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Archives de Tag: idéologie

Les jeunes plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans

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 Votez – Les jeunes sont-ils plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans ?

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En 2016 source https://www.la-croix.com/France/Justice/Un-homme-cinq-condamne-avant-25-2016-11-22-1200805045 (données récentes difficiles à trouver !)

Dictature : renforcement de la répression des provocations, diffamations et injures NON PUBLIQUES à caractère raciste ou discriminatoire.

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http://www.courrierinternational.com/une/vu-du-royaume-uni-macron-en-marche-vers-le-desastre

Les nouveaux députés macroniens se sont mis au travail avec acharnement sur des questions essentielles (sic) et ont pondu ce mois d’août 2017 un nouveau décret destinée à renforcer la  LOI n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté (1)

Le décret : JORF n°0182 du 5 août 2017 texte n° 9 Décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire NOR: JUSD1714912D ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/8/3/JUSD1714912D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/8/3/2017-1230/jo/texte

Le terrorisme de la pensée unique !

 

Vous en conviendrez, il y avait urgence pour la prospérité de la France à légiférer sur le racisme, ce racisme nauséabond qui dérange essentiellement les ennemis de la France, des Français, de la culture et des traditions françaises, ces gens qui se torchent avec le drapeau français qui niquent la France, traitent les Français de petits ou sales blancs, traitent les françaises de sales putes blanches, appellent au viol des françaises, tuent leurs semblables qui prétendent « faire comme les Français, nous traitent de sous-chiens ou de cafards (kouffars). Il y avait urgence à protéger ces braves musulmans « qui sont les premières victimes des attentats terroristes musulmans ». Il y avait urgence à renforcer les pouvoirs du Comité contre l’islamophobie qui s’engraisse en intentant des procès à toutes celles et ceux qui osent protester contre des réalités contraires aux lois de la République ainsi qu’à la culture et aux usages des Français.

Macron

http://elections-93.blogspot.fr/

Dans un article sur Causeur, Catherine Rouvier démontre avec ironie l’absurdité du décret en question qui ordonne de remplacer « race » par « prétendue race ». https://www.causeur.fr/race-decret-antiracisme-pretendue-146245

Depuis le 3 août, un décret relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire « substitue à la notion de race, qui n’est pas applicable aux êtres humains, celle de « prétendue race » » et « améliore la lutte contre les manifestations de racisme, de sexisme et d’homophobie dans des conditions similaires à ce qui a été prévu par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 »…Alors, bien sûr, on peut aussi chercher une autre formule, qui prenne en considération les différences morphologiques sans plus prononcer le mot maudit. Pour ma part, j’ai trouvé ! C’est chez Buffon. On ne fait pas plus « scientifique »… Il s’agit des « variétés dans l’espèce humaine ». Je suis fière de ma découverte. « Ouais, mais ça fait un peu long quand même », me dit Mohamed qui joue au foot avec son pote, et à qui je tente de communiquer mon enthousiasme. Sans comprendre la vraie portée de cette remarque, je me replonge dans la passionnante lecture de l’« Histoire naturelle », tandis qu’il reprend son jeu. Mais soudain, tombé par terre sur le gravier coupant après un croche pied vicieux de son copain Martial, il hurle « Nique ta race ! » Je corrige : « Ta  prétendue race, Mo’, ta prétendue race »… C’est vrai que « nique ta variété dans l’espèce humaine », c’était « un peu long ».

Pour aller plus loin que ce décret crapuleux dans le même esprit,  évitons donc tous les qualificatifs et notions qui pourraient favoriser la discrimination. Supprimons la mention du sexe dans les documents officiels d’identité : on ne cochera plus la case F ou H. Supprimons également la couleur des yeux et des cheveux, la taille et a fortiori le poids. Il ne doit plus y avoir de qualificatif homo, hétéro, bi, trans parce que c’est discriminatoire. Interdisons toute description physique des individus. Ne mentionnons ni l’âge ni le prénom. Les dieux égyptiens des pharaons portaient plusieurs noms parce qu’ils pensaient que « nommer c’est tuer ». Faisons de même, ne nommons plus les individus. Bref, nos députés ont du pain sur la planche des lois…Il faut bien les occuper tandis que Napoléon Macron et ses généraux inventent des martingales pour asservir le peuple  en l’aveuglant avec des reflets de lingots d’or.

