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Archives de Tag: justice

Après #Pontoise, #Versailles: le viol d’un enfant doit être jugé comme un crime!

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La loi qualifie le viol de crime ce qui entraîne la parution du violeur en cour d’assises avec une sanction pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.

Le viol est un crime
Il est défini par le code pénal comme « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise. » Tout acte de pénétration sexuelle est visé : buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt, par un objet.

La peine encourue est de 15 ans d’emprisonnement. Elle est de 20 ans d’emprisonnement si le viol est commis avec une ou plusieurs circonstances aggravantes, notamment s’il est commis :

  • sur une personne âgée de moins de 15 ans au moment des faits ;
  • par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un Pacs ou ex-conjoint, ex-concubin ou ex-pacsé, y compris lorsqu’ils ne cohabitent pas ;
  • sur une victime mise en contact avec l’auteur des faits par Internet ;
  • en présence un mineur qui a assisté aux faits ;
  • sur une personne particulièrement vulnérable (personne infirme, malade, enceinte) ou dépendante du fait de la précarité de sa situation économique ou sociale ;
  • sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants ou avec l’usage ou la menace d’une arme ou encore par plusieurs personnes (auteur ou complice) ;
  • alors qu’une substance a été administrée à la victime, à son insu, afin d’altérer son discernement ou le contrôle de ses actes ;
  • dans l’exercice de cette activité, sur une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle ;
  • par une personne ayant une autorité de droit ou de fait sur la victime ou qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

La juridiction compétente est la cour d’assises. La victime peut demander le huis clos.

Le délai de prescription, c’est-à-dire le temps dont dispose la victime pour déposer plainte, varie selon l’âge de la victime au moment des faits :

  • Lorsque la victime est majeure au moment des faits, elle doit déposer plainte dans un délai de 20 ans après le viol.
  • Lorsque la victime est mineure au moment des faits, ce délai est porté à 30 ans à partir de sa majorité, ce qui signifie que la victime peut déposer plainte jusqu’à ses 48 ans.

Au-delà de ce délai, les faits sont prescrits.

Dans notre société toujours patriarcale, sexiste et misogyne, la loi est rarement appliquée dans toute sa rigueur. Alors que la victime,  à 90% féminine, est blessée et handicapée à vie, les violeurs sont rarement condamnés au maximum ; de surcroît, leur suivi est tellement défaillant qu’ils récidivent parfois.

Pire encore, nombre de violeurs ne passent pas devant la justice en tant que violeurs car la police et la justice, au moindre prétexte, requalifient le viol en « agression sexuelle », laquelle passe au tribunal correctionnel et non en assises. Le dit « agresseur sexuel » n’encourt que 5 à 10 ans d’incarcération au lieu de 15 à 20 ans pour un viol.

Les agressions sexuelles autres que le viol (articles 222-27 à 222-30 du code pénal)

Les agressions sexuelles autres que le viol sont des délits
Elles sont définies comme « un acte à caractère sexuel sans pénétration commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il peut s’agir par exemple de caresses ou d’attouchements de nature sexuelle.

Depuis 2013, constitue également une agression sexuelle « le fait de contraindre une personne par la violence, la menace ou la surprise à se livrer à des activités sexuelles avec un tiers » (Article 222-22-2 du code pénal).

La peine encourue est de 5 ans et de 75 000 € d’amende. Elle est augmentée jusqu’à 7 ou 10 ans lorsque l’agression est commise avec une ou plusieurs circonstances aggravantes mentionnées ci-dessus pour le viol.

La juridiction compétente est le tribunal correctionnel.

La victime majeure doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après l’agression sexuelle. Au-delà, les faits sont prescrits.

Ce délai est porté à 20 ans après la majorité de la victime si l’agression sexuelle a été commise sur une personne mineure de moins de 15 ans. C’est-à-dire que la victime peut porter plainte jusqu’à ses trente-huit ans. Il en est de même pour les atteintes sexuelles sur mineur.e de moins de 15 ans commises notamment par ascendant ou toute personne ayant autorité ainsi que par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

Pour les agressions sexuelles commises sur un mineur âgé de 15 ans à 18 ans et pour les atteintes sexuelles sans circonstance aggravante, le délai est de 10 ans à partir de la majorité de la victime. C’est-à-dire qu’elle peut porter plainte jusqu’à ses vingt-huit ans. Au-delà, les faits sont prescrits.

L’exhibition sexuelle (article 222-32 du code pénal)

L’exhibition sexuelle est un délit défini par le code pénal comme « le fait d’imposer une exhibition sexuelle à la vue d’une personne non consentante dans un lieu accessible aux regards du public ».

La victime doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après l’exhibition.

La juridiction compétente est le tribunal correctionnel.
La peine encourue est de 1 an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Le voyeurisme est un délit défini par le code pénal comme « Le fait d’user de tout moyen afin d’apercevoir les parties intimes d’une personne que celle-ci, du fait de son habillement ou de sa présence dans un lieu clos, a caché à la vue des tiers, lorsqu’il est commis à l’insu ou sans le consentement de la personne  ».
La victime doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après les faits.
La juridiction compétente est le tribunal correctionnel.
La peine encourue est de 1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

L’administration de substances en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle(article 222-30-1 du code pénal)

Est un délit « le fait d’administrer à une personne, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle ».
La victime doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après les faits.
La juridiction compétente est le tribunal correctionnel.
Ce délit est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Lorsque les faits sont commis sur un mineur de quinze ans ou une personne particulièrement vulnérable, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende.

Signez la pétition

http://chng.it/hsdcTnPx8n

UN AN APRÈS LA #LOISCHIAPPA L’URGENCE DU #SEUILDAGE ! #JUSTICEPOURJULIE

Mié KOHIYAMA

France

1 AOÛT 2019 — 

Chères amies et chers amis,

La récente choquante et scandaleuse décision judiciaire qui a renvoyé trois pompiers pour atteinte sexuelle au lieu de viols sur mineurs dans l’affaire de Julie coïncide avec le triste anniversaire des un an de la loi sur les violences sexuelles et sexistes, dite « Loi Schiappa » votée le 1er août 2018.

Cette loi, nous avait-on promis, permettrait de mieux condamner les auteurs de pedocriminalite. Or, nous l’avons constaté depuis un an: les correctionnalisations des viols et requalifications avec des peines totalement clémentes, sans compter les classements sans suite se poursuivent à tour de bras comme avant le vote de cette loi.

