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Archives de Tag: machisme

Egalité professionnelle. Ecrivez à votre député ! Urgent.

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Illustration Deligne - tous droits reserves

Source dessin http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/12/05/en-limousin-l-egalite-homme-femme-au-travail-peut-encore-mieux-faire_1789306.html

Les hommes sont toujours largement majoritaires dans les instances de décision publiques et privées. Ils continuent à traiter les femmes comme des « citoyens » de seconde zone, ils décident pour elles une part congrue des richesses nationales au prétexte qu’elles « seraient faites pour faire des enfants », « que la place d’une femme est à la maison », »qu’elles ne seraient pas fiables quand elles ont des gosses », « qu’elles s’absentent pour bénéficier d’un congé maternité », « qu’elles sont caractérielles quand elles ont leurs règles », « qu’elles ne sont pas obligées de travailler quand elles sont mariées », « qu’elles obéissent plus à leur mari qu’à leur patron », « qu’elles sont susceptibles de quitter leur entreprise pour suivre leur mari », « qu’elles sont plus préoccupées de leurs tâches domestiques que de leur travail », « qu’une femme sème la zizanie quand elle travaille avec des hommes », etc.

Tous ces préjugés sont savamment distillés par les hommes pour justifier la discrimination et l’infériorisation des femmes.

Source dessin http://www.altaide.com/blog/legalite-professionnelle-hommes-femmes-en-12-dessins/

Et pourtant les femmes sont souvent plus diplômées que les hommes, plus consciencieuses dans leur activité professionnelle, plus sincères, plus directes, plus honnêtes, plus humaines et moins manipulatrices.Malheureusement, elles doivent se conformer aux mentalités masculines et, éventuellement faire mieux dans la manipulation, le secret et le mensonge pour se faire une place au milieu de ces guerriers d’opérette sans scrupules. On dit alors que les cheffes sont pires que les chefs alors qu’elles ne sont que les bonnes élèves de ces messieurs.

La société des hommes enferme les femmes dans une position de quémandeuses et se permettent ensuite de le leur reprocher, une réponse perverse à ce rapport de force qu’ils ont créé et qu’ils maintiennent. Les mâles ne veulent pas partager le pouvoir et l’argent.

Le harcèlement sexuel, la prostitution, la marchandisation du corps des femmes dont la GPA  (gestation pour autrui, mères porteuses), les bonne blagues graveleuses que les hommes se racontent autour d’un bock de bière ou d’un godet de pinard font partie de la dévalorisation des femmes en général et de leur travail en particulier. Quelle que soit son statut professionnel, la femme est « bonne à baiser » ou « pas baisable ».

Dessinfemmeorse

Source dessin http://www.blog-emploi.com/journee-de-la-femme-au-dela-des-cliches/

Récemment les journalistes politiques nous donnaient un échantillon des obscénités qui occupent le cerveau des hommes politiques, échantillon valable pour tous les dirigeants de notre société.

Les jeunes femmes qui se moquent des féministes et qui commencent souvent une phrase par « je ne suis pas féministe mais … »ne se rendent pas compte du travail que les féministes ont du abattre pour disposer du droit de vote, de pouvoir voyager et travailler sans l’autorisation du père ou du mari, de pouvoir ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du mari, de pouvoir choisir leurs études et d’étudier dans la faculté de leur choix, de choisir leur profession, de disposer de la planification des naissances (contraception et avortement), de se marier et de divorcer selon leur choix, de pouvoir donner leur nom à leurs enfants, de faire valoir la loi du 6 Fructidor An II (1793) qui stipule que « nul ne devra changer de nom de naissance » (autrement dit s’appeler Mme Robert Dupont quand on est née Cécile Martin est un usage et non un droit), pouvoir porter le pantalon sans demander une autorisation préfectorale, avoir en théorie « à travail égal, salaire égal », etc.

Or c’est précisément « à travail égal salaire égal » que s’attaquent les machos qui veulent supprimer les outils de mesure et d’étude des discrimination qui accablent les femmes dans leur activité professionnelle.

Ne nous laissons pas faire, protestons en submergeant les députés de nos courriers indignés.http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

La Connectrice

egalite-homme-femme

 Source dessin https://unsanatixisamblog.wordpress.com/2013/04/30/humour-du-jour-egalite-hommefemme/

Ci-dessous, voici l’outil que le gouvernement veut supprimer :

Altaïr Conseil réalise le diagnostic de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et vous accompagne dans l’élaboration d’un accord ou d’un plan d’action http://www.egalite-hommes-femmes.fr/

Source http://www.sudcam-cmds.org/egalite-professionnelle

N’enterrons pas l’égalité professionnelle !

