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L’institut pour la Justice interroge les candidats sur sécurité, prisons, victimes et Justice

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Je trouve dommage que personne ne propose d’alternative à la prison comme le bannissement/exil, le bagne/travaux forcés, une forme sérieuse des travaux d’intérêt général, une amélioration du bracelet électronique, etc.

On le sait, la prison est souvent l’école du crime. Par exemple de nombreux terroristes se sont radicalisés en prison, de petits délinquants sont devenus braqueurs, des prisonniers agressent ou violent des codétenus, les prisonniers sortent enragés et la prison n’empêche pas la récidive.

L’institut pour la Justice a interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur le sujet de la sécurité. Pour l’instant, seul Nicolas Dupont-Aignan a répondu. A suivre.

LC

Les candidats à l’élection présidentielle le sont désormais officiellement.

Leurs programmes sont achevés, publiés, diffusés. Avec mon équipe nous les avons décortiqués pour y trouver les réponses à toutes nos demandes en matière de justice et de sécurité.

Certains expliquent :

Que l’on doit lutter contre la délinquance en légalisant le cannabis, cette drogue qui fait des ravages chez nos jeunes les plus vulnérables.

D’autres veulent construire 15 000, 16 000, 40 000 places de prison. La majorité des candidats ne veulent en construire aucune, je dois vous l’écrire, cela m’inquiète.

Certains s’intéressent au sort des victimes et d’autres un peu moins… Je ne peux m’empêcher de penser aux parents d’un petit garçon sauvagement assassiné qui nous écrivent régulièrement.

Mais qui parle vraiment du terrorisme et de l’atroce menace qu’il fait planer ?

Ne comptez pas sur les médias, qui ont vraisemblablement mieux à faire, pour vous expliquer sans parti pris les propositions de chacun.

Mais, nous l’avons fait.

Et nous avons même contacté tous les candidats pour leur proposer de nous détailler leur programme justice et sécurité.

Le premier à avoir répondu est Nicolas Dupont-Aignan, qui a enregistré un entretien vidéo avec nous.

 

Insécurité organisée et larmes de crocodile. Mérah, Nemmouche, Kouachi’s et Coulibaly multirécidivistes auraient du être surveillés.

J’ai reçu ce message de l’Institut pour la Justice. J’adhère à ses observations.

La Connectrice

Madame Monsieur,

Savez-vous quel est le point commun entre les terroristes Chérif Kouachi (12 victimes), Amedy Coulibaly (6 victimes), Mehdi Nemmouche (4 victimes) et Mohamed Merah (6 victimes) ?

Ne comptez pas sur le gouvernement ou les médias pour vous le révéler – et encore moins la ministre de la Justice Christiane Taubira.

Car ce qui relie le parcours de ces terroristes n’est pas seulement le radicalisme islamique.

Tous les 4 sont des criminels multirécidivistes qui ont bénéficié pendant toute leur vie du laxisme et des failles béantes de notre justice pénale.

Tous les 4 auraient dû être en prison au moment de leurs attentats.

Vous avez bien lu (et je vais vous le prouver dans un instant) : si notre système pénal fonctionnait normalement,toutes les victimes de ces terroristes seraient encore en vie aujourd’hui : la policière municipale, les victimes de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher, du Musée juif de Bruxelles, les militaires du régiment de Montauban et les enfants de l’école juive de Toulouse.

Coulibaly, condamné à 5 ans de prison en 2013

Prenez le parcours criminel d’Amedy Coulibaly. Voici ce qu’en dit le journal Libération :

« Le casier d’Amedy Coulibaly témoigne d’un lourd passé de braqueur alors qu’il n’avait même pas 18 ans. En 2001, il avait été condamné à trois ans ferme, dont deux avec sursis, par le tribunal d’Evry puis, la même année, à quatre ans dont deux avec sursis toujours pour des «vols aggravés». En 2002 encore, douze mois dont neuf avec sursis pour vol aggravé et recel. En 2004, le voilà renvoyé devant la cour d’assises des mineurs du Loiret, qui lui inflige six ans de prison pour un vol à main armée dans une agence BNP avec deux complices. En 2005, le tribunal correctionnel de Paris condamne Coulibaly à trois ans d’emprisonnement pour «vol aggravé, recel et usage de fausses plaques d’immatriculation». En mai 2007, il prend dix-huit mois pour trafic de stupéfiants. »

Ce que le journaliste oublie de préciser, c’est qu’un seul vol à main armée, dans notre code pénal, est un crime puni théoriquement de 20 ans de réclusion criminel. Mais Coulibaly, malgré ses multiples braquages, s’en est sorti avec quelques années de détention au total.

Plus grave encore : le 20 décembre 2013, il a encore été condamné à 5 ans de prison.

Mais il a bénéficié des remises de peine accordées depuis des années à tous les détenus, y compris les plus dangereux. Certes, il a fait de la détention provisoire. Mais s’il avait purgé la totalité de cette peine, la jeune policière et les victimes juives de l’Hyper Cacher seraient encore en vie.

Et saviez-vous que, pour Christiane Taubira, ces remises de peine sont encore insuffisamment généreuses ?

Pour elle, il était injuste que les récidivistes bénéficient de remises de peine réduites par rapport aux primo-délinquants. Dans sa toute récente réforme pénale, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, elle a donc décidé que les récidivistes pourraient désormais avoir des remises de peine plus longues !

