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Archives de Tag: harcèlement

Violences conjugales. De l’utilité de #balance ton porc au meurtre d’Alexia Daval

 

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Nous venons d’apprendre que le mari éploré d’Alexia Daval venait d’avouer avoir étranglé la jeune femme au cours d’une dispute. On imagine la douleur des parents qui pleuraient la perte tragique de leur fille et maintenant perdent aussi le gendre idéal auquel ils faisaient confiance. Prudent, l’avocat de la famille Daval souligne que des aveux ne constituent pas une preuve et que seule l’enquête pourra déterminer si Jonathann est vraiment le meurtrier de son épouse.

Ce drame remet en lumière la réalité des violences conjugales, véritable fléau que nos responsables irresponsables ne sont pas vraiment soucieux sinon d’éradiquer, au moins de limiter. Les dernières statistiques connues, celles de 2016, dressent une triste bilan.

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http://pointamine.canalblog.com/archives/2013/11/25/28514804.html

Alexia Daval aurait-elle été traitée de délatrice si elle avait balancé son mari ? Les 226 000 victimes de violences conjugales de 2016 auraient-elles été traitées de délatrices si elles avaient balancé leur porc de conjoint ? Il serait temps que les accusatrices et accusateurs du mouvement #balancetonporc se réveillent pour retrouver la raison. La société française est gangrenée par la minimisation des violences que subissent les femmes à la maison, dans les rues, dans les espaces publics, à l’école et au travail. Le respect d’autrui et a fortiori le respect des hommes pour les femmes est indivisible, il est monolithique, il ne comporte ni division ni sous-ensembles. Celui qui se permet de harceler verbalement n’a aucune raison de s’abstenir de passer à l’acte, de toucher, de tripoter, de saisir, d’attraper, d’enlever, de violer et finalement de battre jusqu’à la mort.

Femmes, ne nous laissons pas intimider et museler par des femmes et des hommes de mauvaise foi qui voudraient que nous soyons toutes des victimes consentantes, des objets à la disposition des hommes, des contributrices silencieuses à la bonne marche de l’économie, des sous-hommes et des citoyennes de second rang. Continuons à balancer sans vergogne parce que…nous le valons plus que bien.

La Connectrice

Les violences au sein du couple en 2016

  • 123 femmes tuées
123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une femme tous les 3 jours. 34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, dont 3 au sein d’un couple homosexuel et 25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple.
  • 225 000 victimes déclarées ce qui représente en réalité plus d’un million de victimes puisque, selon le rapport de la MIPROF, 4 victimes/5 ne portent pas plainte.

225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année 3 sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.

  • 8 sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales.
  • 4 victimes sur 5 ne portent pas plainte (chez les femmes)
Moins d’une femme sur cinq victime de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple déclare avoir déposé plainte.Plus de la moitié n’ont fait aucune démarche auprès d’un.e professionnel.le ou d’une association.
  • 110 000 victimes ont porté plainte

110 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire, âgées de plus de 18 ans, ont déposé plainte ou ont fait l’objet d’une constatation par les services de police et de gendarmerie

  • • 88 % sont des femmes.
  • 70% des violences faites aux femmes sont le fait du partenaire

70% des faits de violences volontaires commis sur une femme âgée de 20 à 50 ans, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire (hors vols avec violence)

1 viol sur 3 commis sur une femme majeure, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire. 

  • 17660 personnes condamnées pour violences sur leur partenaire 

 17 660 personnes ont été condamnées pour des violences sur leur partenaire ou ex – partenaire • 96 % sont des hommes.  (Source : chiffres du Ministère de l’Intérieur)

Délinquance, ça grimpe, ça grimpe. L’âge des délinquants, ça baisse, ça baisse

Publié le

A la lecture des faits divers et dans la vie quotidienne chacun de nous peut constater que la délinquance progresse à un rythme effrayant et qu’elle ne touche pas que les « autres ».