  • Les femmes touchent des salaires inférieurs à ceux des hommes de 27%;
  • Deux tiers des smicards sont des femmes;
  • Elles représentent 82% des travailleurs à temps partiel;
  • Elles touchent des pensions de retraite inférieures de 40%;
  • Aucune femme ne dirige une entreprise du CAC 40;
  • La quasi-totalité ont déjà été confrontées au sexisme dans leur entreprise;
  • ….

la liste est longue – les inégalités hommes-femmes en entreprises sont criantes!

Mais au lieu de s’attacher à réduire ces inégalités, le gouvernement s’apprête au contraire à nous faire revenir 30 ans en arrière.

Le projet de loi sur le dialogue social du ministre du travail Mr Rebsamen supprime en effet des outils indispensables de lutte contre les inégalités. De l’établissement d’indicateurs, au diagnostique des inégalités, jusqu’à la négociation annuelle sur l’égalité professsionnelle en entreprise, et aux pénalités pour les entreprises ne respectant pas leurs engagements… toutes ces mesures qui commencent à porter leur fruit vont être vidées, voir supprimées.

Notre seul espoir : des amendements qui viennent d’être déposés et qui permettraient de garder et renforcer nos outils de lutte contre l’inégalité. Mais il ne nous reste que quelques jours pour convaincre les député-esréunis en séance dés mardi, de les voter.

Votre témoignage peut avoir un impact!

Envoyez un message à votre député-e en lui disant pourquoi il-elle doit soutenir ces amendements et la lutte contre l’inégalité hommes-femmes! Puis demandez à vos amis d’en faire autant !

Merci

URGENT – Prenez 2 minutes, demandez à votre député-e de voter pour l’égalité professionnelle

Yvette ROUDY

France

26 mai 2015 — Chère signataire, cher signataire,

C’est cette semaine que les député-es vont décider de rétablir ou non les outils de l’égalité professionnelle dans la loi. Nous avons besoin de vous pour leur faire passer le message ! Envoyez un message au député-e de votre circonscription ici : https://www.powerfoule.org/sosegalitepro

Vous avez été plus de 40 000 à signer la pétition pour demander au gouvernement de rétablir dans la loi les outils de l’égalité professionnelle. Ce dernier n’a pas donné suite à notre demande. Il a simplement étoffé la base de données unique des entreprises sans rétablir ni le Rapport de Situation Comparée (diagnostic égalité) ni la négociation dédiée. Ces deux outils sont indispensables pour mesurer les inégalités, les rendre visibles et agir.

Le texte arrive cette semaine à l’Assemblée Nationale. Les député-es vont donc devoir choisir entre supprimer les outils de l’égalité professionnelle ou les maintenir.

A nous de jouer ! Si nous sommes 40 000 à écrire à notre député-e, nous pouvons faire bouger les choses !

Partagez la lettre sur les réseaux sociaux pour qu’un maximum de personnes envoient un message à leur député-e :
Pour partager sur Twitter, cliquez ici : http://ow.ly/Npsvv
Pour partager sur Facebook, cliquez ici : http://ow.ly/NpsAs

A bientôt,

L’équipe de campagne #SOSEgalitepro

http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

Pour écrire à votre député, c’est simple

Pour écrire à votre député, c’est très simple, vous cliquez sur ce lien http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4 qui vous donnera le nom de votre député en fonction de votre code postal. Vous indiquerez votre adresse mail, votre nom et il suffira de cliquer au bas de la lettre type pour envoyer ce message à votre député.

Sexualité. Les mâles sont-ils tous détraqués ?

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https://www.contrepoints.org/2012/08/24/94913-harcelement-sexuel-desormais-tout-est-harcelement

En France, une femme est violée toutes les 7 mn et 30% des détenus seraient condamnés pour délits ou crimes sexuels.La majorité des victimes sont des femmes mais quelques hommes et des enfants des deux sexes sont concernés.

Il règne en France un climat délétère dans lequel le harcèlement sexuel concerne tous les hommes de toutes les catégories sociales et économiques.

la tribune fourmille d’anecdotes édifiantes. Y sont rapportées les remarques inconvenantes «d’un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté» ou d’«un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes bronzée vraiment partout». Mais également, celle d’«un ami du président qui juge les journalistes d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine». «Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous», peut-on encore lire.

