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Archives de Tag: musée du Bardo

La Tunisie djihadisée veut interdire le comique judéo-tunisien Boujenah

Des Tunisiens fanatiques veulent interdire le spectacle Ma vie rêvée de Michel Boujenah le 19 juillet prochain, au festival de Carthage. Le directeur du festival Mokhtar Rassaa  tient bon refusant d’annuler le spectacle. Boujenah est peiné et consterné, lui qui a toujours défendu la Tunisie et les Tunisiens et a manifesté son amour et son soutien dans les moments difficiles comme la chute de Ben Ali et l’attentat du musée du Bardo.

Michel Boujenah est né le 3 novembre 1952 à Tunis qu’il a du quitter en 1963, contraint et forcé, avec toute sa famille et sa communauté, après l’indépendance. Il a toujours conservé la nostalgie de son pays natal.

La Connectrice

  • Le rappel des faits

 

  • Michel Boujenah parle de son spectacle créé en 2014 et qui tourne toujours. Sur ONPC le 17/06/2017. Il se demande ce que les juifs ont fait au monde pour susciter autant d’antisémitisme. Ce disant, il prend soin de ne pas parler de l’antisémitisme musulman…mais rappelle les horreurs de l’inquisition catholique…

  • Un article complet sur Michel Boujenah , son histoire, ses engagements ,sa philosophie et la haine des opposants antisémites qui prétendent aimer les juifs mais pas le sionisme, cette chanson habituelle hypocrite. L’affaire est d’autant plus lamentable que l’humoriste a défendu le Printemps arabe tandis que des centaines de tunisiens profitaient de la démocratie pour s’enrôler dans les troupes de l’Etat islamique dont ils constituent la masse des étrangers qui l’ont rallié.

L’humoriste Michel Boujenah au centre d’une vive polémique en Tunisie  

 par  Publié le 07 juillet 2017 à 21h07

L'humoriste Michel Boujenah au centre d'une vive polémique en Tunisie
Michel Boujenah. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La programmation du spectacle du comédien au festival de Carthage a déclenché une controverse qui oppose les plus hautes sphères de la société civile. Explications.

 

Tempête dans un verre d’eau ou affaire d’Etat ? Tunis est secoué depuis plusieurs jours par une polémique aux proportions rocambolesques. Alors que le pays est en proie à une crise socio-économique sans précédent, que le gouvernement de Youssef Chahed mène selon ses communicants un véritable djihad anti-corruption, que l’armée ratisse les régions montagneuses à la recherche de cellules terroristes, c’est bien la tenue du spectacle de l’humoriste français Michel Boujenah qui agite le landerneau tunisois.

Programmé dans le cadre de la 53e édition du festival de Carthage, le spectacle de l’enfant du pays fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux et dans les pages des journaux tunisiens. De ceux qui appellent à boycotter l’humoriste juif tunisien à ceux qui le défendent, en passant par ceux qui réclament, jusqu’au-boutistes, son annulation, le débat a pris un tour passionnel. Au point que l’UGTT, la puissante centrale syndicale, récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 2015 pour avoir permis, avec d’autres organisations, de maintenir la paix sociale et la transition politique après la révolution de 2011 a, elle-aussi, appelé à annuler le spectacle du 19 juillet.

Michel Boujenah ne s’attendait certainement pas à une telle polémique, lui qui s’était félicité de participer au Festival de Carthage le 17 juin dernier dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2 : « Je suis super content parce que, depuis la révolution, je n’y ai pas joué. J’y suis allé très souvent, mais pas pour jouer. »

Pourquoi cet appel au boycott ?

L’appel à boycotter le spectacle du comédien est venu de la campagne du mouvement BDS qui milite dans le monde contre l’Etat d’Israël par la dénonciation de toute manifestation culturelle, sportive, scientifique qui met en avant des Israéliens, voire des personnalités juives accusées de soutenir l’Etat d’Israël. Parce qu’il aurait eu des propos positifs à l’égard de l’Etat hébreu, Michel Boujenah ne devrait donc pas pouvoir se produire en Tunisie, estiment les militants tunisiens du mouvement et leurs relais.