Qui, aujourd’hui en France n’a pas été insulté, menacé, agressé, cambriolé, délesté de son argent et de ses papiers, abusé, escroqué, et vu sa carte bancaire utilisée à son insu ? Qui ne connait pas dans son entourage au moins une femme violée, une femme battue, des enfants rackettés, des enfants obligés de travailler parfois de se prostituer, des enfants contraints de se plier aux exigences de leurs grands frères délinquants qui trafiquent en tout genre, un professeur giflé par des élèves ou leurs parents, etc. ?

Le plus grave, me semble-t-il, c’est que nos enfants ne sont plus à l’abri de la délinquance dans leur vie quotidienne, à l’école, sur le trajet de l’école et dans la pratique de leurs loisirs. L’école n’est plus le havre de paix qu’elle doit être et qu’elle était encore il y a une vingtaine d’années.

Les violences entre enfants commencent dès la maternelle et se traduisent par du harcèlement psychologique (moqueries, méchancetés verbales relayées par les téléphones et Internet), du harcèlement physique (bousculades, coups), agressions sexuelles (exhibitionnisme, attouchements, viols), insultes, menaces, rackett et, à leur paroxysme par des meurtres ou assassinats.

 En France, 10 % des collégiens rencontrent des problèmes avec le harcèlement et 6 % en subissent un qu’on peut qualifier de sévère à très sévère. Et le tabou est encore très fort sur ces questions : les jeunes n’osent pas dénoncer, ni les parents porter plainte, et l’Education nationale peine à juguler le problème.

Des insultes aux violences. Insultes, bousculades, racket de goûter ou d’argent, obligation de voler, coups, attouchements… Le harcèlement existe sous toutes les formes, depuis l’école primaire jusqu’au lycée. Désormais, le web et les réseaux sociaux font que ces calvaires se poursuivent parfois une fois les cours finis.

www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/

Dès leur entrée en 6ème, moment où les écoliers sont moins protégés par leurs parents du fait des rythmes scolaires, ils subissent toutes sortes de violences, coups, rackett et viols qui s’ajoutent aux violences ordinaires que nous avons tous et toutes connues, résultant des contraintes des établissements et de la pression découlant de la difficulté des études, de l’arbitraire de certains enseignants, des jalousies des condisciples et de l’impossibilité pour la plupart de définir des objectifs d’avenir. L’enseignement public n’ayant pas la volonté de protéger les enfants contre toutes les formes de violence, ils sont de plus en plus nombreux à suivre leur scolarité dans l’enseignement privé, ce qui est fort dommage pour l’école de Jules Ferry, publique, laïque et gratuite.

Un élève de cinquième me racontait récemment comment il avait dû quitter son collège public pour se réfugier dans un collège privé. Il racontait qu’il avait été victime de rackett de la part d’un cancre afro-musulman de 13 ans qui le frappait régulièrement et menaçait de cambrioler son appartement sans que le directeur de son collège n’intervienne. Pourtant le tortionnaire était déjà connu de la police. Ce gamin est futé, il a envie de travailler et travaille bien, il est gentil et poli, il est blanc, toutes caractéristiques qui sont mal venues dans nos établissements publics aujourd’hui. Le directeur du collège non seulement restait dans le déni des violences que subissait l’enfant mais il tentait de dissuader les parents de porter plainte. Finalement, les parents ont porté plainte et inscrit leur fils dans un collège privé où il est très heureux et dit lui  même que responsables et enseignants protègent les collégiens d’agressions d’éléments extérieurs à l’établissement. Il peut étudier et travailler en paix.

Malheureusement, dans la plupart des établissements scolaires, être bon élève est une tare. Il faut être cancre, bête et méchant pour se faire respecter. Les bons élèves sont persécutés par les mauvais qui ont inventé le « jeu de l’abattage contre les bons élèves ». Exemple à Carcassonne, au collège Chénier.

Le « jeu de l’abattage » contre les bons élèves. Collège Chénier, Carcassonne : En décembre 2010, une maman témoignait : « Mon fils a peur, il ne veut plus aller au collège. Il m’a dit qu’il n’allait pas y couper, que la prochaine victime de l’abattage, c’est lui ». L’abattage est un engrenage aussi bête que méchant. L’espace de quelques secondes, un groupe se forme autour d’un enfant auquel ses camarades infligent une pluie de coups, de plus en plus fort. « Il y a un an déjà, mon fils était rentré avec un œil au beurre noir. Ce n’était pas gravissime, mais mon garçon a été choqué ». Un élève de 3e confirme : « Dans ma classe, c’est mal vu d’être bon, c’est presque la honte d’avoir des bonnes notes. On se fait insulter. Alors on garde le silence pendant les cours ».