  • Est non publique, une provocation, diffamation ou injure prononcée par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne soit présente ou devant un cercle limité de personnes partageant les mêmes intérêts (professionnel, personnel,  …), que la victime soit présente ou non.
  • Est publique une provocation, diffamation ou injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des faits à et sa victime.

Le plus inquiétant dans ce décret est qu’on ne pourra même plus s’exprimer dans la sphère privée puisque le texte entend sanctionner provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire. Désormais si je traite de salaud , entre quat’zyeux, le type qui me met la main aux fesses, il pourra porter plainte sans témoin et ce sera parole contre parole. Les victimes n’auront plus qu’à la boucler.

Les gouvernements n’ont jamais eu autant de détermination pour combattre les propos sexistes qui font florès dans la sphère publique alors dans la sphère privée, je vous laisse sonder votre mémoire… Pourquoi la prétendue (sic) islamophobie serait-elle plus répréhensible que la gynophobie universelle ? Je me permets cette comparaison pour montrer à quel point l’indignation qui agite nos députés est à géométrie variable, donc nourrie par des considérations idéologiques et de la mauvaise foi politique.

Logiquement, il va falloir interdire les blagues sur les Belges, les blondes, les femmes, les gros, les maigres, les petits, les géants, les débiles, les benêts, les radins, les bègues, les chauves et les poilus…Du boulot pour les magistrats, la police, les inspecteurs, les contrôleurs qui n’ont déjà pas les moyens matériels et humains de maintenir l’ordre, juger criminels et délinquants, enquêter sur les radicalisés et arrêter les fraudes à la sécurité sociale et à toutes les prestations sociales. Nos députés ont vraiment un sens aigü des priorités…

La Connectrice qui a du souci à se faire parce que pas politiquement correcte

Précisions

Sont désormais punies de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe (1 500 € maximum), la provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence, la diffamation non publique et l’injure non publique commises à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison :

  • de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée,
  • de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre,
  • ou de leur handicap.

Outre la peine d’amende, les personnes coupables de ces infractions encourent les peines complémentaires suivantes :

  • travail d’intérêt général pour une durée de 20 à 120 heures ;
  • obligation d’accomplir, éventuellement à leurs frais, un stage de citoyenneté ;
  • interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de 3 ans maximum, une arme soumise à autorisation ;
  • confiscation d’une ou de plusieurs armes dont le condamné est propriétaire ou dont il a la libre disposition ;
  • confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

Les personnes morales coupables de ces infractions encourent une amende d’un montant maximum égal à 5 fois celui prévu pour les personnes physiques et la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

  À noter :

  • Est non publique, une provocation, diffamation ou injure prononcée par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne soit présente ou devant un cercle limité de personnes partageant les mêmes intérêts (professionnel, personnel,  …), que la victime soit présente ou non.
  • Est publique une provocation, diffamation ou injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des faits à et sa victime.

Une fillette de 8 ans sacrifiée à la cause de musulmans sans papiers

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La cause des enfants ne résiste pas à la politique, pas plus que les valeurs de la République.

J’apprends qu’une fillette de 8 ans, scolarisée dans une école parisienne, est persécutée par une gamine sans papiers au point de se faire vomir pour ne pas aller à l’école.

Saisis par la mère, l’institutrice et le directeur prennent le parti de la harceleuse au nom de la « compassion » due aux sans papiers. Le directeur va jusqu’à refuser un entretien avec la mère mais reçoit le « pauvre » papa sans papiers.

La maitresse gronde la victime devant toute la classe pour avoir raconté « des histoires « à sa mère. Plus tard, elle reprochera à la mère « d’écouter » sa fille. On croit tomber des nues. Malgré l’évolution du statut de l’enfant dans notre société depuis la dernière guerre, malgré les travaux des Pauline Kergomard, Maria Montessori, Célestin Freinet, Mélanie Klein, Françoise Dolto et René Zazzo, « écouter » son enfant serait pour certains une faute quand ça ne va pas dans le sens de l’idéologie dominante?

