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Archives de Tag: finance islamique

Comme Jésus le pain, Macron multiplie le Bien commun

Dans son dernier discours « inhabituellement long » selon Christophe Aguitton d’Attac, Macron a invité les citoyens à cultiver les bien communs, suivant en cela une nouvelle terminologie développée par certains économistes et autres spécialistes altermondialistes et assimilés.

Cette multiplication/division du Bien commun en biens communs est grave car elle réconforte et encourage tous les communautarisme. Prenons l’exemple de la finance islamique, cette mode qui a envahi toutes les banques en introduisant des conseils de sages musulmans dans toutes les banques, le charia board. L’islam prohibant l’usure, la FA a inventé toutes sortes de combines pour faire croire que l’ emprunt repose sur des biens tangibles donc certifié halal, conforme à la charia. Il s’agit là du bien commun de la communauté musulmane, l’oumma islamiya, l’isolant encore davantage du Bien commun France.

Evidemment, Macron, Attac et leurs semblables n’évoqueront pas la FA mais les biens communs des paysans parce qu’au vu de la situation critique des agriculteurs, de leur misère et de leurs suicides, ça parle aux Français.

Les biens communs sont la destruction du Bien commun France, un objectif que tous les Français et les résidents en France devraient partager et protéger comme la prunelle de leurs yeux. Nous en sommes loin et l’avenir devient de plus en plus sombre.

La Connectrice

Pour en savoir plus

  •  Le mot martelé, c’est un mot très juste et parlant qui plaît à gauche, celui des «biens communs» (la planète, la santé, l’éducation). Son utilisation par Macron, c’est nouveau. 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-eco/l-edito-eco-25-janvier-2018

  • Le détournement, la réappropriation, voire le dévoiement des concepts – plastiques par nature – me pose beaucoup de question. On ne cesse de voir fleurir des faux-monnayeurs de concepts qui les emploient dans d’autres sens que ceux dans lesquels ils ont été forgés. C’est à la fois normal : les concepts évoluent. Mais également toujours inquiétant, car ils sont aussi toujours récupérés pour leur faire dire autre chose que ce qu’ils disent. Plateformes, multitude, biens communs, collaboratif… sont de bons exemples de concepts qui peuvent être facilement glissants. Récemment, le premier ministre aux Assises de la mobilité utilisait le mot soutenable pour signifier « équilibrée en recettes et en dépenses », ce qui est une drôle acceptation de ce terme. On trouve ces glissements sémantiques ou des récupérations un peu partout. Ca rend effectivement les choses compliquées et cela montre bien qu’il faut être attentif comme tu le fais.

https://scinfolex.com/2017/10/02/les-biens-communs-demmanuel-macron-ne-sont-pas-les-notres/

  • Le bien commun est une notion (théologique, philosophique, juridique et socio-politique) qui désigne l’idée d’un bien patrimonial partagé par les membres d’une communauté, au sens spirituel et moral du mot « bien » aussi bien qu’au sens matériel et pratique (les biens).

En Occident, la philosophie s’interroge au moins depuis Platon sur ce qui nous constitue en tant que communauté.
Le concept de bien commun figure dans la théologie chrétienne à partir de Thomas d’Aquin, au xiiie siècle, où il désigne l’inclination naturelle de la Création dans son ensemble (dont la communauté humaine) vers le Bien qui est Dieu1. Dans une perspective chrétienne, la recherche du bien commun est alors le fondement de toute organisation sociale et politique2. Cette notion est souvent utilisée pour les questions relatives à la propriété de certaines ressources et désigne la relation entre l’accès à des ressources équitablement partagées et des intérêts qui soudent les membres d’une communauté et contribuent à son existence.

Pour le politologue et économiste italien Riccardo Petrella, le bien commun est ce qui fait vivre les sociétés 3. Selon l’économiste français Jean-Marie Harribey (2011)4, cette notion (qui met aussi en jeu celle de propriété) serait notamment liée à la prise de conscience progressive de l’existence d’un patrimoine commun de l’humanité.

Dans le langage courant, le bien commun a souvent un sens moins spirituel, mais correspond toujours à l’idée d’un patrimoine matériel ou immatériel de la communauté humaine (parfois élargi aux autres espèces vivantes) nécessaire à la vie, au bonheur ou à un perfectionnement collectif.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_commun

  • « Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielle – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernanceassociées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé. »

http://www.lelabo-ess.org/+-biens-communs-164-+.html

  • Lorsqu’un bien est partagé entre plusieurs exploitants, plus les exploitant augmentent leurs propres exploitations, plus la capacité de production du bien de base diminue. Par exemple, des pêcheurs utilisent un étang pour pêcher. Au fur et à mesure, ils décident tous de mettre plus de lignes. Chacun va alors plus pêcher de poissons, ce qui semble normal. Mais la pêche étant trop intensive, les poissons n’auront pas le temps de se reproduire et il n’y aura bientôt plus de poissons.

    On en arrive à la conclusion qu’une action qui semble rationnelle pour un individu peuvent devenir irrationnelle pour un groupe d’individu. C’est Garrett Hardin qui a démontré en 1968 ce phénomène avec un exemple d’exploitants agricoles. Il l’a nommé « tragédie des biens communs ». On peut calquer cette théorie à tous les autres scénarios où le partage d’un bien commun est possible (par exemple pour expliquer le problème de pollution). L’épuisement des ressources communes est un effet pervers de l’exploitation commune, qui est parfois irrationnelle pour le groupe mais rationnelle du point de vue unipersonnel.

https://www.andlil.com/la-tragedie-des-biens-communs-155602.html

  • L’entrée d’un nouveau mot dans le langage courant ou sa substitution par un autre révèle parfois de grandes évolutions de société. Ainsi, que conclure du glissement sémantique de « général » vers « commun », notamment dans « intérêt général » versus « bien commun » ? Et par ricochet, ce changement de vocabulaire attesterait-il d’une nouvelle conception de la solidarité impliquant plus fortement les citoyens ?

    « L’intérêt général serait le bien du princedans le sens où il est de sa responsabilité, et vise les biens publics et les règles générales de la cité. C’est l’exemple classique du service public à la française dont la mission d’intérêt général est définie par la loi. Le bien commun, lui, implique plus que le respect de la loi, comme exprimant l’intérêt général. Il nécessite un engagement de chacun comme condition de fonctionnement de la règle. Le bien commun n’est pas une norme ; il n’est pas défini par convention ; mais il existe cependant comme objet d’une discussion entre personnes responsables », explique Alain Giffard, directeur du Groupement d’intérêt scientifique culture-médias et numérique.

https://usbeketrica.com/article/de-l-interet-general-au-bien-commun

Ilan Halimi. un film d’Alexandre Arcady sur son martyr

Publié le

chanson de Frédéric Lerner en hommage à Ilan Halimi : ça fait mal

L’affaire Ilan Halimi est l’une des plus épouvantables parmi les plus épouvantables.

Je vous la raconte comme elle est douloureusement gravée dans ma mémoire.

Les faits

Ilan Halimi, originaire d’une famille juive modeste était vendeur dans une boutique de téléphones mobiles du côté de la place de la République. IL avait été repéré en janvier 2006 par le « gang des barbares » au seul motif qu’il était juif, par définition « riche » selon un préjugé antisémite millénaire..

Séduit par l’appât  Emma, une jolie fille paumée dressée par le gang -elle séduira plus tard le directeur de la prison dans laquelle elle sera incarcérée-, il tomba dans un traquenard prémédité et fut séquestré dans une cave de banlieue grâce à la complicité du gardien et de nombreuses personnes, une trentaine d’après l’enquête de police.

Le chef du gang, Youssouf Fofana était un personnage haineux qui semait la terreur autour de lui au nom d’Allah. Il exerçait un ascendant impitoyable sur des gens jeunes et moins jeunes, pour la plupart sans éducation ni instruction. Ilan Halimi fut séquestré et torturé pendant 24 jours interminables sans qu’aucune de la trentaine de personnes qui étaient au courant n’interviennent d’une manière ou d’une autre pour mettre fin à ses tortures et le libérer.

Au 24ème jour, Youssouf Fofana cru achever le jeune homme puis jeta son corps mutilé dans le fossé d’une voie ferrée avec l’intention de le brûler. Ilan respirait à peine lorsqu’il fut retrouvé mais il décéda rapidement après son transport à l’hôpital.

Ilan aurait pu être sauvé

Ce crime crapuleux fait d’autant plus mal que nous savons qu’Ilan aurait pu être sauvé si une seule de la trentaine des personnes qui étaient au courant avait appelé la police, les parents ou même les médias.

La peur de Youssouf Fofana n’explique pas tout. Il est toujours possible de passer un coup de fil anonyme ou même de déposer un mot dans une boite aux lettres, surtout quand on a 24 jours pour se décider à le faire.

Bien que les protagonistes n’aient pas été tous musulmans, leur comportement reflète l’islamisation des esprits : haine du juif, cohésion du groupe à l’image de l’oumma islamiya, soumission totale au chef qui détient le savoir divin (Fofana), effacement de l’individu au profit de la protection du groupe, pratique de la violence pour faire valoir ses intérêts, désir de se venger par n’importe quel moyen sur celles et ceux qui sont différents, haine de la France, de ses valeurs et des lois de la République. etc..

