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La France bientôt « judenrein » ?

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France: le CRIF redoute un « pic d’antisémitisme »

Vendredi 12 janvier 2018. Sarcelles. Une ville dans la banlieue nord de Paris. Une jeune fille de 15 ans revient du lycée. Elle porte une étoile de David et une tenue d’école juive. Un homme l’attaque avec un couteau, lui taillade le visage et s’enfuit. Elle sera défigurée le reste de sa vie.

Le 29 janvier, toujours à Sarcelles, un garçon de 8 ans portant une kippa est frappé à coups de pied et de poing par deux adolescents.

Un an plus tôt, en février 2017, à Bondy, deux jeunes Juifs portant eux aussi des kippas avaient été gravement agressés à l’aide de bâtons et des barres de fer. L’un des deux a eu des doigts coupés à la scie à métaux.

Plus tôt encore, à Marseille, un enseignant juif a été attaqué à coups de machette par un lycéen qui a dit vouloir « décapiter un juif ». L’enseignant a utilisé la Torah qu’il portait dans ses mains pour se protéger. Il a survécu mais a été grièvement blessé.

En France, les attaques antisémites se multiplient.

La plupart ont lieu en pleine rue. Et les Juifs savent qu’ils doivent être prudents.

Certaines attaques ont lieu dans les domiciles des personnes attaquées.

En septembre 2017, Roger Pinto, président de Siona, une organisation pro-israélienne connue en France, a été battu et détenu pendant des heures par des gens entrés chez lui par effraction.

Sarah Halimi, une vieille dame juive, a été agressée et torturée dans son appartement de Paris, puis jetée de son balcon.

Le 18 janvier 2018, six jours après l’attaque au couteau à Sarcelles, un membre de la communauté juive de Montreuil, à l’est de Paris, a été torturé toute la nuit par deux hommes qui sont entres par la fenêtre et se sont saisis de lui pendant qu’il dormait.

Des graffitis sur les maisons appartenant à des Juifs avertissent les propriétaires de « fuir immédiatement » s’ils veulent survivre. Des lettres anonymes avec des balles réelles sont déposées dans des boîtes aux lettres de juifs et indiquent que la prochaine balle sera tirée dans la tête du destinataire.

Le mot « Juif » est peint en lettres majuscules sur les boutiques et les restaurants juifs. Le jour du troisième anniversaire d’une attaque contre un supermarché casher à Paris, un autre magasin kasher a été incendié et détruit.

« Un acte raciste sur trois commis en France ces deux dernières années a été commis contre un Juif, alors que les Juifs représentent désormais moins de 1% de la population française », note le dernier rapport remis au gouvernement français par le Service de protection de la communauté juive.

« L’antisémitisme a tellement augmenté récemment », ajoute le rapport, « que les actes d’agression qui ne provoquent aucune blessure ne sont plus signalés » : les victimes se sentent impuissantes et ont peur des représailles si elles portent plainte.

Les Juifs français qui peuvent quitter le pays, s’en vont.

Ceux qui n’ont pas encore décidé de partir ou qui n’en ont pas les moyens financiers déménagent dans des quartiers plus sûrs.

La plupart des départs sont hâtifs. De nombreuses familles juives vendent leurs maisons en dessous du prix du marché. Certaines familles se retrouvent dans des appartements trop petits, mais préfèrent l’inconfort au risque d’être agressé ou tué.

La communauté juive française est encore la plus importante d’Europe, mais elle se diminue rapidement. En 2000, elle était estimée à 500.000 membres, mais le chiffre est maintenant inférieur à 400.000, et en baisse constante. Des quartiers juifs qui prospéraient sont maintenant au bord de l’extinction.

« Ce qui se passe, c’est un nettoyage ethnique qui n’ose pas parler de son nom: dans quelques décennies, il n’y aura plus de Juifs en France », selon Richard Abitbol, ​​président de la Confédération des Juifs et amis d’Israël.

Sans les Juifs de France, la France ne serait plus la France, a déclaré l’ancien Premier ministre Manuel Valls en 2016. Mais il n’a pas agi.

Récemment, il a dit qu’il avait fait de son mieux, qu’il n’aurait pas pu faire plus. « Le problème », a-t-il noté, « est que l’antisémitisme aujourd’hui en France vient moins de l’extrême droite que des individus de foi ou de culture musulmane ».

Il a ajouté qu’en France, depuis au moins deux décennies, toutes les attaques contre les Juifs dans lesquelles l’auteur a été identifié venaient de Musulmans et que les attaques les plus récentes ne faisaient pas exception.

Il a rapidement subi les conséquences de sa franchise. Il a été poussé vers les marges de la vie politique. Des sites internet musulmans l’ont qualifié d' »agent du lobby juif » et de « raciste ». D’anciens dirigeants de son propre parti, comme l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, ont déclaré que la femme de Valls était juive et ont laissé entendre qu’il était « sous influence ».

