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Archives de Tag: Ligue du droit international des femmes

Combattre les violences sociales, individuelles ou collectives

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES,

ASSOCIATION PLURIEL FACE AUX ABUS SEXUELS

      REUSSIR L’EGALITE FEMMES HOMMES

                               LE CRI

                       LES FEMMES d’AB

                                                                                                 Paris, le 13 janvier 2019

 

                   Gilets jaunes, CRS, ou casseurs : halte au feu !

 

A Toulouse une journaliste à La Dépêche du Midi a été agressée lors des manifestations des gilets jaunes, et menacée de viol.

A Bordeaux une femme a été rouée de coups par sept CRS.

A Paris une femme gilet jaune est trainée par terre et tirée par les cheveux par un CRS…

Nous sommes solidaires de celles qui, refusant la spirale de la violence, ont organisé des rassemblements pacifiques à Paris et en province, afin de montrer un autre visage d’une révolte juste.

En tant qu’associations féministes nous dénonçons depuis des années les « logiques de précarisation » qui touchent prioritairement les femmes tout comme les violences dont elles sont les victimes dans l’espace public, privé ou professionnel.

Nous ne saurions rester silencieuses face à ces nouvelles violences, de quelque côté qu’elles viennent et qu’elles touchent des femmes ou des hommes.

Les femmes gilets jaunes ont pris leur destin en main et nous nous en réjouissons. Il s’agit de combattre les violences sociales, individuelles ou collectives.

Contact : 06 38 39 42 92

 

 

 

 

Canonisation de Mère Térésa et misogynie de l’Eglise

     

Communiqué de presse

  LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par  Simone de Beauvoir

6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris

COORDINATION FRANCAISE POUR LE LOBBY EUROPEEN DES  FEMMES,

6 rue de la Rochefoucauld, 75009, Paris

                                                                                Le 4 septembre 2016

Le sens misogyne des canonisations de l’Eglise

Un peu plus d’un an après la canonisation du pape polonais, Jean-Paul II, l’Eglise a canonisé en grande pompe la fondatrice des Missionnaires de la charité.

« Mère Teresa a incarné la dimension féminine du pontificat de Jean-Paul II » estime Mgr Francesco Follo, observateur du Saint-Siège auprès de l’UNESCO (1).

En effet, lui au sommet de l’Eglise, elle en bas de la hiérarchie, ont porté avec une grande efficacité, un message de soumission des femmes au destin que leur imposait leur capacité de procréation.

« Même l’enfant non encore né a la vie de Dieu en lui. Nous n’avons pas le droit de détruire cette vie pour quelque raison que ce soit », répétait en effet Mère Teresa à propos de l’avortement tout en rejetant également la contraception.

Face à cet aveuglement, il n’est que de rappeler quelques chiffres : dans le monde chaque année 80 millions de femmes parmi les plus pauvres subissent des grossesses non désirées (souvent à la suite de violences sexuelles) ; 22 millions d’entre elles recourent à des « avortements à risque » dans la plus grande illégalité, 50.000 en meurent par an soit 13% des décès maternel, et plusieurs millions restent handicapés à vie (2)

Si l’on se doit de respecter une personne qui a consacré sa vie aux plus démuni.e.s, on ne saurait excuser sa complicité active, y compris à la tribune du prix Nobel, avec une doctrine de l’Eglise qui enferme les femmes et les enfants dans la spirale de la souffrance ainsi que de la violence et qui les condamne, dès à présent et à plus long terme, à la grande pauvreté

(1) La Croix, 3-4 septembre 2016

 (2) Les avortement à risque : du déni à l’action ; Médecins du Monde, rapport 2015

Contact : 06 38 39 42 92

Pour en savoir plus

*http://www.bfmtv.com/societe/le-miracule-de-mere-teresa-assiste-a-sa-canonisation-1033405.html

*http://www.slate.fr/story/111769/mere-teresa-fanatique-fondamentaliste-imposture

*Les origines de la misogynie de l’église catholique romaine

Mise en ligne le 12 févr. 2011

extrait du site http://www.baglis.tv/esprit/christian… tiré d’une conférence intitulée « Histoire des chrétiennes, l’autre moitié de l’Evangile » par Elisabeth Dufourcq

Burkini et féminisme

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DÉBATS Burkini : non, ce n’est pas un faux problème !

