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Archives de Tag: machisme

#Balancetonporc, #moiaussi, #metoo. Youpie, le féminisme est de retour !

hashtag #balancetonporc

Formidable initiative de ces femmes courageuses qui ont dénoncé les prédations sexuelles de Weinstein et libéré la voix de leurs compagnes d’infortune. Enfin, brille la perspective d’horizons, certes encore lointains, où les femmes pourront exister sans être réduites à leur génitalité. Ce mouvement d’indignation est bien parti, souhaitons qu’il perdure et aboutisse à un changement radical du comportement des mâles vis-à-vis des femmes. Les mâles deviendraient alors des hommes.

Féministe historique, baby-boomeuse ayant enduré depuis l’enfance, le harcèlement sexuel des mâles de tous âges et condition, conditionnée par la culpabilité d’être une allumeuse, inhibée par la menace constante d’être violée puis tuée, qualifiée de pute lorsque je succombais comme quand je prenais l’initiative, humiliée, insultée, rabaissée, réifiée, je me réjouis au plus haut point de cette protestation internationale s’exprimant dans #Balancetonporc même si je doute qu’elle puisse abolir la culture du viol dont les bébées , les fillettes, les jeunes filles, les jeunes femmes, les femmes et les grand-mères sont les victimes méprisées et abandonnées.

A partir de l’âge de 11 ans (avant c’est le black out total), lorsque mes seins ont commencé à pousser, je suis devenue une proie sexuelle harcelée de toutes manières par les mâles. Ceux que je ne connaissais pas me terrorisaient en cherchant à me tripoter et ceux que je connaissais  utilisaient de grossiers discours sur le sexe me reprochant de ne pas goûter à cette merveilleuse expérience me disant que je ne savais pas ce que je ratais et me culpabilisaient en me qualifiant d’allumeuse. J’y perdais ma liberté car, alors qu’auparavant j’étais libre d’aller et venir et de m’amuser avec qui je souhaitais, mes parents commencèrent à serrer la vis, à me surveiller et m’interdire de sortir sans autorisation et de fréquenter des inconnus et des connus de mauvaise réputation (selon eux). Ils entreprirent même de surveiller ma correspondance et mes lectures. J’étais la victime punie d’être une victime, on connaît le mécanisme toujours en vigueur puisque la victime a toujours tort d’où ce reproche pervers de « victimisation » quand elle ose protester. Le plus gros risque étant d’être violée ou séduite et abandonnée…enceinte, ce qu’ils ne disaient pas clairement. Si je me révoltais contre les « gros mâles ventrus », je n’avais pas vraiment les mots pour  dire combien ce harcèlement sexuel permanent me blessait et déterminait ma conduite qui était alternativement suicidaire (je me jetais dans la gueule du loup pour vérifier la réalité du danger) ou résignée de crainte d’être rejetée.

Je ne raconterai qu’une anecdote pour illustrer ma terreur. Un été, pendant la sieste obligatoire , je pris le vélo de mon père pour aller cueillir des mûres le long de la voie ferrée. Alors que je commençais à picorer avec délice les fruits noirs gorgés de jus sucré et parfumé, un homme jaillit devant moi, ouvrit son pantalon en me disant « regarde ». Je vis alors un slip blanc déformé par une grosse bosse. Il mit la main sur mes fesses « tu as de belles fesses ». Saisie de panique je ramassai mon vélo, ne pris pas le temps d’enfourcher la barre et couru sur 500 mètres à côté de la bicyclette. J’arrivai chez moi le cœur bondissant de trouille, affolée et surtout me sentant coupable d’avoir séché la sieste. J’allai me coucher et je n’en dis pas un mot à mes parents car, à 11 ans, la chose la plus grave était de leur avoir désobéi…pas d’avoir été sexuellement agressée.

Loi contre le harcèlement sexuel abrogée en 2012 à la demande d’un harceleur condamné

http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/17/regis-ducray-loi-harcelement-agression-sexuelle_n_6170830.html

Le harcèlement sexuel a toujours été considéré comme normal dans toutes les sociétés. En France la loi contre le harcèlement sexuel a été abrogée en 2012 par le Conseil constitutionnel à la demande de Gérard Ducray, ancien élu finalement condamné pour atteinte sexuelle avec contrainte, violence ou surprise.

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http://www.apli-nationale.org/wp/mercredi-27-septembre-2017/

Des affaires récentes n’ont pas fait autant de bruit

L’affaire Baupin député EELV n’a pas fait l’unanimité de l’indignation et il s’est trouvé moult médias pour prendre sa défense.

L’affaire Michel Sapin, tirant sur la culotte d’une journaliste, qui avait suscité l’indignation des internautes parce qu’il y a des choses plus importantes à traiter...Des journalistes politiques avaient alors témoigné de leur harcèlement par les hommes politiques et personne ne les avait soutenues.

En 2015, l’affaire DSK avait révélé les protections dont il était entouré en France et le tollé qu’avait soulevé l’intervention de la Justice américaine, ce qui n’avait pas suffit à accepter le témoignage de Tristane Banon dont la plainte avait été classée sans suite. Jean-François Kahn, journaliste habituellement critique, avait qualifié l’agression sexuelle supposée de Nafissatou Diallo de troussage de domestique.

Plus récemment la plainte pour viol d’une fillette de 11 ans par un homme de 28 ans a été requalifiée en agression sexuelle comme si une petite fille était en état de donner un consentement éclairé face à un adulte presque trois fois plus âgé qu’elle.

Les viols collectifs de Cologne commis par des migrants musulmans ont été contestés par des féministes de gôche pour lesquelles le migrant est plus respectable que les  victimes. Les migrants musulmans qui exploitent et martyrisent les femmes de leurs pays respectifs seraient plus à plaindre et secourir que leurs victimes occidentales.