D’autres enfants sont victimes de harcèlement au prétexte de ne pas se soumettre à la dictature de la mode et de ne pas ressembler à des stars de la téléréalité.

Insultées pour leur physique. Sylvie Voisin, Grenade (Haute-Garonne) : « Nos deux jumelles, se levaient le matin angoissées en nous disant qu’elles ne voulaient plus aller à l’école, et le soir on les récupérait en pleurs ». Scolarisées en CM2 dans une école religieuse, « elles étaient bousculées, insultées, on leur disait qu’elles étaient moches, grosses, mal habillées… Elles prenaient le chemin de la dépression. Du coup, avec l’aide du CNED, nous avons décidé de les retirer de l’école et je leur ai fait l’enseignement à la maison en attendant la rentrée en sixième.»

Attachée à un poteau. BTS hôtellerie, Saint-Girons : Le mois dernier, le tribunal de Foix a condamné sept lycéens pour violences volontaires. Le harcèlement qu’ils imposaient à une jeune fille de leur classe est allé jusqu’à tenter de l’attacher à un poteau d’arrêt de bus en face du lycée professionnel, où ils avaient peint « tu pues » et « t’es moche ». N’y arrivant pas, ils l’ont aspergée de shampoing, de lessive et de liquide vaisselle. La jeune fille a interrompu sa scolarité de longues semaines. http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/25/1269402-harcelement-a-l-ecole-faire-tomber-le-tabou.html

Mais le harcèlement peut partir d’un mot, d’un regard, d’une broutille. Ce soir, dans Zone interdite, sur M6, un reportage donnait la parole à une harceleuse et une harcelée. L’affaire avait été arrêtée par le comportement énergique du CPE. La harceleuse avait été renvoyée de l’établissement scolaire et la harcelée avait été accompagnée pas à pas dans une collaboration étroite entre sa mère et le CPE. A contrario, on revenait sur la tragédie de Carla, assassinée par Gaétan qui était venu « défendre » sa soeur https://laconnectrice.wordpress.com/2011/06/22/assassinat-de-clara-la-mere-du-tueur-approuvait-la-paire-de-claques/. L’établissement scolaire et la gendarmerie, prévenues par les parents de Carla n’avaient pas réagi ne prenant pas au sérieux une dispute qui ne cessait de grossir. Ce documentaire nous emmène en Finlande, à où après des massacres dans les lycées, les établissements scolaires ont mis au oint des méthodes efficaces d’éducation au respect de l’autre. Les Finlandais sont partis du constat que les lycéens assassins avaient été eux-m^mes harcelés à l’école.

De nombreux faits de violences dans les établissements scolaires

On apprenait cette semaine que le lycéen poignardé par un camarade à Blaye était décédé suite aux coups portés. Il est absolument inadmissible qu’un enfant puisse mourir sous les coups d’un autre dans un établissement scolaire. Malheureusement, les agressions à l’arme blanche et le rackett sont devenus monnaie courante dans l’environnement scolaire qui est gangrené par la violence. Les enfants ne sont pas les seules victimes de cette peste Depuis le début de la rentrée scolaire en septembre 2012, une dizaine d’enseignants ou surveillants ont été agressés, et parfois blessés, dans des établissements scolaires français. Face à ces violences, le ministre de l’éducation Vincent Peillon avait annoncé à la mi-septembre la création d’une délégation visant à lutter contre les violences scolaires.http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/mort-de-l-eleve-poignarde-dans-un-lycee-a-blaye_1851398_3224.html

