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Archives de Tag: Japon

Lecture d’automne. Kyoto de Yasunari Kawabata

Chaque automne, lorsque j’observe les merveilleuses couleurs changeantes et éphémères des feuilles, je pense au roman Kyoto de Yasunari Kawabata  publié en 1962.

Le roman  décrit, entre autres,  la préoccupation d’un tisserand  qui cherche à reproduire les couleurs de l’automne dans l’obi -ceinture de kimono- qu’il crée pour une femme, sans doute celle incarnée par des jumelles séparées à la naissance qui se retrouvent. Ce roman court traite de plusieurs thèmes, principalement de la lutte entre tradition et modernité. On y trouve aussi une ode poétique et passionnée à la nature à travers les saisons.

Le roman est tellement dense malgré sa brièveté, que les critiques sont très variées, chaque témoignage apportant une vision personnelle , leur observation commune étant la souffrance des artistes déchirés par la perte des traditions au profit d’une modernité qui  menace la nature et la structure des savoirs qui les ont construits. Kawabata, après avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1968 s’est suicidé au gaz en 1972 comme plusieurs de ses contemporains artistes semble-t-il pour des motifs identiques bien qu’il n’ait pas laissé d’explications.

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http://setaregan.canalblog.com/archives/2009/10/23/15543770.html

Kyôto, saison des Momiji (feuilles rouges d’automne), Novembre 2013 http://www.lefrenchmoyashi.com/blog/kyotokawabata

Quelques critiques du roman Kyoto

http://www.lefrenchmoyashi.com/blog/kyotokawabata

Kyoto, ou, pour traduire littéralement le titre original, “L’ancienne capitale”, est un petit livre de 192 pages qui se lit très bien. Deux sœurs jumelles, séparées à la naissance, s’aperçoivent par hasard une fois adultes. Élevées dans des milieux et des classes sociales opposées- l’une à la montagne, l’autre dans une vieille famille bourgeoise de Kyôto, cherchent et hésitent à franchir les obstacles qui les séparent. En toile de fond, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent. L’aristocratie traditionnelle décadente se heurte au progrès et à l’américanisation héritée de l’ère Meiji. La perte des repères et l’effacement des traditions n’est que plus visible par contraste avec le cycle éternel des saisons et la nature foisonnante et belle. Une belle lecture, pour voyager dans le temps et dans l’espace.

…Les mots sont d’une fausse simplicité. Comme dans un haïku ou dans un jardin zen, on ressent l’importance du concept bouddhique du “mu” 無, le vide. Pour le dire simplement, ce qui n’est pas écrit est aussi important que les mots eux-mêmes. L’allusion, l’ellipse forcent l’imagination. C’est une façon de transmettre de façon très vive des atmosphères, des émotions. Il faut souligner le remarquable travail de traduction publiée par Albin Michel. Philippe Pons, le traducteur, a superbement retranscrit cette ambiguïté et cette poésie délicate en français…

Frappantes similitudes entre le roman « Kyoto » de Yasunari Kawabata, et un roman de Zola, « L’œuvre ». Le premier décrit la mélancolie et le malaise existentiel du père de l’héroïne Chieko, descendant d’une famille de marchands de kimono. Le père se réfugie dans la misanthropie, en exil, tant il ne supporte plus la différence entre ses aspirations -être un créateur d’avant-garde, admiré- et la réalité : les dessinateurs de sa maison ne font que copier les tendances, et ses créations personnelles, ternes, ne se vendent guère.

Sa douleur dans la création, et la difficulté de l’inspiration, pourrait aussi être comparé avec le malaise que ressent Marin Marais dans Tous les Matins du Monde (Pascal Quignard). Toute la famille est affectée par cette tension entre tradition, et tentation de la nouveauté avec l’introduction de motifs révolutionnaires inspirés des artistes européens, une forme de corruption. Dans le roman de Zola, le peintre détruit sa vie et sa famille en cherchant à atteindre la perfection de son œuvre. Les deux sont des personnages taciturnes, insatisfaits de leur propre imperfection, et cherchant à fuir leur “mauvaise foi” sartrienne.

A ce point du récit, je ne sais pas quant à moi, ce qu’il adviendra du père de Chieko: pendu face à l’oeuvre inachevée comme le peintre de Zola, ou couvert d’une gloire honteuse due à l’imposture et au plagiat, comme le joueur de viole de gambe de Quignard ?

