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Archives de Tag: injustice

Fac de médecine de Bobigny. Cloaque antisémite et misogyne

J’ai eu la nausée en lisant l’article qui suit. Dégoût des étudiants futurs médecins auxquels les patients confient leur vie. Dégoût de la lâcheté des condisciples de la victime. Dégoût de cette justice qui ignore le Bien commun pour anéantir la victime en l’envoyant en expertise psy et du même coup légitimer le harcèlement antisémite et misogyne en lui assignant de s’expliquer sur sa vie sexuelle (d’apprécier le ressentiment que les faits ont pu avoir sur son psychisme, sa personnalité et sa vie sexuelle). A vomir !

LC

 

Fac de médecine de Bobigny : plainte classée et examen psy pour l’étudiante juive harcelée !


Fac de médecine de Bobigny : plainte classée et examen psy pour l’étudiante juive harcelée !

Illustration : le campus de Bobigny , son « beffroi-minaret » et un amphi très… multiculturel

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Mais qui harcèle donc  les étudiants juifs de la faculté de médecine de Bobigny ?

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C’est vrai ça. Qui peut établir un « classement des juifs de l’amphi », organiser des week-ends d’intégration sur le thème « Les nazis contre les juifs » ou des « lancers de kippa » (le « freespa »…) ?

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L’extrême droite franchouillarde a-t-elle mis la main sur Bobigny (93) et sa faculté de médecine ?

Difficile de le dire tant l’article est muet sur l’identité ou l’origine des joyeux bizuteurs qui plaident avant tout la kolossale rigolade. En tous cas, Rose, la sioniste sans humour, a cassé l’ambiance de la promo. Sachant que la Seine-Saint-Denis, Bobigny et sa faculté restent à l’avant-garde de l’islamisation, de l’antisionisme ou de l’antiracisme, Rose ne serait-elle pas un tantinet islamophobe, raciste et repliée sur elle-même ?

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Pour en savoir plus sur l’affaire, le tribunal de Bobigny ordonne l’expertise psychologique… de la plaignante.

Dégoûtée par un parquet tout mou, une « Justice » sans volonté (alors qu’elle pète le feu quand il s’agit de Fillon ou des Identitaires…) et le classement sans suite de sa plainte, Rose finit par lâcher l’affaire.

Alors, comme tant d’autres juifs de Seine-Saint-Denis, Rose fait son alya intérieure pour finalement s’installer dans un quartier un peu plus philosémite, non loin de la Sorbonne.

Mais les Français peuvent être rassurés : avec la fin du numerus clausus en médecine, nous verrons bientôt arriver une nouvelle et belle génération de carabins racisés multiculturels !

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Harcèlement antisémite : l’étudiante de Bobigny « lâche l’affaire »

Sa plainte a été classée sans suite et le juge qu’elle a saisi a ordonné une expertise psychologique. « Épuisée », elle renonce à son combat judiciaire.

Par Nicolas Bastuck

Illusion démocratie. Ces hauts fonctionnaires qui gouvernent vraiment la France

Quand la démocratie est piétinée

Chère lectrice, cher lecteur, 

Hier, je vous parlais de l’illusion démocratique. 

On a pu découvrir que la politique a clairement la possibilité de contourner une décision exprimée par le peuple. 

Mais alors qui dirige la France ? 

Le Président de la République ? 

Comme toujours, il faut suivre l’argent

Follow the Money comme disent les américains. 

Et en suivant la piste de l’argent, on a vite des surprises. 

Au sein des organes les plus stratégiques de l’État, il y a plus de 600 fonctionnaires mieux payés que le Président

C’est ce qu’a constaté Vincent Jauvert, journaliste au Nouvel Obs, auteur de l’ouvrage « Les Intouchables d’État ». [1] 

Grace à quelques précieux contacts, il a pu accéder à un document explosif : la liste « confidentielle » des plus fortes rémunérations de l’administration publique. 

Et quand je dis « confidentielle », ce n’est pas un mot en l’air. Il s’agit bel et bien d’une information qui ne devait pas être divulguée. 

EN SAVOIR PLUS SUR LA GUERRE DE L’INFORMATION

Cette liste n’est même pas accessible aux ministres

M. Jean Arthuis, ancien ministre de l’Économie et des Finances, dit n’avoir eu accès à cette information qu’après plus d’une dizaine de demandes … et 6 mois d’attente. [2] 

Et, tenez-vous bien, il l’a reçue sur un papier chimique non-photocopiable.