Les inculpés

source

  • youssouf fofana
  •  emma l’appât
  • Christophe Martin-Vallet : Christophe Martin-Vallet, dit « Moko », féru d’informatique, aurait suggéré l’idée des rapts et aurait organisé les opérations de séduction des rabatteuses. Il aurait également amené Emma à son rendez-vous avec la victime et l’aurait reconduite une fois la victime capturée19,20. Il est également accusé de viol avec Fofana, par un des « appâts ». Il aurait participé à six tentatives d’enlèvement.
  • Jean-Christophe G. : Jean-Christophe G., « JC », « Zigo », mineur au moment des faits, violent, ce serait lui qui aurait torturé Ilan Halimi, lui aurait écrasé un joint sur le front et lui aurait donné des gifles et des coups de manche à balai. Il fut exclu en classe de quatrième du collège Béranger à Paris, et avait déjà été interpellé pour vol de lecteur MP3 et possession de cannabis. Il aurait acheté quelques provisions (protéines liquides, pailles et ciseaux). Il témoigne : « La victime a sans doute fait du bruit ou gémi, et comme je fumais un joint, j’ai appuyé un court instant ma cigarette au milieu de son front. J’ai ensuite écrasé mon mégot au sol. »[réf. nécessaire]
  • Samir Aït Abdelmalek : Samir Aït Abdelmalek, dit « Smiler », père de trois enfants, déjà condamné pour des affaires de drogue et de vol de voiture, aurait fourni l’appartement de la séquestration à Bagneux, avant qu’Ilan Halimi ne soit séquestré dans la chaufferie de l’immeuble[réf. nécessaire]. Samir est aussi considéré comme le bras droit de Youssouf Fofana qu’il connaissait depuis dix ans. Il aurait fourni l’acide et donné un coup de cutter à la victime. Il était prévu qu’il touche 1 500 euros pour ses prestations. Dans le procès-verbal du 18 février 2006 de son interrogatoire par la brigade criminelle de Paris, Samir Aït Abdelmalek, déclare à propos d’un des actes de torture (destiné à produire une image) : « J’ai sorti la lame de cutter et après qu’il a mangé et bu, j’ai cherché un endroit où lui mettre un coup de cutter pour que ça saigne sans lui faire trop mal. Je ne voulais pas toucher à l’adhésif qui l’empêchait de hurler. Sans prévenir Ilan pour qu’il ne stresse pas, je lui ai mis un coup de cutter sur cinq ou six centimètres sur la joue gauche. Malgré le sparadrap, cela a saigné vite dans sa barbe qui n’avait pas été rasée. » À propos de la mort d’Ilan Halimi sur le bord d’une ligne de chemin de fer, le policier qui interroge le jeune homme poursuit : « À ce moment, m’a-t-il expliqué, Ilan avait réussi à relever son bandage sur les yeux. Du coup, Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l’autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait sûrement dû revenir avec un bidon d’essence car il m’a dit qu’il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l’a incendié sur place. À ce moment il m’a dit : ‘Cela a fait une grande flamme et je suis parti.’ »
  • Yahia Touré Kaba : Yahia Touré Kaba, alias « Yaks », analphabète, aurait été geôlier deux semaines et demie. Il aurait coupé les cheveux de la victime et fourni deux autres amis pour sa relève, « Fabrice » et « Baba ». Il a témoigné en expliquant à propos de l’otage : « Il pissait dans une bouteille et faisait caca dans un sac en plastique. »[réf. nécessaire] Il serait impliqué dans une précédente tentative d’enlèvement.
  • Fabrice Polygone : Étudiant en BTS, il aurait été geôlier pendant toute la séquestration, et aurait aussi aidé à couper les cheveux de la victime. Il explique ce qui s’est passé la veille de la mort d’Ilan Halimi : « Dos contre le mur, jambes un peu repliées vers le torse, il était en peignoir. J’ai vu nettement des traces d’éraflure ou de frottement sur le côté gauche de son torse, un peu partout, vers les côtes, le cou, la poitrine. Ça ne saignait pas. »« Nabil, Zigo et moi, on devait le laver avec de l’eau, du gel douche qui se trouvait sur place et des gants de toilette. Je lui ai coupé les cheveux. Zigo et Nabil ont trouvé que ce n’était pas assez court et ils ont essayé de lui raser les cheveux avec un rasoir mécanique à deux lames, noir ou bleu. »
  • Jérôme Ribeiro : Jérôme Ribeiro, alias « Coup de Tête », issu d’une famille de six frères et sœurs, n’avait plus de travail depuis la mi-décembre 2005. Il était manutentionnaire intérimaire. Soupçonné d’avoir participé à l’élaboration du projet d’enlèvement et « Il était plus qu’un geôlier », selon une source judiciaire. Son témoignage aurait permis aux enquêteurs de remonter à d’autres membres du gang. Il a quitté le groupe à la fin du mois de janvier 2006. Des autocollants antisémites et des documents à la gloire des nazis ont été découverts dans l’appartement où il avait vécu. Il déclare : « Il [Fofana] m’a demandé si je voulais me faire beaucoup d’argent, j’ai répondu oui. Il m’a indiqué qu’il suffirait de garder trois jours un homme. »[réf. nécessaire] Il a été impliqué dans une autre tentative d’enlèvement : chargé de brûler un véhicule pour faire diversion, il se brûlera au cou et au visage.
  • Giri Oussivo N’Gazi : Ami de Jérôme, il aurait été geôlier.
  • Francis Oussivo N’Gazi : Francis N’Gazi aurait lui aussi été geôlier, et aurait fourni son appartement pour les réunions de groupe. Il est voisin de l’appartement des Fofana. Il aurait également fourni d’autres « filles-appâts » à Youssouf Fofana dans une autre affaire.
  • Nabil Moustafa : Nabil Moustafa, alias « Bilna », livreur de pizzas et footballeur, aurait été geôlier et aurait amené Cédric dans le groupe. Il témoigne : « Lorsque j’ai soulevé sa couverture, j’ai vu des taches de sang sur son pyjama avec des trous, au niveau des jambes et du ventre. Quand on l’a déshabillé, j’ai vu des plaques rouges sur son ventre (…), ça ressemblait un peu à des brûlures. »[réf. nécessaire] « On a dit qu’on en avait assez. Le boss a réfléchi et il a décidé qu’il n’y avait plus que ce soir-là, que l’autre devait dégager. »[réf. nécessaire] Il serait également impliqué dans une autre tentative d’enlèvement.
  • Cédric Birot Saint-Yves : Cédric Birot Saint-Yves, alias « Babas », ami de Nabil, aurait été geôlier. Il déclare : « Dès le premier jour, j’ai pu constater que l’otage présentait des traces de brûlure par mégots au niveau des côtes et du dos. » Les coups auraient débuté après un premier échec de remise de rançon. « Tous les quatre, Nabil, Yahia, Jérôme et moi, nous lui avons mis des tartes quand il gémissait pour avoir des cigarettes (…) Il m’est arrivé aussi de lui mettre de petits coups de balai sur les jambes, cuisses ou mollets. » Il est mis en examen pour séquestration, actes de torture et de barbarie. Le 5 janvier 2009, il est condamné par le tribunal deCréteil à cinq mois de détention ferme pour avoir utilisé un téléphone portable dans l’enceinte de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où il était incarcéré. Sa sœur cadette s’est vu infliger une peine de deux mois avec sursis pour lui avoir fait passer la puce électronique.
  • Gilles Serrurier : Âgé de 39 ans au moment des faits, il était le gardien de l’immeuble où fut séquestré Ilan Halimi. Il aurait prêté à ses bourreaux l’appartement, ou du moins la chaufferie où ils l’ont torturé. Ancien enfant de la DDASS, endetté par un divorce selon un locataire21, père de deux enfants, il aurait notamment remis les clefs de la chaufferie à Samir. Il est incarcéré pour « complicité de séquestration en bande organisée ».
  • Jean-Christophe Soumbou : Jean-Christophe Soumbou, alias « Marc », alias « Crim », alias « Craps » : ancien codétenu de Youssouf Fofana, il fait un séjour à la prison de Nanterre, où il était incarcéré pour vol avec violence. De corpulence musclée, il se rendra le 10 avril 2006 sous la pression exercée par la police sur son entourage. Il reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever la victime. Refusant de dévoiler le nom de ses deux complices, au motif que cela le mettrait en danger lui et sa famille, ceux-ci ne seront pas arrêtés. Il a été placé en garde à vue après sa déposition. Il est également impliqué dans d’autres tentatives d’enlèvement.
  • Franco Louise : Franco Louise22, ancien champion de France de boxe thaïlandaise à 23 ans. Il n’est pas poursuivi dans l’affaire Halimi à proprement parler.
  • Almane Diallo : Almane Diallo ou Alhassane, prêteur sur gages, soupçonné d’avoir pu servir d’intermédiaire dans le cas où une remise d’argent aurait été organisée. Il a été une des premières personnes arrêtées et mises en détention provisoire dans l’affaire.
  • Jérémy Pastisson : Il aurait participé à plusieurs tentatives d’enlèvement — dont une échouera grâce à l’intervention des voisins : le 5 janvier 2006, Mickael Douïeb est menotté et attaqué à coups de barre de fer, et insulté parce que juif. Son véhicule aurait servi à transporter Ilan Halimi.
  • Yassin N. : Il serait un homme de main recruté par Jean-Christophe Soumbou. Il s’est rendu à la police le 11 avril 2006 mais a été remis en liberté : il n’aurait pas participé au meurtre, ni au rapt d’Ilan Halimi.
  • Tiffenn Gouret : Elle aurait fourni des appâts à Fofana, qu’elle admire. C’est aussi l’ex-petite amie de Jean-Christophe G., et une amie d’Emma, qu’elle mettra en contact avec Fofana et qu’elle coachera pour son rôle d’appât. Elle recueille les confessions d’Emma (Yalda) après que cette dernière a attiré Ilan Halimi dans le guet-apens. Elle déclare : « j’ai fait ça pour rendre service » [à Youssouf Fofana]. Lors d’une autre tentative d’enlèvement, elle fournira directement les coordonnées et les habitudes d’un de ses camarades. Après l’enlèvement, elle conseillera à Emma de se teindre les cheveux. Elle lui répète que « ce n’est pas grave ».
  • Audrey Lorleach : Audrey Lorleach, dite « Léa » ou « Natacha », aurait servi auparavant d’« appât ». Jeune étudiante en assistance médicale, elle est la petite amie clandestine de Jérôme Ribeiro. À la recherche d’un plan pour gagner de l’argent, ce dernier la présente à Fofana, qui la recrute pour servir d’appât. Ses deux tentatives pour aguicher des jeunes hommes n’aboutissent pas, et Fofana, non sans avoir insisté, abandonnera l’idée de recourir à ses services. Mise au courant de l’enlèvement d’Ilan Halimi par son ami Jérôme, elle ne se signale à la police que deux jours après l’annonce de la mort du jeune homme. Elle est très amie avec Murielle, qui l’a poussée à se dénoncer. Elle a retrouvé la liberté après neuf mois de détention provisoire.
  • Sabrina Fontaine : Elle serait impliquée dans une tentative d’enlèvement ayant eu lieu en octobre 2005. Elle est interpellée peu après le passage d’un véhicule de police qui met la tentative d’enlèvement en échec.
  • Ruth : Présentée par Tiffen à Fofana, et âgée de 15 ans au moment des faits supposés, elle aurait aussi servi d’appât ; avec l’argent versé par Fofana (80 euros) pour avoir obtenu un numéro de téléphone, elle se serait acheté des bottes.
  • Sarah : Elle aussi aurait servi d’appât et aurait tenté (en vain) de séduire une proie rencontrée par Alexandra au Queen.

Autres personnes impliquées

  • Alcino Ribeiro : Père de Jérome Ribeiro, ce maçon de 52 ans, et sa belle-mère, sont accusés par sa copine Leila, de les avoir dissuadés de parler, en leur conseillant de faire profil bas. Alcino Ribeiro a comparu libre au procès. Le procureur a requis une peine ferme symbolique à son encontre, « parce que c’est le seul adulte qui avait une autorité, qui savait, mais qui n’a rien dit ».[réf. nécessaire]
  • Christine G. : Gardienne d’immeuble, c’est la compagne d’Alcino Ribeiro. Elle est aussi accusée de n’avoir pas dénoncé les faits.
  • Murielle Izouard : Amie d’Audrey, elle ne semble pas faire partie des opérations mais a été inculpée de « non-dénonciation de crime ». Elle s’est indignée des aveux de son amie et lorsqu’elle a reconnu le portrait-robot d’Audrey dans les journaux, elle l’a immédiatement alertée. « Je n’ai rien dit, car je n’y croyais pas. » En revanche, elle a poussé Audrey à se dénoncer. Admissible à l’écrit au concours de gardien de la paix, elle n’a pas pu passer l’oral, ayant été mise en examen pendant cette période. Incarcérée provisoirement, le juge des libertés a ordonné sa libération.
  • Leila Appolinaire : Petite amie régulière de Jérôme Ribeiro, elle fut mise au courant des faits, mais les parents de Jérôme l’auraient dissuadée de les dénoncer pour que Jérôme ne soit pas le seul à porter le chapeau.
  • Alexandra Sissilia : Elle aurait servi d’appât précédemment et a déclaré avoir été violée par Youssouf Fofana, Christophe Martin et Jérôme Ribeiro — une instruction sur cette agression a été ouverte par le parquet de Paris en mai 2006 et sera conclue par un non-lieu. Elle aurait été impliquée dans une autre tentative d’enlèvement, sur Michael D., le 6 janvier 2006, qui aurait échoué grâce à des passants. Elle n’aurait plus agi pour le groupe à partir de cette date. Elle a également été mise en détention provisoire.
  • Isabelle Mensah : Isabelle Mensah, confidente de Yalda, âgée de 18 ans au moment des faits, et dans le même lycée que Tiffen, était au courant des faits mais ne les a pas dénoncés. Elle témoigne : « Pour moi, c’est un truc de malade. J’y ai cru, mais je ne réalisais pas23. »

Procès en première instance

Le procès s’ouvre le 29 avril 2009 et dès la première audience, Youssouf Fofana se livre à des provocations. Il arrive tout sourire et lance, le doigt en l’air, un « Allah vaincra ». Lorsqu’on lui demande son identité et sa date de naissance, il répond « arabe africain islamiste salafiste » et donne le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois, date et lieu de la mort de sa victime Ilan Halimi. Le procès est tenu selon les règles de publicité restreinte24, car certains des accusés étaient mineurs au moment des faits25.

Youssouf Fofana est condamné le 11 juillet 2009 à la peine maximale en droit français pour ce crime, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Il décide de faire appel de cette condamnation mais se rétracte finalement peu après, cette condamnation a perpétuité devenant définitive26. Les autres verdicts vont de 18 ans de prison ferme à l’acquittement.

