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Archives de Tag: laïcité

Beyrouth illumine le sapin de Noël quand la France souhaite l’éteindre

Alors que des voix s’élèvent en France contre la tradition de Noël au nom du détournement de la laïcité, Beyrouth vient d’illuminer un gigantesque sapin de Noël sur sa place centrale, la place des Martyrs. Quel courage pour un pays sous la coupe du hezbollah !

 

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https://fr.news.yahoo.com/beyrouth-illumine-son-sapin-no%C3%ABl-113000094.html

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https://www.lepoint.fr/video/beyrouth-illumine-son-sapin-de-noel-04-12-2018-2276434_738.php

Noël exceptionnel au Liban

https://www.konbini.com/fr/tendances-2/pourquoi-le-noel-au-liban-est-exceptionnel/

(article publié en 2016 toujours valable)

4. Le Liban est le seul pays arabe où 30 % de la population est chrétienne

Même si il n’y a pas eu de recensement de la population depuis 1932, on estime généralement que les chrétiens représentent environ un tiers de la population libanaise. Ces chrétiens d’Orient se répartissent en onze Églises différentes. La majorité appartient à l’Église maronite, mais il y a aussi des orthodoxes, des catholiques, des arméniens, des syriaques, des chaldéens, des assyriens et même des protestants ! Pas toujours facile de s’y retrouver…

Contrairement aux autres pays de la région, les chrétiens sont largement représentés en politique. La constitution libanaise, qui répartit le pouvoir suivant des quotas confessionnels, leur réserve la présidence de la République, le commandement de l’armée et 64 sièges sur 128 au Parlement.

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5. Les musulmans aussi participent à la fête

Noël a beau être la fête chrétienne par excellence, au Liban les musulmans y participent aussi : c’est l’occasion de décorer les maisons et les rues, d’offrir des cadeaux, de faire un bon repas. Vous me direz, globalisation, société de consommation et père Noël Coca-Cola obligent, mais pas seulement. En Islam, Jésus est considéré comme un prophète, il n’est donc pas mal vu de célébrer sa naissance.

De même, durant le mois du Ramadan, il n’est pas rare de voir des chrétiens être invités à l’iftar, le repas qui interrompt le jeûne des musulmans à la tombée de la nuit. Dans un pays où 18 confessions religieuses sont officiellement reconnues, il est important de montrer qu’on sait se réjouir pour la fête de l’autre.

6. La cuisine libanaise

D’ordinaire, la cuisine libanaise c’est déjà des centaines de mezzés, ces petits plats dont les plus connus sont le houmous et le taboulé, qu’on dévore jusqu’à plus faim au restaurant.

Mais à Noël, on dîne en famille et c’est donc l’occasion de déguster des plats plus rares : des feuilles de vignes fourrées à la viande et mijotées avec des côtelettes d’agneau, ou bien un poulet au riz aux sept épices servi avec des amandes. Pour le dessert, les Libanais préparent le meghlé, une crème à la cannelle. Habituellement servi pour célébrer la naissance d’un bébé, on le déguste à Noël pour symboliser la venue au monde de l’Enfant Jésus.

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7. Solidarité avec les réfugiés

Le Liban est le pays qui a la plus forte densité de réfugiés au monde : environ un habitant sur trois est un réfugié. Parmi les nationalités les plus représentées, on compte environ 1,5 million de Syriens, 450 000 Palestiniens et 18 000 Irakiens. Plus de 90 % d’entre eux sont musulmans sunnites, mais il y a aussi des chrétiens.

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Noël, grande fête des cadeaux et des retrouvailles, est un jour de solidarité très important entre les Libanais et leurs voisins réfugiés. Les Églises et les ONG comme Kahwit Al Franj, Sawa for Development and Aid ou encore SOS Villages d’Enfants organisent des distributions de vêtements, de repas et de cadeaux pour les plus démunis.

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8. Les chants de Noël

Au Liban, le mois de décembre est l’occasion de passer des chants de Noël à fond dans les rues. À fond. Dans certains quartiers chrétiens de Beyrouth, comme Furn el Chebbak, des haut-parleurs sont placés sur les côtés de la rue principale et crachent toute la journée une bouillie sonore arabo-franco-anglophone. Tant pis si les habitants du coin ont mal au crâne, l’esprit de Noël est dans les baffles.

Mais qui dit musique de Noël à la libanaise, dit aussi de grandes voix, comme celle de Fayrouz (l’une des plus grandes stars du monde arabe). L’artiste interprète des chants de Noël comme « Douce nuit », « Sainte nuit » ou « Jingle bells » en arabe et en syriaque (une langue utilisée pour certaines messes).

9. On chausse les skis

Pour ceux qui pensent encore qu’ils vont trouver des déserts de sable et les chameaux au Liban, raté. Ici c’est plutôt montagne et même sports d’hiver ! À partir du mois de décembre, les sommets se couvrent d’une épaisse couche de neige et les Libanais chaussent les skis. Il fait souvent très beau, ce qui permet de dévaler les pistes en T-shirt tout en regardant la Méditerranée.

Les stations les plus connues sont celles de Faraya-Mzaar, à environ une heure de route de Beyrouth, mais il y en a d’autres plus au nord, dans la réserve naturelle du Chouf. Et après le sport, la récompense : comme chez nous, les soirées à la montagne sont agrémentées de vin chaud et de fromage fondu.

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10. Quand c’est fini, y en a encore !

Pour ceux qui auraient raté le coche, il est toujours temps de se rattraper car au Liban on fête Noël deux fois. En effet, tandis que la grande majorité des chrétiens du monde célèbrent la naissance de Jésus le 25 décembre, l’Église arménienne considère que la naissance a en fait eu lieu le même jour que l’Épiphanie (lorsque les Rois mages ont offert leurs présents à Jésus), soit le 6 janvier.

Du coup, les Arméniens du Liban fêtent Noël dix jours plus tard que les autres chrétiens. L’occasion d’aller se balader dans le quartier de Bourj Hammoud, à la lisière de Beyrouth, et de goûter aux spécialités locales.

Un reportage de Chloé Domat, édité par Rachid Majdoub.

Burkini. Catherine Kintzler : ce n’est pas une question de laïcité, c’est politique

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Cet entretien avec la philosophe Catherine Kintzler est d’autant plus intéressant qu’elle met des mots précis sur une situation déplorable. Elle nous donne les mots pour le dire comme : héroïsme social, signalétique ségrégationniste, totalitarisme féroce, communautarisme politique, banalisation du totalitarisme islamique, islamo-totalitaire et même « fausse question laïque ».

Dans une langue simple, accessible à toutes et à tous, Catherine Kintzler nous donne des idées claires pour répondre aux arguments répétés des collabos de l’islamisation de la France dont les femmes sont les premières victimes; Le burkini, c’est un test politique sur le dos des femmes dont on connait le niveau de respect auquel elles ont le droit dans les dictatures musulmanes.

Il serait temps pour toutes les féministes du monde de s’allier contre notre ennemi commun : l’islam politique qui ne cesse de gagner du terrain en manipulant les femmes.

La Connectrice

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal». Catherine Kintzler

Le Conseil d’Etat a suspendu ce vendredi un arrêté «anti-burkini». Pour Catherine Kintzler, il ne s’agit pas d’une question juridique liée à la laïcité, mais d’une question davantage politique liée à l’acceptation (ou non) du communautarisme islamiste.


Philosophe, spécialiste de la laïcité, Catherine Kintzler est professeur émérite de l’Université Lille-III et vice-présidente de la Société française de philosophie. Elle est notamment l’auteur de Penser la laïcité (éd. Minerve, 2015) et anime le site internet Mezetulle.


 SUSPENDU CE VENDREDI PAR LE CONSEIL D’ETAT, L’UN DES ARRÊTÉS «ANTIBURKINI» PORTAIT SUR L’INTERDICTION DE L’ACCÈS À LA BAIGNADE «À TOUTE PERSONNE NE DISPOSANT PAS D’UNE TENUE CORRECTE, RESPECTUEUSE DES BONNES MŒURS ET DU PRINCIPE DE LAÏCITÉ». SI LE BURKINI POSE VRAIMENT UN PROBLÈME DE LAÏCITÉ, FAUT-IL INTERDIRE ÉGALEMENT LES SOUTANES OU LES KIPPAS?

CATHERINE KINTZLER. – Je ne suis pas juriste, mais tout le monde sait que le principe de laïcité au sens strict vaut pour ce qu’il est convenu d’appeler «la sphère publique». Par exemple, un fonctionnaire ne peut pas porter un signe religieux lorsqu’il est en fonction, un local administratif ne peut afficher aucun signe religieux, un magistrat ne peut pas invoquer un motif religieux dans ses interventions publiques. En 2004, devant les nombreux problèmes posés par des affichages très visibles et générateurs de conflits, la loi a étendu l’exigence de neutralité aux élèves de l’école publique en leur interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements – on pourrait d’ailleurs penser à le faire à l’université dans les situations d’enseignement, comme l’avait suggéré le naguère le HCI.