La mère de la fillette victime s’est vu reprocher de ne pas éprouver de « compassion »  pour des sans papiers qui seraient, selon le politiquement correct, des « chances pour la France » ?

La fillette harcelée est arabe, adoptée. Sa mère est seule et travaille dur pour l’élever. C’est une enfant discrète, douce et timide. Depuis la rentrée la sans papiers la cherche et lui rend la vie impossible au point qu’elle n’en dort plus, se replie sur elle-même et se fait vomir pour ne  plus aller à l’école. La souffrance de la fillette est évidente et pourtant, ces adultes qui devraient la protéger l’estiment coupable de se plaindre d’être une victime.

Malgré toutes les découvertes de la psychologie génétique, malgré la reconnaissance de l’enfant en tant que personne, malgré les déclarations des droits de l’enfant, des éducateurs ne savent pas les écouter, les entendre et encore moins les comprendre. On se croirait au temps du communisme de Staline ou Mao quand tous les sacrifices humains étaient bons pour réaliser la Révolution qui promettait le bonheur absolu à ceux qui survivraient.

Autrefois, quand l’enfant n’avait aucun droit et qu’il était traité comme un appendice de ses parents et de leur famille, on ne se souciait pas de sa souffrance parce qu’il n’avait pas le droit de l’exprimer. On ne connait que trop le cas des enfants victimes de curés pédophiles ou d’inceste qui n’ont jamais osé parler et ont continué de subir. J’ai rencontré des adultes qui en voulaient énormément à leurs parents de n’avoir rien vu, rien entendu et de ne pas les avoir protégés.

Non seulement les pédo psychologues ont vulgarisé les clefs de la vie intime des enfants mais la littérature internationale regorge de récits d’enfants maltraités, trumatisés dont la vie d’adulte est polluée par les traumatismes passés. Alice Miller a beaucoup étudié la souffrance de l’enfant face au déni de l’adulte.

La gamine harceleuse est violente, asociale, indisciplinée mais, selon la maitresse, mérite de la compassion. Ses parents affichent leur religion. La mère est voilée, le père barbu porte une robe, des signes évidents d’une forte volonté d’intégration dans notre société qui les nourrit et dont certains membres les défendent au détriment d’autres immigrés parfaitement intégrés comme la victime et sa mère.

Quelques jours plus tard, une animatrice est violemment agressée par le père de la harceleuse, dans la rue, au sortir de l’école au motif qu’elle a puni sa fille pour indiscipline.

Le directeur et les maitresses demandent à l’animatrice de ne pas porter plainte au risque de faire expulser la famille. Ils demandent encore plus de compassion pour le pauvre père psychologiquement déséquilibré à cause de la difficulté de sa situation de sans papiers.

Tant pis pour la fillette torturée, tant pis pour l’éducatrice frappée. Elles pourront toujours se consoler avec leurs papiers et leur citoyenneté française, les veinardes….

Quand on connait les séquelles que peuvent laisser chez un adulte des sévices subis à l’école pendant l’enfance, on peut mesurer la souffrance de la fillette victime sacrifiée en toute bonne conscience sur l’autel du boboisme débile et inhumain.

Dans le cas que je décris, on peut admettre deux hymothèses. Soit la fillette raconte effectivement des « histoires » à sa mère pour déplacer un symptôme réel. Dans ce cas, les adultes doivent mener une enquête pour identifier le problème, la première chose à faire étant d’entendre que l’enfant souffre et respecter sa plainte. Soit la fillette est effectivement harcelée et si elle était ma fille, je la conduirais immédiatement chez un expert psychiatre pour faire une attestation que je présenterais au rectorat pour exiger son changement d’école.

C dans l’air : bobo, PC, carpette et sexiste

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C dans l’air est une bonne idée d’émission débat. Programmée à une heure décente, réactive à l’actualité et destinées à la commenter et développer et éclairer les évènements au nour le jour. De plus, elle est une des rares émissions débats sérieux. On réunit des experts et on cause, preuves à l’appui avec un rythme soutenu maintenu par Yves Calvi et entretenu par quelques interventions d’auditeurs.

