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Archives de Tag: Hubertine Auclert

Femmes Gilets jaune samedi 5/01 et dimanche 6/01 dans toute la France

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https://www.facebook.com/groups/2174672572851179/

Selon le collectif des Mariannes en colère « tant que les femmes ne s’en mêlent pas il n’y a pas de véritable révolution ! » Mirabeau.

Séverine Seve Navched initiatrice de la manifestation de Bourges précise qu’il ne s’agit pas d’une tentative de division du mouvement des Gilets jaunes

 tant que la femme ne s´ent méle pas il ni a pas de veritable revolution….phrase très connu de Mirabau.Le 5 ,nous femmes avons décidé de s´en méler et d´être en tête .Les hommes sont invités à nous suivrent…Il ni a aucune divisions tout au contraire nous sommes toute et tous des gj .À chaque arret une action ou chanson sera faite tout simplement .Bonne soiré à vous . https://www.facebook.com/groups/2174672572851179/

Par ailleurs on peut lire qu' »il ne s’agit pas d’un mouvement féministe » et  les hommes y sont invités. Quant à moi, féministe historique, je déplore l’ignorance de ces affirmations : tout mouvement d’émancipation et de revendication des droits des femmes est féministe ; il y a toujours eu des hommes féministes comme Alexandre Dumas fils qui est le créateur du terme « féministe » qui, peu après en 1876 est vulgarisé par la journaliste féministe Hubertine Auclert . L’exclusion circonstanciée et temporaire des hommes de certains rassemblements et réunions n’est pas leur exclusion définitive de la société au profit des femmes. Cette interprétation du féminisme n’est qu’une contre-offensive des machistes hommes et femmes. Les mâles ayant la fâcheuse habitude de parler haut et fort et d’imposer ainsi leur pensée,  les femmes ont parfois besoin de se retrouver entre elles pour libérer leur parole. Il suffit de regarder la TV ou d’écouter la radio pour se rendre compte de cette réalité.

Dimanche 6 janvier à Paris et dans toute la France

Le dimanche 06 janvier… à Paris
Act 1 pour les Femmes !!!!
Montrons au gouvernement que…
Nous, les Femmes sommes bien Plus Courageuses que certains hommes…
Nous avons portés nos enfants, certaines deviendront mamans et d’autres sont mamies …
Nous avons cette rage naturelle à défendre les Nôtres !

Suzanne : Femme Gilet Jaune

Tant que les femmes ne s’en mêlent pas, il n’y a pas de véritable révolution!”, disait Mirabeau

Chères femmes nous sommes dans les rues depuis le 17 novembre jusque là nous avons étaient discrètes, c’est pour cela que nous lançons un appel à toutes Les femmes pour se mobiliser. Nous restons complémentaires et solidaires aux hommes ce n est pas une lutte féministe mais féminine.

Son but : une action 🤜 coup de poing car Nous ne voulons pas rester dans le silence nous voulons que les choses changent parce que nous sommes le peuple français nous aussi. nous voulons montrer que nous sommes la mère patrie, en colère et nous avons peur pour l avenir de nos enfants ! 😡 les femmes se sentant dévalorisées , méprisées, oubliées par l état qu’elles sortent ce jour ci dans la rue nous gardons les mêmes revendications que les GJ car nous le sommes depuis le 17/11 mais nous voulons nous faire entendre deux fois plus fort. Rassemblons nous force et courage ! Sortons nos gilets jaunes et notre drapeau ! 💛🇫🇷 prenons exemple sur la révolution française ou les femmes ouvraient le cortège pour aller y trouver le roi. Unissons nous nous ne voulons pas divisé nous sommes gilets jaunes nous voulons juste essayer de faire en sorte que les choses bougent nous devons tout tenter pour nous tous !!!

