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Archives de Tag: harcèlement sexuel

Harcèlement sexuel. L’humoriste américain Louis C.K. reconnaît les faits

http://www.europe1.fr/international/abus-sexuels-lhumoriste-americain-louis-ck-reconnait-les-faits-3489212

Cinq femmes ont accusé Louis C.K. de les avoir sexuellement agressées et d’avoir eu des comportements déplacés à leur encontre.

Chose rare et respectable à souligner, l’homme ne s’est pas défaussé et a admis les faits mentionnés. Il a présenté ses excuses.

Amende honorable spontanée ou calculée ? Netflix rompt avec lui. Louis C.K. a publié son communiqué d’aveux alors que l’avant-première de son prochain film, I love you Daddy a été annulée vendredi. Netflix a également annulé un événement avec C.K., et la chaîne FX Networks, filiale de la 21st Century Fox a également coupé les liens avec le comique.

J’estime que si ses victimes ont accepté ses excuses parce qu’elles le croient sincère, le show business ne devrait pas le sanctionner.

D’après les commentaires des lectrices et lecteurs du NYT, le comportement de Louis CK n’aurait rien à voir avec celui de Weinstein ou Kevin Stacy parce qu’il aurait demandé leur consentement aux femmes qu’il aurait harcelées. D’ailleurs une lectrice qui se dit féministe alerte sur le manque de nuances pour ces cas différents selon elle. Elle déplore la soif de vengeance, d’humiliation et de stigmatisation des gens qui domine dans notre société alors qu’elle ferait mieux de comprendre les questions sous-jacentes au harcèlement sexuel, mettre de l’ordre dans la société et la soigner ainsi que modifier le comportement masculin en général.

Je suis plutôt d’accord avec ce commentaire et je répète que, sans la coopération des hommes, il est impossible de transformer les relations femmes/hommes vers plus d’égalité et de respect. Dans le cas de Louis CK, une meilleure lecture des faits laisse apparaître une volonté de changement, attestée par des témoins, qui mérite le respect.

LC

Seth

Phoenix 2 days ago

…He asked these ladies for permission, and appears to have « misread » the situation. He thought about it for years and even contacted the women on his own to apologize later. Over the past decade he has spoken our strongly in favor of women’s rights and against misogyny. Why do we want to attack someone on the same side who has shown remorse and even apologized for his prior actions, and appears to have bettered himself since? There is something very wrong in our society where there seems to be an ever-growing hunger for vengeance, humiliation, and locking people up rather than trying to figure out the underlying issues, fix and heal our society and modify men’s behavior in general.

Pour en savoir plus

 

Agression sexuelle sur mineur. Le sénat s’émeut

S’étant émue, comme l’opinion publique, de l’indulgence de la Justice vis-à-vis de l’adulte de 28 ans ayant violé (c’est la réalité, pas les attendus du jugement), une fillette de 11 ans, les sénatrices et sénateurs ont déposé deux propositions visant à protéger les mineurs victimes d’agressions sexuelles : en abaissant l’âge de la majorité sexuelle et en augmentant le délai de prescription des crimes sexuels.

Renforcement de la protection juridique des mineures et mineurs contre les agressions sexuelles N°28 et 53 enregistrées au mois d’octobre 2017

LC

N° 28

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2017-2018

Enregistré à la Présidence du Sénat le 17 octobre 2017

PROPOSITION DE LOI

tendant à renforcer la protection des mineurs contre les agressions sexuelles,

Une décision récente du parquet de Pontoise a suscité une violente polémique en requalifiant « d’atteinte sexuelle sur mineure de quinze ans » une plainte initialement déposée pour viol par une fillette de onze ans contre un agresseur âgé de vingt-huit ans, l’argumentation se fondant sur la passivité de l’enfant et l’absence de violence ou de contrainte lors de la relation sexuelle, pourtant visiblement imposée. Il en résulte évidemment une échelle des peines réduite, le viol étant passible en l’occurrence d’un emprisonnement de vingt années alors que l’atteinte sexuelle sur mineur n’est punie que de 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.

Cette décision, vivement critiquée par l’opinion publique, a mis en lumière l’étroitesse juridique de la définition du viol, l’absence de critères de mesure du consentement et la non-prise en compte, par notre droit, des circonstances liées à l’âge de la victime. Un mineur de quinze ans peut être, par définition, âgé de zéro à quinze ans, écart qui n’est pas anodin en matière d’activité sexuelle…

Afin de corriger les approximations de la loi française et de lui conserver une cohérence d’ensemble avec la définition des peines, cette proposition de loi fixe à quinze ans l’âge à partir duquel on peut estimer que le mineur est en mesure d’entretenir volontairement une relation sexuelle avec un adulte dans une situation de consentement éclairé. À l’inverse, au-dessous de cet âge, il ne saurait être question de faire valoir ou présumer d’un quelconque consentement à une relation sexuelle quel qu’en soit le contexte. Il y aurait alors présomption irréfragable de viol

Cette même présomption irréfragable s’appliquerait aux mineurs de plus de quinze ans lorsque l’adulte est une personne ayant sur eux une autorité de droit ou de fait.