En France, dire la vérité sur l’antisémitisme islamique est dangereux. Pour un politicien, c’est suicidaire.

Les politiciens français, de droite ou de gauche, savent que le politiquement correct règne, et que transgresser ses règles non écrites conduit à être exclu des médias et effectivement ostracisé. Ils savent que certains mots ne peuvent plus être utilisés en France, et que les organisations « antiracistes » veillent à ce que personne ne puisse critiquer l’Islam.

Une nouvelle édition d’un manuel d’histoire pour élèves de quatrième indique explicitement qu’en France il est interdit de critiquer l’islam, et cite une décision de justice pour étayer ce qui est écrit.

Les politiciens français voient que le nombre de Musulmans en France est maintenant si haut qu’il est pratiquement impossible de gagner une élection sans le vote musulman, et que la différence de taux de natalité entre musulmans et non-musulmans aggravera encore cet état de fait dans les années à venir .

Les politiciens français voient aussi que les 600 « zones de non droit » du pays sont en pleine croissance; que les Musulmans radicalisés peuvent tuer, et que de violentes émeutes peuvent éclater à tout moment. En France, plus de 500 personnes ont été assassinées, blessées ou mutilées par des terroristes islamistes en moins de quatre ans.

Les politiciens français constatent également que des vagues de migrants venus du Moyen-Orient et d’Afrique ont créé des bidonvilles échappant largement au contrôle de la police; que les prisons françaises sont sur le point d’exploser, et que les Juifs n’ont aucun poids électoral et sont essentiellement impuissants.

Ils choisissent donc l’inertie, le déni, la lâcheté.

Dans les quartiers musulmans français, des imams islamistes dénoncent la « mauvaise influence » des Juifs et propagent des théories antisémites de conspiration. Les politiciens français restent silencieux.

Les librairies islamiques en France vendent des livres interdits ailleurs, tels que les frauduleux Protocoles des Sages de Sion, et des CD et DVD où sont reproduits les discours antisémites violents de prédicateurs radicaux tels que Yussuf al-Qaradawi, le chef spirituel des Frères musulmans, à qui il est interdit d’entrer en France et aux Etats-Unis, un homme qui dit qu’il regrette qu’Hitler n’ait pas « fini le travail ». Les politiciens français restent silencieux.

Aucune synagogue en France n’ait été attaquée depuis 2014, mais elles sont toutes gardées 24 heures sur 24 par des soldats armés, pourvus des gilets pare-balles et protégés derrière des sacs de sable, tout comme les écoles et les centres culturels juifs.

Sur la photo: des soldats français gardent une école juive à Paris. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

En parallèle, les lois visant à punir les menaces antisémites sont désormais utilisées pour réprimer ceux qui dénoncent les menaces.

Il y a six ans, l’écrivain Renaud Camus publiait Le Grand Remplacement, un livre notant que non seulement les Juifs et les Chrétiens sont remplacés par des Musulmans, mais que les non Musulmans sont souvent harcelés et persécutés. Il a déploré la destruction des églises et a décrit les attaques contre les Juifs comme un « pogrom lent ». Il a été condamné pour « incitation à la haine ».

Récemment, le journaliste Éric Zemmour a observé que dans les quartiers musulmans, les musulmans vivent maintenant « selon leurs propres lois » et forcent les non-musulmans à partir. Il a été reconnu coupable lui aussi d' »incitation à la haine » et condamné à une lourde amende.

Un journaliste israélien a récemment réalisé un documentaire sur les quartiers musulmans français et a expliqué que les Frères musulmans et d’autres organisations islamistes radicales accroissent leur emprise sur les communautés musulmanes françaises, propagent la haine envers les Juifs et l’Occident et ont ouvert de nombreuses écoles où le jihad est enseigné.

Le gouvernement français, a t-il ajouté, finance ces écoles et est donc complice de la dissémination d’éléments d’une dévastation qui pourrait aisément aller au-delà de la destruction des Juifs de France. « L’occupation de l’Occident », a-t-il souligné, « se fera sans guerre mais silencieusement, par l’infiltration et la subversion ». Aucune chaîne de télévision française n’a diffusé le documentaire et n’envisage de le faire. Et le documentaire a été diffusé seulement en Israël.

Des manifestations anti-israéliennes en France soutiennent explicitement le terrorisme. Des gens y crient « Mort aux Juifs », mais ne sont jamais incriminés, eux, pour « incitation à la haine ».

Les sondages montrent que la dissémination sans entraves de l’antisémitisme musulman et la violence qui en résulte conduisent à une montée généralisée de l’antisémitisme qui rappelle clairement les périodes sombres de l’histoire.