Il y a aussi «les textos – classiques, récurrents, insistants», les invitations à se «voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir» et «les avances (qui) ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement».

http:  www come4news com images users 1041 HarcelW%20copie jpg Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel

http://www.come4news.com/abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-158146

  • Soupçonné d’avoir violé quatre jeunes filles, un directeur de centre équestre de l’Eure a été écroué. Il avait déjà été condamné en 2007 et figurait sur le fichier des délinquants sexuels.http://www.leparisien.fr/faits-divers/eure-un-directeur-de-centre-equestre-recidiviste-accuse-de-viols-04-05-2015-4745431.php
  • Le 20 avril dernier, une dame de 94 ans était violée à son domicile par un cambrioleur http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/04/21/biarritz-une-femme-de-94-ans-violee-a-son-domicile-l-agresseur-en-fuite
  • Samedi soir, le groupe d’amis s’est rendu à Étreillers pour une soirée privée à la salle des fêtes. Vers 21h30, la jeune femme de 20 ans est sortie fumer une cigarette lorsqu’une voiture blanche avec deux hommes à bord s’est arrêtée à son niveau. Les deux individus ont alors forcé la victime à monter dans leur voiture avant de démarrer. Le véhicule a roulé pendant environ 1h30 dans les villages alentours avant de revenir à Étreillers où les agresseurs ont redéposé la jeune femme non loin de la salle des fêtes…  Les deux suspects auraient environ 25 ans et l’autoradio de la voiture de couleur blanche diffusait de la musique rap à un volume sonore élevé, ce qui a pu attirer l’attention sur son passage.http://www.aisnenouvelle.fr/region/etreillers-deux-hommes-recherches-apres-un-viol-ia16b108n211685
  • entretiens donnés par des enfants qui témoignent de viols commis par des militaires en Centrafrique. Quatorze soldats français sont visés par ce rapport de l’ONU. 6 enfants de 8 à 13 ans témoignent dans un rapport de l’Onu : Sur les six enfants qui témoignent, quatre ont été victimes de violences sexuelles. Les deux autres rapportent des abus subis par leurs copains. Chaque fois, la version est presque semblable. Des militaires leur demandent une fellation en échange de nourriture. Les petites victimes donnent aussi des descriptions précises ou des caractéristiques physiques de leurs agresseurs présumés.http://www.metronews.fr/info/viols-presumes-en-centrafrique-le-recit-choc-des-enfants-devant-l-onu/moec!zTW84ArhtndM/

  • le bellâtre aux allures de top-modèle proposait à ses partenaires un rapport sexuel dans l’obscurité, et les yeux bandés. Un subterfuge en vérité. Car une fois l’étreinte terminée, ce n’est pas le beau et mystérieux Anthony, 37 ans, que découvraient ces dames, mais Michel*, un petit homme dégarni et bedonnant de 68 ans.Son stratagème, le sexagénaire en usait depuis 2009 au moins. Des rencontres « piquantes » avec des femmes « excitées » par son « scénario », soutient ce divorcé. Des « viols par surprise » pour le parquet de Nice, qui a ordonné son placement en garde à vue le 17 mars, avant qu’un juge d’instruction ne le mette en examen…

    Après recoupements, il est établi qu’il était en contact avec 342 femmes dans toute la France, dont 143 dans son département, et possédait des photos intimes de 200 femmes différentes,http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-faux-play-boy-du-web-etait-un-sexagenaire-04-05-2015-4744097.php

L’homme français dans le métro d’après une enquête chinoise http://french.people.com.cn/VieSociale/7941287.html

  • Patrick Sébastien a fait chanter au public « une petite pipe avant d’aller au lit » à une heure de grande écoute samedi soir, dans son émission «Les années bonheur» sur France 2. Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat à la Famille a réagi : «Je pense que ceux qui ont la responsabilité et la chance d’animer une émission doivent aussi se comporter dans le respect des familles. C’est une question d’abord de respect des enfants, parce que je trouve ça limite incestueux que de faire chanter ça dans une famille à 20h50. Or la lutte contre l’inceste et la pédophilie est une de mes priorités»,a réagi ce lundi Laurence Rossignol sur RTL.

Sur le net, une majorité d’internautes s’est exprimée contre l’indécence de l’animateur qui n’en est pas à son coup d’essai. Il s’est étalé maintes fois sur son amour des prostituées et affirme clairement son opposition à l’éradication de la prostitution et à la pénalisation des clients.« Les mêmes qui interdisent et qui veulent faire passer les clients des prostituées pour des délinquants sont les mêmes qui cautionnent la France à genoux qui suce le Qatar. »

En savoir plus : http://www.gentside.com/patrick-s%E9bastien/patrick-sebastien-dans-c-a-vous-039-039-la-classe-politique-je-la-trouve-indigne-039-039_art61235.html
Copyright © Gentside

http://www.leparisien.fr/tv/videos-patrick-sebastien-une-petite-pipe-qui-cree-l-emoi-04-05-2015-4744211.php

Patrick Sébastien se justifie en évoquant une grivoiserie innocente et compare sa chanson au « Zizi » de Pierre Perret ou aux gauloiseries de Georges Brassens dont il est loin d’avoir le talent. Sur la forme et le fond, Patrick Sébastien insulte ces poètes et musiciens que sont Brassens et Perret. Sur le fond, il montre son ignorance des engagements de ces deux auteurs qui ont eu le courage et l’esprit de braver l’hypocrisie de la morale de leur époque. Il n’y a rien d’obscène dans « le zizi » de Pierre Perret et les obscénités de Brassens sont le reflet de son engagement anticlérical dans les années 50 à 60..

