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Archives de Tag: foot

La FIFA autorise le voile dans les stades mais interdit le poppy du 11 novembre

Vendredi 11 novembre devait se tenir un match Angleterre-Ecosse.

En ce jour de l’armistice où tous les peuples des Nations britanniques arborent, cultivent et vendent des coquelicots (poppy, poppies), un symbole qui leur est tellement cher qu’ils parlent de « Poppy Day », la FIFA n’a rien trouvé de mieux que de leur interdire ce symbole sur le terrain, au nom de la neutralité politique !

La Fifa autorise depuis plusieurs années le port du voile dans les stades, ne s’agit-il pas là d’une marque politique, plus politique encore que le poppy ?

Heureusement, les footballeurs anglais et écossais ont tenu bon et ont arboré le coquelicot sur des brassards noirs. Finalement, l’Angleterre a gagné 3-0 contre l’Ecosse ( goals from Daniel Sturridge, Adam Lallana and Gary Cahill) et les sportifs ont célébré le 11 novembre sur le stade en une émouvante cérémonie que l’on peut voir su;

  Sont concernés les footballeurs de l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles,le 11/11/2016

Football - ANGLETERRE - Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)
Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)
Alors, coquelicot ou pas coquelicot ? L’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles, qui ont demandé la possibilité de porter des brassards noirs avec un coquelicot ce vendredi 11 novembre en souvenir de l’armistice de la guerre 1914-1918, ont déclaré que la Fifa leur avait interdit de le faire, au motif que les règlements interdisent toute manifestation politique sur les maillots . Si l’Irlande du Nord et le pays de Galles porteront donc un brassard simple ce vendredi, les U21 anglais ont, eux, porté le coquelicot jeudi soir lors de leur succès face à l’Italie

Quant à la Fifa, elle a tenu à préciser qu’elle n’avait en rien interdit le port du coquelicot, mais qu’elle avait juste rappelé aux fédérations concernées la règle en matière de signe distinctif politique ou religieux, et que le comité de discipline indépendant était le seul à pouvoir établir si cette règle avait été enfreinte. L’Angleterre et l’Ecosse, qui s’affrontent ce vendredi (20h45) à Wembley lors des qualifications pour la Coupe du monde 2018, choisiront leur camp.http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/L-angleterre-et-l-ecosse-privees-de-coquelicots-sur-leurs-brassards/748110
The Northern Ireland shirt which was temporarily withdrawn from sale on the JD Sports website.

Il me semble que la FIFA soit moins regardante quand il s’agit de manifestations islamistes…

Pourtant, il n’y a rien de plus politique que le voile et les tenues islamiques, une des formes du djihad civilisationnel, envahir le monde non musulman en lui imposant la charia.

Les pétro dollars font la loi et la FIFA a besoin de beaucoup d’argent étant donné le prix des joueurs.

«Aujourd'hui, c'est le foot. Demain, ce sera la natation», s'inquiète Asma Guenifi.
La FIFA a autorisé les footballeuses musulmanes à jouer avec le foulard islamique (hijab) grâce à la levée de l’interdiction par l’International Board qui définit les règles du football mondial. Si l’Iran et l’Arabie Saoudite s’en félicitent, d’autres organisations montent au créneau et dénoncent les pressions qui sont à l’origine de cette décision. Quelle est la position de la Ligue du Droit International des Femmes ?…
http://www.atlantico.fr/decryptage/footballeuses-voilees-pourquoi-fifa-accepte-jeu-islam-politique-annie-sugier-412349.html
L’escrime ce n’est pas du ressort de la FIFA mais les observateurs notent que le voile devient la règle pour les joueuses mulmanes dans le sport international, y compris aux jeux olympiques malgré les déclarations de neutralité dans les chartes de toutes les institutions sportives officielles.
Ibtihaj Muhammad, va devenir en 2016 la première musulmane américaine voilée à prendre part aux JO. (Charles Sykes/AP/SIPA)
Selon la Ligue Internationale du Droit des Femmes, « Ces pays bafouent les principes et les règles inscrits dans la charte olympique à laquelle ils ont pourtant souscrit. […] Quel crédit donner au CIO et aux fédérations internationales, qui plient face à des exigences n’ayant rien à voir avec le sport et qui briment les femmes ? Ce faisant, ils trahissent les athlètes musulmanes qui ont couru bras et jambes découverts. »

Bravo le Portugal !

