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Archives de Tag: journée internationale de la femme 2013

8 mars 2013, nous chanterons « One woman », nous ne faisons qu’une, dans le monde entier

Publié le

Nous sommes aujourd’hui le 8 mars et la chanson est en ligne http://song.unwomen.org/fr

Le refrain dit « We are one woman and we shall shine » Nous ne faisons qu’une et nous brillerons. Bof …La chanson est jolie, sans plus. Pas vraiment dynamique et incitant à l’action, plutôt ronronnante. Quant à dire que nous ne faisons qu’une … il y a un gap entre Anne Sinclair et Malala, par exemple,elle ne font pas vraiment qu’une. Une people circulant en porsche verte et une gamine battue à mort pour vouloir aller à l’école …Je pense que c’est noyer la femme dans ses problèmes cruciaux que choisir un tel slogan. S’unir, être solidaire, se soutenir mutuellement, ce n’est pas faire qu’une.

Que l’ONU avec toutes ses ressources humaines ponde une si piètre parole est consternant.

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http://song.unwomen.org/fr#.UTWiHjDUMhc

La chanson « One Woman » sera lancée à l’occasion de la Journée internationale de la femme dans deux jours !

La chanson sera en vente au prix de 0,99 euros.

Je n’ai pas trouvé de chanteuse française dans la liste des interprètes ci-dessous mais elle n’est pas complète. A voir.

Toutes unies, nous devrions être plus fortes en théorie mais la situation des femmes est tellement disparate d’une société à l’autre que je crains que ce message ne noie le poisson et le poison de notre oppression. Je ne connais pas le texte intégral de la chanson qui semble être tenu secret jusqu’à sa révélation mondiale le 8 mars, toutefois je pense que des slogans aussi généraux que « une seule femme », « toutes solidaires », » Femmes unies » est un coup d’épée dans l’eau et que si l’on peut dire que, en théorie, nous sommes toutes victimes du patriarcat, en pratique il est nécessaire d’être plus précises pour être efficace.

J’espère que cette chanson sera réussie et donnera de l’énergie aux femmes qui ont envie de se mettre en mouvement contre leur discrimination et leur exploitation millénaires.

La Connectrice

COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’ONU FEMMES

Pour diffusion immédiate
Le 22 février 2013

Contacts médias:
Sharon Grobeisen, sharon.grobeisen@unwomen.org, +1 646 781-4753

New York, le 22 février – À l’occasion de la Journée internationale de la femme, qui sera célébrée le 8 mars 2013, ONU Femmes va lancer « One Woman : une chanson pour ONU Femmes », une célébration musicale en l’honneur des femmes du monde entier, avec la participation de plus de 20 artistes de toutes les régions du monde. À partir d’aujourd’hui, des vidéos officieuses retraçant les phases de production de la chanson pendant une année seront disponibles sur http://song.unwomen.org/fr, où un compte à rebours durera jusqu’au lancement de la chanson. Le 8 mars, la version intégrale de la vidéo de la chanson sera mise en ligne sur le site et la chanson pourra être téléchargée.

« One Woman » appelle au changement et célèbre les actes de courage et la détermination des femmes ordinaires qui contribuent quotidiennement au développement de leur pays et de leur communauté de manière extrêmement positive. Les paroles sont inspirées d’histoires de femmes qui ont bénéficié du soutien d’ONU Femmes, l’organisation de l’ONU chargée de promouvoir l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes à travers le monde. Son travail a débuté en 2011, faisant d’elle la première entité de l’ONU à voir le jour depuis plusieurs décennies. « One Woman » est la première chanson à thème réalisée pour une organisation de l’ONU.

Des chanteurs et interprètes – hommes et femmes – de toutes les régions du monde ont fait don de leur temps et de leur talent. Parmi eux figurent : Ana Bacalhau (Portugal), Angélique Kidjo (Bénin), Anoushka Shankar (Inde), Bassekou Kouyaté (Mali), Bebel Gilberto (Brésil), Beth Blatt (États-Unis), Brian Finnegan (Irlande), Buika (Espagne), Charice (Philippines), Cherine Amr (Égypte), Debi Nova (Costa Rica), Emeline Michel (Haïti), Fahan Hassan (Royaume-Uni), Idan Raichel (Israël), Jane Zhang (Chine), Jim Diamond (Royaume-Uni), Keith Murrell (Royaume-Uni), Lance Ellington (Royaume-Uni), Marta Gomez (Colombie), Maria Friedman (Royaume-Uni), Meklit Hadero (Éthiopie), Rokia Traoré (Mali), Vanessa Quai (Vanuatu), Ximena Sariñana (Mexique) et Yuna (Malaisie).