  • Février 2013 Les statistiques de la police en attestent, ainsi que les témoignages d’élèves. Les agressions, doublées de vols (souvent de smartphones) sont en recrudescence. Encore sous le choc. Le petit Julien*, 14 ans, a très précisément décrit la scène aux policiers, quand sa mère, Estelle*, l’a emmené porter plainte au commissariat d’Orléans. « Pour vol avec violence. Après qu’on lui a racketté son smartphone, à la sortie du collège. »…Autre lieu, le collège Saint-Euverte, même acte délictueux. Élève en classe de sixième, Arthur* dit régulièrement observer des faits de racket. « Ça arrive très souvent. Les gars n’attendent pas devant les portes du collège, mais dans une rue juste à côté. » À l’écart des surveillants donc. D’après lui, les délinquants ciblent les téléphones portables et les affaires de marques, des vêtements aux trousses. Certains volent carrément les sacs. « Si on ne se laisse pas faire, ils nous projettent à terre, en tirant sur nos affaires. C’est déjà arrivé que des gars soient poussés sur la route. C’est pour ça que l’on voie régulièrement des voitures de police rôder autour du collège, aux heures de sortie », analyse le collégien, outré….Les petits délinquants ciblent les smartphones 

Un phénomène que confirme la police orléanaise : en 2012, 22 plaintes ont été enregistrées pour extorsions ou vols avec violence, dans l’enceinte d’établissements scolaires ou aux abords immédiats. C’est deux fois plus qu’en 2011 La scène se déroule devant un établissement du centre-ville. Il est 16 heures quand, à la sortie des cours, un jeune l’aborde « et me demande de lui prêter mon portable ». Le collégien refuse. Cinq autres jeunes l’entourent, menacent de s’en prendre physiquement à lui, le poussent violemment. Et le détrousse. http://www.larep.fr/loiret/actualite/2013/02/08/l-inquietante-progression-du-racket-1436316.html

  • 27 février 2013. Migennes, dans l’Yonne. Racket. Entre le 31 janvier et le 19 février dernier, un élève scolarisé en classe de 6e au collège de Migennes aurait été victime de racket de la part d’un de ses camarades de classe.

    La jeune victime aurait été menacée et se serait fait extorquer plusieurs biens, dont un téléphone mobile, un ordinateur portable, une console de jeu, une lunette astronomique et une tablette tactile. Pour se faire remettre ces objets, le racketteur présumé aurait menacé la victime de représailles de la part de jeunes de 3e si elle ne cédait pas.

    L’enquête, menée par les gendarmes de la brigade de Migennes, a permis d’interpeller l’auteur présumé des faits. Celui-ci devra s’expliquer, fin mars, devant le juge des enfants. 

    http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/2013/02/27/un-collegien-devant-la-justice-pour-une-affaire-de-racket-1457635.html

  • 27 février 2013. Lycéen poignardé.  un lycéen parisien de 18 ans a été blessé mercredi 27 février par un agresseur qui est entré dans sa classe et qu’il a suivi, avant de recevoir plusieurs coups de couteau dans le hall de l’établissement, a-t-on appris de sources proches de l’enquête et auprès du rectorat. L’agresseur présumé est un ancien élève de ce lycée du 13e arrondissement de Paris, âgé de 17 ans, qui venait « de quitter l’établissement il y a quelques jours », selon une source proche de l’enquête http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130227.OBS0240/paris-un-lyceen-poignarde-dans-son-etablissement.html
  • 22 JUIN 2012 Libourne . Collégiens rackettés. Deux élèves ont été rackettés par quatre jeunes de 15 ans, extérieurs au collège Saint Joseph. Les faits remontent au début de la semaine. Quatre jeunes de 15 ans encadrent un élève de sixième à la sortie des cours, vers 16 heures, à proximité du collège Saint-Joseph. Pendant que l’un d’eux menace le plus jeune avec un couteau, les trois autres fouillent son sac et lui volent des objets personnels. En fin d’après-midi, le père d’un autre collégien d’une douzaine d’années, lui aussi victime de racket de la part des mêmes adolescents, prend ces derniers à partie, place Abel-Surchamp. Alors qu’ils prennent la fuite, il parvient à en rattraper un. Un jeune de la bande revient alors sur ses pas, parvient à mettre le père à terre et le roue de coups de pied. L’arrivée de la police municipale mettra en fuite le quatuor infernal. Le quinquagénaire s’en sort avec des points de suture au niveau du crâne. http://www.sudouest.fr/2012/06/22/deux-cas-de-racket-au-college-saint-joseph-750524-2966.php

