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Archives de Tag: loup solitaire

Massacre préfecture . Les experts ont presque tout compris mais qui les écoute ?

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https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/attentats-de-paris-hommages-aux-victimes-en-14-dessins-792438

« la réalité est insupportable, mais irrémédiable » Clément Rosset

Trois experts en désastres français livrent leurs réflexion sur les causes et le contexte du massacre de 4 policiers et des blessures de leurs collègues ce jeudi 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris, lieu opérationnel et symbolique de la force de notre sécurité intérieure.  Xavier Raufer, criminologue, Alain Rodier, adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et Eric Verhaeghe  auteur de « Faut-il quitter la France ? »

https://www.atlantico.fr/decryptage/3580391/massacre-a-la-prefecture-de-police–le-vertige-face-a-l-ampleur-des-fautes-accumulees-par-les-autorites-alain-rodier-xavier-raufer-eric-verhaeghe

L’article est long mais très instructif. Je vous invite à le lire et je souligne en gras quelques éléments pour vous en rendre la lecture plus facile et plus rapide.

Des éléments manquants

En 2018, un nouvel appel était lancé pour relancer les partisans  de Daech à poursuivre le « djihad ». Baghdadi demande aussi à ses combattants de s’attaquer aux « médias mécréants » et aux « quartiers généraux de la guerre idéologique » un peu partout dans le monde. https://www.lepoint.fr/monde/etat-islamique-baghdadi-appelle-a-poursuivre-le-combat-23-08-2018-2245399_24.php

  • Il manque la culture de l’Oumma Islamiya qui oblige tout musulman à être à sa communauté ce que le pouce est à la main, une foi qui explique qu’à chaque interpellation ou argument avec un mahométan, c’est l’émeute dans les minutes qui suivent avec agressions verbales, puis physique puis destruction de voitures, de mobilier urbain, de bâtiments publics et de commissariats; on se souvient du massacre de ce jeune marocain qui demandait à faire un constat suite à un accrochage, la conductrice appelant sa communauté à la rescousse laquelle élimina le pauvre Mohamed Laidouni au motif qu’il voulait faire un constat « comme les français ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohamed_Laidouni
  • Il manque l’analyse du vrai-faux loup solitaire. Un fou d’Allah peut prendre seul la décision de frapper. Toutefois, sans parler d’organisation terroriste physique en soutien, le fou d’Allah n’est pas devenu fou tout seul. Il a été conditionné par les appels de Daech, des prêches belliqueux en direct dans les mosquées et sur l’Internet, des propos haineux contre la France et les mécréants, des morceaux de rapp qui incitent à violer les femmes, tuer les bébés, faire flamber les « porcs de flics », tuer tous les mécréants, transformer la France en califat, haïr les français, etc. Ces porteurs de haine sont-ils sanctionnés à la hauteur de ce que subit Eric Zemmour qui ne fait que dénoncer des réalités insupportables pour la sécurité de la France et sa culture ?
  • Il manque le contexte antillais. Je me trouvais avec une amie antillaise lors de l’annonce de l’attentat. Elle entra dans une colère noire contre la désastreuse image que Mickaël Harpon allait donner de la communauté antillaise et ajouta que les Antilles étaient comme la métropole perverties par l’Islam...http://www.gwadislam.fr/

Bonne lecture;

La Connectrice

 

05 octobre 2019

DÉNI DU RÉEL

Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités

Atlantico : Un agent administratif de la préfecture de police de Paris a agressé au couteau plusieurs de ses collègues jeudi 3 octobre, tuant quatre personnes avant d’être abattu par un fonctionnaire de police. Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur les motivations de l’auteur de l’attaque au couteau à la préfecture de police, le profil du suspect, converti à l’islam, pousse à envisager la thèse terroriste. Dans l’hypothèse où la piste de l’attentat terroriste serait retenue, comment expliquer que les services de renseignement n’aient pas pu identifier les pistes d’un passage à l’acte ?

Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines… Tout débutait si bien: la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un dialogue détendu-convivial sur l’immigration lancé par l’Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai – nous y revenons – la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que « la réalité est insupportable, mais irrémédiable »: nous y voilà.
Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure… Aussi: on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

Alain Rodier : Comme d’habitude dans ce type d’affaire, il convient de rester extrêmement prudent car les jours à venir vont certainement apporter d’autres informations.  Il n’empêche que le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire le 4 octobre après-midi. Les policiers possèdent donc des informations nécessaires qui font suite aux perquisitions effectuées, à l’analyse de(s) ordinateur(s) et des téléphones du « suspect » (en termes juridiques, c’est  la qualification qui doit être retenue à l’égard de Monsieur Mickaël Harpon impliqué dans ces meurtres) et aux réponses données par son épouse actuellement en garde à vue (ce qui est une mesure tout à fait normale au regard du Droit) et par des proches.

Cette  affaire entre dans le cadre d' »assassinats et tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Ce sont ces deux dernières qualifications qui ont obligé le PNAT à se saisir de l’affaire qui, à l’évidence ne dépend plus du droit commun. Il semble que l’autorité politique aurait souhaité qu’il en soit autrement mais la justice est indépendante en France. La deuxième qualification est inquiétante car elle sous-entend qu’il n’était pas seul. Il est en particulier question d’au moins une connaissance qui l’accompagnait parfois à la prière.

Ce fonctionnaire né à Fort de France servait depuis 2003 comme adjoint administratif (agent de catégorie C) au sein du au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il n’avait jamais attiré défavorablement l’attention de sa hiérarchie quant à sa conduite. Il a certainement été l’objet d’une enquête de sécurité au moment de son recrutement (en 2003) puis d’un suivi épisodique pour proroger ses habilitations au secret défense (tous les cinq ans).

Sa conversion à la religion musulmane ne constituait pas un acte délictueux et, jusqu’à plus ample informé, il ne fréquentait pas des lieux de culte salafistes incubateurs d’activistes – même si fort heureusement, ils ne passent majoritairement pas à l’acte -. Non seulement dans son cas avec les éléments connus, il n’y avait pas matière à enquêter plus avant, mais si cela avait été le cas, cela aurait pu être assimilé à du « harcèlement » et à de l' »islamophobie« . La hiérarchie de l’administration – quelqu’elle soit – a très peur de se retrouver dans cette position face aux influents intellectuels qui n’attendent que ce prétexte pour intervenir dans les medias dans le seul but d’affaiblir l’Etat.

Cela dit, l’enquête en cours aurait prouvé qu’il s’était converti en 2008 et pas il y a 18 mois comme cela avait été annoncé précédemment. Si ce fait est confirmé, cela prouverait qu’il pratiquait la Taqiya (l’art de la dissimulation surtout en usage chez les chiites mais méthode reprise par les salafistes) à l’évidence pour cacher sa conversion à son environnement.  

De plus, il semble qu’il avait préparé son coup au dernier moment ayant acquis le couteau de cuisine en céramique qui a servi à ces assassinats le matin même de son action. Son épouse aurait affirmé qu’il aurait proféré des propos incohérents la nuit précédant son passage à l’acte. Bien sûr, il convient de laisser l’enquête confirmer ou infirmer ces premiers éléments pour en tirer plus de conclusions.  

Connaît-on l’ampleur de la radicalisation au sein les services de l’Etat ? Comment peut-on lutter contre cette menace ?

Xavier Raufer : Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ?
Second point majeur. On lit que l’assassin était « signalé » depuis 2015. mais signalé par qui ? Et vers qui ? En 2015, l’ambiance était électrique entre la direction de la DGSI et celle de la DRPP, pour affaires touchant à la françafrique. Que s’est il alors passé – ou pas passé, plutôt ? Il serait judicieux d’aller y voir de près.
Dernier point : Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, sous l’empire de la nécessité – protéger le président de ses « affaires »… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu.
Brutal résultat – le protocole de la médecine d’urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite – vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir.