J’ai trouvé dans ce livre une maturité et raffinement, un dégoût des choses grossières, qui rendent inutiles les grands coups de théâtre de nos histoires occidentales…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kyoto_(roman)

Pour Nicolas Gattig, du Japan Times, le roman de Kawabata est une « méditation élégiaque à propos du patrimoine culturel de Kyoto » ; se déroulant sur plusieurs mois, du printemps jusqu’à l’hiver, il « semble plus peint qu’écrit »9. Jean Montenot, de L’Express, soutient que le livre de Kawabata est une œuvre politique. Sur le fond d’une « intrigue romanesque à la Balzac », il s’agit d’un « réquisitoire à charge contre la civilisation industrielle commencée sous l’ère Meiji »10. Cependant, selon Nicole chardaire, spécialiste en littérature, l’« essentiel du roman de Kawabata est encore ailleurs. Dans l’évocation sans cesse renouvelée de la nature, des arbres, des fleurs, des parfums, des couleurs… Kawabata exprime avec Kyōto le plus délicat des hommages à la beauté, à l’élégance, à la délicatesse, à l’harmonie »4.

Le journaliste Kenji Goto égorgé par les faux musulmans de l’Etat islamique. On attend les protestations des vrais musulmans

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RIP Kenji Goto

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Source photo http://www.leparisien.fr/international/kenji-goto-execute-par-les-jihadistes-de-l-ei-le-japon-ne-pardonnera-jamais-01-02-2015-4496513.php#xtor=EREC-109—-2911117@1

Kenji Goto était un  journaliste japonais indépendant de 47 ans, père de deux enfants et humaniste, qui était parti à la recherche de Haruna Yukawa, son collègue séquestré par l’Etat islamique.

L’Etat islamique avait déjà exécuté Haruna Yukawa et diffusé la vidéo de sa décapitation, la vie de Kenji Goto étant conditionnée à la libération de Sajida al-Rishawi terroriste irakienne détenue en Jordanie. La terroriste et son époux avaient en 2005 tué 38 personnes réunies pour un mariage dans les salons du Radisson Hotel à Amman.

Eplorée, la mère de Kenji Goto a déclaré La dernière action de mon fils a été de partir en Syrie pour venir en aide à un compatriote japonais. Comprenez s’il vous plaît sa gentillesse et son courage», a-t-elle demandé.

Le bourreau de Kenji Goto a affirmé sur la vidéo de son exécution qu’elle était une réponse à la participation irresponsable» du Japon à la guerre de la coalition internationale contre les jihadistes.

http://www.leparisien.fr/international/kenji-goto-execute-par-les-jihadistes-de-l-ei-le-japon-ne-pardonnera-jamais-01-02-2015-4496513.php#xtor=EREC-109—-2911117@1

Où Sont les vrais musulmans, par définition modérés, selon les allégations des islamophiles de notre gouvernements et leurs soutiens ?

Pourquoi ces vrais musulmans ne manifestent-ils pas leur indignation par des manifestations passionnées comme ils savent si bien le faire pour défendre leurs intérêts ?

A ce jour, les seules protestations contre cette barbarie émanent de Obama, Hollande, Cameron et Ban Ki-moon pour l’ONU

Condamnations unanimes

Les réactions n’ont pas tardé : le président américain Barack Obama a condamné un « meurtre odieux » et « barbare ».

Son homologue français François Hollande a fait part de son indignation, soulignant que la France était « solidaire du Japon dans cette nouvelle épreuve ».

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a qualifié cet acte de « méprisable » et« effroyable ». « C’est un rappel de plus que l’EI est l’incarnation du mal, sans égard pour la vie humaine », a-t-il jugé.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné « dans les termes les plus énergiques l’assassinat barbare de Kenji Goto, qui souligne la violence que beaucoup ont subi en Irak et en Syrie ». Il a de nouveau « appelé à la libération inconditionnelle de tous les otages détenus par Daesh (EI) et d’autres »

 http://www.ouest-france.fr/etat-islamique-execution-de-lotage-japonais-condamnations-unanimes-3158953

Sauf erreur ou ommission de ma part, je n’ai trouvé aucune condamnation de cette barbarie en provenance de musulmans, du monde musulman ou même de notre « imam de la République »

C’est en toute humilité que je réparerais mon erreur s’il y a lieu. Après tout, la nouvelle est tombée il n’y a que quelques heures et, en ce dimanche matin nos amis musulmans sont peut-être tous à la messe …par respect pour la culture du pays qui les a accueillis et en signe de fraternité avec les 45 millions de catholiques qui le peuplent.