Qu’on ait affaire à une « fausse question laïque » ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème.

Mais dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, etc.), l’expression des opinions est libre, dans le cadre du droit commun. Donc, je pense que le port du «burkini» sur une plage publique, pas plus que celui d’une soutane ou d’une kippa dans la rue, ne relève d’une question de laïcité: c’est une fausse question laïque. D’ailleurs en 2010, l’interdiction du port de la cagoule dans ces espaces n’est pas fondée sur la laïcité, mais sur un motif de sécurité publique. En revanche, qu’on ait affaire ici à une «fausse question laïque» ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème, ni qu’il soit anecdotique.

LE BURKINI N’EST-IL PAS LE SIGNE EN REVANCHE D’UN COMMUNAUTARISME GRANDISSANT AU SEIN DE LA NATION FRANÇAISE?

Quand on parle de communautarisme, il faut préciser les choses. Toutes sortes de communautés peuvent s’assembler en république et bénéficier de la législation sur les associations. Le communautarisme social commence lorsqu’un groupe considère qu’il y a obligation d’appartenance, fait pression sur ceux qu’il considère comme «les siens», leur rend la vie impossible s’ils n’adoptent pas une manière de vivre, de se présenter, de parler, de manger, etc. Sur ce terrain, s’installe le communautarisme politique, qui consiste à réclamer des droits et des devoirs spécifiques à tel ou tel groupe.

Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme.

Le port du «burkini», à l’évidence, relève du communautarisme: c’est une tentative de stigmatisation envers toutes celles qui, de confession musulmane, le refusent et refusent le port du voile, refusent l’uniformisation de leur vie.

Faut-il en conclure que le communautarisme a le vent en poupe en France? Je pense l’inverse. Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme. Les réactions très vives au sujet de cette signalétique ségrégationniste montrent pour le moins un malaise à son égard. Nos concitoyens sont extrêmement sensibles à l’attitude communautariste, on l’a vu notamment lors du grand rassemblement du 11 janvier 2015. Ce seuil de sensibilité, loin d’être une forme d’intolérance, est au contraire le signe que nous sommes très attachés à l’unité de la nation, à l’égalité des droits et des devoirs. En France la fraternité vaut entre des individus libres et égaux et non entre des communautés dont certaines pratiquent la ségrégation et l’inégalité.

On a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste.

D’autre part, il ne suffit pas de ramener le port du «burkini» à un simple geste communautariste au sens social. Cela va bien plus loin et touche le domaine politique: un jalon s’ajoute à tous ceux posés par une version ultra-réactionnaire et totalitaire de l’islam politique depuis une quarantaine d’années. La forte coïncidence chronologique avec les attentats tragiques de ces derniers mois – et tout particulièrement le massacre du 14 juillet à Nice – le situe comme une provocation politique. Laurence Rossignol a raison de parler d’un «étendard»: on est bien au-delà du moment d’expression religieuse! Ce qui compte ici n’est pas un événement isolé, mais la série, sa continuité et sa cohérence. Une fois de plus, dans un contexte aggravé, on a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste. Ce «burkini» est très récent, personne ne s’y trompe – on se demande même ce que les islamo-totalitaires vont encore inventer pour pourrir la vie des gens.

LE BURKINI N’EST-IL PAS ÉGALEMENT UNE GAGEURE VIS-À-VIS DES FEMMES? NE PORTE-T-IL PAS ATTEINTE À L’ÉGALITÉ DE L’HOMME ET DE LA FEMME? EN MÊME TEMPS, QUE RÉPONDRE À L’ARGUMENT «LIBÉRAL» DES FEMMES QUI RAPPELLENT QU’ELLE LE PORTE LIBREMENT?

La banalisation du totalitarisme islamiste s’affirme le plus souvent par un contrôle du corps des femmes, par l’accoutumance insidieuse à une forme de «moralité» qui se présente comme quelque chose d’ordinaire, de «normal» et qui de ce fait tend à particulariser et à montrer du doigt celles qui ne s’y plient pas… Cette férocité est véritablement obscène: elle est une forme d’assignation, de harcèlement. Il ne faut pas inverser les choses: ce sont les femmes de culture musulmane refusant cette uniformisation étouffante qui subissent la stigmatisation. Et au-delà d’elles, par elles, toutes les femmes sont visées.

QUE FAIRE SI LES INTERDICTIONS DE BURKINI NE SONT PAS UNE SOLUTION? EST-CE UN COMBAT DE NATURE QUASI-IDÉOLOGIQUE QU’IL FAUT MENER?

Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée. Ce combat implique un devoir de réprobation publique.

Le motif de trouble avéré à l’ordre public peut parfois être avancé, mais cela ne peut être que ponctuel et temporaire. Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée.

Je pense que ce combat implique un devoir de réprobation publique, dans le cadre et les limites du droit commun bien sûr. Minimiser ces accoutrements revient à les soutenir, contribue à les imposer, à les rendre ordinaires, et donc à accoutumer un totalitarisme. Non, il faut que cela reste extra-ordinaire. Faire en sorte que la manifestation publique de ces marquages soit soulignée, questionnée, critiquée, expliquée dans sa signification politique. Faire en sorte que cela ne soit pas inclus dans le paysage, que ces affichages restent «remarquables» et remarqués. On peut les tolérer et exprimer sa réprobation en disant toute l’horreur qu’ils inspirent. La loi ne les interdit pas: mais ce n’est pas pour cela qu’ils doivent devenir une norme.

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal».

Source :©  Le Figaro Premium – Burkini au Conseil d’Etat : le problème n’est pas la laïcité, mais l’islamisme

Burkini et féminisme

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DÉBATS Burkini : non, ce n’est pas un faux problème !

Certain-e-s y compris se revendiquant du féminisme, s’indignent que cet été la question du burkini ait occupé l’actualité et même mobilisé le premier ministre. La France avec ses arrêtés d’interdiction serait la risée de nos voisins européens tout autant que des Américains et des Canadiens, habitués aux accommodements déraisonnables.

Il y a quelque 3,5 millions de chômeurs et tout ce qu’on trouve à faire c’est de s’écharper à propos d’un morceau de tissu porté par quelques femmes sur les plages ?

Ceux qui tiennent ces propos se refusent à reconnaître que le port du burkini, comme le voile sous quelle que forme que ce soit, s’inscrit dans une stratégie consistant à banaliser l’injonction politico-religieuse faite aux femmes de se rendre « invisibles » dans l’espace public, tout en arborant un symbole qui marque leur différence avec la citoyenne lambda.

Il suffit de jeter un regard en arrière pour constater que les promoteurs de cette stratégie ont petit à petit avancé leurs pions, et que la classe politique, médiatique, et intellectuelle a le plus souvent réagi sur le ton de la tolérance compassionnelle, sans oser analyser ouvertement la signification d’un symbole de ségrégation sexuelle contraire aux valeurs de la République.

En 1989, éclatait l’affaire des voilées du Lycée de Creil. Il existait à l’époque un bulletin d’information « Paris Féministe » qui se saisira du sujet dans son numéro de novembre-décembre 1989 avec pour titre « Calamity Hidjeb ». Tout un programme ! En introduction des nombreux textes écrits par les féministes, mais non repris par les médias. Le slogan était clair et clairvoyant « Ne tchador pas, tu vas te réveiller bâillonnée ». Parmi ces textes le nôtre n’a pas pris une ride : « Le voile pose une condition à la liberté de circuler des femmes. L’accepter au nom de la liberté religieuse c’est comme amputer une autre liberté fondamentale, celle des femmes ». et nous ajoutions «  Il est clair que si le port du voile était toléré, cela constituerait un désaveu à l’égard des jeunes filles et des familles qui osent contester cet aspect de la tradition ».

Plus de dix ans de polémiques autour de la bataille sur le voile à l’école, avec finalement un remarquable discours de Chirac du 17 décembre 2003 :« La République s’opposera à tout ce qui sépare, tout ce qui retranche, tout ce qui exclut ! La règle, c’est la mixité parce qu’elle rassemble, parce qu’elle met tous les individus sur un pied d’égalité, parce qu’elle se refuse à distinguer selon le sexe, l’origine, la couleur, la religion »). Et enfin la loi de 2004.

Une fois ce front apaisé, viendront les autres provocations : à l’hôpital, sur les terrains de sport, à l’université, dans les entreprises, les crèches, les mères accompagnatrices, le voile intégral…et aujourd’hui le burkini, pour tenter d’imposer dans l’espace partagé des signes de différenciation et de revendication ‘identitaire’.

Les textes féministes de 1989 étaient marqués par la révolte des Iraniennes qui dès 1979 avaient manifesté contre l’obligation qui leur avait été faite par le régime de Khomeiny de porter le tchador. Depuis, il y a eu la décennie noire en Algérie, les talibans en Afghanistan, le terrorisme islamiste d’Al Qaeda et de Daesh avec toujours les mêmes images de femmes voilées de la tête aux pieds, alors que ce n’était pas le cas cinquante ans plus tôt.