Alain Rodier : Les services de l’Etat sont à l’image de la nation. Les chiffres varient car les statistiques officielles restent interdites mais il y aurait entre 7 et 10% de musulmans en France. Le chiffre devrait être logiquement le même au sein de l’administration. Cela dit, seule une infime partie des musulmans adhère aux thèses extrémistes des salafistes-djihadistes qui puisent leur inspiration sur les sites spécialisés (que décidément la puissance publique a bien du mal à entraver).

En France, il existe aussi d’autres versions de l’islam sunnite qui ne prônent pas la violence comme le mouvement tablligh et les Frères musulmans. Le cas des salafistes dits quiétistes pose question car c’est dans leurs rangs que les salafistes-djihadistes viennent recruter de nouveaux adeptes. Les activistes n’ont pas besoin d’être très nombreux pour être dangereux. C’est d’ailleurs la caractéristique des mouvement terroristes : quelques activistes bien formés valent mieux que des gros bataillons facilement repérables.  

Alors que l’on est focalisé sur les « revenants » de Syrie et d’Irak, ce type d’attaque interroge. La menace vient-elle davantage de vétérans du djihad ou des radicalisés sur le sol français, notamment les convertis ?

Xavier Raufer : On l’ignore – même, on aggrave les choses. Un exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS.

On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les durs des Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwas leur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a  Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée.

Alain Rodier : Il est vrai que pour le moment, ce ne sont pas les revenants qui représentent le menace principale en Occident en général et en Europe en particulier. Daech n’est pas vaincu militairement mais a actuellement d’autres soucis comme relancer la guérilla sur le front syro-irakien, activer ses provinces extérieures comme en Afrique – particulièrement au Sahel – , dans le Causasse et en Extrême-Orient.

Par contre, Daech continue à prodiguer sa propagande et à appeler ses adeptes au meurtre là où ils se trouvent. C’est sans doute ce qui explique cette dernière opération meurtrière. Il va être affirmé que l’assassin était quelque part « dérangé mentalement » mais il convient de se poser la question suivante: un individu qui se livre à un acte terroriste est-il mentalement sain d’esprit ? Il aurait aussi été insatisfait de sa position professionnelle qui n’évoluait pas mais cela ne peut pas expliquer grand chose. Il gardait son libre arbitre. Le cas juridique du « suspect » est clos puisque l’action est éteinte avec sa mort.

Cela dit, il reste un gros problème. Daech possède un service de sécurité (Amniyat) dont une des missions est le renseignement. Ce mouvement semblait se renseigner sur le passé des volontaires français qui le rejoignaient en Syrie. Quel rôle pourrait avoir joué le suspect dans ces enquêtes « de sécurité » (et autres) car sa position professionnelle au sein de la DRPP pouvait lui permettre d’avoir accès à des fichiers informatique confidentiels ? En effet, il pourrait avoir été recruté comme source par Daech ce qui expliquerait pour partie la Taqiya évoquée plus avant. A un moment, il a peut-être décidé de devenir un martyr de la « Cause », le but ultime de (presque) tous les salafistes-djihadistes.  

Si les informations les plus inquiétantes s’avèrent exactes, quelles pourraient être les conséquences dans l’opinion et pour le ministère de l’Intérieur ?

Xavier Raufer : Le péril État islamique – al-Qaïda recule. Ne pas baisser la garde, certes, mais la pression diminue. Quand on jette une pierre dans un étang, des cercles concentriques se forment à partir du point d’impact. Nous en sommes aux cercles extérieurs. Plus espacés, moins visibles -mais dangereux car proches de nous, voire actifs dans nos sociétés-mêmes.

Alain Rodier : Il est évident que cela va créer une inquiétude au sein de la population qui constate que même les organismes chargés de la protéger peuvent être infiltrés par des mouvements terroristes. Tous les ministères vont se sentir concernés et vont devoir revoir les procédures de sécurité et les enquêtes d’habilitation de leurs personnels. Cela va être très nuisible à l’ambiance interne qui risque de devenir suspicieuse.