Par ailleurs, le code pénal français ne traite pas des relations sexuelles entre mineurs. Or, ces relations sont évidemment une réalité et peuvent provoquer d’immenses dégâts, en particulier sous l’influence des jeux vidéo, de la pornographie et des réseaux sociaux. Il est donc également urgent de clarifier cette situation notamment au regard du fait que, si un enfant sur cinq est victime d’agression sexuelle en Europe1(*), la part des agressions entre mineurs est en augmentation. Il convient donc de pouvoir les condamner, et d’instaurer parallèlement les mesures, avant tout éducatives, appropriées2(*).

Afin d’encadrer les relations sexuelles entre mineurs et limiter les risques de pression d’un partenaire à l’égard de l’autre, il est ici proposé de prévoir qu’en deçà de l’âge de quinze ans, un mineur peut consentir à des activités sexuelles avec un partenaire mineur si celui-ci est de moins de deux ans son aîné et qu’il n’exerce aucune relation d’autorité, de dépendance ou de forme d’exploitation à son endroit.

Enfin, il apparaît nécessaire de rendre obligatoire l’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) instauré par l’article 48 du 9 mars 2004 toutes les personnes condamnées à des peines, même inférieures à cinq années d’emprisonnement, dès lors que la victime en était mineure.

Tels sont les objectifs de cette proposition de loi…suite

N° 53

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2017-2018

Enregistré à la Présidence du Sénat le 26 octobre 2017

PROPOSITION DE LOI

pour une meilleure protection des mineur.e.s victimes de viol et des autres agressions sexuelles,

…Malgré la récente extension des délais de prescription prévue par la loi n°2017-42 du 27 février 2017, les mineur.e.s victimes de crimes et délits sexuels ne bénéficient pas d’un caractère dérogatoire au droit commun : le point de départ placé à partir de la majorité « est justifié par le fait que la victime mineure n’a pas la capacité d’agir en justice et doit se faire représenter. Par ailleurs, ce report est d’autant plus justifié pour les crimes sexuels qu’ils sont le plus souvent commis par un.e membre de la famille ou une personne de l’entourage, qui exerce sur la victime une autorité ou une influence »3(*).

Ainsi, le délai en vigueur n’est pas adapté au caractère très souvent tardif de la révélation des violences (l’amnésie traumatique est souvent levée après 40 ans, alors que l’action publique s’éteint après 38 ans pour les victimes mineures).

La spécificité des crimes sexuels sur mineur.e.s justifie la création d’un délai de prescription dérogatoire de 30 ans à compter de la majorité, une évolution cohérente et lisible au regard du droit de la prescription en vigueur, et répondant aux attentes légitimes des victimes4(*)suite

#moiaussi au Parlement européen

  • Le mouvement #balancetonporc a soulevé une vague de prise de conscience de la réalité du harcèlement sexuel dans notre société et ses institutions. Ce soir sur la chaîne Public Sénat le député Edouard Martin et son assistante parlementaire, Jeanne Ponté, exposaient les mesures prises pour protéger les victimes en son sein. On ne peut que se réjouir de cette prise au sérieux de la pandémie.

https://www.publicsenat.fr/emission/europe-hebdo/harcelement-sexuel-et-l-etat-de-droit-en-hongrie-78692

  • Assistante de l’eurodéputé socialiste Édouard Martin, Jeanne Ponté a décidé de prendre la parole pour dénoncer ces faits au sein du Parlement européen. La jeune femme raconte avoir elle-même été victime d’un comportement déplacé de la part d’un député allemand en juillet 2014 alors qu’elle est toute jeune assistante. Choquée par cet événement, elle décide quelques mois plus tard de consigner des gestes, des noms, des dates, dans un petit carnet « pour ne pas s’habituer ». Elle répertorie ainsi tous les actes dont elle a connaissance : « ça va du commentaire sexiste, au harcèlement sexuel, au message reçu au milieu de la nuit par des députées et de manière répétée, à des cas d’agression sexuelle ».

https://www.publicsenat.fr/article/societe/le-carnet-noir-du-harcelement-au-parlement-europeen-79579

  • entretien avec Edouard Martin

http://www.euractiv.fr/section/institutions/interview/edouard-martin-a-strasbourg-les-eurodeputes-se-lachent/

Ici les langues se délient depuis l’affaire Weinstein, et la réalité dépasse ce que je pouvais imaginer. Il y a 751 députés, qui ont souvent 2 attachés parlementaires, qui sont souvent des femmes jeunes. Elles sont intimidées, elles ne savent pas comment réagir. Je ne sais pas si le problème est important, mais je sais qu’il existe, et qu’il y a des victimes…

Vous êtes élus depuis 2014, avez-vous été témoin de scènes de harcèlement depuis 3 ans et demi ?