Secondaire ce combat ? Ce qui touche aux femmes doit-il demeurer en marge de la grande Histoire ? Nous sommes pourtant au cœur même de l’histoire, car ce que les fanatiques n’acceptent pas c’est l’émancipation des femmes.

Cessons d’être dans la victimisation et de nous apitoyer sur celles qui trahissent.

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public. C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Linda Weil-Curiel, secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes

Burkini à Marseille et ailleurs. Fallait-il interdire ?

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http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Coq_Gaulois_2016

Deux communes des Alpes-Maritimes ont pris des arrêtés interdisant le «burkini» sur les plages.

http://www.20minutes.fr/societe/1908443-20160813-burkini-interdit-cannes-arrete-valide-justice

Depuis que les musulmans sont massivement présents en France, ils ne cessent de nous remettre en question et de nous poser des problèmes dont nous nous passerions bien étant donné nos 5 millions de chômeurs.

Les statistiques ethniques nous étant interdites, les officiels musulmans et politiques qui exigent des accommodements raisonnables s’appuient sur un chiffre de 4,5 millions tandis que les lanceurs d’alerte pensent qu’ils sont environ dix millions en se basant sur la masse des clandestins (qui sont désormais légaux depuis le 1/08/2016), la vaillante fertilité des femmes musulmanes et les trafics d’identité. A cette estimation on doit ajouter l’afflux quotidien de migrants, en majorité musulmans, généreusement invités  a rester sur le territoire par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Le dernier trouble a l’ordre public a été causé par la promotion du Burkini, le dernier étendard de l’islam inventé par les musulmans pour passer l’été. Bien entendu, ce vêtement inconfortable, lourd et  malsain parce qu’il se gorge d’eau trouble, est réservé aux femmes. Les hommes peuvent batifoler les poils a l’air, c’est normal et même souhaité afin qu’ils puissent exhiber leur virilité légendaire.

Les socialistes sont mal a l’aise devant la provocation du burkini car ils se demandent quelle est la meilleure position a  prendre pour passer le cap des prochaines élections présidentielles sans perdre des voix et si possible en gagner. Ils ont donc lancé dans la course le vieux cheval fidèle Chevènement qui a déclaré que s’il était favorable  a la liberté de s’accoutrer selon son goût, il ne fallait pas froisser Madame Laïcité. Voila donc une position tirée par les cheveux des femmes qui n’ont pas le droit de les montrer.

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http://www.delcampe.net/page/item/id,0068762159,language,F.html

L’exhibition du burkini et ses conséquences

  • Annulation de la promotion du burkini  a Marseille

Dans mon indignation globale vis-à-vis du voile et des accoutrements exclusivement réservés aux femmes musulmanes pour les protéger de la convoitise des hommes et les envoyer harceler et violer les femmes non musulmanes, ces mécréantes impudiques et provocatrices, je m’étais réjouie dans un premier temps de l’annulation de cette manifestation réservée aux femmes enchiffonnées couvertes de burkini (une manne pour les marchands) ou de jilbeb de bain.

Et puis j’ai un peu réfléchi et lu l’article ci-dessous (1) qui analyse le problème au regard de nos lois.

Interdire à une association de privatiser un lieu ouvert au public pour y organiser une réunion de son choix n’a rien de scandaleux ni d’illégal. C’est aussi une pratique devenue de plus en plus courante comme dans les musées qui cherchent ainsi à récupérer des fonds depuis qu’ils sont moins aidés par l’Etat. D’autre part, la privatisation des hammams et piscines privées est pratiquée depuis longtemps pour les nudistes et les femmes juives pour leur bain rituel, le mikvé. Que je sache, personne n’y a jamais émis d’objection pour la bonne raison que les horaires privatisés sont affichés uniquement à l’entrée des lieux concernés et qu’on ne voit pas, à ma connaissance, des affiches colorées invitant la population à se baigner à poil ou à se purifier rituellement dans de l’eau courante.

Dans le cas de l’événement organisé par l’association Smile13 (Sœurs Marseillaises Initiatrices de Loisirs et d’Entraide) l’intention de prosélytisme est claire mais non avouée puisque Smile13 se présente comme un groupe culturel et non cultuel, ce que démentent toutes ses actions et que Charles Arambourou met méthodiquement en évidence dans son article. Il suffit de lire attentivement le prospectus ci-dessous pour constater le caractère religieux et prosélyte de l’invitation publique.

L'affiche de la journée "burkini" qui était prévue le 10 septembre.

  •  Echauffourées  autour du burkini en Corse

 

Samedi 13 août, une violente bagarre éclatait entre jeunes Corses du village de Sisco, Cap Corse, et des pères de famille marocains dont les épouses se trempaient en burkini.Les marocains se sont munis de machettes pour défendre leurs femmes qui avaient été prises en photo par des touristes. Ah mais c’est qu’on a le droit de sex-hiber comme des monstres de foire mais faut pas regarder ! Le résultat de la défense de la pudeur se compte en quelques blessés sérieux et quelques voitures brûlées sans compter les manifestations de protestation, les agents mis sur l’enquête et moult énergies mobilisées pour dresser des procès-verbaux, analyser, communiquer, etc.Le maire PS, contraint et forcé a du prendre a son corps défendant un arrêté interdisant le port du burkini sur les plages de sa commune, comme les maires de Cannes et de Villeneuve-Loubet dont l’arrêté d’interdiction avait été validée par la Justice.

http://www.20minutes.fr/societe/1909111-20160816-burkini-chevenement-liberte-sauf-cas-necessite-ordre-public

Le vieux cheval de retour a tourné 7 fois sa langue dans sa bouche pour ne pas trop se mouiller : oui  la liberté de se vêtir comme on le souhaite, non aux atteintes a la laïcité.

Si le burkini exprimait réellement un désir de liberté, les musulmanes pourraient puiser dans l’histoire de France des costumes couvrants comme celui de Simone- la -faisane dans l’opéra Chantecler d’Edmond Rostand, sauf que l’auteur a paré la faisane de ce même éclat que refusent les musulmanes   Hôtesse de la forêt, elle vante à Chantecler les joies de la liberté, le charme des forêts où l’on respire l’air pur, qui ne ressemble en rien aux miasmes corrompus de la basse cour. Sous la plume de Rostand, la faisane devient l’incarnation d’une femme moderne, émancipée et dominatrice. Avec le plumage, elle a pris tous les privilèges du mâle et elle est prête à livrer bataille en matière de féminisme.

Que voila une jolie idée pour faire la nique aux musulmanes, organisons un rassemblement de faisanes ! …

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On n’a jamais autant utilisé le mot  « laïcité » depuis que les musulmans font lourdement pression sur les valeurs de la République, au point que tout le monde s’embrouille et y va de ses interprétations personnelles et discutables. Qui sait aujourd’hui ce que signifie réellement « laïcité » ? Qui sait ce que permet et interdit la loi de 1905 ?

Ces jours-ci, après l’assassinat du Père Hamel et autour de la célébration de l’Ascension, la parole était donnée aux catholiques qui sont la principale confession de France même lorsqu’ils ne pratiquent pas et très loin devant la « deuxième-religion-de-France ». Même en comptant tous les clandestins et les nourrissons, l’islam ne représente au mieux qu’un sixième de la population française soit 10 millions pour 45 millions de catholiques et 65 millions de français.

Lundi 15 août, sur C dans l’air, il était donc rappelé que les catholiques ont énormément souffert de la loi de 1905 et que tous les Français ont été confrontés aux déchirements, débats, acharnements, et abus découlant de l’application de la loi. Nous étions tous parvenus a un apaisement sur la question de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, malgré quelques soubresauts, lorsque les musulmans débarquent forts de leur nombre et de la terreur que certains inspirent, et prétendent nous donner des leçons de laïcité et de démocratie (cf Tarik Ramadan). Ils ne manquent pas de culot, les bougres et le respect, ils connaissent pas. En tant que minorité conquérante, les musulmans cherchent  a gonfler leur grenouille au regard du superbe coq gaulois et c’est dans ce but qu’ils se donnent cette visibilité cruelle et insolente : attentats, menaces d’attentat, tenue de combat masculine (qamis), barbes, voiles, hijabs et jilbeb de bain, khimar, burqas, etc.

Or voila que les musulmans nous imposent leur djihad, leur guerre sainte,  en nous obligeant a revivre ce que nous croyions apaisé, les guerres de religion. Oui, je sais le consensus est d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’une guerre de religions mais quelle personne informée, intelligence, lucide et honnête croira que quand on assassine aux cris de Allahu Akbar ou qu’on bouleverse us et coutumes au nom de la charia, il ne s’agit pas de guerre de religions ?

