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GPA. Nées de mère porteuse, elles témoignent

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Le journal Le Parisien vient de publier le témoignage de deux jumelles de 18 ans, nées de mère porteuse et informées de leur origine , ayant rencontré leur gestatrice. Elles posent le problème de leur reconnaissance par l’Etat français. En effet, étant donné l’interdiction de procéder à la gestation pour autrui en France, elles n’ont pas d’identité en France car nées sur le territoire américain, elles ont la nationalité américaine.

Il est donc faux de prétendre qu’elles n’existent pas pour la France où vivent de nombreux citoyens américains en toute légalité. En tant que citoyennes américaines, elles pourraient demander la nationalité française. Leurs parents adoptifs pourraient légaliser l’adoption.

Le sort des enfants nés de GPA à l’étranger pourrait donc être réglé administrativement si les parents étaient de bonne foi.

Le lobby qui milite pour la légalisation de la GPA laisse croire que les enfants nés de ce choix parental et médical seraient en déshérence et privés de droits. C’est un mensonge politique honteux.

La Connectrice

http://www.leparisien.fr/societe/nee-d-une-gpa-qui-osera-me-dire-c-est-horrible-que-tu-existes-14-09-2018-7885803.php

Née d’une GPA : « Qui osera me dire : c’est horrible que tu existes ? »

>Société|Benjamin Jérôme|14 septembre 2018, 10h07|MAJ : 14 septembre 2018, 10h30|7
 Fiorella Mennesson et sa soeur jumelle Valentina, en banlieue parisienne, en juillet dernier.Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End
LE PARISIEN WEEK-END. Fiorella et Valentina sont nées aux Etats-Unis d’une mère porteuse. La gestation pour autrui (GPA) étant interdite en France, l’Etat refuse toujours de reconnaître le lien de filiation entre les soeurs et leurs parents, ce couple français qui les a élevées. Au grand dam des deux filles.

Fiorella et Valentina Mennesson ont décroché le bac, mention bien. Cheveux décolorés, Fiorella ira dans une prestigieuse école d’art. Sa soeur, qui collectionne les paires de baskets dans sa chambre, s’envolera pour Londres suivre un master de gestion des organisations. Deux adultes en devenir, sans histoires… Si ce n’est celle de leur origine.

Les jumelles, 18 ans en octobre, sont nées d’une mère porteuse en Californie à l’issue d’une gestation pour autrui (GPA). Légale en Belgique, en Grèce ou encore en Amérique du Nord, cette pratique reste interdite chez nous, avec des conséquences pour les milliers d’enfants issus de GPA à l’étranger. « Pour la France, Fiorella et Valentina ne sont toujours pas nos filles », rappellent le papa Dominique, qui a fourni les gamètes, et la maman Sylvie.

Malgré un long combat judiciaire mené par la famille et la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2014, les autorités françaises ont toujours contesté la filiation entre le couple et les jumelles.

Lancée cette année, la révision de la loi bioéthique a ravivé les débats houleux autour de la GPA. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui rendra fin septembre ses propositions sur cette révision, a déjà dit son hostilité à cette pratique, tout comme plusieurs organisations et représentants religieux.

LIRE AUSSI >Cinq questions autour des Etats généraux de la bioéthique

Confronté à ce dossier brûlant, le gouvernement a indiqué qu’il ne proposerait pas sa légalisation. Mais, comme s’y était engagé le candidat Macron, il pourrait favoriser la reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger. Ce que demandent les jumelles Mennesson. Entretien.

Comment avez-vous appris que vous étiez issues d’une gestation pour autrui ?

FIORELLA MENNESSON. Cela a toujours fait partie de notre vie : nous étions nées d’une gestatrice. On est retournées aux Etats-Unis à l’âge de 4 ans. On savait déjà très bien qui était cette femme, ce qu’elle avait fait pour aider nos parents. Elle s’appelle Mary.

VALENTINA MENNESSON. On connaît même ses enfants et ses trois maris successifs. Gestatrice, ce n’est pas son métier, juste une expérience unique, une façon de rendre service. C’est une amie de notre mère qui a donné ses ovocytes.

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Mary, la mère porteuse, et Sylvie Mennesson, la maman française, en Californie, en 2000. (DR/collection personnelle)

Que représentent ces deux femmes pour vous ?

V. M. Ce sont des amies de nos parents…

Juste ça ?

F. M. Elles nous ont permis d’exister. Grâce à elles, nos parents sont devenus vraiment parents. C’est une relation très amicale mais on ne voit pas Mary comme notre mère. Pareil pour celle qui a donné ses ovocytes. Jamais elle n’affirmera que, parce qu’on a des gènes en commun, on lui doit quoi que ce soit.

La GPA fait débat en France. Vous n’avez jamais été confrontées à des réactions négatives ?

V. M. Jamais. Ce n’est pas comme si j’avais braqué une banque. Ceux qui ont des mauvaises réactions n’ont jamais rencontré des personnes nées grâce à la GPA. Qui osera me dire : « C’est horrible que tu existes » ? Pour moi, donner la vie est toujours une belle chose. En fait, ce sont nos parents qui ont souffert, déjà de ne pas pouvoir avoir d’enfant, puis d’être attaqués tout le temps.

F. M. Ces horreurs, ces insultes qu’eux subissent vont systématiquement rappeler à ma mère sa plus grande peur : celle de ne pas être considérée comme notre mère. Nous, on sait très bien que c’est notre maman, qu’on l’aime, mais elle en a beaucoup pleuré. Pour elle, c’était très dur d’aller dans ces tribunaux pour se faire juger.