À la demande de Michèle Alliot-Mariegarde des Sceaux, le parquet a fait appel pour les condamnations inférieures aux réquisitions de l’avocat général27 soit 14 sur 27.

Nom Réquisitoire (1er juillet 2009) Verdict28 (11 juillet 2009) Après le premier procès
Verdict par accusé 
Youssouf Fofana Perpétuité + 22 ans sûreté Perpétuité + 22 ans sûreté Décision définitive
Samir Aït Abdelmalek 20 ans ferme 15 ans de prison Appel du parquet
Jean Christophe Soumbou 20 ans ferme 18 ans de prison Appel du parquet
Jean Christophe G.29. 15 ans ferme30 15 ans de prison Décision définitive
Emma (Yalda)31 10 – 12 ans ferme32 9 ans de prison Appel du parquet
Cédric Birot Saint-Yves 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Fabrice Polygone 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Yayia Touré Kaba 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Nabil Moustafa 13 ans ferme 13 ans de prison Décision définitive
Tifenn Gourret 10 ans ferme 9 ans de prison Appel du parquet
Franco Louise 8-10 ans ferme 5 ans de prison Appel du parquet
Christophe Martin-Vallet 8-10 ans ferme 10 ans de prison Décision définitive
Francis Oussivo N’Gazi 6-8 ans ferme 7 ans de prison Décision définitive
Guiri Oussivo N’Gazi 5-7 ans ferme 6 ans de prison Décision définitive
Jérémy Pastisson 5-7 ans ferme 3 ans de prison Appel du parquet
Jérôme Ribeiro 12 ans ferme33 10 ans de prison Appel du parquet
Gilles Serrurier 10 ans ferme 9 ans de prison Appel du parquet
Alexandra Sisilia 8-10 ans ferme 8 ans de prison Décision définitive
Alhassane D 5 ans sursis Acquitté Appel du parquet
Kamel F. 5 ans avec sursis Acquitté Décision définitive
Alcino Ribeiro 1 an ferme 8 mois de prison Appel du parquet
Audrey Lorleach 3 ans dont 28 mois de sursis 2 ans de prison, dont 16 mois avec sursis Appel du parquet
Muriel Izouard rien Acquittée Décision définitive
Leila Appolinaire Acquittée 6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaire Décision définitive
Christine G. 1 an de sursis 6 mois de prison avec sursis Décision définitive
Isabelle Mensah 18 mois sursis 6 mois de prison avec sursis Décision définitive
Sabrina Fontaine 5 ans ferme 3 ans de prison Appel du parquet

Pourquoi associer les Juifs à l’argent ? un peu d’histoire

Depuis les débuts du christianisme et parce que Judas aurait vendu Jésus pour trente deniers, les israélites ont été accusés d’aimer l’argent et d’être prêts à tout pour en gagner. Afin de ne pas trahir le dogme chrétien qui considérait l’usure comme un péché, les rois vont confier leurs finances aux Juifs. Dès le XVIIIème siècle, dans certains pays comme la Pologne, l’Espagne et l’Italie, les Juifs disposaient d’un statut discriminatoire les cantonnant par décret à l’exercice de certaines professions haïes par le peuple telles usurier, prêteur sur gages, intendant des terres des seigneurs où trimaient de pauvres paysans et trésorier des rois.Ce mythe sera entretenu dans la littérature par Jules Verne, Zola et Shakespeare (le Marchand de Venise)

L’islam qui naît après le Judaïsme et 600 ans après le Christianisme va s’inspirer de ses dogmes, notamment en proscrivant l’usure  et en prônant la haine du juif . La  loi islamique, la charia. va interdire l’usure, Comme les chefs chrétiens, les chefs musulmans  laisseront le « sale boulot » de l’argent aux Juifs. C’est tout l’art de la finance islamique (1) qui est enseignée dans les universités françaises et appliquée dans nos banques avec l’introduction de « charia boards ». la finance islamique prétendue propre et licite s’oppose au capitalisme juif spéculatif et malhonnête.

Le contact social et les transactions économiques entretenus entre juifs et non juifs à travers l’histoire, ont crée une image stéréotypée présentant les juifscomme étant hypocrites,menteurs,lâches,opportunistes,cupides ,usuriersmercantiles et surtout avares
Les juifs sont ainsi décrits dans la littérature. Par exemple, dans la comédie

LLAAvvaarreeoouullÉÉccoolleedduuMMeennssoonnggede Molière,Harpagony figure comme un juif avare, tyran domestique, et égoïste.

Dans Le Marchand de Venise deShakespeare, pour rendreservice à son ami Bassanio, Antonio emprunte de l’argent à l’usurier  Shylock  (le juif). Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise à son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement.Dans

Mon Combat ‘Mein Kampf’ 
, Hitler présente les juifs sous l’image desindividus qui ne contribuent guère dans la production des biens. Pour lui, ilsne sont que des pique-assiettes puisqu’ils ne sont que des revendeurs, doncusuriers, dépendants des autres et par conséquent vivant au dépens des autres.
Certains éthnologues soulignent qu’à travers l’image populaire des juifs, onretrouve la perception de l’ « autre« , de l’ « étranger 
 On donne comme stéréotype « les juifs ne travaillent pas; ils font du commerce

Au XIXème siècle le capitalisme a favorisé l’apparition de riches banquiers dont les Rothschild qui demeurent le symbole de la richesse de tous les Juifs, même quand ils sont modestes ou pauvres.

 

 Le film

(1) finance islamique

 

  • La finance islamique https://laconnectrice.wordpress.com/2011/06/27/religion-et-economie-imperialisme-arabo-musulman/

Elle est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique, et l’ouverture en novembre de celui de l’université Paris Dauphine. Elle a même invité le gouvernement et les banques à se mettre en accord avec les règles de financement islamique afin d’attirer les pétrodollars en France. La BNP, de son côté, annonce qu’elle a déjà intégré les pratiques de la finance islamique depuis une vingtaine d’années.
En octobre 2009 s’est tenue à Paris la 3ème Edition de The Islamic Finance Summit sous l’égide de l’association Europlace créée, en principe, pour contribuer au développement de la bourse de Paris. Celle-ci a déjà signé 3 MOU (Memorandum of understanding) avec les principales institutions de réglementation de la finance islamique.
De plus, le parlement vient de voter la validation du sukuk, version musulmane de nos obligations.

Outil spécifique de diffusion des valeurs musulmanes, la finance islamique bénéficie donc d’un engouement et d’un soutien incontestables de la part des pouvoirs publics. Soutien étonnant lorsque l’on examine un peu sérieusement ses soi-disant « avantages ».

Définissons-la brièvement : c’est une finance qui n’investirait que dans des activités compatibles avec la charia et les valeurs islamiques, (ce qui nécessite la présence au sein des institutions financières des Shariah boards, ces comités d’éthique islamique composés de « savants » en religion) qui ne pratiquerait pas l’usure (le taux d’intérêt), interdirait la titrisation plus d’une fois et serait donc plus transparente, moins risquée aussi puisque le débiteur qui ne pourrait rembourser ne se verrait pas dépouillé de ses biens et les prêts seraient nécessairement adossés à des éléments d’économie réelle.

Concernant ses activités Shariah compliant, notons que si l’on ne connaît pas de fonds musulman finançant de la fabrication d’alcool ou des élevages de porcs, en revanche les « savants » sont divisés sur certaines activités comme les produits de beauté et pour certaines autres, des accommodements semblent possibles;  on l’a vu pour les hôtels ou les jeux d’argent. Et d’une manière plus globale, si l’on sent une montée de revendications d’éthique dans le fonctionnement des banques (voir le rapport annuel de la FNBF, fédération nationale des banques françaises de 2008 en traite longuement), celles-ci ne passent donc nullement par la nécessité d’adopter les règles de la finance islamique.

L’absence de taux d’intérêt est une escroquerie pure et simple, une fiction : lorsqu’on vous prête de l’argent, comme ce prêt est censé toujours financer l’économie réelle, votre prêteur achète le bien que vous convoitez et vous le revend par mensualités avec un bénéfice, qui effectivement ne s’appelle pas « taux d’intérêt » mais cela revient exactement au même.

Concernant le fait que l’emprunteur ne serait pas forcé de rembourser la banque s’il n’en a pas les moyens ou s’il perd le bien pour lequel il a contracté un prêt (par exemple, il est prétendu que votre maison ne sera pas saisie si vous ne pouvez plus payer vos traites), lorsque l’on interroge précisément des spécialistes de la finance islamique comme Elyes Jouini la réponse est invariablement que les savants « étudieraient la question », que« chaque cas devrait être examiné en particulier ». Le moins que l’on puisse dire est que cette règle obscure a très peu de chances d’être appliquée.

Que cette finance soit plus sûre parce que adossée à l’économie réelle, en interdisant la titrisation au-delà d’une fois( titrisation  jugée responsable de la crise subprimes), est formellement contredit par les pertes subies par les pays arabes au cours de la crise financière entre 2008 et 2009. Les monarchies du golfe qui sont garantes à travers leurs institutions des règles de la finance islamique, ont perdu des milliards de dollars dans des placements qui n’avaient rien d’éthique, comme leur participation dans la Citibank. Les fonds souverains du Golfe avaient perdu 800 milliards de dollars entre fin 2008 et le premier trimestre 2009. (Source McKinsey Global Institute, Financial News). Et le montant des pertes n’est  qu’une estimation de l’ONU, car ces fonds souverains ne révèlent jamais le montant exact de leurs avoirs ni celui de leurs pertes, ce qui est, d’ailleurs , contradictoire avec l’assertion généralisée d’une véritable transparence de la finance islamique.

Personne n’est vraiment inquiet à long terme pour ces producteurs de pétrole compte tenu de la nouvelle envolée des prix du baril, mais cette crise a révélé que les avantages supposés de la finance islamique étaient parfaitement illusoires, aussi peut-on s’étonner et s’irriter de ce que nos gouvernants continuent à nous la vendre comme plus sûre parce que plus éthique par opposition aux finances non islamiques qui seraient responsables de la crise pour absence d’éthique…

En réalité tout cela cache une réalité bien plus triviale : l’adhésion à la finance islamique est le prix à payer pour que Paris supplante la City en tant que place boursière.

Tous les arguments sont bons pour attirer les capitaux arabo-musulmans.
La finance islamique permettrait  de répondre à la demande d’un marché de 5 millions de musulmans en France avec l’ouverture d’un nombre potentiel de 20 000 à 300 000 comptes bancaires .

Il s’agit bien sûr d’une estimation puisque les statistiques ethniques et confessionnelles sont interdites depuis 1872. Cette estimation (chiffres INED, CNUCED, OCDE et Wikipedia) qui monte à 6 millions pour une population totale de 64 M ferait de la communauté musulmane de France la plus importante parmi les pays d’origine chrétienne. Mais ils sont loin d’être tous potentiellement concernés par ces ouvertures de comptes dans des banques pratiquant la finance islamique. Si on en exclut toutes les personnes que leur pauvreté ou la charia rejette, comme les femmes ou les homosexuels, et compte tenu que selon le rapport Machelon, il n’y aurait pas plus de 1 200 000 musulmans vraiment pratiquants, il ne reste plus beaucoup de clients potentiels pour les banques Shariah compliant. Le marché de 5 à 6 millions de musulmans vivant en France est pure imagination.

Concrètement, les nouvelles dispositions gouvernementales concernent uniquement les banques d’investissement et non les banques de détail, celles qui intéresseraient la majorité des Musulmans de France. Il apparaît de toute évidence que le chiffre avancé de 5 millions de musulmans concernés par la finance islamique  est un grossier mensonge destiné à justifier l’introduction de Shariah boards, c’est-à-dire de comités de savants experts en religion, dans les banques et les institutions de notre République laïque.

Dans le même ordre d’idées on nous annonce que le développement de la finance islamique attirerait 113 milliards d’euros d’investissements étrangers. C’est une belle somme mais ce n’est qu’une estimation, et Elyes Jouini qui la donne ne précise pas que, pour atteindre cet objectif, il faudrait rivaliser avec Londres, le Maghreb, les Etats-Unis et tous les autres pays qui sont prêts à prier 5 fois par jour en direction de la Mecque afin que le Seigneur déverse sur leur tête la manne des pétrodollars.