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http://www.bedetheque.com/BD-Asterix-Au-pays-d-Tome-3-Le-coq-gaulois-201195.html

 

 Il est trop tard pour interdire le burkini

Les quelques interdictions du port du burkini sur quelques plages de France ne changeront rien au mal qui la ronge car ses défenseurs sont déterminés a l’imposer et que les femmes sont le meilleur cheval de Troie que les hommes aient inventé depuis des siècles. Et puis le burkini n’est qu’une forme commerciale de la burqa que seules les fashion addicts de l’islam revendiquent. Les musulmanes qui souhaitent se baigner en public le font tout habillée et,  ma connaissance, il n’est pas interdit de se baigner avec ses vêtements où que ce soit en plein air. On mesure ainsi le ridicule de ces interdictions relatives exclusivement au port du burkini, comme par hasard émise par des maires socialistes soucieux de faire de la publicité a leur parti en faisant semblant d’accorder satisfaction aux électeurs choqués par l’islamisation de la France.

La question n’est pas de savoir s’il faut interdire le burkini, le voile, la burqa, le hijab, le jilbeb ou d’autres étendards de l’islam, interdictions qui font beaucoup de bruit pour rien. La question est plutôt d’appliquer nos lois et de faire respecter nos us et coutumes, en particulier pour ce qui concerne la place et le droit des femmes dans notre société. Les musulmans sont nos invités en tant que communauté religieuse et nous devons exiger qu’ils se comportent comme des invités polis. Il y a trop longtemps qu’ils se comportent comme des gougeats, il serait temps de leur enseigner cette politesse que, de leur côté, ils nous imposent lorsque nous nous rendons dans des dictatures musulmanes.

La Connectrice

 

(1) Liberté à la piscine (privée) pour les bigotes musulmanes, laïcité dans la sphère publique !
PAR LE 10 AOÛT 2016LAÏCITÉ   
Source :    http://www.ufal.org/laicite/liberte-a-la-piscine-privee-pour-les-bigotes-musulmanes-laicite-dans-la-sphere-publique/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash
[« AWRA » : parties du corps à cacher par les musulmans – notion aussi variable qu’extensible(1) !]
Une bigoterie aussi effarante ramène la France plus de 3 siècles en arrière (Molière, Le Tartuffe, 1669 : « Couvrez ce sein, que je ne saurais voir »). En revanche, l’annulation de cette joyeuseté par le club aquatique avec l’aval du maire pourrait bien se retourner contre la laïcité !

La République garantit la liberté des réunions religieuses qui ne troublent pas l’ordre public !
Il s’agit d’une manifestation privée, dans un lieu commercial privé : la neutralité religieuse ne peut donc aucunement être invoquée (contrairement aux activités organisées par des personnes publiques). En accordant la liberté de culte, et en reconnaissant la liberté de religion(2), la République a renoncé à se prononcer sur le contenu des croyances ou la qualité des pratiques, à condition que l’ordre public soit respecté. De même que les cathos intégristes peuvent célébrer des messes en latin avec prêtres en soutane et laïcs(3) en chasubles frappées de la croix, les bigotes musulmanes ont bien le droit de se réunir affublées comme elles le souhaitent. C’est une liberté fondamentale, c’est la République.
En l’espèce, les atteintes à l’ordre public (menaces et insultes) viennent des adversaires de la manifestation, non de ses organisateurs : elles ne peuvent donc être invoquées contre l’exercice d’une liberté publique. Le sénateur-maire des Pennes-Mirabeau a renoncé à interdire l’évènement – ce qui eût sans doute été jugé illégal. Mais l’annulation de la journée par le club aquatique, annoncée le 9 août en accord avec le maire, a tout d’une « discrimination pour refus de fourniture d’un service à raison de la religion », prévue et sanctionnée par le code pénal(4).
En revanche, Smile 13 doit jouer franc-jeu ! Car quand sa trésorière déclare au Monde : « Nous sommes une association culturelle et sportive, pas cultuelle. », elle joue sur les mots. Mais l’exemple vient de haut, puisque c’est ce que fait régulièrement… le Conseil d’Etat, pour autoriser le financement public de lieux de culte, ou de manifestations religieuses(5) ! L’objet de Smile est « d’encourager les femmes à s’engager dans des actions communes et à contribuer à leur épanouissement notamment sur la vie sociale et culturelle, les loisirs et les sports. Mais également pour favoriser l’entraide et la solidarité entre femmes. » Sauf qu’il ne s’agit pas de n’importe quelles femmes…
Car Smile est l’acronyme de « Sœurs Marseillaises Initiatrices de Loisirs et d’Entraide ». Or « sœurs » exclut les non-musulmanes – pour ne rien dire de l’obligation de respecter la « awra ». Quant au site de Smile, il commence ainsi ses annonces : « As salam ‘alaykum wa Rahmatulahi wa Barakatu ». Pour les dons,« mobilisation de la oumma » (communauté des croyants). Les références religieuses sont omniprésentes, jusque dans les activités proposées : atelier cuisine Ramadan, cours d’arabe du Coran à la mosquée, piscine avec « tenue adéquate » (décrite plus haut !)  – « mais soyez à l’aise quand même (sic) on est là pour se détendre » (défense de rire !)… Bref, il s’agit d’une association religieuse fermée.
Oui, c’est du communautarisme prosélyte. Oui, c’est d’une bigoterie rétrograde et militante. Et pourtant, rien de tout cela n’est interdit par la loi ! Smile 13 a donc saisi le « Collectif contre l’islamophobie en France » (émanation des Frères Musulmans(6) ), qui n’aura aucun mal à démontrer devant le juge l’illégalité dont elle est victime. Résultat probable : une victoire de plus offerte au militantisme islamiste ?
Amis laïques, manifestons, dénonçons, expliquons, donnons de la voix, mais ne permettons pas qu’on touche aux libertés publiques. Ne comptons pas sur la loi pour faire la chasse au communautarisme : il est à combattre, mais on ne peut l’interdire.
L’égalité hommes-femmes dans l’espace public n’est pas (encore) protégée par le droit !
Oui mais, que penser de l’image de la femme ainsi mise en avant ? Les activités proposées, loin de lui permettre de « se détendre », visent à l’enfermer dans des assignations sexuées à prétexte religieux (ignorées de la majorité des musulmanes en France), à l’interdire aux regards des hommes (sauf son mari), à la réduire à raser les murs et à s’exclure de la vie sociale voire professionnelle : tout esprit progressiste ne peut que se révolter au nom de l’émancipation et de l’égalité femmes-hommes !
Certes : mais il ne peut l’exprimer qu’à titre privé. Car aucune loi ne permet en la matière la mise en œuvre du principe –pourtant constitutionnel- de l’égalité entre hommes et femmes. Pire : le Conseil d’Etat a estimé que « le principe d’égalité des hommes et des femmes n’a pas vocation à être opposé à la personne elle-même, c’est-à-dire à l’exercice de sa liberté personnelle.(7)»
Position saluée par la CEDH, dans son arrêt du 1er juillet 2014 Sas c. France, relatif à la loi du 11 octobre 2010 dite « loi burqa » : « un État partie ne saurait invoquer l’égalité des sexes pour interdire une pratique que des femmes – telle la requérante – revendiquent dans le cadre de l’exercice des droits que consacrent ces dispositions, sauf à admettre que l’on puisse à ce titre prétendre protéger des individus contre l’exercice de leurs propres droits et libertés fondamentaux. »
On peut donc interdire à quiconque d’obliger une femme à se voiler, mais non empêcher celle-ci de le faire si elle dit le désirer. La question de savoir si ce désir est réellement sincère, libre et éclairé, ne sera évidemment pas posée : la « servitude volontaire » est ainsi protégée par le droit(8).
L’autre question taboue est celle de la pression ainsi entretenue sur les autres femmes, habitant les mêmes quartiers, ou supposés appartenir à la même communauté ethnique ou culturelle – autrement dit du prosélytisme militant que constitue cet affichage religieux extrême. Qu’il soit muet, de l’ordre du « passage à l’acte » ne change rien à l’affaire : l’objet est bien de concrétiser la oumma, par l’affichage collectif de signes auto-discriminants distinguant les « croyants » (supposés) des « mécréants ». La « liberté de religion » sert de paravent à une entreprise de monopolisation religieuse de l’espace social.
Or la CEDH, dans l’arrêt cité, n’a admis la « loi burqa » que de justesse, rejetant explicitement l’argument de l’égalité hommes-femmes (comme celui de l’ordre public), et ne retenant que « la préservation des conditions du “vivre ensemble” en tant qu’élément de la “protection des droits et libertés d’autrui” ». Ce « vivre ensemble » est une réponse bien faible(9) aux questions posées !
Citoyens des Etats signataires de la Convention, encore un effort pour être réellement féministes ! En 2016, au nom usurpé d’une « liberté de la femme de s’afficher inférieure » (et de chercher à l’imposer aux autres), on ne peut réaliser par la loi une véritable égalité hommes-femmes dans la vie sociale et l’accès à l’espace public(10). Voilà un combat international à mener !
Protégeons d’abord la sphère publique, où même le comportement des usagers est réglementé !
Face à l’impasse du droit (car l’évolution des juridictions internationales, CEDH et CJUE(11) tend à privilégier la « liberté de religion »), que faire ? Certainement pas réclamer, comme le font la droite et l’extrême-droite, par pure posture politicienne, la multiplication des interdits et restrictions aux libertés – qui ne tiendraient pas cinq minutes devant un juge, même français.
Si le principe de laïcité ne s’applique qu’à la sphère publique, c’est là qu’il faut le défendre ! Car tout le monde a affaire, un jour ou l’autre, aux autorités et aux services publics. Or, comme l’a admis la CEDH à propos de notre hôpital public, c’est « un lieu où il est demandé également aux usagers, qui ont pourtant la liberté d’exprimer leurs convictions religieuses, de contribuer à la mise en œuvre du principe de laïcité (…) ; la réglementation française « y fait primer les droits d’autrui, l’égalité de traitement des patients et le fonctionnement du service sur les manifestations des croyances religieuses »(12).
Ah, que Mme Vallaud-Belkacem n’a-t-elle réfléchi de la sorte, à propos des adultes accompagnateurs de sorties scolaires, au lieu de proclamer que « l’autorisation des signes religieux est la règle, l’interdiction l’exception » – formule juridiquement inexacte(13), mais qu’affectionne l’Observatoire de la Laïcité… Les « mamans voilées » vont-elles pouvoir accompagner les sorties scolaires à la piscine en « Jilbab de bain » même si leurs filles y restent interdites de voile ? On nage… dans l’absurdité.
Pourtant, quelle meilleure occasion « d’intégration » (pour qui croit que c’est la question posée(14) ), que d’apprendre à ôter ses signes religieux le temps d’un accompagnement scolaire ? La laïcité, ce n’est pas « il est interdit de porter un voile », mais « vous pouvez remettre le voile à la sortie ! » ; c’est l’apprentissage d’une « gymnastique civique » entre l’espace réglementé du service public, et l’espace civil, libre. La loi du 15 mars 2004 réglementant le port des signes religieux par les élèves de l’école publique a contribué à cette pédagogie pour des milliers de jeunes filles : qui peut aujourd’hui le nier ?
Mais aussi, quel meilleur obstacle au développement de l’intégrisme à base communautariste (le califat dans certains quartiers ?) que la préservation rigoureuse de la laïcité des services publics, qui s’applique y compris aux usagers comme l’a rappelé le Conseil d’Etat lui-même(15) : « Pour les usagers, qui ne sont pas soumis à l’exigence de neutralité religieuse, des restrictions à la liberté de manifester des opinions religieuses peuvent résulter, soit de textes particuliers, soit de considérations liées à l’ordre public ou au bon fonctionnement du service ». Restrictions que la Haute Assemblée applique explicitement aux« parents d’élèves qui participent à des déplacements ou activités scolaires » – passage caviardé par l’Observatoire de la laïcité, et ignoré par Mme Vallaud-Belkacem !
En résumé, au lieu de multiplier les interdictions dans l’espace civil (la loi « burqa » a marqué la limite), sachons utiliser pleinement les restrictions qui s’appliquent dans la sphère publique, y compris aux usagers – et, bien sûr, exiger des agents et des services la neutralité la plus absolue. Vigilance d’autant plus nécessaire que même cette neutralité des agents publics français pourrait un jour être contestée au nom de la directive européenne contre les discriminations(16)
Quant à l’émancipation de la femme, elle n’a surtout rien à attendre des activités communautaristes qui visent juste à aménager sa prison. Au lieu de la formation des imams, c’est de la relance de l’éducation populaire tournée vers l’ensemble de la population, à commencer par les « quartiers », que devraient se préoccuper les pouvoirs publics – or les vivres ont été coupés aux associations de terrain pour motifs budgétaires. Et les partisans de l’égalité femmes-hommes ne devraient-ils/elles pas s’investir davantage(17) dans l’éducation populaire, et auprès des femmes qui en ont le plus besoin – voilées ou pas ? C’est dans les consciences individuelles que se perd ou se gagne le combat laïque.