Kouachi, parti au Yémen malgré son « contrôle judiciaire »

Cherif Kouachi a aussi un sérieux casier judiciaire de délinquant. Déjà bien connu de la police et de la Justice pour de nombreux délits, il a été condamné à 3 ans de prison en 2008 pour djihadisme dont 18 mois avec sursis.

Mais dans son cas, la faillite de la justice est encore plus hallucinante.

En 2010, il est à nouveau arrêté et placé en détention provisoire pour avoir préparé l’évasion d’un terroriste notoire.

La justice décide de le libérer, en attendant son procès, mais elle lui impose un « contrôle judiciaire » jusqu’en avril 2013 : interdiction de quitter la région et obligation de pointer toutes les semaines au commissariat de Gennevilliers.

Sauf que quelques mois plus tard, Cherif Kouachi part au Yemen s’entraîner dans un camp d’Al-Quaïda, dans la plus parfaite impunité. Ni la police, ni la justice ne viendront l’inquiéter (et encore moins le sanctionner) pour cela.

Une faille, une bavure ? Non, c’est le fonctionnement habituel de notre système.

Un juge interrogé par Le Figaro révèle ce que savent tous les spécialistes : « les pointages au commissariat dans le cadre de contrôle judiciaire ne font jamais l’objet de contrôles stricts. Au mieux, ce n’est qu’au bout de la quatrième ou cinquième absence que le commissariat prévient le tribunal… ». Et quand la Justice est prévenue il est rare qu’elle réagisse, « et « il est encore plus rare que le non-respect des obligations débouche sur une incarcération ».

Bref, c’est l’impunité la plus totale pour nos criminels, y compris les plus inquiétants. Et ils le savent pertinemment. Tout récemment, devant la cour d’Assises du Nord, l’auteur du meurtre d’un commerçant était interrogé par le juge : « pourquoi n’avez-vous pas respecté les obligations de votre contrôle judiciaire ? ». « Cela ne m’intéressait pas », avait-il répondu.

N’est-il pas temps de faire en sorte que les criminels dans notre pays soient « intéressés » aux conséquences de leurs actes ?

Car l’impunité de Kouachi ne s’arrête pas là. En 2010, les juges ont établi qu’il possédait des images pédopornographiques sur son ordinateur. Croyez-vous que la justice a réagi avec fermeté, vu le profil de ce multirécidiviste aux inquiétantes connections djihadistes ?

Non, c’est tout le contraire : elle a tout simplement « classé l’affaire », comme elle le fera à de nombreuses reprises vis à vis des crimes de Mohamed Merah (voir plus loin).

Nemmouche, braqueur multirécidiviste

Medhi Nemmouche, celui qui a tué 4 personnes au musée juif de Bruxelles, a exactement le même profil que Coulibaly. A seulement 14 ans, il est déjà arrêté pour cambriolage. S’ensuit une longue série de délits en tous genre : recels, vols avec violence, dégradations de bien. A 17 ans, il agresse au couteau une enseignante. Tout cela dans la plus grande impunité, puisqu’il faudra attendre qu’il commette de multiples braquages pour que la justice l’envoie enfin en prison.

Au total, il sera incarcéré à 5 reprises à partir de 2004. A chaque fois, pour des durées dérisoires, sachant qu’un seul braquage est théoriquement puni jusqu’à 20 ans de prison. Et à chaque fois, la justice le relâchera bien avant la fin de sa peine.

Lui aussi aurait dû être en détention (et pour de longues années encore !) le 24 mai 2014, date de la tuerie de Bruxelles.

Mohamed Merah, libre à 23 ans malgré 18 condamnations

Le parcours de Mohamed Merah est le plus spectaculaire de tous. Sans doute parce qu’on dispose de tous les détails, plusieurs livres étant paru sur son compte.

Saviez-vous que, moins d’un mois avant ses 6 meurtres, il avait été condamné à un mois de prison ferme ?Et que la Justice l’avait immédiatement remis en liberté, malgré ses 18 condamnations au casier judiciaire ?

Pour vous donner une idée de l’impunité dont il a joui tout au long de son parcours criminel il faut lire sa fiche Wikipédia :

« En 2002, il frappe au visage une assistante sociale. Le tribunal pour enfants le condamne pour violences volontaires. Ses éducateurs se plaignent de lui « Il injurie, insulte les filles, […] qui nous demandent de les protéger et de fermer leur chambre à clé. Chaque jour, nous devons intervenir pour une dégradation, un vol, un conflit, une agression dont Mohammed est l’auteur ». Dans une lettre à un juge datée de 2003, la mère de Mohammed Merah déplore à son tour d’avoir été agressée physiquement par l’adolescent « La violence de mon fils est telle que je me trouve dans l’incapacité d’y faire face ». En février 2004, il est arrêté pour avoir jeté des pierres sur un autobus, il s’en tire avec une simple admonestation. En janvier 2005, il tient tête à l’une des éducatrices du foyer Mercadier et la frappe à l’œil avant de fuguer. Il est condamné à cinq mois de prison avec sursis pour coups et blessures volontaires. Il faudra une convocation assortie d’une menace de révocation de sursis envoyée chez sa sœur Souad pour qu’il reprenne contact avec la Justice des mineurs. En 2005, il est arrêté au volant d’une moto Honda volée. En 2006, il est poursuivi pour un vol de portable avec violence, de moto, et des insultes. Il agresse à coups d’extincteur son oncle qui lui demandait d’arrêter un rodéo bruyant en quad, dans la cité des Izard. Durant sa minorité, il est condamné à quatorze reprises par le tribunal pour enfants pour diverses affaires de dégradations, de manquements à l’autorité ou de vols.