Autrement dit, nos dirigeants nous contraignent à revoir nos lois et nos règlements, à passer sur nos us et coutumes, à oublier notre philosophie et entamer nos libertés pour nous sauver d’une crise dont ils prétendent, dans le même temps, que nous nous en sommes bien tirés et que, grâce à leur éthique, nos banques n’ont pas sombré. L’argument est d’autant plus infondé que la France attire toujours les capitaux étrangers puisqu’elle se situe en deuxième position, après les Etats-Unis pour les IDE (Investissements directs étrangers). Que signifie alors le chiffre avancé de 113 milliards d’euros qui serait généré grâce à l’introduction de la charia dans nos banques ? Les pays du Golfe semblent plus intéressés par des « investissements immobiliers plus que productifs », a reconnu Christine Lagarde, qui a cependant fait état d’une « prise de conscience » actuelle dans ces pays des « opportunités offertes par la France« . Bref, un chiffre qui semble hautement fantaisiste.

La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s’est soldée par un échec : il a fermé en avril 2009, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d’euros de dépôts.

Malgré des rumeurs, il n’y a pas eu non plus pour l’instant d’annonce d’émission de « sukuk »ces obligations conformes à la finance islamique par une entreprise française, pas plus à l’étranger qu’en France.
Enfin,  l’absence de finance islamique n’a jusqu’ici jamais constitué un frein aux échanges des pays arabes avec l’Europe et l’Amérique, les échanges interarabes représentant moins de 9% de leurs échanges globaux, préférant selon leurs affinités politiques, les USA et la Grande Bretagne pour les pays du Moyen Orient, l’Europe pour les pays du Maghreb. Par ailleurs, quelques  1200 milliards de dollars de capitaux arabes sont entreposés au niveau des banques se trouvant à l’étranger.

Hollande, président de 93% des Musulmans va devoir les satisfaire

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93% des Musulmans auraient voté pour François Hollande et approuve sa politique en leur faveur telle qu’elle a déjà été mise en oeuvre par Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë dans la capitale.

Plusieurs ministres du gouvernement Ayrault sont connus pour leurs positions en faveur de la charia, aussi devons-nous nous attendre à un bond considérable dans l’islamisation de la France, laquelle va tout d’abord s’attaquer aux femmes.

Voici une liste non exhaustive des changements auxquels nous devrons nous attendre très rapidement

-L.’abattage halal devient la régle dans tous les abattoirs. L’étiquetage halal n’est plus obligatoire. Tout le monde mange halal des restaurants aux réfectoires et aux cantines.

-Le porc disparait totalement des cantines scolaires, des restaurants d’entreprise. Les restaurants qui servent du porc sont tenus d’afficher visiblement une enseigne. Des amendes sont prévues pour les contrevenants.

-La mixité est interdite dans les lieux publics : hôpitaux,écoles, universités, train et autres transports publics, les femmes sont contraintes de voyager dans les coffres des voitures comme en Afghanistan histoire de ne pas risquer de souiller les sièges réservés aux hommes. Espaces réservés pour les femmes dans les cinémas, les théätres, les musées, les hôtels, les restaurants, les plages, les terrains de sport, etc.

-Les femmes doivent descendre du trottoir quand elles croisent un homme

-Le voile devient obligatoire pour toutes les femmes musulmanes et celles qui s’y refusent seront lapidées.

-Le voile devient obligatoire pour toutes les femmes NON musulmanes dans toutes les entreprises où les musulmans sont présents.

-La lapidation est autorisée. Elle est arbitrée par les tribunaux islamiques hébergés dans tous les tribunaux d’instance. Le vitriolage des femmes et leur mise à feu bénéficient de l’indulgence des tribunaux. La femme est toujours responsable de l’agression qu’elle subit.

-La séquestration pour non respect de la charia est autorisée. Les familles peuvent enlever leurs membres qui ne se plient pas à la loi musulmane. En période de ramadan, les séquestrations sont encouragées pour empêcher les tentation haram.

-Les mariages forcés pour préserver la solidité des alliances économiques sont autorisés. Il n’y a plus d’âge minimum pour marier les filles. Les bébées peuvent être mariées comme au temps de Mahomet qui a donné l’exemple.

-En cas de mésentente du couple, les enfants seront systématiquement confiés au père ou à sa famille et enlevés avec la complicité de la police, s’il le faut. La mère n’a aucun droit sur ses enfants.

-Les violences conjugales disparaissent du code pénal. A l’image de Yacine Chaouat adjoint au maire socialiste de Paris 19, les bourreaux de femmes sont respectés et deviennent l’exemple de la manière dont un mari doit traiter sa femme.

-La polygamie est légalisée, les allocations familiales versés officieusement aux polygames sont officialisées. Les polygames n’ont plus à se cacher des milliers de co épouses et d’enfants de plusieurs lits arrivent en France. On construit des logements spécialement pour eux.

-L’excision est autorisée. Elle est remboursée par la sécurité sociale qui ne rembourse plus la reconstruction des femmes excisées.

-En matière de droit civil, le statut personnel des épouses d’origine étrangère disparait puisque le code civil français l’a absorbé. Toutes les femmes de France seront traitée pareillement, pas de favoritisme, la charia y veille.

-La finance islamique devient la régle. On ne peut plus emprunter pour créer un commerce qui ne respecte pas la charia, en particulier l’abattage halal, la prohibition de l’alcool, la non mixité et qui toucherait au cochon. Toutes les banques sans exception devront embaucher des charia boards pour contrôler l’origine de l’argent et sa circulation garantie halal.

-L’élevage du cochon et sa consommation sont interdits et passibles de prison. Les cabarets cochons clandestins seront détruits à l’explosif. Les consommateurs survivants seront condamnés aux travaux d’intérêt général dans des abattoirs halal. Les morts seront brûlés et leurs cendres dispersées dans les égouts.

-Les chiens sont interdits. Tous les chiens seront abattus.

-Les prostituées devront respecter la charia. Elles demanderont conseil à Ribéry et Zahia.

-Toutes les collectivités sont tenues de construire des mosquées sur les fonds publics. Les chapelles désaffectées sont saisies et trensformées en mosquées aux frais du contribuable.

-Toutes les croix, les calvaires et autres représentations catholiques plantées dans les villes, les campagnes, les montagnes, les îles, les façades des maisons et les proues de bâteaux sont arrachés, détrits, supprimés. Tous les cultes autres que Musulmans sont interdits. Le ministre de l’intérieur devient le ministre de la charia.

-La conversion sera obligatoire pour travailler, pour bénéficier des assedic et des aides sociales. Le minimum vieillesse sera assujetti à la conversion. Tous les fonctionnaires devront se convertir.

-Les logements seront attribués en priorité aux musulmans.

-La musique baroque, les messes de Mozart, les chants grégoriens, les oratorios, les Ave maria et toutes les musiques d’inspiration chrétienne seront interdites. Les partitions originales seront détruites.

-La ministre de la francophonie ordonne la suppression de la langue française de toutes les expressions et mots à référence chrétienne.

-Des charia boards seront diligentés dans tous les musées et bibliothèques de France pour détruire toutes les oeuvres haram.

-Toute référence à la shoah et à l’histoire des Juifs en France sera interdite et punie par la loi.

-Toute référence à l’origine de l’esclavage, à savoir leur invention par les Africains, leur rôle dans la traite et l’invention du commerce des esclaves par les Musulmans, sera interdite et sévèrement punie par Madame Taubira ministre de la justice noire.

Etc. Etc. Liste non exhaustive

Religion et économie : impérialisme arabo-musulman

Publié le

Article publié sur disons.fr le 25 juin

http://www.disons.fr/?p=18251

Une évaluation de l’impérialisme arabo-musulman en France et en Europe

PAR ARIA, en collaboration avec Léon, LE 25.06.11

Lectures :865
L‘impérialisme d’une société sur une autre revêt toujours deux aspects : l’un, économique, prend possession des biens, l’autre, culturel, s’empare des esprits.
L’Europe, après avoir été au cours du XIXe siècle un ensemble de puissances impérialistes, a subi à son tour, à la faveur de la 2e guerre mondiale, l’impérialisme des USA, avec le Gold exchange standard, le plan Marshall et Coca-cola d’un côté, Mickey Mouse, John Wayne et Elvis Presley de l’autre.Nous assistons désormais à une nouvelle tentative d’impérialisme qui vient cette fois du monde arabo-musulman. Il est d’une part économique et s’appuie, pour les pays riches, sur l’argent du pétrole et les flux migratoires des populations pauvres, et d’autre part, culturel, avec pour support idéologique une religion, l’Islam. Celui-ci présente deux caractéristiques importantes du point de vue de ce qui nous occupe :  son hétérogénéité, mais aussi son holisme qui a pour objet de prétendre régler tous les aspects de la vie du musulman, y compris son activité économique. Il existerait donc une sorte d’économie islamique qui  ne se définit que par son obligation de compatibilité avec la charia (Shariah compliant). C’est le cas, notamment de la « finance islamique » qui obéirait à des principes différents de ceux qui régissent le capitalisme financier classique.

Dans les faits, l’économie des pays musulmans prend beaucoup de libertés vis à vis de la charia, les investisseurs arabes se moquant bien de morale islamique lorsqu’il s’agit de placer leurs pétrodollars. Aussi, comme l’indique Timur Kuran qui enseigne à Duke University, l’islamisme a échoué dans la suppression de l’intérêt, la réduction des inégalités , la moralisation des comportements économiques et il n’existe donc pas, selon lui, « d’économie islamique ». L’économie musulmane, c’est-à-dire l’ensemble les activités commerciales et financières de tous les pays musulmans, est une réalité mesurable, tandis que l’économie islamique correspond à un chantage idéologique qui n’a pratiquement pas de réalité pour les musulmans eux-mêmes, mais participe de cette conquête des esprits qui permet à l’économie musulmane de s’imposer dans le monde. Autrement dit l’impérialisme économique musulman est une réalité qui se nourrit du fantasme d’une économie islamique éthique.

Notre propos ici est de mettre en évidence la réalité de la prégnance du monde arabo-musulman sur notre territoire à travers son impérialisme économique qui, nous semble-t-il, est son principal objectif ; il avance lentement mais sûrement et masqué derrière les voiles et autres offensives bruyantes et gênantes pour les non musulmans, mais mineures au regard de la construction de l’Eurabia. Le djihad militaire a fait place à la guerre économique pour la conquête de l’Occident, objectif décrit dans le Coran sous le nom de « Hégire ».

« La doctrine de l’hégire doit être comprise comme une stratégie politique globale pour miner les cultures et les valeurs des pays non musulmans et les remplacer par les valeurs de l’islam et de la charia. C’est une immigration insidieuse qui a pour objectif la transformation des comportements, des coutumes et des lois des sociétés d’accueil en vue d’y établir un État islamique ». (Janet Levy, The American Thinker à propos de « Modern Day Trojan. The Islamic Doctrine of Immigration » par Solomon et Maqdisi.)

Fantasme ? On ne peut le savoir qu’en examinant la réalité de l’impérialisme arabo-musulman. Et il se mesure aux contrôles qu’il est capable d’exercer.

Or il est d’abord en situation de contrôler une partie des ressources énergétiques indispensables aux pays développés, ensuite, à l’aide de l’argent du pétrole, il a déjà pris possession d’une partie des biens occidentaux et enfin il soutient activement le développement de l’islam y compris dans sa forme la plus radicale.
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Le contrôle des prix et de l’approvisionnement du Gaz et du pétrole.