Note(s)

1. Ainsi, pour les salafistes, devant des hommes et des mécréant.e.s, seuls visage et mains peuvent être vus : Jilbab obligatoire !
2. Par la signature, en 1974, de la Convention européenne des droits de l’homme, qui inclut (art. 9-1) la liberté d’exprimer sa religion en public, sauf restrictions légales, légitimes dans une société démocratique, et proportionnées à leur but (art. 9-2).
3. Avec un « C », comme il convient, quand il s’agit des chrétiens non clercs. Les laïQUEs sont des partisans de la laïcité…
4. Discrimination, art. 225-1 et 225-2, dont la sanction peut aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
5. CE, 17 février 2016, subvention de la région Rhône-Alpes à la cathédrale d’Annaba (Algérie ; 4 mai 2012 : subventions de la ville de Lyon, du département du Rhône, et de la même région à une manifestation de l’association vaticane « Sant’ Egidio ».
6. Organisation internationale dont l’objectif, depuis 1928, est le rétablissement du califat, rappelons-le…
7. « Etude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral », adoptée le 25 mars 2010.
8. De même que le droit de se livrer à des pratiques sadomasochistes – en privé, du moins. Mais si un individu était promené en laisse dans la rue par son/sa partenaire, même de son plein gré, bénéficierait-il de la même tolérance que les bigotes ensevelies ?
9. Comme l’ont fait observer les deux juges d’opinion dissidente (partisans, eux, d’une condamnation de la France).
10. Au sens de la loi du 11 octobre 2010 : les voies publiques ainsi que les lieux ouverts au public ou affectés à un service public.
11. Cour de justice de l’Union Européenne, encore plus favorable à la liberté de religion que la CEDH.
12. Cour européenne des droits de l’homme, 26 novembre 2015, Ebrahimian c. France
13. Parce que les activités scolaires publiques, constitutionnellement laïques, font justement « exception » à la liberté religieuse.
14. A tort : par exemple, la trésorière de Smile 13 est une Française convertie…
15. Etude du 19 décembre 2013 demandée par le Défenseur des droits
16. Directive 78/2000 du 27 novembre 2000, transposée (incomplètement) en droit français par la loi du 27 mai 2008. Voir allusion de l’avocate générale Sharpston devant la CJUE le 13 juillet 2016 dans l’affaire (pendante) Asma Bougnaoui (salariée voilée licenciée par une entreprise informatique française).
17. « Davantage », car bien des associations le font déjà, mais en nombre et avec des soutiens insuffisants.

Hijab Day à Sciences Po ce 20 avril !

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 Scandaleux ! Et après on nous reprochera d’être responsables de la non intégration des populations musulmanes et plus précisément de leur ségrégation.
Quand admettra-ton que l’islam est un impérialisme qui interdit l’intégration et au contraire veut nous imposer ses valeurs, ses coutumes et ses lois théocratiques.
Quand admettra-t-on que les musulmans sont racistes, intolérants, conquérants, communautaristes et indifférents au bien commun de la France, qu’ils sont francophobes ?
Déchéance des enseignements de Science Po qui sont supposés former des cadres très supérieurs et hauts fonctionnaires en leur transmettant l’histoire, les lois et les valeurs de la République française laïque.
Les dirigeants français sont décérébrés, exactement ce qui est nécessaire pour apprendre le Coran par coeur sans être autorisé à réfléchir et critiquer. C’est d’ailleurs pour cela que l’islam est si répandu dans le monde et qu’il gagne des conversions dans les milieux illettrés et intellectuellement indigents.
La Connectrice

        Chères amies, chers amis,

Céline Pina a informé sur son Facebook de la journée du hijab le 20 avril  à sciences Po paris, initiative soutenue par l’association Salaam.
Sur le Facebook Hijab day Un voile pour une journée, avec l’affiche en Anglais,  on peut lire entre autres  « Si toi aussi tu trouves que ce serait sympa d’essayer la décence, le respect de l’autre, l’échange et la compréhension mutuelle, tout ça, tout ça… dans notre société tristounette,
Enfin bref, si toi aussi tu es humaniste, féministe, anti-raciste, anti-paternaliste, sciences piste, ou tout ce que tu veux: REJOINS NOUUUUUUS : »

La manipulation mentale en semant la confusion, en noyant le mot « décence » au milieu d’autres substantifs !  C’est toujours le même argumentaire pour attraper tous les gogos et propager l’étendard de l’islam politique afin de montrer sa capacité d’occupation des espaces et des esprits.

En 2008, alors qu’une pétition circulait pour interdire le voile à l’Université, l’institut de la mode de l’Université Lyon2 avait organisé un colloque « Les voiles dévoilés : pudeur, foi, élégance ». Vous trouverez les réactions sur notre sitehttp://www.regardsdefemmes.com

Je laisse le soin aux associations parisiennes de réagir face à cette tentative de banalisation de l’assimilation des femmes à un unique objet sexuel devant se cacher dans l’espace public. Cette manifestation dans le hall d’accueil de Sciences Po Paris (la péniche) est une nouvelle avancée du patriarcat théocratique contre les droits des femmes.

