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Archives de Tag: Khatia Buniatishvili

De la douceur dans ce monde de brutes. Khatia Buniatishvili, beauté, allégresse, liberté et charisme

L’année dernière le magazine Slate  

publiait un article sur le nouveau look des musiciennes qui ont troqué la robe longue et le noir contre des tenues mettant en valeur leur silhouette, leur gestuelle et leur expression personnelle. Finies les redingotes noires et la stature figée des musiciens hommes qui, quels que soient leur talent et leur virtuosité contenaient leurs émotions dans un carcan.

Je viens d’assister à un concert du turc Fazil Say qui, quoique vêtu de noir, offre au public une gestuelle des mains, ou plus exactement de la main libre, gracieuse et touchante. L’expressivité de l’artiste semble devenir une mode dont on ne peut que se réjouir.

On ne peut confondre l’expressivité de Glenn Gould, vraisemblablement autiste Asperger, qui interprétait Bach avec mimiques, borborygmes et maniérisme des mains, expressions non  destinées au public et plutôt proches d’une respiration très personnelle. Rien à voir avec un Fazil Say ou une Khatia Buniatishvili qui s’adressent au public par leur jeu autant que par tous les pores de leur âme.

Assistant à un concert donné par Arthur Rubinstein, j’avais été frappé par sa position, droit comme un I devant le clavier où couraient ses doigts agiles pour nous restituer le meilleur de Frédéric Chopin. A l’époque, je n’aurais pas imaginé que l’on pu jouer autrement et Arthur me ravissait. Mon dernier souvenir ému du petit homme est sa réception à la Sorbonne en 1979 (j’en ai oublié le motif), tant de force et de talent dans un si petit corps…Je me demande ce qu’il aurait pensé de Khatia…

Khatia Buniatishvili excelle dans l’expression sensuelle de tout son corps, son visage compris, tandis que ses doigts courent sur le clavier avec autant de grâce que son sourire.  Ses doigts apparaissent courts et potelés pour s’articuler sue les touches du piano avec douceur et souplesse surprenantes pour une telle dextérité. Elle donne l’impression de jouer sans effort alors que l’exercice du piano est un véritable sport qui exige une grande force physique des qualités habituellement louées chez les hommes comme Claude Mann. Tandis que Khatia balade ses doigts sur le clavier, son visage s’illumine et se couvre au rythme du balancement de ses boucles brunes secouées par la passion de la musique qu’elle interprète.

Dans la vidéo ci-dessous, Khatia porte une robe bustier qui permet de suivre sa gestuelle du sommet de sa tête à l’extrémité de ses doigts et, selon la prise de vue, elle donne l’impression d’être nue au milieu d’un orchestre où ne brillent que le vernis des instruments à corde et le métal des instruments à vent.

Vous l’avez compris, je suis ensorcelée par Khatia Buniatishvili 😉

La Connectrice

 

 

Zubin Mehta with Khatia Buniatishvili – Schumann: Piano Concerto in A Minor, Op. 54

Ajoutée le 18 sept. 2017

S’ABONNER 153 K
Full concert here: http://bit.ly/Tsinandali2017Festival Subscribe to our channel for more videos http://ow.ly/ugONZ Robert Schumann: Piano Concerto in A Minor, Op. 54 Khatia Buniatishvili: Pianist Israel Philharmonic Orchestra Zubin Mehta: Conductor Concert recorded at Tsinandali (Georgia), the september 14, 2017 at 17:00. © Tsinandali Festival Follow medici.tv on: | Facebook : https://www.facebook.com/medicitv | Twitter : https://twitter.com/medicitv | Instagram : https://www.instagram.com/medici.tv/ Dive into the heart of classical music with medici.tv! Get closer than ever to the artists you love and have an unforgettable experience with 100+ live webcasts each year and 1,800+ videos. A rare and exclusive selection of concerts, ballets, operas, documentaries, master classes, behind-the-scenes and interviews!

MOINS

Khatia Buniatishvili Un Violon sur le sable Royan 2017

589 782 vues

Ajoutée le 27 août 2017

S’ABONNER 2,4 K
Rachmaninov – Piano Concerto No.2 (Adagio sostenuto) Orchestre Un Violon sur le sable Direction Jérôme Pillement

 

 

F. Liszt – « Ständchen » Piano Transcriptions After Schubert – Khatia Buniatishvili

2 452 490 vues

Ajoutée le 15 oct. 2015

S’ABONNER 9,9 K
Khatia Buniatishvili, piano.

