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Archives de Tag: mutilations sexuelles féminines

Excision. Le jeudi 4 février 2016 colloque « comprendre et agir »

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Institut en Santé Génésique

Centre International de prise en charge des violences faites aux femmes

20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye

01.39.10.85.35. / 06.15.70.92.39.   

www.institutensantegenesique.org

Facebook : www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

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Sources images http://www.excisionparlonsen.org/   https://fr.wikipedia.org/wiki/Excision

On excise à tout âge, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria seraient excisées.

Malgré l’adoption de la loi La pratique de l’excision demeure répandue dans certaines régions

http://www.dakaractu.com/Malgre-l-adoption-de-la-loi-La-pratique-de-l-excision-demeure-repandue-dans-certaines-regions_a62247.html

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A l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines,

 

Vous êtes invitée à la rencontredébat « Excision : comprendre et agir » organisée par la Direction Départementale de la Cohésion

Sociale des Yvelines, la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’IledeFrance et leurs partenaires.

« Excision : comprendre et agir »

Programme

Le jeudi 4 février 2016 de 8h30 à 13h dans la salle du conseil de la mairie de Saint-GermainEnLaye

(16 rue de Pontoise 78 100 SaintGermainenLaye)

8h30 -9h00

9h00 -9h15

9h15 -10h45

 

 

 

 

 

 

 

10h45 -11h15

 

11h15 -13h00

 

 

 

 

Accueil et inscriptions

Mot d’accueil officiel

Que sont les mutilations sexuelles féminines ?

Vidéo- témoignage

Définition, par le Docteur Pierre FOLDES, co-fondateur de l’Institut en santé génésique et chirurgien.

Etat des lieux, prévalence et causes, par Isabelle GILLETTE-FAYE, Sociologue, Vice-Présidente d’Excision, parlons-en ! et Directrice de la Fédération Nationale GAMS.

Expertise de la France en matière de lutte et questions juridiques, par Maitre Linda WEIL-CURIEL, avocate au barreau de Paris et animatrice à la CAMS.

Échanges avec la salle

 

Pause-café

 

Comment agir ?

Vidéo- témoignage

Protection Maternelle et Infantile (PMI) des Yvelines

Nana CAMARA, Formatrice et Conseillère technique, Fédération Nationale GAMS et Marie VIGNIER-MENDY, infirmière scolaire, Les Mureaux.

Pierre FOLDES et Frédérique MARTZ, fondateurs de l’Institut en Santé Génésique.

Marion SCHAEFER, Déléguée Générale d’Excision, parlons-en !

Échanges avec la salle, vidéo- témoignage et clôture

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Evénement modéré par Moïra SAUVAGE, Présidente d’Excision, parlons-en !

  PREFET DES YVELINES    

 

 

Mutilations génitales féminines. Allongement des petites lèvres en Afrique, réduction en Occident

Publié le

Certains pays africains exigent des petites filles qu’elles pratiquent l’étirement de leurs petites lèvres vulvaires dans le but de satisfaire leur futur mari, au Rwanda, cette mutilation se nomme le gukouna

En Occident, les femmes sont de plus en plus nombreuses à réclamer la réduction des petites lèvres vaginales, c’est la nymphoplastie ou labioplastie.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse d’allongement ou de réduction, le but est de séduire les hommes de la communauté, la grande peur des femmes étant que leurs filles ne puisse pas se marier et soit rejetée par son groupe social.

Dans la série « sexe autour du monde » diffusé sur la chaîne « voyage », un reportage nous faisait la démonstration de la merveilleuse sexualité des Rwandaises et des Rwandais qui jouiraient plus que le reste du monde, l’avantage étant donné aux femmes dont l’orgasme serait tellement puissant qu’elles seraient toutes « femme fontaine » et éjaculeraient comme les hommes. Bien entendu, ce plaisir unique au monde s’accompagnerait de la liberté sexuelle dont rêvent tout nos bobos, même lorsqu’ils sont québécois comme le reporter de ce sujet.

