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Archives de Tag: homosexualité

GPA. 45 000 euros pour avoir sa chose à soi sans passer par le coït

On l’avait bien compris et entendu de la part de Caroline Mecary, le « mariage pour tous » est bien une étape vers la GPA, la gestation pour autrui, la légalisation de la location de ventres de femmes pour faire les bébés qu’on veut, quand on veut, comme on veut et malgré l’impossibilité biologique pour les couples de même sexe de procréer en passant par le coït, une pratique qui ne coûte pas 45 000 euros. http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/gpa-un-site-francophone-met-des-meres-porteuses-a-portee-de-clic-16-01-2014-3499859.php

L’agence américaine Extraordinary Conceptions met en relation des couples francophones avec des mères porteuses au Canada ou aux Etats-Unis, pays où la GPA, la gestation pour autrui, est légale, contrairement à la France

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Un sujet sur lequel François Hollande a clairement affirmé son opposition lors de la campagne présidentielle.

Deux sénateurs UMP Bruno Retailleau et Gérard Longuet se sont indignés contre ce commerce toléré par la Justice française malgré les affirmations de François Hollande pris en tenailles entre ses opposants et son mécène, Pierre Bergé qui est convaincu -il n’a jamais été enceint- que louer son ventre ou ses bras ne fait pas de différence.http://www.lepoint.fr/societe/pma-pour-pierre-berge-payer-un-ouvrier-ou-une-mere-porteuse-c-est-la-meme-chose-17-12-2012-1602815_23.php

Mercredi, les deux élus ont dénoncé la « complicité de la justice française dans le business des mères porteuses ». Ils ont affiché leur soutien à la plainte déposée vendredi 10 janvier par l’association Juristes pour l’enfance visant les actions d’Extraordinary Conceptions.

Il y a les couples stériles qui ne peuvent pas faire un bébé bien à eux pour des raisons médicales, les couples dont l’un est stérile qui ne veulent pas « tromper » leur conjoint, les couples homosexuels qui ne peuvent pas ou ne veulent pas biologiquement se reproduire, les couples qui veulent choisir leur bébé sur catalogue, les couples qui ne veulent pas transmettre une maladie héréditaire à leur descendance, les pères ou mères célibataires, les gens fascinés par la science médicale de la reproduction, les femmes qui refusent de risquer déformer leur corps et surtout les personnes qui ont suffisamment d’argent pour jouer avec la reproduction humaine sans encourir les aléas de ces choses dégoûtantes que sont le coït, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Ces choses répugnantes ont été bien décrites dans « le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley :

  • La reproduction est entièrement artificielle. Non seulement la notion de parenté ne correspond plus à une réalité courante, mais son évocation est considérée comme vulgaire, voire obscène.
  • La sexualité est détournée pour n’être que récréative et étouffer dans l’œuf les passions amoureuses, celles-ci étant clairement source de tensions (jalousie, possessivité), et donc à bannir de cette société.

J’invite tout le monde à lire et relire « le meilleur des mondes » pour comprendre ce qui nous attend. Quand la réalité dépasse la fiction …

Comité consultatif national d’éthique : ces hommes qui gèrent le ventre des femmes avec la PMA et la GPA

Publié le

Ce soir, dans l’émission « Mots croisés », Najat Vallaud-Belkacen annonce que le Comité consultatif national d’éthique a été missionné par le Président de la République pour se réunir en septembre prochain afin de préparer un avis sur la PMA et la GPA.

On nous avait bien dit officiellement que la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe ne concernerait pas la PMA et, encore moins la GPA. Mais de leur côté, des militants homosexuels comme Pierre Berger ou Caroline Mécary avaient affirmé que la PMA et la GPA étaient la suite logique du « mariage pour tous » et que des procréations artificielles étaient l’objectif réel de la loi Taubira. Au cours d’un documentaire, d’autres  militants homosexuels rappelaient sans vergogne que lorsqu’ils réclamaient le PACS, ils visaient le mariage homosexuel. Tout est donc en marche pour le « meilleur des mondes » au détriment des enfants et des femmes.

Une fois de plus, des hommes vont décider du sort du ventre des femmes, ce qu’ils ont toujours fait à travers les âges en leur imposant un contrôle permanent sur leur sexualité, leurs enfants,  leur instruction, leur choix de vie, leur travail et leur liberté en général.