Et ce n’est pas faute d’avoir alerté le gouvernement sur la nécessité de fixer un seuil d’âge. Le déni de justice infligé à Julie et à ses proches viennent nous rappeler l’urgence absolue de cette demande soutenue par l’ensemble des associations de protection de l’enfance.

Pour que nos enfants soient protégés, pour que justice leur soit rendue, nous réclamons un seuil d’âge de non consentement à un acte sexuel commis par un adulte sur un enfant  à 15 ans et à 18 ans en cas d’inceste. C’est tout l’objet de cette pétition en soutien à Julie et à ses proches et pour que nous soyons les plus nombreux à défendre cette mesure cruciale!

Merci d’avance à toutes et à tous de partager la pétition et celle de la mère de Julie: 

https://www.change.org/p/julie-violée-à-13-ans-par-des-pompiers-justice-pour-obtenir-la-requalification-en-viol?recruiter=72053414&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_email_responsive&recruited_by_id=edddddce-14b6-40f7-8f63-8b122ae47e03

Belle journée à toutes et à tous,

Mie Kohiyama présidente de MoiAussiAmnesie 

Pour le droit de critiquer l’Islam en Europe. Pétition

Défendez le droit de critiquer l’islam en Europe

Pour signer la pétition

http://citizengo.org/en/signit/37055/view

En Autriche, une conférencière a été condamnée pour avoir mis en cause publiquement les mœurs de Mahomet. Les juges autrichiens ont sacrifié la liberté d’expression à l’interdiction du « blasphème », pour protéger la « sensibilité religieuse » des fidèles musulmans et « la paix religieuse ». Cela revient à appliquer la sharia ! L’affaire est à présent devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à Strasbourg.
>
> L’ECLJ intervient dans cette affaire pour défendre la liberté d’expression en matière religieuse. Signez cette pétition pour vous associer au mémoire remis par l’ECLJ à la CEDH et soutenir ainsi la liberté d’expression.

La conférencière qui a saisi la Cour de Strasbourg en souhaitant conserver l’anonymat, a été condamnée pour avoir publiquement « dénigré une personne qui est un objet de vénération », à savoir Mahomet, d’une manière « susceptible de susciter une indignation justifiée ». Il lui a été reproché d’avoir déclaré que Mahomet « aimait le faire avec des enfants » car celui-ci s’était marié avec une fille de six ans et avait consommé ce mariage lorsqu’elle n’avait que neuf ans. La conférencière notait que cela posait problème dans la mesure où « le plus haut commandement pour un homme musulman est d’imiter Mahomet », ajoutant plus généralement que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs ».
>
> La conférencière s’exprimait devant une trentaine de participants lors d’une conférence intitulée « Connaissances élémentaires de l’Islam ». Elle a été condamnée à payer 480 euros ou à purger une peine de soixante jours d’emprisonnement, alors même que ses propos reposent sur des faits que la tradition musulmane elle-même estime avérés et dont la diffusion, dans un contexte politique, participe au débat public.L’affaire est à présent devant la Cour européenne des droits de l’homme qui devra choisir entre la liberté d’expression et la répression du blasphème.
>
> L’ECLJ agit depuis plus de dix ans auprès des Nations unies et du Conseil de l’Europe contre la tentative de l’Organisation de la Conférence Islamique d’imposer en droit international un délit de blasphème, aussi appelé délit de « diffamation de l’islam ».
> Pour l’ECLJ, les libertés de religion et d’expression sont complémentaires, et il n’existe pas de droit, pour les croyants et les non-croyants, à ne pas faire l’objet de critiques. Seules les insultes, calomnies et obscénités gratuitement offensantes ainsi que les propos incitant à une violence immédiate peuvent être restreints. Tout autre propos – surtout lorsqu’il s’appuie sur des faits réels – doit pouvoir être librement exprimé.
>
> Soutenez la liberté d’expression, signez la pétition !

Le Centre européen pour le droit et la justice est une organisation non-gouvernementale internationale dédiée à la promotion et à la protection des droits de l’homme en Europe et dans le monde. L’ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies/ECOSOC depuis 2007.
> L’ECLJ agit dans les domaines juridiques, législatifs et culturels. L’ECLJ défend en particulier la protection des libertés religieuses, de la vie et de la dignité de la personne auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et au moyen des autres mécanismes offertes par l’Organisation des Nations Unies, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen, et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
> L’ECLJ fonde son action sur « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples [européens] et qui sont à l’origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » (Préambule de la Statut du Conseil de l’Europe).

European Centre for Law and Justice

4, Quai Koch

Strasbourg 67000

France

 

Justice. « Nique la France » relaxé. Nique l’Algérie, nique le Qatar, nique l’Arabie saoudite, nique la Palestine ! Faut plus se géner.

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Le procès du rappeur et du « sociologue » qui niquent la France s’est soldé par une relaxe en harmonie avec la relaxe de leur égérie, Houria Bouteldja qui avait menacé les sous-chiens que nous sommes.

Heureuse d’apprendre que notre justice protège la liberté d’expression, je peux donc nique le Qatar, l’Algérie (dont sont issus Bouteldja et ses copains), l’Arabie saoudite, le Maroc ou la Palestine sans risquer d’être convoquée devant la tristement célèbre 17ème chambre correctionnel. Génial, faut pas se gêner ! J’imagine que je peux également traiter ces gens de sous-français, de sous-morpions ou de sous-hommes sans risquer de condamnation.

Bien entendu, je ne niquerai pas le prophète saw car c’est une personne et non pas un pays. Restons dans les limites de l’interprétation de la loi.

Je dois dire que les mettre en accusation pour « racisme anti-blanc » était comme se tirer une balle dans le pied, le « racisme anti-blanc » n’existant pas officiellement en France, ce que les défenseurs se sont fait une joie de démontrer dans les termes du Boboland. Et d’ailleurs, les races n’existant plus dans notre constitution, on se demande pourquoi des associations anti-racistes existent encore et comment elles peuvent être subventionnées. Il n’y a que les victimes du racisme anti-blanc pour témoigner de sa réalité et on sait avec quel respect on les traite. J’ai personnellement été insultée plusieurs fois en tant que « blanche » forcément « salope », on m’a même craché à la figure pour cette raison mais c’est moi qui suis raciste …

Je vous invite à lire et relire le texte de Renaud Camus d’après « les habits neufs de l’empereur » de Hans Andersen. Il peint la culture du déni dont ce jugement est une parfaite illustration.