Pour toutes les infos rejoignez le groupe
https://www.facebook.com/groups/330657060855583/?ref=share

http://www.ricochets.cc/Femmes-gilets-jaunes-mobilisons-nous.html

La participation des femmes au mouvement Gilets Jaunes a été soulignée depuis le début mais qui voit-on sur les images, qui entend-on dans les médias ? principalement des hommes. Ce n’est pas forcément représentatif de la réalité car les reporters photographes et cameramen ont tendance à cibler leurs semblables sauf s’il y a de jeunes et jolies filles. Or les femmes Gilets jaunes sont en majorité des mères de famille, des travailleuses dont le physique ne correspond pas aux « femmes femmes sur papier glacé » comme le titrait un ouvrage sur la représentation/récupération des femmes et de leurs revendications dans les magazines.

Gilets jaunes samedi 5 janvier 2019 dans toute la France

ACTE 8. Premier acte de 2019 ! Nous voulons une mobilisation massive des gilets jaunes pour cette nouvelle année afin de montrer au président que nous sommes toujours là, plus nombreux et motivé que jamais! 
Partout en France, soyez présents le samedi 5 janvier dans les rues avec votre gilet jaune. Déjà 16 000 personnes sur Paris !
Voici la liste de tous les événements gilets jaunes des plus grandes villes. Si vous connaissez des événements organisés dans votre ville, partagez le dans les commentaires et nous l’ajouterons au post. 
Inscrivez-vous et soyons nombreux! Post à partager sans modération, dans tous les groupes 😉

PARIS:
https://www.facebook.com/events/2383470951724914/

TOULOUSE:
https://www.facebook.com/events/209137786656827/

TOULON:
https://www.facebook.com/events/538626183215505/

BORDEAUX:
https://www.facebook.com/events/295169681136507/

LA ROCHELLE:
https://www.facebook.com/events/651513775264742/

CLERMONT FERRAND:
https://www.facebook.com/events/1956063788034588/

LILLE:
https://www.facebook.com/events/532180777249885/

STRASBOURG:
https://www.facebook.com/events/2220682574813882/

BOURGES

https://www.facebook.com/groups/2174672572851179/

Plus d’info : Gilet Jaune Demain
Les gilets jaunes – proposition pour du changement

Les femmes Gilets jaunes depuis le 17 novembre 2018

Image associée

https://www.contretemps.eu/femmes-gilets-jaunes/

https://www.lci.fr/social/gilets-jaunes-beaucoup-de-femmes-dans-les-manifestations-2106282.html

https://www.20minutes.fr/societe/2399839-20181220-gilets-jaunes-pourquoi-femmes-elles-tant-mobilisees-mouvement

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/12/01016-20181212ARTFIG00260-ces-femmes-gilets-jaunes-qui-ont-investi-les-ronds-points.php

Dimanche 11 Mars, 22:40 France 5. « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes «

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http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r1549434581-simone-louise-olympe-et-les-autres-la-grande-histoire-des-feministes/11974679-les-pionnieres-1789-1918/

Faudrait quand même pas exagérer, les femmes ont droit à un documentaire sur les pionnières qui ont oeuvré pour notre liberté, mais c’est quand même moins important que les pistaches diffuées en première partie de soirée sur la 5…

Ce ne sont pas les mères de famille qui travaillent le lundi qui pourront regarder la TV en pliant le linge ou en le repassant et sans doute pas plus les quelques pères de famille qui voudraient savoir.

Mathilde Damoisel : « il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes »

 Source : http://www.50-50magazine.fr/2018/03/09/mathilde-damoisel-il-a-fallu-des-femmes-remarquables-tres-determinees-portees-par-une-vision-et-la-conscience-de-leur-condition-pour-faire-bouger-les-lignes/

Dans la série documentaire “la grande histoire” donnez-moi les féministes ? Elles n’y étaient pas jusqu’à ce qu’une productrice Amélie Juan prenne contact avec la réalisatrice de documentaires Mathilde Damoisel et lui demande de remédier à ce manque. Mathilde Damoisel en féministe s’est attelée à la tâche et a réalisé deux documentaires qui couvrent la longue histoire oubliée des combats des femmes pour faire reconnaître leurs droits de citoyenne de 1789 à la fin des années 1970.  Le premier chapitre sera présenté sur France 5 dimanche 11 Mars. La réalisatrice raconte l’histoire de son documentaire  « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes « 

Comment avez-vous construit le documentaire ?