La composition du CCNE est édifiante : un président, 3 présidents d’honneur, 5 représentants  des principales familles philosophiques et spirituelles, 11 hommes « qualifiés sur l’éthique » (contre 8 femmes), 10 hommes appartenant au secteur de la recherche (pour 4 femmes). Soit au total 30 hommes et 12 femmes !

Pour une consultation « éthique » qui va se pencher sur le corps des femmes, leur santé physique et psychique, leur aptitude à enfanter, leur disponibilité à abandonner leur bébé à la naissance et le montant de la vente de leurs ovocytes et de la location de leur utérus, des risques inhérents à toute grossesse, de l’incidence de la prise d’hormones à haute dose pour favoriser les grossesses artificielles, c’est une majorité d’hommes qui n’ont jamais expérimenté une grossesse et qui ,grâce à ce privilège, ont pu faire une belle carrière à laquelle ils doivent l’honneur d’être éligibles à se pencher sur l’éthique, 30 mâles vont décider du sort des femelles. Comme quoi, la libération des femmes, l’égalité et la parité sont des chimères et il est beaucoup plus difficile de faire valoir et respecter les droits des femmes que ceux des homosexuels. L’égalité des droits, c’est encore et toujours pour les hommes.

Campagne contre l’avortement en 2009. Le fœtus est plus important que la femme. Les hommes décident pour son ventre et tout ce qu’il y a autour.

Membres du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé http://www.ccne-ethique.fr/upload/composition-2012.pdf

Président : Jean Claude Ameisen
Présidents d’honneur : Jean-Pierre Changeux, Didier Sicard, Alain Grimfeld
—————————————————————————————-
Personnalités désignées par le Président de la République et appartenant aux principales
familles philosophiques et spirituelles
Michaël Azoulay
Ali Benmakhlouf
André Glucksmann
Xavier Lacroix
Louis Schweitzer
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Personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les
problèmes d’éthique.
Régis Aubry
Christiane Basset
François Beaufils
Joëlle Belaisch-Allart
Sylvie Cazalot
Bernard Cazeau
André Comte-Sponville
Alain Cordier
Alain Claeys
Anne-Marie Dickelé
Frédérique Dreifuss-Netter
Claire Legras

Lucien Neuwirth
Philippe Rouvillois
Michel Roux
Dominique Stoppa-Lyonnet
Dominique Thouvenin
Michel Van-Praët
Bertrand Weil
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Personnalités appartenant au secteur de la recherche
Yves Agid
Marie-Germaine Bousser
Margaret Buckingham
Roger-Pol Droit
Pierre-Henri Duée
Patrick Gaudray
Jean-Pierre Kahane
Claude Matuchansky
Francis Puech
Alice René
Claude Sureau
Claudine Tiercelin
Didier Truchet
Jean-Louis Vildé

Etes-vous parent 1 ou parent 2 ? A Saint-Maur, il faut choisir

Publié le

 

2770505_st-maur_640x280Source image http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/finis-les-termes-pere-et-mere-a-saint-maur-30-04-2013-2769727.php

La mairie de Saint-Maur a fait imprimer des formulaires d’inscription révolutionnaires. Plus de père, plus de mère, plus de papa, plus de maman mais deux parents, le parent1 et le parent2. Nous féministes qui revenidiquions l’égalité, nos espérances ont été satisfaites bien au delà de ce que nous envisagions. Non seulement nous n’avons pas obtenu l’égalité et nous sommes toujours exploitées, méprisées, violées, voilées, battues, sous-payées et contraintes à trois journées de travail quotidien (profession, éducation des enfants, tâches domestiques) mais on nous enlève notre spécificité biologique en la ramenant à la notion asexuée de « parent ».

Comment vont faire les couples de même sexe qui se targuent de donner deux papas ou deux mamans à leurs enfants ? Qui sera le parent 1 ? Comment vont-ils choisir ? Comment leurs enfants devront-il appeler leurs parents ? Parent1 chéri ? je vous aime parent1 et parent2 ?

Ces féministes qui se sont ralliées au PS et au gouvernement Hollande doivent manger leur chapeau si elles sont quelque peu de bonne foi. Sauf si elles se sont soumises à certaines lesbiennes qui pensent que l’égalité c’est faire mieux que les machos dans le pire.