Certain-e-s y compris se revendiquant du féminisme, s’indignent que cet été la question du burkini ait occupé l’actualité et même mobilisé le premier ministre. La France avec ses arrêtés d’interdiction serait la risée de nos voisins européens tout autant que des Américains et des Canadiens, habitués aux accommodements déraisonnables.

Il y a quelque 3,5 millions de chômeurs et tout ce qu’on trouve à faire c’est de s’écharper à propos d’un morceau de tissu porté par quelques femmes sur les plages ?

Ceux qui tiennent ces propos se refusent à reconnaître que le port du burkini, comme le voile sous quelle que forme que ce soit, s’inscrit dans une stratégie consistant à banaliser l’injonction politico-religieuse faite aux femmes de se rendre « invisibles » dans l’espace public, tout en arborant un symbole qui marque leur différence avec la citoyenne lambda.

Il suffit de jeter un regard en arrière pour constater que les promoteurs de cette stratégie ont petit à petit avancé leurs pions, et que la classe politique, médiatique, et intellectuelle a le plus souvent réagi sur le ton de la tolérance compassionnelle, sans oser analyser ouvertement la signification d’un symbole de ségrégation sexuelle contraire aux valeurs de la République.

En 1989, éclatait l’affaire des voilées du Lycée de Creil. Il existait à l’époque un bulletin d’information « Paris Féministe » qui se saisira du sujet dans son numéro de novembre-décembre 1989 avec pour titre « Calamity Hidjeb ». Tout un programme ! En introduction des nombreux textes écrits par les féministes, mais non repris par les médias. Le slogan était clair et clairvoyant « Ne tchador pas, tu vas te réveiller bâillonnée ». Parmi ces textes le nôtre n’a pas pris une ride : « Le voile pose une condition à la liberté de circuler des femmes. L’accepter au nom de la liberté religieuse c’est comme amputer une autre liberté fondamentale, celle des femmes ». et nous ajoutions «  Il est clair que si le port du voile était toléré, cela constituerait un désaveu à l’égard des jeunes filles et des familles qui osent contester cet aspect de la tradition ».

Plus de dix ans de polémiques autour de la bataille sur le voile à l’école, avec finalement un remarquable discours de Chirac du 17 décembre 2003 :« La République s’opposera à tout ce qui sépare, tout ce qui retranche, tout ce qui exclut ! La règle, c’est la mixité parce qu’elle rassemble, parce qu’elle met tous les individus sur un pied d’égalité, parce qu’elle se refuse à distinguer selon le sexe, l’origine, la couleur, la religion »). Et enfin la loi de 2004.

Une fois ce front apaisé, viendront les autres provocations : à l’hôpital, sur les terrains de sport, à l’université, dans les entreprises, les crèches, les mères accompagnatrices, le voile intégral…et aujourd’hui le burkini, pour tenter d’imposer dans l’espace partagé des signes de différenciation et de revendication ‘identitaire’.

Les textes féministes de 1989 étaient marqués par la révolte des Iraniennes qui dès 1979 avaient manifesté contre l’obligation qui leur avait été faite par le régime de Khomeiny de porter le tchador. Depuis, il y a eu la décennie noire en Algérie, les talibans en Afghanistan, le terrorisme islamiste d’Al Qaeda et de Daesh avec toujours les mêmes images de femmes voilées de la tête aux pieds, alors que ce n’était pas le cas cinquante ans plus tôt.