En 2007, il se rend avec un pistolet chez son frère Abdelkader et la compagne de ce dernier. Il tire dans l’écran plat posé sur le meuble télé et saccage leur appartement, jetant les objets par la fenêtre du 4e étage. Il quitte les lieux en menaçant « Si tu lèves encore une fois la main sur moi, je t’en loge une ». En décembre 2007, il arrache le sac d’une personne âgée dans le hall d’une banque. Pour ce vol avec violence, Mohammed Merah devenu majeur, est condamné à 18 mois de prison ferme selon la procédure de comparution immédiate (première incarcération !).

En décembre 2008, il refuse d’obtempérer à un contrôle policier forcé et est réincarcéré à la maison d’arrêt de Seysses jusqu’en septembre 2009. Début juillet 2010, il vient consulter un avocat pour entamer une procédure aux prud’hommes en raison d’heures de travail non payées, chez son carrossier. Un an plus tard, il insulte et menace une employée de la concession Renault qui lui aurait donné par téléphone une indication erronée : « Toi, si je te retrouve dehors, tu es morte ». En février 2012, il est jugé une nouvelle fois pour conduite en 2009 d’une moto sans permis, ainsi que pour blessures involontaires, puis condamné à un mois de prison ferme, mais laissé libre. »

Et encore, il manque dans ce récit tous les faits pour lesquels il n’a pas été poursuivi !

Une mère de famille a révélé dans la presse ce que M. Merah avait fait subir à sa famille deux ans avant ses meurtres : « Il a conduit mon fils à son domicile. (…) Puis il lui a imposé de regarder des vidéos d’Al Qaïda (des scènes insoutenables dans lesquelles des femmes sont exécutées d’une balle dans la tête et des hommes égorgés). Mon fils m’a appelé. On a finalement pu le récupérer. Il est resté enfermé là bas de 17h à minuit… ». La mère a alors déposé plainte, ce qui a provoqué la colère de M. Merah : « Il est venu devant chez nous. Il m’a menacée et frappée. (…) Il disait aussi que lui et ses amis viendraient prendre mon fils et qu’il ne me resterait plus que mes yeux pour pleurer ». Le surlendemain, il s’en est effectivement pris à son fils : « Il l’a frappé, et ma fille est intervenue. Il l’a rouée de coups. Il y avait beaucoup de monde, mais personne n’a bougé ». La femme précise qu’elle a « tout gardé » : « la robe de sa fille tâchée de sang et déchirée, le dépôt de plainte, les courriers de relance, des photos et les certificats médicaux… ». L’avocat de cette mère de famille, Me Mouton, confirme qu’une « plainte très circonstanciée » a été déposée le 25 juin 2010. La mère de famille a relancé les autorités à de nombreuses reprises. Sans aucune suite. « Pourquoi, malgré tous mes signalements, Mohamed Merah n’a-t-il pas été arrêté ? Nous l’avons encore vu la semaine dernière. Il nous narguait. J’ai tout raconté à de nombreuses reprises à la police et à la préfecture. (…) C’est incompréhensible et révoltant. »

Tout ceci alors que Mohamed Merah était déjà ultra-connu de la police et de la justice !!!

Maintenant, la question que nous devons nous poser est la suivante :

Croyez-vous que le gouvernement va tirer les leçons de ces affaires ? Croyez-vous qu’il va, de lui-même, sans pression populaire, prendre les mesures qui s’imposent ?

A la fin de l’année dernière, Christiane Taubira annonçait vouloir réformer la Justice des mineurs, qu’elle jugeait trop ferme et insuffisamment compréhensive vis-à-vis des délinquants…

Le 9 janvier dernier, le jour même de l’attaque de l’Hyper Cacher, Christiane Taubira adressait un document de 2 pages aux 40 Procureurs généraux. Elle leur donnait la ferme instruction d’appliquer immédiatement sa nouvelle réforme consistant à augmenter la durée les remises de peine des récidivistes.

Vendredi 16 janvier dernier, Christiane Taubira a diffusé un communiqué de presse. Pour répondre à la situation actuelle, elle déclare que l’urgence est de durcir l’arsenal répressif contre… le racisme et l’homophobie !

Ne pensez-vous pas qu’il est temps pour nous, citoyens de France, de nous lever en masse pour réclamer une Justice pénale qui nous protège des vrais criminels ?

N’est-il pas temps d’adresser un signal clair au gouvernement sur les priorités que NOUS souhaitons qu’ils appliquent ?

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt au laxisme incroyable qui met en danger la vie de nos enfants et nos petits-enfants ?

Si oui, alors je vous demande solennellement de participer en urgence à notre grand référendum national en vous rendant ici.

Je vous demande également de transmettre immédiatement ce message à tous vos contacts pour qu’ils participent eux aussi à cette grande mobilisation.

Nous ne pouvons pas attendre les prochaines élections, les bras croisés, en espérant qu’un nouveau gouvernement prenne les mesures qu’il faut prendre AUJOURD’HUI.

Nous ne pouvons pas observer sans rien faire que notre ministre de la Justice facilite, décision après décision, le travail des criminels et des terroristes.

Il faut agir MAINTENANT.

Alors vraiment, merci de prendre quelques minutes pour participer à notre grand référendum pour la Justice.

Je compte sur vous,

Laurence Havel
Secrétaire nationale.