Eric Verhaeghe : On sent bien que la énième répétition du même mode opératoire, à savoir une personnalité seule qui profite d’un effet de surprise dans la vie quotidienne pour poignarder des quidam, ici ce sont des collègues de travail, mais d’autres fois ce sont des passants, des gens qui rentrent chez eux dans des transports en commun, des jeunes femmes qui attendent un train dans une gare, des soldats en faction, un prêtre dans son église, c’est-à-dire n’importe qui ou tout le monde, tout cela use l’opinion publique et donne le sentiment qu’un danger imminent s’est diffusé dans notre vie quotidienne et peut nous guetter n’importe où à n’importe quel moment. On sent bien que l’ambiance se tend, et qu’une violence au quotidien se banalise. L’idée qu’à tout instant un attentat peut se produire sous nos yeux et qu’il faudra agir fait désormais partie du paysage. 

A long terme, la notion de tension religieuse prend forme, malgré les nombreux appels au calme et malgré les dénis sur le « pas d’amalgame ». La multiplication, partout en Europe d’ailleurs, de ces épisodes fébriles où quelques personnes sont tuées au couteau, comme ça, simplement, dans un flash terroriste, lézarde progressivement la certitude que ces attentats ne seraient pas de nature religieuse. Sur ce point, la stratégie des pouvoirs publics suivie en France comme en Allemagne, consistant à expliquer immédiatement après les faits qu’il s’agit d’un acte perpétré par un déséquilibré et qui ne serait pas de nature religieuse devient une source ce méfiance. 

Depuis jeudi, des responsables politiques de la majorité s’expriment sur le sujet. Au vue de leurs déclarations, n’y a-t-il pas eu une forme de déni de réalité ? Quel est le risque politique pour le gouvernement ? 

Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l’action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu’il avait fait l’objet d’un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n’en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu’il donne à l’opinion publique le sentiment que la situation n’est pas sous contrôle. 

Ce sentiment est apparu très nettement avec l’affaire Lubrizol. Alors qu’une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d’autant que l’émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu’un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l’un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n’est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse. 

Le discrédit guette. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d’erreurs sur des faits et dans l’appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c’est l’équipe entière d’Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après

Scoop. Le terroriste de Nice avait des complices

Nous apprenons officiellement que le Tunisien  Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui a tué 84 personnes et en a blessé des centaines le soir du 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice, avait prémédité son attaque depuis des mois avec l’aide de complices. Exit le loup solitaire et le radicalisé express.

Il semble qu’il n’y ait eu que le ministre de l’Intérieur Cazeneuve, les journalistes et les Bobos pour l’avoir cru isolé et spontané au détriment de ces réalités qui fâchent.

Ces responsables irresponsables défenseurs du padamalgam ignorent-ils vraiment le fonctionnement de l’Oumma Islamiya qui veut que le musulman, n’importe lequel, soit attaché à sa communauté religieuse comme le pouce à la main ? Ont-ils oublié les enquêtes qui révèlent à chaque attentat ou crime commis au nom d’Allah que les acteurs ont de nombreux complices passifs ou actifs et que la population musulmane ne les dénonce jamais et, au contraire, les cache et les protège quitte à fomenter des émeutes « spontanées » quand ils sont interpellés ? (émeutes Persan et Beaumont il y a quelques jours).

Ignorent-ils la pression que subissent les musulmans qui ne se comportent pas en « bons musulmans »?

Ignorent-ils la terrible et permanente menace qui pèse sur celle ou celui qui ferait comme le « français », de ce fait exclu de l’oumma islamiya considéré comme apostat méritant la mort (le Marocain battu à mort sur l’autoroute parce qu’il voulait, suite à un accrochage, faire un constat « comme les Français« ) ?

Ignorent-ils la surveillance que les musulmans exercent sur leurs coreligionnaires y compris la fouille des poubelles pendant le ramadan pour vérifier qu’ils ne consomment ni alcool ni cochon mais exclusivement des produits halal ?

N’ont-ils pas eu connaissance de l’agression subie par une barmaid musulmane qui servait de l’alcool à ses clients ?