La Connectrice

http://www.bfmtv.com/societe/racisme-anti-blanc-les-auteurs-de-nique-la-france-relaxes-870255.html

Un rappeur et un sociologue avaient publié en 2010 un livre et un CD au titre commun, Nique la France. Accusés de racisme anti-blanc par une association, ils ont été relaxés ce jeudi. La justice a rejeté, de facto, le concept de « Français de souche ».

Tutelles : La ministre choquée par les photos de Gisors mais que faisaient les tuteurs ?

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Des personnes très âgées, dépendantes et sous tutelle auraient été maltraitées par des aides-soignantes de l’EHPAD de Gisors. Les premières alertes auraient été données dès 2010 sans que personne ne vienne au secours des victimes.

La diffusion sur l’Internet de photos dégradantes de pensionnaires de la maison de retraite publique de Gisors (EHPAD de l’hôpital)  aurait incité la Ministre Delaunay à réagir mais le scandale était connu des habitants de la région et de la presse locale, selon Le Figaro et Le Parisien.

Officiellement, en France, 25 000 personnes âgées seraient victimes de maltraitances mais, d’après le défenseur des droits, le nombre réel serait beaucoup plus élevé.

Cette affaire n’est qu’un petit aspect du scandale qui touche de nombreux majeurs protégés en France, des personnes âgées et fragiles dans leur grande majorité. En réalité, nombre de ces personnes vulnérables ne sont absolument pas protégées par des tuteurs et curateurs (familiaux ou professionnels) souvent incompétents et sans scrupules sur laquelle la Justice se décharge sans jamais les contrôler, non seulement parce qu’elle n’en a pas les moyens matériels mais surtout parce qu’il n’y a aucune volonté politique de prendre en charge correctement la question des personnes âgées dépendantes et/ou fragiles.

Nous savons que la Justice ne met que 80 juges des tutelles à la disposition des 800 000 majeurs protégés de France qui sont pour la plupart des personnes âgées et/ou malades, handicapées, fragiles psychologiquement et matériellement. Ces personnes sont non seulement incapables de se défendre mais, pauvres ou riches, elles excitent la convoitise des institutions (EHPAD, maisons de retraite, foyers, hôpitaux, cliniques, etc.) parce que les prestations des mandataires professionnels sont rémunérées soit par la personne si elle en a les moyens et au prorata de ses revenus et de son patrimoine, soit par l’Etat. La protection juridique des majeurs représente un apport intéressant pour toutes les institutions qui sont à l’affût de rentrées financières et de pensionnaires car le tuteur a le pouvoir d’envoyer son « protégé » dans l’institution de son choix, même si l’intéressé et sa famille s’y opposent. Il est ensuite facile de prélever directement sur les revenus du pensionnaire, en sus de la pension de base, toutes les prestations optionnelles payantes : coiffeur, manucure, pédicure, examens médicaux, soins dentaires, visites médicales, séances de kiné, pressing, friandises et menus spéciaux, etc.

Afin que la gestion de tutelle soit rentable, il convient de gérer le maximum de dossiers, parfois une centaine alors que les mandataires consciencieux estiment qu’ils ne peuvent en gérer correctement qu’une dizaine, non seulement pour administrer le budget et les besoins du majeur protégé mais aussi pour lui rendre visite régulièrement afin de s’assurer qu’il vit dans de bonnes conditions et qu’il reçoit les soins que sa situation exige.

Dans le cas qui vient d’être porté à notre connaissance, on ne peut que souligner que les tuteurs n’ont pas fait leur travail, qu’ils ont abandonné les personnes qui leur avait été confiées par la Justice qui, en théorie, a pour mission de les protéger. Tout cela n’est pas très rassurant pour nous toutes et tous qui avons de fortes chances de passer un jour par la case dépendance et on comprend pourquoi autant de seniors sont favorables à l’euthanasie et pourquoi nombreux songent à se suicider plutôt que finir maltraités dans une institution sous la tutelle d’une Justice qui ne songe qu’à se sauver elle-même de sa propre impuissance.

Madame Delaunay avait récemment annoncé qu’elle avait missionné un groupe de réflexion sur l »éthique de la protection juridique des majeurs. Dans l’interview donnée au Figaro, à propos du scandale de Gisors, la ministre ne l’évoque pas mais c’est sans doute la faute au journaliste qui n’a pas posé la question …

Quelles sont les mesures que vous préconisez? Je veux que les systèmes d’alerte soient renforcés. Nos procédures ne sont efficaces qu’à partir du moment où l’administration est prévenue. Cela passe donc par une meilleure connaissance du numéro vert, le 3977, et par une vigilance accrue de la part de tous les citoyens. Il faut que chaque Français soit vigilant à ce qu’il peut voir ou entendre et qu’il n’hésite pas à prévenir les autorités s’il est témoin de maltraitance. La lutte contre la maltraitance des personnes âgées commence par là. J’ai par ailleurs demandé au Comité national pour la bientraitance et les droits de me rendre un rapport le 25 juin. Il devra faire des propositions pour remédier durablement à ces situations. http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/06/10/20744-maltraitance-personnes-agees-delaunay-veut-renforcer-alertes

On remarquera également que seule la représentante du ministère de la Santé s’est exprimée alors que la protection des majeurs relève aussi et surtout du ministère de la Justice. Madame Taubira doit être épuisée par sa lutte en faveur du mariage pour tous, une loi qui concerne beaucoup moins de personnes que la protection juridique des majeurs, des gens qui pour la plupart ne votent pas et sont bien moins sexy que Monsieur Bergé et ses émules. Des vieux incontinents, impotents qui perdent la boule, mieux vaut les cacher dans des mouroirs.