Un pourcentage croissant de Français disent que les Juifs en France sont « trop nombreux » et « trop visibles ».

Des rapports remis au ministère de l’Education nationale révèlent que des expressions telles que « Ne fais pas ton juif », destinées à critiquer un étudiant qui cache ce qu’il pense, sont largement utilisées dans les écoles publiques. Les élèves juifs sont de plus en plus souvent l’objet de moqueries – et pas seulement de la part d’élèves musulmans.

Voici peu, l’humoriste Laura Laune a été la gagnante de l’émission « La France a un incroyable talent ». Certaines de ses blagues font rire du fait qu’il y avait moins de Juifs dans le monde en 1945 qu’en 1939. Les organisations juives ont protesté, mais en vain. Maintenant, elle se produit dans des salles combles. L’humoriste antisémite Dieudonné continue à remplir les vastes lieux où il se produit.

Récemment, la prestigieuse maison d’édition française Gallimard a voulu rééditer les écrits antisémites de Louis Ferdinand Céline, un admirateur français de l’Allemagne nazie et un fervent défenseur de l’extermination des Juifs d’Europe sous le régime de Vichy. Le Premier ministre français, Edouard Philippe, s’est ditfavorable à la réédition et a souligné que l’on ne peut nier la « position centrale de Céline dans la littérature française ». Le célèbre chasseur nazi Serge Klarsfeld a répondu que les écrits qui ont envoyé ses parents à la mort « ne doivent pas être à nouveau disponibles ». Gallimard a reporté la réédition.

Il y a quelques années, le « devoir de mémoire » envers ce qui avait été fait aux Juifs en Europe faisait l’objet de nombreux articles. Le 27 janvier dernier, Journée internationale du souvenir de l’Holocauste, pas un seul journal français n’a mentionné quoi que ce soit.

Le Président français Emmanuel Macron lui-même est resté silencieux. Il s’est contenté de publier un tweet évoquant « Auschwitz » et la nécessité de « préserver la paix, l’unité et la tolérance ». Il n’a pas dit un mot sur les Juifs ou l’Holocauste. Il est difficile de voir en France où « la paix, l’union et la tolérance » sont aujourd’hui – surtout pour les Juifs français.

Le dîner du CRIF vu par d’autres juifs

François Hollande, lors du dîner du Crif, à l'hôtel Pullman Montparnasse, à Paris, le 22 février. / © IP3 PRESS/MAXPPP

François Hollande, lors du dîner du Crif, à l’hôtel Pullman Montparnasse, à Paris, le 22 février. / © IP3 PRESS/MAXPPP. Source http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/individu-fiche-s-interpelle-mercredi-soir-cadre-du-diner-du-crif-1201927.html

Et on reparle du dîner du CRIF, qui a eu lieu cette année le 22 février.  Richard Abitbol, président de la CIFAJ-Confédération des juifs de France et amis d’Israël– s’est livré à une analyse intéressante de différentes opinions sur cette institution laïque qui s’oppose ou complète le Consistoire, lequel se préoccupe des questions strictement inhérentes à la pratique de la religion juive.

L’article ci-dessous a pour objectif de présenter à la communauté juive des points de vue contradictoires afin de lui permettre de se faire une idée par elle-même. Une ambition utile pour faire le tri parmi toutes les bêtises qu’on peut lire sur le CRIF.

J’ai retenu des questions qui me paraissent particulièrement sensées :

Ce dîner c’est quoi au juste ?

L’expression d’un lobby ? Mais alors, quel serait l’objet de ce lobby ? Celui de défendre la situation des Juifs en France et les protéger de l’antisémitisme ? Mais n’est-ce pas là le rôle des autorités de la République voire de tous les citoyens de ce pays ?   Ou l’objet de ce lobby serait-il celui de défendre la politique israélienne au même titre que le fait l’A.I.P.A.C aux États-Unis ? Mais n’est-ce pas  là le rôle de l’Ambassade d’Israël ou d’associations dont c’est justement  l’objet social ?

En effet, les Juifs en France sont avant tout des Français qui devraient être respectés et protégés au même titre que n’importe quel citoyen français et vouloir leur donner un traitement spécifique, c’est les jeter en pâture aux antisémites et antisionistes et favoriser le communautarisme qui divise le pays qui est déjà naturellement varié avec ses régions historiques, ses traditions, son folklore, ses patois, accents et idiotismes, etc

La connectrice

CHAQUE ANNÉE, À LA MÊME ÉPOQUE, LA QUESTION REVIENT DE MANIÈRE RÉCURRENTE : LE DÎNER DU C.R.I.F EST-IL UTILE, INUTILE OU NUISIBLE ? CHAQUE ANNÉE, LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ SE DÉCHIRENT SUR LE SUJET COMME NAGUÈRE LES BYZANTINS SE QUERELLAIENT SUR LE SEXE DES ANGES. 