C’est également l’argumentation retenue par l’UGTT pour appeler à l’annulation de ce spectacle, et celle du parti al-Joumhouri, aujourd’hui presque absent de la scène politique mais qui s’est fendu d’un communiqué pour souligner que « les origines judéo-tunisiennes de Michel Boujenah ne suffisent pas à faire oublier ses opinions pro-sionistes de soutien à l’armée d’occupation et aux crimes commis en Palestine occupée ».

Vague de soutien

Autant d’arguments qui ont soulevé l’indignation de beaucoup de Tunisiens. Sur les réseaux sociaux encore une fois :

Mais également dans la presse où les prises de parole en faveur du maintien du spectacle se succèdent depuis plusieurs jours. Interrogé par la radio Mosaïque FM le 24 juin le directeur du festival de Carthage, Mokhtar Rassaa, a insisté sur le fait que Michel Boujenah est en premier lieu un artiste tunisien qui a toujours soutenu la Tunisie dans les médias internationaux. Il a ainsi déclaré :

« Ce n’est ni un grand sioniste, ni un leader du sionisme ! »

Une trentaine d’intellectuels et d’artistes ont également signé une lettre ouverte pour soutenir le maintien de ce spectacle, s’indignant de la position de la centrale syndicale et appelant à « éviter toute instrumentalisation de la création artistique ».

« Il est nécessaire de traiter ce problème imprévu en portant haut l’étendard de la liberté de pensée et de la diversité, considérée comme l’un des acquis fondamentaux de notre révolution. »

Les signataires soulignent l’attachement toujours revendiqué de Michel Boujenah à la Tunisie et aux Tunisiens. Quelques jours après le départ de Ben Ali en 2011, sur le plateau du Grand Journal de Canal+, le comédien était en larmes pour appeler « les gouvernements européens à faire très attention au peuple tunisien », « à protéger ce moment historique ». En 2015, un mois après l’attentat contre le musée du Bardo, il faisait partie de la délégation qui accompagnait la ministre de la Culture Fleur Pellerin à Tunis pour soutenir le pays endeuillé.

Pourquoi une telle polémique ?

Comment se fait-il que ce simple spectacle prenne une proportion aussi polémique ? Certains y verront peut-être de la psychanalyse de comptoir, mais l’histoire des 70 dernières années permet d’éclairer cette controverse. En effet, durant plus d’un millénaire, musulmans et juifs ont cohabité dans un environnement relativement pacifique en Tunisie, les juifs vivant sous le statut de dhimmis jusqu’au début du XIXè siècle. Ce n’est qu’avec la création de l’Etat d’Israël en 1948 et l’arrivée de Habib Bourguiba à la tête d’une Tunisie indépendante que les relations se sont assombries.

Avant même l’indépendance, celui qui était alors chef du parti Néo-Destour avait soutenu les populations arabes de Palestine dès 1946. Avec l’indépendance de la Tunisie et la crise de Suez en 1956, Bourguiba et les nationalistes tunisiens prennent fait et cause pour les Palestiniens : la population juive de Tunisie commence son exode. C’est la guerre des Six-Jours en 1967 et les émeutes de Tunis contre la population juive qui finiront de chasser les juifs du pays, ne laissant que quelques familles, notamment dans l’île de Djerba. L’OLP installera d’ailleurs son siège à Tunis durant douze ans après 1982.

C’est cette rupture soudaine au regard de l’histoire millénaire commune qui n’est en réalité toujours pas digérée. L’attachement des juifs tunisiens pour leur ancienne patrie est impossible à accepter pour une partie des Tunisiens de confession musulmane. Au grand dam des irréductibles amoureux de ce pays dont fait partie Michel Boujenah. Mais que le comédien se rassure, par-delà la polémique, jusqu’à ce jour, la programmation de son spectacle est maintenue. Et il fait salle comble.

Céline Lussato

Céline Lussato

Céline Lussato

Journaliste

Tunis, musée du Bardo. De faux musulmans ont tué 21 koufir et en ont blessé 40. Qu’en disent les vrais musulmans ?