Si nous voulons que les choses changent, disons-le aux élections municipales de 2014 …

Pour en savoir plus

Le contrôle des comptes de gestion que doit remettre chaque année le tuteur familial (50% des tuteurs curateurs) ou libéral ou salarié est effectué par le greffier en chef dans la mesure de ses possibilités. L’un deux, interrogé dans le documentaire disait être en charge de plus de mille dossiers …Les tuteurs curateurs incompétents peuvent dormir tranquilles …

A noter qu’au cours du débat, Madame Delaunay, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, n’a pas affirmé une volonté politique de faire le ménage dans la profession, de sécuriser le système actuel de protection des majeurs en mettant fin aux dérives existantes par des contrôles efficaces. aucun budget n’est prévu pour améliorer une situation qui perdure tranquillement. Elle a simplement annoncé la création d’un groupe de réflexion sur l’éthique de la profession des majeurs, une mesure ridicule après toutes les études et rapports effectués depuis des années, notamment tous ceux qui ont permis la réforme de 2007, la révision de 2009, sans compter les questions régulièrement posées par des sénateurs ou des députés des deux chambres.

Il est clair que rien ne sera fait de sitôt pour améliorer la situation des majeurs protégés et mettre fin aux dérives d’un système qui touche 800 000 personnes en France, lesquelles, dans leur majorité ne votent pas …Pourtant, les politiques ne devraient pas oublier que les familles, elles votent.

Il appartient aux mandataires ulcérés par la critique des pratiques de  leur profession d’y faire le ménage.

Une fois de plus, le reportage mettait en avant la misère des gens qui, malgré des avoirs conséquents, vivent très difficilement du fait des carences graves de leurs mandataires judiciaires. France 3 avait diffusé début juin un reportage sur le même sujet https://laconnectrice.wordpress.com/2011/06/02/tutelles-curatelles-et-protection-juridique-des-majeurs/
Il y aura toujours des professionnels pour prétendre que les journalistes abusent mais pour que deux chaines diffusent à 4 mois de distance une émission sur le même sujet, on peut croire que les reporters avaient de sérieuses raisons de s’intéresser à la situation des 800 000 majeurs protégés en France. Soit ils ont reçu beaucoup de courriers sur le même sujet, soit, et c’est plus vraisemblable, ils ont été alertés par une autorité politique ou juridique. Le troisième facteur est l’actualité et la demande de mise sous curatelle de Liliane Bettencourt a titillé les esprits. Imaginez un peu, même la femme la plus riche de France n’est pas à l’abri d’une protection judiciaire… contre son gré!

L’émission de M6 n’apportait rien de nouveau par rapport à celle de la 3. Elle enfonçait le clou sur le manque de moyens de la justice : manque de greffiers, manque de juges et donc impossibilité d’effectuer des contrôles sur le travail des curateurs et des tuteurs. Elle rappelait que, toujours faute de moyens, les améliorations apportées par la révision de la loi en 2007 restaient lettre morte pour la plupart des mandataires judiciaires.

https://laconnectrice.wordpress.com/2011/10/17/tutelles-curatelles-sur-m6/

https://laconnectrice.wordpress.com/2011/06/14/curatelle-renforcee-pour-liliane-bettencourt/

Adresses utiles

  • AFCAT : Association française contre les abus tutélaires 621 chemin de la Rossignole, n° 12, 69390 Vernaison 

Madame Anne Caron-Déglise,
magistrate déléguée à la protection des majeurs à la Cour d’appel de Paris.
4 boulevard du Palais
75004 Paris

-M. Jean-Claude Gouget ( Socialiste, républicain et citoyen – Lot-et-Garonne
-M. Alain Rodet

N° 315 SÉNAT SESSION ORDINAIRE DE 2011-2012 Enregistré à la Présidence du Sénat le 31 janvier 2012 RAPPORT D’INFORMATION FAIT au nom de la commission des finances (1) sur l’enquête de la Cour des comptes relative à l’évaluation de la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs,
-Par MM. Éric BOCQUET et Edmond HERVÉ,
Sénateurs.
(1) Cette commission est composée de : M. Philippe Marini, président ; M. François Marc, Mmes Michèle André,
Marie-France Beaufils, MM. Yvon Collin, Jean-Claude Frécon, Mme Fabienne Keller, MM. Gérard Miquel, Albéric
de Montgolfier, Aymeri de Montesquiou, Roland du Luart, vice-présidents ; M. Philippe Dallier, Mme Frédérique Espagnac,
MM. Claude Haut, François Trucy, secrétaires ; MM. Philippe Adnot, Jean Arthuis, Claude Belot, Michel Berson, Éric Bocquet,
Yannick Botrel, Joël Bourdin, Christian Bourquin, Mme Nicole Bricq, MM. Jean-Pierre Caffet, Serge Dassault, Vincent Delahaye,
Francis Delattre, Mme Marie-Hélène Des Esgaulx, MM. Éric Doligé, Philippe Dominati, Jean-Paul Emorine, André Ferrand,
François Fortassin, Thierry Foucaud, Yann Gaillard, Jean Germain, Charles Guené, Edmond Hervé, Pierre Jarlier, Roger Karoutchi,
Yves Krattinger, Dominique de Legge, Marc Massion, Georges Patient, François Patriat, Jean-Vincent Placé, Jean-Marc Todeschini,

-Mme Sandrine Hurel ( Socialiste, républicain et citoyen – Seine-Maritime

Je suis préposé en EHPAD et j’ai trouvé ce fil d’échanges intéressant. Quelques réflexions

Le seul souci c’est de faire des généralités de cas particuliers : on trouvera toujours des exemples d’associations ou de professionnels abusifs et de familles méritantes, mais également des professionnels qui se démènent et des familles qui spolient. Je vous éviterai mes histoires sordides avec des familles inexistantes (au mieux) ponctionnant les comptes (au pire), mes batailles avec des associations tutélaires qui n’ont pas le temps de passer et laissent des personnes démunis du minimum en vêtement et produits divers.Le souci de l’association, c’est le nombre de dossiers confiés aux délégués tutélaires. Alors que la mesure s’applique aux biens ET à la personne, les nécessités de service limitent la prise en charge à une seule gestion administrative, générant de fait une insatisfaction du majeur.

Mes comptes de gestion sont vérifiés, le greffier me demande des précisions ; car non le juge ne prend pas chaque compte de gestion pour les contrôler. Ce travail est fait par le greffe du tribunal.