Lorsqu’on voit qu’un salaire de plus de 200 000 € par an est monnaie courante, on comprend cette discrétion. 

Alors posons la question sérieusement. 

Est-ce que le siège du pouvoir ne se situe pas plutôt … dans les bureaux des indétrônables « servants de l’Etat » ? 

L’État profond

Le terme est apparu dans les années 1990 pour désigner une élite de fonctionnaires et de dirigeants de la sphère économiques non élus qui, de par leurs positions stratégiques, tiendraient véritablement les rênes du pouvoir. 

Les politiciens changent au fil des élections, mais l’État profond reste et impose son agenda auprès des nouveaux élus. 

Lors de sa campagne, Donald Trump a beaucoup communiqué sur la nécessité de « drainer le marécage » (Drain the swamp) de Washington et de lutter contre cet « État profond » qui ne défendrait pas vraiment les américains. 

Préférant s’épancher sur les outrances du magnat de l’immobilier, nos médias ont peu parlé de cet argument important. 

En fait, il a touché au cœur un peuple américain qui se sent dépossédé de sa souveraineté. 

Beaucoup pensent que cette promesse de campagne fut une flèche fatale tirée sur le clan Clinton. 

Bien-sûr, l’État profond comporte sa part de mythe et peut vite dégénérer en théorie complotiste fourre-tout. 

Cette idée n’en reste pas moins très utile pour identifier les noyaux de pouvoir informels qui s’agglutinent autour des gouvernement élus. 

Car ceux-ci, sont loin d’être mythiques. C’est un phénomène largement documenté. [3] 

Les indétrônables

En analyse des politiques publiques, la puissance de la bureaucratie est reconnue. 

Les chercheurs ont même développé une théorie appelée « École des Choix Publics » qui permet notamment de comprendre les mécanismes de décision de la bureaucratie. [4] 

Pour faire court, ces chercheurs ont découvert que les fonctionnaires agissent également en fonction de leurs propres intérêts et qu’ils ont une grande influence sur l’application des décisions politiques. 

Yes Minister, une série anglaise des années 80, que je conseille vivement, retranscrit délicieusement ce phénomène. 

Dans un des épisodes, le Ministre tente vainement d’appliquer son programme face à son « secrétaire permanent aux affaires administratives » qui touche notamment un meilleur salaire que lui. [5] 

Le ministre découvre en arrivant dans son bureau, que la machine de l’État est bien plus écrasante que la solidité de ses promesses électorales. 

Toute la série décrit une situation ironique : le secrétaire général se révèle être le véritable patron du ministère ! 

Un noyau de pouvoir non officiel

Vincent Jauvert, le journaliste de l’Obs, a été bien plus loin que révéler cette seule liste de salaires. 

Il a montré qu’une bonne part était en fait constituée de primes difficiles à expliquer. 

On va encore dire que j’exagère… 

Sauf que la Cour des Comptes a avoué elle-même qu’il s’agit de « dispositifs de rémunération sans base juridique ». [6]  

De son côté, France 2 a diffusé récemment un reportage pour le moins édifiant sur le même sujet. [7] 

Ce que l’on y découvre, c’est que ces élites privilégiées proviennent toutes de la même école : l’ENA. 

Et lorsqu’ils ne sont pas en train de courir après l’électorat ou insérés dans les rouages de la machine administrative, ils servent de grands groupes privés (la carrière de notre Président en est un bel exemple). 

Pas du même monde

H16, notre auteur du 10ème Homme, exprimait le problème en ces termes : 

Ayant, depuis plusieurs décennies, abandonné toute velléité de venir réellement du pays profond, la petite caste des élites françaises ne se comporte absolument plus comme un groupe au service des gens qui les ont élus, mais comme une caste d’occupation dont le but est d’accroître d’abord ses propres privilèges et ses propres passe-droits, d’augmenter sans cesse ses richesses et dont l’administration est le bras armé, collectant les productions à leur profit premier.

Et ce sera d’autant plus facile que les lois sont faites pour les autres, ce peuple qui paye et qui – magie d’une inculture crasse entretenue par une instruction misérable – en redemande goulûment.

Ne vous y trompez pas les « dérapages » et les « abus » des fonctionnaires et des élus ne sont pas des erreurs, des oublis de la règle ou une simple entorse aux lois en vigueur. C’est une nouvelle démonstration que ceux qui nous gouvernent sont du même pays mais absolument pas du même monde.