Philippe Desrosiers tente de comprendre, malgré l’extrême pudeur des Rwandais à aborder le sujet. Il s’étonne de la pratique d’étirement des petites lèvres, se captive pour la technique de leur tapotement par le pénis et s’ébahit du résultat obtenu .gukuma + kunyaza = kunyara

Curieux tout de même que la sexualité quasiment divine des Rwandais ne les ai pas protégés contre l’un des pires génocides de l’époque contemporaine…

Betty Makoni, originaire du Zimbabwe ayant subi le rite du goukouna mène campagne contre cette pratique qu’elle juge barbare et source de grande souffrance pour les petites filles. Pour Betty Makoni, il s’agit bien d’une mutilation par étirement mécanique, au même titre que celle des femmes girafes (Birmanie et Afrique du Sud ) des femmes à plateau d’Ethiopie .

A ‘entendre Madame Makoni, je me demande d’ailleurs si ce qui est considéré comme « éjaculation » de femme fontaine n’est pas en réalité une incontinence de l’urêtre provoquée par l’étirement des petites lèvres vulvaires.

Quand on possède quelques notions de psychologie on sait que la jouissance a tout à voir avec la domination et pas grand chose à voir avec le bonheur.

La Connectrice

Pour en savoir plus

’allongement des lèvres vaginales, connue sur le nom de « rite gukuna » est une mutilation génitale féminine courante au Zimbabwe, Ouganda, Burundi, Tanzanie, Rwanda. Elle consiste à étirer les petites lèvres vaginales jusqu’à ce qu’elles atteignent la longueur instaurée par le rite. Cette pratique néfaste est effectuée afin de préparer les filles à satisfaire sexuellement leurs futurs maris. Les communautés qui la pratiquent croient que les lèvres allongées gonflent plus pendant l’excitation sexuelle, et, de ce fait, fournissent une surface beaucoup plus grande pour le frottement du pénis pendant le coït.

Le « gukuna » est qualifié d’insertion sociale dans ces pays car il permet à la jeune fille de rentrer dans le cercle fermé des « socialement admises ». Si, une fille refuse cette pratique, elle est marginalisée par ses amies qui la traitent de tous les noms. Par contre, si elle accepte de participer au rite, elle est qualifiée par sa famille et son entourage de « fille de cœur ». Sans ce rite, la fille ne trouvera aucun fiancé, aucun homme qui l’accepte à sa juste valeur car dans ces pays avoir les lèvres vaginales non étirées est synonyme d’un handicap naturel. En refusant d’être soumise au « rite gukuna », la jeune fille faisait ainsi honte à sa famille et  était considérée comme un membre de la société à part entière. Par son refus, elle apportait ainsi le malheur sur sa famille, son futur mari pourrait mourir par sa faute.

Dès la puberté, l’âge où les seins se durcissent et que les premiers poils du pubis apparaissent, la jeune fille devrait intensivement se livrer au gukuna pour se préparer à être une vraie fille. Il était admis que celle qui ne procédait pas ainsi, devrait s’attendre à des règles douloureuses. Pratiquer généralement à l’approche du mariage, les vieilles femmes de ces pays considèrent que ce rite offert à la jeune fille profiterait à son futur mari. La jeune fille apprête par ce faire, son sexe à la satisfaction de son partenaire sexuel. Les petites lèvres vulvaires désormais bien étirées et développées jouaient un grand rôle lors du rapport sexuel à savoir la conservation de la chaleur.L’allongement des lèvres est alors considéré comme un moyen pour la jouissance.

Des ONG dénoncent aujourd’hui la pratique du « gukuna » jugée néfaste pour les jeunes filles.Betty Makoni, la fondatrice de Girl Child Worldwide Network (GCNW) qui, a elle-même subit l’allongement des lèvres à l’âge de huit-ans dans son Zimbabwe natal, lutte pour le bannissement de ce rite.Toutes les pratiques culturelles qui sont nocives pour les filles et les femmes doivent être abandonnées, annonce Mme Makoni, ajoutant que la culture doit protéger et nuire à personne.