Ignorent-ils les agressions (coups, insulte, viols collectifs, vitriolage ou mise à feu) dont sont victimes les femmes musulmanes qui ne portent pas le voile ?

Ignorent-ils la solidarité dont bénéficia un violeur du RER de la part d’un chauffeur de bus ?

Ignorent-ils que chaque fois qu’un musulman est en cause pour de petits ou graves faits, par la magie du téléphone arabe mobile, dans les minutes qui suivent, des dizaines de musulmans rappliquent pour prendre aveuglément sa défense ?

Ignorent-ils qu’à chaque procès intenté à un musulman une émeute se forme devant le tribunal aux cris de Justice pourrie, justice de merde, libérez Mohamed, France de merde, les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République, Allah Akbar,  etc.

Bref, ce n’est pas avec des responsables aussi irresponsables que nous pouvons nous sentir en sécurité d’autant plus que ces cyniques ont le culot de nous prévenir que nous allons au devant de nouveaux attentats plus terribles encore que les précédents. Etant donnée leur inefficacité en matière de surveillance et de renseignement, leur avertissement témoigne de leur mépris pour le peuple français.

La Connectrice qui ne fait confiance ni à la Police ni à la Justice de son pays

LIRE aussi Attentat de Nice : cinq complices présumés placés en détention

Les suspects

  • Ramzi A., 21 ans

Franco-tunisien, condamné à six reprises entre avril 2013 et mai 2015 pour vols, violences et usage de stupéfiants, il a reçu deux SMS envoyés par le tueur quelques minutes avant le carnage. Dans un des messages, Mohamed Lahouaiej Bouhlel le félicite pour le « pistolet » qu’il lui a fourni la veille et évoque la fourniture de « cinq » autres armes, précisant que cette nouvelle livraison est destinée à une autre personne « et ses amis ». Au cours d’une perquisition mercredi dans une cave d’un proche de Ramzi A., une kalachnikov et un sac de munitions ont été retrouvés. À ce stade, « on ne sait pas à quoi (le fusil d’assaut) était destiné », a indiqué François Molins.

Plus de 2 500 euros en liquide et 200 grammes de cocaïne ont également été saisis à son domicile. Lors de ses auditions, le jeune homme a désigné le fournisseur du pistolet comme étant un Albanais de 38 ans, Artan H., interpellé dimanche avec sa compagne.

  • Chokri C., 37 ans

Ce Tunisien, au casier judiciaire vierge, est soupçonné d’être un des destinataires des cinq armes évoquées par le tueur dans le SMS. A-t-il participé à des repérages ? D’après des images de vidéosurveillance, l’homme était le 12 juillet sur la promenade des Anglais aux côtés de Lahouaiej Bouhlel dans le camion lancé sur la foule deux jours plus tard. Ses empreintes digitales ont été découvertes sur l’une des portières du véhicule. Un message Facebook, envoyé le 4 avril 2016 par Chokri C. au tueur, intrigue aussi les enquêteurs : « Charge le camion, mets dedans 2 000 tonnes de fer (…) coupe-lui les freins mon ami et moi je regarde. »

  • Mohamed Oualid W., 40 ans

Les investigations ont mis en lumière les très nombreux contacts entre ce Franco-Tunisien et le tueur : 1 278 appels ont été échangés entre les deux hommes depuis juillet 2015. Dans son portable, les enquêteurs ont retrouvé des images du 15 juillet montrant qu’il a filmé la promenade des Anglais, alors que les secours y sont encore, avant de se filmer lui-même. Des photographies de cet homme, jusqu’à présent inconnu de la justice, prises dans l’habitacle du camion les 11 et 13 juillet, ont été retrouvées dans le téléphone du tueur.

Mohamed Oualid W., qui était aussi régulièrement en contact avec Chokri C., avait adressé le 10 janvier 2015 un SMS à Lahouaiej Bouhlel : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ramené les soldats d’Allah pour finir le travail. »

  • Artan H., 38 ans et Enkeledja Z., 42 ans

Ce couple d’Albanais est suspecté avec Ramzi A. d’avoir participé à la fourniture du pistolet automatique dont le tueur s’est servi pour tirer à plusieurs reprises sur des policiers avant d’être abattu.