Secondaire ce combat ? Ce qui touche aux femmes doit-il demeurer en marge de la grande Histoire ? Nous sommes pourtant au cœur même de l’histoire, car ce que les fanatiques n’acceptent pas c’est l’émancipation des femmes.

Cessons d’être dans la victimisation et de nous apitoyer sur celles qui trahissent.

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public. C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Linda Weil-Curiel, secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes

Burkini. Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel

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LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par  Simone de Beauvoir

6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris

COMMUNIQUE                    

                                                    

Burkini : le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public.

C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Une telle décision ne saurait calmer les esprits au contraire, car il donne le sentiment que la plus haute juridiction de l’Etat retire aux élus locaux le pouvoir de défendre les valeurs de la République.

Il est regrettable que certaines associations supposées promouvoir le droit des femmes préfèrent s’apitoyer sur les porteuses de burkini, ce qui est une façon de les infantiliser, plutôt que de défendre les vraies victimes : les femmes de culture musulmane qui tentent de résister aux pressions des intégristes islamistes.

Paris, le 25 août 2016

Contact : 06 38 39 42 92.

 

 

 

Islamisation. Après le voile a Sciences Po, le burkini aux Pennes-Mirabeau et bientôt la cage ?

Publié le
LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES
Association créée par Simone de Beauvoir
6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris
Paris le 4 août 2016
COMMUNIQUE

Le burkini de trop !

Après la journée du hijab à Sciences Po, voilà la journée «burkini» dans un
centre aquatique de la commune des Pennes-Mirabeau, à Marseille.
Sous prétexte que l’évènement est prévu dans un lieu « privatisé » les
organisatrices, des femmes des quartiers nord de Marseille, s’arrogent le droit de
« conseiller » aux participantes « de ne pas venir en 2 pièces (parties doivent
être cachées de la poitrine aux genoux) »et d’en rajouter une couche en écrivant
explicitement sur l’affiche annonçant l’évènement « Le parc autorise
exceptionnellement Burkini/Jilbeb de bain ».
A l’évidence il s’agit d’une provocation. Une de plus. Mais cela ne doit pas nous
conduire à simplement hausser les épaules et laisser faire.
C’est encore une fois du corps des femmes qui est stigmatisé aux nom de
diktats religieux d’un autre âge et la mixité femmes-hommes qui est remise
en cause.
Le privé ne doit pas être un lieu où l’on ne respecte pas les lois de la
République. La ségrégation sexuelle est une violence symbolique à l’encontre de
toutes les femmes. En outre, du fait de la publicité faite à cet évènement, cette
violence est devenue publique.
Nous approuvons totalement la fermeté dont fait preuve le sénateur-maire de la
commune Michel Amiel qui a pris un arrêté d’interdiction.
Contact 06 38 39 42 92

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https://www.zamanfrance.fr/article/plantu-assimile-femmes-voilees-kamikazes-20781.html

Les femmes n’existeraient-elles qu’en fonction du regard de l’homme ?

Mesdames, n’êtes-vous pas lasse de devoir vous dénuder, vous maquiller, vous faire charcuter pour leur plaire ?

Mesdames, n’êtes-vous pas lasse de vous voiler, de vous en-chiffonner pour dissimuler votre corps qui pourrait les exciter ?

Pourquoi les femmes s’imaginent-elles qu’elles sont LE problème quand ce sont les hommes qui sont incapables de se contrôler, incapables d’apprécier un bel esprit s’il n’a pas comme support un corps avec de gros seins ou des fesses cambrées ou alors celui d’une top model ?

L’apport de l’islam aux femmes françaises c’est le rappel de la faute originelle, le rappel de leur dépendance au regard et au désir de l’homme, le rappel de leur soit-disante infériorité et ipureté au regard du mâle avec toute la paraphernalia qui va avec : voile, hijab, khimar, jilbab, abaya que quelques centaines de sites français ou francophones proposent   des prix relativement modestes comme celui-ci

Le nec plus ultra en cet été reste le burkini qui permet de prouver que la femme musulmane est libre de se baigner comme les autres.