Violeur récidiviste il tue une femme. Sa première victime lance un appel contre la prochaine réforme pénale encore plus laxiste

Publié le

Regardez la vidéo dans laquelle Sylvia Peromingo témoigne http://petitions.institutpourlajustice.org/reformepenale/index.php?utm_medium=page_merci&utm_campaign=reforme-penale

six ans et demi après sa trés violente agression, une autre jeune femme sera tuée par le même homme dans les mêmes circonstances.

Le violeur, Alain Pénin n’avait fait que quatre ans et quatre mois d’incarcération pour son premier crime. Il a été condamné à perpétuité avec 22 ans de sûreté pour le meurtre de Natacha Mougel http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/affaire-mougel-les-quatre-temps-forts-du-proces-d-alain-penin_512525.html

Appel aux députés contre la prochaine réforme pénale :

Monsieur
 
 
M le Député
Adresse assemblee nationale
 
Vendredi 04 Avril 2014
 

M. le Député

Electeur dans votre circonscription, je dois vous faire part de ma très grande inquiétude.

Une réforme pénale sera débattue à partir du mois d’avril au Parlement. Cette réforme est dangereuse car elle a pour principal objectif de diminuer le nombre de détenus, alors même que notre pays en compte bien moins que la moyenne européenne, et que la criminalité ne cesse d’augmenter.

Je n’accepte pas que les récidivistes soient traités comme les primo-délinquants avec la suppression des peines plancher. Je refuse que la contrainte pénale puisse concerner des personnes condamnées pour agression sexuelle. Je ne conçois pas que rien ne soit prévu dans ce texte en faveur des victimes.

Cette réforme est rejetée par l’immense majorité des Français. Le Premier ministre lui-même s’y est clairement opposé.

Monsieur le Député, je compte sur vous pour refuser de voter cette réforme pénale.

Respectueusement. 

 

Electeur dans votre circonscription

Pour en savoir plus

 

petitions.institutpourlajustice.org/reformepenale

Affaire Jacques Maire . Signez la pétition pour autoriser la révision des procès

C’est probablement un des plus terrifiants tueurs en série de France.

Son ADN a été retrouvé sur le pantalon ensanglanté d’une de ses victimes.

Tout le monde sait qui il est, où il habite. Un psychiatre l’a qualifié de « psychopathe violent et pervers ». Il pourrait récidiver à tout instant.

Mais il reste en liberté. La Justice ne peut rien faire pour l’arrêter.

A moins que vous ne signiez la pétition ci-jointe AVANT LE 27 février 2014 !!!

Cher lecteur,

Je suis Laurence Havel, Secrétaire nationale de l’Institut pour la Justice, la plus grande association française de défense des victimes.

Cet appel est le plus important jamais envoyé par notre association. Nous avons besoin de vous, de votre signature, avant le 27 février 2014.

Le multirécidiviste Jacques Maire, qui fut :

placé en foyer à l’âge de 10 ans pour agression sexuelle sur sa propre sœur ;
incarcéré une dizaine de fois pour coups et blessures, vols, outrages et conduite en état d’ivresse ;
condamné en 2006 à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir enlevé et séquestré Odile Busset et assassiné et dépecé Nelly Haderer…

est aujourd’hui en liberté, et vit dans la commune de Charmes, près de Nancy.

La greffière du tribunal avait en effet oublié de parapher des pages de son procès. La Cour de Cassation a donc annulé sa condamnation pour « vice de forme » !

Non seulement ses condamnations ont été annulées, mais le tribunal, qui l’a rejugé et a décidé de l’acquitter au « bénéfice du doute, » lui a accordé une indemnité de 200 000 euros pour « détention injustifiée » !

Oui, 200 000 euros. L’équivalent de plus de 10 ans de salaire pour la moyenne des Français.

Aujourd’hui, des analyses montrent avec certitude que c’est bien l’ADN de Jacques Maire qui se trouve sur le pantalon de Nelly Haderer, assassinée et dépecée.

Mais la Justice ne peut plus rien faire car la loi actuelle interdit de rejuger une personne qui a déjà été acquittée.

Heureusement, des députés courageux ont décidé de changer ça. Une mission parlementaire a été montée à l’automne sur la révision des procès. Une proposition de loi va être débattue à l’Assemblée nationale le 27 février prochain.

Le rapporteur de cette mission, le député et ancien magistrat Georges Fenech, soutient un amendement qui permettrait de rouvrir le procès et de renvoyer Jacques Maire derrière les barreaux.Il a d’ailleurs déclaré :

 » On ne peut pas dire aux familles de victimes : Circulez, il n’y a rien à voir ! Un innocent en prison, c’est une idée insupportable et un trouble à l’ordre public. Mais à l’inverse, qu’un coupable d’un viol ou d’un assassinat, dont on a la preuve de la culpabilité, soit en liberté, c’en est un aussi. J’ai donc l’intention de déposer un amendement pour réparer l’injustice envers les victimes que représente un coupable en liberté.  » (Le JDD, le 2 février 2014).

Christiane Taubira hésite. Elle n’a pas fermé la porte. Mais elle attend de voir si le public se mobilise en faveur de cette loi.

C’est pourquoi je vous demande de toute urgence de signer et m’aider à faire massivement signer la pétition ci-dessous, pour l’amendement de Georges Fenech.

Aujourd’hui, la loi ne permet de rouvrir un procès que s’il s’agit de libérer un condamné.

Mais quand c’est le contraire, quand c’est un criminel injustement acquitté qui est en liberté, la loi française interdit de rouvrir le procès. Y compris lorsqu’on trouve les preuves les plus accablantes de sa culpabilité !