La Connectrice

Pour en savoir plus

http://www.leparisien.fr/international/otages-de-daech-la-jordanie-et-le-japon-face-a-l-ultimatum-28-01-2015-4485957.php

http://www.leparisien.fr/international/l-etat-islamique-menace-d-executer-l-otage-japonais-et-le-pilote-jordanien-27-01-2015-4483359.php

Kenji Goto, un humaniste http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/01/kenji-goto-voix-humaniste-coeur-atrocites-assassine-les-djihadistes-257448

 

Féminisme et « Womenomics ». Le Japon nomme 5 femmes au gouvernement

Sur cette photo du nouveau gouvernement de Shizo Abe, on remarque que deux des ministres sont vêtues traditionnellement, un fait typique du Japon où tradition et modernité se conjuguent naturellement dans toutes les sphères de la société.

Source photo http://www.nytimes.com/2014/09/04/world/asia/5-women-are-named-to-new-japanese-cabinet.html?emc=edit_th_20140904&nl=todaysheadlines&nlid=48710388&_r=0

Yuko Obuchi, 40 ans, est la fille d’un ancien premier ministre. Elle est vue comme une étoile montante de la politique japonaise. Elle est nommée au ministère important du commerce

Midori Matsushima, 58 ans est une ancienne journaliste. Elle est nommée ministre de la Justice.

 Fumio Kishida, 57 ans est maintenue à son poste de ministre des Affaires étrangères

La ministre des finances Taro Aso, 73 ans, reste à son poste.

Shigeru Ishiba, 57, ans est une figure populaire de l’opposition qui a demandé la démission du premier ministre Monsieur Abe. Elle rejoint son cabinet en charge du redressement des économies régionales.

Le Japon n’est pas connu pour être un champion en matière d’égalité entre hommes et femmes. Aussi devons nous nous réjouir du grand pas en avant de son premier ministre, Abe qui décrète que les femmes sont une clef de l’économie et qui décide de les faire entrer dans son cabinet où, désormais, elles seront 5.

5 femmes ministres, ce n’est pas une révolution dans l’absolu mais pour le Japon, c’est un énorme pas en avant d’autant plus qu’il semble, que contrairement à la « parité » française, les femmes nommées ne sont ni des faire valoir, ni des portes-parole, ni des femmes alibi mais des professionnelles aguerries, des politiques qui ont fait leur preuve, y compris dans l’opposition. On peut légitimement espérer qu’elles ne seront pas traitées comme les « Jupettes » ni comme nos femmes politiques victimes du sexisme gaulois.

Qui eut cru que ce Japon qui jongle entre tradition et modernité ferait mieux que la France en matière de féminisme ?

La connectrice

Le premier ministre tient sa promesse

Mercredi 3 septembre, le premier ministre du Japon, Shinzo Abe , Conservateur a dévoilé la composition de son cabinet qui inclut désormais 5 femmes. Shinzo Abe tient ainsi la promesse qu’il avait faite en Décembre 2012, de revaloriser le statut des femmes dans le monde du travail. Du jamais vu dans l’histoire du Japon.

Les femmes japonaises possèdent généralement un haut niveau d’éducation mais occupent des places subalternes dans les entreprises comme à la maison. Elles sont très peu représentées dans les comités d’administration -1% contre 11.4 aux USA et % en Allemagne- des entreprises et dans toutes les instances de décision : 8.1% votent les lois contre 18.3 aux USA.

Afin de faciliter l’activité professionnelle des femmes, Shinzo Abe s’est engagé à créer des crèches et des garderies. Actuellement la femme japonaise doit s’arrêter de travailler quand elle a des enfants.

Pour autant, le calcul politique n’est pas exempt de des considérations favorables aux femmes. La chute de popularité de Shnizo Abe a chuté et il espère que le vote des femmes lui sera favorable s’il les met en avant.

 Pour en savoir plus

Machine à laver les chiens

On n’arrête pas le progrès, voici une machine à laver les chiens, Dog wash, importée d’Espagne et approuvée par la SPA et le service vétérinaire du palais royal espagnol. L’une d’elle a été importée à Montpellier et installée dans une laverie. On peut en trouver aussi à Noisy-le-Grand et à Champs-sur-Marne.

En fait la machine serait originaire du Japon et sur le site bien nommé du Geek, on peut voir plusieurs vidéos de ces machines en marche : http://www.journaldugeek.com/2011/03/01/machine-pour-laver-chien-chat/ Dans la dernière vidéo on voit un chat dans un « pet spa » et il n’aime pas ça du tout, du tout. Le husky n’est pas enchanté …Les démonstrations ne sont pas convaincantes…

Pendant le lavage, il est possible d’arrêter le système et d’ouvrir la porte si le chien panique.