Je n’ai pas vécu de choses graves, mais j’ai assisté à des remarques déplacées. En revanche, les témoignages montrent que cela va beaucoup plus loin. Certains élus se permettent de plaquer des femmes contre le mur, de les tutoyer, de faire des remarques sur la transparence supposée de leur chemise. Je n’ai jamais entendu la même chose à propos de la chemise d’un homme.

Je pense qu’il faut faire quelque chose parce que les contrats des attachés parlementaires, notamment, sont très précaires. Un parlementaire peut dénoncer le contrat de son assistant(e) pour le simple fait de rupture de confiance. Donc à la moindre dénonciation, les assistants et stagiaires risquent d’être licenciés.

Est-ce que le fait que le Parlement européen « voyage » entre Bruxelles et Strasbourg influence le phénomène ?

Les eurodéputés, souvent, habitent à Bruxelles. Et ils y ont fait venir leur famille, pour certains. Donc le soir, à Bruxelles, ils rentrent chez eux. Mais les semaines à Strasbourg, c’est n’importe quoi. Ils sont à l’hôtel, dans les bars, les restaurants, il y a un espèce de sentiment frivole, ils se permettent des comportements déplacés. Tout d’un coup ils se lâchent.

Il existe un comité consultatif sur le harcèlement au Parlement européen…

Oui, il y a 11 cas de harcèlement moral qui ont été instruits, dont un est toujours en cours. Mais aucun de harcèlement sexuel. Or je sais qu’ici il y a des hommes qui se sont comportés comme des harceleurs, et les victimes n’osent pas témoigner. Elles n’osent pas aller voir le comité en question parce qu’elles ne se sentent pas protégées, elles savent qu’elles seront licenciées sur le champ si elles dénoncent leur eurodéputé par exemple. C’est un comité interne, on ne sait pas où les témoignages terminent, on ne sait même pas quelles sont les sanctions encourues.

Le président Antonio Tajani a promis le 23 octobre de punir les cas de harcèlement sexuel. En même temps, en tant que proche de Silvio Berlusconi, il n’est pas forcément très crédible sur le sujet…

Oui, il a dit que les harceleurs seraient « sévèrement punis ». Mais ça veut dire quoi ? Qu’on leur enlèverait une semaine de salaire comme à l’élu polonais qui a tenu des propos xénophobes, racistes et sexistes en plein Parlement européen ? Il faudrait de vraies sanctions pour que le comité soit pris au sérieux.

Il y a un débat ici, je suis assez isolé : certains pensent que le comité est suffisant. Moi je crois que nous avons besoin d’une structure compétente pour traiter de ce sujet.

Que faudrait-il mettre en place pour limiter les cas de harcèlement ?

La victime a besoin d’écoute avant tout, et ensuite, éventuellement viendra le processus de plainte. Mais toutes les garanties doivent être apportées. Je plaide pour un audit externe. Que l’on puisse choisir un cabinet spécialisé, non pas pour stigmatiser, mais pour évaluer. Ici au Parlement européen, dès qu’on parle de faire venir quelqu’un d’extérieur, c’est impossible. Je crois qu’on a rien à cacher, donc ce serait important de s’entourer de vrais professionnels.

Harcèlement sexuel : Gina Lollobrigida aussi

Gina Lollobrigida, à la veille de ses 90 ans avoue avoir été elle aussi victime de harcèlement sexuel et violée.

A-t-elle vraiment dit qu’elle déplorait le « déballage actuel » ? Si oui, elle se contredit en « déballant » son expérience si non, on peut imaginer que le journaliste le lui a fait dire parce que ça l’arrangeait.

A-t-elle vraiment dit qu’«il faudrait avoir le courage de les dénoncer sur le moment» et développé tout le mal que les agressions lui avaient fait «Les agressions sexuelles, quand il s’agit de plus, cela reste en toi et cela marque ton caractère. C’est quelque chose que tu ne peux pas retirer de toi. Tes actions sont toujours soumises à ce souvenir terrible».

Mais pour elle désigner des coupables aujourd’hui à la vindicte populaire ne lui paraît pourtant pas une solution digne: «Il me semble qu’en parler maintenant est un peu une manière de chercher la publicité.». A-t-elle vraiment parlé de vindicte populaire et accusé es victimes de vouloir se faire de la publicité ?

Je reste sceptique sur les jugements attribués à cette vieille dame de 90 ans alors qu’elle profite de la libération de la parole des victimes pour dire qu’elle aussi en fut une.