Réagir sur twitter

Depuis dimanche les réseaux sociaux sont inondés de réactions, plus de 500 000 pour le seul #metoo américain. Des hommes aussi réagissent en tant que victime sexuellement harcelée.

 

Pour en savoir plus

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitées. Elles sont excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir…

La notion de culture du viol est un concept sociologique forgé aux États-Unis, et utilisé pour qualifier le lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d’une société. L’utilisation du terme viol pour y décrire une culture suggère l’existence d’un schéma comportemental appris qui a été créé, organisé et transmis d’une génération à l’autre comme faisant partie des attentes associées au fait d’être un homme ou d’être une femme. De plus, la culture du viol ne serait pas un phénomène du type optionnel en tout ou rien mais s’imposerait à différents degrés, allant de l’institutionnalisation du viol jusqu’à sa punition, considérée comme seulement de façade. Dans sa forme la plus véhémente, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps1.

La culture du viol relie ainsi un concept établissant des liens entre le viol et la culture de la société où ces faits ont lieu dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol2 , à un processus global de domination.

Pour une trop grande majorité d’hommes, la femme, quel que soit son âge, sa condition ou son apparence, n’est jamais que quelques trous montés sur deux jambes.

La société dans son ensemble est beaucoup plus indulgente pour les violeurs que solidaire des victimes, il suffit de lire les commentaires des articles qui relatent des viols ou d’écouter la vox populi. En gros, l’homme a des besoins irrépressibles et des pulsions incontrôlables, c’est sa nature ; la femme elle l’a cherché, même une vieille dame peut avoir provoqué un homme à partir du moment où elle lui a sourit ou offert un verre pour le remercier d’un service rendu. La machine tourne tellement bien que, se sentant coupables la plupart des femmes violées ne le font pas savoir et ne portent pas plainte.

Voici un petit aperçu de la chasse à la femme menée en France et dans le monde cet été. Au lieu de manifester leur solidarité avec les femmes contre les agressions sexistes, harcèlement, agressions, viols, assassinats, certains hommes « éduqués » trouvent le moyen de critiquer « lesféministes », de leur donner des leçons et de les ridiculiser Mais, Messieurs, si vous pensez que nous nous y prenons mal, pourquoi ne faites vous rien de vôtre côté pour empêcher vos semblables de nous nuire ? Serait-ce parce que vous trouvez leur comportement « normal », que vous partagez la culture du viol et que vous pensez (sic) que nous l’avons bien cherché ?

Revue de presse du 6 septembre 2017

Voici une sélection très subjective de ce que j’ai relevé ce jour.

Condition des femmes

Loi travail: les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

6 SEPT. 2017 https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060917/loi-travail-les-droits-des-femmes-passent-aussi-la-trappe

PAR 

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles, car «les salariés les plus touchés sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées», alertent plus de 60 personnalités et organisations féministes.

    Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

    Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

    Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

    L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes… tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement.

    Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes – hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale…Voire de ne pas négocier du tout.

    Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité de remplir leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider.

    La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.

    Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes – hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles.

    Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF, retirez ces ordonnances.

    Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

    Signatures: 

    Irène ANSARI, coordinatrice Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie ;

    Ana AZARIA, présidente de Femmes Égalité ;

    Delphine BEAUVOIS, France Insoumise ;

    Sophie BINET et Céline VERZELETTI, dirigeantes de la CGT en charge de l’égalité Femmes/Hommes ;

    Emmanuelle BOUSSARD VERRECHIA, avocate ;

    Le CEL ;

    Laurence COHEN, sénatrice, PCF ;

    Gérard CORNILLEAU, chercheur, OFCE ;

    Pierre CONCIALDI, chercheur, IRES ;

    Michèle CRES, Emission Femmes Libres ;

    Monique DENTAL, Réseau Féministe Ruptures ;

    Caroline DE HAAS, militante féministe ;

    Adèle DORADA, Alternative Libertaire ;

    Micheline DUPONT, collectif pour les droits des femmes 41 ;

    Pénéloppe DUGGAN, NPA ;

    Corine FAUGERON, Europe Écologie les Verts ;

    Jocelyne FILDARD, Coordination Lesbienne en France ;

    Forum Femmes Méditerranée ;

    Sigrid GERARDIN, cosecrétaire générale du SNUEP-FSU ;

    Cécile GONDARD LALANNE, co déléguée  générale de l’Union Syndicale Solidaires ;

    Bernadette GROISON, secrétaire générale de la FSU ;

    Mathilde GUERGOAT-LARIVIERE, chercheuse, CNAM, CEET ;

    Marie-Caroline GUÉRIN, secteur femmes de la FSU ;

    Gwenn HERBIN, coordinatrice nationale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Hélène HERNANDEZ, Emission Femmes Libres ;

    Images et Paroles ;

    Clara JABOULAY, Présidente de l’Union Nationale Lycéenne ;

    Camille LAINÉ, Secrétaire Générale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Jacqueline LAUFER, chercheuse, HEC-Paris ;

    Lilâ LE BAS, présidente de l’UNEF ;

    Laurence LE LOUËT, co Secrétaire Nationale du SNPES-PJJ-FSU ;

    Séverine LEMIERE, chercheuse, université Paris Descartes ;

    Daniéla LEVY, Collectif 13 Droits Des Femmes ;

    Myriam MARTIN, co porte-parole Ensemble ! ;

    Marie-Thérèse MARTINELLI, Marche Mondiale des Femmes ;

    Antoine MATH, chercheur, IRES ;

    Dominique MEDA, chercheuse ;

    Françoise MILEWSKI, chercheuse, OFCE ;

    Mathilde MONDON, porte parole des Effronté-e-s ;

    Françoise MORVAN, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes ;

    Solmaz OZDEMIR, SKB Union des femmes Socialistes, Turquie ;