Je facture effectivement des frais de gestion qui sont calculés sur les revenus et le patrimoine des personnes au pro rata de ce qu’elles perçoivent. Sur les mesures dont j’assure la tenue, quelques unes ne reversent rien, la majorité contribuent à hauteur de plus ou moins 500 euros par an et une toute petite minorité versent au delà de 1000 euros. Les moyens des plus aisés compensent l’absence de moyens des plus démunis.

Le CNC n’est pas « donné ». J’ai payé une formation, passé 300 heures de cours théoriques puis 10 semaines de stages pratiques avant de soutenir un mémoire.
J’ai prêté serment.
Cette formation m’a donné les bases. J’assiste les tuteurs familiaux pour les soutenir dans les démarches, nous nous enrichissons mutuellement.

La mesure de protection est infligée aux majeurs protégés, elle le dessaisit de ses prérogatives sociales, de son sentiment de toute puissance dans lequel il méne la vie qu’il rêve. Que le tuteur soit de la famille ou un tiers, c’est une violence qui leur est faite..

Je ne cherche pas à me faire aimer.
Mais j’axe toute ma pratique professionnelle sur l’élaboration d’une relation de confiance et de respect. Je frappe aux portes des chambres et attend d’y être invité avant d’entrer pour les plus « communicants ». Je les appelle Monsieur ou Madame. J’explique réexplique…. Répète rerépéte (ah alzheimer quand tu nous tiens)

Mur des cons : soutien à Clément Weill-Raynal, signez la pétition

Publié le

Clément Weill-Raynal est ce journaliste de FR3 qui a filmé le « mur des cons » du syndicat de la magistrature, ce panneau sur lequel figuraient plusieurs personnalités affligées de remarques insultantes ainsi que les pères de deux jeunes filles violées et assassinées. Au lieu de recevoir le Pulitzer ou le prix Albert Londres pour cet acte de bravoure, Clément Weill-Raynal est accusé des pires turpitudes, cloué au pilori et convoqué en commission disciplinaire à la demande explicite de la direction de FR3 et à la demande implicite du syndicat SNJ-CGT dans son communiqué du 28 avril http://www.snj.fr/spip.php?article4777.

Toutes les vipères de gauche se ruent sur Weill-Raynal pour le décrédibiliser et faire oublier l’essentiel, le scandale qu’il a révélé. Moi je lui dis, merci !

Il me semble que toute personne sensée et honnête se serait fait un devoir et un honneur de dénoncer une telle preuve de la partialité de certains juges. Le véritable scandale est là, dans la partialité affichée de juges, pas dans la manière dont il a été révélé. Moi la première, si j’avais vu une telle infamie, je l’aurais dénoncée.

J’ai signé la pétition.http://www.causeur.fr/clement-weill-raynal-mur-cons,22357#

 

  • Texte de la pétition

Un syndicat qui représente 30% des magistrats, le Syndicat de la magistrature, a affiché dans ses locaux un “mur des cons”. Les personnes mises en cause sont des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes, des juges, pour l’essentiel classés à droite.
Figurent aussi sur ce “mur des cons” les parents de deux victimes de criminels récidivistes.
La divulgation de ce que ce syndicat qualifie de “blague de potaches” suscite une vaste indignation dans l’opinion et un doute, légitime, sur l’impartialité des juges adhérents du SM.
Mais cette question majeure risque aujourd’hui d’être occultée par un règlement de comptes interne à France Télévisions contre le journaliste qui a révélé l’existence de ce mur. Clément Weill-Raynal est aujourd’hui menacé de sanctions par sa direction à la demande du Syndicat National des Journalistes et de la CGT. Ces deux organisations veulent ainsi punir le chroniqueur judiciaire de France 3 d’avoir fait son travail et dévoilé un scandale concernant le Syndicat de la magistrature dont la CGT et le SNJ sont politiquement proches.
Nous demandons que cesse cette chasse à l’homme. Au nom de la liberté d’informer, nous soutenons Clément Weill-Raynal.

  • Signez la pétition

http://www.causeur.fr/clement-weill-raynal-mur-cons,22357#

  • Pour en savoir plus

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/04/30/radio-libertaire-defend-le-syndicat-de-la-magistrature-et-son-murs-des-cons/

…Mais le plus libertaire, c’est à dire le refus de l’Etat policier, restait à venir. L’oratrice aborda l’affaire du « mur des cons » avec la plus grande admiration pour le Syndicat de la magistrature grâce auquel les militants peuvent connaître leurs droits lorqu’ils sont pris dans des manifestations après avoir cassé en brandissant les drapeaux noir et rouge de la CNT.

A écouter cette dame, le syndicat de la magistrature aurait bien fait de composer son » mur des cons » qu’elle décrivit constitué essentiellement de personnalités de droite en omettant de dire que parmi ces portraits figuraient la photo de deux pères de victimes. et de poursuivre sur le caractère sacré d’un lieu privé et de maudire  le journaliste de droite qui avait enfreint la loi…laquelle est bonne pour tout le monde sauf les anars, leurs copains et leur raison de vivre, les opprimés comme les pauvres petits voleurs. Si, si elle l’a dit avec des accents à la Victor Hugo et Zola réunis…

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/04/25/murs-des-cons-la-partialite-de-juges-mise-en-evidence/

Toutes les vipères de gauche se ruent sur Weill-Raynal pour le décrédibiliser et faire oublier l’essentiel, le scandale qu’il a révélé. Moi je lui dis, merci !

Il me semble que toute personne sensée et honnête se serait fait un devoir et un honneur de dénoncer une telle preuve de la partialité de certains juges. Le véritable scandale est là, dans la partialité affichée de juges, pas dans la manière dont il a été révélé. Moi la première, si j’avais vu une telle infamie, je l’aurais dénoncée.

A voir les jugements iniques qui fleurissent, ce que dénonce « l’Institut pour la justice », on se doutait bien du manque d’objectivité de certains juges plus prompts à exonérer les délinquants et criminels qu’à rendre justice aux victimes. Maintenant, nous en avons la preuve avec l’affichage de photos de personnalités « mal » pensantes dans un local du syndicat de la magistrature qui regroupe environ 10% des magistrats.