C’est pour cette raison que nous avons créé une publication indépendante où seule la présentation des faits compte. 

Avec nos auteurs du 10ème Homme, nous fournissons à nos lecteurs une analyse percutante et ne dépendant d’aucun financement extérieur ! 

EN SAVOIR PLUS

Pour être sûr de bien recevoir La Lettre du Vaillant Petit Economiste à chaque envoi, et éviter qu’elle ne se perde dans votre boîte e-mail, ajoutez l’adresse newsletter@mail.le-vaillant-economiste.com à votre carnet d’adresse. 

Où est l’argent pour les femmes ?

Je vous invite à lire ce bel édito du magazine Les Nouvelles News qui révèle que l’argent des subventions publiques, ce nerf de la guerre, est presque exclusivement alloué aux activités et entreprises masculines.

Une réalité de plus qui démontre que les femmes sont des citoyens de seconde zone, des sous hommes !

Allons nous continuer à subir cette injustice parmi tant d’autres, et nous résigner ?

LC

droits des femmes

Et si on arrêtait de financer le sexisme ?

« Où est l’argent pour les droits des femmes ? » C’est le titre d’un rapport qui doit être présenté ce jeudi. Il souligne la piètre contribution de l’Etat français à la cause, tant au niveau national qu’international. Et recommande d’augmenter sérieusement ces budgets.

Mais pour défendre les droits des femmes, il faudrait aussi cesser de financer des activités qui alimentent le sexisme.

Comment sont financés les films recalés au test de Bechdel qui entretiennent la culture de la domination masculine ? ( Voir : Cinéma : mieux vaut être un homme pour faire financer son film). Même question pour les séries, les jeux vidéos, le théâtre, les exposde peintres hommes et tout ce que les artistes peuvent produire. Combien d’argent public pour ces œuvres disant en creux qu’un grand auteur est forcément un homme et diffusant des clichés sexistes ?

Combien d’argent public est affecté par les municipalités à des clubs sportifs ne comptant quasiment que des licenciés hommes ? Combien de garçons, combien de filles dans lesskateparks financés par les villes ? L’espace public est beaucoup plus occupé par les hommes que par les femmes, les femmes s’y sentent moins en sécurité… il serait temps de regarder si la distribution des deniers publics n’y serait pas pour quelque chose. (Voir aussi notre colloque « le sexe de la ville »)

Comment sont financés les livres scolaires qui diffusent leur dose de clichés sexistes ?  

Quid des syndicats qui se soucient comme d’une guigne d’égalité professionnelle et discutent avec vigueur les règles sur la pénibilité du travail seulement quand ce travail est masculin ? Quid des aides diverses aux entreprises, qui atterrissent très peu dans des poches d’entrepreneures ? (Voir aussi notre colloque « le sexe de l’économie »)

Et les médias d’information… Depuis plus de 20 ans, les études du GMMP montrent avec une constance déconcertante qu’ils entretiennent et renforcent les stéréotypes de sexe. Ces médias sont partiellement financés par des deniers publics sans que des critères d’égalité des sexes ne viennent conditionner ces aides. Même le quotidien sportifL’Equipe dont la surface éditoriale parle d’hommes à plus de 90 % reçoit ces aides sans difficulté.

Et surtout, ces médias distribuent le pouvoir de la parole, celui qui permet de hiérarchiser les priorités politiques. Pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes si ces violences sont le plus souvent présentées comme du dépit amoureux ou un acte sexuel que la victime a bien cherché ? Pourquoi vouloir davantage de femmes au pouvoir si ceux qui prennent la parole laissent penser qu’il n’y a aucun problème de ce côté-là ? La liberté d’expression a un coût et celles et ceux qui donnent à voir les inégalités entre hommes et femmes n’ont pas les moyens de cette liberté.

Voilà deux ans, un rapport du Haut conseil à l’égalité préconisait l’éga-conditionnalité dans l’attribution des fonds publics. Pas de bras, pas de chocolat ; pas de parité, pas de fonds publics. Il aurait fallu développer et amplifier une première mesure inscrite dans la loi du 4 août 2014 : les communes de plus de 20 000 habitants doivent réaliser des rapports annuels d’égalité femmes-hommes préalables à des mesures de rééquilibrage. A ce jour 70% des communes concernées n’auraient pas ébauché le début du commencement de ces rapports….