 

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/10/03002-20171110ARTFIG00107-gina-lollobrigida-victime-elle-aussi-d-agressions-sexuelles-denonce-le-deballage.php

Gina Lollobrigida, victime elle aussi d’agressions sexuelles, dénonce le «déballage»

Harcèlement sexuel : 456 comédiennes suédoises aussi

Alors que des intellos bien sous tous rapports s’acharnent contre les victimes de harcèlement sexuel, mettent leur parole en doute, leur donnent des leçons de conduite et plaident pour leur chapelle machiste, les témoignages continuent d’abonder mettant en lumière la condition des femmes que beaucoup trop d’hommes continuent à considérer comme accessoires de leur plaisir mais aussi de leur gloire et de leur richesse.

Le scandale n’est pas dans la dénonciation de ces crimes, messieurs, il n’est pas dans le féminisme, il est dans la tolérance de ces crimes.

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/09/03002-20171109ARTFIG00395-456-comediennes-suedoises-denoncent-viols-et-culture-du-silence.php

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

De nombreuses actrices suédoises signent, ce jeudi, une tribune dans un quotidien pour témoigner du « harcèlement sexuel, des menaces et des viols» dans le milieu du cinéma et du théâtre.

Des femmes qui évoluent toutes dans le milieu du théâtre et du cinéma témoignent, dans un long texte publié dans un quotidien suédois, du harcèlement et des agressions parfois violentes dont elles ont été victimes. Elles dénoncent, sans les nommer, des acteurs et metteurs en scène réputés en Suède comme à l’étranger. Deux d’entre elles évoquent même des viols.

Dans le Svenska Dagbladet, les signataires de la tribune fustigent le «culte du génie» régnant dans les arts de la scène et qui laisse impunis les agresseurs «tant que ce qu’ils créent est auréolé d’une haute valeur artistique». «Acteurs et réalisateurs considérés comme des génies sont soutenus par la profession, peu importe ce qu’ils font subir à leurs collègues», écrivent les comédiennes, dont Lena Endre (Les Meilleures Intentions, Millénium), Sofia Helin (The Bridge) et Ruth Vega Fernandez (Kyss Mig). «A cause de ce statut de stars, leurs agressions n’ont jamais de conséquences», déplorent-elles dans le quotidien. «Mais nous savons qui vous êtes», mettent en garde les actrices.

 

«Je devais jouer une scène d’amour avec ce “grand acteur”. Je devais être sur lui pendant l’acte sexuel. Au cours d’une répétition, il m’a demandé s’il pouvait téter à mon sein gorgé de lait (il savait que j’allaitais) tandis qu’il se pressait contre moi, en érection», explique une comédienne. «Je les admirais tant», raconte une autre. «Parmi les plus grands. Lui qui devait jouer mon père et qui m’a prise par le cou en essayant d’enfoncer sa langue dans ma bouche» et «cet auteur dramatique qui avait écrit un beau rôle pour moi dans sa pièce et dont les mains enserraient soudain ma poitrine dans l’obscurité, derrière la scène».

«Des comportements horribles»

Le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven s’est élevé contre ces comportements «horribles» en se disant choqué par la quantité de témoignages. La ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a quant à elle convoqué, jeudi, les responsables des grandes scènes nationales, le Théâtre dramatique de Stockholm longtemps dirigé par Ingmar Bergman, le Théâtre national et l’Opéra royal.

«Ces agressions sont gravissimes. Les plus hautes exigences commandent à toutes les institutions publiques s’agissant de leur environnement du travail», a lancé la ministre, compagne de l’acteur Johannes Bah Kuhnke qui tient notamment le rôle-titre dans le film Snow Therapy.

L’Institut du film suédois, qui fournit une aide financière au cinéma, a fait savoir jeudi qu’elle instaurerait une sorte de «green card» sanctionnant la formation des responsables de sociétés de production aux questions de harcèlement.

Harcèlement sexuel : les stagiaires sont plus exposées

Dans nos sociétés conçues par et pour les hommes, les femmes sont par définition vulnérables lorsqu’elles ne s’abritent pas physiquement, économiquement, socialement et psychologiquement derrière les hommes. Il y a toutefois des situations où les femmes sont particulièrement vulnérables, en particulier lorsqu’il s’agit de demander quelque chose en toute légitimité, à l’homme détenteur d’un pouvoir.

Demander un stage pour poursuivre ou terminer un cursus de formation, pour valoriser son CV, pour acquérir de l’expérience, pour élargir son réseau ou mettre le pied dans une entreprise en espérant y être embauchée, gagner un peu d’argent, telles sont les attentes des jeunes filles stagiaires en poste ou en devenir. L’attente étant particulièrement importante et vitale, la demanderesse est en position vulnérable face à un responsable employeur ou décideur. Il n’y a rien de surprenant, et c’est malheureux, à ce que ces décideurs de petite ou grande importance, abusent de leur position en faisant clairement comprendre à la stagiaire qu’elle a intérêt à se soumettre si elle veut le stage, les moyens matériels et administratifs de le réaliser, la rémunération, l’attestation, les recommandations et une embauche éventuelle.