MOINS

#CàVous

Khatia Buniatishvili, rockstar du piano – C à vous – 15/04/2016

203 378 vues à partir de 7.04

Ajoutée le 15 avr. 2016

S’ABONNER 215 K
En compagnie de chroniqueurs, Anne Sophie Lapix donne la parole à ses invités pour décrypter et analyser l’actualité. Plus de coulisses, de photos, d’infos, d’échanges, de Live-Tweet, de videos, de #CàVous sur : – Facebook : https://www.facebook.com/cavousf5/ – Twitter : @cavousf5 – Instagram : @c_a_vous – Snapchat : snapcavous

Humanité, musique et communication. Renaud Capuçon et Khatia Buniatishvili

Publié le

Renaud Capuçon & Khatia Buniatishvili: Grieg, Sonata for Violin and Piano No.3 (from the album: Franck, Grieg, Dvořák)

Ecoutez le violoniste et la pianiste raconter comment et pourquoi ils apprécient de jouer ensemble et partagent les joies de l’interprétation commune de courtes pièce Franck, Grieg et  Dvorak

« On se parle, on dialogue ensemble Bien sûr qu’on est de pays différents, qu’on est d’éducation différente mais ce qui est formidable et assez incroyable en musique c’est justement qu’un homme et une femme de deux pays différents de deux personnalités différentes arrivent à correspondre comme une seule personne dans l’interprétation d’une oeuvre …dans la même direction, de donner aux notes le même sens ».

Partout dans le monde et à travers les âges, la musique a réuni des gens différents que la politique avait séparés ou monté les uns contre les autres.

Un exemple fameux est celui des musiciens juifs chassés d’Europe par l’antisémitisme à partir des années 30 qui ont découvert les musiciens noirs de Harlem repoussés dans les ghettos par les blancs. Les juifs de formation classique ont été enthousiasmés par la musique « nègre », de la musique avant tout. Benny Goodman a été le premier chef d’orchestre à intégrer des musiciens noirs dans sa formation qui connut un énorme succés et fit connaître ainsi la musique des ghettos.

C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet.

En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent levibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).

« 

Benny Goodman, clarinet; Lionel Hampton, vibes; Teddy Wilson, piano; Gene Krupa, drums. With George Duvivier on bass. Hey, that Lionel Hampton’s gotta be the King of Swing!

La musique est un merveilleux moyen de réunir les humains en leur donnant envie de faire la paix. C’est la démarche de Daniel Barenboïm qui rassemble des musiciens palestiniens et israéliens.http://www.danielbarenboim.com/journal/wagner-israel-and-the-palestinians.html

http://fr.timesofisrael.com/daniel-barenboim-veut-promouvoir-la-paix-au-proche-orient/

Le son donne une énergie extraordinaire, c’est un peu comme le soleil

joutée le 17 juil. 2012

Depuis 1942, la vie de Daniel Barenboim est un véritable roman dont le présent chapitre s’intitule West Eastern Divan Orchestra. A la tête de cette formation symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, le chef d’orchestre et pianiste livre ses idées politiques mais aussi musicales. Rencontre.

Les années ont beau défiler, le rythme de Daniel Barenboim n’est pas prêt de baisser… A l’aube de ses 70 ans qu’il fêtera le 15 novembre prochain, le chef d’orchestre et pianiste aux quatre passeports — argentin, israélien, espagnol et palestinien — n’a jamais été aussi actif, au disque comme à la scène. Au cœur de cette intense activité où l’on trouve tout de même la direction musicale du Staatsoper et de la Staatskapelle de Berlin mais aussi celle de la Scala de Milan, un projet semble l’habiter plus que tous les autres : le West Eastern Divan Orchestra qu’il a fondé en 1999 avec Edward Saïd, intellectuel palestino-américain disparu en 2003. A la tête de cette formation ô combien symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, originaires notamment d’Israël, de Syrie, du Liban, d’Égypte et de Jordanie, Barenboim parcourt le monde et enchaine les enregistrements dont une récente intégrale des symphonies de Beethoven chez Decca. Mais derrière le message de paix et de dialogue véhiculé par cette phalange atypique, le maestro s’applique à offrir un véritable projet musical. Pour celui qui donna son premier récital dans sa ville natale de Buenos Aires à seulement 7 ans, croisa la route des plus illustres musiciens du XXe siècle (Furtwängler, Rubinstein, Fischer, Markevitch, Klemperer, Boulez, Messiaen, Nadia Boulanger…) et visita un grand nombre de répertoires (Mozart, Brahms, Mendelssohn, Chopin, Tchaïkovski, Schubert, Bruckner, Schumann, Wagner, Mahler, Villa-Lobos, Bach, Albéniz, Debussy, Messiaen, Strauss, Liszt, Saint-Saëns, Fauré, Verdi, Bartók…), cette aventure est un moyen supplémentaire de vivre pleinement son oxygène à lui : la musique. Le 13 juillet, deux heures avant de monter sur scène pour diriger ce West Eastern Divan Orchestra dans la Neuvième de Beethoven dans le cadre lui aussi symbolique des jardins du Château de Versailles (la pluie diluvienne aura raison d’un concert finalement annulé), Daniel Barenboim revient sur ce que lui apporte son jeune ensemble mais aussi les origines de la verve, de l’envie et de l’énergie qui l’habitent toujours en 2012.

Propos recueillis par Marc Zisman

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