Dans le cas de Jacques Maire, c’est son ADN qui a été retrouvé sur le pantalon de la victime. Mais comme la découverte a été faite après son acquittement, et après qu’il eut reçu 200 000 euros d’indemnité, il a la garantie de pouvoir rester définitivement en liberté et de garder ses 200 000 euros !!

Comme l’a expliqué dans la presse Bruno Haderer, le frère de l’une des victimes :

« Il pourrait même crier haut et fort que c’est lui qu’on ne pourrait plus rien faire. ». (Le Parisien, le 31 janvier 2014).

Et c’est exact, dans l’état actuel de la loi française.

Mais nous pouvons faire cesser cette odieuse injustice le 27 février 2014. Il nous suffit de déclencher une grande mobilisation populaire, comme nous l’avons si souvent fait par le passé.

Confronté à la même absurdité, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas ont échangé leur loi. Là-bas, tout le monde trouve normal de rejuger un criminel acquitté, si on trouve la preuve qu’il y a eu une erreur judiciaire.

Chez nous, l’erreur judiciaire ne joue que dans un sens : pour libérer des condamnés, comme dans le cas par exemple de Patrick Dils, qui avait avoué avoir tué et violé deux enfants à Montigny-les-Metz. Condamné à perpétuité, son affaire a été rejugée parce qu’un tueur, Francis Heaulme, se trouvait dans les environs au moment des faits, ce qui a jeté un doute sur sa culpabilité.

Il a donc été libéré, au bénéfice du doute lui aussi. Mais dans l’autre sens, quand il n’y a aucun doute sur l’identité d’un assassin, mais que l’acquittement a déjà été prononcé, on ne peut plus rien faire !

Et on laisse en liberté un serial-killer en puissance, au nez et à la barbe des enfants et des parents de ses victimes, avec bien sûr le risque potentiel qu’il commette d’autres crimes.

C’est un scandale absolu, aussi bien sur le plan juridique, sur le plan moral que sur le plan de la simple logique.

Mais nous avons aujourd’hui une occasion concrète de faire changer cela.

S’il vous plaît, signez dès maintenant cette pétition et transmettez notre appel à tous vos contacts, vos collègues, vos proches, vos amis et votre famille.

Chaque voix supplémentaire augmente les chances de faire basculer Christiane Taubira et tous les députés du bon côté.

Nelly Haderer était une femme de 22 ans, maman de deux enfants. On a retrouvé sa jambe à Dombasle-sur-Meurthe, plus des morceaux de son corps et un couteau de cuisine ensanglanté. Sa dépouille dépecée était un peu plus loin, les mains coupées.

Aujourd’hui, l’ADN du tueur a été formellement identifié. « Il est acquis qu’un coupable a été acquitté dans le meurtre de Nelly Haderer », a déclaré l’ancien haut magistrat Philippe Bilger.

Et nous laisserions un tueur en série en liberté ? Et nous laisserions passer la chance de changer enfin la loi, le 27 février 2014 ? Et nous garantirions la même tranquilité à tous les autres criminels injustement acquittés, qui continueraient à jouir d’une totale impunité ??

Non, s’il vous plaît, ne laissez pas continuer en France cette injustice abominable. Il n’est pas si courant d’avoir une occasion de faire passer une loi qui va dans le bon sens.

Je compte sur vous pour nous aider à la saisir. Cela ne vous coûtera rien, et, comme nous l’avons toujours fait, vous avez la garantie que vos données resteront strictement confidentielles et sécurisées.

Signez et faites signer la pétition de l’Institut pour la Justice.

Je vous remercie par avance.

Laurence Havel
Secrétaire nationale

Légitime défense expliquée par Maître de Montbrial, avocat spécialiste

L’institut pour la Justice met en ligne une vidéo dans laquelle Maître Thibault de Montbrial, avocat spécialisé dans les affaires de légitime défense explique la psychologie des victimes de braquage en s’appuyant sur des cas précis. Une explication claire et argumentée qui rappelle que la sécurité individuelle est la base de toute société équilibrée, que les personnes délèguent à la Police cette sécurité et qu’ils reprennent la délégation lorsque la police est absente.

http://www.institutpourlajustice.org/publications/decryptage/maitre-thibault-montbrial-legitime-defense-105900.html

Dans « Enquête exclusive », M6 diffusait dimanche soir 22 septembre (replay ici http://www.m6replay.fr/#/enquete-exclusive/11315396-bastille-belleville-fetes-et-tensions-au-c-ur-de-paris) un sujet sur Belleville dans lequel on voyait des commerçants victimes de braquage dont une bijoutière et une pharmacienne. Filmés par des vidéos de surveillance, ces cas illustrent parfaitement les propos de Maïtre de Montbrial sur la terreur subie par les victimes. Rediffusion du sujet le 29 septembre à 23 h sur M6. Voir les braquages à 43 mn

Par ailleurs, l’Institut pour la Justice appelle à la signature d’une pétition contre les projets de Christiane Taubirahttp://www.institutpourlajustice.org/actions/petitions/non-aux-projets-fous-de-christiane-taubira-275552.html

Christiane Taubira doit présenter début octobre un projet de réforme pénale particulièrement dangereux qui prévoit :

 
la fin des révocations automatiques des peines de prison avec sursis. En clair, même si vous êtes récidiviste après avoir déjà été condamné à une peine de prison avec sursis, vous ne serez plus envoyé en prison
la fin de l’obligation, pour un juge, d’un texte expliquant les motivations ayant conduit à la non-incarcération d’un récidiviste condamné
la suppression des peines plancher contre les récidivistes
la fin des peines de prison purgée jusqu’à leur fin et des milliers de libération de détenus avec la mise en place d’un examen automatique de la situation d’un détenu, au deux tiers de sa peine, pour prévoir une libération couplée au refus des « sorties sèches ».
 