Nous nous doutions bien de la partialité des juges qui font pencher la balance de la Justice du côté de l’idéologie de gauche qui soutient qu’il ne faut pas « stigmatiser » les délinquants et criminels, qu’il faut leur donner des chances de se réhabiliter en les relâchant dans la nature sans contrôle car la Justice française, peut-être la plus pauvre d’Europe, n’en a pas les moyens. Mais les juges de droite ne valent pas mieux, l’affaire du juge Courroye en est un exemple récent…

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/05/03/les-journalistes-sont-ils-de-gauche-a-90/

…Le travail du journaliste repose principalement sur son réseau d’influence. S’il n’adhère pas à la pensée dominante, il n’a plus accés à son réseau. Le journaliste doit être un brave petit soldat, le doigt sur la couture du pantalon qui, s’il ne suit pas les consignes de son rédacteur en chef, ne se verra plus confier de mission. La reconnaissance par ses pairs et le prestige font partie des objectifs incontournable de ses ambitions. S’il est free lance, il ne sera pas embauché et éprouvera des difficultés à obtenir des piges.

Le milieu journalistique est cruel et ne pardonne pas aux dissidents. Si la loi prévoit une clause de conscience, celui qui s’en réclame sera rejeté. Il n’y a rien de pire pour un journaliste qu’être désavoué par ses pairs. A contrario, quoi que face un journaliste politiquement correct, il sera soutenu mordicus par ses collègues, ce qu’on a pu observer avec l’affaire Enderlin. Il y avait des doutes sur son reportage (il nétait pas sur place) mais l’ensemble de la corporation  a fermé les yeux sur ce « détail » qu’il n’a pourtant jamais caché. Enderlin est le prototype du journaliste politiquement correct : juif mais antisioniste, à gauche, reconnu et mandaté par des médias prestigieux dont France 2 où il est grand reporter et correspondant permanent. http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Enderlin …

http://www.causeur.fr/aurelie-filippetti-mur-cons-weill-raynal,22318

…C’est pourquoi vous ne pouvez rester insensible à la chasse aux sourcières menée, au sein de France Télévisions, contre notre confrère Clément Weill-Raynal, journaliste en charge des affaires de justice au sein de la rédaction nationale de France 3. Celui-ci fait actuellement l’objet d’une procédure disciplinaire diligentée contre lui par la direction de la chaîne, à la demande du syndicat SNJ-CGT de France 3. Son crime ? Avoir, le 5 avril dernier, filmé avec son téléphone portable ce maintenant fameux «  mur des cons » installé dans ses locaux par le Syndicat de la magistrature. Ces images ont été diffusées sur le site d’information Atlantico, provoquant dans le pays une émotion justifiée, et une réprobation non moins justifiée des pratiques de cette organisation syndicale de magistrats, classée à gauche. Nombre de vos collègues du gouvernement, y compris la Garde des Sceaux, ont condamné ce manquement à la réserve et à la dignité de la part de magistrats à qui la nation confie la charge de juger tout le monde, y compris les « cons » cloués au pilori par les syndicalistes du SM….

http://www.causeur.fr/mur-des-cons-clement-weill-raynal,22308

« Le premier qui dit la vérité… ». On connaît la chanson et son refrain qui n’incite guère à la témérité. Dans l’affaire du « mur des cons », le coupable n’est pas un poète soviétique persécuté mais Clément Weill-Raynal, un journaliste de France 3 que son employeur s’apprête à sanctionner… pour avoir fait son travail ! Après le sermon du SNJ, qui nous amène à désespérer de l’action syndicale (si un syndicat refuse de défendre un membre de sa corporation, à quoi sert-il ?), la palme de la tartufferie revient à France 3.
La chaîne de télévision publique vient d’ouvrir une procédure disciplinaire à l’encontre de l’éditorialiste, avec menaces de lourdes sanctions et déclarations solennelles, le tout sur papier à en-tête. Car Weill-Raynal est coupable… d’avoir filmé une vérité qui dérange et ainsi montré ce que tout le monde savait. Qui peut bien ignorer que le Syndicat de la magistrature divise le monde en deux catégories : les belles âmes angéliques et les « cons » ? Pour comprendre le deux poids deux mesures de l’histoire, l’idéal est d’entendre le principal intéressé, victime d’un procès de Moscou en pleine dictature de la transparence. « Je suis tombé sur le “Mur des cons” le 3 avril dernier alors que je réalisais une interview de la présidente du Syndicat de la magistrature, Françoise Martres (…) Je ne pensais pas forcément [que ces images] pouvaient avoir un tel retentissement. C’est pourquoi je les ai montrées à un magistrat. Celui-ci m’en a demandé une copie. J’ai appris ensuite qu’il les avait transmises àAtlantico », explique-t-il à nos confrères d’Atlantico.

http://ripostelaique.com/mur-des-cons-je-signe-sans-hesiter-la-petition-en-faveur-de-clement-weill-raynal.html

…Dans cette affaire, un aspect chiffonne particulièrement l’ancien syndicaliste que je suis. La procédure disciplinaire intentée contre Clément Weill-Raynal n’est pas qu’un acte d’autoritarisme de la direction de France 3 ; elle est aussi et surtout une revendication des syndicalistes de la CGT et du SNJ. Qu’ils sont beaux ces syndicalistes qui demandent la peau d’un salarié, et qui préfèrent protéger les camarades-magistrats du SM plutôt que leur propre profession !

Nous autres, à Riposte Laïque, nous n’avons qu’une déception : celle de ne point figurer, du moins à notre connaissance, sur le Mur des Cons. Nul doute que des auteurs comme Pierre, Pascal, moi-même, inquiétés par la magistrature et/ou par des associations comme le MRAP (pour avoir, quant à moi, osé soutenir que les habitants des quartiers sensibles ne sont pas forcément pauvres, surtout lorsqu’ils sont violents), feraient des Cons tout désignés.

Voilà où mène l’inversion des valeurs. Si les victimes et ceux qui les soutiennent sont des Cons, cela veut dire alors que les racailles sont des modèles d’intelligence.  Cherchez l’erreur ! En ce qui me concerne, j’ai tendance à penser que les racailles sont, à leur façon , des prostituées du Système, ou, du moins, comme je l’écrivais récemment, ses fonctionnaires officieux…

  • La position du Syndicat national des journalistes

A la demande d’un lecteur (cf commentaires) je publie l’honorable déclaration du SNJ dont le contenu et les arguments ne vont pas rapprocher le public des médias. On ne peut pas faire confiance à des gens qui s’affirment aussi dépendants du pouvoir en place. La Connectrice.