Malheureusement, de bonnes idées ne résistent pas au politiquement correct: des experts mâles qui ont leur fauteuil réservé à l’émission, toujours les mêmes; pas trop de contradicteurs; des propos consensuels et politiquement corrects plutôt bobos; des hommes, des hommes et encore des hommes, les femmes n’étant sans doute pas qualifiées pour être expertes en autre chose que la chose; Yves Calvi dénué d’esprit critique; etc.

J’avoue être très frustrée de ne pouvoir entendre une émission débat digne de ce nom.

Voici un commentaire argumenté de la dernière émission sur les religions, dans le contexte de la polémique sur la laïcité:

http://ripostelaique.com/concours-d%E2%80%99aplaventrisme-et-de-dhimmitude-dans-une-emission-%C2%AB-c-dans-l%E2%80%99air-%C2%BB.html

 


EXEMPLE DE DIALOGUE DE SOURDS A PROPOS DU VOILE

Voici un exemple de dialogue de sourds à propos du voile, que j’ai eue avec un internaute sur Facebook suite à la mise en ligne de la pétition contre le voile :
Vous remarquerez que j’ai pris le temps de documenter mes arguments et de lui faire une réponse sérieuse et respectueuse de ses opinions.
J’ai supprimé la photo et le nom de mon interlocuteur, un jeune homme par souci de ses droits.

6:17pm November 5th

La laïcité n’est-elle pas de permettre aux personnes d’exercer librement leur religion? Est-il si désobligeant de porter un voile en public? Je ne crois pas… Si tout le monde apprenait un peu à accepter les autres tels qu’ils sont, je pense qu’on ferait un grand pas. Peut-être que l’amende était un peu forte mais sur le principe, c’était légitime.

N’oublions pas nos libertés et celles des autres…

Today at 12:10am
Bonsoir,
Le drame de beaucoup de gens est d’ignorer l’histoire en général.
Ils ouvrent un robinet, l’eau coule et ça leur parait évident. Ils ignorent le temps, le travail, les luttes, la recherche, l’ingéniosité, la réflexion et tout ce qu’il a fallu pour amener l’eau dans leur logis. Ils n’ont pas connu le temps où il fallait aller chercher l’eau au puits ou à la fontaine, porter des seaux très lourds, si lourds qu’une fois rassemblés, il fallait utiliser l’eau avec précaution et parcimonie, ainsi que la protéger pour qu’elle reste buvable.Il en est de même avec les libertés civiques. La plupart des gens ignorent le travail, la réflexion, les luttes, les souffrances, les morts qui ont permis de construire les démocraties. La laïcité en fait partie. La séparation de l’Église et de l’État a été longue, difficile et parfois sanglante. Le peuple français l’a acquise dans la douleur. Elle est donc précieuse et fragile. C’est pour cela que des gens se rassemblent pour la défendre.

Il en est de même pour la liberté des femmes. Il n’y a même pas un siècle que nous avons le droit de vote, celui de choisir nos études ou même simplement d’être autorisées à en faire, notre travail, ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du père ou du mari, avoir le partage de l’autorité parentale, la liberté de la contraception et de l’avortement, ne plus être appelée avec hostilité « fille mère » mais « mère célibataire » et…ne plus avoir à porter de foulard, de coiffe , de voilette, de mantille ou de chapeau comme signe de notre respectabilité.
Jusque dans les années 50, une femme « en cheveux » était une femme « de mauvaise vie ».

Alors l’affichage de ses convictions religieuses avec un foulard est une offense à toutes ces luttes et, pour toutes celles qui ont connu l’obligation de se couvrir la tête pour être respectées, le symbole de la sous-citoyenneté des femmes.

Le foulard, en tant que symbole est pour les femmes ce que la croix gammée est aux juifs.
Comparaison sacrilège me direz-vous ?
Savez-vous combien de femmes en France ont été torturées et brulées au Moyen-Age ?
Savez-vous combien de femmes sont mortes sous les coups de leur père, mari, ami ou d’un autre homme ?
Savez-vous qu’aujourd’hui en France une femme est violée toutes les heures ?