Les étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels de sciences po Paris laisseront-ils, par indifférence ou par lâcheté cette tentative de régression sans réagir ? N’auront-ils pas le courage du doyen de la Manouba à Tunis ?

Pour ma part, je serai demain, avec d’autres responsables de Regards de Femmes,  au parlement européen, pour soutenir la jeune lycéenne Tchadienne Zouhoura, violée en réunion., Elle  a eu le courage de dénoncer ses agresseurs qui avaient fait circuler la vidéo du viol sur les réseaux sociaux, persuadés de leur impunité en tant que fils de dignitaires du régime.

Bien cordialement à vous,

Michèle Vianès

Manifeste pour un Printemps républicain

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Ce manifeste me plait, moi aussi je viens de gauche (sans carte) et même si j’émets quelques réserves sur les signataires (trop de PS) et la symétrie entre islamisme et extrême droite, je signe.

De toutes façons, nul n’est parfait, moi comprise 😉

Et j’encourage toujours les bonnes volontés. J’irai au lancement du Printemps républicain le 20 mars à la Bellevilloise.

La Connectrice

Modification au 16/03/2016

Ben, plus j’y pense, plus j’en cause, moins j’approuve et je n’ai plus du tout envie d’y aller. Marcus Graven n’a pas tort : http://ripostelaique.com/lejaculation-printaniere-de-la-caste-les-dessous-dune-imposture.html Et c’est bien parce que je réfléchis que je change d’avis 😉

Signer Ici https://www.change.org/p/marianne-manifeste-pour-un-printemps-r%C3%A9publicain?lang=fr

https://printempsrepublicain.fr/manifeste-pour-un-printemps-re%CC%81publicain-279df1bfe3a1#.7d2nxqiq6

2015 fut une année tragique. Les attentats qui ont par deux fois ensanglanté Paris ont introduit au cœur de notre pays ce terrorisme islamiste qui répand partout dans le monde son projet mortifère. Face à cette menace désormais pressante et permanente, la réaction de nos compatriotes a été admirable. Il n’y a eu ni panique ni fuite en avant.

Seuls les faiseurs et défaiseurs identitaires de tous bords ont tenté de profiter de l’occasion pour faire encore progresser leurs idéologies délétères. Que ce soit en avançant des explications toutes faites et des causalités douteuses, ou en niant la réalité des faits et leur portée politique. L’extrême-droite comme l’islamisme politique sont à la manœuvre pour tenter de jouer avec les peurs et les tensions qui traversent la société française.
 
 A chaque fois, c’est la République qui est attaquée. A chaque fois, ce sont ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité qui sont pris à partie. C’est son esprit laïque qui est mis en cause. A chaque fois, ce sont ses défenseurs qui sont pointés du doigt.
 
 Face à ces attaques répétées et convergentes, il y a urgence. C’est pourquoi nous avons décidé de réagir collectivement en unissant nos forces, celles de tous ceux qui refusent de baisser les bras face aux atteintes contre la République et ses principes. Les principes qui forment notre commun, par-delà nos différences.
 
 Il y a quelques années encore, la laïcité était comme l’air que nous respirons, une évidence. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Remise en cause de toutes parts, manipulée à des fins politiques par certains, attaquée à des fins religieuses par d’autres, ignorée de beaucoup par indifférence, elle ne semble plus défendue que par quelques-uns, dont nous sommes bien évidemment. Mais nous voulons plus et mieux. Nous voulons qu’elle redevienne l’affaire de tous et de chacun, qu’elle reprenne toute sa place au cœur de notre contrat civique et social.
 
 Si nous-mêmes venons de la gauche et sommes soucieux de son état actuel — et plus encore de l’éloignement de certains, en son sein, par rapport à ces principes républicains — , notre démarche s’adresse à tous. Elle n’entend pas nier les différences, nombreuses, d’appréciation ou d’orientation politique. Il nous paraît néanmoins indispensable de repartir du fondement même de notre contrat civique et social : la politique doit redevenir première et primordiale si l’on veut à nouveau pouvoir débattre librement et efficacement des options possibles et souhaitables de notre politique économique et sociale notamment.
 
 Le temps est donc venu de l’affirmation de principes, clairs, précis et déterminés, de principes pour l’action. Une action de citoyens libres et souverains en faveur de la laïcité et, au-delà, de la République.


Pour nous, la République, c’est ce qui nous est commun. C’est à la fois notre bien commun, notre territoire commun et notre projet commun. Ce n’est ni un simple régime politique ni la projection dans les institutions des opinions et croyances de la société. La République s’incarne dans un double combat : pour l’émancipation de chacun et contre toutes les dérives, assignations ou discriminations identitaires.

Pour nous, la laïcité est le ciment du contrat social républicain. Elle lie étroitement la liberté de conscience de chacun (puisqu’elle permet à chacun de croire, de ne pas croire ou de ne plus croire, et de le faire de manière totalement libre dans la société), l’égalité de tous devant la loi (puisqu’elle permet de mettre en avant chez chacun d’entre nous le citoyen), et la fraternité (puis- qu’elle rend possible la solidarité entre individus et groupes sociaux sans qu’aucun lien particulier ou identitaire ne permette de privilégier tel ou tel). La laïcité ne se résume pas à la neutralité de l’Etat, elle est une activité vivante et permanente, à travers l’attention et l’action des laïques dans la société, quelle que soit leur origine ou leur croyance.
 
Pour nous, la Nation est à la fois une histoire et un destin communs. C’est le contrat civique et politique qui se noue dans ses grandes heures comme au quotidien, par l’adhésion sans cesse renouvelée de chacun de ses membres à ses principes. Elle ne se conçoit qu’au travers du lien étroit et indéfectible avec la citoyenneté, dans le droit du sol et la souveraineté pleine et entière de la communauté des citoyens qui la composent.
 
Pour nous, l’universalisme se déduit des aspirations à une humanité commune, des luttes pour la même liberté au sein de chaque peuple, dans chaque société, en faveur de chacun. Il ne vient jamais s’imposer en surplomb et uniformément, partout et à tous.
 
Pour nous, le combat contre le racisme, l’antisémitisme ou tout autre préjugé à raison du sexe, de l’origine, de la couleur de la peau, de l’orientation sexuelle, de la religion ou de la culture est sans répit ni repos. Toute discrimination à raison de l’identité de la personne est par définition antirépublicaine et antilaïque. Contre l’assignation identitaire, contre l’alibi des différences prétexte à la différence des droits, il y a la République.
 
Pour nous, le principe de l’égalité entre hommes et femmes, et plus encore le combat permanent pour sa réalisation effective, sont au fondement des sociétés modernes. Ils ne sauraient être remis en cause pour des raisons de coutume, de croyance ou d’opinion.

Pour nous, c’est le printemps républicain !

Pour signer : ici.
Le lancement sera le 20 mars à la Bellevilloise : ici.

Les signataires du Manifeste pour un Printemps républicain

Initiateurs du manifeste

Bassem Asseh, cadre du secteur privé, adjoint PS à la maire de Nantes. Pierre Bouchacourt, cadre du secteur privé. Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC. Laurent Bouvet, professeur de science politique, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines. Frédérique Calandra, maire PS du 20ème arrondissement de Paris. Gilles Clavreul, haut fonctionnaire. Marc Cohen, journaliste à Causeur. Jérôme-Olivier Delb, architecte, animateur du blog « L’abeille et l’architecte ». Adrien Dubrasquet, étudiant, élève à l’ENS de la rue d’Ulm. Amine El Khatmi, adjoint PS à la maire d’Avignon. Denis Maillard, cadre du secteur privé. Valérie Maupas, adjointe PS au maire du 14ème arrondissement de Paris. Yael Mellul, fondatrice de l’association Femme & Libre. Jean-Marc Mojica, avocat au Barreau de Paris. Denis Moscovici, dirigeant d’entreprise. Simon Olivennes, étudiant, élève à l’ENS de la rue d’Ulm.

Islamisation de la Police parisienne, ça vous étonne ?

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Nouveau au 09/06/2017

Les policières françaises seront-elles bientôt voilées comme les britanniques, les canadiennes, les suédoises, les australiennes et les  les américaines ; et bientôt les belges et les néerlandaises ? L’étau se resserre autour de la France, en Belgique et à Amsterdam . Nous savons bien pourtant à quel point les accommodement raisonnables avec la charia sont déraisonnables. A l’heure où les attentats islamistes et les tentatives d’attentats prolifèrent, ce phénomène est particulièrement inquiétant sans compter que c’est une stigmatisation des femmes intolérable. Peut-on vraiment compter sur l’impartialité des policières voilées ? Ne vont-elles pas fermer les yeux sur les crimes et les délits de leurs coreligionnaires au nom du respect de l’Oumma islamiya ? En tous cas elles subiront la pression de leurs coreligionnaires en délicatesse avec la Loi qui n’avaient pas besoin du voile pour les identifier et s’en attirer les bonnes grâces.