Le tueur

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La photographie de Mohamed Lahouaiej Bouhlel figurant sur sa carte d’identité retrouvée à bord du camion. © Shutterstock/SIPA

Il présentait selon les termes de François Molins un « intérêt certain » mais « récent » pour la mouvance islamiste radicale. Le Tunisien de 31 ans, arrivé en France en 2005, a été décrit par les témoins comme violent, instable, vivant loin des préceptes de l’islam radical, « mangeant du porc, buvant de l’alcool, consommant de la drogue et ayant une vie sexuelle débridée », avait détaillé lundi le procureur de Paris. Mais les éléments révélés par l’enquête montrent bien qu’il a soigneusement prémédité son acte, louant le camion puis semblant effectuer des repérages sur la promenade des Anglais. Il semble qu’il ne s’est pas contenté de le faire dans les jours ayant précédé le carnage. Des clichés retrouvés dans son téléphone, notamment des feux d’artifice du 14 juillet 2015 et du 15 août de la même année, pourraient accréditer la thèse d’un acte « mûri » depuis plusieurs mois. Le 1er janvier, Lahouaiej Bouhlel avait également pris en photo un article de Nice-Matin intitulé « Il fonce volontairement sur la terrasse d’un restaurant ».

Consultez notre dossier : Carnage à Nice

Débat futile. Le terroriste de Nice, un djihadiste, un loup solitaire, un déséquilibré, un radicalisé express ?

J’entends dans les médias d’éminents experts débattent avec conviction de la catégorie à laquelle appartiendrait le criminel de Nice sans jamais prononcer les mots musulman, Islam ou Coran. Cette pudeur idéologique est d’autant plus surprenante pour des gens qui ont fréquenté les universités qu’il y a un point commun entre tous les terroristes, sans exception, qui ont endeuillé la France depuis plus d’un an.

Un djihadiste, n’est-ce-pas un soldat d’Allah qui tue en hurlant Allah Akbar ?

Le loup solitaire existe-t-il en dehors des fantasmes bien pensants des chantre du déni quand on sait que l’Etat islamique et ses semblables inondent les réseaux d’appels à la destruction du monde non musulman pour la réalisation de califats urbi et orbi, qu’ils donnent des conseils précis pour faire du terrorisme do it yourself, qu’il encourage les musulmans à massacrer le plus grand nombre de koufars et à semer le désordre et la dissension pour créer le chaos qui déstabilisera les nations mécréantes et qu’il leur promet le paradis, le pardon,70 vierges et la médaille du martyr. L’Etat islamique a su recruter d’excellents communicants pour une propagande digne de l’Allemagne d’Hitler, de l’Union soviétique de Staline, de la Chine de Mao, de L’Oréal ou du PSG.

Jusqu’à ce jour ne disait-on pas de tout terroriste qu’il était un déséquilibré, qu’il ne savait pas ce qu’il faisait, qu’il était irresponsable ? Son passage à l’acte était qualifié de folie meurtrière sauf que ces soit-disant déséquilibrés ne tuent pas n’importe qui. Ils ne foncent pas en voiture bélier sur les prieurs de rue ni contre les mosquées. Ils discernent parfaitement l’objet de leur crime. La qualification de « déséquilibré » est un bon argument pour la défense des criminels afin qu’ils puissent échapper pour manque de discernement à la sanction qu’ils méritent. Le monstre de Nice a été défendu post-mortem par son papa qui a révélé qu’il avait fait une « dépression » et avait du être suivi par un psychiatre.

Radicalisé express, ce qui a été affirmé et répété maintes fois par le ministre de l’Intérieur signifie que ses services ne possédaient aucun indice permettant de le repérer pour le neutraliser. Or plus l’enquête avance, nous apprenons que cet homme avait envoyé de nombreux signaux qui auraient permis de l’avoir à l’œil : musulman+absence du père+violences conjugales+violences+délinquance+consommation intensive de drogues+fréquentation du milieu de la prostitution et de la drogue+Tunisien (la Tunisie étant le plus gros fournisseur de djihadistes à Daech). Ça fait quand même un sacré paquets d’indices mais s’il n’y a personne pour les rassembler et analyser l’ensemble on ne peut qu’être en colère contre les services de renseignement et de surveillance du sieur Cazeneuve.