La stagiaire se retrouve en position de proie face à un maître chanteur potentiel. C’est pourquoi je pense qu’on devrait lancer #balancetonmaîtrechanteur.

La Connectrice

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/paroles-de-stagiaires-les-victimes-les-plus-fragiles-du-harcelement-sexuel-au-travail_a_23271715/

 

C’EST LA VIE (titre de rubrique déplacé ! LC)

Paroles de stagiaires, les victimes les plus fragiles du harcèlement sexuel au travail

Pour la Journée internationale des stagiaires, ces témoignages révèlent leur vulnérabilité.

10/11/2017 02:14 CET | Actualisé il y a 7 heures
HARCELEMENT SEXUEL – « Elle est toujours aussi frigide votre collègue? » « Nooon, nous, pour lui dire bonjour, on lui met un main au cul, elle préfère ça. »

La question vient du rédacteur en chef des sports auquel Hélène vient de tendre la main alors qu’il s’apprêtait à lui faire la bise. Elle a tendu la main parce que c’est ce qu’on lui avait appris quand elle était en études de commerce. Cette fameuse poignée de main qui ne doit être ni trop molle ni trop ferme. Maintenant, elle fait du journalisme, c’est son premier stage et elle croit que certains codes lui échappent.

 

La réponse, encore plus déplacée que la question, vient du journaliste qui travaille en face d’elle, avec lequel elle s’entend pourtant bien. Hélène est en colère. Elle contrôle, ironise et vanne du tac au tac son collègue. Ça y est, la rédaction s’excite: « Bah alors, elle a ses règles maintenant?! »

 

Retourner devant son ordinateur. Serrer les dents bien fort. Surtout ne pas tout exploser. Dans l’open space d’à côté, deux jours plus tôt, une de ses amies, Lucie, stagiaire elle aussi, lui a raconté une anecdote similaire. Ça commence comme ça. Une blague potache, de la lourdeur, du sexisme… Ou bien est-ce plus grave? Comment savoir?

 

Des années plus tard, après un appel à témoignages pour écrire cet article, Clotilde, Caroline, Sara, Maud, Marion, elles aussi, nous racontent être sorties de leur stage de presse quotidienne régionale avec des anecdotes similaires. Et certaines sont bien plus graves qu’une petite phrase.

 

Alors, la précarité du métier, les horaires à rallonge et la proximité entre confrères font-ils du journalisme un milieu particulièrement propice à ce genre de dérapage?

Non.

Marine, elle, a encore du mal à réaliser ce qu’il lui est arrivé, lorsqu’en stage chez un libraire, elle raconte ce moment où son patron, qui lui parlait volontiers de sa relation libre avec sa femme, lui a intimé de cirer les marches de la boutique devant des clients, alors qu’elle était en petite jupe.

Anaïs, aujourd’hui infirmière, raconte pire encore. « En stage, un interne qui avait jeté son dévolu sur moi me demandait systématiquement de faire des photocopies. C’était dans un cagibi, et à chaque fois, il fallait que j’y refuse ses avances. ‘Je vais finir par te prendre ici sur la photocopieuse’, me disait-il. Jusqu’au jour où il m’a attrapée par les cheveux et m’a embrassée dans le cou. »

Louise était stagiaire-avocate, quand son supérieur l’a harcelée. Elle pensait que c’était un risque banal de son futur métier. « L’égo des avocats, qui empire avec l’âge, la séduction et la rhétorique sont des caractéristiques du métier. La frontière entre ces caractéristiques professionnelles et leurs agissements personnels est très floue. À l’époque, je pensais que c’était normal. » Normal, alors pourquoi toujours si pesant?

De l’autre côté de la Manche, Laura avait 18 ans quand elle a connu le viol en même temps que La City de Londres. Elle était en stage de découverte dans un grand fond d’investissement, c’était son supérieur direct.

Le stagiaire-contrainte

Au moment où ça leur arrive, ces jeunes femmes-là ne savent pas comment réagir. Et par-dessus tout, elles sont stagiaires. Au bas de l’échelle, interchangeables, présentes pour une durée parfois extrêmement limitée, et dont l’avenir proche dépend essentiellement du bon vouloir de leur hiérarchie.

« La question du court terme est un levier de désintérêt et de sévérité de la part du supérieur », explique Ariane Calvo, psychologue spécialiste du souvenir traumatique et reconvertie après dix ans passés en ressources humaines. « Je l’ai constaté en RH. On ne voit les stagiaires qu’en terme de gestion logistique profondément ennuyeuse. Ça nous rajoute du temps de travail, on peut penser que c’est une perte de temps qui n’apporte rien. »

Quid du maître de stage? « Il peut être tenté de voir ça comme de la formation qu’on dispense sans gagner d’argent dessus. Certains ont vraiment du mal à saisir le bénéfice des stagiaires. »