« One Woman », qui a initialement été interprétée lors de la cérémonie de lancement d’ONU Femmes dans la salle de l’Assemblée générale en 2011, vise à devenir un cri de ralliement incitant ceux qui l’écoutent à prendre connaissance de la mission d’ONU Femmes et à se joindre aux efforts entrepris pour l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes.

La musique de la chanson a été composée par Graham Lyle (auteur de « What’s Love Got To Do With It » de Tina Turner et de bien d’autres chansons à succès) et par la chanteuse-auteur anglo-somalienne Fahan Hassan. Jerry Boys, qui a travaillé avec un grand nombre d’artistes dont REM, Everything But The Girl, et qui a été l’un de ceux ayant assuré l’enregistrement de Buena Vista Social Club, a produit la chanson conjointement avec la parolière et productrice exécutive Beth Blatt et son organisation Hope Sings.

En tant que partenaire commercial d’ONU Femmes pour « One Woman », Microsoft a parrainé la chanson et la production de la vidéo musicale.

La chanson sera en vente sur son site Internet et sur tous les réseaux courants tels que iTunes et Amazon pour 0,99 USD. Tous les fonds dégagés des ventes seront intégralement versés à ONU Femmes en vue de soutenir ses programmes d’autonomisation des femmes sur le terrain.

De la Chine au Costa Rica, du Mali à la Malaisie, des chanteurs et des musiciens connus, tant hommes que femmes, ont uni leurs efforts pour diffuser un message d’unité et de solidarité : Nous sommes « One Woman », une seule femme.

La chanson, qui sera lancée lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2013, constitue un cri de ralliement dont l’objectif est d’inciter les auditeurs à unir leurs forces pour défendre les droits des femmes et l’égalité des sexes. « One Woman » a été écrite pour ONU Femmes, l’organisation de défense mondiale des femmes et des filles, afin de célébrer sa vision et le travail qu’elle accomplit pour améliorer la vie des femmes dans le monde. Cette année, la Journée internationale de la femme mettra l’accent sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui constitue une violation flagrante des droits humains. Cette violence peut toucher jusqu’à sept femmes sur dix et son élimination est inscrite au rang des priorités d’ONU Femmes. Alors que partout dans le monde des personnes se préparent à ces célébrations, « One Woman » nous rappelle qu’ensemble, nous pouvons vaincre la violence et la discrimination : « We shall shine ! » (« Nous allons briller ! ») Rejoignez-nous le 8 mars pour faire passer le mot et profiter de cette célébration musicale des femmes dans le monde.

Journée internationale DES femmes et non DE LA femme, le 8 mars 2013

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Chaque année, à l’approche de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, un peu de rappel sémantique s’impose tant cette célébration est dénaturée et récupérée dans le but de nuire aux femmes. A propos de la Journée internationale des femmes, j’ai lu et entendu surtout parler de la “Journée de LA femme ».

Chaque année, j’explique pourquoi la journée DES femmes n’a rien à voir avec la journée DE LA femme et c’est dénaturer cette célébration que déformer son intitulé officiel.

  • La Journée Internationale DES femmes a été officialisée par l’ONU le 8 mars 1977 et a été adoptée par la France en 1982

Malgré 31 ans d’existence en France, les médias et les officiels continuent à parler de la “Journée DE LA Femme”, un glissement sémantique qui n’est pas innocent.

  • LA femme est un fantasme. LES femmes sont une réalité.

 Preuve en est la sémantique d’expressions qui désignent des choses différentes selon que le complément est singulier ou pluriel.

La chambre DES députés et non la chambre DU député
La fête DES pères et non pas la fête DU père
La fête DES mères et non la fête DE LA mère
LES droits de l’homme et non LE droit de l’homme
Le Ministère des affaires étrangères et non DE L’affaire étrangère
L’Académie des belles lettres et non l’académie de la belle lettre

  • LES femmes réelles ont disparu au profit de LA femme idéale

Pour distinguer les vrais féministes et les vrais journalistes des fausses, il suffit d’observer leur vocabulaire.