Aujourd’hui, la pornographie étant généralisée et accessible à tous les enfants dès leur plus jeune âge-à 11 ans, ils auraient tous vu un film porno,-il n’y a aucun courage à sortir la pornographie de ses limites horaires théoriques. Or la pornographie véhicule une image dégradée et humiliante de la femme, contribuant ainsi à la sexualité détraquée des hommes, la discrimination des femmes et le sexisme en général. Il suffit de lire ci-dessus les paroles des hommes politiques à l’égard des femmes journalistes pour y retrouver ce conditionnement pornographique.

Naturellement, l’exhibitionnisme sexuel de Patrick Bastien est celui d’un homme qui s’adresse aux hommes et aux petit garçons en devenir d’homme.Habitué à la fréquentation des prostituées et des clubs de libertinage (partouzes)comme le 41 Chez Denise l’homme est imbibé, imprégné, obsédé par son sexe

Si encore il avait fait chanter au public « un petit cunnilingus avant d’aller dormir », on aurait pu le trouver courageux et féministe mais Patrick Sébastien incarne le gros macho franchouillard vénérant son phallus qui l’a porté au sommet du cercle des animateurs sexistes sans cervelle.

Sexisme. Les femmes journalistes politiques se rebiffent

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Nous ne sommes pas la Génération Giroud. Au tournant des années 70, la cofondatrice et rédactrice en chef de l’Express, première femme à diriger un grand hebdomadaire généraliste, avait mis le pied à l’étrier d’une flopée de ses jeunes et belles congénères. Entre cliché machiste et efficacité éditoriale, Françoise Giroud était alors persuadée que les hommes politiques se dévoileraient plus facilement face à des femmes. Quarante ans plus tard, nous, la génération de femmes journalistes chargées de couvrir la politique française sous les présidences Sarkozy et Hollande, vivons au quotidien cette ambiguïté, souvent entretenue par les hommes politiques.

Aux «Quatre-Colonnes», la petite salle où circulent députés et bons mots au cœur de l’Assemblée nationale, c’est un député qui nous accueille par un sonore : «Ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client.» Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. Au Sénat, c’est un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté. C’est un candidat à la primaire face à une grappe de micros masculins qui décide de nous répondre un jour d’été «parce que elle, elle porte une jolie robe». C’est aussi l’étoile montante d’un parti qui insiste pour nous voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir. Dans le huis clos d’un bureau de député, c’est un élu dont les avances ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement.

A bord d’un avion, pendant la dernière campagne présidentielle, c’est un porte-parole qui nous prend en photo pendant notre sommeil avant de partager le cliché avec le reste de l’équipe. Ou, dans une voiture où cohabitent militants et journalistes, un poids lourd politique qui nous propose d’interrompre le reportage et de filer à l’hôtel. Pour rire, bien sûr. Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que «ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous». Ou un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes «bronzée vraiment partout».

LES TEXTOS, CLASSIQUES, RÉCURRENTS, INSISTANTS

Sous les dorures du jardin d’hiver de l’Elysée, c’est un membre du gouvernement qui fixe intensément le carnet posé sur nos genoux en pleine conférence de presse présidentielle. Jusqu’à ce que l’on réalise que, ce jour-là, nous portions une robe. C’est un ancien conseiller de l’Elysée qui offre de nous entretenir, faisant miroiter grands hôtels, practices de golf et conférences internationales, au nom de notre «collaboration» passée. A table, c’est un ministre qui plaisante avec nos collègues hommes sur les ambitions des uns et des autres «le matin en se rasant» avant de se tourner vers nous : «Et vous, vous rêvez de moi la nuit ?» C’est un ami du Président qui juge les journalistes «d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine» ou un ministre qui, nous voyant penchée pour ramasser un stylo, ne peut retenir sa main en murmurant : «Ah mais qu’est-ce que vous me montrez là ?» Et puisque la «personnalité» qu’il était chargé de protéger ose tout, c’est le garde du corps d’un ancien ministre qui récupère notre numéro de portable pour tenter sa chance à son tour.