    Martine PERNOD, chercheuse, Université Lille 1 ;

    Emanuelle PIET, présidente du Collectif Féministe contre le Viol ;

    Sophie POCHIC, chercheuse, CNRS,Centre Maurice Halbwachs ;

    Christine POUPIN, Porte-parole nationale, Nouveau Parti Anticapitaliste ;
    Raphaelle REMY LELEU, porte-parole d’Osez Le Féminisme ;

    Suzy ROJTMAN, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes ;

    Cécile ROPITEAUX, secteur femmes de la FSU ;

    Roseline ROLLIER, Maison des Femmes de Montreuil ;

    Sabine SALMON, présidente de  Femmes Solidaires ;

    Muriel SALMONA, Mémoire Traumatique et Victimologie ;

    Véronique SEHIER et Caroline REBHI, co présidentes du  Planning Familial ;

    Rejane SENAC, chercheuse, CNRS, Sciences Po ;

    Rachel SILVERA, chercheuse, Université Paris-Nanterre ;

    Mireille STIVALA, Secrétaire Générale  de la Fédération  CGT Santé et Action Sociale ;

    Nora TENENBAUM, présidente de la  Coordination des Associations pour le  Droit à l’Avortement et la Contraception ;

    Aurélie TROUVE, porte parole d’Attac France ;

    Monique VÉZINET, Commission féminisme, Union des Familles Laïques UFAL ;

    Françoise VOUILLOT, chercheuse, CNAM ;

    Layla YAKOUB, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche responsable du Féminisme.

    Mon commentaire : des signataires très marquées par la  gauche opposée à Macron et généralement plus indulgentes vis à vis de l’autre, par définition le pauvre immigré musulman discriminé par les islamophobes. Un féminisme à échelle variable.

    Toutefois, les observations de ces féministes de gauche sur les conséquences des lois Macron sont fondées. Il ne faut donc pas les jeter avec l’eau sale du boboïsme de gôche.

    Bravo les Nantaises !

    Nantes: Des femmes du numérique prennent la pose contre les clichés

    SEXISME Une quarantaine de start-upeuses nantaises se sont réunies, mercredi soir, pour réagir à une photo publiée la semaine dernière dans le magazine Capital

    Julie Urbach  http://www.20minutes.fr/nantes/2128067-20170906-nantes-femmes-numerique-prennent-pose-contre-cliches

    Publié le 06/09/17 à 20h18 — Mis à jour le 06/09/17 à 20h18

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

    • Une séance photo réunissant une quarantaine de Nantaises, travaillant dans le domaine du numérique, a eu lieu ce mercredi au Miroir d’eau.
    • Une action symbolique pour montrer que « les femmes sont là pour contribuer à l’économie du pays ».

    La photo a fait le tour des réseaux sociaux, et en a appelé une autre. La semaine dernière, le magazine Capital publiait un dossier à la gloire des start-up françaises « prêtes à jouer dans la cour des grands ». Et comme illustration, le journal avait demandé à une dizaine de chefs d’entreprise de poser ensemble, la Tour Eiffel en fond, vêtus d’une chemise blanche et les yeux tournés vers l’horizon. Problème, aucune femme n’avait été conviée à cette séance photo…

    Le cliché a fait bondir un bon nombre de startupeuses, et Sandrine Charpentier en fait partie. Cette Nantaise, à la tête de l’association Femmes du Digital Ouest, a décidé de répondre « avec humour » aux « clichés » qu’elle tente de combattre tous les jours. Ce mercredi soir, une quarantaine de femmes de l’écosystème numérique nantais, presque toutes en chemise blanche, ont répondu à son invitation et ont pris la pose devant le Miroir d’eau.

    Le cliché sera envoyé au magazine Capital, « comme un clin d’œil bienveillant » mais surtout pour montrer que « les femmes sont visibles et là pour contribuer à l’économie du pays ». Une autre initiative de ce type a eu lieu à Paris, mardi, et d’autres rendez-vous sont en préparation. Dans la Cité des Ducs, une deuxième photo a été prise dans la foulée avec quelques hommes, qui soutiennent la démarche.

    Mixité et diversité

    « L’objectif est de montrer qu’à Nantes, on prône le numérique dans sa mixité et sa diversité, insiste la chef d’entreprise. La photo de Capital véhicule une vision très lisse et uniforme de l’innovation, ce n’est pas mes valeurs. Le numérique doit être ouvert à tous : pas besoin de CV poussé pour monter sa start-up, juste de bonnes idées et de la curiosité ! »

    Si, selon l’association Femmes du digital, le numérique compte dans la région 28 % de femmes (moins de 10 % d’entre elles s’illustrent dans des métiers techniques), la situation serait en train de bouger notamment à Nantes. « Même si certaines se mettent des barrières, il y a de plus en plus de femmes, on le voit. La photo de Capitalest en décalage avec ce que l’on vit, juge Najette Fellache, 37 ans, CEO de Speach me et présidente de Woman@Nantes. Et elles réussissent aussi, comme les hommes. Pas forcément en levant des fonds, mais en ayant un impact sociétal ou environnemental. »

    Dans la cité des Ducs, la filière du numérique fait partie des plus dynamiques. La métropole s’est donnée l’objectif de créer 10.000 emplois supplémentaires en 10 ans.

    Mon commentaire : Moi, féministe historique, je me réjouis grandement de la réaction de ces jeunes femmes professionnelles du numérique.

    Moi aussi je suis agacée par ces clichés qui mettent toujours les mâles en première ligne ignorant la contribution des femmes à la bonne marche de la société en général et de l’économie en particulier. Les femmes actives méritent mieux que des strapontins et des moqueries sexistes. Hip hip hip hourra les Nantaises !