On peut laver plusieurs chiens à la fois.

Vu le mal que j’ai à laver ma labrador, j’aimerais bien essayer cette machine mais j’ai des doutes. Les jets sont-ils à la fois assez puissants et doux pour frotter tous les interstices, allez chercher toutes les saletés dans les plis et surtout entre chaque doigt ? L’eau rentre-t-elle dans les oreilles ? Et puis ma chienne a horreur de tout ce qui est jet d’eau ou aspersion.

Par contre, la phase séchage pourrait être intéressante car c’est le plus dur. Mue par le réflexe du séchage, elle se tord dans tous les sens pour s’essuyer et comme cela ne suffit pas je dois quasiment me battre contre elle pour l’essuyer correctement.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/voici-la-machine-a-laver-les-chiens-21-06-2013-2915495.php

Vidéo : Lavomatique pour chiens à Montpellier http://wamiz.com/chiens/actu/dog-wash-la-machine-a-laver-les-chiens-3699.html

Montpellier (Hérault), hier. Vickie, petite chienne de 8 ans, a testé la Showerdog, sous les yeux de son maître, Bernard, retraité. (TopSud.)

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Japoniaiseries, japonaiseries et japonisme

Publié le

Le drame épouvantable qui frappe le Japon libère l’énoncé de tous les préjugés que les Français entretiennent vis-à-vis du Japon et des Japonais.

Heureusement, des témoignages commencent à réhabiliter l’image que les Français se font de ces orientaux qui seraient mystérieux, rigides, impassibles, invincibles et quasiment insensibles.

Le comportement des Japonais a été forgé par des siècles de dictature militaire, sa qualité d’empire, les religions bouddhiste et shintoïste et son insularité. Le Japon est constitué d’un archipel de plusieurs îles, la plupart montagneuses laissant peu de place à la culture intensive et à l’urbanisation. Situé à la jonction de deux plaques tectoniques, l’archipel est régulièrement secoué par des activités sismiques qui rappellent aux habitants qu’une catastrophe naturelle peut surgir à tous moments.

Il suffit de comparer la géographie de la France à celle du Japon pour comprendre à quel point notre pays est favorisé par une répartition plutôt équilibrée entre les plaines et les montagnes, les voies terrestres et maritimes, un climat tempéré, une faible activité sismiques, peu d’activités naturelles catastrophiques comme les tornades, les cyclones, les ouragans et les inondations. De plus, nous n’avons jamais connu de tsunamis, ces énormes vagues post sismiques qui détruisent et écrasent tout lors de leur retombée sur terre.

On peut dire d’emblée qu’il faut aux Japonais beaucoup de courage, de détermination et d’intelligence pour construire une civilisation dans un environnement aussi naturellement hostile. On peut supposer que cette situation dangereuse a quelque chose à voir avec le fait que le suicide et la mort ne soient pas aussi tabous que chez nous qui ne la côtoyons pas d’aussi près chaque jour. Ces particularités géographiques ont peut-être aussi oeuvré à l’attachement des Japonais pour les traditions dont la matérialité a été détruite par les guerres, les pertes humaines avec leur mémoire et les tremblements de terre qui ont périodiquement anéanti les villages, les villes, les chef d’oeuvre architecturaux, les voies de communication et le modelage des paysages.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la littérature et la filmographie japonaises soient empreintes de nostalgie, de tristesse, de désespoir, de fatalité et d’esthétisme, ce dernier occupant une place importante dans la vie quotidienne car quand le futur est incertain, on se gave du présent, faisant de chaque geste et chaque instant un motif de jouissance. L’expression anglo saxonne  » a sight for sore eyes » (une vision pour une âme en peine) va presque au delà de son sens immédiat dans la culture japonaise.

Le Japon n’est pas que rigueur militaire, il est aussi fantaisie et créativité et la « retenue » japonaise que les Français mettent en avant est battue en brèche dans un film culte, « Tampopo » http://fr.wikipedia.org/wiki/Tampopo, très prisé chez les artistes nippons.

Michel Butor a dessiné un intéressant portrait du Japon à partir des écrits et des oeuvres de nos ancêtres qui au XIXème siècle en avaient fait leurs modèles. Le mouvement du Japonisme eut beaucoup d’influence à partir des importations de Bing qui étaient enveloppées dans des impressions de Hiroshige, Hokusaï et bien d’autres. En effet, tandis que les riches se réservaient les originaux, les estampes étaient largement diffusée dans la population et considérées sans valeur.