Il y a aussi les soupirs condescendants qui accompagnent nos interrogations en conférence de presse : «Ça, c’est bien une question de fille.» Les textos – classiques, récurrents, insistants – nous mettant le marché en main : «Une info, un apéro.» Quand ce ne sont pas des invitations à dîner à répétition, si possible le samedi soir. Autant de démarches qui relèvent de «l’humeur badine», de «l’humour potache» ou de «l’art de la séduction à la française».Selon leurs auteurs. A la question «s’il ne fallait retenir qu’un moment de votre première année parlementaire, ce serait lequel ?» c’est un député qui répond dans la minute «quand vous m’avez proposé un déjeuner». Avant de battre aussi rapidement en retraite : «OK, je sors.» Car certains, souvent les plus jeunes, s’excusent de tomber dans les travers de leurs aînés. Une histoire de génération et, peut-être, de mères féministes.

Ni naïves ni caricaturales, nous savons que notre métier implique de construire une proximité et un lien de confiance avec nos sources. Mais force est de constater que nous ne le faisons pas tout à fait comme nos camarades masculins, intégrant les contraintes du sexisme ambiant : pas de tête-à-tête ou le moins possible, des tenues passe-partout et une vigilance permanente pour conserver le vouvoiement afin de maintenir ainsi la bonne distance entre un journaliste et son sujet.

AUCUN DROIT À L’IMPUNITÉ

Nous pensions que l’affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes, symboles de la ringardise citoyenne et politique, étaient en voie d’extinction. Las. Bien sûr, ces manifestations de«paternalisme lubrique» (1) ne tombent pas sur nous toutes tous les jours. Une grande partie de l’establishment politique fait montre d’une éthique personnelle et professionnelle qui lui évite les faux pas. Nous avons aussi conscience que nous faisons notre travail dans des conditions extrêmement privilégiées par rapport à la majorité des Françaises, qui peuvent perdre leur emploi ou leur santé parce qu’elles sont harcelées. Et par rapport à nos collègues, beaucoup plus isolées, dans les médias régionaux. Mais le fait que ces pratiques, qui sont le décalque de ce qui se passe tous les jours dans la rue, les usines ou les bureaux, impliquent des élus de la République chargés de fabriquer la politique nous pousse aujourd’hui à les dénoncer. Ils sont issus de toutes les familles politiques sans exception, naviguent à tous les niveaux du pouvoir et n’ont droit à aucune impunité. Comme les autres.

Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera. Nous aurions adoré pouvoir toutes signer ce texte sans avoir à se retrancher derrière l’anonymat. Mais certaines d’entre nous sont dans des situations professionnelles compliquées et n’ont pas besoin qu’on rajoute de la discrimination à des conditions de travail délicates. Ne pas subir le machisme pour l’avoir dénoncé, en quelque sorte. En 2015, ce que nous aurions vraiment aimé, c’est de ne pas avoir à écrire cette tribune.

Cécile Amar (le JDD), Carine Bécard (France Inter), Hélène Bekmezian (le Monde), Anne Bourse (France 3), Lenaïg Bredoux(Mediapart), Laure Bretton (Libération), Déborah Claude(AFP), Laure Equy (Libération), Charlotte Gauthier (Radio Classique),Mariana Grépinet (Paris-Match), Christine Moncla (France Culture),Gaétane Morin (le Parisien Magazine), Véronique Rigolet (RFI),Annabel Roger (RMC), Audrey Salor (l’Obs), Nathalie Schuck (le Parisien) avec le soutien de Ruth Elkrief et au nom d’un collectif de 24 autres journalistes représentant 13 autres médias.

(1) Les Mecs lourds ou le paternalisme lubrique, de Natacha Henry, éditions Robert Laffont (2003).

SUR LE MÊME SUJET

Harcèlement de rue

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Il est environ 22h30 lorsque je promène ma chienne tranquillement dans la fraîcheur nocturne clôturant une belle journée ensoleillée.

Je croise un homme qui me demande la direction du métro. Il est trapu, basané, la quarantaine et plutôt du genre clodo. Il baragouine le français. Je lui indique gentiment la direction à suivre et je reprends mon chemin. Le type me hèle : « Hé Madame ! » Je me retourne poliment pensant qu’il a besoin d’un complément d’information. Je suis naturellement serviable, moi. « Hé Madame, vous êtes seule, je peux venir avec vous ? » demande-t-il en marchant vers moi.