  •  L’opinion du responsable sécurité de l’UMP, Eric Ciotti

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Eric-Ciotti-La-delinquance-n-a-jamais-ete-aussi-elevee-597999 Eric Ciotti : « La délinquance n’a jamais été aussi élevée »

INTERVIEW – Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et « Monsieur Sécurité » de l’UMP, dénonce la hausse de la délinquance et demande à François Hollande d’arbitrer « entre la ligne Valls et la ligne Taubira ».

Eric CiottiParu dans leJDD

Eric Ciotti estime que Christianne Taubira « incarne avec beaucoup de zèle cette gauche qui refuse l’autorité et la sanction ». (Reuters)

Pourquoi pensez-vous que les chiffres présentés en fin de semaine par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales sont alarmants?
Jamais dans notre pays les niveaux de délinquance n’ont été aussi élevés! On compte plus 15% de cambriolages en février 2013 par rapport à février 2012, et même plus 60% à Paris, une augmentation de 6% de la délinquance de proximité et de plus de 4% des violences contre les personnes. Tous les indicateurs sont au rouge, sans parler, hélas, des exemples tragiques qui se multiplient. Il y a eu Marseille, la Corse, mais aussi cette incroyable attaque de train dans l’Essonne.

François Hollande doit-il directement s’emparer de ces sujets?
J’aimerais qu’il arbitre entre la ligne Valls et la ligne Taubira. On est dans une situation totalement ahurissante. Au premier plan, le ministre de l’Intérieur dresse un écran de fumée : il tient des discours martiaux sur la sécurité et laisse entendre que la gauche a fait sa révolution culturelle. De son côté, la garde des Sceaux, qui incarne avec beaucoup de zèle cette gauche qui refuse l’autorité et la sanction, est en train de procéder à une véritable révolution pénale : elle veut aménager les peines de prison ferme, limiter les comparutions immédiates…

Et cela engendre automatiquement une augmentation de la délinquance, selon vous?
Cela modifie le sens de la peine dans notre pays ! Aujourd’hui, même ceux qui commettent des actes de délinquance très graves ne sont plus certains d’aller en prison, ce message a été compris par les délinquants ! Circonstance aggravante : Manuel Valls a désorganisé toute la hiérarchie policière mise en place par Nicolas Sarkozy. Des fonctionnaires efficaces ont été remplacés au seul motif qu’ils étaient amis de l’ancien président. On en paye aujourd’hui les conséquences.

N’est-ce pas habile de la part de Hollande d’avoir créé ce duo Valls-Taubira?
On ne peut pas gouverner avec de l’habilité. Je pense que Manuel Valls a mangé son pain blanc et que cette ambiguïté entre deux lignes ne va pas tenir très longtemps.

Dimanche 25 novembre 2012, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Et hop, une journée de plus qui, au regard des précédentes ne servira à rien si ce n’est conforter le gouvernement dans sa bonne conscience.

D’année en année, le nombre de victimes augmente parce que nous femmes sommes de plus en plus discriminées et méprisées par un système machiste qui renforce les mâles dans leur sentiment de supériorité et d’impunité. Le nombre de victimes augmente aussi parce que certaines femmes osent porter plainte et nous savons très bien que si toutes les victimes le faisaient, leur nombre serait explosif.

Dans notre société qui a inventé le néologisme « victimisation » pour mieux museler et nier les victimes, celles-ci ont toujours tort. Une femme battue, une femme violée, une femme harcelée jusqu’au suicide ou à l’invalidité, celles-là l’ont « forcément cherché ». Cette position idéologique répandue dans toutes les couches sociales dissuade les victimes de porter plainte.