 

Pour voir l’article sur Betty Makoni,une victime de cette mutilation, c’est par là: http://ednancyview.overblog.com/les-femmes-sont-tr%C3%A8s-bien-faites-pourquoi-les-mutiler

Betty Makoni, née au Zimbabwe, est une femme qui a consacré sa vie à lutter pour les droits des femmes et des filles. Elle appelle aujourd’hui à mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF) de toutes sortes. Mme Makoni est la fondatrice de Girl Child Worldwide Network (GCNW), une organisation qui défend les droits des filles dans le monde, et prend en charge leur éducation. Pour elle, une autre forme de mutilation génitale existe et on en parle peu. Il s’agit del’allongement des lèvres vaginales. Installée au Royaume Uni, Mme Makoni affirme que l’élongation des lèvres est une pratique courante au Zimbabwe. Ce type de mutilation féminine est également pratiqué dans plusieurs autres pays africains, dont l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie, le Rwanda et le Mozambique.

Mme Makoni avoue qu’elle a personnellement subi l´allongement des lèvres quand elle n’avait que huit ans, et elle rappelle que toutes les filles avec qui elle a grandi dans son village l’ont également vécue. Dans une récente interview avec le Metro, Mme Makoni a expliqué que certains parents africains résidant au Royaume-Uni, font subir à leurs enfants, l’allongement des lèvres vaginales. L’appel de Mme Makoni pour mettre fin à cette pratique culturelle néfaste n’a pas été bien accueilli par certains Africains et en particulier pas par les Zimbabwéens au Royaume-Uni.Une campagne en ligne a même été crée contre elle par des groupes de femmes zimbabwéennes,pour ces dernières, ce genre de pratique n’a jamais existé au Zimbabwe tout comme l’excision. 

Mme Makoni est toutefois déterminée à poursuivre sa campagne sans se faire intimider. Pour elle, partager son histoire est  » un moyen puissant pour briser les tabous et les stratégies pratiques actuelles pour mettre fin à ces pratiques culturelles néfastes. Pour elle,  » l´Allongement des lèvres » peut plonger la vie d’un enfant dans une douleur inimaginable, des traumatismes, la confusion et avec des conséquences médicales telles que le cancer.  » Elle poursuit en disant que :  » Ce n’est pas seulement un allongement des lèvres qui amène du plaisir lors de l´acte sexuel, mais tout un tas d’autres facteurs…elle observe que souvent les filles qui refusent d´étirer leurs lèvres sont menacées de ne pas trouver d´homme qui voudront d´elles.  » 

La militante des droits des femmes considère que toutes les femmes sont «merveilleusement et très bien faites ». Dans un message aux filles et aux femmes, elle dit: « Votre corps a été créé de telle manière qu’il a tout ce dont vous avez besoin. Il a été créé de telle façon que vous pouvez aimer quelqu’un mais ne laissez personne que vous aimez et qui vous aime vous faire couper ou retirer vos parties intimes pour le combler « . Elle lance un appel à toutes les communautés qui pratiquent les MGF d’arrêter de mettre la vie des petites filles en danger en coupant ou en tirant leurs parties intimes.  » Laissez tout sur ​​elles pour grandir et mûrir. Il n’y a aucune façon qu´une fille de 10 ans doive aujourd’hui changer son corps afin de plaire à un homme à l’avenir. « 

 

Pour savoir plus sur l’allongement des lèvres vaginales: voir article suivant

Source: Afriquinfos

Mutilations sexuelles féminines : épisiotomies abusives et « point du mari »

Publié le

L’épisiotomie consiste, lors de l’accouchement, à couper le périnée afin d’élargir la vulve pour faciliter la sortie du bébé.

Ensuite, l’incision est immédiatement suturée sur la table d’accouchement. La cicatrisation peut prendre un certain temps, voire des mois selon la personne et la qualité de l’opération. L a mère connaît alors de vives souffrances qui l’empêchent de s’asseoir et, a fortiori, d’avoir des relations sexuelles. Le problème est largement connu et fait le bonheur des chirurgiens qui facturent l’opération et celui des pharmaciens qui vendent des pommades cicatrisantes à l’efficacité discutable ainsi que des sortes de bouées qui permettent de s’asseoir sans appuyer sur le périnée.