    Chasse à la femme

    VAUVERT Agression d’une lycéenne : un homme arrêté

    L’agression, par son mode opératoire, avait suscité une forte inquiétude chez les forces de l’ordre. En juin dernier, une adolescente attendait son bus dans un petit village proche de Vauvert, lorsqu’un homme aurait eu des gestes déplacés.

    Cet individu aurait surgi et se serait projeté sur la jeune femme, avant de lui imposer des attouchements sexuels. La lycéenne aurait reçu un violent coup de poing. Une plainte avait été déposée à l’époque à la brigade de gendarmerie de Vauvert et une enquête était active depuis pour identifier le curieux agresseur… Rebondissement mardi après-midi, puisque les enquêteurs ont interpellé un homme d’une trentaine d’années qui correspond au profil dressé par l’adolescente et à une façon particulière de marcher. Un homme qui aurait été retrouvé également grâce à un ADN partiel figurant sur un vêtement de la victime. Il est en garde à vue depuis mardi après-midi.

    Mon Commentaire : J’ai souvent eu l’occasion d’écrire que l’homme le plus moche et stupide de la terre considère qu’il a des droits sur toutes les femmes de la terre y compris la plus belle et la plus intelligente. Quand soignera-t-on ces millions d’hommes malades du sexe ? Et celui-ci sera-t-il libéré pour bonne conduite, libre de recommencer encore et encore ?

    Disparition de Maëlys : qui est l’homme mis en examen et en détention provisoire ?

    L’homme au cœur de l’enquête liée à la disparition de Maëlys a été mis en examen dimanche 3 septembre pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans » et placé en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Grenoble-Varces. Il fait figure de principal suspect, une semaine après la disparition de la fillette de 9 ans, lors d’une fête de mariage au Pont-de-Beuavoisin (Isère).

    Par Denis SouillaFrance Bleu BesançonFrance Bleu IsèreFrance Bleu Pays de Savoie et France Bleu

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/disparition-de-maelys-qui-est-l-homme-mis-en-examen-et-en-detention-provisoire-1504540635

    Mon commentaire : Ce n’est qu’un fait divers, une jolie fillette de 9 ans a disparu à l’occasion d’une fête de mariage, il y a dix jours. De graves soupçons, indices sérieux à l’appui, pèsent sur un homme de 34 ans, Nordahl L. que tout le monde, famille, amis et connaissances s’accordent à qualifier de gentil garçon. On sait que tous les criminels et terroristes sont de gentils garçons pour leurs proches. Considérons toutefois que, pour l’instant, l’homme n’a pas avoué et qu’il est peut-être innocent.

    En attendant, la fillette n’a pas été retrouvée et les enquêteurs sondent les lacs environnants. Après dix jours, les chances de retrouver Maëlys vivante et en bonne santé sont bien minces. Et même si on la retrouvait vivante imaginons le traumatisme à vie pour la fillette, sa famille, ses proches et les mariés dont le mariage est déjà terni.

    Trop de fillettes et de femmes sont victimes de prédateurs qui sont presque exclusivement des hommes. Que fait la société contre ce fléau tellement banal que tout le monde l’accepte comme une fatalité, sauf les familles des victimes.

    GARD L’instituteur mis en examen pour « viols » dort en prison

    Un enseignant de 58 ans a été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Il a été écroué mercredi en soirée par un juge des libertés et de la détention du Palais de Justice de Nîmes. Cet instituteur avait été arrêté lundi matin, jour de la rentrée, chez lui dans une commune proche de Nîmes.

    Dorénavant c’est un juge d’instruction qui sera chargé de diriger le dossier criminel initié par des signalements et des plaintes de parents d’élèves âgés de 4 ans. L’instituteur officie depuis une vingtaine d’années dans des villages gardois. Il est en activité depuis quelques années dans une commune de l’agglomération de Nîmes d’où ont émané les premiers signalements. « L’enquête a débuté en décembre: « il fallait s’assurer l’authenticité et la cohérence des propos de l’enfant et faire la part des choses, déclare le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel, qui était en charge avec le parquet des mineurs de coordonner les investigations depuis plusieurs mois. Le maître d’école a été suspendu par l’éducation nationale en décembre dernier après la révélation des faits par des parents.

    « L’instituteur a été interpellé lundi matin et placé en garde à vue. Une perquisition s’est déroulée à son domicile avec la saisie de matériel informatique sophistiqué. La première exploitation n’a rien de suspect mais les experts de la gendarmerie vont tout vérifier », poursuit le Procureur. Les faits à connotation sexuelle décrits par les enfants se seraient déroulés dans la classe lorsque les élèves étaient séparés en début d’après-midi. Une partie des enfants restaient avec le maître, tandis que l’autre partie était pris en charge par l’Atsem. L’information judiciaire ouverte aujourd’hui vise une période qui débute en 2016 mais les investigations vont aussi être élargies aux précédentes classes dont l’enseignant avait la charge depuis 20 ans dans le Gard. Le dossier administratif de cet homme va être épluché par les gendarmes. L’enseignant est connu de la justice après une condamnation pour des « violences aggravées » sur sa dernière épouse qui était en état de vulnérabilité. Il a été condamné pour cette infraction devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

    Le Procureur Eric Maurel a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs. » « J’ai réclamé un placement en détention à cause de la gravité des faits, du risque de pression, du nombre de petites victimes qui sont au moins 6 et du renouvellement de l’infraction » a conclu le Procureur Eric Maurel lors d’un point avec la presse. Des réquisitions qui ont été entendues. Le mis en cause a demandé un débat différé sur sa détention. Une autre audience se déroulera dans quelques jours pour savoir si l’instituteur reste en prison pendant l’enquête.

