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Mitterrand : rien à cirer !

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J’ai horreur de l’idolâtrie et, de toutes façons, j’avais horreur de cet hypocrite confit en dévotion de lui-même, de ses manipulations, de sa manière vicieuse et s’exprimer en parlant lentement d’un air inspiré pour contraindre les gens à attendre la suite de son discours fumeux. J’ai détesté apprendre qu’il était bigame aux frais de la République, qu’il a rendu malheureux des gens qui s’étaient sacrifiés pour lui comme François de Grossouvre ou Pierre Bérégovoy, qu’il avait collaboré et reçu l’ordre de la Francisque des mains de Philippe Pétain, qu’il avait été un terrible ministre de l’intérieur sous Guy Mollet ordonnant à l’armée française de torturer et tuer les résistants algériens, qu’il avait caché et soutenu le criminel de guerre antisémite René Bousquet, etc.

Pour moi, Mitterrrand était un sale type et s’il était aux affaires aujourd’hui, il ferait comme Sarkozy. Beaucoup de baratin, de foutage de gueule, de l’argent pour les riches et du mépris pour les pauvres.

Je trouve regrettable qu’il ait viré Rocard et Edith Cresson qu’il avait envoyée au casse gueule pour prouver que les femmes n’étaient pas capables de gouverner.

Mais j’ai voté pour lui en 1981 et en 1988 parce qu’il représentait la gauche et que je n’avais pas le choix. A cette époque, la gauche avait encore des tripes et de l’allure, le dialogue social avait quelque réalité.

Oui, j’ai été contente en 1981 quand la gauche est venue, enfin, au pouvoir et je me souviens de la joie naïve et spontanée de Jospin à l’annonce des résultats. C’est la seule fois où  je l’ai trouvé sympathique.

Je reconnais à Mitterrand d’avoir été un bon comédien pour interpréter le rôle de Président de notre monarchie républicaine qui a pris avec lui plus de la monarchie que de la République.

Grâce à Mitterrand j’ai découvert l’existence du RPR -PS, devenu aujourd’hui l’UMPS. grâce à lui, j’ai compris qu’on ne pouvait faire confiance à aucun politique, que c’était un sale job qui reposait sur le mensonge et la manipulation et exigeait de diviser pour régner. J’ai aussi appris que les gens de gauche n’étaient pas meilleurs que les gens de droite et qu’on pouvait trouver des bonnes et des mauvaises pratiques chez les uns comme chez les autres, que les divisions politiques visaient à tromper le peuple, à le gruger, pour favoriser toujours la même classe bourgeoise cynique et égoïste qui fraternisait derrière son dos et envoyait au casse-pipe les idéalistes.

Aujourd’hui, grâce à Internet, presque tout le monde peut s’exprimer et se rassembler par affinité, les révoltes  arabes l’ont prouvé même si elles n’ont pas débouché sur une révolution démocratique, à l’exception semble-t-il de la Tunisie.

Si les Français le voulaient, ils pourraient lâcher tous les partis qui les abusent et faire pression sur ces mendiants de voix qui ne pensent qu’à se faire élire et réélire dans leur propre et unique intérêt indifférents au bien commun..

En 2007 j’ai voté pour Ségolène Royal parce que, quoique politicienne professionnelle, c’est la plus proche des réalités politiques et qu’elle est la seule à se préoccuper sincèrement de l’éducation qui est le socle d’une société harmonieuse. Dommage qu’elle n’ait pas quitté le PS pour rassembler ces foules qui l’appréciaient.

En 2012, je ne voterai pas car j’ai la chance de vivre dans un pays encore démocratique mais où le système politique n’a aucun sens. L’abstention est devenue auourd’hui la plus haute expression du civisme.

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