Ces mesures sont dangereuses et vont entraîner une hausse de la criminalité et du nombre de victimes.
 
Nous devons empêcher que ces projets fous n’aboutissent.
 
Signez la pétition de l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

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Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : T’as trouvé quoi dans les bagages ?

L’Institut pour la Justice confirme les informations abordes du bout des lèvres par Eric Lallement procureur de la République d’Evry en charge de l’enquête, informations minimisées par les autorités socialistes. De nombreuses citoyennes et citoyens français demandent à savoir.

La Connectrice

Madame Monsieur,

OUI, des voyous sans foi ni loi ont bien cherché à dépouiller les victimes encore ensanglantées de la catastrophe SNCF de Brétigny-sur-Orge.

OUI, des jeunes ont bien agressé des secouristes, forçant la préfecture de police à envoyer des CRS pour leur permettre de sauver les blessés graves.

Et oui, hélas, le premier réflexe du gouvernement, relayé par de nombreux médias, a été de minimiser, et même decamoufler la réalité.

Le Ministre du Transport a d’abord nié tout pillage des victimes, puis expliqué que les forces de l’ordre, caillassées, avaient simplement été accueillies « de façon un peu rude ». Harlem Désir, sur Europe 1, a pour sa part qualifié ces exactions de « rumeurs » et a préféré saluer la solidarité exceptionnelle (sic) des habitants de Brétigny.

Ceci, alors que les policiers ont trouvé ce SMS, retrouvé dans le téléphone d’un des suspects : « T’as trouvé quoi dans les bagages ? ». Christophe Crépin, porte-parole du syndicat UNSA, qui était sur place, l’a d’ailleurs affirmé de manière formelle : « Il y avait des gens qui étaient en train de perdre leur bras ou leur jambe, et d’autres sont venus voler leur montre ou leur portable ».

Le plus inquiétant, c’est que cette façon de nier la réalité devient une habitude. Ce week-end encore, pour parler des scènes d’émeutes et de guérilla urbaine de Trappes, de nombreux médias ont utilisé les termes « d’échauffourées », de « tensions » ou de « heurts ».

Pour vous, la leçon de tout ceci doit être claire :

Vous ne pouvez malheureusement plus compter sur les médias ou les autorités officielles pour vous informer correctement sur ces sujets « sensibles ». Pour prendre des exemples récents, je suis certaine que vous n’étiez pas au courant :

que deux détenus se sont évadés le 23 juin dernier de la prison de Meaux à l’occasion d’une activité de… canoë kayak ;
qu’une vieille dame de 84 ans, qui voulait rentrer chez elle à Bordeaux, a été obligée de séjourner à l’hôtel le mois dernier parce que des clandestins bulgares avaient squatté son domicile ;
que l’individu de 32 ans, qui, dans un parc de Villeurbanne, a frappé sauvagement une fille de 4 ans, avait déjà commis pas moins de soixante délits.

En fait, je suis convaincue que, même si vous êtes sympathisants de longue date de l’Institut pour la Justice, vous n’êtes pas au courant du quart, voire du dixième de ce qui se produit réellement dans notre pays.

J’en veux pour preuve les réactions de beaucoup de lecteurs au livre « Quand la Justice crée l’insécurité », du secrétaire général de l’IPJ.

Beaucoup sont restés abasourdis devant les réalités révélées dans ce livre. Je vous cite quelques-unes de ces réactions spontanées, qui nous ont été envoyées par email ou qui ont été postées sur le site d’Amazon (vous pouvez lire la totalité de ces dernières en vous rendant ici) :

« Si seulement 10 % de ce que contient cet ouvrage était exact, ce serait déjà effarant. Or tout porte à considérer que la réalité des faits ici soigneusement décrits va bien au-delà de cette proportion. (…) La plus grande surprise qu’apporte la lecture de ce livre est probablement la découverte de l’étendue de nos idées fausses sur ce problème. Même ceux qui sont déjà convaincus du besoin de plus de justice en France y découvriront l’ampleur de leur aimable naïveté. » Morpho.
« C’est un livre édifiant. Comment peut-on en être arrivé à une telle situation et comment se fait-il que nos politiques soient à ce point aveugles » Robert H.
« Sans excès et avec la plus grande clarté, ce livre dresse un état des lieux qui fait froid dans le dos. Absolument remarquable.» N. de Joncaire
« Il faut absolument lire ce livre pour pouvoir discuter des problèmes de la justice dans notre pays. On ne pourra plus dire: je ne savais pas.» Bourdoc

Alors si vous voulez nous aider à ouvrir les yeux de nos concitoyens, merci de transférer ce message autour de vous et, si possible, faites comme Charlotte P. !

« Je fais la promotion autour de moi de votre livre car il est l’explication de la terrible réalité dans laquelle nous « survivons », honnêtes citoyens français, abandonnés par la « Justice. » Charlotte P.