    Mon commentaire : Cet homme avait été condamné pour violences sur son épouse et l’article le dit comme si cette condamnation pouvait justifier sa pédophilie ! De même on notera les guillemets du titre de l’article. Alors viols ou pas viols ? De quel droit le « journaliste  » (à mon tour d’user de guillemets) se permet-il de juger de la qualification de l’interpellation du criminel  mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ? Une fois de plus on constate que nous vivons dans la culture du viol qui d’office blanchit les violeurs.

    Fin de vie

    Maladie de Charcot: Atteinte, l’écrivaine Anne Bert explique vouloir se faire euthanasier

    SANTE «Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable»…

    C. Ape. Publié le 06/09/17 à 18h59 — Mis à jour le 06/09/17 à 18h59 

    Atteinte de la maladie de Charcot, l’écrivaine Anne Bert a expliqué ce mercredi au micro de France Inter sa volonté de se faire euthanasier. « Je sais que dans deux mois, ça va être l’horreur, et dans quatre mois encore pire que l’horreur, et après la mort », a dit l’écrivaine de 59 ans.

     

    VIDÉO. « On n’est pas sérieux quand on va mourir »
    Atteinte de la maladie de Charcot, Anne Bert a choisi l’euthanasie ►http://bit.ly/7h50-bert 

    Et de poursuivre en expliquant son choix : « Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable. » L’écrivaine a ainsi prévu de se faire euthanasier en octobre en Belgique, où cette pratique est autorisée, contrairement à la France.

    >> A lire aussi : Une alimentation riche en calories pourrait ralentir la maladie de Charcot

    Une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement »

    Anne Bert a indiqué qu’en raison de sa maladie, ses muscles « meurent les uns après les autres » provoquant une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement ». Aujourd’hui, elle a « dépassé le seuil d’acceptation », ne pouvant plus « rien faire du tout » sans assistance.

    Dans Le tout dernier été (édition Fayard), qui paraîtra le 9 octobre, après son départ, l’écrivaine raconte son combat. Un combat qui l’avait notamment amené à interpeller les candidats à la présidentielle. L’équipe d’Emmanuel Macron « m’a répondu, alors qu’il était encore candidat, que les questions éthiques et sociétales n’étaient pas une priorité », a-t-elle confié à la radio.

    http://www.20minutes.fr/societe/2128107-20170906-maladie-charcot-atteinte-ecrivaine-anne-bert-explique-vouloir-faire-euthanasier

     Mon commentaire : Je trouve qu’il est inhumain d’empêcher les êtres humains de choisir leur mort. Nous ne choisissons pas de venir au monde mais au moins nous devrions être libres de choisir le moment de notre départ. De quel droit politiques, moralistes, religieux, médecins et législateurs s’arrogent-ils le droit de décider du niveau des souffrances physiques et morales qui nous conduisent à vouloir mourir ?

    Les hôpitaux osent afficher à destination des malades des avis affirmant qu’ils traitent la douleur. Je suppose que ces affiches leur sont offertes par des labos pharmaceutiques qui se font du beurre avec la souffrance des malades, il est donc nécessaire de la faire durer le plus longtemps possible. Et pourtant, quand le patient quitte l’hôpital, je peux vous assurer que sa douleur n’intéresse plus les médecins. J’en ai personnellement fait l’expérience en quittant un hôpital parisien en larmes -et je suis résistante à la douleur-dans l’indifférence du personnel soignant. Je n’étais pas intéressante puisque je sortais alors que si j’avais été grabataire et condamnée on m’aurait fait durer le plus longtemps possible avec beaucoup de morphine et consorts en me refusant une fin de vie décente par « déontologieé. Tu parles !

    Pauvre Anne Bert, heureusement que la Belgique est plus humaine que la France …

    Dans

    Sonita Alizadeh, rappeuse afghane contre le mariage forcé des petites filles

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    Épouses à vendre

    Mariées enfants

    Child brides

    Sonita Alizadeh est une rappeuse et une activiste née à Hérat en Afghanistan en 1996. Elle milite contre le mariage forcé des jeunes filles, ayant elle-même échappé par deux fois à des mariages que sa famille voulait lui imposer. Bien qu’il soit interdit pour une femme de chanter publiquement en Iran, où elle réside alors1, elle publie en octobre 2014 sur YouTube une vidéo, « Brides for Sale »2. Cette vidéo de rap lui permet d’être repérée par l’association StrongHeart3 et de partir étudier aux États-Unis, où elle réside actuellement4.

    En 2015, la cinéaste iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami réalise un documentaire à son sujet, intitulé Sonita. Le film obtient le Grand prix du jury au festival de Sundance en janvier 20165 dans la catégorie World Cinema Documentary. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonita_Alizadeh

    A l’occasion de la sortie le 12 octobre d’un film documentaire sur sa vie, Sonita Alizadeh était interveiwée ce jour sur TF1

    Mariage forcé en Afghanistan : le témoignage de Sonita Alizadeh dans 7 à 8.

    La jeune femme raconte comment sa mère a tenté de la marier à 10 ans, puis à 16 pour payer l’achat d’une épouse par l’un de ses frères. Plus tard, lorsqu’elle aura commencé à gagner de l’argent, elle refusera de payer pour la femme de son frère afin de ne pas perpétuer la tradition d’achat des épouses.

    La jeune fille s’était réfugiée en Iran lorsque sa mère est venue la chercher pour la marier de force. Elle a tenu bon et a décidé de travailler pour gagner son indépendance. Elle a choisi de devenir rappeuse, comme certains de ses compatriotes. Elle poste sa vidé sur Youtube et c’est le succés. Elle est alors invitée aux USA où elle reçoit une bourse pour étudier au collège et commence une véritable carrière de rappeuse, son rêve.

    Curieusement pour moi, Sonita apparaît toujours avec un voile sur la tête…

     

    Sonita invitée dans l’émission Women in the world

     

    Sonita en représentation à New York

    Burkini et féminisme

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    DÉBATS Burkini : non, ce n’est pas un faux problème !