Le stagiaire seul

« Quand un problème grave t’arrive, tu ne sais pas à qui parler, le risque c’est qu’ils ne te reprennent pas en contrat après. Là où j’étais par exemple, ils n’embauchent que rarement des gens qui ne sont pas déjà passés chez eux », raconte Manon, dont le maître de stage l’a très mal notée dans son rapport en lui disant d’un air narquois « Estime-toi heureuse, comme ça on ne dira pas que tu as couché avec moi ». Tandis qu’un autre se plaisait à lui répéter: « Ma petite chérie, si c’est pas bien, je vais te donner des fessées ». « J’ai rien dit. J’avais peur du blacklistage. »

Si les stagiaires harcelés viennent voir les RH, « on va les renvoyer à leur école avec cette réflexion ‘on est pas le bureau des pleurs ici' », relate la psychologue Ariane Calvo.

La position hiérarchique basse du stagiaire est par ailleurs schizophrénique: face à lui, « il a plusieurs référents: les collègues, le maître de stage, son directeur d’école, son prof, son responsable pédagogique… », énumère l’ancienne salariée en ressources humaines. « Et le stagiaire a parfois du mal à définir les rôles ». Assez rapidement il se retrouve en réalité sans personne d’autorité à qui parler.

« On peut aussi reprocher au stagiaire de ne pas en avoir parlé avant. Cette remontrance va renforcer le sentiment du stagiaire de ne pas avoir été aussi débrouillard qu’on lui demandait. Et cette culpabilité en amont va contribuer à le pousser à ne rien dire du tout », termine Ariane Calvo.

Alice a le sentiment d’avoir eu plus de chance. Un photographe de son service de stage avec qui elle se retrouvait régulièrement seule en voiture, insistait pour faire avec elle des photos de nu. Elle a fini par en parler au directeur de sa rédaction avec qui elle s’entendait très bien. « Mais s’il n’y avait pas eu cette proximité avec ma hiérarchie, je ne l’aurais certainement pas évoqué. Ni à lui, ni à personne. »

L’avenir en miroir

Louise, évoquée plus haut, a donc travaillé pour un cabinet d’avocats. Ici pas de ressources humaines, bien sûr. Mais un célèbre avocat, qui ne tarde pas à mettre sa confiance en elle et elle en lui. Quand, peu de temps après la fin de son stage, très pressant, il lui propose un verre, elle ne se méfie pas, il veut peut-être lui confier un dossier, qui sait?

Ce n’est que lorsqu’il a commencé à la caresser dans une chambre, dans laquelle elle avait refusé fermement d’entrer avant d’obtempérer face à l’autorité, que Louise prend conscience de ses intentions. Tout en réalisant que si elle refuse ses avances, il s’occupera de sa réputation.

Après le « non » définitif de Louise, il n’a pas tardé à mettre ses menaces à exécution en appelant différents cabinets pour ternir l’image de la future postulante. « Ce sont des hommes qui ont du pouvoir, qui ont de l’argent, qui se permettent tout et qui sont très vexés de se cogner à un refus », constate-elle. « Il y a le choc du harcèlement, où tu réalises que tu intéresses plus pour ton corps que pour tes compétences et où, de toute façon, tu ne peux rien dire car tu te ferais virer. Mais il y ensuite le choc professionnel: quand j’ai compris qu’il s’assurait de mon silence en me mettant des bâtons dans les roues pour la suite de ma carrière, j’ai trouvé ça profondément insupportable. »

La toute-puissance issue du lien hiérarchique. « C’est cette autorité qui peut amener un chef à une prise de pouvoir perverse sur le stagiaire, qui conduit souvent au laisser-faire de la victime », explique la Ariane Calvo. Le sentiment de ne pas avoir le choix. Et surtout, « ce ‘sentiment de valeur personnel bas’, comme on dit en psychologie, du stagiaire, toujours demandeur, qui va le pousser à chercher l’approbation de son supérieur pour exister ». Avec l’avenir en ligne de mire qui empêche de dire non, voilà les composantes de la mise en place du silence.

Parler malgré tout…mais à qui?

Pour briser l’omerta lors du stage, des cellules d’écoute psychologique au travail avec un numéro vert disponible 24h sur 24 existent sur internet. Mais la mieux référencée sur Google n’a pas de solution à nous apporter quand on la contacte. « Aucun stagiaire ne nous a jamais appelés », nous apprend notre interlocuteur. « Et si ça arrivait, on lui conseillerait éventuellement d’aller voir les représentants du personnel… » Sait-on seulement qui ils sont, lors d’un stage?

Cette cellule d’écoute semble soudain prendre conscience que les stagiaires n’ont quasiment aucun recours établi au sein de l’entreprise. « Même dans nos missions de sensibilisation chez le client, nous n’avons jamais pensé à les inclure dans nos de travaux de groupe », nous avoue-t-on.

Vers qui d’autre se tourner sans risque alors?