Ces derniers jours, les familles de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) ont reçu dans leurs boîtes aux lettres les formulaires d’inscription aux activités périscolaires pour la rentrée prochaine. Des documents qui permettent d’inscrire les enfants à la cantine ou à l’accueil de loisirs et dont l’envoi habituellement ne suscite pas de remous.<btn_noimpr>

 Mais cette année, les formulaires ont été modifiés et un détail a fait tiquer plusieurs parents : les termes « Père » et « Mère » ont été remplacés par « Parent 1 » et « Parent 2 ».

Dans la plus grande ville de droite du département, très mobilisée contre le mariage des homosexuels, il n’en fallait pas plus pour que certains fassent le lien avec la loi récemment adoptée. Même si les termes « parents 1 et 2 » sont absents du texte législatif. « Pourquoi cet empressement à anticiper la loi Taubira alors que le Conseil constitutionnel ne s’est pas encore prononcé, et que la loi n’est pas promulguée? » s’indigne ainsi le premier adjoint (UMP), Jacques Leroy. Le bras droit du maire (UMP-UDI) Henri Plagnol exprime « sa plus vive désapprobation et désavoue cette initiative inopportune ».

« C’est un malentendu énorme », plaide Patricia Denis-Ribeiro, la maire adjointe (UMP) à l’accueil de l’enfance, responsable du nouveau formulaire. « Cela fait trois ans que l’on essaie de simplifier ces formulaires en trouvant une autre expression que père et mère car il y a maintenant beaucoup de familles recomposées », détaille l’élue. Ainsi, les formulaires à la petite enfance portent les mentions « responsable 1 » et « responsable 2 » pour que tout le monde puisse rentrer dans les cases.

Les municipales en toile de fond

L’adjointe ne s’explique pas, en revanche, le choix des termes « parents 1 et 2 ». « C’était un document qui était à l’étude, je ne sais pas pourquoi c’est celui-ci qui a été imprimé, avance Patricia Denis-Ribeiro. J’ai peut-être signé trop vite. En tout cas, dès que j’ai été informée du malentendu, j’ai demandé à ce qu’on remette dans le circuit le formulaire initial. »

Comme souvent ces derniers mois à Saint-Maur, la polémique s’inscrit sur fond de luttes prémunicipales. Ainsi, dans son communiqué, Jacques Leroy n’a-t-il pas hésité à mettre en cause « l’initiative prise par Laurence Coulon, maire adjointe, déléguée aux affaires scolaires » avant d’ajouter que « la suppléante du député aurait dû s’informer auprès de son patron ». A savoir Sylvain Berrios (UMP), qui a ravi en décembre la place d’Henri Plagnol à l’Assemblée et avec qui il est entré en dissidence ouverte. « J’ai été la première surprise, rétorque Laurence Coulon, parce que ce questionnaire ne me disait rien du tout. Jacques Leroy s’est engouffré là-dedans alors que ce n’est pas moi la responsable. Du coup, j’ai reçu des e-mails de parents scandalisés qui s’en prennent à moi. Je ne manquerai pas de lui dire ce que je pense de tout ça… »http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/finis-les-termes-pere-et-mere-a-saint-maur-30-04-2013-2769727.php

 

 

Morale Catholique et genre à l’EN : on discute encore du sexe des anges

http://www.liberation.fr/societe/01012356982-orientation-sexuelle-80-deputes-ump-reclament-le-retrait-de-manuels-scolaires

80 députés UMP ont demandé mardi au ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, le retrait de manuels scolaires qui expliquent «l’identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique.

Ces parlementaires, conduits par Richard Maillé, député des Bouches-du-Rhône, font ainsi écho aux critiques exprimées sur le même sujet au printemps par la direction de l’enseignement catholique.

Dans une lettre au ministre, ils estiment que ces manuels de SVT (Sciences et vie de la terre) de classe de première font référence à «la théorie du genre sexuel».

«Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels», écrivent-ils. Il s’agit selon eux d’une «théorie philosophique et sociologique qui n’est pas scientifique, qui affirme que l’identité sexuelle est une construction culturelle».