Dans notre société machiste, la femme reste épouse de…, assistante, collaboratrice, faire valoir, complément de l’homme, bonne, femme de ménage, sage-femme, mère porteuse, adjointe, suppléante, sous-homme, accessoire, potiche, proie, violable, impure, défouloir, cible du commerce de luxe miroir aux alouettes, cible de la chirurgie esthétique et de tous les commerce de l’amélioration et de la transformation du corps, » pute au grand coeur », mère sacrificielle, « sois belle et tais toi », « le repos du guerrier », « il faut souffrir pour être belle », « une femme est faite pour avoir des enfants », « pour garder son petit mari il faut bonne cuisine et bon lit », nymphomane, » garçon manqué », moitié de l’homme, crêpeuse de chignon, jalouse, castratrice, tiroir pour polichinelle, hystérique, affabulatrice, etc. Sans oublier l’insulte la plus populaire qui ne choque personne « Nique ta mère » !

Ces qualificatifs et qualifications de la femme sont en soi une violence qui conduit et autorise d’autres violences qui vont jusqu’aux mutilations, aux blessures graves et à l’assassinat. Gynécide, féminicide sont la conséquence d’un état d’esprit généralisé qui touche tous les domaines de la vie.

Trop rares sont les hommes qui se révoltent contre l’institutionnalisation de la violence sexiste parce qu’ils sont les premiers à en bénéficier, même quand ils ne sont pas eux-mêmes des bourreaux.

La violence et la discrimination sexistes ne régresseront que si les hommes se dressent contre elles au dessus de leur ceinture.

La Connectrice

  • Le communiqué du ministère des Droits des femmes

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le ministère des Droits des femmes rappelle qu’en 2010-2011, 200 000 femmes entre 18 et 75 ans ont été victimes de violences sexuelles hors ménage et près de 600 000 ont été victimes de violences au sein même de leur ménage. Un sujet qui sera au coeur du Comité interministériel des droits des femmes du 30 novembre 2012.

En cette semaine du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le rapport annuel de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales vient rappeler des chiffres malheureusement bien connus. En 2010-2011, 200 000 femmes entre 18 et 75 ans ont été victimes de violences sexuelles hors ménage et près de 600 000 femmes ont été victimes de violences au sein même de leur ménage, qu’il s’agisse de violences sexuelles ou physiques.

Seule une femme battue sur dix dépose aujourd’hui plainte. Et même parmi celles qui poussent la porte d’un commissariat, une moitié seulement porte effectivement plainte. Pour l’autre moitié, la protection qu’apporte une procédure pénale bute encore trop souvent sur des situations inextricables : contraintes familiales, par souci de protéger les enfants, par l’absence de logement ou par peur. Il est de la responsabilité du Gouvernement de lever ces contraintes et de permettre aux femmes d’être protégées soit par la voie pénale, soit par la voie civile, comme le dispositif de l’ordonnance de protection le permet désormais.

Comme le montre le rapport de l’ONDRP, les violences faites aux femmes sont l’un des premiers fléaux de la société. Il doit être abordé comme tel. Ce fléau fera donc désormais l’objet d’un suivi régulier dans le cadre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, dont les contours seront très prochainement dévoilés.

La ministre des Droits des femmes se mobilisera tout au long de la semaine pour que la société prenne conscience de ce fléau. Le 22 novembre, elle se rendra en Seine-Saint-Denis, département dans lequel la mobilisation a été exemplaire sur cette question. Le même jour, à Lyon, elle ouvrira un important colloque sur le sexisme ordinaire. Le 23 novembre, les professionnels concernés par le repérage des violences, l’accueil, l’accompagnement ou la prise en charge des victimes seront réunis par la ministre des Droits des Femmes pour un événement inédit notamment pour mieux appréhender les violences faites aux femmes, les signaux qui permettent de les détecter, les moyens
de les prévenir. Une exposition du Salon de l’éducation sera consacrée à ce sujet. Le 25 novembre, la ministre fera plusieurs déplacements en région parisienne pour montrer l’intérêt de l’organisation retenue dans plusieurs commissariats pour améliorer l’accompagnement social. Elle se rendra à la Comédie française pour assister aux lectures publiques sur ce sujet.

A l’issue de cette semaine de mobilisation, les décisions seront prises. La lutte contre les violences faites aux femmes sera au coeur du Comité interministériel des droits des femmes du 30 novembre 2012.