Ariane Calvo recommande l’école comme meilleur recours. « Ils peuvent prendre le stagiaire sous leur aile, lui retrouver un stage. C’est vraiment leur rôle plus que celui de l’entreprise elle-même. Parce qu’en payant l’école, l’élève est censé payer une forme de tutelle d’apprentissage. »

« L’école? Quand j’ai évoqué le harcèlement sexuel à mon retour de stage, on m’a dit en rigolant ‘Ah, ça c’est les risques du métier' », se rappelle alors Maud.

Aucun nom, même après une plainte pour viol

Face à la hiérarchie, une autre composante renforce la vulnérabilité du stagiaire victime de harcèlement sexuel: la crainte de nuire à sa propre carrière ou même de faire trop de vagues. À tous les niveaux. Surtout ne pas se faire la réputation de celui ou celle par qui le scandale arrive. Tout au long de cette enquête, pour chaque témoignage, les victimes nous on fait la même mise en garde: « Aucun nom, peu d’indices, s’il te plaît, c’est vraiment important pour moi ». Important de ne prendre aucun risque, ni pour les victimes, ni pour les auteurs. On est loin de la « chasse à l’homme » dont certains ont accusé les #balancetonporc et autre #metoo.

C’est pourtant grâce à l’émergence de la parole permise par la triste affaire Weinsteinque certaines anciennes stagiaires ont accepté de témoigner. C’est bien souvent en lisant des tweets ou en écoutant les médias qu’elles ont réalisé ce qu’elles avaient vécu. « Je pensais que c’était banal en tant que stagiaire, mais j’ai réalisé d’un coup que ça ne touchait pas que mon milieu professionnel », raconte Louise.

Laura aussi nous a dit « aujourd’hui je vais mieux, mais j’insiste, je veux que tu anonymises tout ». Elle reconnaît cependant que « c’est important d’en parler, justement parce que notre vulnérabilité et notre quotidien nous obligent à ne jamais rien dire ».

Et ce qu’elle a subi est particulièrement grave. Quand elle raconte son viol, ses mots sont clairs et précis, sa pensée structurée. Si un an plus tôt, Laura a porté plainte, ce n’était pas pour la reconnaissance, ni la justice, et encore moins pour l’argent, comme on a pu lui dire. C’était surtout pour que l’entourage de cet homme -son supérieur hiérarchique direct lors de son stage découverte de la finance à La City- ne se fourvoie pas. « Je me suis mise à sa place de sa fiancée, je me suis dit que c’était trop horrible d’épouser un violeur sans le savoir ».

Laura a tout de suite su qu’elle venait d’être violée. « Mon ‘non’ avait été très clair et ma surprise aussi. Quand bien même je n’aurais rien dit, mon corps inerte et crispé suffisait à lui faire comprendre que je ne voulais pas ». Le lendemain, elle retourne au travail pour assumer son dernier jour de stage. « J’étais au fond du trou mais je ne voulais surtout pas être la stagiaire qui avait peur, c’était exactement ce que mon agresseur aurait voulu. »

La police londonienne a fini par classer sa plainte sans suite par manque de preuve. Au dernier étage de l’immeuble où les faits se sont déroulés, il n’y avait pas de caméra de vidéosurveillance. Les blessures sur son corps n’étaient pas suffisantes. « Et un rapport sexuel peut laisser des traces, ça ne veut pas forcément dire qu’il y a viol », lui a-t-on expliqué.

On le voit, il faut vraiment beaucoup de détermination pour porter plainte, avec le risque d’un « parole contre parole » harassant et souvent vain.

D’où l’importance pour les victimes de parler. « Je n’étais pas la seule, il en harcelait d’autres avant moi », murmure Louise. Autant de témoignages potentiels capables d’abolir l’impunité, même du plus intouchable des supérieurs. Car c’est bien l’union qui pourrait faire tomber ce règne du silence.

Stagiaire, salarié, même protection

Depuis 2013, le Code de l’éducation a changé. Aujourd’hui les stagiaires bénéficient des mêmes protections et des mêmes droits que les salariés. C’est à dire que selon l’article 1153 du Code du travail:

  • Aucun stagiaire ne peut être sanctionné ou discriminé pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement sexuel.
  • Aucun stagiaire ne peut-être sanctionné ou discriminé pour témoigner des agissements de harcèlement sexuel ou pour les avoir racontés.
  • Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement sexuel est passible d’une sanction disciplinaire.
  • Et enfin, tout employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir ces agissements.

Pour les auteurs, le code pénal indique une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Et, ce, dans le seul cas d’un harcèlement sexuel.

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Chasse à la femme. Ces hommes qui brisent nos ailes dont Tariq Ramadan

La réaction des hommes qui voudraient museler ces milliers de femmes qui prennent la parole avec #balance ton porc, me mettent en rage. Comment peuvent-ils descendre en flamme cette juste et courageuse campagne quand, dans le même temps on assassine Alexia Daval, les cousines Mauranne et Laura , 

que chaque jour des femmes sont violées, harcelées, manipulées, dévalorisées, menacées et confrontées à du chantage au boulot ou au ragot si elles ne couchent pas ?