Selon que vous serez puissant ou misérable ….

Publié le

Les évènements récents nous rappellent que « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront  « blanc ou noir ».

Relisons Jean de la Fontaine

Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J’ai dévoré force moutons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
– Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur.
Et quant au Berger l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable, 
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 

Pour en savoir plus sur Jean de la Fontaine et ses fables, voir ce site privé : http://www.jdlf.com/

SOS sexisme solidaire de la femme de chambre du Sofitel

Publié le

Communiqué de SOS Sexisme

Le fantasme d’une femme de chambre : Etre violée par un puissant ?

(Docteure Michèle Dayras – 18/05/2011)

Depuis plusieurs jours nous assistons à un véritable délire médiatique en France. 

Dominique Strauss-Kahn aurait été victime d’un complot destiné à stopper sa progression vers la fonction suprême. Et cela, du fait d’une femme de chambre, sans doute émoustillée par sa nudité dévoilée et par la perspective d’une manne financière.

En tant que féministes, nous sommes étonnées de la différence de ton employée à l’encontre du présumé agresseur et de la présumée victime, et du manque total d’impartialité dans les écrits et les discours diffusés.

Certains journalistes et politiques usent et abusent de mots de sympathie, de solidarité, de bienveillance, voire de complaisance ou d’indulgence envers DSK. Et ils font des plaisanteries misogynes blessantes, manifestant une fraternité virile d’hommes toujours prêts à défendre leurs prérogatives sur leur terrain de chasse privilégié: les femmes.

Oui, DSK doit bénéficier de la présomption d’innocence, mais sans doute faut-il prendre en considération -si les faits qui lui sont reprochés s’avèrent exacts- l’extrême détresse dans laquelle peut se trouver la femme mise en cause, pour ne pas dire en accusation. Jeune, noire, immigrée, agressée sexuellement par un homme blanc, riche et âgé. Tous les ingrédients d’une tragédie sont présents : racisme plus sexisme, face au machisme patriarcal tout puissant.

Nous demandons un peu de tact, de décence et d’humanité vis-à-vis de cette présumée victime, qui a eu le courage de porter plainte, ce que très peu de femmes violées sont capables de faire, souvent empêchées d’agir pour d’obscures raisons, familiales, sociales, professionnelles ou autres.

Cette jeune Guinéenne -qui risque la prison en cas d’accusations mensongères- mérite notre solidarité féministe et sororale, en attendant que la justice établisse la vérité.

Les viols ne sont pas la traduction de pulsions masculines. Ils sont la forme extrême du mépris, de la haine et de la peur que les hommes ont des femmes. Le comportement prédateur que s’autorise le sexe masculin est facilité par la banalisation de la violence faite aux femmes dans notre société, et par une législation inexistante, ou souvent laxiste, ou bien non appliquée pour leur venir en aide. Ce qui prime alors, c’est la loi du plus fort ! La France, machiste, ne protège-t-elle pas un cinéaste pédophile et n’a-t-elle pas accepté qu’on laisse sortir le meurtrier d’une femme, après quatre petites années d’emprisonnement?

 (C’est la Connectrice qui souligne et approuve)

Souhaitons que la justice américaine soit moins sexiste.

Inégalités en France et dans le monde répertoriées et analysées

Publié le

L’observatoire des inégalités publie chaque mois une lettre électronique à laquelle on peut s’abonner gratuitement.

http://www.inegalites.fr/index.php

Toutefois, la lettre ne vit que grâce à des contributions privées. Ne nous privons pas de lui faire des dons 😉

Créé par des sociologues, cette publication est une excellente ressource dont voici les principes et les objectifs :

Nos principes

A l’origine

La fondation de l’Observatoire des inégalités est liée à la conjonction de deux phénomènes.

1- Nous estimons que la montée des inégalités, notamment sous la pression du chômage et de la dégradation du marché du travail, constitue une menace sérieuse pour la démocratie. Ce phénomène ne pose donc pas uniquement un problème de justice sociale, c’est aussi un problème politique. Non seulement les inégalités offrent un terreau à la montée de l’extrême-droite en Europe, mais elles favorisent aussi tant le scepticisme civique que le cynisme social. L’urgence à agir nous paraît évidente.