Souvenons-nous ! A Byzance, la querelle sur le sexe des anges faisait rage et le clergé de Byzance en débattait encore farouchement en mai 1453, alors que la menace grondait et  alors même que les armées du sultan ottoman Mehmet II escaladaient les remparts de la ville et allaient s’emparer de l’Empire Romain d’Orient pour le détruire.

Il y a, là,  une grande similitude avec la présente situation des Juifs de France. Alors que leur situation est devenue particulièrement alarmante et délicate, alors que la  menace  gronde au cœur de la République et que, régulièrement, des juifs tombent sous les balles de fanatiques antisémites, les Juifs se querellent sur l’utilité d’un dîner !

Même si, en entrant dans ce débat, on contribue à cette querelle inutile sur «le sexe des anges», nous allons tenter de présenter les points de vue des uns et des autres et  tenter d’avancer dans ce débat récurrent. A la veille du 32ème diner du C.R.I.F,  nous avons décidé de vous soumettre  les points de vue des uns et des autres afin que vous puissiez vous faire une idée par vous-même, ce que nous  faisons  dans  notre quotidienne du 21 février.

Mais,  nous ne pouvions pas vous présenter ces prises de position, sans vous soumettre la nôtre et vous exposer notre analyse sur ce sujet épineux.

C’est donc ce que nous faisons ce jour !  Et,comme à l’accoutumée, nous tenterons de vous présenter une position aussi objective que possible, à supposer même que l’objectivité soit possible en la matière.

Ainsi, notre position est soumise à votre sagacité au même titre que celles des autres intervenants. Notre seul but est, et reste, de vous présenter des points de vue contradictoires afin de vous permettre de vous faire une idée par vous-mêmes !

Certains, dans leur analyse, ont tendance à  vouloir mélanger deux éléments, pourtant bien distincts: la représentativité du C.R.I.F, d’une part,  et le sens et la portée de ce dîner, et surtout de son utilité, d’autre part.

Nous ne nous étendrons pas sur la première de ces questions, nous en avons déjà largement débattu dans ces colonnes; par contre, dans le contexte actuel, il est impératif de réfléchir sur l’éventuel impact de ce dîner tant sur la communauté juive de France que sur la population non-juive de notre pays.

Comme nous l’avons dit plus haut, de nombreux opposants à ce dîner sont, de fait , des opposants à la nature même du C.R.I.F. Leur opinion est donc biaisée. C’est ainsi que nous avons eu droit à des articles au vitriol soi-disant contre ce dîner alors qu’en fait,   c’était bien le C.R.I.F qui était visé. Tel était le sens des articles d’Esther Benbassa dans Libération, de Jean Daniel dans l’Obs, de Edwy Plenel dans Mediapart, et de bien d’autres…encore plus virulents ! Si virulents, pourrait-on dire qu’ils en sont insignifiants !

D’autres, responsables communautaires, comme Philippe Karsenty, s’interrogent, eux,  sur la représentativité même du C.R.I.F et donc sur le sens démesuré de ce dîner. En effet, Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly et figure connue au sein de la communauté juive, affirme quant à lui qu’il ne se rend plus au dîner au Crif depuis plusieurs années. «Le Crif ne réprésente plus personne, et son fonctionnement n’est pas démocratique», déclare-t-il au Figaro. «Le Crif a cessé d’être le représentant des juifs auprès des politiques, pour devenir le représentant des politiques auprès des juifs. Je trouve pathétique ce défilé d’élus, qui ne veulent pas qu’on leur reproche de ne pas y être allés. Je préfère saluer le courage de François Bayrou», explique-t-il.

Pour d’autres encore, comme Alain Finkielkraut, que nul ne peut soupçonner d’hostilité envers le C.R.I.F,  ils s’interrogent sur l’impact de ce dîner et de ses conséquences sur la Communauté juive de France, et pire encore, de l’impact de ce dîner sur l’image et la perception des Juifs en France. Cette interrogation d’Alain Finkielkraut est pertinente, judicieuse et mérite toute notre attention.