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Je suis la Tunisie <3
Photo de Je suis Bardo , Je suis la belle Tunisie.

On peut sauver notre Belle Tunisie ensemble émoticône heart

On peut sauver notre Belle Tunisie ensemble <3

Sur twitter, détournement de l’hommage à Charlie en faveur de Tunis. Beaucoup de personnes rapprochent les deux évènements comme ce matin su RMC ou Riposte laïque dans un bel article de Jean Sobieski sous forme de lettre ouverte aux frères Ramadan Source image http://www.ouest-france.fr/tunisie-le-musee-du-bardo-attaque-au-moins-huit-morts-3263146

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Attaque terroriste à – Le Centre de crise du ministère a mis en place un numéro d’urgence : 01.43.17.56.46  15:41 – 18 Mars 2015

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Ulysse et ses compagnons. Mosaïque romaine conservée au musée du Bardo. Source image http://www.nachoua.com/Tunisie/tunis.htm

Les Tunisiens sont effondrés par le drame qui vient de toucher une soixantaine de ces touristes (Italiens, Japonais, Français, Colombiens, qu’ils avaient promis de choyer pour relancer leur économie touristique, une source de revenus vitale pour le pays.

Hier, plusieurs djiadistes déguisés en ninjas, un uniforme choisi pour signifier qu’ils sont invincibles par la grâce d’Allah et modernes par la grâce des mangas, ont attaqué à l’arme de guerre le musée du Bardo que venaient visiter environ 200 touristes en provenance de leur paquebot, le MSC Splendida ancré au port de la Goulette. Ce jeudi ont comptait 20 morts et 40 blessés.

L’attaque était déterminée puisque les terroristes ont commencé par attaquer les touristes qui descendaient du car et les ont poursuivis à l’intérieur du musée. Le conservateur en chef du musée national du Bardo, Taher Ghalia témoigne dans le Parisien. Il assure que les terroristes « ont clairement visé les touristes. Ils n’ont prononcé aucun mot, et n’ont pas porter atteinte aux oeuvres. Ils étaient là pour tuer, froidement. » Au cours de l’intervention des forces de l’ordre, deux djihadistes et un policier ont été tués..Bardo-Museum

L’intérieur du musée du Bardo, le plus important du bassin méditerranéen après ceux du Caire. Source photo http://www.tunisie-tribune.com/2015/03/18/tunisie-attentat-terroriste-au-musee-du-bardo-operation-circonscrite-rapidement-mais-avec-un-lourd-bilan/

16h18. Daech revendique l’attentat et menace de nouvelles attaques.

Selon le site internet de surveillance des jihadistes «SITE», l’AFP, et «Reuters», l’organisation terroriste, qui sévit principalement en Irak et en Syrie, a revendiqué l’attentat dans un message audio, diffusé sur des sites jihadistes. Dans l’enregistrement, Daech explique que la cible était bien le musée du Bardo et non pas le Parlement, explique Wassim Nasr, journaliste à «France 24». 

Qualifiant l’attentat contre le musée d’«attaque bénie contre l’un des foyers des infidèles en Tunisie musulmane», la voix lisant le communiqué audio a affirmé que l’opération sanglante avait été menée par «deux chevaliers du califat, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi». Ils étaient «munis d’armes automatiques et de bombes» et sont «parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés (…) semant la terreur dans le coeur des infidèles (…) Ce que vous avez vu, ce n’est que le début. Vous n’allez jouir ni de sécurité ni de paix», poursuit l’enregistrement.

On n’est pas sans ignorer que la Tunisie est actuellement le pays qui apporte le plus de djihadistes à Al-Qaida, à l’Etat islamique (Daech) et à toutes les sectes islamistes de la région en Libye, Syrie, Irak ce qui signifie que la population tunisienne nourrit en son propre sein des terroristes prêts à se retourner contre elle tout comme la population française a nourri ses Mérah, Fofana, Coulibaly, Kouachi et leurs clones.