Ce glissement sémantique du pluriel au singulier n’est pas innocent. Dans la langue française, lorsqu’il s’agit de désigner une réalité, on utilise le pluriel pour souligner la diversité. Quand il s’agit de désigner un concept, on utilise le singulier.
Toutes celles et ceux qui ramènent “LES femmes” dans toute leur diversité et leur complexité à “LA femme” cherchent inconsciemment à s’abriter derrière la sécurité du modèle, de l’image, de l’abstraction, de la représentation, tout ceci pour se voiler la face.
Conceptualiser conduit aussi à adopter plus facilement des stratégies de contrôle et de domination.
Dans notre société, réduire LES femmes à LA femme est une réduction business. Il est plus facile d’entraîner dans la consommation LA femme que LES femmes. Mais c’est aussi et surtout une position politique.
LA femme, elle est douce, blonde, grande, mince et jeune. Elle consomme des fringues, des cosmétiques, des produits light et les voyages sur mesure. LA femme est libérée et n’a pas besoin de lutter pour se faire une place au soleil. LA femme n’est pas féministe. LA femme n’est pas victime de discriminations d’un autre âge. LA femme ne fait pas partie de celles qui se font violer toutes les 15 mn ou qui succombent sous les coups de leur chéri tous les deux jours, en France. LA femme n’est pas payée 20 % de moins qu’un homme pour le même travail. LA femme n’est pas majoritaire dans le travail à temps partiel ni dans le chômage. LA femme n’avorte jamais. LA femme, tenez, on l’adore.
LA femme ne pète pas mais elle pue sous les bras, ça on le sait depuis longtemps, mais elle pue aussi du minou, c’est plus récent. On a conçu pour elle des désodorisants spéciaux dans les tons roses. LA femme peut tout se faire refaire mais dans son dos on la traite de siliconée tandis qu’en face on lui fait des courbettes pour la persuader de remplir les poches des chirurgiens (pour la plupart des mâles-qui-adorent-LA-femme) esthétiques.
LA femme, elle est prête à tout pour se faire plaisir en vidant son porte-monnaie au profit des vendeurs de soupe. Prête à se tartiner la gueule de caviar, à ingurgiter toutes sortes de gélules aux vertus miraculeuses, à se bétonner l’estomac de coupe-faims, à avaler des liquides chocolatés infâmes mais hyperprotéinés, à se briser les chevilles en portant des chaussures instables mais tellement élégantes et sexy, à mourir de faim pour ressembler aux images de leurs magazines favoris. C’est fou ce que LA femme s’éclate dans les botox parties et les cliniques chics.
LA femme, on la voit partout sur les écrans en train de se caresser les seins et les cuisses au dessus d’un numéro surtaxé. LES femmes que je connais doivent être anormales qui préfèrent se faire caresser ou caresser l’autre.
Dans l’histoire proche, nous avons vu ce que donnait la réduction de la multitude à l’unique et à quelles fins le singulier a été utilisé. Quand on commence à parler DU juif, DU noir, DE L’arabe, DU paysan, DE L’ouvrier, le terrain devient glissant.
LES femmes, elles, ce sont des emmerdeuses, des castratrices, des incompétentes, des ignorantes, des naïves. Elles sont grosses et moches. Et quand elles sont des ménagères de plus de 50 ans, elles n’intéressent personne, même pas le city épicier du coin car elles font des régimes forcés à cause de la minceur de leur pension de retraite (carrière ou travail à temps partiel = pension partielle). De plus, elles sont ménopausées et ça, c’est franchement répugnant. Imaginez leurs vagins secs et ratatinés pour y fourrer une bite ramollie qui a déjà du mal à réagir au viagra !
Et puis LES femmes, quelles chieuses avec leurs réalités et leurs exemples concrets. Des empêcheuses de bâtir des plans sur la comète, de peaufiner des théories révolutionnaires une ligne de coke sous le nez, de regarder des matchs de foot une canette de bière à la main en tapant des pieds à chaque but. Des purges contre les désirs de parcourir le vaste monde et de rêver à un monde sinon meilleur, du moins plus facile.
LES femmes, ce sont ces harpies qui voudraient que les hommes participent aux tâches ménagères au lieu de les aider comme ils l’ont toujours fait.
LES femmes réussissent bien dans leurs études, sont plus diplômées que les hommes tandis que LA femme a l’intelligence silencieuse. Elle ne moufte pas mais elle est si dévouée !
LA femme, on en parle dans tous les débats télévisés. LES femmes, on les voit rarement sur les écrans quand il s’agit d’aborder des questions sérieuses.
Et puis LA femme, on n’en a qu’une sur les bras, celle qui bat toutes LES femmes à plate couture. C’est bon ça, Coco, pour le repos du guerrier qui sommeille en chaque mâle, le business et la politique !

Les choses changent en pire, femmes ne baissez pas les bras

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