Le numéro d’écoute 3919

  • Programme de la Ville de Paris
http://www.paris.fr/pratique/aides-allocations-demarches/aide-juridique-gratuite/journee-internationale-contre-les-violences-faites-aux-femmes/rub_6918_actu_108733_port_18960
  • Programme de l’IPU, Union interparlementaire

Le 25 novembre aura lieu la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. A cette date s’ouvre également la campagne internationale des 16 jours de mobilisation qui s’échelonne jusqu’au 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme. Cette campagne nous rappelle que les violences faites aux femmes constituent une des violations des droits de l’homme les plus répandues dans tous les pays. On y appelle les particuliers, les organisations et les institutions, partout dans le monde, à organiser une manifestation spéciale pendant cette période pour faire cesser les violences faites aux femmes.

Cette année, l’UIP encourage tous les parlements à organiser une manifestation spéciale autour du thème Utiliser la législation pour combattre la violence faite aux femmes et aux filles. Les informations concernant toutes les manifestations que les parlements prévoient d’organiser à l’occasion de la Journée internationale et des 16 jours d’activisme seront répertoriées dans cette section si l’UIP en est informée.

http://www.ipu.org/wmn-f/vaw/day.htm
  • Programme des initiatives en Ile de France
http://www.ile-de-france.gouv.fr/La-prefecture-et-vous/Particuliers/Droits-des-femmes/Journee-internationale-contre-les-violences-a-l-egard-des-femmes-du-25-novembre

DSK : les féministes exigent que justice soit faite

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Lisez et signez la pétition

http://sisyphe.org/spip.php?article3894

Lire un excellent résumé de l’affaire, d’un point de vue féministe, par Lilianne Blanc, historienne et auteure

http://sisyphe.org/spip.php?article3900

Dossier complet sur l’affaire Strauss-Kahn avec des analyses, notamment sur la définition du « consentement » et le rappel des préjugés sexistes solidement ancrés en France.

http://sisyphe.org/spip.php?rubrique154

Femme violée interpellée par la police

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Parodie des Inconnus tout à fait d’actualité : la femme violée est la coupable

http://www.youtube.com/watch?v=HoA6debXqOM&feature=BFa&list=AV4oVf-d_DwKCiWAFf6KRaToBgK_xklqrW&index=15

En effet, on trouve sur le net des commentaires disant que la femme de chambre est une « salope » qui a fait une pipe à DSK et a trouvé qu’il ne l’avait pas assez payée, d’où ses « affabulations ». Un type de commentaire qui en dit long sur la misogynie de certains français;-((((

Le témoignage de Tristane Banon est crédible

Publié le

Carlo Revelli, co fondateur d’Agoravox publie sur son site un article sur Tristane Banon qui affirme avoir été violemment harcelée par DSK au cours d’une interview, en 2001.

Dans une interview réalisée par Revelli en 2008, Tristane Banon donne de nombreux détails sur l’historique de son témoignage au fil des années, comment il a été traité par les journalistes, les conseils et les pressions qu’elle a subis et continue de subir, soit pour enterrer l’affaire, soit au contraire pour déposer plainte.

Elle précise qu’elle veut se consacrer à ses romans, qu’elle n’aurait jamais ressorti elle-même son propre témoignage, que c’est Agoravox qui l’a fait, qu’elle aurait préféré rester à la campagne sans Internet et avec une communication téléphonique pourrie.

Sur la vidéo, tournée dans un café en 2008, elle apparaît fragile, modeste, sincère et délicate. Elle précise que lors de l’émission tournée chez Ardisson en 2007, tout le monde rigolait, y compris elle-même car le contexte était festif et que l’alcool coulait à flots. Elle ajoute qu’il n’était pas question de faire pleurer dans les chaumières.

Je reconnais que moi-même, après avoir visionné la vidéo d’Ardisson, j’ai eu des doutes sur la crédibilité de Tritane Banon qui tombait à pic pour alimenter l’idée d’un complot contre DSK.

Je fais mon mea culpa et je présente mes excuses à Tristane Banon et les femmes que j’ai choquées.