Comme je le dis souvent, les mecs pensent que toutes les femmes leur appartiennent et le type le plus misérable et hideux de la terre s’imagine qu’il peut s’approprier la femme la plus nantie et magnifique du monde. Ma chienne a plus de sensibilité et de sens des rapports humains que ces cancrelats qui ne sont que des prédateurs sans foi ni loi.

Vexée et humiliée par tant d’impudence, en colère, je fais un geste vif du bras pour lui signifier de dégager. Il n’insiste pas.

Ulcérée, je continue ma marche lorsque je suis doublée par un jeune bobo qui se retourne en me dépassant et me demande une cigarette sans autre formalité.

C’en est trop, j’explose. ‘ Non ! Quelque soit votre âge, vous êtes tous des maquereaux, les mecs, yen a un qui veut me baiser, l’autre me taxer mais fichez-moi la paix, je ne suis ni votre pute ni votre nourrice ! ». Le bobo file la queue entre les jambes.

Deux minutes plus tard, un motard roule sur le trottoir et me crache sa fumée nauséabonde à la figure et puis un autre motard passe en trombe et fait péter sa machine en sus du rugissement du moteur, ce qui fait paniquer ma chienne. Le bruit des pétards la rend dingue de frayeur.

Et tout ça en 5 mn sur 50 m par une nuit tranquille.Vive la sérénité des nuits parisiennes !:

Tout le monde parle de libertés mais la première de ces libertés n’est-elle pas le droit de déambuler librement en toute sécurité ? A Paris, cette liberté n’existe pas et c’est pour cela que les Parisiens sont généralement désagréables, agressifs et asociaux, dixit les touristes français et étrangers.

La Connectrice

Bientôt le 8 mars. Célébrons les mères, filles, soeurs, cousines, tantes, voisines et amies sans lesquelles il n’y aurait pas de lien social

Costume Set Servante

Costume de servante pour femme. Source image http://www.atelier-mascarade.com/costume-servante-f2,fichev29188.html

L’Association française des aidants révèle que 74% des aidants sont des femmes dont un tiers décède avant la personne aidée.

Qui ne connait pas au moins une femme qui s’occupe de son enfant handicapé, de son frère malade, de son voisin âgé, d’une amie en fin de vie, ou de toute autre forme d’aide à autrui ? Que ce soit individuellement ou dans des associations, des millions de femmes entretiennent le lien social et distribuent de l’humanité en s’occupant de proches et de moins proches.

Près de 9 millions de personnes en France accompagnent au quotidien un proche en situation de maladie ou de handicap sans reconnaissance, assurance ou rétribution. Ce travail indispensable mais invisible est spécifique de la contribution des femmes à la société au prétexte implicite et sexiste qu’une « femme est faite pour ça ». Il suffit de naître avec des seins, un vagin, des ovaires et un uterus pour être douée pour se sacrifier pour autrui, faire le ménage, repasser les chemises de monsieur et renoncer à son activité professionnelle pour élever les enfants ou occuper des positions subalternes mal payées dans les entreprises.

Aider n’est pourtant pas si naturel que cela puisque le taux de mortalité des aidants est supérieur de 63% à la moyenne et 30% meurent avant l’aidé.

Les aidants négligent leur santé faute de temps pour s’occuper d’eux-mêmes. Ils ont des problèmes de sommeil, sont inquiets en permanence, se sentent débordés et stressent. Ils se culpabilisent de n’en pas faire assez ni assez bien car l’aidant est seul face à la charge qu’il assume.

Durant sa campagne électorale pour les présidentielles, Ségolène Royal avait rendu hommage à toutes ces femmes qui aident leur proche mais comme elle n’a pas été élue, on ignore ce qu’elle aurait fait.Pour les associations d’aidants, leur accompagnement devrait devenir un enjeu prioritaire dans la politique publique de la santé, de la famille et du travail.

Pour en savoir plus

  • Association française des aidants

http://www.aidants.fr/

des formations

  • « Concevoir et mettre en oeuvre une action d’accompagnement des aidants »
    Le 18 mars 2015 à Paris
    Animée par Elodie Jung, directrice de l’Association Française des Aidants En savoir plus
  • « Animer une action collective d’accompagnement des aidants »
    Les 9 et 10 avril 2015 à Paris
    Animée par Brigitte Hasler, consultante-formatrice En savoir plus
  • « Prendre en compte les aidants dans l’évaluation de la situation des personnes en difficulté de vie »
    Les 16 et 17 avril 2015 à Paris
    Animée par Brigitte Hasler, consultante-formatrice En savoir plus

 

Lieux d’échange, les Cafés des aidants

Comment fonctionne un Café des aidants ?