A l’issue de la finale de l’Euro 2016, le Portugal l’a remporté 1-0 contre la France. Les deux équipes se sont bien battues et les perdants ne sont pas moins méritants. Il n’y a pas de quoi en faire un drame.

Il n’empêche que je me réjouis pour le petit Portugal, cet ami de la France qui abrite 750 000 de ses ressortissants qui aiment la France et ne crachent pas sur les valeurs de la République. D’ailleurs de plus en plus de retraités français s’installent au Portugal qui les accueille en leur faisant cadeau de 10 années d’imposition s’ils y déclarent leur résidence principale.

Pour ma part, j’espérais que le Portugal l’emporterait ou qu’il perdrait de peu avec panache parce que j’ai tendance à prendre le parti des petits et aussi parce que la suffisance des Français m’indisposait. Comme je ne comprends pas le portugais j’ignore si les Portugais étaient aussi arrogants.

Je suis incapable de m’identifier à une équipe qui ne me ressemble pas et dont les membres bouffent à tous les râteliers pourvu qu’ils soient monstrueusement payés. Je n’aime pas ces faiseurs prostituteurs. C’est sans doute la même chose pour l’équipe portugaise mais je ne le sais pas.

Et puis, comme je l’ai écrit dans un précédent article j’ai été passablement irritée par le patriotisme de façade qui a fait se souvenir aux fans de foot qu’ils étaient français. Avoir honte d’arborer le drapeau tricolore après les attentats islamistes et le faire flotter avec fougue pour un simulacre de guerre me déplaît profondément. Pour l’instant le drapeau de mon balcon est replié par le vent, donc peu visible mais dès demain, je le déplierai pour pavoiser pour la France et non pour le foot/fric/frime/fiction.

La Connectrice

Les Français pavoisent plus pour la foot pride que pour la France pride

Publié le

Le drapeau français est de retour après une brève apparition sur commande de François Hollande suite aux attentats du 13 novembre 2015.

Cette fois-ci, les Français arborent volontairement le drapeau tricolore pour soutenir l’équipe de France de foot et ils n’en ont pas honte comme après les attentats. Ils ne disent plus que le drapeau national représente le Front National.

Après le 13 novembre je me suis demandé quoi faire et je me suis procuré, à grand peine car ce n’était pas en rayon, de petits drapeaux français que je distribuais à tout le monde gratuitement avec ces mots : « Tous unis derrière l’adversité » car je pense que notre drapeau devrait être un facteur d’unité et de rassemblement comme aux E.U., au Royaume-Uni, en Suède comme dans tous les pays nordiques, au Canada et ailleurs.

En général, les Français refusaient mes petits drapeaux avec une moue de dégoût alors qu’immigrés et étrangers en redemandaient.

Pour l’Euro2016, le drapeau français est disponible partout, magasins et boutiques, kiosques et épiceries le proposent très visiblement à la vente. Il n’est pas rare de voir des enfants pavoiser en bleu blanc rouge. Et tout ça pour le foot !

Drôle d’état d’esprit de celui qui brandit le drapeau de sa nation pour encourager la victoire de l’équipe nationale dans un simulacre de guerre mais qui dans une véritable guerre se sent si peu français.

La Connectrice

Lynchage de Noisy-le-sec : indulgence coupable pour crime passionnel en filigranne

Publié le

Les Français ont toujours éprouvé de la fascination et de l’indulgence pour les crimes passionnels. Tuer par amour serait le summum du sentiment amoureux. Devenir fou d’amour au point de frapper, martyriser, harceler et tuer attire l’indulgence.

Etant donné que la grande majorité des victimes de « passion amoureuse » sont des femmes et que les « amoureux » passionnés sont des hommes, on est en droit de déceler derrière cet accomodement coupable de la misogynie et du machisme. La passion masculine c’est grand, c’est beau. La virilité est respectable quand on la prouve par la force, par la violence. L’agressivité masculine est naturelle, liée à la testostérone qui définit le mâle. On apprend très tôt aux petits garçons à en user en leur donnant des jouets armes, en les incitant à se battre, à prouver qu’ils sont des hommes en cognant, à ne pas se laisser faire en cognant, à feinter, tromper, foncer dans des jeux qui exacerbent la compétition, l’agressivité et la violence comme le foot, le rugby ou la boxe.