Voilà ce que disait, en 2005, Alain Finkielkraut sur le dîner annuel du CRIF : « Le pavillon d’Ermenonville (depuis la réception a lieu à l’hôtel Pullman Montparnasse) est une merveilleuse salle de Bar Mitsva. Voir cet endroit transformé annuellement en une espèce de tribunal dînatoire où les membres du gouvernement français comparaissent devant un procureur communautaire, cela me met très mal à l’aise. Les Juifs ont donné trop longtemps un magnifique exemple de participation à la vie nationale politique et culturelle, et je n’aime pas qu’ils deviennent le fer de lance de la transformation de la République en mosaïques de communautés râleuses.Tous les points soulevés par le président du CRIF sont importants. L’antisémitisme doit être combattu. Il y a aussi des zones grises dans la politique étrangère française. Nous en avons suffisamment parlé ici même. Mais tout cela doit être traité autrement qu’en extériorité et sous la forme de procès. Pourquoi pas demain, le dîner de la communauté musulmane, le dîner gay et lesbien, le dîner des lycéens, le dîner des motards, le dîner des teuffeurs, chacun avec ses griefs et ses impatiences ? » Alain Finkielkraut, L’Arche (le mensuel du judaïsme français) n°563-564, mars-avril 2005, p. 19-21. Régulièrement invité au dîner annuel du CRIF, Alain Finkielkraut répugne toujours à s’y rendre qualifiant cette cérémonie de « grotesque ».

A l’opposé, d’autres,  comme Jean Corcos, défendent avec fougue ce rituel lié au dîner, qui a été mis en place depuis 1985,  pour affirmer que « Au départ confidentiel, (le dîner) a su prendre de l’importance avec le temps jusqu’à s’imposer comme un évènement quasi incontournable des politiques. L’ambition est clairement affichée : il s’agit, comme depuis la création du Crif, en 1943, de porter la voix politique des Juifs de France et d’instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics. »

Mais les Juifs de France ont-ils vocation à porter une «voix politique» autre que celle des citoyens de la République française ?

Certes, les juifs sont confrontés à des problèmes spécifiques qui induisent des réponses particulières et sensibles: abattage rituel, mariages, divorces, circoncisions, enterrements, synagogues, cacherout,… mais également antisémitisme ou son corollaire l’antisionisme. Mais ces problématiques là ne sont-elles pas du ressort du  Consistoire ?

Mais, nous dira-t-on, à juste titre,  il existe en France de très nombreux Juifs laïques alors que le Consistoire est cultuel et représente donc les religieux et ne peut engager qu’eux ! Exact ! Mais  pour ces laïques là les problématiques politiques ne sont-elles pas alors, exactement  les mêmes que celles qui interpellent  tous les autres citoyens de la République ?

C’est là toute l’ambiguïté de la situation et c’est cette ambiguïté qu’il faut tenter de lever !

Alors, au vu de ces éléments, on peut se poser la question suivante:  ce dîner c’est quoi au juste ?

L’expression d’un lobby ? Mais alors, quel serait l’objet de ce lobby ? Celui de défendre la situation des Juifs en France et les protéger de l’antisémitisme ? Mais n’est-ce pas là le rôle des autorités de la République voire de tous les citoyens de ce pays ?   Ou l’objet de ce lobby serait-il celui de défendre la politique israélienne au même titre que le fait l’A.I.P.A.C aux États-Unis ? Mais n’est-ce pas  là le rôle de l’Ambassade d’Israël ou d’associations dont c’est justement  l’objet social ?

De surcroît, il ne faut pas oublier pas que la France n’a pas les mêmes fondements que les États-Unis, et que les lobbys, institutionnalisés aux États-Unis, ne sont pas les bienvenus dans notre pays ! De surcroît, nous poursuivons régulièrement devant les tribunaux , et à juste titre, tous ceux qui prétendent qu’il existe un lobby juif en France qui est puissant et influent , alors est-il judicieux d’agir en donnant corps aux propos fallacieux de ceux que nous poursuivons ?

Enfin, face au  contexte économique et social extrêmement difficile que traversent les français, face à la montée fulgurante de l’antisémitisme en France et à la progression des clichés antisémites dans notre pays, est-il de bon aloi de donner prise à ces clichés ?

En effet, le prix très élevé de la participation à ce dîner donne prise à la confusion des esprits sur le rapport des Juifs avec l’argent et la venue massive des membres du gouvernement donne prise à la confusion des esprits sur le pouvoir d’influence des juifs sur nos gouvernants. Est-ce cela notre objectif et cet amalgame n’est-il pas là le premier du danger qui nous guette ?

Voilà les questions induites par ce dîner, et auxquelles nous avons obligation de réfléchir même s’il est difficile d’y répondre !

Alors, oui, Alain Finkielkraut a raison: il ne faut surtout pas donner à cette rencontre républicaine, l’image d’un «tribunal dînatoire», il faut absolument éviter de prêter le flanc à la plus violente des critiques antisémites qui consisterait à laisser supposer que les Juifs contrôlent le pouvoir et il faut tordre le cou à l’idée que «les Juifs ont de l’argent», préjugé qui a été un des moteurs terribles du  meurtre barbare d’Ilan Halimi.  Alors que toutes ces assertions sont fausses, il serait désastreux que le dîner du C.R.I.F puisse les faire apparaître comme vraies !