Un Café des Aidants, c’est un moment d’échanges et de rencontre dans un cadre convivial pour les aidants proches (uniquement).

cda-scene

Se tenant généralement le samedi matin, un Café des Aidants dure en moyenne 1h30. Débutant par une conférence courte autour d’un thème pré-déterminé (que signifie être aidant ?, par exemple), la rencontre s’ensuit d’un débat, et d’échanges entre les participants.

Les Cafés des aidants sont co-animés :

  • par un psychologue ayant une expertise sur la question de l’accompagnement
  • par un travailleur social, ayant une connaissance des dispositifs existants (locaux et nationaux) pour l’information et l’orientation des aidants

Pour lire le reportage d’APRILES (Agence des Pratiques et Initiatives Locales) sur le dispositif Café des aidantscliquez ici

 

Vous êtes aidant et vous souhaitez participer à un Café des aidants ?

carte_france_villes

Trouvez le Café des aidants le plus proche de chez vous

Les aidants parlent du Café des aidants (témoignages)

Un Café des Aidants, késako (reportage)
Interview radio d’une aidante et initiatrice du Café des Aidants de Péronne

 

Professionnels, vous souhaitez créer un Café des aidants ?

L’Association Française des aidants vous accompagne pour mettre en place un Café des Aidants et former les animateurs.

Pour en savoir plus…

  • La Compagnie des aidants

https://lacompagniedesaidants.org/index/guide

Conseils et témoignages

Notre expérience auprès de nos proches nous a permis d’acquérir des savoirs que nous souhaitons partager à travers ces vidéos.

Toutes les vidéos

Bon à savoir

Qui sont les aidants ?Ouvrir/Fermer

Savoir être et savoir faire avec une personne en situation de handicapOuvrir/Fermer

Savoir être et savoir faire avec les personnes âgéesOuvrir/Fermer

Prenez soin de vous !Ouvrir/Fermer

Décès-Obsèques, savoir en parlerOuvrir/Fermer

Les démarches et formalités après un décèsOuvrir/Fermer

Pouvoir se déplacer sereinement, c’est mieux vivre en villeOuvrir/Fermer

La tutelleOuvrir/Fermer

Les technologies pour l’autonomie vous intéressent ?Ouvrir/Fermer

Pourquoi et comment recourir à l’emploi direct ?Ouvrir/Fermer

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Violences envers les femmes. Journée d’information mardi 25 novembre 2014

VIOLENCES
FEMMES INFO
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  • Carte de France des initiatives de lutte contre les violences sexistes

carte-manif-25-nov-2014

http://femmes.gouv.fr/category/lutte-violence/

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre 2014 est l’occasion pour l’ensemble des acteurs de réaffirmer l’importance d’une mobilisation contre les violences faites aux femmes.

Retrouvez sur cette carte, l’ensemble des manifestations organisées à cette occasion sur les territoires.

A toutes fins utiles, vous trouverez l’ensemble des manifestations locales ainsi que les actions menées par les réseaux de la FNSF, du CNIDFF et de Femmes solidaires :

Actions nationales CNIDFF
Actions nationales FNSF
Actions nationales Femmes Solidaires

Les violences conjugales

 

La violence conjugale est, dans une relation privée ou privilégiée, une atteinte volontaire à l’intégrité de l’autre, une emprise, un conditionnement dont il est difficile de sortir lorsqu’on en est une des victimes.

La violence conjugale bénéficie du secret du privé

Ceci permet aux auteurs d’asseoir leur contrôle dans l’impunité. Elle constitue la forme la plus fréquente de violence envers les femmes. Elle fait partie de l’héritage patriarcal qui est caractérisé par le déséquilibre des rapports de pouvoir entre les sexes dans nos sociétés.

La violence masculine

La violence masculine à l’égard des femmes a un coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue. Les conséquences de cette violence qui s’exerce encore en toute impunité sont multiples pour nos sociétés. La violence conjugale est une question qui ne doit pas être considérée comme une affaire privée. L’usage de cette violence est un obstacle à l’égalité entre les hommes et les femmes, aux droits fondamentaux des femmes. 

  • L’horreur en chiffres

http://madame.lefigaro.fr/societe/violences-faites-aux-femmes-lhorreur-en-chiffres-211114-82737

1- Une femme sur trois a déjà été victime de violences dans le monde

L’Organisation mondiale de la Santé a rappelé la semaine dernière dans la revue médicale The Lancet que près de 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours de leur vie. Dans certains pays comme l’Ouganda ou les Samoa, ce sont près de sept femmes sur dix qui ont été victimes d’abus, d’après l’ONU Femmes. 