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VIDEO: Austrian swimming pool BANS Muslim women from wearing burkini

Une femme en jilbeb de bain à Berlin en 2012. © STEPHANIE PILICK/EPA/MaxPPP

Encore une qui se refuse le divin plaisir de se baigner nue sans intermédiaire entre l’eau et la peau. Elle préfère sans doute le plaisir de sentir le tissu clapoter  a chaque mouvement avec un petit bruit de pet, histoire de se sentir musulmane authentique, et sortir dégoulinante de l’eau javellisée qui picote la peau et qui oblige a aller vite se changer sans pouvoir se détendre en bord de piscine ou sur la plage. source photo

Pour les plus « pudiques’, il y a mieux que le burkini, le djilbab de bain :

MAILLOT DE BAIN DJIBOUTI

http://www.taqwastyl.fr/ensemble-2-pieces/256-maillot-de-bain-djibouti-.html

Les petits garçons sont admis jusqu’a dix ans, les veinards, futurs voyeurs et machos

La relation des mères musulmanes avec leurs fils est particulièrement incestuelle voire incestueuses. Ces femmes traitent leurs garçons en princes, les masturbent pour les calmer, éventuellement avec la bouche, ne cessent de les tripoter, de leur donner la meilleure place et la meilleure nourriture au détriment des filles.

Or ces petits chéris sont susceptibles de voir des films pornos dès 10-11 ans, ce qui constitue leur éducation sexuelle. Ils apprennent  réifier toutes les femmes sauf maman. C’est pour cela qu’ils ont imposé l’insulte gravissime pour celui qui la reçoit « nique ta mère ».

Donner  a ces petits mâles le privilège de voir le corps de leur maman et de leurs sœurs et cousines dans ce concours de burkini et djibab mouillé sera déterminant pour leur avenir de voyeur.

La Connectrice

 

Lire aussi

l’organisation d’un événement privé dans une piscine organisé pour des femmes en burkini avec leurs enfants, y compris les garçons juqu’à 10 ans…

 

  • Journée «Burkini» : femmes et enfants jetés dans le grand bain de la ségrégation salafiste

    Le flyer de la journée «Burkini» organisée dans un parc aquatique des Bouches-du-Rhône, privatisée pour l'occasion.

    FIGAROVOX/ENTRETIEN – Une association a privatisé un parc aquatique dans les Bouches-du-Rhône pour une journée réservée aux femmes et aux enfants avec burkini et jilbeb de rigueur. Pour Isabelle Kersimon, le communautarisme fait ainsi le lit de l’islamisme.


    Isabelle Kersimon, journaliste, est auteur de l’essai Islamophobie, la contre-enquête (éd. Plein Jour, octobre 2014) et rédactrice en chef du siteislamophobie.org.


    Un parc aquatique des Bouches-du-Rhône a prévu de réserver une journée de septembre, après sa fermeture officielle, aux membres d’une association – uniquement des femmes et des enfants – qui pourront venir en burkini et en jilbeb de bain, ces tenues de bain islamiques couvrant intégralement le corps. Les petits garçons pourront entrer jusqu’à 10 ans. Que cela vous inspire-t-il?

    Très clairement une ségrégation sexuelle intolérable. Sur sa page Facebook, l’organisatrice justifie l’exigence de tenues «pudiques» pour les femmes par le fait que des maîtres nageurs (hommes) seront présents. Ces manifestations sont absolument désolantes, d’autant plus lorsque l’on a en tête cette image bouleversante d’un petit garçon syrien ou irakien brûlant le djilbeb de sa mère car ils se sont libérés de l’emprise de Daech…

    «Lorsque les gens de l’enfer furent jetés dans le feu, je vis que la moitié d’entre eux étaient des femmes», prétend un «savant» salafi. Ce pourquoi et contrairement à, par exemple, l’interprétation de l’un des plus grands cheiks de l’université Al-Hazar au Caire, ainsi qu’à celle de tous les musulmans libéraux qui rejettent le voile, le port du hijab, du niqab, du jilbeb ou de l’abaya est considéré comme une obligation religieuse incontournable: il est non seulement un signe distinctif, mais l’un des éléments de survie de l’âme au paradis.