Dans cet article, l’auteur fait le point sur la question du voile en Belgique et à Amsterdam http://www.bvoltaire.fr/bientot-policieres-voilees/

La Connectrice


A Muslim woman speaks with a French gendarme during an identity control, on September 22, 2012 near the prefecture of Lille, northern France, as police was deployed in the city to enforce a ban on protests over an anti-Islam film or against a French magazine that published cartoons mocking the Prophet Mohammed. France's Muslim leaders, on September 21, urged militants not to defy the ban on protests, as a security alert closed the France's embassies across the Islamic world. AFP PHOTO / DENIS CHARLET

Contrôle de gendarmerie à Lille en septembre 2012 pour l’application de la loi contre le port de la burqa dans l’espace public. Ces contrôles ne se font plus « par souci d’apaisement » et grâce à l’islamisation de la police et de la gendarmerie.

A Muslim woman speaks with a French gendarme during an identity control, on September 22, 2012 near the prefecture of Lille, northern France, as police was deployed in the city to enforce a ban on protests over an anti-Islam film or against a French magazine that published cartoons mocking the Prophet Mohammed. France’s Muslim leaders, on September 21, urged militants not to defy the ban on protests, as a security alert closed the France’s embassies across the Islamic world. AFP PHOTO / DENIS CHARLET

Le journal le Parisien publie ce jour des extraits d’un rapport interne qui fait état d’incidents au sein de la Police parisienne pour des motifs religieux musulmans. Qui s’en étonne ? Après la RATP où les musulmans font la loi, on apprend que la gendarmerie et la PP sont affectées. Bien sûr, l’article veut nous rassurer en nous expliquant qu' »il ne s’agit pas de radicalisation mais de fondamentalisme ». Ah bon, il n’y a pas de relation entre ces deux formes d’expression de l’islam ?

Qui n’a pas encore compris qu’il était impossible de faire confiance à un musulman parce que sa religion lui interdit explicitement de « faire comme le koufar » et lui ordonne de faire le djihad, la guerre sainte, soit la conquête du monde non musulman. L’oumma islamiya, la communauté musulmane, entoure physiquement et virtuellement tout musulman. Un musulman n’est jamais seul, il sait qu’il doit protéger sa communauté et que sa communauté le protège.

Personnellement, j’ai fait l’expérience assez récente de l’islamisation de la police.

J’appelle des policiers pour intervenir chez moi.  Ma chienne aboie  normalement au coup de sonnette. Quand j’ouvre la porte le noir de l’équipage me sort tout de go  » Il n’aime pas les noirs ? » et à partir de ce moment il va me harceler me transformant en coupable alors que je suis victime. Où sont le professionnalisme et l’objectivité ? (le chien est haram chez les musulmans)

Après le 13 novembre j’appelle mon commissariat pour signaler des regroupements bizarres de noirs et d’arabes dans un lieu spécifique. Je n’accuse pas, je signale sans commentaires. La policière au bout du fil avec son accent maghrébin m’agresse violemment. Qui vous dit qu’ils sont arabes, ils ont le droit de se regrouper où ils veulent, etc. Je croyais naïvement qu’après les massacres du 13 novembre l’appel à la vigilance citoyenne était sérieux. Je n’appellerai plus jamais à la police.

Voici ci-dessous les extraits du rapport de la préfecture.

On notera que, pour faire bonne figure, les juifs sont aussi épinglés, pour un comportement sans rapport avec la haine de la France, une règle essentielle du politiquement correct pour noyer le poison de l’islamisation. Je rappelle que les français juifs sont au maximum 800 000 dans l’hexagone contre au moins 10 millions de musulmans français, binationaux, étrangers légaux et illégaux. Je rappelle également que les juifs n’ont jamais commis d’attentat terroriste en France depuis l’occupation allemande.

La Connectrice

Quel futur uniforme pour nos policières musulmanes ?

Nous remarquerons que ces belles policières en hijab sont des citoyennes de pays occidentaux. Il est fort probables qu’elles ne pourraient pas exercer leur profession dans les dictatures musulmanes qui appliquent la charia et interdisent aux femmes d’exercer une profession a fortiori publique. D’ailleurs, dans les pays musulmans, la police de rue est avant tout une police religieuse dont la principale tâche est de vérifier que les femmes sont correctement vêtues, que pas une mèche de cheveux ne dépasse de leur foulard et que pas un centimètre de peau ne soit à découvert.

Dans les pays occidentaux, la principale tâche de la police n’est pas de veiller aux bonnes mœurs religieuses ou profanes mais de faire respecter la loi fédérale ou républicaine.

 

 

 

 

Radicalisation dans la police : une note confidentielle préoccupante

Les entorses à la laïcité progressent dans les commissariats. Une note confidentielle de la préfecture de police de Paris dont nous avons eu connaissance recense ces cas qui, bien que limités, inquiètent.

É.P. | 09 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 09 Mars 2016, 15h28

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Le port de l’uniforme est un sujet récurrent de tension. Une agent de surveillance a qualifié son pantalon de « saleté de torchon de la République ».
Le port de l’uniforme est un sujet récurrent de tension. Une agent de surveillance a qualifié son pantalon de « saleté de torchon de la République ». (LP/Yann Foreix.)

Aux grésillements du trafic radio de la police, il préfère… les versets du Coran et les textes en arabe qu’il écoute religieusement pendant ses heures de travail sur sa tablette informatique avec ses écouteurs. Le jeune policier a attiré l’attention de ses collègues.

Depuis un voyage à la Réunion, il ne serait plus le même, obnubilé par sa foi. « Lors d’une patrouille, il avait profité d’un arrêt à la boulangerie pour aller se procurer des burqas pour sa compagne », détaille la note confidentielle de la direction de sécurité de proximité de l’agglomérationparisienne. Aux dernières nouvelles, il est toujours gardien de la paix à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
« Elle sortait des vestiaires du service couverte d’un hidjab »

Parmi les comportements de transgression du principe de laïcité recensés par la PP, le port de l’uniforme est un sujet récurrent de tension, notamment chez les femmes. Le 2 octobre 2014, une agent de surveillance, en fonction dans le XII e arrondissement, qualifie son pantalon de « saleté de torchon de la République », s’essuyant les mains dessus. « Elle sortait ensuite des vestiaires du service couverte d’un hidjab (NDLR : voile islamique) », s’alarme la direction de la police d’agglomération. Rappelée à l’ordre par sa hiérarchie, elle aurait répliqué que la « loi interdit l’exhibitionnisme ». En outre, un compte ouvert sous son nom sur les réseaux sociaux a alerté les services de renseignement. Les messages postés après les attentats de janvier 2015 relayaient les thèses complotistes et antisémites évoquant « cette fusillade masquée montée par des lopettes de sionistes » […] « Il faut leur faire la peau », menace-t-elle. Elle n’a pas réintégré son service, ayant refusé de retirer son voile devant le médecin-chef.

« C’est l’islam qui va dominer le monde »

Une collègue et amie de cette même fonctionnaire, tout aussi radicalisée, a été interpellée dans une manifestation pro-palestinienne non autorisée organisée place du Trocadéro en juillet 2014. Elle scandait : « Israël assassin, Hollande complice ! » « Lors de la procédure judiciaire, elle refusait d’ôter son voile et adoptait une attitude d’opposition à tous les stades de l’enquête », indique la note de la PP. La fonctionnaire, qui s’interdit de serrer la main aux hommes au sein de son service, a d’abord écopé d’un simple rappel à la loi. A la sortie d’un rendez-vous chez le médecin-chef de l’administration, où elle s’était présentée avec son voile, elle a improvisé une prière en pleine rue, « après avoir étalé son manteau au sol devant l’établissement ». La même policière a refusé de s’associer à la minute de silence en mémoire de son collègue Ahmed Merabet et des journalistes tués dans l’attaque de « Charlie Hebdo », expliquant qu’elle « ne peut pas rendre cet hommage à des gens qui insultent (sa) religion ». Après avoir été convoquée pour s’expliquer, elle a adressé aux agents chargés de l’enquêtele courriel suivant : « complotistes comploteurs !!!! […] Je ne suis pas Charlie !!!! ». L’agente s’est plaint des sanctions prises à son encontre : « C’est l’islam qui va dominer le monde. Ces harcèlements auront une fin pour nous, tous les musulmans. » Elle a fini par être révoquée en juin dernier, ses collègues s’inquiétant de leur propre sécurité.

Dans le même registre, une gardienne de la paix d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est sous le coup d’une enquête pour incitation à la haine raciale. Selon la PP, « en avril 2013 [elle] avait posté plusieurs messages sur Facebook contenant des sourates du Coran, des déclarations à la gloire d’Allah et des images issues de sites faisant la promotion du port du hidjab ». Elle aurait surtout mis en ligne des insultes envers la France et Israël.