Monet collectionna ces estampes que l’on peut encore voir dans sa maison de Giverny tandis que Van Gogh s’exerçait à copier Hiroshige. Les artistes japonais eurent une grande influence sur l’impressionnisme et ce n’est pas un hasard si les Japonais sont toujours aussi friands de cette école et ont subventionné la rénovation du Musée Marmottan-Monet à Paris. Ainsi vont les influences artistiques d’un continent à un autre, aller retour et retour aller…

Albert Kahn dont on peut visiter les célèbres jardins à Boulogne http://www.albert-kahn.fr/ fut un ami personnel de la famille régnante de l’époque qu’il reçut plusieurs fois chez lui. On peut aujourd’hui visiter son magnifique ensemble de jardins différends qui comprends un jardin japonais traditionnel et un jardin japonais moderne. On peut également admirer dans la partie musée de superbes autochromes le représentant avec ses amis japonais.

C’est encore le Japon qui a inspiré « Madame Butterfly » de Puccini.

Roland Barthes a également commis un ouvrage intéressant sur la culture et l’esthétique japonaises.

Contrairement aux clichés répandus, les Japonais montrent leurs émotions. Preuve en est la série de manifestations exigeant l’arrêt du nucléaire qui se déroulent actuellement.

http://www.france24.com/fr/20110327-japon-manifestations-contre-le-nucleaire-a-nagoya-tokyo

http://fr.news.yahoo.com/68/20110328/tsc-japon-les-manifestations-anti-nuclai-04aaa9b.html

Un autre monde sans nucléaire est possible. Plus jamais de Fukushimas.

http://www.tsr.ch/video/info/journal-12h45/3043202-japon-des-manifestations-ont-rassemble-plusieurs-centaines-de-personnes-pour-exiger-plus-de-transparence-sur-la-gestion-de-la-catastrophe-de-fukushima.html#id=3043202

Secouristes chinois au secours du Japon

Publié le

A toute chose, malheur est bon.

L’épouvantable tragédie qui frappe le Japon après l’énorme séIsme et le tsunami qui a suivi, a déclenché un évènement d’une haute portée symbolique: la Chine a envoyé 15 secouristes équipés des meilleures techniques de détection, pour aider à la recherche des victimes.

Japon : les secouristes chinois commencent leur travail dans les régions sinistrées
2011-03-14 10:03:41  cri
Quinze secouristes de l’équipe chinoise de secours ont commencé leur travail lundi matin dans la ville d’Ofunato, dans la préfecture d’Iwate, frappée par un tsunami dévastateur.L’équipe chinoise de secours, arrivée dans la soirée d’hier, est la première équipe de secours internationale arrivée à Ofunato. Elle a apporté plusieurs tonnes d’équipements de recherche et de matériel. L’équipe comprend des secouristes et des médecins, et a pour mission principale de rechercher des survivants et de rétablir les communications ainsi que l’alimentation en électricité. L’équipe chinoise devrait rester sur place entre une semaine et 10 jours. 

Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Yutaka Banno, a accueilli l’équipe de secouristes chinois à l’aéroport et l’a remercié pour son arrivée rapide. L’ambassadeur de Chine au Japon, Chen Yonghua, a déclaré que le Japon a connu le plus grand séisme de l’Histoire et que le peuple chinois partageait la douleur du peuple japonais. Selon lui, l’arrivée de secouristes chinois démontre l’amitié sino-japonaise. Il espère que l’équipe de secours jouera un rôle important et accomplira sa mission.

La Chine et le Japon entretiennent depuis des siècles haine et rivalité. La guerre sino japonaise de 1937 à 1945 commença par les terrible massacre de Nankin au cours duquel les Japonais exterminèrent prés de 300 000 personnes violant des milliers de femmes.

Beaucoup de Chinois éprouvent encore haine, hostilité et rancoeur vis à vis de leurs voisins japonais, un peu comme les Français vis à vis des Allemands.

C’est pourquoi la réaction rapide et amicale de la Chine, matérialisée par l’envoi immédiat d’une équipe de secouristes, représente un effort politique remarquable de la part des Chinois en vue de la pacification de leurs relations avec les Japonais.

Nous recevons peu de bonnes nouvelles du monde, c’est pourquoi l’initiative chinoise au secours des Japonais, aussi symbolique soit-elle, mérite d’être soulignée comme gage de paix et d’amitié entre leurs peuples.

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