Le but du documentaire est de parler à tou.te.s, parler à celles/ ceux qui ne connaissent rien sur le féminisme, leur donner envie de connaitre cette histoire toujours non transmise. France 5 est une chaîne ouverte et a relevé le défi en finançant le projet. J’ai travaillé seule sous le contrôle de Claire Blandin, historienne, professeure à Paris 13. J’ai passé beaucoup de temps dans les archives de la bibliothèque Marguerite Durand.

L’idée était de rendre cette histoire très accessible, de tendre la main. J’ai donc fait le choix de construire le film comme une galerie de portraits. Montrer le destin de ces femmes permettait de montrer comment à chaque fois, il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes. D’Olympe de Gouges au MLF, c’est la même histoire.

Vous montrez une séquence humoristique qui en dit long : une femme, quatre hommes autour d’une table lisant le journal et un homme tire la lampe qui les éclaire vers eux, la femme doit s’en emparer pour continuer à lire. Cette image en dit long sur la bataille des femmes jamais gagné ! Comment avez-vous sélectionné les femmes de cette grande histoire des féministes ?

Je voulais vraiment montrer que pour faire bouger les choses, pour que la condition des femmes évolue, il faut des femmes hors du commun, qui s’exposent, qui prennent des risques. Parfois, on oublie qu’il y a des femmes, au XIXème siècle, qui ont risqué leur vie, qui ont risqué leur réputation, qui ont risqué leur existence, qui se sont mises au banc pour que la condition des femmes change.
D’où cette construction des deux films autour des grandes figures. Certaines sont tout simplement incontournables. On ne peut pas faire l’histoire du féminisme en France si on ne parle pas d’Olympe de Gouges ou d’Hubertine Auclert, première à se dire féministe intégrale.

Marguerite Durant a créé un journal féministe incroyable le premier du genre  La Fronde. Il y en a eu d’autres que j’ai découvertes en faisant mes recherches. La féministe qui a été oubliée c’est Madeleine Pelletier, féministe radicale qui s’habillait en homme, elle a 50 ans d’avance sur Simone de Beauvoir.

Ce sont des femmes dont l’expérience et la condition personnelle poussent vers l’engagement et la prise de conscience. C’est Flora Tristan, battue par son mari médiocre et violent, qui finalement sauve sa peau en partant et prend conscience par l’écriture de sa condition et s’engage pour les femmes, pour les ouvrières.
Je voulais que ce film ait une dimension un peu épique, presque romanesque dans le bon sens du terme, tout en restant dans la rigueur de l’histoire et en portant avec fougue la voix de ces femmes du passé.

Quelle  féministe vous a le plus marquée ?

Madeleine Pelletier est la femme qui m’a le plus bouleversée, elle est une petite fille pauvre, d’une famille de maraîchers du quartier des Halles, avec une mère très conservatrice, très catholique, très monarchiste sans aucune ouverture. Et je vois cette petite fille qui va étudier envers et contre tout, qui va passer le Bac en candidate libre, faire médecine, étudier l’anthropologie. Avec une campagne menée avec La Fronde, elle parvient à se présenter au concours de l’internat en psychiatrie en 1903. Elle va devenir une féministe radicale, membre de la SFIO, parti socialiste, très proche des milieux anarchistes, également Franc-maçonne. Elle est complètement d’avant-garde.