    Cette ségrégation entretient un rapport psychique de méconnaissance de l’Autre par excellence. Dans chaque aspect de l’existence, les femmes sont séparées des hommes, jusque dans le choix des contacts Facebook ou le fait de proposer deux numéros de téléphone de contact, selon le sexe. Elles en sont non seulement séparées, mais elles leur sont soumises car ontologiquement inférieures. C’est cela qui heurte la population majoritaire et les musulmans libéraux. C’est cet insupportable jugement porté sur les femmes, leur corps, leur dignité d’être humain à égalité avec les hommes, eux-mêmes emprisonnés dans un carcan mental absolu.

    Ce n’est pas uniquement en tant que féministe que je réprouve cela, mais en tant qu’humaniste. Quelle psyché développe-t-on lorsque le corps féminin est l’objet de tels interdits? Lorsque le corps humain, d’une manière plus générale, n’est que le vecteur codifié d’un tel rapport au divin, où sa description même relève de l’imprononçable («les parties qui doivent être cachées»)?

    Que deviendront ces petites filles que l’on voile dès l’enfance, et quels hommes seront ces petits garçons habitués à ne pas les re-connaître? Notre société doit-elle tolérer ce «salafisme quiétiste» au nom de la liberté de conscience? Je pense que nous n’avons pas résolu ces questions, et qu’elles se confrontent à notre État de droit et à notre tradition philosophique.

    La manifestation prévue a été interdite, bien qu’elle est été organisée dans un lieu privé. S’agit-il d’une remise en cause des libertés individuelles?

    Ce ne sont pas ces mères et leurs enfants qui présentent un danger pour autrui. Ce ne sont d’ailleurs pas ces femmes que j’ai envie d’accabler. Encore moins leurs bambins. Mais les prêcheurs qui délivrent, depuis Youtube, leurs minajs, leurs cassettes audios ou leurs livres, ces «savants» auxquels se réfèrent les salafis, leur loghorrée, leurs injonctions obscurantistes et leurs «leçons de bien vivre» tissées de certitudes oppressives et apocalyptiques.

    Ce parc aquatique a abrité des fêtes gays et un Salon de l’érotisme, m’a-t-on indiqué. La personne que j’ai eue au téléphone m’a aussi expliqué que ce rassemblement non mixte était prévu pour avoir lieu en dehors des jours saisonniers d’ouverture.

    Les gays et les libertins ne se définissent pas comme un groupe homogène revendiquant une identité totale et unique autour d’un dogme et de contraintes selon lesquelles tous les domaines de l’existence, médecine incluse, relèvent de la voie coranique littéraliste: ainsi, les graines de nigelle guériraient de toute maladie… Ce sont de telles croyances qui sont inquiétantes, dans la mesure où elles ne relèvent pas d’un doux folklore mais d’une certitude théologique inébranlable, empreinte d’une dimension eschatologique, et étant donné que les enfants sont souvent déscolarisés des établissements publics et envoyés dans des écoles Montessori, que les Frères musulmans investissent beaucoup, ou enseignés à domicile.

    Ce qui est profondément inquiétant, c’est l’ampleur de l’obscurantisme qui anime ces croyances. Extinction complète des lumières de la raison, du sens critique et de la liberté de conscience, celle-ci étant soumise à l’impératif religieux: «La perfection du Tawhid se trouve quand il ne reste rien dans le coeur sauf Allah», «Les coeurs ne sont que des récipients, remplissez-les du Coran et de rien d’autre».