L’OPEP

Cette organisation créée en 1960, dans le but de fonctionner comme un cartel compte actuellement 12 pays : Algérie, Angola, Libye, Nigeria, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Irak, Iran, Koweït, Qatar, Equateur et Venezuela.
À l’exception de l’Angola, du Nigeria (qui comporte de puissants courants islamistes) de l’Equateur et du Venezuela, il s’agit de pays musulmans, avec une particularité pour l’Iran chiite, perse et non arabe. Actuellement les pays de l’OPEP réalisent environ 40 % de la production mondiale de gaz et de pétrole.
Si l’on retire de l’OPEP les pays non musulmans, mais qu’on y ajoute un certain nombre de pays musulmans producteurs plus modestes qui n’en font pas partie, comme le Brunei, Bahreïn, le Yémen, le Pakistan et également des pays à forte majorité musulmane de l’ex-URSS comme l’Ouzbékistan ou le Tadjikistan, on se trouve à nouveau devant une proportion d’exportations de pétrole un peu inférieure à celle de l’OPEP, mais qui valide l’idée que, en gros, à la Russie, aux pays de la mer du Nord et au Venezuela près, les approvisionnements européens en pétrole et en gaz naturel dépendent en très grande partie de pays musulmans.

En France, depuis 1999, les importations de pétrole brut fluctuent entre 80 et 86 millions de tonnes pour s’afficher à 83 millions de tonnes en 2008. Ce pétrole provient essentiellement de quatre zones géographiques : l’Afrique (29%), les pays de l’ex-URSS (29%), le Moyen-Orient (22%) et la Mer du Nord (20%). En revanche, pour le gaz naturel, en 2008, la France a importé 40 Mtep provenant principalement de la Norvège (28 %), des Pays-Bas (16 %), de l’Algérie (14 %) et de la Russie (13 %). La facture énergétique totale de la France est passée à plus de 45 milliards d’euros à la fin des années 2000.

Compte tenu de la répartition de ses approvisionnements, de son électricité d’origine nucléaire et hydraulique, la France fait partie des pays développés non producteurs de pétrole les moins dépendants de celui venant du Moyen-Orient.

Le cas particulier de l’Arabie Saoudite

Pour comprendre l’impérialisme économique et culturel du monde arabo-musulman il faut pointer son regard vers l’Arabie Saoudite, c’est là que se joue en grande partie le prix auquel la France achète son pétrole.
Dans le passé, l’OPEP a fermé les robinets en  organisant, en 1973, un embargo envers les pays occidentaux qui avaient soutenu Israël au cours de la guerre des six jours. Une autre fois, en 1979, c’est l’effondrement de la production de pétrole en Iran à la suite de la révolution islamique qui a créé un deuxième choc pétrolier.
Au sein de l’OPEP, seule l’Arabie Saoudite a la capacité d’augmenter brutalement sa production, les autres pays du cartel étant en permanence à la limite de leur capacité de production.
L’Arabie Saoudite qui est le pays d’origine et de référence de l’Islam où se tient le pèlerinage à la Mecque, la terre du Wahhabisme, l’une des formes les plus radicales et rétrogrades de l’islam, détient de fait une partie importante du pouvoir de décider des cours du pétrole. Car si l’OPEP représente 78 % des réserves de pétrole mondiales  prouvées, 30% sont détenues par la seule Arabie Saoudite…
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait tirer de ses exportations des revenus de 1000 milliards de dollars, dont près de 30 % pour la seule Arabie saoudite, cette année, si le baril se maintient à plus de cent dollars.
Ces sommes colossales gagnées grâce au pétrole, ne pouvant pas être investies sur place dans leur totalité, constituent l’essentiel de fonds souverains et de fonds privés qui suscitent des convoitises et ne demandent qu’à faire l’objet d’investissements productifs. Non seulement cet argent représente une arme économique mais il pèse dans les choix diplomatiques du monde entier et dans le financement de l’expansion de l’Islam, y compris dans sa forme la plus radicale.

Une influence en baisse à long terme mais réelle à moyen et court terme

L »influence directe de l’OPEP sur les cours du pétrole a reculé depuis les années 80 à cause de l’arrivée de concurrents au cartel, comme l’ex-URSS ou les pays de la mer du Nord et par l’influence des marchés à terme comme le NYMEX de New-York et le ICE d’Atlanta. Il y a toutefois un rapport entre les cours tels qu’ils s’établissent sur ces marchés spéculatifs et les décisions prise par l’OPEP, lesquelles ne sont plus qu’un élément de détermination des cours parmi quelques autres.
Quoique son rôle diminue, le monde arabo-musulman, en particulier dans  ses deux composantes socioreligieuses les plus fondamentalistes (en Arabie Saoudite et en Iran), est toujours en mesure d’influencer profondément les cours du gaz et du pétrole en Occident.  Ce rôle pourrait encore diminuer dans l’avenir, à moins que les pays producteurs de pétrole non-OPEP rejoignent l’organisation, ce qui est tout à fait envisageable au regard du rapprochement des pays comme le Venezuela dans le soutien de la cause palestinienne et l’admiration des musulmans pour Chavez.
L’OPEP doit faire face à deux problèmes importants: le respect par tous ses membres de la stratégie de cartel qui suppose le non-dépassement de son quota de production, ce qui n’est pas le cas actuellement. Deux stratégies économiques, en effet s’y opposent, l’une orientée vers le long terme et l’autre vers des revenus maximum immédiats.
L’autre problème est la difficulté à faire entrer dans le cartel les pays producteurs non-OPEP qui le concurrencent fortement et compromettent sa stratégie monopolistique.

Face à un avenir incertain,  la plupart des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient prennent les devants à travers des reconversions et des investissements dans d’autres activités.

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Les investissements des fonds souverains et des fonds privés

Les investisseurs

Il n’est pas facile de s’y retrouver au milieu de ces investissements publics et privés d’autant que leur origine est parfois dissimulée et que, souvent, les fonds privés appartiennent aux mêmes personnes qui ont en charge les investissements des fonds souverains.
Toutefois, selon la BCE, les fonds souverains du Golfe ont investi en 2007 dans l’UE près de 100 milliards de dollars principalement dans des institutions financières, mais aussi dans EADS, Sony, Total ou dans l’immobilier.
Officiellement, les fonds souverains du Golfe, qui se situent parmi les dix premiers mondiaux, misent sur l’industrie avec de colossales capacités d’investissement : Abu Dhabi Investment Authority, 470 milliards de dollars (333 milliards d’euros) ; Saudi Arabia Monetary Authority, 390 milliards de dollars ; Kuwait Investment Authority,  250 milliards de dollars, Qatar Investment Authority, 60 milliards de dollars. Les sommes investies en Europe sont donc encore relativement modestes par rapport aux moyens dont ils disposent, mais en croissance forte sur les dix dernières années. Les investissements des Pays du Golfe dans le domaine industriel ont connu une progression moyenne de 35 % par an en Europe depuis 2003. Depuis 2007, la progression est de 41 % en Europe, contre 19 % vers l’ensemble du monde. La France est, après le Royaume-Uni le deuxième pays de destination des investissements industriels des pays du Golfe.
En dehors de l’industrie, certains secteurs, en France, ont été dans un premier temps particulièrement visés, ceux qui correspondaient un peu à la consommation personnelle des milliardaires, comme les palaces, les industrie du luxe et les courses de chevaux. En voici quelques exemples.


Hôtellerie, immobilier

Sont détenus par le sultanat de Bruneï ( Brunei investment autorithy)  : Le Meurice, le Plaza Athénée pour la France mais  aussi le Dorchester à Londres, le Beverly Hills Hotel à Los Angeles et Le Principe de Savoia à Milan.).
Le Quatar  (Qatari Diar, société détenue à 100% par Qatar Investment Authority) n’est pas en reste avec le Centre de conférences internationales de l’avenue Kleber, l’ancien Majesticdevenu le Peninsula Paris Hôtel (revendu partiellement en 2009 à des Chinois ), le Royal Monceau et, à Cannes les Majestic et Grey d’Albion.
Ajoutons que le Crillon, le Ritz, le Raphaël, l’Hôtel du Louvre sont également aux mains d’investisseurs du Golfe ou en passe de le devenir.

S’il est peu probable que ces palaces, qui reçoivent une clientèle très internationale, deviennent « islamiquement corrects » dans l’immédiat, il faut signaler que ceux du holding émirati Midein qui sont en cours de réalisation aux Émirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite, au Qatar, à Oman, en Égypte et au Maroc ont prévu des espaces dédiés aux femmes et d’autres strictement réservés aux hommes, comme les salles de sports, saunas, spas et piscines privées. Il n y aura bien évidement pas de casinos ni de boites de nuit et encore moins de l’alcool.

Midein, qui prévoit au total la construction de 30 hôtels islamiques dans le monde arabe, notamment au Maroc, a appuyé sa décision sur la base de chiffres révélant que près de 40 millions de touristes musulmans dépensent environ 145 milliards de dollars par an… mais qui, jusque-là, semblaient s’accommoder d’établissements plus classiques.

L’hôtel particulier Lambert

Le frère de Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar, a acquis en 2007 pour un prix estimé par les médias français entre 60 et 80 millions d’euros le prestigieux hôtel particulier Lambert, construit par Louis le Vau et décoré par Charles le Brun, à la pointe de l’Ile Saint Louis et entend y mener d’importants travaux qui ont suscité la colère des résidents de l’île, de l’association Paris Historique et même de Michèle Morgan qui y a habité : « Il ne s’agit pas d’empêcher cette restauration, mais de remettre les choses dans le cadre d’une procédure claire, rigoureuse », a déclaré Me Michel Huet, représentant de Paris Historique. Or qui défend le propriétaire ? Le ministère de la culture en la personne de  Jean Barthélémy qui estime que cette rénovation très coûteuse doit au contraire être vue comme une opportunité. « C’est une chance inouïe pour notre pays d’avoir une belle restauration de ce qui mérite d’être restauré dans cet hôtel », a-t-il  déclaré !

Luxe

La maison de couture Christian Lacroix, en redressement judiciaire, intéresserait des membres de la famille du  cheikh au pouvoir de l’émirat d’Ajman qui semble vouloir s’associer avec deux autres repreneurs éventuels : la Financière-Saint Germain (Havilland, Daum, Lalique) et celle de Bernard Krief Consulting » (BKC), présidée par Louis Petiet, également repreneur de Heuliez avec des capitaux arabes.
Pourtant, la mode féminine, comme le maquillage, ne sont pas conformes à la charia. Par exemple, selon l’avocat Chems-Eddine Hafiz, un investissement du Al Dar Islamic Fund pour le groupe de cosmétiques L’Oréal a été jugé non conforme par les « sages » du Shariah Board qui ont rappelé que la loi islamique interdit aux femmes d’utiliser des produits de beauté devant des étrangers, alors que d’autres experts considèrent qu’un tel investissement n’est pas interdit puisque les femmes peuvent se maquiller ou se parfumer, même si c’est uniquement chez elles. ( Les Shariah Boards sont ces groupes de « savants » chargés auprès des institutions financières musulmanes de juger de leur comportement « islamiquement correct, Shariah compliant ». )

Le sport et les  paris sportifs

Depuis 2008, et au moins jusqu’en 2022, le Qatar sponsorise des courses sur l’hippodrome de Longchamp, avec en 2008 le programme qui aura été le mieux doté d’Europe, un total d’allocations de plus de 6,7 millions d’euros dont les deux tiers attribués à la course la plus prestigieuse, le Prix de l’arc de triomphe disputé la premier dimanche d’octobre, rebaptisé pour l’occasion Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.
Les chevaux sont certes des animaux formidables et le prophète Mahomet participait à des courses hippiques et des courses de chameaux. Cette tradition perdure dans les pays musulmans dont le pur-sang arabe reste un des symboles, mais brasser des sommes considérables pour organiser et financer des courses hippiques immanquablement adossées à tout un système de paris, cela est-il éthique et Shariah compliant ?
Selon un texte publié sur muslimfr.com, Islam et jeux de hasard, par Mouhamoud Patel, « il y a unanimité entre les savants musulmans pour considérer l’ensemble des formes de jeux de hasard (avec mise) …comme étant strictement interdites »[…] « … en jouant, on contribue à accentuer un peu plus le déséquilibre économique au sein de la société. L’argent de la majorité se retrouve ainsi monopolisé entre les mains d’une minorité, chose contre laquelle l’Islam a toujours lutté. »
Pourtant, il suffit de se rendre auprès des guichets de paris des champs de courses ou des centres de PMU pour observer que cette interdiction est très peu observée en France par les musulmans. Quant aux propriétaires équins du Golfe et du Maghreb, ceux d’Égypte et du Soudan, on se demande comment ils  ont rendu compatible un sport respectable avec la pratique du jeu de hasard et comment ils gèrent les sommes énormes engendrées par les paris hippiques. A l’évidence personne n’a estimé devoir faire appel ici à des Shariah boards!
La même question se pose évidemment avec les paris sportifs, sachant que par exemple que le PSG vient d’être racheté à 70%n ce mois de  juin 2011 par le Qatar alors qu’en France il existe un loto sportif sur les compétitions de football.