On pourra lire la transcription de l’interview de Tristane Banon par Carlo Revelli en 2008 ici

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/transcription-de-l-interview-de-30270

L’article complet de Revelli et la vidéo sont liées dans la colonne de droite sur Agoravox.

Les médias violent DSK

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Les infos qui nous sont déversées sur l’affaire DSK me donnent la nausée. Haro sur le baudet.

S’il s’avère qu’il est coupable, alors je me réjouirais de ce qu’un homme puissant, riche, politiquement trouble et macho soit très sévèrement condamné. Pour l’instant, en l’absence de preuves, je trouve que le traitement médiatique et la sortie des cannibales de leur trou sont insupportables, dégoûtantes , haineuses (l’antisémitisme ressort) et méprisables.

J’avais écrit récemment que je ne voterai pas pour DSK

 https://laconnectrice.wordpress.com/2011/05/09/je-ne-voterai-pas-pour-dsk/

Mon désintérêt pour DSK ne m’empêche pas de vouloir comprendre la terrible accusation qui lui est faite et de rechercher les preuves qui constituent la réalité des faits. Je suis extrêmement choquée par la boue qui se déverse actuellement. Si DSK est coupable, qu’il soit puni en conséquence mais s’il est innocent, s’il est victime d’un complot, alors les machiavels et la presse qui les relaie sont des violeurs. Et que penser de l’effet de cet étalage sordide sur ses enfants?

La dernière incohérence : d’un côté on hurle qu’il n’avait rien à faire à NYC ce jour-là, laissant entendre qu’il aurait prémédité son geste. De l’autre on susurre qu’après le viol, il aurait déjeuné avec sa fille. Ne serait-ce pas une raison suffisante que de déjeuner avec sa fille qui se trouve à NYC.

On a dit que la femme de chambre, ou femme de ménage, selon les uns ou les autres, était porto ricaine. Mais dans le NYT on dit qu’elle venait d’emménager dans son quartier, qu’elle vivait seule avec sa fille adolescente et qu’elle était une immigrante africaine. Alors, porto ricaine ou africaine?

Un lecteur du NYT donne une piste intéressante dans l’hypothèse d’un complot, le projet du FMI de remplacer le dollar comme monnaie de réserve. Le directeur remplaçant de DSK est un ancien cadre de JP Morgan, société pilier de Wall street dont DSK avait critiqué les pratiques :

http://www.nytimes.com/2011/05/16/world/europe/16france.html

32.
NY
May 15th, 2011
11:01 pm
Consider this – In the 2011 Oscar-winning « Inside Job » Strauss-Kahn was very critical of the Wall Street practices. On February 11, 2011 IMF recommended replacement of the US dollar as reserve currency. On May 14, 2011 just before leaving for Europe IMF president is accused of attempted rape and is replaced by a former JP Morgan executive. 

Just connect the dots….

On nous répète a l’envi que la victime a reconnu son agresseur au cours du tapissage. DSK est un personnage public dont le visage est maintes fois apparu sur les journaux ou à la TV et, s’il y a manigance, la collaboratrice a orcément eu sa photo en mains. Donc le tapissage ne prouve rien.
Tristane Banon, qui n’avait pas déposé plainte pour, selon sa mère- socialiste et candidate aussi aux primaires-, préserver sa future carrière de journaliste, refait surface et va déposer plainte encouragée par le buzz méditique. D’après la mère, elle est encore bouleversée 8 ans après. A la voir jubiler chez Thierry Ardisson en 2007, on a des doutes. Tristane Banon a peut être été violée par DSK mais ce qui est certain, c’est qu’elle-même et sa mère exploitent l’affaire à leur propre fin.
http://www.youtube.com/watch?v=y59ua5D2G0o&feature=player_embedded#at=29
Je pense, par principe, que toute personne témoignant d’être victime d’un viol, de violences, de harcèlement, d’offense ou de vol doit être écoutée avec le plus grand respect, la plus grande attention et sans préjugés. Mais cela n’empêche pas de mener l’enquête pour authentifier le témoignage, vérifier la réalité des faits de manière scientifique et professionnelle.
Ce n’est pas faire du tort à une véritable victime que d’opérer ces vérifications qui sont fondamentales pour établir l’acte d’accusation.
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