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Archives de Tag: Martine Sauvadet el Shennawy

Pourquoi libérer le multirécidiviste Mahmoud Philippe el Shennawy ?

Actualisation au 24/01/2014 : Les photos de la libération du criminel http://www.leparisien.fr/faits-divers/en-images-les-premiers-instants-de-liberte-de-philippe-el-shennawy-24-01-2014-3523523.php?pic=2#infoBulles1

A sa sortie l’homme n’a pas eu un mot de regret pour ses crimes et les victimes de ses braquages tandis qu’une journaliste insistait sur le fait que « pas une goutte de sang n’avait été versée ». El Shennawy souligne son droit à la liberté et parle de ses projets dont la lutte contre les longues peines. L’inversion des valeurs est une fois illustrée par ce fait divers.

Mahmoud Philippe El Shennawy est sorti ce matin de la prison de Fresnes à la grande joie de son épouse Martine Sauvadet et de ses soutiens. Il devra porter un bracelet électronique. Espérons que celles et ceux qui ont parié sur son amendement ne seront pas déçus. En effet si l’épouse et les supporters de El Shennawy insistent sur ses 38 ans de prison et l’inhumanité d’une telle condamnation, la plus longue des peines contemporaines, ils passent sous silence le fait que le criminel a été condamné pour plusieurs crimes dont les peines ont été cumulées parce qu’ils ont été effectués pendant ses conditionnelles ou ses évasions.

Pour démontrer « l’injustice » des 38 ans de prison de l’individu, il faudrait comparer la durée de ses peines avec celles d’un individu qui, comme lui, aurait récidivé en conditionnelle et en s’évadant.

Les gens qui pleurent sur les 38 ans de prison d’El Shennawy et les galères de sa famille pour suivre ses lieux de détention, n’accordent aucune pensée à ses victimes qui sont traumatisées à vie. Ils pensent que vu que personne n’est mort, qu’il n’y a pas eu « crime de sang », le criminel mérite compassion. La compassion pour les victimes ne devrait-elle pas naturellement primer sur la compassion pour le pauvre prisonnier « pas si méchant que ça » ? Certes il n’a pas tué mais il aurait pu. Imaginez ce que vous ressentiriez avec un revolver sous le nez … la terreur comme en témoignent ceux qu’El Shennawy a menacés et séquestrés.

Alors bien sûr, maintenir un criminel en détention pendant 38 ans coûte cher aux contribuables et ne garantit pas sa guérison, la preuve étant qu’El Shennawy a récidivé chaque fois qu’on lui a donné sa chance. Je pense que le bannissement et le bagne selon une formule adaptée à notre temps seraient beaucoup plus efficaces en termes de coût pour la collectivité, de sécurité pour la société et de facilités pour les familles qui pourraient s’installer à proximité pour la durée de la peine.

L.C.

Actualisation au 23/01/2014

Une fois de plus le peuple des victimes n’a pas été entendu. Philippe El Shennawy, braqueur multirécidiviste sera libéré demain et en plus ses admirateurs lui ont trouvé un emploi, je serais curieuse de savoir si c’est dans le public (auquel cas, nous contribuables, continuerons à l’entretenir) ou le privé et si son salaire sera saisi pour indemniser ses nombreuses victimes….(voir ci-dessous la liste) http://www.leparisien.fr/faits-divers/el-shennawy-obtient-sa-liberation-conditionnelle-apres-38-ans-de-prison-22-01-2014-3516319.php

Il va être chef de projet pour l’événementiel culturel. C’est quelque chose qui lui va comme un gant, s’est réjouie Me Marian, c’est le meilleur gage de sa réinsertion».

Fin mars 2013, Philippe El Shennawy, en prison pour de multiples braquages et évasions, avait bénéficié d’une grâce présidentielle partielle, François Hollande annulant sa période de sûreté de trois ans. C’est cette décision du chef de l’Etat qui a ouvert la voie à une possible libération conditionnelle du prisonnier. Quelques mois plus tôt, en décembre 2012, des dizaines de magistrats, avocats, écrivains, philosophes, historiens ou politiciens, dont le sociologue Alain Touraine ou l’écrivaine Yasmina Reza, avaient publié dans «Le Monde» un appel dans lequel ils réclamaient sa libération.