Elle invente le genre, l’idée que, vraiment, être femme n’est pas naturel, qu’être une femme est une donnée sociale.
Elle a dans ses mémoires manuscrites qui n’ont jamais été publiées, écrit qu’elle a toujours été féministe parce que quand elle était petite, elle ne supportait pas qu’on lui dise que ses rêves de devenir général lui étaient interdits parce qu’elle était une femme. Elle est une féministe avant-gardiste. Elle annonce ce qu’écrira Simone de Beauvoir dans le deuxième sexe, elle annonce la notion de genre.

C’est un personnage magnifique et effectivement, vers la fin de sa vie, n’ayant jamais arrêté les avortements clandestins, elle a été dénoncée et en 1939, elle comparait en justice.
Comme elle est assez âgée, qu’elle a eu une attaque et est très diminuée, on ne l’a met pas en prison mais on l’interne dans un hôpital psychiatrique où elle meurt seule et oubliée.

Je pense que c’est une lumière dans l’histoire du féminisme mais un lumière isolée. C’est ce que l’on aussi voulu montrer dans le film, parce que le féminisme est pluriel.

Les voix féministes semblent avoir souvent trouvé expression par la plume ?

Bien sûr ! Olympe de Gouges apprend seule à lire et à écrire. C’est l’écriture qui fait d’elle un personnage, c’est son accès au savoir. Mais c’est vrai que la plume et le savoir font beaucoup. Comme je le disais pour Flora Tristan, c’est vraiment l’écriture qui l’a fait passer de femme victime à femme actrice de son destin. Son premier livre s’appelle Pérégrinations d’une paria et c’est là que tout commence pour elle. Écrire c’est à la fois transgressif et salvateur pour toutes.

On se souvient de Louise Michel comme une icône de la commune mais avant la commune, elle était institutrice à Montmartre. Elle est très engagée dans des groupes pour les droits de femmes, que l’on n’appelait pas féministe à cette époque. Ce mot n’existait pas. C’est l’éducation des filles qui est son cheval de bataille ! Elle est obsédée par l’éducation des filles, pour que les filles aient la même éducation que les garçons. Pour qu’elles puissent apprendre, lire etc.

Il y a aussi quelque chose de singulier chez les féministes, beaucoup d’entre elles sont des enfants illégitimes. Olympe de Gouges, Laura Tristan (Oh !, c’est Flora NDLR) , Louise Michel, sont des filles illégitimes, et aussi George Sand qui, elle, a un rôle particulier. Il y a ce côté, ‘  je suis à la fois fille illégitime, élevée par une mère assez forte ‘, et c’est quelque chose qui leur donne déjà l’impression d’être dans la marge, dans une forme de vulnérabilité. C’est ce qui leur donne certainement ce supplément de combativité qui fait qu’elles vont s’engager.
En parlant d’écriture, le grand acte féministe de Marguerite Durand,c’est La Fronde. Premier quotidien féministe entièrement fabriqué par des femmes. Elle disait que s’il y avait un seul homme qui participait un tant soit peu à la fabrication de ce journal, on dirait que c’est un journal d’hommes.

Pour vous les voix féministes sont multiples ?

Oui, il y a des féminismes. C’est ce qu’on a voulu transmettre de façon assez ouverte. Dans le film il y a des femmes qui sont hyper radicales, il y en d’autres qui sont de grandes réformistes, il y a de très grandes bourgeoises qui vont se battre pour le droit de vote, il y a des femmes très révolutionnaires qui viennent de la classe ouvrière. Tout cela c’est le féminisme. C’est un bouquet, ce sont des nuances infinies, c’est sa force ! C’est un mouvement qui n’est surtout pas figé.
Il faut arriver à avancer ensemble.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Le deuxième chapitre de ce documentaire sera présenté dimanche 18 mars sur France 5

En 2009, Mathilde Damoisel avait, déjà signé un film sur une histoire oubliée des femmes Le ventre des femmes sur les stérilisations forcées au Pérou sous le gouvernement d’Alberto Fujimori.

 

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