Et, si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez bien sûr vous procurer ce livre en vous rendant ici (lien cliquable)

Avec tous mes remerciements pour votre aide,

Laurence Havel

Nicolas, opposant embastillé par la dictature socialiste

Publié le

On se croirait revenu en 68 sauf que, du point de vue du pouvoir en place, les gentils sont les socialistes et que les méchants sont tous les autres. L’incarcération du jeune Nicolas coupable d’avoir animé le mouvement des Veilleurs contre la loi sur le mariage homosexuel et ses conséquences, en est l’exemple parfait et malheureux pour le jeune homme.

Dictature de la pensée avec ses mandarins, utilisation politique de la police, manipulations crapuleuses pour piéger l’ennemi non socialiste, protection inconditionnelle des amis socialistes, parti pris socialiste de la Justice, emprisonnements arbitraires, utilisation des fonds publics au service de la dictature socialiste, récupération de la protestation populaire grâce à des associations au service des socialistes financées par les fonds publics, Panem et Circences (du pain et des jeux pour occuper le peuple), favoritisme, politiquement correct, refonte des lois pour servir des intérêts privés, perversion des valeurs, communautarisme, culture de l’individualisme, négationnisme  bling bling, falsification de l’histoire, détérioration de l’enseignement public pour abrutir la jeunesse, éloge de la violence et de la vulgarité, etc. sont les ingrédients de la soupe infâme que le pouvoir actuel sert aux Français.

Génétiquement de gauche, il y a encore deux ans, lorsque j’entendais Radio courtoisie, mon poil se hérissait. J’entendais cette radio parce que je la capte particulièrement bien à mon domicile. Depuis environ deux ans, je ne ‘entends plus, je l’écoute. J’écoute Radio courtoisie parce que c’est une authentique radio culturelle mais aussi une radio indépendante et politiquement incorrecte.

J’écoute Radio courtoisie parce que le monde a changé, que j’ai changé et que ce média a changé. Mes valeurs humanistes n’ont pas changé mais elles ne sont plus portées par la gauche. Aujourd’hui, elles sont portées par la droite et toutes celles et ceux qui ne sont ni de gauche ni de droite mais fidèles aux valeurs traditionnelles de la république française. Les méchants ont changé de camp.

Depuis les mouvements de la Manif pour tous, les intervenants sur radio Courtoisie ont des accents de soixantehuitards se révoltant contre l’injustice, l’arbitraire et la perversité du pouvoir en place. En entendant les témoignages des jeunes manifestants contre la loi Taubira, je retrouve les mêmes termes que ceux des gauchistes de mai 68 victimes de la police politique, des CRS/SS qui les frappaient aveuglément pour terroriser l’opposition. Les gendarmes ou les policiers qui matraquaient les passants innocents se trouvant par hasard au mauvais endroit au mauvais moment ont fait des émules qui utilisent les mêmes méthodes pour les mêmes raisons : museler l’opposition, terroriser le peuple, interdire la liberté d’expression. A ces iniquités, les opposants se demandent comment s’organiser et, comme les moyens ont changé, ils se retrouvent sur Facebook ou twitter comme les gauchistes de 68 se retrouvaient à la Sorbonne, dans la cour de l’école des Beaux-arts, au théâtre de l’Odéon ou à l’ENS de la rue d’Ulm. L’imagination au pouvoir a changé de camp parce que le pouvoir corrompt et qu’il reste immuable dans sa dictature quelle que soit son idéologie.

Aujourd’hui, « le printemps français » est à droite et c’est à la gauche cynique et immorale que nous le devons.

Les élections municipales sont dans mon viseur. Je voterai pour la candidate ou le candidat de l’opposition la ou le mieux placé(e). Tout sauf la majorité socialiste, tout pour le changement qui ne saurait être pire que ce que nous avons actuellement.

La Connectrice

Communiqué de l’Institut pour la Justice

Madame, Monsieur,

Des dizaines de milliers d’individus dangereux pour la société et condamnés à de la prison ferme pour violences graves ne purgent pas leur peine « faute de place » dans les prisons.

Des milliers de crimes et de délits graves ne sont même pas poursuivis.

Et pourtant, la justice a su trouver sans délai, hier, une place à la prison de Fleury-Mérogis pour incarcérer un jeune étudiant de 23 ans, fondateur du mouvement pacifique des Veilleurs, protestant contre la loi Taubira.

Ce jeune homme est « coupable » d’avoir participé à un rassemblement de la Manif pour Tous et d’avoir refusé une prise d’empreinte d’ADN.

Il a été condamné en comparution immédiate à 4 mois de prison dont deux fermes.

Il faut pourtant savoir que, depuis la loi pénitentiaire de 2009, lorsqu’on est condamné à une peine de prison ferme inférieure à 2 ans, le principe est « l’aménagement de la peine », c’est à dire une alternative à la prison (bracelet électronique, travaux d’intérêt général et, plus souvent liberté sous contrôle judiciaire c’est-à-dire en pratique rien du tout).

Les condamnés à quelques mois de prison ferme sortent donc toujours libres de l’audience.

Par exemple, aux Tarterêts, en 2011, lors d’un guet-apens, un jeune avait essayé de tuer un policier à coups de marteau sur la tête. Il avait déjà 10 condamnations à son casier. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à 7 mois de prison ferme… mais est sorti libre de l’audience.