Le SNJ s’élève contre le mauvais procès fait au Syndicat de la Magistrature http://www.snj.fr/spip.php?article4777

Diminuer police Syndicat de la Magistrature (SM) fait, à propos de l’affaire du « mur des cons », l’objet d’une attaque en règle qui concerne tout le mouvement syndical, et conduit le Syndicat National des Journalistes à prendre fermement position sur l’effervescence médiatique soulevée par ce non-événement.

Première organisation de la profession et initiateur de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes(1918/ 1938/2011), le SNJ rappelle que l’utilisation d’images volées dans un lieu privé, en l’occurence les locaux du SM, est contraire à la déontologie professionnelle la plus élémentaire. Conformément à cette charte, « un journaliste digne de ce nom (…) proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information« , et « n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée« .

Or, on ne peut que s’interroger sur l’intention qui sous-tend et la publication des photos de ce mur et le traitement qui en est fait dans la presse :
- Est-ce par hasard si cette affaire vise un syndicat dans une période extrêmement conflictuelle sur le plan social ?
- Est-ce par hasard si cette polémique vise un syndicat de magistrats dont les positions progressistes gênent souvent les pouvoirs en place ?
- Est-ce par hasard si on oublie de rappeler que cette pseudo-information a été produite par un site connu pour ses sympathies « conservatrices » ?
- Est-ce par hasard si on oublie que ces photos ont été exposées dans un lieu privé ?
- Est-ce par hasard si on oublie de rappeler que les magistrats ne sont soumis à une obligation de réserve que dans l’exercice de leur profession et sont pour le reste des citoyens à part entière ?
- Est-ce par hasard si on oublie de rappeler que ce qui se passe dans un local syndical ne regarde que les membres de ce syndicat ?
- Enfin, est-ce par hasard si cette affaire survient dans un temps judiciaire lourd d’affaire épineuses, du « cas Cahuzac » à la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, procédure contestée par l’ancien Président de la République ?

Le Syndicat National des Journalistes appelle tous les confrères à se poser les bonnes questions, à ne pas céder à la pression de la course à « l’audimat » et à refuser de participer à une manipulation de l’opinion qui flatte les pires instincts au mépris d’un traitement pondéré, équilibré et serein de l’information.

Face à une campagne qui vise à nier le respect de la stricte indépendance et de l’autonomie absolue du mouvement syndical, le Syndicat National des Journalistes apporte son plus total soutien au Syndicat de la Magistrature auquel est fait ce mauvais procès.

Paris, le dimanche 28 avril 2013

Institut pour la justice : Un manuel pour demander l’application de la loi

Publié le

Cher lecteur,

Je ne sais pas si vous parlez souvent, en public, de votre soutien à l’Institut pour la Justice. Pour ma part, j’avoue que je préfère parfois rester prudente, y compris en famille.

Car il faut bien reconnaître une chose, aujourd’hui, si vous vous investissez au côté des prisonniers, vous serez bien vu par tout le monde. On dira de vous que vous êtes une personne généreuse.

Mais si vous vous battez pour les victimes, c’est autre chose. On est facilement taxé d’alimenter la « soif de vengeance ». Même le simple fait de demander qu’un coupable soit sanctionné peut être assimilé à une attitude « répressive », voire « populiste ».

C’est pour vous éviter cette situation que nous avons préparé un manuel, avec tous les chiffres et arguments pour répondre aux personnes qui pensent que vous êtes animé par de mauvais sentiments lorsque vous vous mobilisez à nos côtés pour la défense de la Justice.

Car il faut bien comprendre ceci. C’est en général en toute bonne foi que les gens imaginent que notre arsenal « répressif » est suffisant.

Tous les jours, les gens entendent des experts leur expliquer que le crime a toujours existé, et que le risque zéro n’existe pas. Des documentaires passent à la télévision, où il est présenté comme une évidence que la prison est une école du crime, et qu’y envoyer les jeunes délinquants ne fait qu’augmenter la récidive. Des politiciens se succèdent dans les médias pour expliquer qu’il est « populiste » d’accuser les juges de laxisme et que la France mène une politique du « tout carcéral » et n’investit pas assez dans la « prévention ».

Ces discours sont omniprésents dans les grands journaux, dans les universités françaises et dans les syndicats de magistrats.

Et pourtant, une vraie connaissance de la réalité judiciaire, de la criminologie, et des statistiques de la délinquance en France, montre que ces idées ne correspondent en rien à la réalité.

Mais encore faut-il prendre un peu de temps pour s’informer. L’avantage est que, une fois que vous avez les vrais chiffres, vous n’avez plus rien à craindre. Ce sont au contraire vos interlocuteurs qui se sentent bien bêtes d’avoir été manipulés par les médias et les faux experts. Et c’est pourquoi nous avons publié ce manuel. Je vous recommande de vous le procurer au plus vite.

Savez-vous, par exemple, que le nombre de places de prison par habitant en France est inférieur de près de moitié à celui de l’Union européenne ? La ministre Christiane Taubira, qui justifie ses réformes laxistes par la nécessité de « sortir de la politique du tout carcéral », abuse donc tout simplement de l’ignorance de nos concitoyens à ce sujet.

Savez-vous qu’une toute petite minorité de criminels « suractifs » est responsable de 80 % des vols et des violences ? Les incarcérer permettrait de diviser par cinq ces délits et crimes sur notre territoire. Les « experts » qui affirment qu’il n’existe pas de solution à l’insécurité sont donc dans le déni de réalité.

Savez-vous que si les « suicides en prison » paraissent si nombreux, c’est parce que la presse passe presque systématiquement sous silence les cas, beaucoup plus courants, où ce sont les victimes qui mettent fin à leur jours : femmes violées, parents d’enfants assassinés, commerçants agressés, adolescents rackettés et harcelés ?

Savez-vous que la dissuasion – la fameuse peur du gendarme – est tout sauf une illusion ? Lorsque les policiers municipaux se sont mis en grève à Montréal en 1969, des délinquants se sont massivement rendus au centre-ville pour dévaliser les commerces, multipliant par quatre les vols habituellement commis. Avec la fin de la grève, la situation est redevenue normale. Il est donc faux de dire que remplacer les policiers par des assistantes sociales est plus efficace pour lutter contre la délinquance.