2- En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint

Près de 216 000 femmes, âgées de 18 à 75 ans, sont soumises à la violence physique et/ou sexuelle de leur ancien et actuel conjoint, qu’il soit mari, concubin, pacsé, petit-ami… La majorité reste muette, pour protéger leurs enfants, leur réputation ou leur vie, par crainte des représailles. Souvent, ces hommes violents possèdent également une emprise psychologique très forte qui plonge leur victime, isolée, dans un climat de peur permanent. Seules 16% d’entre elles déposent plainte, selon les chiffres du gouvernement. 

….

  • Le site Soslesmamans recueille les témoignages des femmes victimes de violences

http://www.soslesmamans.com/topic1/index.html

  • Une série d’articles sur les violences envers les femmes en France et dans le monde

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-fleau-des-violences-conjugales_1189658.html

Violences conjugales: « Sur le long terme, la baisse se confirme »

Une étude publiée ce mercredi souligne une baisse de 16% des violences conjugales sur un an. La réaction de Françoise Brié, porte-parole de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), qui regroupe les associations féministes engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

660 000 femmes victimes de violences conjugales

663 000 femmes et 280 000 hommes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au sein de leur ménage sur deux ans, selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

Gel d’ovocytes. Le lobby médical au secours du sexisme

Le sexisme, la discrimination des femmes, est l’injustice la plus universelle, la plus répandue et la mieux acceptée à travers les âges et les mondes.

L’intervention de la médecine pour résoudre les questions sociétales est sans doute une révolution technologique mais c’est surtout le terrible aveu du refus profond des hommes à considérer les femmes comme leurs égales et à les respecter.

Il ne se trouve que de folles féministes (dont je suis) pour s’en indigner et tenter contre vents et marées houleuses à raisonner les hommes et les femmes aussi.

Nous avons au moins gagné le droit de travailler mais il ne faut pas exagérer. Nous sommes moins rémunérées que les hommes et écartées des instances de décision au prétexte que nous nous investissons moins dans notre travail, que nous nous absentons en congés maternité ou pour soigner un enfant malade. Les femmes ont eu beau faire leur preuve dans les activités professionnelles et politiques, elles restent sur un strapontin car il est bien connu qu’une femme doit s’occuper d’abord de ses enfants, de son mari et de sa maison.

Aux femmes la double journée de travail, les soins aux malades, aux handicapés et aux démunis. Ce serait la loi de la nature comme s’il fallait autre chose qu’un cœur, des mains, un cerveau, des connaissances, de l’expérience et des jambes pour accomplir ces tâches. Comme les femmes, les hommes sont aussi dotés de ces outils mais ils les réservent à des tâches qui leur garantiront indépendance, égoïsme, liberté, pouvoir et argent.

Le sexisme ne régressant pas, la médecine vient au secours du système. Mesdames, nous apprécions vos compétences et nous souhaitons vous exploiter honorablement, alors nous vous payons la congélation de vos ovocytes afin que vous ne deviez pas vous absenter pour reproduire l’espèce. Grâce à la médecine, point n’est besoin de changer la société et d’ennuyer les hommes en leur demandant de partager à la maison, dans l’entreprise et au sommet de l’Etat la charge de la reproduction des enfants et de la reproduction de la force de travail. Laissez les vivre tranquilles, arrêtez de menacer leur virilité en menaçant leur domination « naturelle ». Mais comme nous ne sommes ni ingrats ni sexistes, nous confions votre corps à la médecine qui peut désormais vous permettre de faire des enfants quand vous êtes stériles, de faire des enfants avec une femme, de faire des enfants à tout âge, de faire des enfants sans utérus, de faire porter vos enfants par une autre femme et de faire vivre vos enfants gravement malformés et handicapés quand le corps a provoqué un  accouchement très prématuré comme signal de sélection naturelle. On le sait certains magiciens médecins se font une gloire de réanimer les « crevettes ».

La médecine a toujours été l’auxiliaire du machisme parce qu’elle véhicule le fantasme de son pouvoir sur le corps des femmes parce qu’elle peut le soigner comme le contrôler. Des hystériques du bon docteur Charcot au gel des ovocytes, en passant par l’excision thérapeutique, le continent noir de Freud, l’hystérectomie abusive, le mouvement anti avortement du professeur Lejeune, la PMA, la GPA, l’inaboutissement de la contraception masculine le lobby médical n’a jamais cessé de proposer à chaque époque des alternatives au contrôle du corps des femmes pour les maintenir sous la domination des hommes.

Pour en savoir plus

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/3960-congelation-d-ovocytes-avantage-en-nature-dans-la-silicon-valley

Facebook et Apple financeraient la congélation des ovocytes de leurs employées pour, selon ces sociétés, leur permettre de mieux gérer leur carrière et favoriser l’égalité femmes hommes au travail…

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