Alexia vient s’ajouter à une liste déjà trop longue : Nelly, Martine, Natacha, Marie-Christine, Patricia, Marie-Jeanne, Jouda, Gwendoline… Chacune avait sa personnalité, ses particularités. Mariées, en couple ou célibataires, elles avaient en commun le goût de l’effort qui emplit les poumons, exalte le plaisir de parcourir l’espace d’une foulée régulière et de sentir le battement de leur sang, témoignage de leur joie d’exister. Elles avaient entre 17 et 49 ans. Certaines s’élançaient à l’aube, d’autres au coucher du soleil. Les plus prudentes avaient leur téléphone ; Martine, l’une d’elles, était même accompagnée de sa chienne. Elles sont toutes tombées entre les griffes de tueurs, proies de pervers sexuels qui leur ont ôté la vie pour assouvir leurs sombres pulsions. http://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Meurtre-d-Alexia-Duval-la-traque-du-predateur-1389389

Qu’est-ce qui permet à ces hommes et ces femmes de mettre en doute la parole de milliers de femmes et de s’enfoncer dans le déni de la chasse à la femme constante en les accusant de « délation » sans s’interroger sur les réalités du harcèlement sexuel qui affecte la liberté de toutes les femmes sans exception ? Ces mêmes personnes conspuent le déni de l’islamisation de la France car la cohérence ne les étouffe pas.

Henda Ayari et «Yasmina», qui ont tous deux porté des accusations criminelles contre Ramadan, sont exceptionnellement héroïques. Elles … risquent de perdre leur vie et la vie de leurs enfants et de leurs parents. Je les soutiens. Phyllis Chessler

Pourtant, il y a un lien évident entre l’islamisation et le harcèlement sexuel, le cas de Tariq Ramadan en étant l’exemple le plus extrême. Ce rapport est fermement mis en évidence par Phyllis Chesler, féministe historique américaine qui a publié de nombreux ouvrages sur la maltraitance cruelle des femmes en Islamie.

Phyllis Chesler sait de quoi elle parle car elle avait épousé en 1961 un condisciple Afghan occidentalisé en apparence, un musulman qu’elle suivit dans son pays pour se retrouver rdans un harem sous la surveillance de son beau-père. Elle raconte son calvaire dans An American Bride in Kabul: A Memoir (2013). Elle a également écrit plusieurs articles contre les crimes d’honneur 

Dans l’un de ses derniers articles, Chesler déclare fermement soutenir les femmes qui dénoncent les agressions sexuelles de Tariq Ramadan et mentionne le cas d’une américaine musulmane qui reste discrète pour « ne pas faire le jeu des islamophobes ». http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/21226

It is one thing for Western actresses and would-be actresses (and actors) to name their sexual harassers and rapists in entertainment, (Harvey Weinstein, Bill Cosby, Kevin Spacy, Roger Ailes, Bill O’Reilly); politics (Bill Clinton, Anthony Weiner);  and the arts (Leon Wieseltier, Hamilton Fish); it is quite another thing to name a powerful “holy” man when you, yourself, are a mere woman in a Muslim community.

Elle souligne que c’est une chose de dénoncer les harcèleurs et violeurs  dans le show business, la politique et les arts mais c’en est une autre de dénoncer un puissant « saint » homme quand on n’est qu’une simple femme dans la communauté musulmane.

Un certain nombre de leaders religieux chrétiens et juifs ont été accusés et reconnus coupables d’avoir abusé de leur pouvoir de manière monstrueuse. Bien que le viol soit pandémique dans les pays et les communautés à majorité musulmane, peu de religieux musulmans ont été accusés ou condamnés de la même manière. Leurs victimes craignent d’être tuées par leur propre famille si elles admettent avoir été séduites ou même violées par un homme à qui elles ne sont pas mariées. Ils sont terrifiés à l’idée que leurs communautés les ostracisent, pas leurs violeurs.

Leurs craintes sont bien fondées.

C’est peut-être la première fois dans l’histoire qu’un clerc musulman ou un chef religieux sera jugé dans un tribunal occidental.

Tariq Ramadan et sa société d’adoration occidentale sont juste le genre d’homme qui a rendu beaucoup plus facile pour les djihadistes de s’infiltrer et de nous attaquer. C’est peut-être la première fois qu’un éminent religieux musulman est accusé de viol (et d’abus de pouvoir) dans un tribunal occidental.  

Phyllis Chesler, Ph.D., est l’auteure de dix-sept livres, dont Woman’s Inhumanity to Woman, Le nouvel antisémitisme, et de son nouvel apartheid islamique: exposer une guerre voilée contre les femmes. Son livre, A Political Incorrect Feminist, sortira en 2018.

 

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