Je reçois ce matin au  appel « urgent » de l’Institut pour la justice à signer une pétition contre la libération de Mahmoud Philippe El Shennawy,dangereux braqueur multirécidiviste que le journal « Le Monde » soutient à travers une pétition faisant appel à la grâce présidentielle.

Moi aussi je suis humaniste, tout autant, sinon plus que la bande de bobos qui réclame la grâce présidentielle pour ce braqueur à main armée qui, sitôt libéré dans le passé a réitéré ses méfaits, sans parole, sans foi ni loi, terrorisant des dizaines de personnes qui sont encore traumatisées.

Philippe Bilger, à contre-courant des pleurnicheries politiquement correctes se soucie en priorité des victimes :

Celles et ceux qui réclament la grâce présidentielle pour cet homme sans foi ni loi ne tiennent pas compte de la douleur des victimes. 

On oublie de mentionner qu’El Shennawy, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, a bénéficié d’une libération conditionnelle au bout de quinze ans, ce qui est exceptionnel, et que par la suite l’institution judiciaire n’a pu, en face de ses actes et de la violation des prescriptions qui lui avaient été imposées, que répondre comme elle l’a fait. http://www.philippebilger.com/blog/2013/01/fran%C3%A7ois-hollande-c%C3%A9dera-t-il-.html

Conditionnés par leur idéologie compassionnelle pour les pauvres immigrés que nous avons colonisés avec une cruauté insondable, les partisans de la libération de Mahmoud oublient que la justice lui a déjà donné plusieurs fois sa chance et que le criminel s’est affranchi de ses promesses de rentrer dans le droit chemin. Mahmoud n’a rien d’un repenti et on se demande quel est le niveau de bêtise ou de conditionnement idéologique qui pousse des intellos à prétendre le contraire. Je regrette, les faits parlent d’eux-mêmes et, au regards des méfaits à répétition commis par El Shennawy je ne vois pas au nom de quelle croyance on pourrait lui faire confiance. Cet homme a prouvé de son propre chef (on ne lui en demandait pas tant) qu’il est un danger pour la société qui a eu raison de le mettre hors d’état de nuire.

La dernière condamnation du braqueur remonte à 2008 pour des crimes commis en 2004. Sa première condamnation date de 1977 quand il a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité réduite par la suite à 20 ans. Il a ensuite bénéficié d’une libération conditionnelle pendant laquelle il a commis un braquage. En 1997, il bénéficie d’une permission de sortie au cours de laquelle il s’évade et commet à nouveau un braquage. En 2004, il s’évade, cette fois, en prenant des personnes en otage. Trois braquages à main armée suivent et les nouvelles condamnations tombent en 2008.

Qu’est-ce qui est le plus cruel, enfermer un criminel dangereux à vie ou faire planer une menace constante sur des victimes potentielles et empêcher à vie les victimes du criminel de guérir ?

Je connais un employé de banque victime d’un braquage il y a quelques années. Il ne s’en est jamais remis et refuse désormais de travailler au guichet. Il y en a combien comme lui ?

On dirait que le PS et ses amis ont décidé d’adopter les méthodes staliniennes de déni des réalités et d’accusations calomnieuses aux fins d’élimination des contradicteurs et pour le salut de leur idéologie, masque de leur totalitarisme fondamental.

  • Qui est Mahmoud Philippe El Shennawy ?

 l’Institut pour la justice rappelle les méfaits d’el Shennawy

  • 1970 : premier holdup à 16 ans.
  • 1972 : condamné pour la première fois à 3 ans de prison pour vol avec violence.
  • 1975 : Philippe El Shennawy change de dimension en opérant un braquage à main armée avec prise d’otages. Avec un complice, il séquestre les employés d’une banque pendant plusieurs heures, avenue de Breteuil à Paris, et exige 6 millions de francs. La rançon est payée et ne sera jamais retrouvée2 !
  • 1977 : il est condamné à la perpétuité.
  • 1986 : cette peine est réduite à 20 ans et il bénéficie d’une libération conditionnelle en 1990 !