    Certain-e-s y compris se revendiquant du féminisme, s’indignent que cet été la question du burkini ait occupé l’actualité et même mobilisé le premier ministre. La France avec ses arrêtés d’interdiction serait la risée de nos voisins européens tout autant que des Américains et des Canadiens, habitués aux accommodements déraisonnables.

    Il y a quelque 3,5 millions de chômeurs et tout ce qu’on trouve à faire c’est de s’écharper à propos d’un morceau de tissu porté par quelques femmes sur les plages ?

    Ceux qui tiennent ces propos se refusent à reconnaître que le port du burkini, comme le voile sous quelle que forme que ce soit, s’inscrit dans une stratégie consistant à banaliser l’injonction politico-religieuse faite aux femmes de se rendre « invisibles » dans l’espace public, tout en arborant un symbole qui marque leur différence avec la citoyenne lambda.

    Il suffit de jeter un regard en arrière pour constater que les promoteurs de cette stratégie ont petit à petit avancé leurs pions, et que la classe politique, médiatique, et intellectuelle a le plus souvent réagi sur le ton de la tolérance compassionnelle, sans oser analyser ouvertement la signification d’un symbole de ségrégation sexuelle contraire aux valeurs de la République.

    En 1989, éclatait l’affaire des voilées du Lycée de Creil. Il existait à l’époque un bulletin d’information « Paris Féministe » qui se saisira du sujet dans son numéro de novembre-décembre 1989 avec pour titre « Calamity Hidjeb ». Tout un programme ! En introduction des nombreux textes écrits par les féministes, mais non repris par les médias. Le slogan était clair et clairvoyant « Ne tchador pas, tu vas te réveiller bâillonnée ». Parmi ces textes le nôtre n’a pas pris une ride : « Le voile pose une condition à la liberté de circuler des femmes. L’accepter au nom de la liberté religieuse c’est comme amputer une autre liberté fondamentale, celle des femmes ». et nous ajoutions «  Il est clair que si le port du voile était toléré, cela constituerait un désaveu à l’égard des jeunes filles et des familles qui osent contester cet aspect de la tradition ».

    Plus de dix ans de polémiques autour de la bataille sur le voile à l’école, avec finalement un remarquable discours de Chirac du 17 décembre 2003 :« La République s’opposera à tout ce qui sépare, tout ce qui retranche, tout ce qui exclut ! La règle, c’est la mixité parce qu’elle rassemble, parce qu’elle met tous les individus sur un pied d’égalité, parce qu’elle se refuse à distinguer selon le sexe, l’origine, la couleur, la religion »). Et enfin la loi de 2004.

    Une fois ce front apaisé, viendront les autres provocations : à l’hôpital, sur les terrains de sport, à l’université, dans les entreprises, les crèches, les mères accompagnatrices, le voile intégral…et aujourd’hui le burkini, pour tenter d’imposer dans l’espace partagé des signes de différenciation et de revendication ‘identitaire’.

    Les textes féministes de 1989 étaient marqués par la révolte des Iraniennes qui dès 1979 avaient manifesté contre l’obligation qui leur avait été faite par le régime de Khomeiny de porter le tchador. Depuis, il y a eu la décennie noire en Algérie, les talibans en Afghanistan, le terrorisme islamiste d’Al Qaeda et de Daesh avec toujours les mêmes images de femmes voilées de la tête aux pieds, alors que ce n’était pas le cas cinquante ans plus tôt.

    Secondaire ce combat ? Ce qui touche aux femmes doit-il demeurer en marge de la grande Histoire ? Nous sommes pourtant au cœur même de l’histoire, car ce que les fanatiques n’acceptent pas c’est l’émancipation des femmes.

    Cessons d’être dans la victimisation et de nous apitoyer sur celles qui trahissent.

    Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public. C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

    Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

    Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

    Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

    Linda Weil-Curiel, secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes

    Le burkini stigmatise les femmes qui ne le portent pas

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    Si le burkini protège la pudeur de celle qui le porte, alors il stigmatise celles qui ne le portent pas et les désigne à l’assaut des hommes qui les prennent pour des femmes de mauvaise vie, des putes, des salopes, des Marie-couche-toi-là, des provocatrices, des nymphomanes, des folles de sexe, des obsédées, des hystériques, etc.

    S’il faut porter un burkini pour se faire respecter des hommes, ceux-ci n’ont aucune raison de respecter celles qui ne le portent pas.

    Tous les chiffons qui marquent le corps des femmes respectables ostracisent celles qui ne portent ni voile, ni hijab, ni bonnet, ni jilbeb, ni burkini .

    Cette notion de pudeur que développe l’islam et qu’il impose uniquement à ses femmes n’a rien à voir avec la notion de pudeur que cultivent les pays de culture judéo-chrétienne et celles et ceux qui oseraient affirmer que l’accoutrement des musulmanes pudiques ne les fait pas rigoler ou ne les choquent pas sont des menteuses et des menteurs.

    Porter des vêtements musulmans est une capitulation des femmes devant la maladie sexuelle des hommes. Rappelons que dans les prisons de France, 60% sont des musulmans et que 30% des prisonniers le sont pour des délits et crimes sexuels jugés (peu de femmes osent porter plainte).

    Le burkini et ses acolytes de chiffons est une incitation au harcèlement et au viol des femmes qui ne le portent pas. C’est pourquoi, quand on respecte les femmes, on est favorable à son interdiction, avec l’interdiction du voile et de tout ce qui stigmatise la femme

    La Connectrice (qui est lasse des idioties hypocrites, lâches et sexistes qu’elle entend à propos du burkini)

    PS Bien entendu je ne crois pas à la vertu du burkini qui est surtout un étendard du djihad et une stigmatisation du corps de la femme pour complaire aux califes et aux imams qui entendent labourer leur corps comme un champs, qu’elles soient leur propriété exclusive ou leur cheptel sans limites de femmes à violer.