Autre information, Al Jazeera, télévision officielle du Qatar, a exprimé son intérêt pour Orange sport et l’exclusivité de la diffusion de matchs de football du championnat français. Le rachat du PSG et éventuellement d’Orange sport s’expliqueraient par l’intention d’Al Jazeera de lancer une chaîne de télévision française, le sport en étant son support principal pour envahir « l’espace de cerveau disponible » des Français, selon l’expression de P. Le Lay.

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/03/bientot-al-jazeera-en-francais.html

L’étrange complaisance française vis à vis des capitaux arabes

Le cas de l’immobilier fait bien apparaître une étrange soumission des autorités françaises aux capitaux arabes

Le monde arabo-musulman a depuis longtemps acquis des terrains et des immeubles en France, en particulier à Paris et sur la côte d’Azur. Pourtant le tourisme est un secteur loin d’être négligeable en termes d’emplois et en termes de balance commerciale.  La France est régulièrement la première destination touristique du monde et on peut s’étonner que les autorités françaises ne se préoccupent pas de conserver dans le patrimoine national ces fleurons  de l’industrie hôtelière.

Pire même, nos dirigeants encouragent la liquidation de notre patrimoine. On apprend ainsi avec effarement que Thierry Dissaux, interlocuteur privilégié et unique de Bercy sur les questions relatives à la finance islamique a préfacé un premier livre blanc « Finance islamique et immobilier en France, Comprendre pour agir », qui est le résultat d’une réflexion engagée par le bureau Parisien de Norton Rose LLP et DTZ Asset Management avec différents représentants d’entreprises, de sociétés de conseil, d’organismes publics et de responsables religieux. L’objectif de la réflexion était de comprendre l’état du marché français de la finance islamique appliquée à l’immobilier et d’agir, selon dix propositions concrètes, afin de favoriser son développement.

Les raisons de cette complaisance sont nombreuses

La France est considérée par les pays arabes comme une alliée naturelle, quitte a à jouer sur son inguérissable  culpabilité postcoloniale, surtout au sein de la gauche.

Dans son livre Eurabia, Bat Yeor a recensé tous les faits marquants  et les étapes de cette « amitié ». Le discours de Gaulle en 1967, notamment,  après la guerre des 6 jours (visible en intégralité sur youtube) contient tous les arguments de la politique française actuelle vis-à-vis des arabo-musulmans. Depuis 1967, cette amitié presque « de principe » s’est renforcée, de gré ou de force, avec quelques attentats dramatiques, la montée en puissance de l’intégrisme musulman et de la bonne odeur des pétrodollars.

Il y a incontestablement une tradition d’amitié franco – arabe aux origines très géopolitiques qui remonte sans doute à son ancienne implantation coloniale, ses anciens protectorats. Ses zones d’influence sont concrétisées par la francophonie et l’implantation de nombreuses écoles françaises, et en particulier catholiques en Palestine où est toujours formée la bourgeoisie de la région. Au total, une cinquantaine d’établissements quadrillent la Terre Sainte, comptant jusqu’à 65 000 élèves et 1 700 professeurs.  » La foi a commencé dans ce pays et aujourd’hui, sans nos écoles, la présence chrétienne serait réduite à néant. Les musulmans le savent et admettent que la survie de l’identité palestinienne passe par sa diversité religieuse « , explique le Père Majdi Al-Siryani, directeur de l’enseignement catholique » (source Henri Tincq, Le Monde 7 avril 2007).

Il y a ainsi une alliance objective de la France catholique avec les Arabes, qui joue les Palestiniens avec le soutien des nations musulmanes, contre les Israéliens et les églises chrétiennes d’Orient comme les Coptes et les Orthodoxes, pour garder la main mise sur la Terre Sainte. Le bras diplomatique du Vatican, l’Ordre de Malte qui dissimule sa véritable mission derrière ses œuvres hospitalières, affiche clairement sur son site officiel l’importance de sa mission diplomatique en Méditerranée. «  La Terre Sainte avec les pays de la Méditerranée Orientale, le Liban, la Jordanie, la Syrie et l’Irak, sont considérés comme le berceau de la Chrétienté. Aujourd’hui, dans ces pays, ou les besoins humains sont considérables, les Chrétiens sont de plus en plus minoritaires et doivent souvent mener une bataille quotidienne pour défendre leur foi, et surtout leur propre survie. Leur futur dépend d’un climat qui est favorable à la coexistence de toutes les communautés ainsi que du respect mutuel ».

Le calcul est productif car si les entreprises de l’Ordre de Malte sont épargnées, comme l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Bethléem qui accouche 70% des femmes palestiniennes, les chrétiens qui ne reconnaissent pas l’autorité du Vatican sont abandonnés en pâture aux fanatiques musulmans d’Égypte et d’Irak au profit du  contrôle des lieux Saints de Jérusalem sur lesquels repose son édifice religieux.

Le symbole le plus visible de l’amitié franco-arabe est l’amitié personnelle du président Sarkozy avec l’émir du Qatar qui incarne en affaires, à travers Qatar Dia le fer de lance des investissements arabo musulmans en Europe.

Ainsi, à travers de nombreux fonds publics et privés, une myriade d’associations et de groupements divers, les pays arabes prennent-ils possession petit à petit d’une partie du patrimoine économique européen. Mais ceci ne serait rien et, à la limite ne présenterait pas de danger particulier, si cet impérialisme ne s’accompagnait d’un impérialisme culturel : la volonté de conquérir les esprits en diffusant  l’islam et ses enseignements en lieu et place de la philosophie des Lumières et des principes démocratiques.
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Le contrôle des esprits,  l’impérialisme culturel et religieux de l’islam

Le financement du salafisme

Plusieurs pays musulmans financent l’expansion de l’islam dans le monde et notamment en Europe, mais  celui qui incontestablement y consacre le plus de fonds et d’énergie, l’Arabie Saoudite, cherche à en diffuser la forme la plus rétrograde et la plus totalitaire : le salafisme. Son intervention revêt des formes multiples, avec pour visée première la prise de contrôle des populations immigrées de culture musulmane d’Europe dans son courant le plus radical avec, à terme, l’espoir qu’il y prenne le pouvoir.

On estime qu’entre le premier choc pétrolier et 1999, l’Arabie Saoudite au sens large – Etat, organisations officielles ou officieuses, donateurs privés – aurait dépensé dans le monde plus de 35 milliards de dollars pour la construction de mosquées, centres culturels, associations islamiques ou autres « ONG d’Allah ». Sans oublier le financement direct d’Al Quaïda et des Talibans. (L’Iran n’est pas en reste, avec le financement du Hezbollah). L’Arabie Saoudite est ainsi le tout premier mécène des mouvements islamistes. Cela a commencé en 1978 par l’inauguration de l’Association culturelle islamique de Genève créée pour diffuser le Coran et promouvoir la culture musulmane en Europe. Depuis elle a fait énormément de petits…

La description des outils de cet impérialisme cultuel/culturel est trop longue pour figurer dans cet article. On trouvera ici, (avec toutefois un certain nombre de réserves concernant l’auteur de l’article au parcours politique assez bizarre), pour l’Arabie Saoudite, le détail de cette nébuleuse impressionnante de banques, associations caritatives et fondations diverses qui déversent ainsi des flots ininterrompus de pétrodollars pour la diffusion du salafisme dans le monde, surtout en Europe, et on consultera notamment le paragraphe consacré à la France.
Il est intéressant de noter que malgré la présence d’une communauté musulmane importante, la France résiste mieux, pour l’instant, que des pays voisins comme la Belgique, largement gangrénée par le salafisme.
S’il nous a été impossible de vérifier, dans le détail la totalité de l’article une partie de ce qui y est développé est confirmé par d’autres sources  notamment celles du Centre de recherche sur le terrorisme.  Mais également iciici et ici. aussi nous le considérerons comme une source fiable, au moins dans les grandes lignes et sur le plan factuel.

La finance islamique

Elle est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique, et l’ouverture en novembre de celui de l’université Paris Dauphine. Elle a même invité le gouvernement et les banques à se mettre en accord avec les règles de financement islamique afin d’attirer les pétrodollars en France. La BNP, de son côté, annonce qu’elle a déjà intégré les pratiques de la finance islamique depuis une vingtaine d’années.
En octobre 2009 s’est tenue à Paris la 3ème Edition de The Islamic Finance Summit sous l’égide de l’association Europlace créée, en principe, pour contribuer au développement de la bourse de Paris. Celle-ci a déjà signé 3 MOU (Memorandum of understanding) avec les principales institutions de réglementation de la finance islamique.
De plus, le parlement vient de voter la validation du sukuk, version musulmane de nos obligations.

Outil spécifique de diffusion des valeurs musulmanes, la finance islamique bénéficie donc d’un engouement et d’un soutien incontestables de la part des pouvoirs publics. Soutien étonnant lorsque l’on examine un peu sérieusement ses soi-disant « avantages ».

Définissons-la brièvement : c’est une finance qui n’investirait que dans des activités compatibles avec la charia et les valeurs islamiques, (ce qui nécessite la présence au sein des institutions financières des Shariah boards, ces comités d’éthique islamique composés de « savants » en religion) qui ne pratiquerait pas l’usure (le taux d’intérêt), interdirait la titrisation plus d’une fois et serait donc plus transparente, moins risquée aussi puisque le débiteur qui ne pourrait rembourser ne se verrait pas dépouillé de ses biens et les prêts seraient nécessairement adossés à des éléments d’économie réelle.

Concernant ses activités Shariah compliant, notons que si l’on ne connaît pas de fonds musulman finançant de la fabrication d’alcool ou des élevages de porcs, en revanche les « savants » sont divisés sur certaines activités comme les produits de beauté et pour certaines autres, des accommodements semblent possibles;  on l’a vu pour les hôtels ou les jeux d’argent. Et d’une manière plus globale, si l’on sent une montée de revendications d’éthique dans le fonctionnement des banques (voir le rapport annuel de la FNBF, fédération nationale des banques françaises de 2008 en traite longuement), celles-ci ne passent donc nullement par la nécessité d’adopter les règles de la finance islamique.

L’absence de taux d’intérêt est une escroquerie pure et simple, une fiction : lorsqu’on vous prête de l’argent, comme ce prêt est censé toujours financer l’économie réelle, votre prêteur achète le bien que vous convoitez et vous le revend par mensualités avec un bénéfice, qui effectivement ne s’appelle pas « taux d’intérêt » mais cela revient exactement au même.

Concernant le fait que l’emprunteur ne serait pas forcé de rembourser la banque s’il n’en a pas les moyens ou s’il perd le bien pour lequel il a contracté un prêt (par exemple, il est prétendu que votre maison ne sera pas saisie si vous ne pouvez plus payer vos traites), lorsque l’on interroge précisément des spécialistes de la finance islamique comme Elyes Jouini la réponse est invariablement que les savants « étudieraient la question », que« chaque cas devrait être examiné en particulier ». Le moins que l’on puisse dire est que cette règle obscure a très peu de chances d’être appliquée.

Que cette finance soit plus sûre parce que adossée à l’économie réelle, en interdisant la titrisation au-delà d’une fois( titrisation  jugée responsable de la crise subprimes), est formellement contredit par les pertes subies par les pays arabes au cours de la crise financière entre 2008 et 2009. Les monarchies du golfe qui sont garantes à travers leurs institutions des règles de la finance islamique, ont perdu des milliards de dollars dans des placements qui n’avaient rien d’éthique, comme leur participation dans la Citibank. Les fonds souverains du Golfe avaient perdu 800 milliards de dollars entre fin 2008 et le premier trimestre 2009. (Source McKinsey Global Institute, Financial News). Et le montant des pertes n’est  qu’une estimation de l’ONU, car ces fonds souverains ne révèlent jamais le montant exact de leurs avoirs ni celui de leurs pertes, ce qui est, d’ailleurs , contradictoire avec l’assertion généralisée d’une véritable transparence de la finance islamique.