Elle culpabilise de ne pas vous avoir portées ?

F. M. Non, ce n’est pas ça. Avant de nous avoir, elle a vécu longtemps en se disant qu’elle n’aurait jamais d’enfant, alors qu’elle a tout d’une maman. C’était son rêve de devenir mère.

V. M. La plus grande pression dans ma vie, c’est celle de ma mère pour que j’aie des bonnes notes !

F. M. C’est une blessure émotionnelle. Quand elle fait face à des personnes qui lui crient à la gueule que c’est une voleuse d’enfants, c’est chaud ! Le truc le plus horrible, c’est d’avoir vu ma mère subir autant de violences, de l’avoir vue pleurer et craquer. Comment des gens sont-ils capables de faire ça sans nous connaître ? Moi, je n’ai pas subi cela, mais je vois les commentaires sur Internet. Parfois, on en parle un tout petit peu dans la famille, mais c’est un sujet sensible.

Aujourd’hui, pourquoi prendre la parole ?

F. M. L’hystérie actuelle porte sur la légalisation de la GPA. Mais nous, ce qui nous intéresse, c’est la reconnaissance des enfants. Il y a en France des enfants nés de GPA et cela ne devrait pas être un débat d’admettre qu’ils ont des parents. Si des personnes pensent que ma soeur et moi ne devrions pas être reconnues comme les filles de nos parents, c’est juste cruel et méprisant.

Quel est votre avis sur la légalisation de la GPA ?

V. M. Je ne suis pas pour maintenant, cela créerait trop de polémiques. La France n’est pas prête. Aujourd’hui, les Français ne savent même pas ce qu’est la GPA. Ils imaginent que gestatrice, c’est un métier, mais ce n’est pas le cas. Commençons par la reconnaissance des enfants nés à l’étranger. Après, il faut avancer vers la légalisation.

F. M. Moi, je suis pour aborder la légalisation dès à présent. Dans les pays où la GPA est encadrée, les Etats-Unis ou le Canada, les mères porteuses le font d’abord dans l’idée de rendre service.

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Fiorella et Valentina, avec leurs deux parents, Dominique et Sylvie. (Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End)

Vous comprenez que des gens estiment choquant de recourir au corps d’une autre ?

V. M. Je comprends parce que, pour les femmes, la grossesse est hyper importante. Après, si ma mère n’a pas eu la chance de pouvoir porter un enfant, ce n’est pas de sa faute. Elle aurait préféré nous porter mais, quand tu ne peux pas, tu fais comment ? Tu adoptes ? Impossible en France. Il y a 400 pupilles à adopter et 10 000 demandes.

Il y a souvent un dédommagement financier. Les opposants à la GPA critiquent ce qu’ils estiment être une « marchandisation » du corps

V. M. Il doit y avoir un contrat, comme aux Etats-Unis, mais ce n’est pas juste empocher de l’argent. La mère porteuse doit choisir le couple, voir s’il existe un feeling, être autorisée à avorter si la grossesse la met en danger. Oui, la conception d’enfant est un business acceptable tant qu’il est encadré.

F. M. C’est normal que la gestatrice soit rémunérée. Pour donner la vie, elle donne de son corps, de son temps. C’est important de pouvoir disposer de son corps comme on l’entend. Mais il y a un tabou en France dès qu’on parle de corps et d’argent.

V. M. Sur Terre, tout est question d’argent.

F. M. Pour l’instant, pour bénéficier d’une GPA, il faut aller aux Etats-Unis, payer cher. Seules les personnes les plus favorisées peuvent en bénéficier. Si on permettait la GPA en France, il n’y aurait plus de frais dépensés en voyages. Or l’infertilité n’est pas propre aux milieux aisés.

La Manif pour tous, qui milite activement contre la GPA, évoque le cas de Vietnamiennes enfermées en Thaïlande pour faire des bébés…

V. M. Il faut un encadrement strict, pas la GPA à tout prix. Les faits divers dans certains pays, comme aussi en Ukraine, cela fait peur. C’est en partie pour cela que la GPA peut être mal vue. Les gens imaginent des mères porteuses dans des entrepôts qui enchaînent les grossesses.

F. M. La Manif pour tous est très douée dans l’art de se mêler de ce qui ne la regarde pas. Ce sont toujours des gens qui ont déjà leur vie de famille, leurs enfants, qui viennent faire la morale aux autres, alors que ça ne les concerne pas. D’ailleurs, beaucoup de personnes qui s’expriment sur le sujet n’ont pas fait le choix de devenir gestatrice ou d’avoir recours à la GPA. Il est question ici de notre reconnaissance, de nos états civils, et c’est fou de voir autant de personnes parler à notre place.

Vous porteriez l’enfant de quelqu’un d’autre ?

V. M. Quand j’aurai fait ma vie et tous mes gosses, pour rendre service, pourquoi pas ?

PMA pour toutes, »égalité des droits » contre le droit des enfants

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Les partisans de la PMA pour les couples de femmes exigent le principe de l’égalité des droits pour toutes les femmes, qu’elles soient lesbiennes ou hétérosexuelles. Les opposants, dont je suis, rappellent le droit de l’enfant à connaître ses origines, ce que de tous temps les philosophes et penseurs ont affirmé. Le comité consulatif national d’éthique (CCNE) vient de déclarer qu’il n’était pas opposé à la PMA.