    Je réponds ici à l’argument « pudeur » utilisé pour justifier le port du djihad…euh, du burkini…

    Euro 2016 ? Rien à foot !

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    Violence dans les stades

    http://www.presse-dz.com/caricatures-algerie/violence-dans-les-stades

    Je n’aime ni le foot, ni les footballeurs, ni les supporteurs car c’est un truc de mecs qui conditionne leur comportement dans la vie publique et privée. Mais en ce moment il est difficile d’échapper à cette propagande virile qui semble être la chose la plus importante  et bénéfique que la France ait connu depuis des années.

    L’expression du poéte latin Juvénal Panem et Circenses (du pain et des jeux de cirque) n’a jamais été autant d’actualité avec le PS qui, incapable de tenir ses promesses, incite le peuple à faire la fête afin de noyer ses problèmes dans l’alcool, les drogues et le vacarme.

    A Paris, la fête est obligatoire : parcs ouverts toute la nuit, célébration du Ramadan à l’Hôtel de ville, nuit blanche, fête de la musique, Gay Pride, Paris plage, Techno-parade, etc.

    Hier soir, 90 000 personnes étaient réunies sous la Tour Eiffel autour  de David Guetta pour le concert d’inauguration de l’Euro 2016.  « Seulement » 6 personnes ont été interpellées  pour  état d’ébriété, consommation de produits illicites ou port d’armes prohibées. Des classiques des rassemblements selon la préfecture de police. A qui fera-t-on croire qu’il n’y aurait eu que 6 infractions pour 90 000 fêtards ? La police trie ce qui l’arrange entre interpellation, arrestation, rappel à l’ordre, contrôle, intervention et délinquance, tout une gamme d’actions de police qui sont statistiquement ventilées selon les objectifs de la Préfecture, en l’occurrence c’est Tout va très bien Madame la marquise.  (chanson qui dénonce la passivité de la France face à la perspective de la seconde guerre mondiale …)

    Le mâle cherche la confrontation avec la civilisation représentée par les « bourgeois », les bâtiments publics, les banques, le mobiliser urbain et toute représentation de l’Etat. Le foot a ses brutes spécifiques, les hooligans qui ressemblent à tous les insurgés, les casseurs, les racailles, les émeutiers et les délinquants. Dans tous les pays du monde, le foot est l’occasion de déchaînements de violence organisée ou spontanée. Les observateurs l’affirment, le foot est une occasion de se défouler contre tout bouc émissaire

    Le racisme dans le football, c’est quelque chose qui existe depuis des années. Ce n’est pas nouveau. Les gens se servent du stade comme d’un défouloir. Ils sont au milieu de la masse, totalement anonymes et ils se sentent plus forts. …En Italie, les gens font des cris de singe, des saluts nazis. En Corse, il y a pas plus tard qu’il y a deux mois, des supporters ont brandi une banderole sur laquelle était écrite : « le Qatar finance le terrorisme ». C’est partout pareil. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1326798-video-des-supporters-racistes-de-chelsea-dans-le-metro-parisien-ca-ne-m-etonne-pas.html

    Depuis des années que ça dure la prévention reste impuissante. Est-ce délibéré pour distraire le gogo ?

    J’avais été particulièrement marquée par le drame du Heysel, en Belgique, 39 morts et 454 blessés : Il eut lieu à l’occasion de la finale de Coupe d’Europe des clubs champions 1984-1985 entre le Liverpool Football Club et la Juventus Football Club. Des grilles de séparation et un muret s’effondrèrent sous la pression et le poids de supporters, faisant 39 morts et plus de 454 blessés.

    En 1998, le gendarme Nivel avait été très gravement blessé par des hooligans allemands  : Daniel Nivel, 61 ans, avait été attaqué par un groupe de hooligans allemands le 21 juin 1998 près du stade Félix-Bollaert à Lens le jour de la rencontre Allemagne-Yougoslavie. Roué  de coups de poing et de coups de pied, frappé avec son lance-grenades, le maréchal des logis-chef était resté dans le coma pendant 44 jours. Aujourd’hui, il n’a plus l’usage de l’un de ses yeux et s’exprime toujours avec difficultés. Après son agression, il avait été promu adjudant mais n’avait jamais pu reprendre son service.

    En novembre 2013, les Algériens envahissaient le métro et bloquaient la station Barbés à l’occasion du match Algérie-Burkina Faso.

    Brésil : A quelques mois de la coupe du monde, une violence extrême entre supporters de foot

    Brésil : bagarre entre supporters en 2013

    Des affrontements entre supporters stéphanois et niçois avaient marqué le match Nice-Saint-Etienne, le 24 novembre 2013, à Nice (Alpes-Maritimes).

    rencontre de Ligue 1 de football entre Nice et Saint-Etienne, le 24 novembre 2013

    Violences foot : le PCF pour des états généraux du supportérisme (Nicolas Bonnet)

    Le PSG et Fly Emirates n’adoucissent pas les mœurs, ici au Trocadéro en 2013 http://www.pcf.fr/sujets/356

    2 morts et 51 blessés dans des affrontements entre supporters de foot à Casablanca le 1902/2016

    Samedi soir, des bagarres entre supporters de pays en lice ont fait des bless&s comme c’est souvent le cas à l’occasion des match de foot. Ce matin dix personnes était en garde à vue à Marseille : Samedi après-midi et dans la nuit, des centaines de supporters anglais et russes se sont affrontés à coups de barre de fer, de coups de poings et de jets de bouteille. Le bilan est lourd avec 35 blessés, dont un Anglais encore entre la vie et la mort.