Les études de genre dérangent l’église catholique

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de prendre en compte les développements de la psychologie, de la psychiatrie, de la neurologie de la biologie, de la philosophie et de la sociologie et d’éclairer les enfants sur la part relative du déterminisme biologique dans la construction de la personnalité individuelle.

On ne parle jamais du lobby catholique qui est pourtant en France le seul groupe de pression organisé, puissant avec des ramifications dans toutes les sphères des pouvoirs politiques et économiques, médiatiques (Bayard  et le Monde, par ex.) et culturelle. Le lobby catholique romain est présent partout sous des formes ouvertes connues de toutes et tous mais aussi sous des formes occultes comme l’Opus Dei ou l’Ordre de Malte. La ruse du lobby catholique consiste à détourner l’attention sur d’autres lobbies mais surtout sur le lobby juif, beaucoup moins puissant mais dont la crainte et la haine qu’il inspire repose sur des thèmes bibliques ancestraux partagés consciemment ou inconsciemment par les catholiques, pratiquants ou non : « le peuple élu », « le peuple déïcide », « les Juifs ont tué le petit Jésus ». Et ce n’est pas la discrète et très récente déclaration du Pape sur le rejet de la qualification de « peuple déïcide » qui changera quoi que ce soit à des traditions et des convictions qui font partie intégrante de la construction du catholicisme.

Voilà donc 80 députés, majoritairement des hommes, parce que la majorité des députés sont des hommes et parce que les hommes ont le pouvoir de dicter la morale et de l’imposer d’autant plus qu’ils la transgressent allégrement, 80 députés qui protestent contre l’introduction du « genre » dans les manuels scolaires.

Comme il est actuellement politiquement correct de vilipender » lesféministes » dans un contexte de retour de bâton des avancées en faveur de l’émancipation des femmes et de la relative jeunesse de l’acquisition de leurs droits civiques (étalés sur une soixantaine d’années), on n’hésite pas à faire d’une pierre deux coups en accusant les féministes américaines d’être à l’initiative des « gender studies ». Les méchantes féministes et le méchant loup impérialiste américain sont ainsi mis dans le même sac pour être jetés aux orties sans autre réflexion.

Simone de Beauvoir : « on ne naît pas femme, on le devient » à l’origine des « gender studies »

Simone de Beauvoir, dans son ouvrage philosophique qui allait bouleverser le monde, a écrit la célèbre phrase : « On ne nait pas femme, on le devient ». « Le deuxième sexe » démontre en deux volumes que le sexe biologique sert de prétexte à construire le genre social. Habiller les filles en rose, leur mettre une robe, leur interdire de crier ou de grimper aux arbres, les orienter vers des carrières subalternes au service des hommes (aide, assistante,conseillère, auxiliaire), tout cela et bien d’autres choses ne sont pas de l’ordre du déterminisme biologique mais de l’ordre de la morale, du social, de l’économique. Ramener une femme à sa fonction de reproductrice n’a rien de naturel car une femme peut à la fois faire des enfants, penser, travailler, aimer, créer, gérer, décider.

Il est écrit dans la bible « Croissez et multipliez » mais il n’est pas dit que l’homme doive se contenter d’inséminer la femme.

Pour ce qui est du déterminisme biologique en général, de tous temps nous avons connu des hommes biologiques qui se sentaient femme et des femmes biologiques qui se sentaient hommes ou qui ne se sentaient pas déterminées par leurs ovaires et leur uterus pour occuper une place sociale.

Transsexualité, trangenre, bisexualité, homosexualité, hermaphrodisme ne datent pas d’aujourd’hui. Ils ont toujours existé mais la puissante église catholique les a bannis, les a considérés comme des monstres, les a discriminés et exclus au motif que ce n’était pas « naturel ».

Grâce aux travaux conjoints et multidisciplinaires des psychologues, des endocrinologues, des neurologues, des sociologues et des philosophes, nos sociétés ont appris lentement mais sûrement que les individus n’étaient pas exclusivement façonnés par leur biologie et que celle-ci n’était pas parfaite, que l’inné ne prédominait pas sur l’acquis. L’être social et psychologique est une construction qui évolue en fonction de son milieu. Nous naissons toutes et tous non finis mais avec des potentiels qui se développeront plus ou moins bien selon leur environnement.