La science de ton passé est ton passeport pour l’avenir.
Citation de Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences – Ier s. av. J.-C.
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Qui sait le passé peut conjecturer l’avenir.
Citation de Jacques-Bénigne Bossuet ; La politique tirée de l’écriture sainte (1709)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

 

Décider de mettre au monde un enfant sans père est une hérésie. Tout d’abord parce qu’il faut un père biologique pour féconder un ovule. Effacer l’intervention du mâle est injuste pour l’enfant et l’homme car, à moins de fabriquer artificiellement un spermatozoïde ou un bébé entier, seul l’homme peut féconder une femme.

Le besoin d’identifier ses origines pour construire son futur

Ensuite, presque tous les enfants nés sans père (abandon, adoption, disparition, PMA, etc. rechercheront un jour leurs origines biologiques qui racontent aussi une part de leur histoire personnelle.

Prévenir les maladies par l’analyse du capital génétique

Troisièmement, de nos jours la médecine peut prévenir des maladies et des handicaps en étudiant les pathologies de nos parents, grand-parents, aïeux mais aussi leurs origines ethniques et géographiques. On sait que certains groupes de populations peuvent transmettre des gênes porteurs de caractéristiques morbides comme l’atrésie des voies biliaires chez les asiatiques, le diabète chez les européens, la drépanocytose chez les africains, etc. Identifier l’histoire génétique d’un individu est nécessaire aux généticiens mais aussi aux historiens et autres scientifiques paléo archéologues ou paléontologues qui peuvent remonter aux origines d’une population et à ses déplacements grâce à ses gênes.

Pour les motifs ci-dessus, je pourrais être favorable à la PMA si l’identification du donneur de gamètes males était obligatoire afin que l’enfant ou ses médecins puissent remonter la chaîne de l’ADN en cas de besoin. De même, Je suis opposée aux naissances sous X et à l’anonymat des parents d’enfants adoptés, quelle qu’en soit la cause. L’enfant doit savoir d’où il vient. Jacques Attali, grand idéologue devant l’Éternel, n’a-t-il pas écrit que « pour construire le futur, il faut connaître le passé » ?

La levée du secret de l’identité du donneur de gamètes mâles n’est pas à l’ordre du jour car, selon les professionnels, cela dissuaderait les donneurs de gamètes qui ne sont déjà pas légion. Les fabricants de bébés en éprouvette manquent de spermatozoïdes, alors ils évoquent même la possibilité de rémunérer les donneurs. Ils se demandent d’ailleurs comment ils pourront satisfaire de nouvelles demandes de PMA lorsque la loi passera car, malheureusement, c’est une promesse de Macron et, avec une Assemblée de législateurs à sa botte, on se demande comment ils pourraient refuser de voter cette loi.

Vous pourrez lire ci-dessous un argumentaire contre la PMA. Je le trouve sensé.

La Connectrice

 

FRANCE – Procréation Médicalement Assistée

« Droit à l’enfant sans père » : le CCNE confond injustice et frustration

Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.

Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.

Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.

L’autorité perdue du CCNE
L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.

 « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.

Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

Non à la GPA. Signez la pétition

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Surrogacy Services

A louer. http://blog.lawinfo.com/2015/02/20/foreigners-prohibited-from-seeking-surrogacy-services-in-thailand/

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ni à louer, ni à vendre. http://www.mfc.org/get-involved-commercial-surrogacy/

Je suis totalement opposée à la GPA-gestation pour autrui, mères porteuses-car c’est une forme d’esclavage et de prostitution indigne de notre civilisation et parce que cette procréation décide cyniquement de fabriquer a priori des orphelins et des traumatisés affectifs.

J’adhère totalement à la déclaration ci-dessous et je l’ai signée.

Le mouvement Stop surrogacy now fait savoir que le parlement australien vient de rejeter une proposition de loi pour autoriser la GPA commerciale sachant que l’Australie autorise la GPA « altruiste »…

Le 10 mai, anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la manif pour tous organise une manifestation contre la GPA

La Connectrice

http://admi.net/cgi-bin/wiki?GPA. Sur ce site de très nombreux liens vers des articles sur la GPA de toutes les opinions

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http://keline.over-blog.com/article-la-modernite-a-la-mode-taubira-114878835.html

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement Signez cette déclaration

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.7FUhzW75.xKnMQQcz.dpuf

Le féminisme est-il plus effroyable que l’islamisme ?

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Une certaine Lucie Choffey, mère au foyer de son état, vient de publier un ouvrage intitulé « L’effroyable imposture du féminisme », rien que ça. Pourtant, cet « effroyable » féminisme n’a jamais tué personne comme l’a dit Benoîte Groult.

Une fois de plus, nous avons affaire à une idéologue bornée qui est obnubilée par ses propres fantasmes sur le féminisme mais se chauffe de n’importe quel bois pour justifier son esclavage domestique et sa soumission à la loi patriarcale. Malheureusement pour les femmes, ses opinions sont largement partagées et défendues par les souteneurs et souteneuses de l’infériorisation des femmes par leur réduction à leur fonction reproductrice. On peut se demander s’il y a une différence entre les loueurs d’utérus (GPA) et promoteurs et promotrices de la femme au foyer.

Attention, qu’on ne me fasse pas dire qu’en tant que féministe, je pourfends la femme au foyer. Chacune est libre de choisir son avenir et cultiver sa voction. Mais ce qui vaut pour les unes ne vaut pas forcément pour les autres et je doute d’ailleurs que Mme Choffey, si elle a des filles, les fera sortir de l’école à 14 ans pour les mettre en apprentissage de mère au foyer …

On notera que l’interview de Mme Choffey a été effectuée par une personne dont le nom a une certaine consonance …A. Usmani

Faut-il vraiment , pour défendre la femme au foyer, dénoncer le féminisme avec autant de violence que Mme Choffey ? Nourrit-elle vraiment d’aussi effroyables fantasmes sur la libération des femmes de crainte d’ouvrir les yeux sur son esclavage domestique ? Jugez-en avec son emploi-du-temps-de-mère-au-foyer ci-dessous. Je pense toutefois que cet emploi du temps n’est pas exact puisqu’elle n’y parle pas du temps passé pour écrire son livre ni du temps qu’elle consacre au repos du guerrier pas plus que des promenades en famille nucléaire, des relations avec la famille élargie ou les  amis.