L’épisiotomie est une intervention chirurgicale discutée au point que certains pays comme la Suisse l’ont abandonnée, que d’autres pays européens la pratiquent sur moins de 5% des femmes alors qu’en France elle peut atteindre jusqu’à 90% des parturientes dans certains établissement. L’OMS recommande un maximum de 20%.

En France la nécessité de l’épisiotomie est discutée depuis plus de trente ans sans que les autorités de santé publique ne s’expriment nettement sur le sujet. La puissance du lobby médical présent chez les ministres et les élus ne saurait âtre écarté de ce silence. On ne le sait que trop, là où il y a beaucoup d’argent à gagner, le corps médical s’appuie sur la formidable évolution des techniques médicales pour jouer les apprentis sorciers en oubliant le serment d’Hippocrate. Son insistance à réclamer la légalisation de la gestation pour autrui en est un exemple.

Certes, la médicalisation de l’accouchement est parfois indispensable pour sauver la mère, le bébé ou les deux et les contes de fées sont le témoignage de temps révolus où les femmes mouraient si souvent en couches que les personnages de ces récits ethnographiques sont souvent des veufs et des orphelines : Cendrillon, la Belle et la Bête, Peau d’Anne, Blanche-Neige, etc.

Ce qui choque est la pratique systématique de l’épisiotomie pour le confort de l’accoucheur, pour la tranquillité de la maternité et pour sa rentabilité. En effet une épisiotomie est un K opératoire évalué en 2007 à 209 euros en secteur 1, sans limite en secteur 2;

Dernièrement la question de l’épisiotomie redevient d’actualité avec la pratique du « point du mari » qui consiste lors de la suture de la plaie à faire un ou deux point supplémentaires dans le but de rétrécir l’entrée du vagin pour le plaisir du mari.

Vidéo montrant comment sont profondément suturés les muscles coupés par l’épisiotomie

Arguments en faveur de l’épisiotomie et du « point du mari »

Les médecins et sage-femmes favorables à l’épisiotomie prétendent qu’elles diminue les risques de souffrance de bébé et de sa mère, qu’elle évite les déchirures périnéales et anales et qu’elle cicatrise mieux. Les études qui suivent contredisent ces affirmations.

Le « point du mari » rendrait les rapports sexuels pour l’homme plus agréables au détriment de la femme.

Arguments contre l’épisiotomie et le « point du mari »

Dénoncée à plusieurs reprises, la pratique qui consiste à réduire la taille du vagin après épisiotomie pour le plaisir du mari serait « dans la tête des femmes » selon le président du syndicat des gynécologues.

Depuis qu’Isabelle Alonso a publié sur son site le texte de la sage-femme et écrivaine Agnes Ledig, la pratique du « point du mari » par certains gynécologues est à nouveau dénoncée. De quoi s’agit-il ?« Techniquement, il consiste, lors de la suture d‘un périnée déchiré, ou d‘une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire pour resserrer l‘entrée du vagin, et permettre, lors de l‘intromission de Monsieur, un plaisir accentué. Pour lui » explique Agnes Ledig. La femme qui vient d’accoucher est forcément fragile, a forcément les idées ailleurs. « Alors, comment peut-on, statut de médecin sur les épaules, une pince et un fil de suture dans les mains, installé entre les jambes d‘une femme vulnérable, se permettre de penser au plaisir sexuel masculin ultérieur, au risque de gâcher sa sexualité à elle ? »

L’épisiotomie
Une mutilation génitale féminine acceptable ?
Le sujet n’est pas porté à la connaissance des femmes : cela fait plus de 25 ans qu’existent, dans la littérature scientifique, de nombreux articles prouvant que l’épisiotomie ne prévient rien de ce pour quoi on la recommandait : ni les descentes d’organes, ni les fuites urinaires, ni les déchirures graves, et que les circonstances dans lesquelles elle était (et est encore souvent) effectuée en routine (primipare, naissance de jumeaux, de gros bébé, forceps, siège, etc.) ne justifaient pas son exécution systématique. 