Les jihadistes abattus, Yassine Labidi et Hatem Khachnaoui étaient surveillés par les services de police tunisiens tout comme l’étaient les terroristes français et, sans doute avec autant de conviction car si la filature de suspects nécessite en France au moins 5 hommes en permanence on comprend aisément qu’il n’est pas possible de surveiller tous les suspects, à moins comme ce fut le cas en RDA et Union soviétique, d’impliquer toute la population.le principe des uns surveillant les autres n’est d’ailleurs pas étranger à l’Oumma islamiya mais, précisément, les mécréants que nous sommes n’ont vraiment pas envie de ce système éminemment totalitaire.

Il n’y a pas d’autre solution pour lutter contre le terrorisme musulman que de prévenir par l’éducation et l’application stricte des lois existantes. Il ne suffit pas d’agir au coup par coup par réaction. Une volonté politique intransigeante est la clef de notre sécurité face à l’intolérance religieuse et politique.

La Connectrice

Les croisiéristes

Photos MSC Splendida à Malte du navire MSC SplendidaLe MSC Splendida en escale à Malte. Source photo http://www.azur-croisieres.com/croisieres/navire/41_bateau-msc-splendida/photos

Le MSC Spllendida a été construit par STX France à Saint-Nazaire et baptisé en 2009 par Sophia Loren. Il vogue sous pavillon du Panama.

Le navire, qui comptait à son arrivée à Tunis 3 714 passagers et 1 267 membres d’équipage, a obtenu jeudi matin l’autorisation des autorités portuaires de quitter Tunis, et doit atteindre Barcelone vendredi à 9 heures, puis Marseille samedi. Par ailleurs, Costa Croisières a fait savoir que 14 des quelque 3 000 passagers du Fascinosa n’étaient pas remontés à bord du navire, qui a quitté la capitale tunisienne jeudi à 1 heure en direction de Palma de Majorque (Baléares, Espagne) avant de rejoindre Marseille vendredi.

« Tous les passagers français sont à bord », a précisé la compagnie italienne, qui n’était pas en mesure d’affirmer si les passagers manquants figuraient parmi les victimes de l’attentat. Costa « attend des détails, sur qui sont ces passagers manquants, leurs conditions et leurs nationalités » et « une équipe arrivée d’Italie est sur place pour les assister » s’ils se présentent par la suite, a déclaré jeudi matin un porte-parole de l’entreprise.

Le croisiériste « évalue les changements de ses futurs itinéraires qui proposent des escales à Tunis », a-t-il poursuivi, sans donner plus de précisions dans l’immédiat sur le nombre de paquebots qui prévoyaient ces jours-ci des escales en Tunisie. Le dernier bilan établi par les autorités tunisiennes recense 19 morts, dont 17 touristes étrangers et 2 Tunisiens, auxquels s’ajoutent 2 assaillants abattus par les forces de sécurité. En outre, 44 personnes ont été blessées, dont 6 grièvement. Mercredi en fin de soirée, le président François Hollande a confirmé dans un communiqué que deux Français avaient été tués et sept autres blessés, « dont un reste dans un état grave ». http://www.lepoint.fr/monde/attentat-de-tunis-la-croisiere-sur-le-paquebot-msc-splendida-vire-au-drame-19-03-2015-1914085_24.php

L’enquête

Le Premier ministre tunisien Habib Essid a identifié les deux assaillants du musée du Bardo comme étant Yassine Abidi et Hatem Khachnaoui, deux noms à consonance tunisienne. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, il s’agit «probablement» de Tunisiens…interrogé ce jeudi sur RTL, Habib Essid a précisé que Yassine Labidi et Hatem Khachnaoui étaient tous les deux connus des services de police et de renseignements tunisiens. «On les a identifiés, c’est bien ces deux terroristes», a-t-il assuré. Mais, «pour le moment on ne peux pas dire s’ils appartiennent à l’une ou l’autre des organisations terroristes». Il a précisé que Yassine Abidi «était signalé, pas pour des choses très spéciales. Mais il était suivi (par les services de police)».
 
