condamnées par la maladie et envahies de souffrance à partir. On n’en parle pas et cela se fait dans la plus grande discrétion, en toute confiance. Bien entendu, ce sont les couches sociales privilégiées qui parlent le même langage que les médecins qui bénéficient de ces mesures discrètes. Entre gens de la même classe on se comprend et on se fait confiance. Que je sache, il n’y a pas eu d’enquête sur la mort de Mme Jospin alors qu’il y en a eu sur celle de Chantal qui avait demandé publiquement le droit de mourir et celles de nombreux autres cas portés à la connaissance du public parce que la justice s’en était mêlée.

Le suicide assisté est une forme d’euthanasie dans la mesure où la personne qui se suicide a besoin de l’aide de tiers pour en finir. Dans ce cas, la personne qui veut partir est suffisamment lucide pour organiser son départ.

Dans le cas de l’euthanasie stricte, quand le sujet est passif, il peut avoir fait savoir à son entourage qu’en cas de perte de conscience ou d’incapacité totale à agir lui-même, il souhaite qu’autrui lui prodigue l’acte léthal. Il y a aussi le cas de personnes qui n’ont pas pu ou pas su exprimer leur volonté et qui se trouvent plongée dans un tel état de souffrance que les soignants se trouvent interpellés par l’exécution d’un acte compassionnel puisque la médecine a déclaré qu’il n’y avait plus d’espoir de guérison.

Vouloir faire croire que le personnel médical donne la mort à tort et à travers est une hérésie. Bien sûr, il peut y avoir des cas patents d’abus, de coups de folie et d’assassinat caractérisé mais ces exceptions ne devraient pas obérer la nécessité d’autoriser l’euthanasie et le suicide assisté.

VICTOIRE DU VATICAN SUR L’AVORTEMENT ET L’EUTHANASIE

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La morale catholique réfute l’euthanasie sans exception. C’est non. Un point c’est tout.
Dieu a donné la vie, l’homme ne doit pas la reprendre …. sauf dans les guerres de religion mais cette exception n’est jamais mentionnée 😉

Douste-Blazy, très certainement -il a dit ds un discours à Malte qu’il avait été invité à le devenir – chevalier de l’ordre de Malte (un des fers de lance occulte du Vatican) avait affirmé que, tant qu’il serait ministre de la santé, l’euthanasie ne serait jamais autorisée.

Christine Boutin, membre de l’Opus Dei (groupe de pression intégriste catholique) a dit à propos de Chantal Sébire qu’on n’allait pas autoriser l’euthanasie chaque fois que quelqu’un avait des « soucis esthétiques ».

Recrudescence des mouvements anti-avortement, misère des centres d’orthogénie, déclaration du fœtus à l’état-civil, difficultés pour appliquer la loi Leonetti d’aide à la fin de vie, refus catégorique de l’euthanasie quelles que soient les circonstances, préférence des curés sur les instits, révision de la loi de 1905 sur la laïcité en perspective, Sarko chanoine de Latran faisant publiquement allégeance au pape, hommage aux poilus sous le signe du goupillon en l’église des invalides, ……

En veux-tu, en voilà, des preuves du contrôle de l’église catholique romaine dans les affaires de l’Etat.

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