Tout cela, vous pourrez l’expliquer à votre entourage avec des mots qui portent lorsque vous aurez en main notre manuel. Il s’intitule « Quand la justice crée l’insécurité », et il a été publié aux éditions Fayard. C’est également unexcellent cadeau à offrir à toutes les personnes qui vous entourent, et qui doutent de l’urgence absolue d’une justice plus ferme en France.

Vous y trouverez, de plus, de nombreuses histoires réelles, qui cloueront définitivement le bec à tous les prétentieux qui, d’un air narquois, vous expliquent que vous « manquez d’humanisme » lorsque vous vous scandalisez, avec nous, de l’indulgence dont bénéficient les criminels en France.

Vous aurez la preuve concrète que les idées que vous défendez avec l’Institut pour la Justice correspondent à l’intérêt général, au bien commun, et que c’est bien vous qui êtes du côté de l’humanisme et de la générosité bien comprise.

Enfin, vous l’aurez compris, acheter ce livre est un bon moyen de soutenir notre association et de contribuer à la diffusion de ses idées. Les droits d’auteur nous seront reversés. S’il ne vous plaît pas, il vous suffira de nous le renvoyer et nous vous rembourserons.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire.

Si vous le souhaitez, cliquez ici pour commander.

Avec tous mes remerciements,

PS : quelques témoignages sur le livre « Quand la justice crée l’insécurité ».

« Le grand livre qu’attendaient tous ceux que la justice passionne. Il pourfend, avec talent et pertinence, un certain nombre d’idées reçues touchant au « compassionnellement correct » et propose, pour demain, une vision et des pratiques novatrices. »

Philippe Bilger, ancien avocat général près la Cour d’appel de Paris

« Un réquisitoire clinique et implacable contre les dogmes qui ont dévoyé notre système judiciaire »

Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris

« M. Xavier Bébin démontre magistralement la perversion de notre système pénal, oublieux de son rôle de protection de la société et indifférent aux victimes. Ce livre salutaire prouve que l’humanisme n’est pas là où l’on voudrait nous le faire croire »

Jean-Claude Magendie, ancien président de la Cour d’appel de Paris

« En matière criminelle, on est trop souvent interpellé par les incantations, les imprécations ou les lamentations. Le débat mérite mieux. On peut partager ou critiquer les analyses de Xavier Bebin. Mais il faut lire ce livre pour construire enfin le dispositif équilibré entre prévention, dissuasion et sanction adaptée que méritent les citoyens. »

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, New York et Beijing

« Un ouvrage courageux, qui défend de façon rigoureuse une politique pénale du bon sens, loin des idéologies abstraites et préconçues »

Jean Pradel, professeur émérite des Universités, ancien juge d’instruction

« A partir d’exemples concrets, dans un style vif et accessible, cet excellent livre décrit les dérives d’un système judiciaire à bout de souffle. »

Olivier Foll, ancien directeur de la police judiciaire de Paris

« Tout est vrai dans cet ouvrage remarquable qui nous ramène du fantasmagorique au pragmatique, de l’angélisme au trivial, du dogmatisme idéologique à la pratique du réel ».

Michel Bénézech, psychiatre, légiste, expert judiciaire honoraire et professeur associé des Universités

« Un plaidoyer étayé par des exemples frappants et une solide connaissance de la criminologie. »

Maurice Cusson, criminologue, professeur émérite à l’Ecole de criminologie de l’Université de Montréal

Institut pour la Justice – 140 bis, rue de Rennes – 75006 Paris
www.institutpourlajustice.org – www.publications-justice.fr

La dignité de Gbagbo, c’est aussi la mienne et la votre

Publié le

Gbagbo doit être jugé normalement pour les fautes, les délits et les crimes qu’il a commis. La justice doit passer dans les règles, que ce soit en Côte d’Ivoire ou auprès du Tribunal international. Mais la justice, ce n’est pas la vengeance et humilier un être humain n’a rien à voir avec la justice. Au contraire, c’est un déni de justice car l’humiliation est l’expression de sentiments qui, par définition, n’obéissent à aucune règle citoyenne, civique ou sociale.

Je le disais déjà dans un article précédent,

https://laconnectrice.wordpress.com/2011/04/12/gbagbo-le-chretien-et-ouattara-le-musulman/

j’ai eu mal à ma dignité et à mon humanité en voyant Laurent et Simone Gbagbo humiliés publiquement, violés dans l’intimité de leur vie personnelle et de leur souffrance. Ce n’est pas que je les plaigne, ni que je compatisse à leur souffrance qui est la résultante de la responsabilité qu’ils ont prise en s’accrochant à un pouvoir que le résultat des élections leur avait retiré. Ils se sont comportés en dictateurs conduisant leur pays au chaos, à la guerre civile et à l’humiliation de leur peuple. Des centaines, peut-être des milliers d’Ivoiriens ont péri du fait de l’obstination de Gbagbo à rester accroché à une présidence qu’il prenait pour son royaume. Gbagbo n’a aucune excuse et les faits suffisent à le juger avec les outils de la justice.

Alors pourquoi laisser les sentiments intervenir dans une affaire qui relève clairement de la justice avec des éléments de preuves irréfutables sur la culpabilité de Gbagbo ?

Les militaires qui ont permis aux journalistes de filmer la misère humaine, la souffrance pathétique et pitoyable de Gbagbo et de son épouse se sont mis au même niveau que les exactions de Gbagbo. Ils ne valent pas mieux et on peut les imaginer capables des mêmes méfaits. Ils ont eu la chance d’être dans le camp du vainqueur mais ils nous font douter de leur humanité et craindre pour le futur.

La dignité est inséparable de l’humanité. C’est une affaire globale qui touche à la spécificité de l’être humain. C’est la reconnaissance des efforts que font les êtres humains pour se tenir debout, pour agir sur leur environnement, pour améliorer leur existence, pour conjuguer les forces des uns et des autres afin de vivre ensemble dans le plaisir et le bonheur. La dignité, c’est le respect de tout ce qu’il y a d’unique et d’exceptionnel dans l’humanité. La dignité, c’est l’amour du potentiel qui git dans chaque être à sa naissance et qui pourra se développer harmonieusement si cette dignité est entretenue et respectée tout au long de sa vie.

La dignité est à l’humanité ce que l’oxygène est à la vie.

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