Interrogé ce jeudi sur iTélé, Kamel Jendoubi, ministre délégué chargé des Relations avec la Société civile, a précisé que l’un des deux assaillants revenait de Libye «où il s’entrainaît». Il a ajouté qu’il s’agissait de «deux jeunes fanatisés qui menaient une opération kamikaze».http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-en-tunisie-les-deux-assaillants-identifies-19-03-2015-4617271.php

La présidence tunisienne a annoncé ce jeudi l’interpellation de neuf personnes suspectées d’avoir été en relation avec les deux assaillants. «Le chef du gouvernement (…) a indiqué que les forces de sécurité avaient pu arrêter quatre éléments en relation directe avec l’opération (terroriste) et cinq autres soupçonnés d’être en relation avec cette cellule», a indiqué la présidence dans un communiqué sans préciser le rôle et l’identité de ces suspects.

13h28. La présidence tunisienne annonce l’interpellation de neuf suspects. «Le chef du gouvernement (…) a indiqué que les forces de sécurité avaient pu arrêter quatre éléments en relation directe avec l’opération (terroriste) et cinq autres soupçonnés d’être en relation avec cette cellule», a indiqué la présidence dans un communiqué sans préciser le rôle et l’identité de ces suspects.

13h17. Les assaillants étaient équipes de ceintures d’explosifs. Le ministre tunisien de l’Intérieur Mohamed Gharsalli, a déclaré jeudi lors des funérailles du policier tunisien tué que les terroristes qui ont mené l’attaque étaient équipés de ceintures d’explosifs et d’armes automatiques.

Pour en savoir plus

  • Un beau et court billet de Dominique Jamet sur la culture de la mort www.bvoltaire.fr/
Bardo : la peste noire
Sous toutes ses formes, l’adversaire n’a qu’un seul visage où l’on peut lire le ricanement sinistre de la mort.
Journaliste et écrivain
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d’une vingtaine de romans et d’essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication
L’art, la culture, la beauté, l’ouverture au monde, la mémoire de l’humanité, le printemps (arabe ou pas), la paix, la vie, en ce 18 mars 2015, le musée du Bardo, ses tableaux, ses statues, ses témoignages du passé carthaginois, grec, romain, ottoman, français de la Tunisie, ses visiteurs venus du monde entier représentaient un concentré de tout ce que les analphabêtes humaines, qui s’autorisent à tuer des hommes au nom d’un Dieu de haine et de mort, exècrent, et donc une cible de choix. Les cibles, elles sont partout, civils ou militaires, musulmans ou « mécréants », hommes ou femmes, jeunes ou vieux. Et les assassins sont parmi nous, qui sortent du néant pour y rentrer aussitôt. Ils sont venus, ils ont tiré, ils ont tué.

Coup triple. D’abord le tableau de chasse. À eux deux, ils ont mis au tapis une vingtaine de victimes dont le seul crime était d’être au mauvais moment au mauvais endroit. Ils s’en sont pris au seul pays arabe où la « révolution » ne s’est pas traduite par une régression comme en Égypte, par une déstabilisation comme en Libye, par une guerre civile comme en Syrie, mais où la démocratie a poussé et grandi comme une fleur improbable entre les pavés. Le crime, enfin, paiera et satisfera ses commanditaires puisque quelques rafales auront suffi pour tuer la fragile reprise du tourisme dont dépend l’équilibre financier et social de tout un pays. Et tout cela au prix négligeable de deux kalachnikov, de quelques chargeurs et de la vie de deux jeunes imbéciles fanatisés. C’est donné.

Et dire qu’il y a encore des États, des gouvernements, des ministres des Affaires étrangères et de simples citoyens pour se demander si, dans la guerre que font Daech et ses émules à la civilisation, il n’y a pas lieu de rester circonspect et de tenir la balance égale entre le monstre et ceux qui le combattent ! Sous tous ses masques, sous ses appellations pompeuses, sous toutes ses formes, l’adversaire n’a qu’un seul visage où l’on peut lire le ricanement sinistre de la mort.

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