    Dès sa sortie, il commet un nouveau braquage à Limoges (pour lequel il sera condamné en 1993).

  • 1997 : il bénéficie d’une permission de sortie ! Il en profite pour s’évader et braquer à nouveau une banque, le Crédit agricole de Rouen. Après 5 mois de cavale, il est à nouveau arrêté.
  • 2004 il s’évade à nouveau, mais cette fois dans un flot de violence. Sous la menace d’une arme, El Shennawy et son complice ligotent quatre infirmiers et en prennent un autre en otage. Et lorsque le malheureux a réussi à s’enfuir, les deux criminels ont alors pris en otage un couple de Marseillais, pour se faire conduire à Paris3.
  • 2004 : les braquages se succèdent : 3 holdups dans des banques des Pyrénées-Atlantiques au cours desquels des employés et des clients sont mis en joue. Et traumatisés à vie.

    La Caisse d’épargne de Pontacq est braquée à deux reprises en septembre et novembre 2004. Jean-Michel Bonis, l’employé de banque braqué deux fois, a raconté lors du procès :

    «  Aujourd’hui, j’ai peur tout le temps. Je vis avec un stress permanent. Je ne tournerai jamais la page »4.

    Deux fois, le malheureux employé a vu une arme pointée sur lui. Deux fois, à quelques semaines d’intervalle, il a vu sa mort en face.

  • 2005 : El Shennawy est enfin arrêté alors qu’il faisait des repérages autour d’une banque avec une voiture volée. On a retrouvé à son domicile un véritable arsenal, ainsi que de fausses cartes de police et de fausses pièces d’identité5.
  • 2008 : condamné à 13 ans pour vol à main armée, enlèvement et séquestration.

Philippe El Shennawy, citoyen français, est né en 1954. Agé de 20 ans, il commet plusieurs braquages. Condamné à la perpétuité, il sort en liberté conditionnelle après quinze ans de détention ; il est arrêté en 1991 et condamné de nouveau. Il s’évade à deux reprises, en 1997 et 2004, est arrêté et condamné à chaque fois. Sa peine actuelle court jusqu’en 2032.

A 78 ans, s’il ne sort pas avant, il aura passé cinquante-quatre années de sa vie en prison, alors qu’il n’a pas de sang sur les mains.

Il a déjà vécu dix-neuf ans en isolement, six en hôpital psychiatrique (on n’a jamais diagnostiqué aucune démence chez lui) et a changé quarante fois de lieu de détention.

Ce détenu a donné toutes les preuves d’une capacité à se réinsérer dans la vie active et en apporte aujourd’hui les garanties. Désespéré par la toute récente décision judiciaire qui revient à confirmer l’échéance de 2032, il a tenté de mettrefin à ses jours, le 12 décembre.

Lire : Après 37 ans de prison, Philippe El Shennawy a décidé de se laisser mourir

S’en tenir à la lettre de la loi peut trahir l’esprit de la justice.

On ne devrait pas oublier que le but ultime de celle-ci n’est pas de punir et d’infligerdes souffrances, mais, après avoir empêché les criminels de nuire, de les amenerà réintégrer la communauté des citoyens. La prison n’a pas pour fonction de déshumaniser les individus qu’elle détient.

garder quelqu’un pendant cinquante-quatre ans, ce n’est pas le corriger, c’est le détruire, le tuer.

Les religions du passé comme les sages des temps modernes nous ont appris que la justice est désirable mais qu’elle doit être surveillée et orientée par l’amour et la compassion et par le respect de la personne humaine.

En attendant les mesures législatives que pourrait promouvoir une réflexion d’ensemble sur ces peines de mort qui ne disent pas leur nom, le président de la République a le droit d’accorder une grâce individuelle, au cas par cas.

Un recours en grâce vient précisément d’être déposé par l’avocate de Philippe El Shennawy. Nous demandons qu’il soit examiné d’urgence et avec humanité pour empêcher ce qui serait une exécution déguisée.

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