Malgré cela, il est encore enseigné aux futures sages-femmes que l’épisiotomie est une incision bénigne qui protège le périnée. 

Récemment, le Collège National des Gynécologues Obstétriciens (CNGOF) a enfin consenti à compulser toute cette littérature et à convenir de ce que, franchement, il faudrait baisser nos chiffres. Actuellement, en France, 47% des femmes qui accouchent par voie basse sont coupées (68% pour leur premier bébé ; dans certaines maternités on frôle les 90%). A titre de comparaison, l’Angleterre est à 13%, la Suède 6%. Alors, dans sa grande mansuétude, le CNGOF annonce un objectif de 30%. Même si les seules indications qui restent à ses yeux, ce sont la souffrance foetale aigüe ou un périnée « court », il explique dans ses recommandations pour la pratique clinique (RPC) que dans chaque situation c’est finalement au praticien de « trancher ». Sachez que l’organisation mondiale pour la santé (OMS) considère qu’au dessus de 20% d’épisiotomies, on peut parler de dérive culturelle… 

Et pour les sceptiques : la maternité de Besançon, qui s’inscrit dans une démarche physiologique depuis plusieurs années , affiche en 2007 un taux d’épisiotomies de 3,4%, sans augmentation des déchirures périnéales importantes. La variété des postures lors de l’expulsion y contribue notamment. 

  • Sites d’information contre l’épisiotomie
  1. http://www.rencontresautourdelaperinatalite.org/pages/Infos_Episiotomie-4949075.html
  2. https://sites.google.com/site/infoepisio/

    Nous, les créateurs du site www.episio(tomie).info, dénonçons l’épisiotomie faite en routine, ce qui est en opposition avec les données acquises de la science, et sans l’accord de la femme, ce qui est en opposition avec les lois françaises de 2002 sur le consentement du patient.

     

  3. http://wiki.naissance.asso.fr/pmwiki.php/Portail/Articles#toc10
  4. http://afar.info/posters/episiotract.pdf
  5. http://actualites.sympatico.ca/nouvelles/blogue/mutilations-vaginales

    Vous savez ce que c’est que le « point du mari » ?  C’est une opération de l’ordre des mutilations génitales qui a cours depuis les années ’50 (au moins). C’est un point de suture supplémentaire, absolument pas nécessaire, qu’un médecin fait après un accouchement pour resserrer l’entrée du vagin.

    Ce point de suture, c’est rarement la femme qui l’exige. C’est le mari qui demande ou le médecin qui propose. Pourquoi ? Pour que l’homme ait l’impression de se retrouver avec une « vierge », une femme toute neuve, pas usagée, quand il aura de nouvelles relations avec sa femme… et pour qu’il retire plus de plaisir d’une entrée de vagin resserrée plutôt qu’élargie après l’accouchement.

    On parle ici d’une opération qui se fait, non pas dans une tribu reculée d’Afrique, mais en Amérique du Nord, en Europe…

  6. http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/04/18/derriere-le-point-du-mari-le-traumatisme-de-l-episiotomie_4403470_1651302.html

    …Des médecins qui décident de vous refaire un « vagin de jeune fille » à peine sortie de l’accouchement ? Ce sont les bruits qui circulent sur la Toile depuis quelques semaines.

    Ce n’est pas la première fois que des femmes dénoncent ce « point du mari » ; un geste clandestin qui consiste à recoudre une épisiotomie (incise faite lorsque l’enfant risque de déchirer le périnée de sa mère) par quelques points de suture supplémentaires, supposé accroître le plaisir de l’homme lors des rapports sexuels. Un acte d’autant plus illégitime qu’il est infondé ; la sexualité d’un couple ne peut être réduite à la simple question de la taille d’entrée d’un vagin.