Cette mère au foyer semble surtout vouloir nous démontrer qu’elle est toute puissante, une super femme, super mère et super fait-tout. Moi, moi et moi. Je pense que Mme Choffey souffre de ne pas être féministe en sus d’icône de mère au foyer.

http://lesobservateurs.ch/2016/03/11/leffroyable-imposture-du-feminisme-de-lucie-choffey-interview-a-usmani/

Oui bien sûr. Je suis mère au foyer à temps complet. J’ai 2 garçons. L’aîné a 9 ans et le cadet 8 mois.
J’allaite encore le petit 4 à 5 fois par jour et notamment la nuit vers 3h/4h de temps en temps et le matin vers 6h30.

Voici donc le déroulement d’une journée typique :

  • –  6h30 / 7h00 : mon petit se réveille, je l’allaite et le change. Je l’installe dans la cuisine dans sa chaise haute et prends mon petit déjeuner.
  • –  7h15 : je réveille mon grand, lui prépare son petit déjeuner.
  • –  7h45 : mon mari part pour son travail, à 45 minutes de route.
  • –  De 7h15 à 8h30 : je booste mon grand pour qu’il se lave, s’habille et range sa chambre avant de partir pour l’école. Je prends ma douche, je m’habille rapidement et je prépare et donne un biberon de complément à mon petit vers 8h15. (J’ai commencé à lui ajouter des biberons en plus de l’allaitement à 4 mois 1⁄2 car il tétait encore toutes les 2 heures de nuit comme de jour et j’étais épuisée)
  • –  8h25, mon grand part pour l’école
  • –  De 8h30 à 9h30, je fais la vaisselle du petit déjeuner (je n’ai pas de lave-vaisselle) et du rangement rapide dans les chambres, la cuisine et la salle de bain. J’ouvre les fenêtres pour aérer les pièces.
  • –  9h30 à 10h, je joue avec le petit. Je l’habille .Je lui montre des objets dans son parc, lui montre un livre et des dessins et le jardin par la fenêtre. Il aime regarder les oiseaux dans les arbres. Puis quand je sens qu’il est fatigué je l’allaite et le berce pour sa sieste du matin. Il s’endort vers 10h/10h15.
  • –  De 10h à 11h : je fais de l’administratif ou autre, c’est mon « temps libre » mais absolument pas un temps de pause.
  • –  De 11h à 12h : je prépare le repas du midi pour mon grand et moi (il rentre manger le midi) et la purée de légumes pour le repas du bébé (j’essaie d’en faire parfois 2-3 pots d’avance quand j’ai un peu plus de temps le matin et je congèle).
  • –  12h à 13h15 : repas, échange avec le grand, je change le petit et le fais manger ses légumes + un biberon.
  • –  13h15 à 14h00 : vaisselle, essuyage, rangement de la cuisine.
  • –  14h00 : je berce et j’allaite le petit pour sa sieste de l’après-midi.
  • –  14h00 à 16h : administratif ou autre, « temps libre n°2 » et préparation de la compote pour 16h du petit.
  • –  16h : Bébé se réveille, je le change, je lui donne sa compote et un petit biberon.
  • –  16h30 : le grand rentre de l’école ou je vais le chercher. Si je vais le chercher il faut habiller le bébé et le mettre dans la poussette. Tout cela pour le ressortir de la poussette et le déshabiller au retour. C’est beaucoup de manipulations pour peu de temps mais ça lui fait prendre l’air et se promener un peu s’il ne pleut pas.
  • –  16h30 à 18h: temps d’échanges avec le grand au goûter puis c’est le temps des devoirs du soir pendant que le petit joue dans son parc ou sa chaise haute. Je lui réexplique du français ou des maths. Parfois on sort pour aller chercher le pain ensemble et pour aérer bébé si je n’y suis pas allée en même temps au moment de la sortie des classes à 16h30.
  • –  18h à 19h30 : bain du petit, préparation du repas du soir.
  • –  19h30 : bébé prend son biberon mi lait mi soupe aux légumes puis je l’allaite pour l’endormir.
  • –  19h45 : repas avec le grand.
  • –  20h30 : je le couche et lui lis son histoire du soir et reste un peu avec lui pour qu’il s’endorme.
  • Mon mari rentre entre 20h et 20h30. Il mange. Nous échangeons sur les sujets importants. Mon grand, s’il ne dort pas, se relève pour le voir un peu.
  • –  20h30 -21h30, j’échange avec mon mari, je fais la vaisselle, range la cuisine, la salle de bain (suite au bain de bébé) et passe l’aspirateur dans le salon. Je nettoie aussi l’entrée et range la maison.
  • –  22h-23h : je me couche et m’endors fatiguée !
    Voici une journée simple et normale. A cela s’ajoute souvent beaucoup de choses. J’ai géré notamment de gros travaux dans ma maison : j’ai reçu de nombreux artisans pour choisir le meilleur au niveau qualité prix, j’ai réalisé moi-même le suivi, le dossier de permis de construire, les plans, les réunions de chantier, etc… J’ai organisé de A à Z mon mariage il y a 2 ans. J’ai créé les tenues de mes petites filles d’honneur, la déco de table etc.. Je guette les promotions dans les magasins et sur internet. Je couds le prénom de mon fils sur ses vêtements, je recouds des boutons sur les costumes de mon mari. J’assure la déco de la maison, l’ajustement de mes rideaux (il faut les couper, puis faire l’ourlet et les repasser). J’ai monté des meubles ikea (car j’adore ça ! et mon mari est très pris par son travail). Je prépare les affaires pour les sorties et camps scouts de mon grand. Je l’aide avec ses devoirs de solfège (musique) ; je l’emmène à ses activités (natation, judo, scoutisme, caté et musique)…tout en faisant suivre le bébé (qu’il faut habiller, accrocher dans son siège auto, transposer dans la poussette, etc..). J’aide aussi dans une association, je suis leur secrétaire. J’ai également fait partie de la chorale paroissiale pendant une année et j’essaie d’aller aux répétitions dès que je peux me libérer. Bref je ne m’ennuie jamais et cours après le temps. Je ne comprends pas les féministes qui me disent qu’on s’ennuie à la maison… Et j’ai encore d’autres projets comme faire un potager…

