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Archives de Tag: LOI n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté (1)

Dictature : renforcement de la répression des provocations, diffamations et injures NON PUBLIQUES à caractère raciste ou discriminatoire.

Publié le

http://www.courrierinternational.com/une/vu-du-royaume-uni-macron-en-marche-vers-le-desastre

Les nouveaux députés macroniens se sont mis au travail avec acharnement sur des questions essentielles (sic) et ont pondu ce mois d’août 2017 un nouveau décret destinée à renforcer la  LOI n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté (1)

Le décret : JORF n°0182 du 5 août 2017 texte n° 9 Décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire NOR: JUSD1714912D ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/8/3/JUSD1714912D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/8/3/2017-1230/jo/texte

Le terrorisme de la pensée unique !

 

Vous en conviendrez, il y avait urgence pour la prospérité de la France à légiférer sur le racisme, ce racisme nauséabond qui dérange essentiellement les ennemis de la France, des Français, de la culture et des traditions françaises, ces gens qui se torchent avec le drapeau français qui niquent la France, traitent les Français de petits ou sales blancs, traitent les françaises de sales putes blanches, appellent au viol des françaises, tuent leurs semblables qui prétendent « faire comme les Français, nous traitent de sous-chiens ou de cafards (kouffars). Il y avait urgence à protéger ces braves musulmans « qui sont les premières victimes des attentats terroristes musulmans ». Il y avait urgence à renforcer les pouvoirs du Comité contre l’islamophobie qui s’engraisse en intentant des procès à toutes celles et ceux qui osent protester contre des réalités contraires aux lois de la République ainsi qu’à la culture et aux usages des Français.

Macron

http://elections-93.blogspot.fr/

Dans un article sur Causeur, Catherine Rouvier démontre avec ironie l’absurdité du décret en question qui ordonne de remplacer « race » par « prétendue race ». https://www.causeur.fr/race-decret-antiracisme-pretendue-146245

Depuis le 3 août, un décret relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire « substitue à la notion de race, qui n’est pas applicable aux êtres humains, celle de « prétendue race » » et « améliore la lutte contre les manifestations de racisme, de sexisme et d’homophobie dans des conditions similaires à ce qui a été prévu par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 »…Alors, bien sûr, on peut aussi chercher une autre formule, qui prenne en considération les différences morphologiques sans plus prononcer le mot maudit. Pour ma part, j’ai trouvé ! C’est chez Buffon. On ne fait pas plus « scientifique »… Il s’agit des « variétés dans l’espèce humaine ». Je suis fière de ma découverte. « Ouais, mais ça fait un peu long quand même », me dit Mohamed qui joue au foot avec son pote, et à qui je tente de communiquer mon enthousiasme. Sans comprendre la vraie portée de cette remarque, je me replonge dans la passionnante lecture de l’« Histoire naturelle », tandis qu’il reprend son jeu. Mais soudain, tombé par terre sur le gravier coupant après un croche pied vicieux de son copain Martial, il hurle « Nique ta race ! » Je corrige : « Ta  prétendue race, Mo’, ta prétendue race »… C’est vrai que « nique ta variété dans l’espèce humaine », c’était « un peu long ».

Pour aller plus loin que ce décret crapuleux dans le même esprit,  évitons donc tous les qualificatifs et notions qui pourraient favoriser la discrimination. Supprimons la mention du sexe dans les documents officiels d’identité : on ne cochera plus la case F ou H. Supprimons également la couleur des yeux et des cheveux, la taille et a fortiori le poids. Il ne doit plus y avoir de qualificatif homo, hétéro, bi, trans parce que c’est discriminatoire. Interdisons toute description physique des individus. Ne mentionnons ni l’âge ni le prénom. Les dieux égyptiens des pharaons portaient plusieurs noms parce qu’ils pensaient que « nommer c’est tuer ». Faisons de même, ne nommons plus les individus. Bref, nos députés ont du pain sur la planche des lois…Il faut bien les occuper tandis que Napoléon Macron et ses généraux inventent des martingales pour asservir le peuple  en l’aveuglant avec des reflets de lingots d’or.

  • Est non publique, une provocation, diffamation ou injure prononcée par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne soit présente ou devant un cercle limité de personnes partageant les mêmes intérêts (professionnel, personnel,  …), que la victime soit présente ou non.
  • Est publique une provocation, diffamation ou injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des faits à et sa victime.

Le plus inquiétant dans ce décret est qu’on ne pourra même plus s’exprimer dans la sphère privée puisque le texte entend sanctionner provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire. Désormais si je traite de salaud , entre quat’zyeux, le type qui me met la main aux fesses, il pourra porter plainte sans témoin et ce sera parole contre parole. Les victimes n’auront plus qu’à la boucler.

Les gouvernements n’ont jamais eu autant de détermination pour combattre les propos sexistes qui font florès dans la sphère publique alors dans la sphère privée, je vous laisse sonder votre mémoire… Pourquoi la prétendue (sic) islamophobie serait-elle plus répréhensible que la gynophobie universelle ? Je me permets cette comparaison pour montrer à quel point l’indignation qui agite nos députés est à géométrie variable, donc nourrie par des considérations idéologiques et de la mauvaise foi politique.

Logiquement, il va falloir interdire les blagues sur les Belges, les blondes, les femmes, les gros, les maigres, les petits, les géants, les débiles, les benêts, les radins, les bègues, les chauves et les poilus…Du boulot pour les magistrats, la police, les inspecteurs, les contrôleurs qui n’ont déjà pas les moyens matériels et humains de maintenir l’ordre, juger criminels et délinquants, enquêter sur les radicalisés et arrêter les fraudes à la sécurité sociale et à toutes les prestations sociales. Nos députés ont vraiment un sens aigü des priorités…

La Connectrice qui a du souci à se faire parce que pas politiquement correcte

Précisions

Sont désormais punies de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe (1 500 € maximum), la provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence, la diffamation non publique et l’injure non publique commises à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison :

  • de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée,
  • de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre,
  • ou de leur handicap.

Outre la peine d’amende, les personnes coupables de ces infractions encourent les peines complémentaires suivantes :

  • travail d’intérêt général pour une durée de 20 à 120 heures ;
  • obligation d’accomplir, éventuellement à leurs frais, un stage de citoyenneté ;
  • interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de 3 ans maximum, une arme soumise à autorisation ;
  • confiscation d’une ou de plusieurs armes dont le condamné est propriétaire ou dont il a la libre disposition ;
  • confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

Les personnes morales coupables de ces infractions encourent une amende d’un montant maximum égal à 5 fois celui prévu pour les personnes physiques et la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

  À noter :

  • Est non publique, une provocation, diffamation ou injure prononcée par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne soit présente ou devant un cercle limité de personnes partageant les mêmes intérêts (professionnel, personnel,  …), que la victime soit présente ou non.
  • Est publique une provocation, diffamation ou injure pouvant être entendue ou lue par un public étranger à l’auteur des faits à et sa victime.
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