« J’ai honte de porter du bleu »

En décembre 2015, une agente en poste dans le XVII e arrondissement se lamente sur son Facebook privé : « C’est quoi ce pays où on déploie des forces militaires pour protéger une communauté + qu’une autre ? ? Depuis quand notre cher pays laïc est devenu casherisé ? ? Oui, malgré mes origines, je suis outrée que le gouvernement français estime la vie des juifs + que n’importe quel citoyen lambda… » Avant de passer au registre de la menace : « J’ai encore + honte de porter du bleu. Si j’étais à la place des terroristes, cela ferait bien longtemps que j’aurais fait péter l’Elysée et tous les enc… qui y bossent. » Jugée le 22 janvier à Paris pour provocation à unacte de terrorisme, elle a été relaxée compte tenu, notamment, d’une « histoire personnelle chaotique ». Le parquet a fait appel de cette décision et elle reste aujourd’hui suspendue.

Il dénonce une mutation le jour d’une fête juive

Le repli identitaire ne concerne pas seulement des agents de confession musulmane et des convertis. Un fonctionnaire, trésorier d’une association communautaire juive spécialisée dans la poursuite des actes antisémites, réclame 100 000 € à l’Etat, évoquant un préjudice dû à sa religion. Il se plaint de propos antisémites qu’aurait tenu l’un de ses collègues, d’un avancement moins rapide que les fonctionnaires de confession musulmane et, enfin, d’avoir été muté du II e au IX e arrondissement… Il avait dû faire ses cartons le jour d’une fête juive.

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http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/et-maintenant-la-police-montee-canadienne-en-hidjab,279394

Afin d’encourager les femmes musulmanes « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale », le 23 août, le Canada a entériné l’autorisation du port du voile islamique. Une mesure qui, en fait, s’applique déjà depuis janvier 2016.

Exit, donc, le traditionnel chapeau à larges bords en vigueur depuis le XIXe siècle, trop canadien. Place au hijab, symbole de la modernité et de l’émancipation de la femme à cheval ! Le « reflet de la diversité » au sein des communautés au Canada, explique le porte-parole du gouvernement. Décision prise sans rapport aucun avec d’éventuelles revendications, précise-t-on en haut lieu. Seulement voilà : un État qui accorde un droit aux gendarmes musulmanes qui n’ont rien demandé pourra-t-il continuer de le refuser à leurs pendants masculins, au sein desquels la majorité des demandes revendiquent le port de la barbe ? Évidemment non : ce n’est plus qu’une question de temps. Témoins les officiers sikhs qui sont autorisés à arborer le turban depuis 1990, ainsi que les policières de la police montée de Toronto et Edmonton à porter, déjà, le hijab.
En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/et-maintenant-la-police-montee-canadienne-en-hidjab,279394#qyEkkTbmAwSAYsiF.99

http://www.bvoltaire.fr/manuelgomez/la-radicalisation-touche-a-present-la-police,244101

La radicalisation touche à présent la police

Pour un tiers, ces policiers sont des femmes : elles affichent des signes extérieurs de religiosité, comme le voile.
Ecrivain
 

Une note confidentielle, rédigée fin décembre 2015 par la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération, vient d’être révélée par Le Parisien. Elle a dénombré 17 cas de transgression du principe de laïcité entre 2012 et 2015, avec une accélération dès 2014 au sein de la police parisienne, forte de plus de 27.000 policiers et agents de surveillance.

Les incidents portaient surtout sur l’exercice de la religion musulmane au sein des commissariats, notamment sur les prières quotidiennes (cinq prières chaque jour).

La préfecture de police a décidé de recenser, désormais, chaque semaine ces comportements contraires à la laïcité et qui ne peuvent que porter préjudice au bon fonctionnement des forces de l’ordre : refus de protéger une synagogue, chants religieux en patrouille, refus de participer à la minute de silence, etc.

De ces constatations, il résulte donc que des fonctionnaires (policiers) armés se radicalisent.

Il s’agit là d’un nombre – limité, certes – de policiers qui se dirigent vers un fondamentalisme musulman.

Pour un tiers, ces policiers sont des femmes : elles affichent des signes extérieurs de religiosité, comme le voile.

Il a même été relevé une incitation à commettre des attentats et un appel au meurtre sur Facebook, qui a conduit son auteur devant la justice (quelle a été la sanction ou la condamnation ?).

Les dérapages les plus importants se produisent sur les réseaux sociaux.

Quatre de ces affaires de radicalisation conduisent vers des convertis à l’islam.

Ces cas recensés concernent des fonctionnaires assez jeunes, entrés comme agent de sécurité au début des années 2000 et qui ont réussi le concours interne.

Ils ne concernent que des gardiens de la paix ou des brigadiers et, jusqu’à présent, aucun cas n’a été relevé dans les échelons supérieurs.

Ces policiers savent qu’ils s’exposent à des sanctions et, à terme, à des exclusions.

Cela semble extrêmement grave et plus que préoccupant car ces policiers ont accès aux fichiers des personnes recherchées (terroristes) et aux renseignements communiqués par les services officiels.

La chaîne anglaise d’informations Sky News vient d’annoncer la remise de documents indiquant les noms de 22.000 djihadistes, dont certains non identifiés, se trouvant encore en Europe occidentale et, peut-être, en France.

Nous espérons que les services du ministère de l’Intérieur prennent très au sérieux ces radicalisations qui sont excessivement dangereuses car, si l’on en croit les services concernés, elles sont susceptibles de se poursuivre au cours des prochains mois. Il serait judicieux que la transparence existe également sur les cas de radicalisation dans la gendarmerie nationale et dans l’armée.

Infiltration aussi de l’armée

http://www.bvoltaire.fr/aristideleucate/combien-de-soldats-dallah-dorment-dans-nos-casernes,244115

Combien de soldats d’Allah dorment dans nos casernes ?

La Grande Muette tend à devenir la Grande voilée.

Docteur en droit, journaliste et essayiste
 

On savait que la France n’était plus un État (tout au plus un pâle gouvernorat, une sorte de super-préfecture européenne), qu’il n’était, par conséquent, plus réellement gouverné (nos soi-disant dirigeants passant, désormais, leur temps à organiser la substitution de peuple, comme la subversion de ses mœurs) et, consécutivement, que les principaux attributs de sa puissance n’étaient plus que des vestiges muséaux, quand ils ne furent pas bradés à l’encan.

On saura aussi, dorénavant, que les quelques soldats qui composent notre rachitique armée de terre sont des djihadistes potentiels (sorte d’agents dormants) quand ils ne sont pas, tout simplement, des mahométans « modérés », leur pacifisme s’expliquant, pour l’essentiel, par le fait qu’ils n’ont pas encore été tentés de retourner leurs armes contre le drapeau tricolore qu’ils ont juré de servir.

Un de ceux-là, Manuel Broustail, a été pris la main dans le sac alors qu’il passait les portiques de sécurité de l’aéroport de Fès (Maroc). Comble de l’inefficacité de notre prétendu état d’urgence conjugué à une tout aussi platonique surveillance renforcée des gares et aérogares, notre militaire en goguette avait pu décoller de France, tandis qu’il transportait armes blanches, cagoules, bonbonne de gaz, treillis militaires et matraque rétractable.

Loin d’être inspiré par les mânes de Bob Denard et autres illustres chiens de guerre, cet ancien militaire du génie, âgé de 31 ans, natif de Rouen et habitant Angers, s’était converti à l’islam salafiste, n’hésitant pas à effectuer au grand jour des entraînements de type commando, notamment à proximité de parcs publics.

Ce nouveau soldat d’Allah était connu de nos services de renseignement puisque même notre aboulique ministre de l’Intérieur avait jugé opportun de l’assigner à résidence, dans le cadre de l’état d’urgence. Celui-ci, une fois levé, permit à Ben Broustail de se tailler par les airs en toute légalité et sans éveiller le moindre soupçon quant au contenu peu orthodoxe de ses bagages.

Ce fait navrant et récurrent soulève toute une série de graves problèmes qui sont autant de pièces à charge dans le lourd dossier de l’inconséquence révoltante et criminelle de la clique insane qui nous gouverne. Son idéologisme conduit à accepter (bien que ce ne soit pas tout à fait le cas en l’espèce) n’importe qui au sein de nos administrations régaliennes (police, justice, défense) au prétexte de ne pas discriminer.

Combien, en effet, sont ceux qui, sur nos porte-avions ou dans nos casernes, vouent une allégeance tenace à l’Oumma (nation des croyants islamiques) plutôt qu’à la France – laquelle est sommée de s’effacer derrière une abstraite et absconse « République » ?

Comment qualifier un système proprement défaillant qui filtre le moustique en laissant passer le chameau ? La réponse est contenue dans la récente circulaire du 18 février 2016, par laquelle le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve incite les préfets à ouvrir les dispositifs administratifs et financiers « d’intégration républicaine »aux « réfugiés statutaires que notre pays s’est engagé à accueillir au cours des deux prochaines années dans le contexte de la crise migratoire internationale ».

La grande muette tend à devenir la grande voilée.

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