Personne n’est vraiment inquiet à long terme pour ces producteurs de pétrole compte tenu de la nouvelle envolée des prix du baril, mais cette crise a révélé que les avantages supposés de la finance islamique étaient parfaitement illusoires, aussi peut-on s’étonner et s’irriter de ce que nos gouvernants continuent à nous la vendre comme plus sûre parce que plus éthique par opposition aux finances non islamiques qui seraient responsables de la crise pour absence d’éthique…

En réalité tout cela cache une réalité bien plus triviale : l’adhésion à la finance islamique est le prix à payer pour que Paris supplante la City en tant que place boursière.

Tous les arguments sont bons pour attirer les capitaux arabo-musulmans.
La finance islamique permettrait  de répondre à la demande d’un marché de 5 millions de musulmans en France avec l’ouverture d’un nombre potentiel de 20 000 à 300 000 comptes bancaires .

Il s’agit bien sûr d’une estimation puisque les statistiques ethniques et confessionnelles sont interdites depuis 1872. Cette estimation (chiffres INED, CNUCED, OCDE et Wikipedia) qui monte à 6 millions pour une population totale de 64 M ferait de la communauté musulmane de France la plus importante parmi les pays d’origine chrétienne. Mais ils sont loin d’être tous potentiellement concernés par ces ouvertures de comptes dans des banques pratiquant la finance islamique. Si on en exclut toutes les personnes que leur pauvreté ou la charia rejette, comme les femmes ou les homosexuels, et compte tenu que selon le rapport Machelon, il n’y aurait pas plus de 1 200 000 musulmans vraiment pratiquants, il ne reste plus beaucoup de clients potentiels pour les banques Shariah compliant. Le marché de 5 à 6 millions de musulmans vivant en France est pure imagination.

Concrètement, les nouvelles dispositions gouvernementales concernent uniquement les banques d’investissement et non les banques de détail, celles qui intéresseraient la majorité des Musulmans de France. Il apparaît de toute évidence que le chiffre avancé de 5 millions de musulmans concernés par la finance islamique  est un grossier mensonge destiné à justifier l’introduction de Shariah boards, c’est-à-dire de comités de savants experts en religion, dans les banques et les institutions de notre République laïque.

Dans le même ordre d’idées on nous annonce que le développement de la finance islamique attirerait 113 milliards d’euros d’investissements étrangers. C’est une belle somme mais ce n’est qu’une estimation, et Elyes Jouini qui la donne ne précise pas que, pour atteindre cet objectif, il faudrait rivaliser avec Londres, le Maghreb, les Etats-Unis et tous les autres pays qui sont prêts à prier 5 fois par jour en direction de la Mecque afin que le Seigneur déverse sur leur tête la manne des pétrodollars.

Autrement dit, nos dirigeants nous contraignent à revoir nos lois et nos règlements, à passer sur nos us et coutumes, à oublier notre philosophie et entamer nos libertés pour nous sauver d’une crise dont ils prétendent, dans le même temps, que nous nous en sommes bien tirés et que, grâce à leur éthique, nos banques n’ont pas sombré. L’argument est d’autant plus infondé que la France attire toujours les capitaux étrangers puisqu’elle se situe en deuxième position, après les Etats-Unis pour les IDE (Investissements directs étrangers). Que signifie alors le chiffre avancé de 113 milliards d’euros qui serait généré grâce à l’introduction de la charia dans nos banques ? Les pays du Golfe semblent plus intéressés par des « investissements immobiliers plus que productifs », a reconnu Christine Lagarde, qui a cependant fait état d’une « prise de conscience » actuelle dans ces pays des « opportunités offertes par la France« . Bref, un chiffre qui semble hautement fantaisiste.

La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s’est soldée par un échec : il a fermé en avril 2009, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d’euros de dépôts.

Malgré des rumeurs, il n’y a pas eu non plus pour l’instant d’annonce d’émission de « sukuk »ces obligations conformes à la finance islamique par une entreprise française, pas plus à l’étranger qu’en France.
Enfin,  l’absence de finance islamique n’a jusqu’ici jamais constitué un frein aux échanges des pays arabes avec l’Europe et l’Amérique, les échanges interarabes représentant moins de 9% de leurs échanges globaux, préférant selon leurs affinités politiques, les USA et la Grande Bretagne pour les pays du Moyen Orient, l’Europe pour les pays du Maghreb. Par ailleurs, quelques  1200 milliards de dollars de capitaux arabes sont entreposés au niveau des banques se trouvant à l’étranger.

Marqueur en forte croissance de l’impérialisme culturel musulman, le développement du marché halal

Le marché du Halal, ce qui est licite (versus illicite, haram), concerne surtout l’agro-alimentaire, mais il s’étend également à d’autres produits comme les vêtements et les accessoires de culte. Le marché du halal est tellement dynamique qu’il fait l’objet de mouvements financiers et de cotations boursières. Par exemple, Thomson Reuters, en partenariat avec Ideal Ratings, a récemment lancé le SAMI Halal Food Index qui est une notation de sociétés cotées de l’industrie alimentaire auprès de l’OCI (Organisation de la Conférence islamique). La nourriture halal est une partie cruciale de la vie quotidienne des musulmans du monde entier… Sami halal Food Index ce sont les sociétés de transformation des aliments, la distribution, pêche, agriculture, de 15 pays membres de l’OCI, environ 270 entreprises avec une capitalisation de 114 milliards de dollars.
Le 6ème forum mondial du marché halal s’est tenu du 4 au 5 avril 2011 à Kuala Lumpur, en Malaisie. Le marché mondial des aliments halal est estimé à 635 milliards de dollars US. (données 2009).
En Europe seulement, le marché halal représente 67 milliards de dollars US. Selon l’organisme Halal Industry Development Corporation de Malaisie, les viandes représentent 10 p. 100 et les aliments transformés et boissons non alcoolisées 35 p. 100 de tous les produits halal à l’échelle mondiale.

Dernier marqueur de la colonisation des esprits : Al Jazeera France arrive

Les manoeuvres de Sarkozy avec le Qatar autour du sport présagent de la prochaine arrivée de la télévision d’Etat du Qatar, Al Jazeera.
La presse internationale a fait état des pressions de Sarkozy pour l’attribution du mondial de foot au Qatar en 2022. Sarkozy aurait même mouille Michel Platini dans l’opération qui s’est terminée en effet par l’élection du Qatar.
Les experts médias estiment que l’objectif du soutien de Sarkozy au Qatar pour le mondial, pour le rachat du PSG, les droits de diffusion et éventuellement le rachat d’Orange sport n’ont pour but que de préparer l’installation de la télévision qatari en France, le sport n’étant que le cheval de Troie (encore un!) du média le plus important du monde arabo musulman.

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Il est temps de conclureExiste-t-il un réel impérialisme culturel et économique arabo-musulman ?

La réponse est incontestablement oui, encore que son importance, comme le danger qu’il représente sont difficiles à chiffrer précisément même si, incontestablement, la France laïque résiste mieux là où d’autres pays sont en passe d’être littéralement submergés.

Pour autant des signes inquiétants sont là :

– Les dirigeants français et européens ignorent les déclarations « ordinaires » des arabo-musulmans en faveur de l’hégire, du djihad et de la charia, ils ignorent les interrogations comme celles de l’avocat américain David Yerushalmi qui, à l’issue d’une étude approfondie de l’économie islamique, interroge :« La charia est-elle un support inoffensif, apolitique, non djihadiste et éthique pour des produits et services financiers ? Ou est-ce une  solide construction théologico-politico-juridico-sociale qui vise à déstabiliser les nations et états séculaires de l’Occident ? »

– Nous constatons que les capitaux arabo-musulmans profitent de la crise, imputée en grande partie à la financiarisation de l’économie, pour imposer le jihad économique aux occidentaux, que d’autre part les occidentaux se plient à la charia pour attirer les pétrodollars sans que les investisseurs arabo-musulmans ne l’exigent puisqu’ils investissent déjà depuis longtemps dans des actifs titrisés plus d’une fois (comme l’interdit la charia), dans des actifs financiers non adossés à l’économie réelle comme le voudrait la charia et dans des secteurs d’activité comme l’hôtellerie, le luxe ou les casinos qui sont clairement haram.

– Nous constatons également que les occidentaux et les européens en particulier n’ont pas de scrupule à vendre leur patrimoine historique (les palaces, les hôtels particuliers parisiens) ni leur patrimoine économique (industrie automobile et tourisme) ni leur liberté de conscience (introduction du religieux dans l’économie).

– Nous constatons encore que les dirigeants français et européens se ruent sans discernement et avec force courbettes sur les ponts d’or des pétrodollars, qu’au prétexte de relever la situation économique, ils choisissent le court terme au détriment des générations futures.

– Nous constatons enfin une entreprise délibérée de répandre le salafisme, ou à défaut toutes les formes les plus radicales de l’islam dans le monde, y compris en Europe, s’appuyant sur les immenses possibilités financières des pays du Golfe, tout particulièrement de l’Arabie Saoudite.

De nombreux intellectuels s’inquiètent de l’islamisation des sociétés occidentales et de la pression permanente que subissent les non-musulmans qui ne se résignent pas à la transformation de leur culture, de leurs modes de vie, de leurs usages, de leurs règlements et de leurs lois. Ils ont d’autant plus de mérite à le faire que toute révolte contre cette remise en question de nos sociétés est combattue par ceux qu’il faut bien appeler leurs « idiots utiles », au nom de la lutte contre l’islamophobie et le racisme. Comme si l’Islam constituait une race !

Aria.

Avec la précieuse collaboration de Léon sans laquelle cet article n’aurait jamais vu le jour.



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Sources :

Finance islamique

Discours de Christine Lagarde au au II ème Forum Français de la Finance Islamique organisé par Secure Finance et la Chambre de commerce franco-arabe à Paris le 26 novembre 2008


ISLAMIC FINANCE : 17th World Islamic Banking Conference WIBC -Bahrain 22 -24 /11/2010
– FINANCE ISLAMIQUE : Le COFFIS Conseil Français de la Finance Islamique cycle de conférences le 8 et 9 octobre 2010 –
– ISLAMIC FINANCE : Report information and analyses  » Islamic Finance Saudi Arabia, Kuwait,Qatar, Bahrain and United Arab – Free Download
Finance islamique : France Sukuk lance un produit d’épargne).
2nd Annual Islamic Finance Paris Market Meeting

Halal
France : Laïcité : « De la créativité pour financer les mosquées »
A Look at the first ever Halal Food Investable Index
LDC achète la société Corico et s’allie en Espagne – ouest-france.fr
Tendances sur le marché mondial des aliments halal

La candidature au FMI de Christ-ine Lagarde soutenue par Mahomet

Publié le

Christ-ine Lagarde est devenue très populaire dans le monde musulman lorsqu’en 2008, elle a défendu la finance islamique et la nécessité de modifier nos lois et usages pour permettre à nos banques de vendre des produits charia compatibles, c’est à dire conformes à des recommandations du Coran qui ne sont même pas respectées par les Musulmans eux-mêmes.

http://www.youtube.com/watch?v=eThqtTbBr-A

Cette vidéo de Christ-ine Lagarde vantant les mérites de la FI (finance islamique) a fait le bonheur de tous les sites islamistes, musulmans et les sites officiels des pays musulmans.

En effet, les investisseurs arabo-musulmans achètent des hôtels qui vendent de l’alcool et font travailler des call-girls, achètent des casinos alors que le jeu est prohibé dans l’Islam et financent des courses hippiques liées au PMU et aux jeux en ligne.

Depuis des décennies, les arabo-musulmans investissent en France leurs pétrodollars sans que notre système bancaire, ou celui des Américains, ne semblent les avoir gênés. A ce propos, rappelons que la ruine de Dubaï est directement liée à ses investissements dans les junk bonds américains, un système capitaliste basée sur la titrisation qui est, en principe, interdite par la charia qui dit que l’argent doit être adossé à des avoirs tangibles.