La radicalisation de Bouhlel n’est pas tombée du ciel du jour au lendemain et il aurait seulement suffit de le vouloir pour que ses objectifs crèvent les yeux. En cas de doute, il aurait suffit de suivre les étapes de sa débauche, de son repentir et de sa rédemption. On ne se serait alors pas étonné d’observer que ce débauché se laissait pousser la barbe, qu’il tenait des propos favorables à l’Etat islamique, qu’il remboursait ses dettes tout en se rapprochant de musulmans intégristes.

Rien n’est vrai, tout est permis. Ibn al-Sabbah., le « Vieux de la Montagne » qui semait la terreur au 12ème siècle en Perse et autour.

Le plus inquiétant est que tandis que notre élite discute de la définition du terroriste des milliers de Bouhlel mûrissent tranquillement derrière leur ordinateur en se gavant de scènes d’horreur, de prêches fanatiques, de promesses de plaisirs et de gloire tout en s’abrutissant de haschich comme les ismaéliens haschischins d’Alamut le faisaient pour agir les horreurs du grand terroriste Ibn al-Sabbah.  Oui, je sais, les Ismaéliens étaient une secte chiite et Daech serait plutôt sunnite mais à ce niveau de barbarie au nom d’Allah est-ce que ça fait vraiment une différence ?

La Connectrice qui est lasse des discours fumeux, de la langue de bois, des bisbilles politiques et qui s’intéresse surtout aux véritables solutions.

Les fous d’Allah tuent en criant « Allahou Akbar » parce qu’ils seraient déséquilibrés

Chères concitoyennes, chers concitoyens, sachez-le, un homme qui assassine en criant « Allahou Akbar » est un malade mental, un déséquilibré, un irresponsable, un fou. Son acte et son cri de guerre n’ont rien à voir avec l’Islam et encore moins avec les récents appels au meurtre de l’Etat islamique même si des preuves irréfutables nous disent qu’il admire Daech. Un crime commis au nom d’Allah n’est pas un acte terroriste, c’est l’acte isolé d’un malade mental.

S’il s’agit de pure folie insensée par définition, Marisol Touraine, Ministre de Santé, peut s’arracher les cheveux devant les lacunes de notre système de santé psychiatrique, lequel a subi de drastiques réductions de moyens,

Toutefois, on peut se demander pourquoi ce malade mental déclaré n’a pas tué en criant « Vive le roi », « A bas le capital », « Anarchisme vaincra » ou « SS Uberall » ? Il y a quand même le choix parmi les folles revendications des déments.

Malgré les évidences, les autorités et les bobos s’obstinent à vouloir nous faire croire que l’islam n’a rien à voir avec la violence, la folie meurtrière et l’objectif du djihad. Mais nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas être dupes de cette comédie et à nous inquiéter sérieusement pour notre sécurité et l’avenir de la France qui abrite en son sein des gens qui la haïssent (Nique la France) et ont juré sa perte (déclarations récentes de l’Etat islamique).

Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes. Toute ma compassion va aux blessés dont certains sont dans un état très grave et subiront des séquelles physiques et psychologiques à vie. Je souhaite un prompt et heureux rétablissement aux traumatisés et blessés légers.