A suivre

Eggsploitation. Documentaire contre le don d’ovule, un risque médical dissimulé par les vendeurs d’organes

Savez-vous que le don d’ovules met la santé de la donneuse en danger ? Les risques sont nombreux :

Hyper stimulation ovarienne

Déformation des ovaires

Kystes ovariens

douleur pelvique chronique

ménopause précoce

perte de fertilité

cancers des organes reproductifs

caillots

maladie rénale

attaque

mort

Quant aux femmes qui font une grossesse avec les ovules d’une autre femme, elle sont à risque accru de pré-éclampsie et de hypertension artérielle.

Maggie’s story raconte l’histoire d’une femme généreuse qui pensait rendre service en donnant des ovocytes et qui est maintenant gravement malade, atteinte d’un cancer.

Les ovocytes sont des cellules féminines présentes dans les ovaires des filles dès leur vie in utero – avant même leur naissance. Seul un faible nombre – entre 300 et 400 – seront potentiellement fécondables entre le moment de la puberté et celui de la ménopause. Les ovules sont des cellules résultant de la maturation d’un ovocyte, qui a lieu quelques heures avant l’ovulation. Expulsé du follicule au milieu de chaque cycle menstruel, l’ovocyte va cheminer le long des trompes de Fallope et se transformer en ovule lors de la rencontre éventuelle avec un spermatozoïde pour donner un embryon. Cet embryon ira ensuite se nicher à l’intérieur de la cavité utérine pour se développer.

Le terme d’ovule est un terme utilisé par le grand publi mais qui n’est pas scientifique. Les biologistes et spécialistes en gynéco-obstétrique parlent plutôt d’ovocyte. Quant à l’ovogénèse, elle désigne le processus de production d’ovocyte par l’ovaire.

Sans scrupules, des sites comme celui-ci appellent les femmes à donner du bonheur  avec la bénédiction du Ministère de la santé …Quelle donneuse de bonheur êtes-vous ? Pour le découvrir cliquez-ici

Agence de la biomédecine

Dear Friend,

As someone who opposes the practice of surrogacy and who cares about the wellbeing of women, we want to alert you to the release of a new documentary produced by The Center for Bioethics and Culture, one of the original organizational signees to the Stop Surrogacy Now campaign.

Eggsploitation: Maggie’s Story follows one woman’s journey of learning about “helping” others have a child they desperately want, what she discovered in becoming an egg donor, and the consequences that followed. Like the many women coerced into the practice of surrogacy, the practice of egg donation often depends on the exploitation of poorer women who are preyed upon and convinced to act against their medical interest to sell their eggs. In addition, the practice of surrogacy often relies on egg donors.

The medical risks of egg donation to women include Ovarian Hyper Stimulation Syndrome (OHSS), ovarian torsion, ovarian cysts, chronic pelvic pain, premature menopause, loss of fertility, reproductive cancers, blood clots, kidney disease, stroke, and, in some cases, death. Women who become pregnant with eggs from another woman are at higher risk for pre-eclampsia and high blood pressure.

We invite you to stand with Maggie—and the many thousands of women who are risk from this practice—by watching and sharing her story.

Thank you,

#StopSurrgacyNow

eggsploitation: Maggie's story
Watch the trailer and/or watch the film at https://vimeo.com/ondemand/maggie

One woman’s journey through egg donation . . . and its consequences . . .

For more information, please visit http://www.cbc-network.org/maggie/

Eggsploitation: Maggie’s Story is available on demand worldwide athttps://vimeo.com/ondemand/maggie

Endorsements:

“A must-watch film for anyone contemplating becoming an egg donor. Maggie’s story shows how well meaning women who want to help others risk their own health and indeed lives, and how unscrupulous doctors put their profit before the egg donor’s state of health. Also, a must-watch for anyone contemplating using donated eggs for IVF or surrogacy. Remember, there is a woman from whose body these eggs come who might die because of your desire to have a child. Don’t proceed. Stop right now.”
— Renate Klein, Ph.D., women’s health researcher and FINRRAGE coordinator

“A personal story that is much larger than one woman’s experience. Maggie serves as a warning to all of us concerned about the harm done to women through egg donation. An urgently needed and articulate indictment of the world ofeggsploitation.”
— Janice Raymond, Ph.D., Author of Women as Wombs: Reproductive Technologies and the Battle over Women’s Freedom; Professor Emerita, University of Massachusetts, Amherst