2- L’Observatoire n’aurait pas lieu d’être si la collecte et la diffusion des données par les services publics étaient à la hauteur. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’appareil statistique français est d’une grande pauvreté dans la connaissance et la mise à disposition d’éléments factuels sur les inégalités. La répartition des revenus du patrimoine n’est connue que pour l’année 1996… Notre action vise, en révélant les lacunes actuelles, à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques dans ce domaine.

Notre objectif

L’Observatoire des inégalités n’est pas un mouvement politique. Son rôle n’est pas d’appuyer tel ou tel parti ou association, mais de contribuer à éclairer ou à critiquer les choix publics. Pour cela, nous avons la conviction qu’il faut, de façon toujours renouvelée, s’attacher à dresser un état des lieux qui soit le plus complet possible, tout en demeurant accessible à un large public. Cette position d’observation n’interdit pas – bien au contraire – de se prononcer sur les politiques publiques, de formuler des pistes pour avancer vers l’égalité, ou de signaler telle ou telle action remarquable. En revanche, l’observatoire refuse une position militante de défense d’un seul et unique programme : son objectif est d’alimenter un débat ouvert, dans la limite des valeurs partagées par ses membres. Il tâchera de donner la parole à tous ceux qui lui semblent ouvrir des voies vers l’égalité. Aucun syndicat ou parti ne pourra se prévaloir de son soutien direct.

Ce travail nous est apparu nécessaire parce que les institutions ne s’y attèlent pas avec suffisamment de vigueur et parce que ceux qui bénéficient de l’accroissement des inégalités n’ont, en règle générale, aucune raison de vouloir rendre visible le phénomène. Le libéralisme économique ne va pas toujours de pair avec celui de l’information… Ce travail est également nécessaire parce que les logiques productrices d’inégalités se transforment constamment et que l’on ne prête pas suffisamment attention à la façon dont les inégalités économiques, culturelles et symboliques se conjuguent et le plus souvent se cumulent.

L’école, par exemple, pourtant fer de lance de l’égalité des chances, devient – parce que le titre scolaire est acquis sur la base d’une apparente égalité devant l’évaluation scolaire – un formidable alibi pour l’injustice sociale. Dans la pratique, l’allongement des scolarités cache en effet le maintien de mécanismes de reproduction sociale très puissants. De même, l’enrichissement des ménages – dont témoigne l’équipement des foyers par exemple – cache des inégalités de plus en plus qualitatives, inscrites dans des pratiques sociales qu’il est malaisé de décrire et de mettre à jour. De quelles idées, de quelles données avons-nous besoin pour préciser et actualiser toujours notre réflexion sur les inégalités qui menacent les sociétés démocratiques ? Les activités de l’Observatoire des inégalités sont une tentative de réponse à cette question politique essentielle.

Pas question pour autant de penser que l’égalité des chances soit le seul principe qu’il faille défendre. Nous devons voir au-delà. Décrire les conditions de l’égalité ne suffit pas à définir les conditions de fonctionnement d’une société, et peut même conduire à un contresens important. Une société égalitaire fondée sur la seule compétition, même la plus équilibrée possible, n’est pas nécessairement une société où l’on vit bien. La coopération, le partage, le désintéressement, la solidarité contribuent au fonctionnement harmonieux d’une société (notamment par la qualité du lien social) au-delà de son caractère égalitaire. L’égalisation des conditions peut tout à fait être conçue comme un correctif insuffisant. L’exacerbation de l’idée de compétition, de concurrence, du « chacun pour soi » est aussi un des éléments qui nuisent au bien-être des individus.

Comme je suis plutôt mauvais public, je mets un bémol sur l’un des contributeurs de l’Obsesavatoire des inégalités, le sociologue Laurent Mucchielli qui, malgré ses nombreuses apparitions TV et ses titres est terriblement politiquement correct, consensuel, bavard pour ne rien dire, mélangeant faits et opinion pour ne pas contrarier les animateurs qui l’invitent, trop souvent à mon goût.

J’estime qu’un sociologue doit privilégier les faits avant de proposer une analyse  qui se doit d’être pluridisciplinaire et la plus objective possible. Déjà qu’on ne prend pas la sociologie au sérieux, ce n’est pas Mucchieli qui redorera son blason;-((((

Les pauvres plus pauvres, les riches plus riches

Dossier à lire sur http://www.inegalites.fr/

Les inégalités s’accroissent en France et dans le monde. Les travailleurs pauvres sont en augmentation.

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