Les Juifs qui font la queue au Restos du Cœur ou dans les épiceries sociales, ceux qui souffrent dans les cités, ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois et font appel aux aides sociales juives ou non-juives, tous ceux-là sont à l’opposé de ces clichés et  ce sont eux qui sont en première ligne face à l’antisémitisme. Et, pourtant, ils ne seront jamais invités à ce fameux dîner qui est, par son prix, hors de leur portée !

De même, il est dangereux de laisser croire, dans l’imaginaire populaire, amplifié par des médias hostiles, que nos gouvernants viennent à Canossa lors de ce dîner, et qu’ainsi les juifs de France feraient la démonstration de leur emprise sur le pouvoir qui se traînerait à leurs pieds; certes, cela est faux ! Totalement faux ! Mais, cela n’empêchera pas les antisémites de tous bords de se saisir de l’évènement pour étayer leur thèse et de s’en donner à cœur joie, comme on le voit dès aujourd’hui dans leurs blogs ! Et cela, alors que la réalité est toute autre et que  depuis 1985 les représentants de la République nous ont largement démontré le contraire à quelques exceptions près !

Alors, face à tous ces inconvénients majeurs qu’avons-nous en contrepartie ? Quelles retombées positives pourrait-on mettre dans la balance pour justifier ce dîner ? C’est là toute la question ? L’enjeu en vaut-il la chandelle ? C’est à vous de répondre !

Dans ces conditions, quels sont les atouts de ce dîner ? Que peut-on mettre à l’actif de ce dîner ? Une Collecte de fonds au profit d’œuvres humanitaires, ce qui était l’objet originel de ce dîner ? Il y a belle lurette que ce dîner ne rapporte plus rien et est même déficitaire du fait que tous les invités ne paient pas leurs repas!

Une rencontre républicaine entre la communauté juive de France et les représentants des corps constitués de l’État ? Donner l’impression que les juifs de France sont écoutés et les rassurer ? Peut-être ! Mais est-ce que les Juifs de France doivent faire valoir un privilège et déclencher des jalousies mortifères ? Est-ce que ces avantages fantasmés peuvent compenser tous les inconvénients ? Cela est loin d’être sûr ! Et c’est même peu probable !

D’autant plus, que le Consistoire organise, à l’occasion du Nouvel An juif, une rencontre similaire, en présence des autorités,  dans un lieu populaire ouvert à tous, sans participation financière, au sein d’une Grande Synagogue, symbole du judaïsme de France. Ces rencontres, en présence de la seule institution républicaine représentative des juifs de France depuis deux siècles, sont tout aussi fortes sans donner le flanc aux critiques précédentes !

Alors, bien sûr, il y a tous ceux qui se sentent flattés d’y être, ceux qui donneraient cher ( et paient cher) pour être assis aux côtés d’une personnalité ou de pouvoir serrer la main d’un ministre ou d’un député, comme naguère tout bourgeois était fier d’être invité à la Cour ! Ils sont si imprégnés de ce désir qu’ils n’arrivent même plus à imaginer que d’autres soient insensibles à ces courtisaneries ! Or, ce sont eux qui permettent de financer globalement ce dîner ( même s’il est souvent déficitaire).

Quant à ceux qui viennent pour échanger réellement et concrètement, ils n’ont pas besoin de ce dîner car ils ont tous les moyens de rencontrer discrètement et efficacement les autorités.

Alors, oui, il faudrait réfléchir sereinement à l’utilité de ce «dîner», sans animosités et sans arrières-pensées, dans le seul intérêt des Juifs de France et de l’unité républicaine. Il ne faudrait pas que les frilosités des uns et des autres empêchent de réfléchir à la question: frilosités des responsables politiques dont aucun n’osera prendre l’initiative de cesser d’assister à ce dîner, et frilosités des responsables du C.R.I.F dont aucun n’osera prendre la responsabilité de suspendre ce dîner ! Mais peut-être que le nouveau Président du C.R.I.F  aura le courage de se poser la question avant que ce soit des tiers qui répondent à sa place !

Alors, ce dîner du C.R.I.F, doit-il  être ou ne pas être, telle est la question à laquelle nous vous suggérons de réfléchir, en toute sérénité !

Mais, vous l’aurez compris, pour nous la réponse est claire !

Richard C. ABITBOL
Président

Ilan Halimi. Aujourd’hui dimanche 14 février, hommage boulevard Voltaire

https://www.facebook.com/events/1517980711801557/

  • 229 boulevard Voltaire Paris 11 Metro rue des boulets Ligne 9

Rassemblement unitaire pour Ilan Halimi.

Le 14 février à 16h au 229 bd Voltaire Paris 11e

Avec la participation de :
MAIRE DU XIè
CRIF
GRAND RABBINAT DE FRANCE
CONSISTOIRE
FSJU
UPJF
BNVCA

BBF
RadioJ
AJMF
RADIO SHALOM
Et plusieurs personnalités politiques et religieuses.