“Maggie’s story is another cautionary tale of the scientific and ethical gray zone of ‘assisted reproduction.’ Her case illustrates the mercenary manipulation of a kind-hearted, generous young woman who received a pittance in compensation for a very valuable commodity: her eggs. She takes the risks. The clinic collects the money.”
— H. Rex Greene, M.D., board certified in Internal Medicine, Hematology, Oncology, and Hospice-Palliative Medicine

“Anyone who has been fed the lie that egg donation is safe and ethical: watch this film. The harm goes beyond mental and physical health consequences. The commercialization of any part of a woman’s body is always harmful.”
— Julie Bindel, journalist, author, and feminist campaigner

“Maggie’s Story is a devastating look into the hidden dark side of the fertility industry and the dangers that egg donors don’t realize they face. It’s a reminder that commercializing the human body can have permanent consequences.”
— Scott Carney, author of The Red Market: On the Trail of the World’s Organ Brokers, Bone Thieves, Blood Farmers, and Child Traffickers.

Stop à la GPA ! Stop Surrogacy now ! Signez la pétition

Publié le

laconnectrice.wordpress.com

Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

http://www.stopsurrogacynow.com/#sign

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

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Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.01JAs8iX.qEGMEojE.dpuf

Lire aussi sur Causeur

Pour en finir avec le «droit à l’enfant»

Un appel international à l’arrêt de la GPA

Publié le 12 mai 2015 à 17:14 dans Médias Politique Société

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Sylviane Agacinski appel GPA Libération

Il existe encore un féminisme digne de ce nom. Une forme d’humanisme plus spécialement attaché à l’émancipation des femmes, et à la défense de leurs libertés fondamentales. Ce féminisme-là ne fait pas la guerre aux hommes et ne réduit pas les femmes occidentales à des victimes, face au « harcèlement » que constitueraient des compliments trop aimables pour être honnêtes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ? Plutôt que de réclamer des sièges réservés aux femmes dans les instances dirigeantes de nos démocraties égalitaires, Sylviane Agacinski, Marie-Jo Bonnet, ou encore Eliette Abécassis se préoccupent du sort de leurs sœurs exploitées, à l’autre bout du monde, pour fournir des enfants sur commande à de riches occidentaux : celles qu’on appelle si poétiquement « mères porteuses ». Pour ce faire, elles signent des livres, des tribunes, et aujourd’hui un appel solennel.

Après 40 femmes journalistes « victimes de sexisme » la semaine dernière, ce sont cette fois 160 personnes, « des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles et socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde », qui s’offrent une tribune dansLibération. Objectif, autrement plus sérieux : lancer un appel « aux gouvernements des nations du monde » exigeant « l’arrêt immédiat de la GPA. » Pour les signataires, cette méthode de procréation « doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants ». La gazette du Marais aurait-elle réalisé que la maternité de substitution représente un problème au moins aussi grave qu’une invitation à déjeuner par un politicard sexagénaire ? Ou bien a-t-elle fait un tel flop avec son précédent « manifeste » qu’elle se cherchait une vraie cause à défendre pour doper ses ventes ?

Quoi qu’il en soit, ce choix éditorial de Libé mérite d’être salué. Ce n’est pas chez les Décodeurs du Monde, au hasard, qu’on trouverait un décryptage chiffré de « ces transactions iniques » qui impliquent souvent « l’exploitation des femmes les plus démunies ». Parce que oui, rappelons-le, la GPA est le nom de code du marché de l’enfant. Un marché en plein essor à l’échelle mondiale, et qui se développe à vitesse grand V en France, plus encore depuis l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. « Dans de nombreux cas, rappellent les auteurs de l’appel, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter ». Chez nous, des sociétés principalement américaines démarchent donc de plus en plus ouvertement les clients potentiels : une grande majorité d’hétérosexuels, mais aussi désormais des couples gays mariés, que la Justice française autorise à faire naturaliser un enfant obtenu par GPA à l’étranger pour l’adopter ensuite.

Comble de l’hypocrisie, le procédé est toujours officiellement interdit en France. Mais des intellectuelles de gauche comme la philosophe Sylviane Agacinski ou l’historienne Marie-Jo Bonnet ne sont évidemment pas dupes. La mondialisation des marchés étant inéluctable, une interdiction à la seule échelle nationale n’a plus aucun sens. De même, la conception d’un enfant par PMA à l’étranger, alors qu’elle est théoriquement réservée en France aux couples souffrant d’une infertilité pathologique, « ne fait pas obstacle » à son adoption par un couple de lesbiennes selon la Cour de Cassation. Même hypocrisie de la législation nationale, même nécessité d’aborder le problème à l’échelle globale. Car la GPA nécessitant le plus souvent une PMA, les signataires de l’appel précisent : « Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui présentent aussi des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. »

Pour les femmes – celle qui donne ses ovocytes mais aussi et surtout celle qui porte l’enfant – les risques encourus sont très sérieux : « le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. » Dès lors, il n’y a pas d’argument recevable en faveur de la GPA : « Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou «altruiste»), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite. » Sans compter, rappellent les signataires, que « la GPA rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche ». Pour ceux qui auraient grandi sur une autre planète, ou étudié les sciences naturelles avec Pierre Bergé, elles précisent que « le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime et, lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. »