    Images ici

    Dans les entreprises, les hommes majoritaires parmi les cadres supérieurs, directeurs et PDG se comportent comme des footballeurs dont ils ont adopté le vocabulaire. Ils feintent, bottent en touche, provoquent pour déstabiliser la ou le subordonné, distribuent des cartons rouges, banc de touche, déclarer forfait, match nul, pénalty, tacle, surface de réparation, etc.

    Donald Trump peut-être patriote mais sûrement obscène maquereau

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    Donald Trump makes a face at his caucus night rally in Des Moines. (REUTERS/Scott Morgan)
    Donald Trump est connu pour sa carrière de play boy mise au service de son ambition capitaliste , de l’utilisation du corps des femmes pour sa propre consommation et  de leur utilisation cynique pour fertiliser ses casinos et concours de beauté.
    Donald Trump millionnaire a construit sa fortune en exploitant ses conquêtes féminines, des jeunes femmes de plus en plus jeunes au fur et à mesure qu’il vieillissait.
    Ses apparitions publiques sont depuis toujours ponctuées de propos sexistes, outrageants, insultants et obscènes. Il souligne le physique de ses « belles » femmes quand elles lui sont soumises et les attaque cruellement sur un physique qu’il trouve ingrat quand elles le contredisent. Les médias rappellent en particulier sa sortie à la journaliste Megyn Kelly qui lui demandait s’il estimait que ses propos misogynes pouvaient faire de lui un président acceptable. Vexé,  Donald Trump s’adressa au public de CNN : « Sur ce point on peut constater que du sang sort de ses yeux-du sang coulant d’elle de partout ». Et comme si ça ne suffisait pas il lui jeta qu’elle était une bimbo surfaite.
    Le New York Times a enquêté auprès d’un cinquantaine de femmes qui l’avaient connu de près, de très près ou de moins près afin d’illustrer un aspect volontairement ignoré par ses affidés : misogynie, mépris, sexisme, vulgarité, machisme, cynisme, incapacité à se contrôler, obscène, prostituteur, prédateur et immoral…………http://www.nytimes.com/2016/05/15/us/politics/donald-trump-women.html?action=click&contentCollection=U.S.&module=Trending&version=Full®ion=Marginalia&pgtype=article
    Le NYT a collecté des dizaines d’anecdotes de première main qui illustrent l’ignoble personnalité de ce harceleur sans scrupules, cet exploiteur des plus belles filles (selon ses critères) qu’il recrute pour doper son business juteux, en particulier ses casinos et concours de beauté. Quand on me parle de milliardaire, je m’interroge : d’où vient l’argent ? Et si on cherche, on se rend compte qu’on ne peut pas s’enrichir autant sans compromissions, mensonges, trafics, pots de vin, et surtout sans esclaves pour minimiser le coût du travail, chez Trump l’exploitation sexuelle des femmes est son fer de lance.
    2012 Miss USA Contestants Visit Trump Tower
    Une lectrice du NYT commente ainsi l’article : Cet article illustre combien le sexisme, comme le racisme sont tellement ancrés dans notre culture. De nombreux hommes sont comme Donald Trump et beaucoup de femmes encouragent de tels comportements. Il utilise les femmes pour servir ses propres fins soit parce qu’il estime que ce sont de  » remarquables travailleuses », soit parce qu’elles sont dotées d’un corps remarquable. Dans les deux cas il se comporte en prédateur de personnes vulnérables.
    Ce commentaire répond à l’allégation évoquée par le NYT selon laquelle Donald Trump aurait encouragé la présence de femmes à de hauts niveaux dans le secteur du bâtiment dès 1980. Les esprits critiques se demandent si ces femmes ont été engagées pour leur beauté ou pour leurs réelles compétences et si oui dans le deuxième cas, se demandent si elles ont eu une véritable indépendance, un  budget conséquent et un réel pouvoir de décision.
    Une autre lectrice du NYT s’inquiète pour l’avenir du pays: Quel recul pour les Etats-Unis, et quel horrible message cet homme envoie aux jeunes femmes d’ici et à l’étranger. Imaginez un peu que les femmes dirigent et qu’elles ne valorisent les homme que pour leur sex appeal… ? Nous n’aurions pas les présidents mâles, les PDG, les scientifiques, les athlètes, les professeurs ni les ingénieurs que nous avons aujourd’hui qui font progresser les connaissances et construisent l’économie. Il seraient tous exhibés dans les gymnases attendant au bord des piscines que nous les sélectionnions (et nombre d’entre eux ne seraient même pas reçus !)
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    Personnellement, je ne peux pas respecter un homme qui ne respecte pas les femmes, eut-il la réputation d’être le plus grand patriote que l’Amérique eut jamais porté. Le Respect est une attitude absolue, indivisible et universelle. Je ne conçois pas que l’on prétende respecter son pays et utiliser les femmes comme faire valoir viril et appâts pour les affaires. Le sort de la moitié féminine de l’humanité n’est pas une question secondaire.
    Comme l’affiche le dessin ci-dessous : Rachida, Cris et Cléo préfèrent ne pas parler de féminisme en famille parce qu’on leur demande de réfléchir plutôt à des sujets plus importants.
    Les filles, votre combat pour un environnement plus sûr et plus respectueux est loin d’être une question mineure. Ne laissez-pas les haineux vous décourager !
    Rashida, Cris and Cleo
    Malgré un comportement misogyne, machiste et abusif connu de longue date et justifiée, il se trouve de nombreux français pour soutenir et priser le macho Trump parce qu’il serait patriote. Strauss Kahn, Sapin, Baupin aussi sont des patriotes.
    Nous n’avons pas voulu de Strauss Kahn comme président, les Italiens ont viré son clone Berlusconi et nous voudrions de son alter ego Trump pour les Américains et, surtout, pour les Américaines ?
    La Connectrice
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