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Les commémorations se succèdent et se répondent, au point que la seule identité publique des Juifs de France semble correspondre à une histoire datant de 60 ans !

Les communautés juives et noires ont particulièrement été outrées devant l’horreur réalisée par un sombre gang proclamant fièrement son identité : « gang des barbares ».
Dans les débris du corps de ce juif français, n’est-ce pas notre propre identité citoyenne que nous devons rechercher ? Si cette mort injustifiable a été fomentée par un amalgame d’images télévisuelles et de préjugés des juifs eux-memes comme des noirs, alors nous devons donner une actualité sans précédent au mouvement fondamental de séparation entre la barbarie et la civilisation.

Pour résoudre ces conflits d’identités, certains sont tentés d’emprunter un ailleurs et d’oublier l’unique mélange que l’on est chez soi: soi-même.

Certains partent en Israël pour vivre pleinement leur judaïsme, d’autres vont en Palestine à la recherche de l’arabité, une ethnicité ; qui correspond à un concept de l’identité. Ces exemples ne sont pas équivalents, mais du point de vue de ce qu’ils disent de l’intégration française, ils le sont.

Le 25 octobre 2010, s’était ouvert le procès en appel de 17 des 25 condamnés dans l’affaire du gang des Barbares devant la Cour d’assises des mineurs de Créteil (banlieue au Sud-Est de Paris). Malade, une condamnée n’a pas comparu. Malgré les requêtes de publicité des débats émises par les parties civiles, la Cour a accueilli les demandes d’accusés, mineurs à l’époque des faits, et qui ont refusé la publicité totale des audiences relatives au rapt, à la séquestration accompagnée d’actes de torture et à l’assassinat antisémite du jeune Français Juif Ilan Halimi, victime en 2006 du gang des Barbares dirigé par Youssouf Fofana. Article actualisé. Le 20 décembre 2014, Yahia Touré Kaba, qui purgeait depuis l’été 2014 la fin de sa peine au centre de détention de Villenauxe-la-Grande, a quitté la maison d’arrêt de Troyes (Aube) où il se trouvait. Il a été expulsé par avion de France pour rejoindre la Guinée où il est né voici 27 ans.

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La communauté juive chouchoutait les soldats qui la protégeaient mais ils l’abandonnent. Trop dangereux !

Quand le malheur ne serait bon
Qu’à mettre un sot à la raison,
Toujours serait-ce à juste cause
Qu’on le dit bon à quelque chose.

(Jean de La Fontaine, Le Mulet se vantant de sa généalogie, Fables, 1668-1694)

http://bit.ly/mercipolmil

Source image https://www.facebook.com/media/set/?set=a.395923063779333.91393.395919323779707&type=3

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Des soldats dansent dans une synagogue sur l’air de « La Marseillaise » dans un style hassidique (communion joyeuse avec Dieu)

Malgré les déclarations récentes de François Hollande sur le devoir pour la République de protéger sa population juive, l’opération « Sentinelle », jugée trop dangereuse pour les soldats,  s’arrêtera dans sa forme statique. Des patrouilles devraient prendre le relais (1) au même rythme que la progression de l’insécurité de la population juive.

Finies les danses et chants de fraternisation avec l’armée française. Finis les petits repas mijotés par les mères juives et toutes les friandises qu’elles leur offraient répondant ainsi à l’appel lancé par RadioJ (2) Finie la sécurité des lieux juifs. Finie la confiance en la sincérité de François Hollande (3) dans son engagement à protéger les Français juifs. Finie l’hésitation à émigrer vers des lieux plus surs (4).

Ces reculs vont-ils décider la population juive à quitter définitivement la France ? L’émigration juive inquiète l’Union européenne, Le Vice-Président de la Commission Européenne, Frans Timmermans a reconnu l’augmentation de l’antisémitisme et dit qu’un exode massif des Juifs représenterait un véritable défi pour le coeur même de l’intégration économique européenne.(2)

Certes, je ne suis pas stratège mais il me semble qu’une protection efficace doit s’accompagner d’une présence statique ET d’une surveillance mobile et que l’autre ne saurait remplacer la première.

Il semblerait que le retrait soit effectif car, ce matin, je suis passée devant une école juive hier encore gardée par deux militaires et je n’y ai pas vu de soldats.

Je suis déçue et inquiète pour la suite.

La Connectrice

 

Pour en savoir plus

Les militaires ont jugé l’opération « dangereuse pour les soldats, régulièrement pris pour cible, et usante à terme pour tout l’édifice », rapporte Le Monde ce vendredi soir 13 février.