Un jour, peut-être, un collectif aussi respectable affirmera haut et fort que le « lien intime » entre un père et sa progéniture a aussi son importance, et qu’il ne saurait être ignoré. Sylviane Agacinski l’a d’ailleurs déjà dit, au moment des débats sur la loi Taubira de 2013, en dénonçant la violence qu’il y avait à exiger de pouvoir faire un enfant sans père. Parce que le « mariage pour tous », et donc l’ouverture de l’adoption, impliquait évidemment le recours à la PMA et à la GPA. Un ami gay, favorable à la loi, nous le confiait hier : « Au final, dans cette affaire, le gouvernement n’aura fait que des mécontents. » Un bilan catastrophique que prévoyaient déjà nombre de juristes avant même le vote de cette « réforme de civilisation »… Pour la rigolote association SOS Homophobie, qui vient de rendre son rapport annuel, « les pouvoirs publics ont entretenu l’homophobie et la transphobie », notamment par le « refus de donner accès à la PMA à toutes les femmes ». Gonflé, quand on sait que l’homosexualité est toujours mieux acceptée, et que « toutes les femmes » ont accès à une assistance médicale en cas de problème d’infertilité. Pour les adversaires de la loi, à l’inverse, le « mariage pour tous » a fait sauter le dernier verrou qui nous protégeait de la fabrication d’êtres humains à la demande.

Beaucoup ont sincèrement cru bien faire en militant pour le droit à l’adoption conjointe par deux personnes de même sexe, et donc peu enclins à procréer en faisant bêtement des galipettes. Après tout, rien de plus naturel qu’un « désir d’enfant ». Mais à l’introduction de l’appel des 160, qui affirme que, « comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées », la conclusion répond sans ambiguïté : « Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire. » Espérons qu’il soit entendu, et qu’en attendant une réécriture de la loi française sur la filiation, le droit international garantisse vite à nos futurs rejetons de pouvoir continuer à dire : « Je ne suis pas un droit. J’ai des droits. » Comme celui, pour nos filles, de ne pas devenir des « porteuses » inséminées à la demande.

La pétition internationale : Stop Surrogacy Now.

*Photo : IBO/SIPA/00506715_000004

La GPA est une monstruosité

L'Inde interdit les mères porteuses aux couples gays étrangers

Des mères porteuses se reposent dans un dortoir, le 3 septembre 2009, d’une clinique d’Anand, dans le Gujarat, à l’ouest de l’Inde afp.com/Anna Cunningham. Source image 

Dans le contrat de gestation pour autrui, il y a pour la femme une obligation de faire
(porter l’enfant) et une obligation de donner (le remettre à autrui). Le « quelque
chose » objet du contrat est donc l’enfant or, selon le droit civil, « il n’y a que les
choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet de conventions » . L’enfant
est donc considéré comme dans le commerce, autrement dit comme une marchandise.
La femme, quant à elle, est utilisée par le ou les mandataires comme une machine
permettant le développement d’un fœtus, c’est-à-dire comme un incubateur…Traiter une personne comme un objet est la caractéristique de l’esclavage… L’enfant issu d’une gestation pour autrui peut donc avoir jusqu’à six parents : la mère génétique (donneuse d’ovocyte), le père génétique (donneur de sperme), la mère porteuse, son mari (présomption de paternité) et enfin les parents mandataires.  http://www.ieb-eib.org/fr/pdf/gestation-pour-autrui.pdf

La GPA (gestation pour autrui, mère porteuse) sera légalisée en France. La reconnaissance à l’Etat civil des enfants nés de mères porteuses à l’étranger marque une victoire du lobby gay et du lobby médical qui ne cachent pas leur objectif de contraindre les législateurs à autoriser la GPA en France.

Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant né de GPA, 170 personnalités appellent à leur reconnaissance n’hésitant pas à mentir en qualifiant ces bébés de ‘fantômes » alors qu’ils existent à l’Etat civil du pays de leur naissance.

Voulons-nous continuer à faire de ces enfants des «sous-enfants» sans droits ? Voulons-nous accorder aux enfants des droits qui varient selon leur mode de conception ? Voulons-nous les rendre coupables en les distinguant à vie des autres enfants parce qu’ils sont simplement nés autrement ? Cette situation nous replonge immanquablement dans une autre époque : celle des enfants naturels ou des enfants de divorcés. Ces discriminations d’un autre temps doivent cesser et nous demandons au président de la République et au gouvernement de s’engager à faire respecter le droit en ce moment symbolique du 25e anniversaire de la convention de New York relative aux droits de l’enfant.

Une fois de plus des lobbies mettent la France au pied du mur par le fait accompli. Ce chantage a incité des personnalités opposées à la GPA à signer cette tribune pour la reconnaissance des enfants issus de GPA. Il faudrait être sans coeur pour exclure ces bébés de leurs droits civiques et de nos institutions, de les discriminer parce qu’ils ont été achetés à des femmes fragiles dans le besoin. Ainsi ces enfants sont le fruits d’une double marchandisation, celle de leur naissance et celle de leur reconnaissance.

Ces 170 personnalités, en majorité anti capitalistes et opposées à toute forme de coercition,  ne semblent pas se rendre compte qu’elles se soumettent aux lois du marché et à celles de la technologie médicale, une contradiction de poids avec la « liberté » dont elles se réclament. Il faut être complètement aliéné (soumis et dépendant) pour ne pas admettre que la GPA est un produit monstrueux de la prostitution des femmes.