Et je ne vous parle pas de tous ces pays comme l’Inde où les femmes sont voilées, où on tue tellement de petites filles à la naissance qu’il existe un déséquilibre démographique inquiétant.

Pensez-y avant de parler de liberté in abstracto.

Today at 11:49am
Et oui je parle de liberté, et je le redis, car je connais des femmes pour lesquelles c’est une liberté de porter le voile. Savez-vouz simplement que certaines femmes musulmanes (ou même catholiques) DESIRENT porter le voile. Et oui, toutes n’y sont pas forcées… Comme vous le savez, nous ne sommes pas dans un pays comme l’Iran où les femmes sont totalement cachées, privées de leurs libertés, il s’agit bien de la France où les femmes sont LIBRES de leurs agissements.
Alors je le redis, je parle bien de LIBERTE.
Today at 12:15pm
Donc l’histoire des femmes vs vs en fichez ….J’ai perdu mon temps à vs expliquer ce qui se passait derrière le voile.
Qt à la « liberrté » de porter le voile, vs ne devez pas avoir entendu parler de la « servitude volontaire » de La Boëtie

MON DIALOGUE IMPOSSIBLE AVEC LES MUSULMANS ET LES MUSULMANES

Depuis la condamnation ignominieuse de Fanny Truchelut, j’essaie de discuter avec des Musulmans proches et moins proches ( des personnes pour la plupart parfaitement intégrées dans notre société mais pas des intellos ) de l’agression que je ressens lorsque je croise une femme voilées, sachant que j’en rencontre de plus en plus depuis une dizaine d’années.

Je précise que je ne suis jamais agressive avec mes interlocuteurs, pour la plupart des hommes, que j’expose des faits et que je tente de suivre un raisonnement logique essentiellement fondé sur l’histoire des femmes françaises et leurs luttes pour l’égalité des droits.

Donc je pars de mes propres sentiments en disant que je me sens agressée et insultée par le symbole que représente le voile.
La première réponse est toujours la même du genre : « Si tu te sens agressée, c’est ton problème. Moi je ne me sens pas agressé. »

Lorsque j’essaie d’exposer l’historique de nos luttes, on me coupe la parole par des propos du genre : « je sais tout ça, ça n’a rien à voir ». « Justement, vous vous êtes battues pour que les femmes soient libres de s’habiller comme elles le souhaitent, y compris de porter le voile ».

Et tout de suite vient l’argument universel : « Celles qui portent le voile l’ont librement choisi, personne ne les y oblige, elles sont libres de s’habiller comme elles le souhaitent ».

Alors je pose la question : « Pourquoi il y a 20 ans, la plupart des femmes musulmanes en France ne portaient pas le voile et pourquoi elles le portent de plus en plus depuis une dizaine d’années ? »
Soit mon interlocuteur botte en touche soit il répond : C’est faux, les femmes musulmanes ont toujours porté le voile ». J’insiste mais je me heurte à un déni total de cette réalité-là.

Lorsque je dis que le port du voile s’accompagne de revendications incompatibles avec les lois et les usages français on me répond que c’est le fait d’une infime minorité intégriste, que ça concerne moins de 1% des musulmanes. L’intégrisme, c’est blâmable mais les femmes voilées ne sont pas des intégristes. Ce sont des femmes qui ont librement choisi de pratiquer leur religion de cette manière.

Je tente de parler de nos usages liés à notre histoire républicaine et laïque où tous les citoyens sont censés être égaux, ce qui passe par une certaine discrétion en public de nos convictions religieuses ou politiques dans la sphère publique alors que dans la sphère privée tout est possible (ou presque cf les maltraitances )

Quand mes interlocuteurs admettent le bien fondé des luttes des Françaises pour leur émancipation, ils concluent : « oui, vous vous êtes battues pour la liberté de vous habiller comme vous le souhaitez donc vous devez respecter la liberté de celles qui choisissent de porter le voile ».

Et quand la discussion tourne mal, je suis qualifiée d’intolérance et de racisme, voire de lepénisme !

Je suis consternée par cette incompréhension de l’histoire, de la culture, des usages et des femmes de France et, surtout par le refus de nous comprendre et de respecter nos sentiments.

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