Rappelons qu’un nouveau-né ne peut survivre seul sans l’aide d’adultes ou d’autres humains et que son cerveau et ses fonctions sensorielles ne sont pas terminées. Il faut compter environ trois ans pour que le cerveau d’un nouveau né soit arrivé à maturité, qu’il soit fini. Ce qui signifie qu’un bébé né avec des testicules ou des ovaires (lesquels sont indifférenciés chez le foetus) ne pourra prendre conscience de son sexe qu’à partir de trois ans. Il suffit qu’il se passe certaines choses dans le processus de maturation pour que le sexe ne corresponde pas avec le genre. Car la nature n’est pas parfaite comme le voudraient les religions pour mieux contrôler les humains. Elle est fantaisiste, complexe, imprévisible, surprenante tout simplement parce que la Vie est mouvement, que ce n’est pas un processus figé, monolithique et maîtrisable dans sa totalité.

Afin de pouvoir fonctionner, une société s’organise en fonction de données générales, des normes et des principes. Mais dans une société  respectueused’autrui et de tous ses membres, il est aussi nécessaire de prendre en compte les exceptions et les cas particuliers sous peine d’exclure. Si l’hétérosexualité est la norme dominante parce qu’elle concerne le plus grand nombre de citoyens, on ne peut pas ramener tous les individus à cette norme et les obliger à s’y conformer sous peine de totalitarisme.

L’être humain a ceci de merveilleux qu’il est plastique, il change car sans cette aptitude à changer il ne pourrait pas s’adapter à son environnement permanent ou ponctuel. L’expression ultime de l’intelligence humaine est précisément sa capacité d’adaptation. Vouloir figer le destin de l’être humain dans le créationisme, par exemple est une aberration du totalitarisme religieux. L’évolution est inhérente au vivant.

Transmettre des connaissances aux enfants, ce n’est pas seulement leur ordonner d’apprendre par coeur des règles mathématiques et orthographiques, c’est aussi leur apprendre à organiser leurs connaissances, à réfléchir en développant leur esprit critique pour d’avantage d’ouverture et d’adaptation à leur environnement.

Mariage homosexuel : Anne Zélensky, féministe historique y est opposée

Publié le

Anne Zélensky, féministe historique qui a fondé avec Simone de Beauvoir « La ligue du droit des femmes » a contribué à l’élaboration et la création du PACS. Elle estime que le mariage homosexuel est un contresens.

Je partage son avis qu’elle exprime dans l’article que je reproduis intégralement ci-dessous.

Le mariage homosexuel ? Un contresens !

Publié le 14 juin 2011 par Anne Zelensky – Article du nº 203

Voilà relancée la question du mariage homosexuel. Au delà de la manip politique – l’UMP cherche à se faire bien voir de la communauté homo – ce mariage- a- t il raison d’être ? Il y a une antinomie certaine entre mariage et homosexualité. Le mariage renvoie à une institution millénaire, basée sur l’hétérosexualité, la monogamie et la reproduction. Il s’inscrit dans une civilisation dont il fonde la perpétuation et se fonde sur un contrat bien déterminé.

L’homosexualité est une choix ou une pratique sexuelle, longtemps stigmatisée, qui se situe en marge de ce contrat et dans un courant de société relativement récent, marqué aussi par l’association de l’amour et du mariage. Longtemps le mariage n’avait que faire de l’amour, c’était un contrat entre deux familles. L’inclusion de l’amour dans le mariage ne contrevient pas à l’esprit de ce contrat. Par contre l’homosexualité se situe en dehors de ses cadres : elle n’implique ni la procréation, ni la cohabitation, ni la fidélité. Pour autant les homo ont droit à accéder aux mêmes droits que les hétéro. Mais pas sous la même forme. Quand nous avons conçu le PACS – j’étais parmi les initiatrices de cette idée – dès les années 80, cela n’avait rien à voir avec le mariage. Il s’agissait de créer un autre type de contrat que le mariage entre personnes qui ne voulaient pas se marier, mais qui souhaitaient établir un lien d’un autre type. Je dis bien personnes, pas forcément homo. Le projet pouvait concerner des ami/es, des personnes âgées… renvoyées à une certaine solitude et qui trouveraient dans le PACS une forme de solidarité matérielle et affective. Le propos était de susciter et de reconnaître d’autres liens que ceux du mariage, de retisser du lien social, comme on dit et d’alléger par le biais, le budget de la Sécurité sociale. Le médicament sert souvent de palliatif à la solitude. La question du sexe n’était pas du tout centrale dans le projet du PACS. C’était un contrat d’un autre type que le mariage, qui répondait à une demande et qui élargissait les possibilités d’alliances entre les gens.