Au cours d’un documentaire sur les mères porteuses en Inde, pratique courante et non réglementée là-bas, une femme disait qu’elle croirait à innocuité de cette pratique le jour où des femmes riches porteraient les enfants des femmes pauvres. On ne peut pas croire en effet que des femmes puissent librement choisir de louer leur ventre sans contrainte. D’ailleurs on sait bien que, chez les pauvres, le corps se vend bien, sous toutes ses formes et même mort. On peut acheter des reins, des poumons et des ovocytes. Et tout cela grâce aux progrès de la médecine. Nous vivons une époque vraiment formidable !https://laconnectrice.wordpress.com/2009/04/26/quand-les-femmes-riches-loueront-leur-ventre-aux-femmes-pauvres/

Source image

Circulaire Taubira du 25/01/2013 confirmée par le Conseil d’Etat du 12/12/2014

Une circulaire du 25 janvier 2013 du ministère de la justice s’était prononcée sur la délivrance de certificat de nationalité française à des enfants nés à l’étranger d’un parent français ayant eu vraisemblablement recours à une procréation ou gestation pour le compte d’autrui (GPA). Le Conseil d’État vient de confirmer, dans une décision du 12 décembre 2014, l’application de cette circulaire en rejetant différentes requêtes contre cette circulaire. http://www.service-public.fr/actualites/002646.html?xtor=EPR-140

Mes articles contre la GPA

En tant que féministe, je suis radicalement opposée à la GPA.

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/19/loi-sur-la-famille-le-lobby-homosexuel-se-prepare-pour-la-legalisation-de-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/01/le-commerce-du-corps-des-femmes-gpa-meres-porteuses-et-prostitution/

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/01/17/gpa-45-000-euros-pour-avoir-sa-chose-a-soi-sans-passer-par-le-coit/

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/05/27/comite-consultatif-national-dethique-ces-hommes-qui-gerent-le-ventre-des-femmes-avec-la-pma-et-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/01/25/revue-du-cerf-des-feministes-et-des-lesbiennes-face-au-mariage-pour-tous-a-la-pma-et-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2009/04/26/quand-les-femmes-riches-loueront-leur-ventre-aux-femmes-pauvres/

https://laconnectrice.wordpress.com/2012/05/23/accouchement-sous-x-cest-bon-pour-les-sages-mais-pas-pour-les-enfants/

Pour en savoir plus

  • La France refuse la proposition Leonetti de durcir les sanctions contre la GPA, un article de l’Institut européen de bioéthique . 50% des pratiques de mères porteuses réalisées par certains centres de procréation en Belgique, le sont pour des femmes venant de France.

http://www.ieb-eib.org/fr/bulletins/france-refus-de-durcir-les-sanctions-contre-la-gpa-modifier-293.html#sujet832

  • La Gestation pour autrui: une violation des droits de l’homme et de la dignité

http://www.ieb-eib.org/fr/document/la-gestation-pour-autrui-une-violation-des-droits-de-lhomme-et-de-la-dignite-367.html

– PRESENTATION GENERALE DE LA GESTATION POUR AUTRUI
Définition
La gestation pour autrui est un contrat par lequel une femme accepte de porter un enfant pour quelqu’un d’autre.
Un contrat « est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent,envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose »1.
Dans le contrat de gestation pour autrui, il y a pour la femme une obligation de faire (porter l’enfant) et une obligation de donner (le remettre à autrui). Le « quelque chose » objet du contrat est donc l’enfant or, selon le droit civil, « il n’y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet de conventions »2 . L’enfant est donc considéré comme dans le commerce, autrement dit comme une marchandise.
La femme, quant à elle, est utilisée par le ou les mandataires comme une machine permettant le développement d’un fœtus, c’est-à-dire comme un incubateur. Dans l’affaire Baby M au New Jersey en 19883 , le Dr Lee Salk, pédo-psychologue de renom, l’a ouvertement reconnu, précisant à la barre que les époux n’avaient pas eu recours à une mère de substitution mais à un utérus de substitution. Ni la femme ni l’enfant ne sont traités comme des personnes humaines, ils sont traités comme des objets. Ceci est manifestement contraire à la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, pour reprendre les termes du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Traiter une personne comme un objet est la caractéristique de l’esclavage.
Dans un contrat de gestation pour autrui, la femme loue son corps, ou au moins une partie, son utérus. Louer son corps est la caractéristique de la prostitution.
Ces éléments laissent augurer de liens entre la gestation pour autrui et la traite des personnes. La gestation pour autrui, généralement présentée comme une œuvre altruiste et généreuse, une forme de procréation médicalement assistée qui permet à des couples stériles d’avoir des enfants, ouvre en réalité la porte à toutes sortes d’abus car elle ne respecte pas la dignité humaine des personnes.

Comme il n’existe pas encore de dispositions de droit international sur la gestation pour autrui, il est nécessaire de se référer à d’autres traités applicables à des situations comparables.
L’enfant peut soit être conçu par la mère porteuse au moyen d’une insémination artificielle, avec le sperme du père mandataire ou celui d’un donneur (elle est alors la mère génétique et biologique de l’enfant), soit être implanté dans l’utérus de la mère porteuse après fécondation in vitro. Dans ce cas, l’embryon peut avoir été créé avec les gamètes des deux parents contractants, de l’un d’entre eux et d’un donneur, ou de deux donneurs. L’enfant issu d’une gestation pour autrui peut donc avoir jusqu’à six parents : la mère génétique (donneuse d’ovocyte), le père génétique (donneur de sperme), la mère porteuse, son mari (présomption de paternité) et enfin les parents mandataires.

Définition de l’article 1101 du code civil français
Article 1128 du code civil français
M. et Mme Whitehead avaient conclu un accord avec les époux Stern selon lequel Mme Whitehead serait inséminée avec le sperme de M. Stern et lui remettrait l’enfant ainsi conçu. Elle a finalement voulu garder l’enfant et refusé la somme convenue. A près diverses péripéties, le contrat de maternité de substitution fut annulé mais la garde de l’enfant fut confiée aux époux Stern avec un droit de visite pour Mme Whitehead par la Cour suprême du New Jersey le 3 février 1988. 

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