Depuis le début de l’opération mi janvier après les attentats qui ont coûté la vie à 17 personnes, l’armée a recensé 371 « incidents » contre les militaires en faction statique devant les lieux protégés…

L’objectif est de faire diminuer l’effectif militaire par paliers pour descendre de 10 412 hommes à 3 000, et de changer la façon d’agir.

Les 154 unités déployées sur 722 sites juifs, dont la plupart en garde statique, et près de 200 gardés 24 heures sur 24, vont être presque tous remplacées par des patrouilles mobiles : l’armée vient de louer 300 véhicules, des combis à 9 places.

Des discussions sont en cours entre les militaires, les préfets et les représentants de la communauté juive pour réorganiser la surveillance.

Les cinq mille soldats qui protègent les synagogues et écoles juives de France sont chouchoutés : repas copieux trois fois par jour, et standing-ovations à la cantine. On a même vu des soldats danser autour d’une Torah.

« Vous connaissez la différence entre une mère juive et un terroriste ? Avec le terroriste, on peut négocier… » La blague juive est devenue réalité pour les cinq mille soldats qui assurent depuis 3 semaines la protection des synagogues et écoles juives de France.

La plupart des militaires ont installé leurs campements à l’intérieur des quelques 700 lieux de culte et écoles qu’ils gardent 24h/24. Conséquence : ils doivent subir les assauts quotidiens des mamans, qui s’organisent davantage chaque jour.

UNE ORGANISATION MILITAIRE POUR LEUR BIEN-ÊTRE

« Les communautés ont organisé de véritables plannings pour la préparation des repas », explique à StreetPress, Yves Toledano. L’animateur de Radio Shalom a consacré plusieurs de ses émissions dominicales aux « efforts faits par les communautés juives pour remercier les soldats de leur présence. » Pour prendre dignement soin d’eux, les fidèles s’organisent à coup de chaînes de SMS et de mails, comme ce texto reçu par les fidèles d’une syna du 20e :

« N’hésitez pas à leur apporter quelques petites choses (gâteaux, fruits, capsules de café Senseo pour la machine) et à leur dire merci d’être là… »

Et tout le monde a intérêt à s’impliquer à fond : « Le rabbin a dit que c’était un kiddoush hashem (une sanctification du nom divin) de bien s’occuper d’eux », explique Jérémy de la synagogue Loubavitch des Lilas (93). Matin midi et soir, les mères sont donc aux petits soins avec les militaires. La femme d’un rabbin explique à StreetPress que sa synagogue du 20e a 8 soldats « à sa charge ». Et d’ajouter en rigolant :

« Ils ont fait l’Afghanistan ou le Mali, là ça leur fait des vacances. »

Déclarations de François Hollande lors de sa visite au cimetière de Sarre-Union suite à la profanation de 250 tombes

…Quiconque persistera en France à commettre des actes ou à proférer des messages de haine et d’incitation à la violence verra se dresser contre lui la République et ses lois. Quiconque se rendra coupable d’actes antisémites ou racistes sera inlassablement recherché, interpellé et condamné »,…

Je connais le sentiment d’inquiétude qui traverse les Français de confession juive. Je sais qu’ils écartent dans leur immense majorité la perspective de quitter leur patrie. Ils sont Français, ils aiment la France et leur place est naturellement en France », a-t-il dit, alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a renouvelé, après cette profanation, son appel aux Juifs européens à rejoindre Israël, comme après les attentats de Paris en janvier.

La République « vous défendra de toutes ses forces. Parce qu’à travers vous c’est elle qui est visée, ses valeurs, ses principes, sa promesse », a poursuivi le chef de l’État. « Ici, devant ce cimetière, ici, devant les habitants de la commune de Sarre-Union, ici, devant des hommes et des femmes de confession juive qui sont meurtris, ici, devant des citoyens de toutes religions, de toutes convictions, je veux vous dire que la République est forte, que la République sera plus forte que la haine, que la République est grande. Elle est grande par ses institutions, par ses lois, par son Histoire, et elle est surtout grande quand les citoyens se lèvent comme ils l’ont fait, comme vous le faites encore aujourd’hui, pour dire vive la République et vive la France », a conclu le chef de l’État.

…Les observateurs annoncent que des dizaines de milliers de Juifs sont sur le point de quitter l’Europe pour la Canada et Israël. Ils évaluent que le plus important départ concernera la France, qui comporte la plus importante communauté juive d’Europe.

Les dirigeants juifs ont confirmé cette perspective d’un départ massif au beau milieu d’un antisémitisme en augmentation constante. Ils disent que beaucoup de Juifs perçoivent l’Europe comme presque identique à ce qu’elle était à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.

« Le Jihadisme est très proche du Nazisme », affirme Moshé Kantor, chef du Congrès Juif Européen. « On peut même dire qu’ils sont les deux faces d’un même mal »…

 

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