Ce n’est pas un hasard si notre projet n’a pas suscité l’adhésion de l’ensemble de la communauté homo, qui visait plutôt le mariage . Pas plus que ce n’est un hasard si sur l’ensemble des pacsés, seulement 5% des homos y recourent. La revendication du mariage homo se situe dans cette manie contemporaine de l’égalité, ou plutôt, comme dirait Murray, de l’égalitisme. Tout le monde, il est égal, tout le monde il a droit aux mêmes droits, sous la même forme. On a longuement analysé dans nos colonnes les méfaits de cette manie, en matière d’identité, d’immigration et de diversité.
Revendiquer le mariage homo, c’est tomber dans un contresens. Le mariage a son histoire, sa légitimité et ses spécificités. Symboliquement il se situe sur un autre registre que l’homosexualité. Que les homos aient droit à une reconnaissance, c’est désormais évident Le PACS est là pour la réaliser. C’est la diversité des contrats d’alliance qui est à préserver, qui en fait la richesse, pas l’alignement de tous sur le même contrat.

Au fond, si le mariage homo réalisait le rêve des homos de devenir des hétéros comme les autres ?

Anne Zelensky

http://ripostelaique.com/le-mariage-homosexuel-un-contresens-3.html

Mariage homosexuel: des Sages pas sages

Les Sages ont décidé que le mariage homosexuel était illégal, que des personnes de même sexe ne pouvaient pas s’unir pour fonder une famille.
Cette décision est plus que ridicule dans une société qui accepte des alliances bien plus immorales que celle de deux hommes ou deux femmes. Elle obéit à une définition religieuse de la famille et du mariage qui le conçoit comme la condition du « croître et multiplier ».

En réalité, le mariage est l’association de deux personnes qui la contractualisent pour des motifs religieux, sentimentaux, économiques, politiques et/ou financier. Beaucoup de mariages ont encore aujourd’hui pour finalité de fusionner des familles, des fortunes, des biens et des intérêts qui, s’ils n’excluent pas l’amour, n’ont rien à voir avec les sentiments.

Il n’est pas rare de voir des hommes gestionnaires d’une fortune, épouser la fille de leur patron pour « simplifier » les choses. Comme il n’est pas plus rare de voir un patron épouser la fille de son gestionnaire pour les mêmes raison. Johnny Halliday a épousé la gamine de son agent, une fille plus jeune que son propre fils. Est-ce plus moral que l’union plus égalitaire de deux personnes de même sexe? Est-il plus moral pour Johnny et sa petite-fille que pour un couple homosexuel d’adopter des enfants?

Et faudrait-il déclarer illégal les mariages stériles, ceux qui ne produisent pas d’enfants, puisque ce serait la finalité du mariage et le fondement de la famille.

On ne voit pas pourquoi des personnes de même sexe ne pourraient pas s’aimer, associer le pire et le meilleur, contractualiser leurs droits et leurs devoirs et élever des enfants qu’ils auraient adoptés ou, pour les femmes, obtenus par la voie classique ou encore, pour des hommes, avoir eu recours à des mères porteuses, possibilité donnée-bien que discutable- à des couples hétérosexuels.

Si ce n’est l’Eglise et ses fanfreluches morales, on ne voit vraiment pas ce qui, concrètement, empêcherait des personnes de même sexe de se marier, si ça leur chante.

On accepte qu’un président de la République ait divorcé deux fois et contracté trois mariages mais on trouve illégal le mariage homosexuel. La morale catholique qui préside à la plupart des décisions de notre pays est décidément à géométrie variable.

A l’heure où on juge des crimes et agressions homophobes, on ne peut guère s’étonner de ce que la mentalité de nos Sages indignes soit aussi rétrograde et inhumaine. D’une certaine manière, en n’intégrant pas les réalités de la vie, ils contribuent à l’homophobie ambiante.

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