    Lorsque la féministe française Isabelle Alonso évoque sur son blog ce sujet tabou, habituellement cantonné aux forums de jeunes mamans, les articles se multiplient, les commentaires foisonnent. Alors que certains dénoncent une« horreur », une « abomination », une « mutilation » qui donne envie de « vomir », chez d’autres, le doute persiste : le « point du mari », légende urbaine ou réelle pratique ?…

    our Jean Marty, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), le « point du mari », c’est surtout « dans la tête des femmes »que cela se passe. « Vous avez des femmes qui ont été victimes, incontestablement », reconnaît-il. « La chirurgie est du domaine de l’art, on peutpenser que certains médecins ont eu l’idée qu’en modifiant un peu leur façon desuturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas », tente-t-il d’expliquer, soulignant néanmoins le caractère anecdotique, voire fantasmatique de cette pratique.

    « On est dans l’absurde, le fantasme, c’est un sujet qui réveille l’excitation », et dont il ne faudrait pas trop parler – conseil d’accoucheur expérimenté – pour ne pas provoquer un peu plus la somatisation vaginale, ou l’expression physique d’un problème psychique, selon lui très fréquente chez les femmes. « Vous avez aussi des femmes qui sont bien dans la victimologie, qui se retrouvent dans une forme de souffrance parce qu’elles arrivent à susciter l’intérêt », estime-t-il.

  7. http://www.isabelle-alonso.com/le-point-du-mari/

    …Car, en 2014, dans notre belle France, dans nos belles salles d‘accouchement, avec notre beau matériel stérile, certains «beaux»  médecins (je dis bien certains, heureusement minoritaires) pratiquent un acte qui s‘appelle le point du mari.

    Unknown-1«Je vous fais un petit point du mari, Madame ? Pour vous, ça ne change rien, mais votre mari sera content». D‘où le point du mari.

    Techniquement, il consiste, lors de la suture d‘un périnée déchiré, ou d‘une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire pour resserer l‘entrée du vagin, et permettre, lors de l‘intromission de Monsieur, un plaisir accentué. Pour lui.

    Passés les détails techniques, nécessaires, il y a l‘effroi de constater ce que représente un tel acte. Car une femme, les jambes écartées face au gynécologue, qui vient de vivre un moment d‘une rare intensité, peut difficilement comprendre ce qui lui arrive et exprimer son désaccord, surtout si elle ignore les conséquences dudit acte. Il n‘y a qu‘à se promener sur internet pour constater toutes ces femmes qui témoignent de la douleur aux rapports depuis ce point du mari qu‘elles ont subi sans pouvoir s‘y opposer, par ignorance, par fatigue, parfois même par dévotion, pour le fameux mari, qui, au demeurant, n‘a probablement rien demandé au gynécologue. Mais si le gynécologue dit que c‘est bien, c‘est que ça doit être bien. «Faites au mieux, Docteur». Et il fait…Alors, comment peut-on, statut de médecin sur les épaules, une pince et un fil de suture dans les mains, installé entre les jambes d‘une femme vulnérable, se permettre de penser au plaisir sexuel masculin ultérieur, au risque de gâcher sa sexualité à elle ?…

  8. Tous les risques liés à l’épisiotomie http://afar.info/wp/docs/episio-compil1.pdf

 

Excision. Le clip de Latty, tragique et émouvant.

Gérard Penkhoss me signale le clip qu’il a réalisé avec la petite Latty, contre l’excision. Magnifique, émouvant, tragique mais un espoir pour mettre fin à cette coutume barbare, misogyne et inhumaine.

LC

bonjour

j ai écrit un slam contre l excision que j ai fait enregistrer à une jeune artiste Burkinabe de 10 ans qui se nomme Latty.
 
je viens de terminer le clip que j ai tourne de ce titre et l ai mis en ligne sur youtube.
 
je voulais vous demander si vous étiez interessée , soit pour mettre carement le clip sur votre blog ou du moins pour mettre sur votre blog le lien vers youtube de manière à ce que le plus de personnes possible puissent aller le visionner.
 
merci de votre réponse
cordialement
Gérard
 
le lien
 
LATTY contre l’excision: Le Clip http://youtu.be/6etE77Z_m9Q
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