    La question qui se pose dès lors à nos sociétés libérales et démocratiques relève donc de l’éducation.

    Du côté des organisateurs, on évoque paradoxalement le respect de la laïcité: «la notion de vivre ensemble, c’est aussi de respecter les convictions de tout le monde», «dans un pays laïque, chacun doit pratiquer son culte comme il l’entend». Les islamistes semblent désormais se servir de laïcité pour imposer leur vision du monde. Celle-ci est-elle toujours un bouclier suffisant?

    La laïcité n’est pas un bouclier. C’est un principe fondateur de notre République.

    Évoquer la laïcité pour expliquer que celle-ci ne s’intéresse pas aux espaces privés est pertinent. Ce ne sont pas les «islamistes» qui le disent, ce sont nos lois.

    En revanche, invoquer une pratique cultuelle à l’occasion ne l’est pas. Se baigner est une pratique cultuelle dans des lieux qui relèvent de la pratique cultuelle, comme les mikvés, par exemple, ces bains rituels utilisés pour l’ablution dans le judaïsme, ou les ghusl en islam.

    Je rappelle également, encore une fois, que le voilement des femmes n’est pas une obligation religieuse, sauf pour les littéralistes, les intégristes et ceux dont le fond de commerce est de prétendre défendre les femmes musulmanes pour faire condamner la France par l’ONU et abroger les lois de 2004 et 2010.

    Derrière cette journée organisée dans le parc aquatique privatisé, on trouve l’association Smile 13 qui se décrit comme une «association socio-culturelle, sportive et d’entraide pour femmes et enfants». Sur son site, l’asso organise des cours d’arabe, des «ateliers cuisine Ramadan» ou encore des «journées piscine/détente» entre femmes avec un petit «nota bene» où l’on peut lire que «les soeurs qui participeront» devront avoir «un bon comportement», une «tenue adéquate» et devront «se préserver autant des femmes que des hommes». Derrière cette affaire se pose aussi la question des association et de leur financement …

    Smile 13 se finance manifestement avec les cotisation de ses adhérentes, et se présente comme une association à but non lucratif, ce que l’on ne saurait mettre en doute étant donné le type d’activités qu’elle organise. Ce que pointe cet événement n’est pas tant la question du financement de ces petites associations communautaristes que celle des réseaux très fermés dans lesquels elles évoluent. Très sincèrement, le goût pour la cuisine délicieuse que l’on voit sur sa page, les conseils déco et autres clins d’oeil ne constituent en eux-mêmes absolument aucun problème!

    Les coquettes salafies partagent leurs bonnes adresses pour toutes sortes de jilbebs et de gants. Les photos de mode n’y comportent évidemment aucun visage. Soit les mannequins cachent leur face entre leurs mains, soit les visages sont floutés, soit ils sont effacés par un coup de gomme de logiciel de traitement de l’image. Femmes sans corps, donc, mais aussi femmes sans visage. Une horreur.

    Elles conseillent de se parfumer au musc, censé «purifier des souillures». La pudeur n’est pas uniquement une exigence vestimentaire, mais le fait de se comporter selon des règles précises hors desquelles le voile intégral seul ne fait pas sens. Cette obsession à l’égard de la pureté, de la purification, de la pudeur, cette obsession à soustraire les femmes du monde commun est intolérable.

    Les associations humanitaires en lien sont islamo-islamiques et principalement préoccupées par la Palestine et la Syrie, mais aussi par le sort des réfugiés en France. Elles délivrent nourriture, vêtements, matériel médical, couvertures et… Corans. L’obsession palestinienne constitue aussi un problème réel.

    Cet islam très communautariste et très identitaire se reconnaît aussi dans les associations de «défense» telle que le CCIF dont j’ai eu maintes fois l’occasion d’expliquer de quoi il relève. Voir islamophobie.org.

Femmes interdites de stade aux jeux olympiques de Rio

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