En 2008, Paris-Europlace http://www.paris-europlace.com/index_fr.htm sortait une étude sur la nécessité de nous adapter aux exigences de la Finance islamique en même temps qu’était créé un cursus de finance islamique à l’université Paris-Dauphine et qu’on apprenait l’existence de cursus existants déjà à Lille. La FI a eu le vent en poupe grâce à la publicité que lui ont donné les médias. Et puis le soufflé est retombé comme le constatent des étudiants de Sciences-po http://journaldesgrandesecoles.com/2011-annee-de-la-finance-islamique-en-france/

2011 devait être l’année de la FI mais les produits financiers conformes à la charia n’ont pu se développer comme Chris-ine Lagarde le souhaitait faute de compatibilité avec notre réglementation bien que nos banques principales se soient adaptées depuis une vingtaine d’années pour faire plaisir à des Musulmans. Par exemple, la BNP accueuillerait dans ses services des charia boards, des comités de savants musulmans, pour affirmer la compatibilité de ses produits financiers avec la charia.

Quoiqu’il en soit de la nécessité et de la réalité de la FI en France, Christ-ine Lagarde a gagné des supporters qui ont vu dans son engagement en faveur de la FI une adhésion aux valeurs de l’Islam qui s’est ajoutée à l’islamophilie du gouvernement français et des partis politiques.

On ne sera donc pas étonné que les premiers soutiens de Christ-ine Lagarde à la direction du FMI proviennent de pays musulmans comme l’Indonésie, les pays du Golfe comme les émirats arabes Unis, l’Égypte, le Maroc et l’Afrique sub-saharienne majoritairement musulmane.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/13/04016-20110613ARTFIG00287-lagarde-espere-le-soutien-des-etats-unis-et-du-japon.php

Soyons juste, Christ-ine est soutenue aussi par Bruxelles, par la Pologne, par Londres, par la Chine et des pays non-musulmans. Mais, considérant le poids important des pays musulmans à l’ONU, on peut craindre qu’ils monnayent cher leur soutien à notre candidate au FMI qui serait alors plus tentée de couler les révolutions arabes que les soutenir.

Après le Mexicain Agustin Carstens,  l’arrivée dans la course à la direction du FMI d’un économiste israélien expérimenté , Stanley Fischer, risque de donner à l’affaire des éclairages supplémentaires sur une course à la candidature qui promet d’être mouvementée au regard des enjeux portés par le FMI, comme le désir des Américains de ne pas trop regarder leurs comptes ou celui des pays émergents de devenir des acteurs à part entière des affaires financières et économiques  mondiales.

Quoiqu’il en soit, même si Madame Lagarde est aux ordres de notre président bien aimé, on ne peut que saluer le courage de cette femme qui se jette dans la fosse aux lions et espérer qu’elle ne glissera pas sur le Tapie comme DSK sur sa savonnette.

Le Qatar, meilleur ami de la France : Les Français aboient, le viol passe.

Publié le

A l’occasion du viol d’une femme de chambre par un Qatari, l’auteur présumé des faits, membre de l’entourage de la famille princière du Qatar (qui n’a jamais été inquiété et avait pu à l’époque regagner son pays),nous apprenons que la victime a été sommée par le commissaire de renoncer à déposer plainte pour ne pas causer de problèmes.

«Moi si vous ne voulez pas laisser tomber, je vais classer cette affaire», se serait-elle entendu dire, selon son témoignage. Le dossier, selon Le Parisien, a d’ailleurs été classé par le parquet il y a plusieurs semaines. Selon des sources judiciaires citées par le quotidien, des investigations doivent être relancée, même si les possibilités de mettre la main sur le suspect sont jugées «très hypothétiques».http://www.20minutes.fr/article/740063/quand-affaire-dsk-relance-enquete-agression-sexuelle-femme-chambre-paris

Cette réaction d’un fonctionnaire de police en dit long sur l’indépendance de la police qui, en principe, nourrit la Justice. Comment un crime ou un délit signalé à la police remontera-t-il au Procureur de la République si une plainte n’est pas déposée ? La plupart des gens ignorent qu’ils peuvent saisir directement le Procureur.

Donc, le fonctionnaire de la police dissuade la plaignante de déposer plainte contre une éminence qatarie. Il sait que le Qatar est le meilleur ami de la France, que ses princes disposent dans notre pays d’un poids économique et politique de taille et que notre président Sarkozy en est un ami très cher.

Photo prise au Qatar extraite de Tripadvisor.com, Nicolas et Carla recevant leurs amis Qataris à l’Elysée

Nicolas Sarkozy a trouvé dans les dirigeants qataris, avec lesquels il avait noué des relations dès avant son élection, des partenaires pour sa « diplomatie de la réconciliation », désireux, comme lui, de « parler à  tout le monde ».

Libération des infirmières bulgares en Libye, crise libanaise, relations  la Syrie, conflit du Darfour : depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, le Qatar fait figure de joker diplomatique du président français.

La France et le Qatar, dont les armées sont dotées à  80% de matériel français, entretiennent depuis longtemps des relations étroites et sont liés depuis 1994 par un accord de défense. Le Qatar qui entend jouer un rôle diplomatique au Moyen Orient et en Afrique (Darfour) soutient la politique étrangère de Sarkozy et, en particulier son projet d’Union pour la Méditerranée ou ce qui en reste.

Résumé des investissements Qataris en France

Investissements Qatari en France.

Sources : divers et http://www.lepost.fr/portfolio/2011/06/01/2511934_le-qatar-en-france-l-emirat-place-ses-billes.html :

Immobilier
Immeubles haussmanniens, hôtels particuliers, l’immobilier de luxe français est prisé des investisseurs qataris. Ces dernières années, ils ont mis la main à Paris sur l’hôtel Royal Monceau, le Majestic et l’hôtel Gray d’Albion à Cannes. Depuis 2008, une disposition fiscale exonère les investisseurs du Qatar des plus-values immobilières en France.

Le frère de Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar, a acquis en 2007 pour un prix estimé par les médias français entre 60 et 80 millions d’euros le prestigieux hôtel particulier Lambert, construit par Louis le Vau et décoré par Charles le Brun, à la pointe de l’Ile Saint Louis et entend y mener d’importants travaux qui ont suscité la colère des résidents de l’île, de l’association Paris historique et même de Michèle Morgan qui y a habité.. Il ne s’agit pas d’empêcher cette restauration, mais de remettre les choses dans le cadre d’une procédure claire, rigoureuse », a déclaré à l’audience Me Michel Huet, représentant de Paris Historique. Pour les défenseurs du propriétaire, cette rénovation très coûteuse doit au contraire être vue comme une opportunité. « C’est une chance inouïe pour notre pays d’avoir une belle restauration de ce qui mérite d’être restauré dans cet hôtel », a déclaré Jean Barthélémy, représentant du ministère de la Culture. »C’est un projet exemplaire qui ne peut être dénigré gratuitement. »

Qatari Diar, société détenue à 100% par Qatar Investment Authority a acheté en 2007 le Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber, ancien hôtel Majestic construit en 1908, pour y créer le Peninsula Paris Hotel avec la participation de Hongkong and Shanghaï Hotels.

Les participations dans les entreprises françaises
En quête de notoriété internationale, le Qatar est aussi un vaste vivier de richesses et de partenariats. À l’image d’EADS dont le fonds Qatar Investment Authority contrôle 6% du capital, les entreprises françaises ne résistent pas aux sirènes qataries. Le riche état du Golfe posséde ainsi près de 8% du groupe Lagardère, 5% de Veolia Environnement, ou 1% de Suez.

Les affaires de sport
Décidé à développer son image par le sport, l’émirat avait confié en 2002 la création et l’organisation du Tour du Qatar au groupe français Amaury Sport. La première incursion du Qatar dans le football français intervient quelques semaines après l’attribution de la Coupe du Monde 2022 sur son sol. Les Qataris avait déjà racheté le club espagnol de Malaga en 2010 et ont récemment conclu unprestigieux partenariat maillot avec le FC. Barcelone.

Le football avec le PSG

Le Fonds souverain du Qatar, Quatar Investment Authority (QIA), devient actionnaire majoritaire du club de la capitale à hauteur de 70% en rachetant des parts à Colony Capital, le fonds d’investissement américain en charge du club depuis 2006. Lors de sa conférence de presse, Sébastien Bazin, l’homme de Colony Capital Europe, a évoqué ses « amis qatariens », parlant même de « grands frères ».

L’industrie du luxe
Comme le Prix de l’Arc de Triomphe – la course hippique internationale sponsorisée par le Qatar – le luxe et l’élégance à la française séduisent les investisseurs. Mi-mai, le Qatar Luxury Group, société lancée par l’épouse de l’émir du Qatar, a pris les rênes du maroquinier français Le Tanneur.

Courses hippiques

Le prophète Mahomet participait à des courses hippiques et des courses de chameaux, tradition qui perdure dans les pays musulmans dont le pur sang arabe reste un des symboles.

Mais est-ce que Mahomet participerait les 3 et 4 octobre prochains à l’une des plus prestigieuses manifestations hippiques du monde, le Prix de l’Arc de Triomphe, cette année le Qatar Arc de triomphe, à Longchamp ?

Au cœur du temple des courses de plat, l’hippodrome de Longchamp, redécoré à cette occasion aux couleurs du Qatar, offrira le programme le mieux doté d’Europe avec un total d’allocations de plus de 6,7 millions d’euros. Près des deux tiers de ces allocations sont attribués à la course la plus attendue du Week-end, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, courue le dimanche 4 octobre.

Les chevaux sont certes des animaux formidables mais  brasser des sommes considérables pour organiser et financer des courses hippiques immanquablement adossées à tout un système de pari, cela est-il éthique et charia compatible ?

Selon un texte publié sur muslimfr.com, Islam et jeux de hasard, par Mouhamoud Patel, « il y a unanimité entre les savants musulmans pour considérer l’ensemble des formes de jeux de hasard (avec mise) …comme étant strictement interdites ». L’auteur précise : « … en jouant, on contribue à accentuer un peu plus le déséquilibre économique au sein de la société. L’argent de la majorité se retrouve ainsi monopolisé entre les mains d’une minorité, chose contre laquelle l’Islam a toujours lutté. » Pourtant, il suffit de se rendre auprès des guichets de pari des champs de courses ou des centres de PMU pour observer que, parmi la foule essentiellement masculine et d’origine très modeste, se pressent une majorité de maghrébins et d’africains musulmans.

Il semblerait que pour les paris hippiques, personne n’a estimé devoir faire appel à des charia boards. On se demande donc comment les propriétaires équins du Golfe et du Maghreb, ceux d’Égypte et du Soudan ont rendu compatible la pratique d’un sport respectable avec la pratique du jeu de hasard et comment ils gèrent les sommes colossales engendrées par les paris hippiques.

Investissements Français au Qatar

De son côté, la France s’installe au Qatar avec HEC et d’autres grandes écoles. Il n’est pas certain que ce type d’investissement soit équivalent de ceux du Qatar en France, d’abord parce que nous n’en avons pas les moyens financiers, ensuite parce que le Qatar est un marché de toute petite taille et que même s’il peut représenter la tête de pont de la France dans le Golfe, nous n’avons pas l’attrait des USA.

Il semble que nos investissements au !Qatar, de même que ceux du Qatar en France nous coûtent, si ce n’est de l’argent, des sacrifices. En effet, pour séduire les fonds souverains des pays musulmans, la France s’est lancée dans la finance islamique.

La finance islamique est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique et l’ouverture en novembre 2010 de celui de l’université Paris Dauphine.

Il n’est pas certain que les concessions économiques et diplomatiques faites par la France au Qatar rentrent dans le cadre d’une relation gagnant/gagnant. Et pour ce qui est du viol de Diane, il sera intéressant d’observer comment Sarkozy fera pour épargner son cher ami Qatari.

Lire aussi cet article de Christine Tasin sur Riposte laïque en date du 12 décembre 2011

http://ripostelaique.com/ils-vendent-la-france-au-qatar.html

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