Violences dans le foot: montage de coups bas, édifiant;-(((

http://www.youtube.com/watch?v=HUh8YGNs8iE

Un petit garçon qui se refuse à l’exercice de la violence est un « pédé », une « femmelette », une « gonzesse ». « Montre que tu es un homme mon fils » est un encouragement à la violence.

Le corollaire de ce conditionnement psychologique est que la plupart des hommes ne savent pas utiliser les mots, qu’ils sont secrets sur leurs sentiments et pensées, qu’ils sont introvertis et qu’ils « ruminent » car « ils n’ont pas les mots pour le dire ». Alors ils agissent dans le désordre, dans la haine, dans la domination et la violence. Ils le font d’autant plus aisément que leur éducation non seulement ne leur enseigne pas le contrôle de leurs pulsions mais qu’elle les y encourage. « Allez, vas-y, montre de quoi tu es capable, fonce ».

Jouet enfant : revolver

 

La société leur donne raison après les avoir encouragés. Il a fallu des siècles avant que le viol ne soit considéré comme un crime passible des assises en France. Et dans de nombreux pays, non seulement le viol n’est pas sanctionné, non seulement il est encouragé dans les guerres et les mariages forcés mais c’est la femme victime qui est punie par la répudiation, l’exclusion de sa communauté ou la mort.

En France, on cherche toujours des excuses à l’agresseur, même quand la justice le condamne. Pire, les députés ont rendu hommage à un des leurs, Jean-Marie Demange, homme violent qui avait massacré sa compagne avant de se suicider.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20081117.OBS1299/un-depute-tue-sa-compagne-une-affaire-passionnelle.html

 

Et ses pairs lui trouveront des excuses:

Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, a été un des premiers à réagir. Interviewé sur i-Télé, il a regretté un « drame pour la famille du député, mais aussi celle de la femme qu’il a abattue« , après avoir évoqué la défaite aux municipales à Thionville, dont Jean-Marie Demange était maire jusqu’en mars dernier. « Nous savions qu’il avait été visiblement très affectée par son résultat aux municipales« , a ainsi ajouté le porte-parole du parti de la majorité.

Il s’est heureusement trouvé des députés pour être choqués pour de justes raisons:

http://www.dailymotion.com/video/x7gah7_fallait-il-une-minute-de-silence-po_news

Photo d’une femme battue prise dans un hôpital espagnol


Dans l’affaire du lynchage de Noisy-le-sec, les médias, unanimement, osent sans vergogne et en toute inconscience machiste parler de conflit amoureux Par exemple l’Express :« Une histoire de territoire amoureux ». L’enquête s’oriente vers la piste d’une histoire de coeur mêlée à une rivalité entre quartiers rivaux. Le jeune homme, originaire de la cité des Indes àSartrouville (Yvelines), est « très peu connu des services de police ». Les agresseurs n’auraient pas supporté de voir une jeune fille de leur cité de Bois-Perrier, à Rosny-sous-Bois, au bras d’un habitant d’un autre quartier

Mais où est-donc l’amour dans ces affrontements entre porteurs de phallus écervelés, entre jeunes garçons gavés de pornographie et de machisme ?

Aimer, c’est d’abord être aimable ce qui inclue la gentillesse, la douceur, la tendresse, le respect, la bienveillance, l’affection et le calme, la paix.

Les rivalités, faussement qualifiées « d’amoureuses » sont un oxymore. On ne peut pas aimer et être violent. Un homme jaloux, un homme dominateur, un homme exclusif, un homme possessif, un homme exploiteur n’est pas un homme habité par l’amour. Il est mue par le besoin d’exercer son pouvoir à n’importe quel prix, y compris la mort, et sous n’importe quel prétexte.

Alors que le français est une langue riche en nuances, les mots manquent trop souvent pour appeler un chat un chat et les utiliser à bon escient parce que les mots sont le reflet de la pensée et que la pensée dominante est sexiste, machiste, misogyne et généralement discriminatoire vis à vis des femmes encore considérées comme des sous-hommes.

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