Et c’est bien la règle :

  • le 8 mai 2013 à Evreux : un individu qui a passé à tabac sa femme et sa fille reçoit 8 mois de prison dont 2 mois ferme mais repart libre en attente d’un aménagement de peine;
  • le 24 mai 2013 à Laon : un homme de 21 ans qui a déjà eu à faire à la Justice est condamné à 8 mois ferme pour car jacking : il sort libre du tribunal;
  • le 5 juin 2013 : un homme déjà condamné reçoit 6 mois ferme pour avoir incendié un bâtiment public : il n’est pas écroué;
  • le 11 juin 2013 : un homme coupable de mise en danger de la vie d’autrui et de violence à l’encontre des policiers à Trappes est condamné à 8 mois de prison avec sursis;
  • le 12 juin 2013 : pour l’attaque du RER D et de ses passagers, agressés, frappés, volés à Grigny : aucune peine de prison ferme n’est prononcée et relaxe pour la quasi-totalité des participants;
  • le 12 juin 2013 : agression sexuelle sur une fille de 11 ans dans les Ardennes : 18 mois avec sursis;
  • le 14 juin 2013, un homme qui a violé sa voisine pendant 2 mois a été condamné à 18 mois ferme, sans être incarcéré à l’issue de l’audience.

Nicolas, lui, est en ce moment incarcéré à Fleury-Mérogis, une prison qui accueille de véritables délinquants et criminels dont des dealers, des assassins ou des violeurs.

Que l’on soit en accord ou non avec le mouvement et les revendications de ce jeune homme importe peu. Ce qui est très grave, en revanche, c’est qu’on ait une peine très lourde prononcée contre Nicolas, jeune étudiant au casier judiciaire vierge d’un côté et de l’autre, un laxisme absolu à l’encontre de tant de délinquants et criminels chaque jour.

Il est plus grave pour certains juges ou pour certains politiques de se rebeller, de refuser un prélèvement ADN ou de se faire interpeller que d’agresser sexuellement une vingtaine d’enfants âgés de dix ans1, car dans ce cas, on obtiendra une nouvelle fois une peine virtuelle de sursis.

Notre justice a-t-elle encore un sens ? Notre pays a-t-il encore une justice égale pour tous ? Pouvons-nous encore croire à l’impartialité de nos juges alors que le « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature a montré que des magistrats pouvaient en toute impunité insulter des familles de victimes ?

L’heure est grave.

Nous ne devons pas laisser faire. Nous devons exiger le retour du bon sens et de l’impartialité. En apportant votre soutien à Nicolas vous enverrez un message clair : non au 2 poids, 2 mesures, non à une justice qui condamne certains individus avec la plus grande sévérité  et laisse filer les délinquants et les récidivistes notamment en supprimant les peines plancher ou la rétention de sûreté pour les meurtriers ou les violeurs dangereux.

Nous devons être des milliers, des dizaines et même des centaines de milliers à nous mobiliser.

Nous ne pouvons pas laisser faire ça.

Je compte sur vous pour signer la pétition de soutien à Nicolas exigeant la fin d’une justice à deux vitessesen cliquant ici.

Avec tous mes remerciements.

Laurence Havel
Secrétaire nationale. http://www.institutpourlajustice.org/

Interview de l’avocat de Nicolas

Nicolas prisonnier politique : interview de Maître Frédéric Pichon, avocat

Publié le 21 juin 2013 par Roger Heurtebise – Article du nº 308

Nicolas, prisonnier politique françaisRiposte laïque : Bonjour Maître Frédéric Pichon. Nous avons appris avec consternation que le jeune Nicolas est non seulement condamné à de la prison ferme, mais qu’en plus il dort déjà en prison suite à un mandat de dépôt. Mais revenons aux événements. Que lui reproche-t-on ? Comment s’est passée son interpellation ?

Frédéric Pichon : Il est reproché à Nicolas principalement une rébellion étant précisé qu’il avait été pourchassé avec de nombreux manifestants par des policiers qui n’avaient nullement procédé à des sommations d’usage ; de sorte que cette interpellation n’était pas fondée juridiquement. Il s’est réfugié dans une pizzeria et c’est à ce moment que les policiers ont procédé à son interpellation en prétextant une rébellion.

Riposte laïque : Quels sont les arguments de la défense de Nicolas ?

Frédéric Pichon : L’absence de preuve de la rébellion, celle-ci reposant sur les déclarations unilatérales du policier. Or c’est Nicolas qui était couvert d’hématomes.

Riposte laïque : La peine vous paraît-elle disproportionnée ?

Frédéric Pichon : Totalement lorsque l’on voit que des bandes de jeunes voyous qui attaquent des RER n’écopent que de peines de sursis pendant que d’autres attaquent des commissariats comme ce fut le cas à Argenteuil.

Riposte laïque : Est-ce fréquent d’avoir un mandat de dépôt dans ce genre de circonstances ?

Frédéric Pichon : Pour avoir défendu des manifestants de tous bords, c’est exceptionnel hormis des cas de violences avérées contre des forces de l’ordre ou de casseurs pris en flagrant délit.

Riposte laïque : Que pouvons-nous faire pour aider Nicolas ?

Frédéric Pichon : Il existe plusieurs fonds de solidarité pour les militants notamment « Solidarité pour tous » ou encore des comptes Facebook de soutien à Nicolas.

Riposte laïque : Comment voyez-vous la suite de la procédure ?

Frédéric Pichon : Mon confrère Gruau a interjeté appel de la décision et une demande de mise en liberté devrait être faite. Par ailleurs un rassemblement est organisé dimanche soir à 20 heures devant le Palais de Justice, Place Dauphine.

Riposte laïque : Je vous remercie, Maître.

Propos recueillis par Roger Heurtebise

http://ripostelaique.com/nicolas-prisonnier-politique-interview-de-maitre-frederic-pichon-avocat.html

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