La Connectrice

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Sur son compte Facebook, l’homme affiche le drapeau de l’Etat islamique comme photo de couverture. Cette image a été mise en ligne le 18 décembre, soit 2 jours avant l’attaque.
Le jeune homme a également posté de nombreuses sourates du Coran sur son compte depuis plus d’un an. Il possède aussi une chaîne Youtube où il a publié des vidéos toutes liées à l’islam radical. Une succession de détails qui confirmerait la thèse d’un endoctrinement. L’enquête, menée par le parquet antiterroriste devra encore confirmer, ou infirmer, cette piste. 
Un de ses amis décrit un jeune rappeur qui aurait arrêté la musique du jour au lendemain il y a un an et demi et s’est converti à l’islam. Il considère aussi que ce sont les vidéos qu’il visionnait en ligne qui l’ont poussé à vouloir rejoindre un front pour «faire le jihad». http://www.leparisien.fr/faits-divers/commissariat-attaque-pres-de-tours-qui-est-bertrand-n-le-principal-suspect-21-12-2014-4390307.php

La procureur de la République s’est empressée d’affirmer qu’il ne s’agissait pas d’un acte terroriste mais de celui d’un dément. La procureur a précisé que l’homme n’était pas très religieux même s’il portait une djellaba pour être plus à l’aise pour prier.

  • Lundi 22 décembre, Nantes vers 19h, un homme fonce délibérément dans le marché de Noël fauchant 10 personnes puis se larde de 13 coups de couteau. Les autorités s’empressent d’affirmer, avant même que l’enquête ne soit commencée, qu’il ne s’agit pas d’un acte terroriste mais celui d’un déséquilibré. http://www.leparisien.fr/nantes-44000/nantes-une-camionnette-percute-des-pietons-au-marche-de-noel-22-12-2014-4394001.php

Selon un témoin cité par Ouest France, le criminel aurait crié « Allah Akbar » http://www.ouest-france.fr/camionnette-folle-nantes-qui-est-le-conducteur-desequilibre-3077233

Manuel Valls premier ministre affirme sur Europe1 mardi matin qu’il y a un réel danger terroriste sur le territoire sans pour autant dire que ces trois attentats en font partie.

Les Français ne sont pas dupes. A 9h ce mardi matin 304 commentaires sur l’article du Figaro, la plupart ironisant sur les qualificatifs officiels de « déséquilibré », « acte isolé »

Exemples

Que de coincidences depuis 3 jours !!!
Comme par hasard, cela se passe au moment de Noel (fête religieuse pour les catholiques), après des déclarations appellant aux attentats de la part des islamistes et le dernier conducteur se poignarde (geste trés commun comme tout le monde le sait). Mais, les journalistes des teles d’etats vous le jure la main sur le coeur, il ne s’agit pas d’attentat !!! A chacun de se faire une opinion mais pour ma part, je me dis que la bande blanche est franchie et qu’il va falloir soit se soumettre, soit régir de façon virulente. Il en va de l’avenir de nos enfants.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/12/22/01016-20141222ARTFIG00352-une-camionnette-fonce-dans-la-foule-du-marche-de-noel-a-nantes.php

Des drames annoncés mais négligés par le pouvoir

Attaque de la gendarmerie de Rhône-Alpes, à Roussillon, dans l’Isère, à la limite de l’Ardèche, « par un déséquilibré armé d’un couteau criant « Allah Akbar », selon la version officielle des autorités, qui pratiquaient déjà une communication de crise, en étroite liaison avec les « grands » médias nationaux, pour « rassurer » le grand public… ». C’était le 7 mai 2013, selon un scénario ayant précédé d’autres évènements tragiques à travers la France. Et la communication des Ministres de l’Intérieur et de la Justice évoquait déjà « l’acte d’un déséquilibré », dans le cadre de l’habituelle communication de crise. Alors que l’agresseur se trouvait depuis 3 jours sur le sol Rhône-Alpin, après être rentré d’un pélerinage à la Mecque.

Les drames terroristes de Joué-lès-Tours, Dijon, Nantes, étaient prévisibles dans la mesure où on octroie des moyens aux services de renseignements et de sécurité intérieure, dans la mesure où les informations circulent. L’attaque de la gendarmerie de Roussillon aurait dû constituer une première alerte, motivant des mesures de sécurité préventives. Les responsables de l’Etat feraient bien de lire et de relire le livre de  Samuel Laurent qui a publié « L’Etat islamique », même si ce livre dérange l’Elysée .

 

Une enquête de Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

 

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